Dans quelle étagère ?

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 30 janvier 2009

Photo : © Eudes Menichetti


Il serait tout de même dommage de rater l'exposition anniversaire de la galerie-appartement Domi Nostrae (derniers jours jusqu'au 7 février). Pour ses 20 ans, le lieu propose une sorte de «cabinet de curiosités» autour du thème des métamorphoses du corps, l'une des obsessions de sa ligne artistique. Une petite dizaine d'artistes (dont Philippe Cognée, Samuel Rousseau, Eric Emo, Eudes Menichetti…) «triturent», déforment, explorent la représentation de la figure et de l'anatomie humaines, à travers leurs photographies, leurs peintures ou leurs vidéos. Et remettent sans cesse en question les identités trop figées et les normes établies.

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Thomas Foucher au cœur du corps

ARTS | La galerie Domi Nostrae consacre une fascinante exposition au peintre lyonnais Thomas Foucher. Un artiste du corps, du geste et de la matière, toujours hantés par leur possible effondrement. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 17 novembre 2013

Thomas Foucher au cœur du corps

Le noir et blanc sert aux photographes et aux peintres à mettre un peu de distance avec leurs motifs, à abstraire quelque peu leurs représentations. Thomas Foucher (né en 1976 à Suresnes, vivant à Lyon) utilise très précisément des gris colorés pour réaliser ses tableaux. Malgré ce filtre, quand on parcourt son exposition à la galerie Domi Nostrae, nous sommes immédiatement plongés parmi des entrelacs et des saillies de muscles, de veines, de nerfs, de peaux... Dans un monde de sensations brutes, fortes, frappantes. L'artiste représente pourtant des gestes simples dans ses différentes séries : une main posée à plat sur une poitrine, deux mains essorant une sorte de torchon imbibé d'eau... Gestes qu'il cadre hors de leurs contextes et de manière très serrée. Il y a chez Thomas Foucher une volonté de plonger au plus près de la matière, tout à la fois humaine et picturale. Volonté qui s'emblématise dans un tableau où les torsades de ceps de vignes se reflètent sur les lunettes de soleil d'un personnage, comme saturant son regard.  Fragiles présences

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En appartement ou intimement

ARTS | Galeries / On ne saurait trop vous conseiller la fréquentation assidue de la galerie-appartement Domi Nostrae. Le lieu fête ses 20 ans avec une exposition (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 décembre 2008

En appartement ou intimement

Galeries / On ne saurait trop vous conseiller la fréquentation assidue de la galerie-appartement Domi Nostrae. Le lieu fête ses 20 ans avec une exposition collective consacrée à l’une de ses obsessions thématiques : les représentations du corps, ses métamorphoses et autres défigurations. « Dans quelle étagère ?» (du 7 janvier au 7 février) jettera ainsi un regard errant des masques de Eric Emo aux nus de Philippe Cognée en passant par les êtres hybrides de Dominique Paul, les vanités de Thomas Foucher ou les facéties de Samuel Rousseau… Le grand Ernest Pignon Ernest, quant à lui, est un artiste connu pour ses peintures ou interventions en milieu urbain. C’est pourtant bien au chaud et entre les quatre murs de la galerie Pallade (du 26 février au 18 avril) qu’on le retrouvera, aux côtés de Herman Braun-Vega et de Didier Rivière… Intimité et poésie, si ce n’est intériorité, seront au programme des expositions photo du Réverbère qui enchaîne, coup sur coup, la superbe exposition d’Arièle Bonzon saisissant le «familier» entre bonheur et effroi (jusqu’au 21 février), L’Illusion du tranquille de François Deladerrière et Géraldine Lay (du 4 mars au 30 avril) mettant en scène la fragilité

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