“Kaamelott – Premier Volet“ de et avec Alexandre Astier : le Retour du Roi

Comédie | À la fois prologue et poursuite de la série télévisée, film d’épée et de fantasy, épopée dramatique teintée de notes burlesques et d’éclats symphoniques, Kaamelott – Premier Volet marque le retour attendu de l’inclassable saga arthurienne comme celui du réalisateur Alexandre Astier. Une concrétisation artistique ouvrant sur une prometteuse trilogie.

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Photo : © DR


Deux tailles, deux ambiances… La porosité est faible entre le petit et le grand écran. S'il arrive qu'un succès au cinéma trouve des prolongations en feuilletonnant à la télévision en version longue des sagas (Le Parrain, Jean de Florette/Manon des Sources) ou en donnant naissance à une déclinaison/spin off (M*A*S*H, Fame, L'Arme Fatale, Star Wars : Clone Wars, The Mandalorian…), plus rares sont les séries TV à atteindre les salles. Et encore : sous forme de reboot semi-nostagique, comme en témoignent Chapeau melon et bottes de cuir (1998), The Wild Wild West (1999), Starsky et Hutch (2004) ou The Man from U.N.C.L.E. (2015). Rares exceptions à ce jour, Espace détente (long métrage autour de Caméra café, 2005), Sex and the City (2008) ou Downtown Abbey (2019) ont poursuivi dans la foulée de leur diffusion — et avec leur distribution originale — des aventures conçues pour la récurrence télévisuelle. Mais elles ressemblaient surtout à des épisodes de luxe. Jusqu'à Kaamelott - Premier Volet, exception au sein des exceptions.

Remettons le château au centre du royaume

Ovni absolu dans l'univers audiovisuel de part sa conception “centralisée” (son créateur-showrunner étant aussi son réalisateur et interprète principal), la saga Kaamelott tranche également dans son franchissement du Rubicond cinématographique, celui-ci ayant été longuement anticipé lors des deux ultimes saisons télévisuelles — ce que les incessantes rediffusions des quatre premiers livres de la série en format court tendent peut-être à faire oublier. Dès le Livre V en effet, la série connaît une double évolution : dans la forme et dans le fond. En passant à 52', les épisodes s'affranchissent de facto de l'exigence rythmique du format court et déploient de plus amples arcs narratifs… ce qui permet à la série d'explorer de nouveaux horizons géographiques ou temporels, des tonalités plus dramatiques et surtout réellement épiques. Bref, d'opérer en profondeur une synthèse entre registres comique ET héroïque pour que Kaamelott soit — à l'instar du Virgile travesti de Scarron pour L'Énéide — une transformation satirique du cycle arthurien ne sacrifiant ni la geste chevaleresque, ni l'humour. Pour reprendre le merveilleux mot de Terzieff abolissant toute frontière entre théâtres privé et subventionné, Kaamelott « n'est pas l'un OU l'autre, mais l'un ET l'autre ». Un équilibre alchimique, maintenu coûte que coûte, qui donne son sel ainsi qu'une grande part de sa précieuse originalité à l'œuvre d'Astier.

Un nouvel espoir

Un grand œuvre dont il faut chérir la singularité dans la production française et qu'il faut percevoir dans sa globalité à l'instar de Star Wars (dont Astier ne se cache pas être un fervent admirateur), où cependant chaque segment peut être apprécié séparément. Poussons la comparaison : quand Lucas débute son aventure en 1977 sur grand écran, c'est avec ce qui deviendra l'Épisode IV ; ses spectateurs devront attendre l'aube du XXIe siècle pour découvrir la prélogique. Kaamelott - Premier Volet ne commet pas cette cruauté puisque le corpus antérieur existe déjà : quand le Livre VI s'achève, Arthur a quitté le trône affaibli après une tentative de suicide, et confié le pouvoir à un Lancelot jaloux qui aussitôt commandite une chasse aux sorcières contre les anciens chevaliers de la Table Ronde. L'ancien roi de Bretagne a tout juste le temps de s'embarquer pour Rome, lieu de sa formation, où se rétablissant, il entrevoit des souvenirs longtemps refoulés (son premier retrait d'Excalibur du rocher) et forme la promesse muette de redevenir un héros.

Kaamelott - Premier Volet entre in medias res — ou plutôt in medias reges — dans le récit : Arthur Pendragon est poursuivi par un chasseur de primes à la solde de Lancelot, seigneur fou d'un royaume ruiné par son obsession pour son prédécesseur, son amour pour Guenièvre qu'il retient captive, l'incurie des traîtres l'ayant rejoint, l'incapacité de la Résistance menée par les Semi-Croustillants de Perceval et Karadoc et la rapacité des mercenaires saxons lui servant de police. Quand la rumeur de la capture d'Arthur et de son retour au royaume de Logres arrive, la perspective d'une révolution agite le pays…

Prime au mieux dix ans

C'est peu dire que la récompense est à hauteur de l'attente, des ambitions et des promesses faites livre après livre. Kaamelott - Premier Volet est à la fois une montée en gamme visuelle, où chaque décor bénéficie signature chromatique signifiante et de l'espace (au sens champ) dramatique qui jusqu'alors manquait aux livres précédents. Pour des raisons compréhensibles, économiques mais aussi symboliques : que ce soit dans sa forteresse de Kaamelott, sur l'île de Bretagne ou dans Rome, Arthur était souvent “prisonnier“ de son destin, en situation d'insularité. Sa condition de fugitif lui ouvre ici le (très) vaste monde.

Épisode de réunion, ce Premier Volet n'est pas avare de personnages : il convoque la quasi-totalité des figures régulières de la série — c'en est assez prodigieux dans la mesure où même lorsqu'il s'agit d'une apparition, la séquence se trouve justifiée et ne relève pas du clin d'œil — tout en intégrant de nouvelles, légitimées par l'ellipse d'une décennie et l'entrelacs de récits temporels. Car Astier nous fait ici progresser dans sa saga autant dans la connaissance de ce qui se déroule après la série mais également… avant.

En explorant “l'enfance d'un chef”, en l'occurrence celle du jeune Arthurus avant qu'il soit pris en main à Rome, Alexandre Astier s'attache ici à décrire un traumatisme fondateur. Cette quête d'un secret intime et perturbant (ou disons, de Graal personnel et révélateur) constitue d'ailleurs l'un des motifs les plus intéressants de l'œuvre de l'auteur, au centre de David et Madame Hansen (2011) mais également dans Que ma joie demeure ! (2012). Tout comme l'inlassable espoir d'obtenir la “vérité” d'un individu par la parole en dépit de ses silences, de ses oublis, de son amnésie ou de sa maladie, de ses refoulés ou de sa… bêtise crasse. Le dialogue-joute comme métaphore beckettienne de la conquête désespérée d'un objet idéal, où les (savoureuses) impropriétés de Karadoc et Perceval constituent autant d'épreuves supplémentaires… Et elles sont, ici encore gratinées — « à titre aromatique ».

Mené tambour battant, ce premier volet laisse avec ce qu'il faut de satisfactions (le plaisir des retrouvailles, de voir la quête repartir vers la lumière…) mais aussi de frustrations : quid en effet des adversaires d'hier et d'aujourd'hui, de certains personnages disparaissant comme par enchantement quand d'autres (comme Horsa le Saxon, alias Sting ou Guillaume Gallienne, formidable en fourbe Alzagar), promettent de s'installer durablement dans le paysage… Une trilogie a été annoncée ; alors, à quand la suite ?

★★★★☆ Kaamelott – Premier Volet
Un film de et avec Alexandre Astier (Fr, 2h) avec également Lionnel Astier, Alain Chabat, Sting, Guillaume Gallienne…


Kaamelott : Premier Volet

De Alexandre Astier (Fr, 2h) avec Alexandre Astier, Lionnel Astier, Alain Chabat

De Alexandre Astier (Fr, 2h) avec Alexandre Astier, Lionnel Astier, Alain Chabat

salles et horaires du film


Le tyrannique Lancelot-du-Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les Dieux, insultés par cette cruelle dictature, provoquent le retour d'Arthur Pendragon et l'avènement de la résistance. Arthur parviendra-t-il à fédérer les clans rebelles, renverser son rival, reprendre Kaamelott et restaurer la paix sur l'île de Bretagne ?

Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 14 salles le mercredi 28 juillet

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, jeu 18h15, 20h30 - ven 12h, 18h15 - sam 20h45 - dim 14h, 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Le Zola

117 cours Émile Zola 69100 Villeurbanne
Mer 16h, 20h45 - jeu 18h - ven 18h30 - sam 20h30 - dim 16h15

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 14 salles le jeudi 29 juillet

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, jeu 18h15, 20h30 - ven 12h, 18h15 - sam 20h45 - dim 14h, 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Le Zola

117 cours Émile Zola 69100 Villeurbanne
Mer 16h, 20h45 - jeu 18h - ven 18h30 - sam 20h30 - dim 16h15

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 14 salles le vendredi 30 juillet

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, jeu 18h15, 20h30 - ven 12h, 18h15 - sam 20h45 - dim 14h, 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Le Zola

117 cours Émile Zola 69100 Villeurbanne
Mer 16h, 20h45 - jeu 18h - ven 18h30 - sam 20h30 - dim 16h15

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 14 salles le samedi 31 juillet

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, jeu 18h15, 20h30 - ven 12h, 18h15 - sam 20h45 - dim 14h, 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Le Zola

117 cours Émile Zola 69100 Villeurbanne
Mer 16h, 20h45 - jeu 18h - ven 18h30 - sam 20h30 - dim 16h15

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 14 salles le dimanche 01 août

Le Scénario

Place Charles Ottina 69800 Saint-Priest
Mer, jeu 18h15, 20h30 - ven 12h, 18h15 - sam 20h45 - dim 14h, 18h30

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Le Zola

117 cours Émile Zola 69100 Villeurbanne
Mer 16h, 20h45 - jeu 18h - ven 18h30 - sam 20h30 - dim 16h15

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 12 salles le lundi 02 août

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45
Kaamelott : Premier Volet est à  l'affiche dans 12 salles le mardi 03 août

Cinéma Gérard Philipe

12 avenue Jean Cagne 69200 Vénissieux
Mer, jeu, ven 14h, 18h15 - sam 20h30 - dim 14h15 - lun, mar 16h15, 20h30

Les Alizés

214 avenue Franklin Roosevelt 69500 Bron
Mer 14h, 21h - jeu 16h15, 21h - ven 16h15, 18h - sam 14h15, 18h - dim 14h15, 18h45 - lun 16h30, 21h - mar 18h, 20h30

Cinéma Comœdia

13 avenue Berthelot 69007 Lyon
13h30 - 15h45 - 18h15 - 20h45 + sam, dim 10h55

Pathé Bellecour

79 rue de la République 69002 Lyon
14h10 (sf lun 14h15) - 16h45 - 18h30 - 19h20 - 20h15 - 22h

UGC Ciné-Cité Internationale

80 quai Charles de Gaulle 69006 Lyon
(en V0) 11h - 14h - 16h30 - 19h30 + ven, sam 22h

UGC Astoria

31 cours Vitton 69006 Lyon
14h - 16h35 - 19h45 (sf ven, sam 19h15) + mer, sam, dim 11h, ven, sam 21h55

Cinéma Rillieux

81b avenue de l'Europe 69140 Rillieux-la-Pape
Mer, dim 16h15, 20h45 - jeu 14h, 18h15 - ven 16h, 18h30, 20h45 - sam 14h, 18h45, 20h30 - lun 16h, 18h15 - mar 18h30, 21h

Cinéma Meyzieu

27 rue Louis Saulnier 69330 Meyzieu
20h30 + sam, dim, mar 18h

Pathé Vaise

43 rue des Docks 69009 Lyon
19h45 (sf ven 18h)

Pathé Carré de soie

2 rue Jacquard 69120 Vaulx-en-Velin
13h30 - 15h50 - 17h - 18h30 - 19h45 (sf ven, lun 19h30) - 21h15 - 22h30 (sf ven 22h) + sam, dim 10h30

UGC Part-Dieu

CC Part-Dieu niveaux 2 & 4 69003 Lyon
13h30 - 16h - 17h15 sf lun - 18h30 - 19h45 sf lun - 21h + mer, sam, dim 10h55

UGC Ciné-Cité Confluence

121 cours Charlemagne 69002 Lyon
11h - 14h - 16h30 - 17h45 - 19h15 - 20h15 - 21h45

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Alexandre Astier : « vous croyiez connaître Arthur… »

Kaamelott | Alors que sort le mercredi 21 juillet le film plus attendu de l’année, Alexandre Astier revient sur la genèse et le tournage de "Kaamelott - Premier Volet". Écriture, personnages, musique, image, distribution… L’auteur-réalisateur-compositeur-interprète aborde tous les postes et ouvre des perspectives. Attention, spoilers ! Vous viendrez pas nous dire qu’on vous aura pas prévenus !

Vincent Raymond | Jeudi 15 juillet 2021

Alexandre Astier : « vous croyiez connaître Arthur… »

Dix ans se sont écoulés entre la fin du Livre VI de la série télévisée et Kaamelott - Premier Volet. La même durée dans la fiction pour les personnages (donc l’équipe) que pour le public… Néanmoins, vous avez vécu à la fois avec et sans Arthur durant tout ce temps puisqu’il a été celui de la préparation du film… Alexandre Astier : Il y a déjà un avantage à cet arrêt : la série se termine sur un mec lui-même à l’arrêt, plus du tout concerné par ce qui se passe dans une Bretagne sur laquelle il n’a plus aucun impact, et qui erre à Rome comme un clochard. Le royaume de Logres, aux prises avec ses anciens camarades, est devenu un état dictatorial mené par un taré, dans un bain de collaboration et de résistance. Du point de vue d’Arthur, comme ça ne le concerne plus, ça aurait pu durer vingt ou trente ans. Dire « je pars ; non, je déconne, en fait je reviens », ça ne peut pas marcher ! Il faut justement que celui qui ne voudrait pas revenir soit obligé de revenir sur une seule patte. L’autre avantage concerne l’écriture. À part quelques grands traits, je ne pouvais pas s

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Alexandre Astier : « dans Kaamelott, il y a un mouvement de libération total du mec qui écrit »

Kaamelott Livre IV | Après une longue interruption (et avant la sortie du premier long-métrage issu de la saga), Alexandre Astier reprend la publication du texte intégral de la série "Kaamelott". La parution du "Livre IV" (aux éditions Télémaque), point d’inflexion dramatique et formel de son épopée arthurienne, est l’occasion d’une conversation édifiante avec l’auteur-interprète sur, notamment, son approche de l’écriture — du cambouis de la structure à la haute couture brodée main pour les acteurs —, mais aussi de battre en brèche certaines légendes. Trois cors, c’est parti…

Vincent Raymond | Jeudi 16 juillet 2020

Alexandre Astier : « dans Kaamelott, il y a un mouvement de libération total du mec qui écrit »

L’édition d’un scénario reste une sorte de paradoxe dans la mesure où il s’agit d’un “texte en bleu de travail“, un objet théoriquement invisible car il est en permanence contredit ou confirmé par le tournage. S’agit-il alors d’un témoin, d’un ouvrage de référence permettant des études comparées avec ce qui a été filmé, d’un outil pour d’autres comédiens ? Alexandre Astier : C’est difficile à dire. On pourrait même partir du principe qu’il ne devrait pas exister. Sur les gros films, les scénarii sont confidentiels, watermarkés, tout le monde y fait attention. Ceux des séries, c’est autre chose : tu en retrouves par terre à la cantine ; c’est un tel flux d’apports nouveaux que tu en balayes ! À l’époque de Kaamelott la série, on vivait très clairement dans le papier. Et la vie du scénario, c’est de mourir le soir : poubelle. D’autant que c’est un document technique ne concernant que ceux qui savent s’en servir, comme un blueprint, un plan de démont

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Un jour, un des Sting

Pop | C'est en réinterprêtant ses grands hits que Sting a trouvé cette année une énième manière de se réinventer, passe-temps favori de ce chanteur en perpétuelle mue.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 octobre 2019

Un jour, un des Sting

Il serait tentant de ne voir en Sting que le dinosaure en chef de ce drôle de machin mal branlé que fut le reggae blanc, puis, en solo, une sorte de crooner tantrique et engagé (L'Amazonie, sa grande cause). Et dans les deux cas un pourvoyeur de hits FM en cascade. Mais on serait loin du compte, Gordon Sumner s'étant ensuite allègrement empifré à tous les râteliers musicaux qui ont eu l'heur de se présenter devant lui. Pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur lorsqu'il bifurqua vers le jazz et le r'n'b aux côtés d'Ira Coleman, Mary J. Blige ou Ibrahim Maalouf ; publia, avec le luthiste bosniaque Edin Karamazov, Songs from the Labyrinth, un album de musique baroque, reprises de chansons du XVIIe siècle britannique signées John Dowland. Pas rassasié, on le vit ensuite accoucher d'un album hommage aux ouvriers des chantiers navals de Newcastle (The Last Ship) et jouer Dionysos dans un spectacle musical de Steve Nieve.

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Du plomb à la patte : "Le Dindon"

Comédie | Séducteur impénitent, Pontagnac suit chez elle Victoire qu’il aimerait mettre dans son lit, ignorant qu’elle est l’épouse de son ami Vatelin. Quand celui-ci apparaît, il faut composer. Encore plus quand un autre soupirant de Victoire débarque. Et davantage à l’irruption de Mme Pontagnac…

Vincent Raymond | Mardi 24 septembre 2019

Du plomb à la patte :

Transposer une pièce de Feydau : pourquoi pas ? La situer au début des années 1960 : l’idée se défend, révélant à quel point les codes de la bourgeoisie patriarcale ont peu évolué jusqu’au schisme sociétal de 68. Reste la question de l’adaptation… C’est-à-dire pas uniquement un ripolinage cosmétique visant à “actualiser“ ici quelques répliques, là du décor, ailleurs des situations ou des personnages ; juste rendre le matériau compatible avec les contraintes propres à l’écran. Bien sûr, il ne faut pas attendre d’un vaudeville sa métamorphose en fresque de David Lean (ce serait un contresens stupide), mais à tout le moins qu’il trouve une équivalence dans sa mécanique rythmique. Ici, seul le deuxième acte parvient à s’abstraire de la langue pour donner vie aux corps en osant burlesque et absurde : le premier reste prisonnier d’une exposition laborieuse et le troisième d’un dénouement mollasson. Dommage, car le générique vitaminé laisser espérer mieux. Le Dindon Un film de Jalil Lespert (Fr, 1h25) avec Dany Boon, Guillaume Gallienne, Alice Pol…

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36 chants d’elles : "Haut les filles"

Documentaire | Alors que la scène française contemporaine semble renaître grâce à l’énergie des rockeuses, François Armanet part à la rencontre de quelques-unes de celles qui ont marqué de leurs voix, textes, notes et présence le dernier demi-siècle.

Vincent Raymond | Mardi 2 juillet 2019

36 chants d’elles :

Ce panorama du rock au féminin, à la fois agréable et foutraque par son côté joyeusement a-chronologique, s’avère fatalement frustrant : il manque forcément dans cette évocation les témoignages des disparues dont on aurait aimé entendre le point de vue (et d’écoute), comme France Gall. Et puis on déplore les impasses sur quelques voix importantes, telle que celle de Corine Marienneau (ex Téléphone), trop souvent marginalisée ou de Zazie aux abonnées absentes, quand certaines artistes du moment se retrouvent sur-représentées. Le showbiz ne change pas : infligeant ses purgatoires ici, cajolant ses favoris là… Heureusement, il accorde une place prépondérante à cette figure majeure qu’est Françoise Hardy, dont la carrière et le parcours à nul autre pareil vaudraient bien une dizaine de documentaires. Sa voix posée, et ses mot simples tranchent avec le commentaire spiralé lu par par Élisabeth Quin, tout droit sorti de la plume d’Armanet et Bayon. Haut les Filles Un film de François Armanet (Fr, 1h19) avec Françoise Hardy, Jeanne Added, Jehnny B

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Les Nuits de Fourvière se font jour : la programmation dévoilée

Nuits de Fourvière | Ça y est, comme disait le poète quelque chose vient de tomber et, bonne nouvelle, c'est la programmation - complète ! - des Nuits de Fourvière. Théâtre musical, opéra, danse, musiques en tous genres, entre habitués, légendes vivantes et grandes premières, la coupe estivale du Théâtre Antique est presque pleine, elle n'attend plus que son public du 1er juin au 31 juillet.

Stéphane Duchêne | Mardi 12 mars 2019

Les Nuits de Fourvière se font jour : la programmation dévoilée

Attendue comme la fumée blanche du Vatican et généralement précédée de quelques confidences en avant-première quand ce n'est pas, parfois, de fuites Internet, c'est toujours à la veille du printemps que tombe la foisonnante programmation des Nuits de Fourvière. Qui, comme chaque année, pousse le spectateur amateur de théâtre musical, de danse, de cirque d'opéra ou de musique(s) en tous genres à dégainer son calendrier pour y cocher scrupuleusement les dates fatidiques à retenir et/ou à se jeter sur la billetterie en ligne, avide de nouveauté ou impatient de retrouver des artistes fidèles au festival. Des chevaux et des chiens Parmi ces fidèles justement, on retrouvera du côté des arts vivants la troupe équestre de Zingaro, délocalisée au Parc de Parilly du 14 juin au 24 juillet (ce qui laisse de la marge pour assister à la chose) avec le spectacle d'ascète et sans humain Ex Anima. Mais également Les Chiens de Navarre, au Radiant-Bellevue du 22 au 26 juin, pour une création baptisée provisoirement, Tout le mon

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Transmission réussie : "Astérix - Le Secret de la Potion Magique"

Animation | Un film de Louis Clichy & Alexandre Astier (Fr, 1h25) avec les voix de Christian Clavier, Guillaume Briat, Alex Lutz…

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

Transmission réussie :

L’accident idiot : une branche qui rompt fait choir le druide Panoramix. Lequel y voit un signe des Dieux : penser à sa postérité et transmettre le secret de sa potion magique. Il part alors en quête d’un jeune successeur. Las ! Un confrère jaloux, le fourbe Sulfurix, a des vues sur la recette… Tombé dans la potion magique des mages Uderzo et Goscinny dès son plus jeune âge, Alexandre Astier en a gardé quelques séquelles — d’aucuns diraient même que les effets en sont permanents sur lui. Aussi n’avait-il eu guère de peine à enfiler les braies de ses aînés pour signer l’adaptation du Domaine des Dieux, où déjà affleuraient quelques velléités d’émancipation : tout en respectant le principe d’une histoire “astérixienne“, la langue et les attitudes évoluaient vers “l’astierisquien”. Entièrement original dans l’écriture, ce nouvel é

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Alexandre Astier : « nos fantasmes d’enfant sont le réel matériau dans lequel on pioche »

Astérix - Le Secret de la Potion Magique | Alexandre Astier revient sur la recette de ce nouvel opus animé de la série Astérix, dont il partage la réalisation avec Louis Clichy. Où il sera question de Uderzo, de L’Île aux enfants, de Goldorak, de Marvel, de manga et d’une note de Kaamelott… Entretien exclusif. Attention : peut contenir des traces de spoilers…

Vincent Raymond | Mardi 4 décembre 2018

Alexandre Astier : « nos fantasmes d’enfant sont le réel matériau dans lequel on pioche »

Avec cette histoire originale, vous vous êtes retrouvé en situation d’apprenti devant obtenir la bénédiction du vénérable druide Uderzo. Au-delà de la mise en abyme, comment s’est déroulée cette transmission ? Alexandre Astier : La première fois que je lui ai présenté le pitch, il m’a dit qu’il ne pouvait pas rester un sujet fondamental qui n’aurait pas été traité en album — et ça se voyait que c’était sincère. J’avais peur du vieillissement parce qu'Astérix est un monde fixe : sans futur ni passé, ni vieillesse, ni mort, ni cheveux blancs, ni enfants pour remplacer les adultes. À chaque aventure, les personnages sont jetés dans une situation, s’en sortent et tout revient à la normale. Je crois qu’il a été touché par l’histoire. Est-ce qu’il l’a rapportée à lui ? Je n’en ai pas l’impression — je ne lui ai pas demandé. Mais je crois qu'il a voulu voir ce que ça allait donner, cette difficulté de trouver un successeur et le risque que cela comportait. En plus, Uderzo est très amoureux et

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Astérix - Le Secret de la potion magique, en présence d'Alexandre Astier et Louis Clichy

Avant-première | Sa recette confidentielle se transmet de druide en druide depuis la nuit des temps ; il se murmure pourtant qu’elle pourrait bien être dévoilée au grand (...)

Vincent Raymond | Jeudi 15 novembre 2018

Astérix - Le Secret de la potion magique, en présence d'Alexandre Astier et Louis Clichy

Sa recette confidentielle se transmet de druide en druide depuis la nuit des temps ; il se murmure pourtant qu’elle pourrait bien être dévoilée au grand public dans Astérix - Le Secret de la potion magique… Rassurez-vous ; il y a peu de chance qu’un tel sacrilège soit ainsi commis par Alexandre Astier et Louis Clichy, de retour à la barre pour ce nouvel opus animé, adapté d’un sujet original. Prévu sur les écrans gaulois le 5 décembre, ce long-métrage effectue son avant-première nationale à Lugdunum (on est capitale des Gaules ou pas ?) en présence des deux auteurs, sous la haute bienveillance de Belisama, Belenos et Toutatis, évidemment. Les bardes sont autorisés, mais muselés. Astérix - Le Secret de la potion magique Au Pathé Bellecour ​le dimanche 25 novembre à 15h20 (et aussi à 11h et 13h30 au Pathé Carré de Soie)

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Odieux le père : "Un amour impossible"

Drame | de Catherine Corsini (Fr, 2h15) avec Virginie Efira, Niels Schneider, Estelle Lescure, Jehnny Beth…

Vincent Raymond | Mardi 6 novembre 2018

Odieux le père :

Châteauroux, années 1950. Rachel Steiner est courtisée par Philippe, un fils de famille portant beau. Hostile à toute mésalliance sociale, il repart laissant Rachel enceinte. Bien plus tard, après plusieurs retrouvailles épisodiques houleuses, Philippe renoue le contact avec leur fille Chantal… Adaptant ici le “roman autobiographique“ — on ne sait comment qualifier le genre de récit qu’elle pratique — de Christine Angot, Catherine Corsini réussit plusieurs tours de force. S’approprier son histoire tout en rendant digeste et dicible la voix de l’autrice sans la contrefaire, et raconter avec élégance ce qui rappelle la noirceur incestueuse de Perrault dans Peau d’Âne comme des meilleures tragédies raciniennes (où les amours sont aussi impossibles, car univoques). Renversant le propos du conte, l’ogre symbolique s’incarne ici dans un homme exerçant son emprise toxique et dévorante sur deux femmes… dont l’une est sa fille. À cette lecture analytique se superpose en fin de film une interprétation sociale qui si elle évoque dans la forme le dénouement de Psychose, où le

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Lutins de sa glace ! : "Santa & Cie"

Comédie de Noël | de & avec Alain Chabat (Fr, 1h35) avec également Pio Marmaï, Golshifteh Farahani, Audrey Tautou…

Vincent Raymond | Mardi 5 décembre 2017

Lutins de sa glace ! :

Comme par un fait exprès, la Saint-Nicolas tombe cette année le jour de la sortie de la nouvelle comédie d’Alain Chabat consacrée au Père Noël. Un Père Noël à sa hotte, c’est-à-dire prêt à transgresser les conventions. En l’occurence de quitter le pôle Nord en avance afin de venir chercher de quoi soigner la soudaine épidémie frappant ses lutins. Sauf que Santa Claus n’ayant pas l’habitude des usages du monde réel, ni des enfants éveillés, va un peu patiner… Chabat ne cesse de se bonifier avec le temps. Au départ très inféodé aux ZAZ — ces stakhanovistes du gag visuel/référentiel le distribuant à la mitraillette dans Y a-t-il un pilote dans l’avion et compagnie —, le réalisateur-comédien s’est depuis affranchi de ces tutelles d’outre-Atlantique hurlantes pour travailler un registre où la connivence demeure, mais à un niveau plus souterrain : la parodie n’étant plus une finalité, il dispose de plus de place pour sa vaste fantaisie. Ses multiples niveaux de lecture font de ce film une authentique comédie grand public et familiale, dépourvue de ce kitsch fa

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Démise en scène : "Maryline"

ECRANS | de Guillaume Gallienne (Fr, 1h47) avec Adeline D'Hermy, Vanessa Paradis, Alice Pol…

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

Démise en scène :

Venue de sa province, Maryline se rêve comédienne. Outre la blondeur attachée à son prénom si lourd à porter, elle dégage un je-ne-sais quoi séduisant les cinéastes. Las ! Son incapacité à fendre l’armure la plombe et elle végète, quand elle ne s’auto-détruit pas dans l’alcool… La bonne nouvelle, c’est que Guillaume Gallienne a renoncé à jouer dans son second long-métrage — il nous devait bien cela, après avoir doublement imposé sa présence dans Les Garçons et Guillaume, à table ! La mauvaise, c’est le choix de la presque jeune Adeline D’Hermy, empruntée au Français. Son visage marqué est dépourvu de la cinégénie requise pour ce rôle : on ne perçoit jamais la radieuse séduction censée émaner de son personnage. La malheureuse semble pourtant se donner du mal pour être à la hauteur ; sans beaucoup de succès : on est plus enclin à la conspuer avec ses opposants qu’à éprouver de la compassion pour elle. Paradoxalement, le réalisateur parvient à tirer de ce malaise un effet productif à la toute fin, quand Maryline au

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Justice et Sting pour les 15 ans de Musilac

Festival | Rendez-vous du 13 au 16 juillet à Aix-les-Bains (Savoie).

Sébastien Broquet | Mercredi 14 décembre 2016

Justice et Sting pour les 15 ans de Musilac

La programmation des quinze ans du festival Musilac, qui durera cette année quatre jours, continue à être dévoilée au compte-gouttes. On savait déjà pour Phoenix, Die Antwoord, Archive, The Lumineers, Calypso Rose et Vianney. Deux nouveaux noms se rajoutent. D'abord les producteurs de tubes à la pelle (D.A.N.C.E., Never Be Alone...) Justice, dont le nouvel album vient de sortir. Et le on-ne-le-présente-plus Sting. Pour savoir qui passe quel jour, c'est sur le site du festival que ça se passe.

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"Cézanne et moi" : peindre ou faire la moue

ECRANS | Un film de Danièle Thompson (Fr, 1h54) avec Guillaume Gallienne, Guillaume Canet, Alice Pol, Déborah François…

Vincent Raymond | Vendredi 23 septembre 2016

Cézanne vient visiter son camarade Zola en sa demeure, avec au cœur l’envie d’en découdre : Paul n’a pas apprécié d’avoir servi (à son insu) de modèle pour le roman d’Émile L’Œuvre. Et zou, flash-back dans leur enfance provençale, leur jeunesse bohème — sans Aznavour — mais avec de la vache enragée à Paris, leurs succès et échecs, leurs femmes ; le tout sous de la belle lumière avec de l’accent qui chante… Le cinéma qualité française n’est pas mort, il bouge encore. Enfin, il se contente d’exhaler un parfum de térébenthine patinée et de dérouler des saynètes minutieusement datées comme on arrache les feuillets d’un éphéméride. Dans cette carte postale, les deux Guillaume font ce que l’on attend d’eux : l’un galliennise l’exubérance méridionale libertaire jusqu’au bout du pinceau, l’autre canettise la componction du notable parvenu et tente de nous convaincre qu’il a un gros ventre — sans y parvenir, d’ailleurs. Vraiment, Danielle Thompson a bien fait d’arrêter les films de groupes et de familles hystériques pour se consacrer au futur contenu télévisuel des fins d’après-midis d’hiver…

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Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier bis

SCENES | L'Exoconférence connaît un tel succès que ce n'est finalement pas une, mais deux fois que son auteur et interprète la donnera à la Halle Tony Garnier l'année (...)

Benjamin Mialot | Lundi 2 novembre 2015

Alexandre Astier à la Halle Tony Garnier bis

L'Exoconférence connaît un tel succès que ce n'est finalement pas une, mais deux fois que son auteur et interprète la donnera à la Halle Tony Garnier l'année prochaine (le 13 et, désormais, le 14 février). Une date supplémentaire d'autant plus symbolique qu'elle marquera la centième représentation de cette très fine et très spectaculaire keynote du troisième type.

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Il pleut des cordes à Guitare en scène

MUSIQUES | Pour être invité à Guitare en scène, ce n'est pas bien compliqué : il suffit d'avoir une guitare. Bon, et accessoirement de savoir en jouer excellemment. (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 24 juin 2015

Il pleut des cordes à Guitare en scène

Pour être invité à Guitare en scène, ce n'est pas bien compliqué : il suffit d'avoir une guitare. Bon, et accessoirement de savoir en jouer excellemment. Ici, on vénère à ce point la six cordes que même quand elle n'en a que quatre, on l'aime quand même. C'est ainsi que l'on retrouvera cette année à Saint-Julien-en-Genevois des stars de la basse comme Sting – qui s'est diversifié au-delà de ce qui fut son instrument d'origine – ou le grand Marcus Miller. Mais pour les dingos de soli et de tablatures, il y a du virtuose : blues avec Sonny Landreth, le guitariste préféré d'Eric Clapton – après Eric Clapton, sans doute – rock progressif avec Steven Wilson, classic rock avec le bellâtre Aynsley Lister, "Black Keys libanais" avec The Wanton Bishops ou hard rock avec Flayed. Sans oublier bien sûr, Scorpions – inventeurs brevetés du soft hard rock. Et celui qui, pour les lecteurs de Guitare Mag, est sans doute l'un des équivalents de Dieu – après Eric Clapton, sans doute : l'Anglais Mark Knopfler,

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L'Angleterre en force à Nuits Sonores

MUSIQUES | ​Best of de la saison qui s'achève, la programmation de Nuits Sonores 2015 est aussi la plus cosmopolite que le festival ait connue. Mais désormais, à la fin, ce sont nos voisins d'outre-Manche qui gagnent : bouillon de la bass culture à l'aune de laquelle la house et la techno n'en finissent plus de se réinventer, l'Angleterre est, par l'entremise de sa capitale, LA grande nation électronique des années 2010. La preuve en dix ambassadeurs. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 12 mai 2015

L'Angleterre en force à Nuits Sonores

Daniel Avery / Shackleton On l'a découvert de jour l'an passé, cette fois c'est de nuit que l'on pourra prendre la mesure de la versatilité du ténébreux rouquin, qui plus est sur une scène toute entière dédiée à la résidence qu'il anime à la mythique Fabric. Depuis Drone Logic, Daniel Avery n'a rien produit. Pas grave : ce premier album, classique instantané de techno charnelle (ou de rock stockable dans le cloud ?), reste un an et demi après sa parution l'une des plus belles incarnations de ce «chant de la machine» qui, chaque printemps, exerce sur nos concitoyens la même fascination que la voix des sirènes sur les marins qui croisaient jadis en mer de Sicile. Nuit 1 – Halle 2 Á l'Ancien marché de gros, mercredi 13 mai à 3h15

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Jazz à Vienne 2015 : la programmation

ACTUS | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

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Réalité

ECRANS | Un caméraman qui veut tourner son premier film d’horreur, un producteur instable, un animateur atteint d’un eczéma imaginaire, une petite fille nommée Réalité… Avec ce film somme et labyrinthique, aussi drôle que fascinant, Quentin Dupieux propulse son cinéma vers des hauteurs que seul un David Lynch a pu atteindre ces dernières années. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 17 février 2015

Réalité

Vient toujours un moment, dans la carrière d’un cinéaste digne de ce nom, l’envie de tourner son Huit et demi, c’est-à-dire un grand film réflexif sur la manière dont il aborde le cinéma : Truffaut avec La Nuit américaine, Almodovar avec Étreintes brisées, David Lynch avec Mulholland Drive… Quentin Dupieux, qui avait déjà approché la question dans Rubber à travers des spectateurs regardant avec des jumelles le film en train de se dérouler sans caméra, ni équipe, ni projection, en fait le cœur de Réalité. Le titre lui-même est un leurre sublime : ici, la réalité est sans doute ce qu’il y a de plus incertain et fluctuant, toujours contaminée et reformulée par le cinéma et la fiction. En fait, ce n’est pas la réalité que le film cherche à capturer, mais une petite fille prénommée Réalité, que l’on filme en train de dormir et dont on veut atteindre le subconscient — autrement dit, la capacité à produire de l’imaginaire. Dans la boucle folle que le scénario finira par créer, on comprendra que cet imaginaire-là n’est rien d’autre que celui de Dupieux lui-même ; dans les rêves de Réalité, il y avait ce long rêve éveillé qu’e

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Pas juste pour rire

SCENES | L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une (...)

Benjamin Mialot | Mardi 6 janvier 2015

Pas juste pour rire

L'année café-théâtre 2014 s'est terminée sur une création hors-normes comiques de Dominic Palandri (New York Paradis). Amusant hasard : 2015 débutera sur une tentative similaire de son complice Jacques Chambon, Les Sentinelles (20 février au Karavan), une intrigante «tragédie burlesque sur l’incapacité des hommes à se reconnaître dans l’autre». Autre auteur et metteur en scène pas-que-drôle, Jocelyn Flipo présentera lui Sale mentor (à

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Astier en orbite

SCENES | Avec "L’Exoconférence", Alexandre Astier s’envoie en l’air direction l’espace pour y régler la question de la vie extra-terrestre. Un spectacle évidemment drôle, mais aussi érudit, ludique et qui rappelle qu’en plus d’être un grand auteur, Astier est un comédien génial. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 16 décembre 2014

Astier en orbite

Ne jamais aller là où on l’attend, tel est le credo d’Alexandre Astier, à la télévision, au cinéma ou sur les planches. Après un superbe solo sur Bach (Que ma joie demeure), le voilà qui s’offre un one-man-show scientifi-comique où il s’agit, des Grecs anciens à nos jours, de s’interroger sur la possible existence d’une vie extra-terrestre. Enfin, s’interroger… Astier débarque sur le plateau un cornet de pop corn à la main, gominé et tiré à quatre épingles, prêt à délivrer sa leçon à l’assistance. Conférencier hi-tech nanti d’un ordinateur "féminin" capricieux — et hop ! voilà les sempiternels problèmes de communication chers à l’auteur qui s’invitent sur scène — et d’un écran géant sur lequel vont défiler preuves et contre-preuves des thèses qu’il avance, il ne s’embarrasse ni de débats, ni de dialectique. Fruit d’un long travail de recherches et d’entretiens, le spectacle ressemble à son personnage : à la fois sûr de son point de mire et prompt à toutes les digressions, rigoureux dans son approche scientifique

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Astérix – Le Domaine des Dieux

ECRANS | Vivifiée par la verve et la rigueur de l’écriture d’Alexandre Astier et par un beau travail graphique de Louis Clichy, cette version animée des aventures d’Astérix et Obélix fait oublier les faux-pas des récentes adaptations live. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 25 novembre 2014

Astérix – Le Domaine des Dieux

C’est presque un effet de signature : discutant avec des sénateurs, Jules César se lance dans des métaphores animalières qu’aucun d’entre eux ne parvient à suivre. Les amateurs de Kaamelott apprécieront de retrouver dès la première séquence le goût d’Alexandre Astier pour les malentendus et les problèmes de communication qui ont fait sa marque. Le légionnaire à qui il prête sa voix doit d’ailleurs faire face à des frondes diverses où ses ordres sont constamment remis en question par la masse qui lui fait face, que ce soit ses propres troupes ou les esclaves et leur chef, très doué pour la rhétorique — géniale inversion des clichés. L’apport d’Astier — dont la quasi-acronymie avec le héros est troublante — à cette adaptation animée dont il est à la fois le scénariste et le co-réalisateur ne s’en tient pas là ; on sent chez lui un réel amour pour l’univers des irréductibles Gaulois, un plaisir enfantin à rester fidèle à l’esprit d’Uderzo et Goscinny. Cela suffit à faire la différence avec les deux derniers volets live qui couraient après

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Alexandre Astier de retour au Radiant

SCENES | C'est au Radiant-Bellevue de Caluire que nous avons découverte L'Exonconférence d'Alexandre Astier. C'est au même endroit que l'on pourra la revoir les 10 (...)

Benjamin Mialot | Mardi 14 octobre 2014

Alexandre Astier de retour au Radiant

C'est au Radiant-Bellevue de Caluire que nous avons découverte L'Exonconférence d'Alexandre Astier. C'est au même endroit que l'on pourra la revoir les 10 et 11 février 2015 – ou à la Bourse du Travail, pour les chanceux qui ont pu obtenir des places pour les 19, 20 et 21 décembre. Profitons donc de cette bonne nouvelle pour nous replonger dans la genèse de cet impressionnant (d'érudition, d'ambition et d'aisance) seul-en-scène d'inspiration stellaire.

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Astier, la tête dans les étoiles

SCENES | Assouvissant un vieux fantasme, celui de parler d’une potentielle civilisation extraterrestre, Alexandre Astier revient sur les planches après l’excellent "Que ma joie demeure" pour une "Exoconférence" mystérieuse qu’il créera au Radiant les 12 et 13 septembre. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mardi 9 septembre 2014

Astier, la tête dans les étoiles

Les amateurs de Kaamelott ont pu, au fil de leurs visionnages intensifs de la série, se rendre compte à quel point le sujet de la vie extraterrestre travaille son créateur Alexandre Astier. Des mystères de Stonehenge à ceux des «crop circles», ces cercles de culture parfaits et inexpliqués, des dissertations de Perceval sur les étoiles aux clins d’œil à la science-fiction américaine, l’auteur-acteur a placé des références à ce qui reste pour lui une passion de toujours : l’astronomie, l’espace et l’hypothèse, à laquelle il souscrit, d’une forme de vie sur une autre planète que la nôtre. «Je faisais partie de ceux qui étaient bouleversés par la possibilité d’une civilisation extra-terrestre concomitante à la nôtre» confesse-t-il. Après le succès de Que ma joie demeure où il incarnait Jean-Sébastien Bach, Astier a donc décidé de retrouver la scène pour cette Exoconférence dont le programme est clair : «Réglons la question de la vie extraterrestre». Il insiste : «"Réglons la question…", pas "débattons" ou "parlons-en" ou "rouvrons la question". Non

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Alexandre Astier en conférence

SCENES | Après la musique baroque, qu'il décortiquait avec autant de virtuosité que de délicatesse dans Que ma joie demeure !, le créateur de Kaamelott s'intéressera cet (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 2 avril 2014

Alexandre Astier en conférence

Après la musique baroque, qu'il décortiquait avec autant de virtuosité que de délicatesse dans Que ma joie demeure !, le créateur de Kaamelott s'intéressera cet automne à l'astronomie, le temps d'une Exoconférence qui entend rien moins que «régler la question de la vie extraterrestre». De quoi ravir les innombrables fans de son toujours très viral sketch sur la physique quantique. Ils seront tout aussi ravis d'apprendre que ce spectacle, qu'on devine comme les précédents hanté par l'idée de transmission, sera rodé au Radiant-Bellevue les 12 et 13 septembre, avant d'investir pour un mois la grande salle du Rond-Point à Paris (soit du 18 septembre au 19 octobre).

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Yves Saint Laurent

ECRANS | De Jalil Lespert (Fr, 1h40) avec Pierre Niney, Guillaume Gallienne, Charlotte Le Bon…

Christophe Chabert | Lundi 6 janvier 2014

Yves Saint Laurent

Énième bio filmée d’une figure patrimoniale et contemporaine de l’Hexagone, ce Yves Saint Laurent en accumule les défauts jusqu’au désastre intégral. Dès le premier plan sur Pierre Niney en YSL, avec faux nez et diction maniérée, le carnaval façon Patrick Sébastien commence ; le comédien imite mais n’interprète jamais son modèle, dans une quête de réalisme vaine car elle ne fait qu’en souligner les artifices. Idem pour le pénible défilé qui consiste à présenter chaque personnalité célèbre par son nom et son prénom dès son entrée en scène — seul un faux Andy Warhol perruqué et gesticulant en prenant des photos n’aura droit qu’à un cameo muet et anonyme —, convention de mauvais scénariste raccord avec un dialogue qui accumule les grandes sentences et nie toute quotidienneté aux personnages. Le film baigne ainsi dans une imagerie de reconstitution paresseuse, clichés visuels d’un côté — l’Algérie coloniale, les clubs de jazz — anachronismes ridicules de l’autre — le défilé de 1971 sur de l’électro-pop ! Même la narration est bâclée, notamment l’intro qui hésite entre chronologie et flashback méditatif avec voix-off, sans parler d’une fin qui accélère les événements pour ten

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Les Garçons et Guillaume, à table !

ECRANS | De et avec Guillaume Gallienne (Fr, 1h25) avec André Marcon, Diane Krüger…

Christophe Chabert | Mercredi 13 novembre 2013

Les Garçons et Guillaume, à table !

Ce premier film de Guillaume Gallienne tiré de la pièce de Guillaume Gallienne avec Guillaume Gallienne dans le rôle de Guillaume Gallienne — à quand le mug ? —, provoque des ovations partout où il passe. Qu’y voit-on pourtant, sans grossir le trait ? Gallienne entrer sur scène pour y jouer ledit spectacle, avant que celui-ci ne s’anime sous la forme d’une suite de saynètes souvent vulgaires et réalisées comme des programmes courts pour la télé, avec toujours le texte de Gallienne en voix-off. Ça reste du théâtre, mais c’est surtout du "théâââtre", c’est-à-dire cette écriture factice, pleine de licences poétiques et de bons mots, ce que le cultureux aime à appeler avec une pointe de condescendance une "langue". Le cinéma, lui, est oublié en route sinon lorsque Gallienne incarne aussi cette drôle de créature qu’est sa mère, même si elle n’est qu’un alibi pour revenir au vrai sujet du film : le comédien lui-même et son identité (sexuelle). Et là, l’incompréhension monte d’un cran ; efféminé et maniéré, le regard que sa famille pose sur lui le persuade d’abord qu’il est une fille.

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Quadrophenia, un film à la Mods

ECRANS | Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à (...)

Christophe Chabert | Vendredi 21 juin 2013

Quadrophenia, un film à la Mods

Les Who et le cinéma, pour beaucoup, c’est avant tout Tommy, opéra rock culte qui a plutôt mal vieilli. Mais c’est aussi ce Quadrophenia, passionnant à redécouvrir trente-cinq ans après sa réalisation, à la fois évocation d’une époque passée — le courant Mods, à son acmé dans les années 60 — et œuvre importante du réalisme à l’anglaise au même titre que les premiers Loach ou les téléfilms d’Alan Clarke. Jimmy, le jeune héros de Quadrophenia, tente d’échapper à sa poisse sociale — coincé entre une famille qu’il ne supporte plus et un boulot merdique — en courant après un rêve dérisoire : intégrer les Mods et leur existence sexe, drogues, rock’n’roll et scooters customisés. Frank Roddam, le réalisateur, surveillé de près par Pete Townshend et Roger Daltrey, s’autorise un grand pont entre ce courant finalement éphémère et le punk qui alors faisait figure de culture dominante dans la jeunesse anglaise. Quadrophenia n’est ainsi pas très loin de la démarche de certains cinéastes du Nouvel Hollywood : la musique entre dans le film comme dans Mean Streets

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Turf

ECRANS | De Fabien Onteniente (Fr, 1h42) avec Édouard Baer, Alain Chabat, Lucien Jean-Baptiste…

Christophe Chabert | Mardi 5 février 2013

Turf

Dire du mal de Turf revient à tirer sur une ambulance. Quoique, comme la plupart des comédies commerciales françaises, il affiche une insolente santé, trop bien nourri aux euros sonnants et trébuchants. Cela ne masque pas le recyclage poussif et transparent qui lui sert de pitch : Un éléphant ça trompe énormément dans le milieu du tiercé. Soit quatre potes dont un avec une mère juive (Marthe Villalonga, pour être original), l’autre qui trompe sa femme jusqu’à ce qu’elle en ait marre et le foute dehors, un troisième plus effacé mais solide dans les affaires comme en amitié, et un quatrième qui expose le tout en voix off et se met à l’équitation pour séduire une jeune et jolie demoiselle. Au milieu, Onteniente projette ses vannes pourries, sa mythologie beauf (on a du fric, on fait la fête sur la côte) et son absence totale de direction artistique, pour un résultat sinistre qui a l’air de durer trois plombes. C’est nul donc, et seul un Depardieu d’une sincérité totale s’échappe du marasme. Qui d’autre que lui pourrait faire sonner juste une réplique comme : «Tiens, voilà tes deux places pour Lady Gaga !» ? Christophe Chabert 

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Passe ton Bach d’abord

SCENES | De la musique qu’il étudia au conservatoire et du théâtre où il fit ses armes avec ses parents, Alexandre Astier tire aujourd’hui une belle synthèse : "Que ma joie demeure", formidable solo où il se distribue dans le rôle de Jean-Sébastien Bach et revisite sous un nouveau jour ses obsessions d’auteur. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 17 décembre 2012

Passe ton Bach d’abord

Alexandre Astier a un don, un vrai : il a l’oreille absolue. En musique, avoir l’oreille absolue, cela signifie être capable de retranscrire une suite de notes simplement en écoutant de la musique. Jean-Sébastien Bach, qu’il incarne actuellement sur scène dans Que ma joie demeure, l’avait aussi, et Astier ne se prive pas d’y faire référence dans le spectacle. Ce don-là aurait sans doute pu lui suffire pour lui assurer une belle carrière de musicien : diplômé très jeune du conservatoire, il maîtrise de nombreux instruments — à une époque, son appartement faisait figure de home studio rempli de guitares, de percussions et de claviers — et il possède un domaine de prédilection, le jazz-rock, où il officie avec son instrument fétiche, la basse électrique. Mais l’oreille absolue d’Astier a trouvé un singulier prolongement avec son autre casquette, celle d’auteur-acteur-réalisateur. En effet, il a cette capacité, pour le coup peu scientifique mais avérée à l’usage, d’entendre jouer un comédien et de détecter immédiatement son registre idéal au point de pouvoir lui écrire une partition sur mesure qu’il n’aura ensuite aucun mal à exécuter. C’est pourquoi Astier

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Date supplémentaire pour Alexandre Astier

SCENES | Une représentation supplémentaire de "Que ma joie demeure !" vient d'être fixée au samedi 23 décembre à 16h à la Bourse du travail de Lyon. La billeterie est d'ores (...)

Christophe Chabert | Jeudi 18 octobre 2012

Date supplémentaire pour Alexandre Astier

Une représentation supplémentaire de "Que ma joie demeure !" vient d'être fixée au samedi 23 décembre à 16h à la Bourse du travail de Lyon. La billeterie est d'ores et déjà ouverte Le spectacle d'Alexandre Astier sur Jean-Sébastien Bach, créé au printemps dernier au théâtre parisien du Rond-Point, affiche déjà complet pour les dates des 21 et 22 décembre. Le 31 décembre, "Que ma joie demeure !" se jouera aussi à l'Opéra-Théâtre de Saint-Etienne.

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Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

ECRANS | Passant après le calamiteux épisode Langmann, Laurent Tirard redonne un peu de lustre à une franchise inégale en misant sur un scénario solide et un casting soigné. Mais la direction artistique (affreuse) et la mise en scène (bancale) prouvent que le blockbuster à la française se cherche encore un modèle. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 11 octobre 2012

Astérix et Obélix : au service de sa Majesté

Dans quel âge se trouve le blockbuster français ? Économiquement, sans parler d’âge d’or, on peut dire que l’affaire roule ; même une chose laborieuse comme Les Seigneurs remplit sans souci les salles. Artistiquement, en revanche, on est encore à l’âge de pierre. La franchise Astérix en est le meilleur exemple : après le navet ruineux de Thomas Langmann, c’est Laurent Tirard, fort du succès glané avec son Petit Nicolas, qui a récupéré la patate chaude. Avec un budget quasiment divisé par deux (61 millions quand même !), il n’avait guère le choix : finies les courses de char dispendieuses et les packages de stars ; retour aux fondamentaux. Tirard et son co-auteur Grégoire Vigneron prennent ainsi deux décisions payantes : remettre le couple Astérix et Obélix au centre du film (ainsi que les comédiens qui les incarnent, Baer et Depardieu, excellents), et soigner un casting pour lequel chaque personnage semble avoir ét

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David et Madame Hansen

ECRANS | De la part du créateur de Kaamelott, rien ne pouvait laisser présager une entrée au cinéma aussi singulière que ce David et Madame Hansen. Loin d’exploiter un (...)

Christophe Chabert | Lundi 27 août 2012

David et Madame Hansen

De la part du créateur de Kaamelott, rien ne pouvait laisser présager une entrée au cinéma aussi singulière que ce David et Madame Hansen. Loin d’exploiter un filon, Alexandre Astier le prend à rebrousse-poil avec cette œuvre aussi mélancolique que l’automne sur le lac du Bourget, où se déroule une partie de l’action. On y voit un ergothérapeute fraîchement investi dans une clinique en Suisse (Astier lui-même, tout en retenue et chuchotements), qui doit s’occuper d’une patiente souffrant d’amnésie post-traumatique, Madame Hansen-Bergmann, qui porte sur le monde un regard imprévisible et d’une mordante lucidité. C’est le thème du film : la norme bousculée par une pathologie qui devient une forme de santé face à des êtres coincés dans leur conformisme. Astier l’aborde avec son habituelle maîtrise d’écriture, et une mise en scène d’une belle simplicité, même si elle se laisse parfois aller à quelques inutiles ralentis et fondus enchaînés. Ce qui touche dans David et Madame Hansen, c’est la manière dont Astier redouble la quête de communication entre les deux protagonistes par son propre dialogue de comédien avec une Isabelle Adjani impressionnante. Comme

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Sur la piste du Marsupilami

ECRANS | Soyons honnêtes avec le nouveau film d’Alain Chabat : on a pris plaisir à retrouver l’humour délicatement absurde du meilleur survivant des Nuls. Malgré de (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 30 mars 2012

Sur la piste du Marsupilami

Soyons honnêtes avec le nouveau film d’Alain Chabat : on a pris plaisir à retrouver l’humour délicatement absurde du meilleur survivant des Nuls. Malgré de gros retards à l’allumage et des baisses de rythme dommageables, ce délire filmique marche sur des plates-bandes réservées jusqu’ici aux productions Pixar et, dans une moindre mesure, Dreamworks – soit le mélange périlleux entre un humour slapstick orienté cartoon (pour les plus jeunes) et de multiples références très “esprit Canal“ (pour les plus âgés), la fusion des deux s’opérant lors de deux futures scènes cultes mettant en scène un surprenant Lambert Wilson. Si cette atmosphère potache fonctionnait parfaitement dans Astérix et Obélix Mission Cléopâtre grâce à un casting aussi riche que cohérent et à un tempo comique destructeur, l’impression globale qui se dégage de Sur la piste du Marsupilami est à ces deux égards bien plus mitigée. Les quelques autocitations de Chabat laissent suggérer que ce dernier se repose sur les acquis de son précédent succès, sans développer une once de parti pris de mise en scène – voir pour s’en convaincre la scène finale, expédition chaotique de tou

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Alexandre Astier au Théâtre de la Croix-Rousse

SCENES | C’est officiel : Alexandre Astier, le créateur de Kaamelott, viendra jouer son seul en scène sur Jean-Sébastien Bach, Que ma joie demeure, au Théâtre de la (...)

Christophe Chabert | Jeudi 1 mars 2012

Alexandre Astier au Théâtre de la Croix-Rousse

C’est officiel : Alexandre Astier, le créateur de Kaamelott, viendra jouer son seul en scène sur Jean-Sébastien Bach, Que ma joie demeure, au Théâtre de la Croix-Rousse du 12 au 26 juin. Les locations ouvriront le 4 avril…

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Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour…

ECRANS | De Pascal Thomas (Fr, 1h39) avec Marina Hands, Julien Doré, Guillaume Gallienne…

Dorotée Aznar | Jeudi 1 avril 2010

Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour…

On aime bien Pascal Thomas, mais il y a des limites. Pour comprendre ce qui coince avec Ensemble, nous allons vivre une très, très grande histoire d’amour, il faut convoquer Le Grand Appartement, petit chef d’œuvre de comédie vitaliste, bordélique, généreuse, libre et sereinement irresponsable. Un petit chef d’œuvre volontairement naïf aussi, ce qu’aimerait être ce roman photo un peu aberrant dont accouche ici Thomas. Si l’on retrouve des points communs (un même ton, joyeux, bouffon, malin, entier et marginal), c’est d’abord l’opérette (citée dans Le Grand Appartement) que le film veut revisiter - sans parole ni musique, plutôt une question de style et d’état d’esprit. Pas forcément une mauvaise idée, sauf que le casting ne suit pas. Ainsi Marina Hands et Julien Doré jouent aux candides amoureux tels deux ados attardés, l’humeur est pouet pouet comme l’humour, et l’image, cheap, n’a pas peur du mauvais goût puisqu’elle l’assume ; en témoignent les génériques empruntant leur habillage au plus hideux des faire-part de mariage. Décalé tout en se voulant premier degré, le film se cherche sur le terrain de la bluette extatique et satirique alors qu’il se ré

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La Personne aux deux personnes

ECRANS | De Nicolas et Bruno (Fr, 1h30) avec Daniel Auteuil, Alain Chabat, Marina Foïs…

Christophe Chabert | Mercredi 11 juin 2008

La Personne aux deux personnes

On gardait un chien de sa chienne envers Nicolas et Bruno pour avoir réussi l’exploit de foirer l’adaptation française plan par plan de The Office sur Canal +. Leur premier long-métrage entame un début de réconciliation ; pas que le film soit génial, loin de là, mais il démontre un (double) regard singulier dans le paysage français. Le pitch intrigant (une gloire has been de la variétoche 80’s se retrouve dans le corps d’un employé de bureau sans qualité) conduit à une œuvre elle-même schizo. Il y a la comédie, qui ne sait trop où elle va (voir le dernier tiers, du grand n’importe quoi scénaristique) ni quel ton adopter (mélancolique ? Grinçant ? Scato ? Complice ?). Et il y a le sous-texte, passionnant. La Personne aux deux personnes peut se voir comme une pertinente réflexion sur la persistance et le retour des années 80. Car entre le mauvais goût de la variété karaoké et la grisaille normative du monde de l’entreprise, Nicolas et Bruno pointent une correspondance troublante, une même négation du temps qui passe, un même jeu de codes factices et inhumains. Voir Auteuil, bourré après une bringue bling bling, soliloquer dans la rue en vomissant dans les p

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La petite boutique de Kaamelott

CONNAITRE | Analyse / L'univers de Kaamelott est conforme au contexte historique dans lequel il s'inscrit. "L'action est coincée entre la chute de l'empire romain, (...)

| Mercredi 22 décembre 2004

La petite boutique de Kaamelott

Analyse / L'univers de Kaamelott est conforme au contexte historique dans lequel il s'inscrit. "L'action est coincée entre la chute de l'empire romain, l'avènement du christianisme, les invasions barbares, les bouleversements géopolitiques dans l'île de Bretagne, la fin des traditions celtes, la polygamie et les premiers préceptes monogames..." explique Astier. Mais, évidemment, on est loin de la vision d'un John Boorman avec Excalibur. Les personnages parlent dans une langue qui est un mélange d'argot lyonnais et de gouaille audiardienne (grande référence d'Astier), un langage "musical" que l'auteur fait littéralement chanter dans la bouche de ses acteurs. Quant à la mythologie, elle en prend aussi pour son grade : les chevaliers sont lâches, égoïstes et surtout particulièrement idiots. On retrouve là le goût d'Astier pour des personnages constamment à côté de la plaque, crétins inoffensifs dont il se moque avec une certaine tendresse, dans la lignée d'autres grands artistes du dialogue et de la caractérisation, les frères Coen. Les bases sur lesquelles la série se développe alternent trois types de sujets : "La partie professionnelle avec la vie militaire, la vie des chevaliers,

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"Un terrain de jeu inépuisable"

ECRANS | Interview / Alexandre Astier, auteur, réalisateur, acteur et compositeur de la musique de Kaamelot Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Mercredi 22 décembre 2004

Petit Bulletin : Tu as tourné cent épisodes de Kaamelott. Comment as-tu travaillé les sujets ?Alexandre Astier : Il n'y a pas d'anachronisme, il n'y a que la langue qui est actuelle, tout le reste aurait pu se passer à l'époque. Personne ne se pointe avec une montre ou un autoradio. Sur les sujets, à part ceux qui traversent les âges et les siècles, et qui n'ont pas vraiment changé, comme les histoires de possessivité sentimentale, de doute professionnel ou d'inefficacité globale, il n'y a pas de références directes à l'actualité, ça aurait enlevé de la pérennité au projet ; j'aurais l'impression de rendre anecdotique ce que je suis en train d'écrire. Comment fais-tu pour te renouveler ?Je n'écris pas pour des personnages mais pour des comédiens. Je commence par les faire parler : j'allume l'ordinateur, je leur fais dire une ou deux phrases qui finiront peut-être à la poubelle. Au bout de quelques répliques, je commence à piger ce qu'ils sont en train de dire. Je sais alors de quoi je parle. Il y a tellement de sphères de toute façon... C'est un carrefour entre le médiéval fantastique et la réalité historique. C'est inépuisable comme terrain de jeu.

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Appelez-le Arthur...

CONNAITRE | Télévision / Découvert sur les planches lyonnaises avec Le Jour du Froment, Alexandre Astier donne une suite à son court-métrage Dies Irae en reprenant le créneau de Caméra Café sur M6. Kaamelott : 3 minutes 30 quotidiennes pour découvrir les dessous burlesques des Chevaliers de la Table Ronde. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 22 décembre 2004

Appelez-le Arthur...

En 2002, Alexandre Astier s'offre une année faste... Alors qu'il écrit et interprète sous la direction de Jean-Christophe Hembert le formidable Jour du Froment au Théâtre de la Croix-Rousse, il prépare en parallèle un court-métrage intitulé Dies Irae. On y découvre les Chevaliers de la Table Ronde aux prises avec une réalité très quotidienne, glosant dans un langage contemporain très fleuri sur les problèmes qu'ils rencontrent dans leur quête (poussive) du Graal. Une galerie de portraits croqués avec ce sens du dialogue percutant qui est déjà en train de faire la réputation d'Astier, redoublé par sa prestation en Arthur colérique, loin de la noblesse habituelle du premier Roi de Bretagne. Dies Irae confirme l'aptitude d'Astier à travailler un rythme imparable, mais aussi, plus inattendu, son œil de réalisateur, le film étant composé avec un soin inattendu pour du court métrage comique. Les ratés de la table ronde"Mon agent m'a dit que cette idée marcherait bien dans un format court, explique Astier. Je n'aurais pas couru après un truc télé parce que ce n'est pas mon monde, mais elle avait raison, ça s'y prêtait. C'est pour ça qu'on a enquillé sur des pilotes autoproduit

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Astérix aux jeux Olympiques

ECRANS | De Thomas Langmann et Frédéric Forestier (Fr-All-Esp-It, 1h55) avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Alain Delon, Benoît Poelvoorde...

Christophe Chabert | Mercredi 6 février 2008

Astérix aux jeux Olympiques

L'échec artistique de ce troisième Astérix, patent et douloureux, peut se résumer facilement. Le projet de blockbuster paneuropéen de Thomas Langmann voulait fédérer les talents de chaque pays coproducteur. Des talents, il y en a (Depardieu, Poelvoorde, Delon, Cornillac, Astier, Segura, Garcia...), mais chacun est réduit à jouer sa partition en solo, souvent dans le registre qu'on lui connaît déjà. Ni le scénario, basique, ni la réalisation, occupée à justifier le budget du film, n'assure le liant. Langmann tenait aussi à se démarquer de la vision donnée par Chabat dans le précédent volet, jugé trop «Canal». Pourtant, dès le monologue de Delon, ce que l'on voit à l'écran, c'est un immense acteur en train de jouer en live son guignol. Rupture tranquille, donc, qui au fil du film se déporte de la chaîne cryptée vers TF1, avec la sainte trinité variétoche/comédie populaire/sport en ligne de mire. Sur le modèle des superproductions américaines formatées, Astérix aux jeux Olympiques ne repose que sur des équations marketing hasardeuses où chaque séquence est supposée répondre aux attentes d'une catégorie de spectateurs. C'est l'aveu terrible des 15 dernières minutes où il n'

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