Xavier Beauvois, les Larrieu et Xavier Giannoli viennent présenter leurs films à Lyon

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

Photo : © Les Films du Worso / Pathé distribution


À quoi bon courir les festival quand ceux-ci viennent au public lyonnais ? Trois films issus des sélections officielles de Berlin, Cannes et Venise s'invitent la même semaine en avant-première à Lyon ! D'abord, le drame policier Albatros de Xavier Beauvois en sa présence et celle de son interprète principal Jérémie Rénier le mardi 28 septembre au Pathé Bellecour à 19h30 ; ensuite Tralala, la comédie musicale écrite par Jeanne Cherhal que les frères Larrieu accompagneront le jeudi 30 à 21h au Cinéma Lumière ; enfin, Illusions perdues, adaptation de Balzac signée par Xavier Giannoli que celui-ci escortera le vendredi 1er octobre à 19h au Comœdia ainsi qu'à 19h45 au Pathé Bellecour. Voilà, votre programme est (quasiment) bouclé.


Albatros

De Xavier Beauvois (Fr, 1h55) avec Jérémie Renier, Marie-Julie Maille, Victor Belmondo

De Xavier Beauvois (Fr, 1h55) avec Jérémie Renier, Marie-Julie Maille, Victor Belmondo

voir la fiche du film


Laurent, un commandant de brigade de la gendarmerie d’Etretat, prévoit de se marier avec Marie, sa compagne, mère de sa fille surnommée Poulette. Il aime son métier malgré une confrontation quotidienne avec la misère sociale. En voulant sauver un agriculteur qui menace de se suicider, il le tue. Sa vie va alors basculer.


entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Xavier Giannoli : « Illusions perdues a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans »

Illusions perdues | Rêvée pendant trente ans, l’adaptation par Xavier Giannoli du roman d’apprentissage de Balzac voit enfin le jour. Une fresque au souffle épique qu’il qualifie cependant à raison « d’intime », tendant un miroir stupéfiant à notre époque. Du cinéma à grand spectacle par un cinéaste possédé. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 20 octobre 2021

Xavier Giannoli : « Illusions perdues a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans »

On a l’impression que c’est un film-somme pour vous : on y trouve des supercheries, des impostures, des déceptions… Bref, des thématiques traversant tout votre cinéma… Xavier Giannoli : J’en ai bien peur… [sourire] Pour remettre les choses à l’endroit, j’ai lu le roman quant j’avais l’âge du héros, à 19 ans, et ç’avait été une expérience totalement bouleversante. J’ai été touché par sa vie, ses épreuves. Je me sentais moins seul face au monde — on a tous vécu ça. Ce roman est devenu obsessionnel, à l’époque. Je faisais des études de littérature et j’ai eu la chance d’avoir un prof vraiment extraordinaire qui m’a éveillé aux secrets de l’œuvre, à ses résonances contemporaines qui lui faisaient penser à ce que Fellini disait de l’irruption de la télévision dans la civilisation occidentale. Il arrivait à avoir une vue ample sur les questions de basculement de civilisation et très sensible sur le personnage, l’histoire d’amour, les déceptions, les échecs, les trahisons… Tout ce qui fait la vie sociale. Ce film a été comme un cœur battant depuis mes vingt ans : j’ai toujours espéré pouvoir en fai

Continuer à lire

Unis par la vie : les sorties cinéma du 6 et du 13 octobre à Lyon

En salles | Nul besoin d’être marié pour voguer dans un même bateau et partager les pires tempêtes : ancêtres et descendants, frère et sœur, amis et amies, collègues… Peu importent les équipiers, du moment qu’on arrive à bon port…

Vincent Raymond | Mercredi 6 octobre 2021

Unis par la vie : les sorties cinéma du 6 et du 13 octobre à Lyon

En règle générale, c’est vers la famille qu’on se tourne pour trouver du secours en cas de pépin. De préférence, la sienne. Sauf dans Tralala (le 6 octobre) des frères Larrieu où, sur un quiproquo, un chanteur vagabond est pris pour le fils prodigue d’une lignée d’hôteliers de Lourdes… On aurait bien aimé aimer la comédie musicale composée par le duo Cherhal/Belin. À demi Demy, cette histoire de double s’avère hélas bancale ; en cause, des numéros chantés-dansés manquant de fluidité ainsi qu’une intrigue éparpillée faisant regretter le visionnaire Les Derniers Jours du monde. Une fin vécue dans Petite Sœur (le 6 octobre) de Véronique Reymond & Stéphanie Chuat suivant la relation entre un comédien gravement malade et sa jumelle, dramaturge persuadée qu’un retour sur scène aura des bienfaits thérapeutiques. La distribution étourdissante (les fusionnels Nina Hoss-Lars Eidinger, enfants d’une Marthe Keller azimutée, Thomas Ostermeier en bonus…) tempère la gravité de ce drame suisse intime où le deuil se fabrique en direct. On tient là un film précieux, d’une douloureuse beaut

Continuer à lire