La Belle industrieuse

Nadja Pobel | Jeudi 14 avril 2011

Expo / Après avoir recueilli les témoignages et les musiques des Villeurbannais dans deux expositions remarquables (Les Chants spiraliques et Musiques !), le Rize dévoile désormais l'histoire de la ville de Villeurbanne. Dans un dispositif très simple de trois box couvrant chacun quelques décennies entre 1852 et aujourd'hui, cette nouvelle présentation, plus didactique que les précédentes, n'en demeure pas moins émouvante, car elle mêle finement l'histoire des habitants à celle des progrès technologiques qui ont fait et défait l'aventure manufacturière de cette cité. Villeurbanne s'est en effet développée grâce à l'essor industriel dans la deuxième moitié du XIXe siècle (avec notamment la construction du canal de Jonage, toujours en activité). La population double alors tous les vingt ans et Lazare Goujon, maire et médecin, cherche à améliorer les conditions de vie de ses administrés. Ainsi, au milieu de nulle part, sur une prairie, il invente un nouveau centre urbain, résolument moderne et inspiré de New York : les Grattes-ciels (1931) qui font encore la fierté et l'originalité de cette ville. C'est une bouffée d'air frais car, par ailleurs, la ville lutte contre la pollutions dégagée par les usines même si la commission «des brouillards et des fumées» (sic) veille à résoudre les problèmes dus aux émanations de charbon. Si désormais la ville de Villeurbanne ne compte plus que 20% d'ouvriers (contre le triple dans les années 60), elle fait encore honneur à son patrimoine industriel puisque le pôle Pixel, dédié aux activités innovantes de l'image, s'est installé dans les anciens grands moulins de Strasbourg de 1901. Nadja Pobel

Villeurbanne, la laborieuse ?
Au Rize (Villeurbanne), jusqu'au samedi 14 mai

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Villeurbanne choisie pour être capitale française de la culture en 2022

Politique Culturelle | Villeurbanne a été sélectionnée par le ministère de la Culture pour être capitale française de la culture en 2022.

Sébastien Broquet | Mardi 30 mars 2021

Villeurbanne choisie pour être capitale française de la culture en 2022

Le résultat a été dévoilé ce mardi midi par le ministère de la Culture : c'est la Ville de Villeurbanne qui a été choisie pour être capitale française de la culture en 2022. En concurrence avec Angoulême, Brest, Laval, Le Mans, Metz, Saint-Paul de la Réunion, Sète et la communauté de communes du Val Briard, la cité du maire Cédric Van Styvendael a emporté la mise et disposera donc de 1 million d’euros pour développer son projet, fortement axé sur la jeunesse, avec par exemple la création d'un festival dans le parc de la Feyssine entièrement conçu par des jeunes. Le maire a rapidement réagit via un communiqué : « nous venons d’apprendre que Villeurbanne vient d’être désignée capitale française de la culture pour l’année 2022. Nous accueillons ce titre avec une grande joie et une grande fierté. C’est la récompense d’un travail engagé il y a maintenant cinq mois avec tous les acteurs culturels villeurbannais. L’engouement partagé par tous ces acteurs aura été communicatif et aura convaincu le jury de faire de Villeurbanne la première capitale française de la culture. Nous remercions le jury qui a eu l'audace

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Villeurbanne : Stéphane Frioux adjoint à la Culture

Élections Municipales 2020 | Il aura fallu quelques jours au nouveau maire de Villeurbanne et l’issue du deuxième conseil municipal pour attribuer les délégations à ses adjoints. (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 juillet 2020

Villeurbanne : Stéphane Frioux adjoint à la Culture

Il aura fallu quelques jours au nouveau maire de Villeurbanne et l’issue du deuxième conseil municipal pour attribuer les délégations à ses adjoints. Loin d’être anodines, leur distribution et leur ordre protocolaire font un peu office de “discours de politique générale“ bis, traduisant les priorités d’un nouvel exécutif. Ainsi, sur les 21 adjointes et adjoints nommés peut-on observer qu’au premier rang des préoccupations de Cédric Van Styvendael figurent la transition écologique (normal puisque sa liste a bénéficié pour le second tour de l’appoint non négligeable des Verts de Béatrice Vessiller), du développement économique, de la ville inclusive, de la végétalisation, loin de devant la sécurité (8e rang) et surtout devant la culture, 14e délégation. Enrichie des universités et de la vie étudiante, celle-ci échoit à

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À Villeurbanne : la culture, point par point

Élections Municipales 2020 | Villeurbanne, second tour des municipales 2020. Deux listes en lice et deux visions pour la politique culturelle d'une Ville plus que jamais au sein de la Métropole. Deux candidats dévoilant leurs projets pour le mandat à venir : Cédric Van Styvendael et Loïc Chabrier…

Vincent Raymond | Mercredi 17 juin 2020

À Villeurbanne : la culture, point par point

Cultivant sa singularité politique depuis plus d’un siècle dans l’agglomération — par comparaison à sa versatile voisine lyonnaise —, Villeurbanne ne fera pas mentir sa tradition le 28 juin prochain en opposant pour le second tour deux listes… se trouvant être des émanations plus ou moins directes de l’équipe sortante. L’actuel maire Jean-Paul Bret (PS, à la tête de la ville depuis 2001) ne se représentant pas, un nouvel exécutif s’installera dans le beffroi dominant les gratte-ciel de l’avenue Henri-Barbusse. D’un côté, la liste “Villeurbanne c’est vous !” menée par l’ancien premier adjoint aux finances Prosper Kabalo passé sous la bannière LaREM, où figure également en troisième position l’adjoint à la Culture sortant Loïc Chabrier, a réuni 14, 9% des voix au premier tour. De l’autre,

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40e festival du film court, premier service

Court-métrage | N’en déplaise à la Jetée clermontoise, c’est dans la Métropole lyonnaise qu’on a d’abord rêvé un festival de courts-métrages il y a bientôt quarante ans. Avec un (...)

Vincent Raymond | Mardi 12 novembre 2019

40e festival du film court, premier service

N’en déplaise à la Jetée clermontoise, c’est dans la Métropole lyonnaise qu’on a d’abord rêvé un festival de courts-métrages il y a bientôt quarante ans. Avec un certain sens de l’à-propos, la soirée d’ouverture de son édition anniversaire s’effectue autour du rêve, sous la houlette de Perrine Ruby — chercheuse en neurosciences, elle ne manquera pas de nous éclairer sur toutes les acceptions du terme “projection“. Cette ouverture sera précédée d’une bienvenue remembrance des 39 marches déjà gravies : le festival a en effet composé un florilège par décennie. Quatre programmes, donc, pour (re)découvrir des œuvres passées par Villeurbanne, emblématiques de leur époque, souvent primées. Tels Comme les doigts de la main d’Éric Rochant (1984), Acide Animé de Guillaume Bréaud (1998), Skhizein de Jérémy Clapin (2008), Logorama des H5 (2009) ou Avant que de tout perdre de Xavier Legrand (2012). Des films importants pour ce qu’ils sont, mais aussi pour ce et ceux qu’ils apportent au cinéma en génér

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39e festival du Film Court, acte 2 : les compétitions

Court-Métrage | Les années défilent et marquent de leurs différences chacun des millésimes du film court. L’an dernier flottait l’ombre bienvenue du cinéma de genre sur (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 novembre 2018

39e festival du Film Court, acte 2 : les compétitions

Les années défilent et marquent de leurs différences chacun des millésimes du film court. L’an dernier flottait l’ombre bienvenue du cinéma de genre sur une compétition européenne traversée par l’évocation des réfugiés. En 2018, si le retour au réalisme est patent, les problématiques migratoires restent présentes à travers l’arrachement à la terre natale pour un petit Réunionnais (Objectif Lune), la promesse de retrouvailles pour une vieille Hongroise (Last Call), la défense inhumaine des frontières (Zorn dem Volke) ; la situation, enfin, de ceux qui attendent un hypothétique passage (Third Kind, The Barber Shop, Song for the Jungle voire Kiem Holijanda). Autre thématique coutumière faisant un retour fracassant, la question de la souffrance des personnes LGBT. C’est à un tour du monde des oppressions ou de la défiance à leur endroit que l’on assiste : de la France des villes et campagnes (les fictions Malik, Un homme mon fils ; le documentaire

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39e Festival du Film Court, acte 1

Court-Métrage | À l’aube de ses quarante ans, le Festival du Film Court de Villeurbanne s’offre une une petite cure non de rajeunissement (étant entendu que le format (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 novembre 2018

39e Festival du Film Court, acte 1

À l’aube de ses quarante ans, le Festival du Film Court de Villeurbanne s’offre une une petite cure non de rajeunissement (étant entendu que le format est par essence le terrain de prédilection des cinéastes novices) mais de renouvellement. Olivier Calonnec, qui a succédé cet été à Laurent Hugues à la tête de la manifestation, n’est évidemment pas étranger à ces revigorantes inflexions. Le mouvement s’empare de la programmation dès la soirée d’ouverture vendredi 16 novembre construite autour de la Danse, danse, danse ! Comme un écho à la Biennale de l’année, elle commencera par un film de la compétition européenne, Les Indes galantes de Clément Gogitore (récent lauréat du Jury des Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais pour L’Autre Continent) et s’achèvera par une œuvre issue de la sélection animation, Make it Soul, de Jean-Charles Mbotti Malolo. Un avant-goût transversal de la production annuelle sur laquelle on reviendra en détail la semaine prochaine. Le festival mettra ensuite l’accen

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À la Fête du livre jeunesse, l'accueil questionné

Littérature jeunesse | Deux jours de festivités autour de la littérature jeunesse avec une cinquantaine d’invités en dédicace, des spectacles, des contes et des ateliers sur le thème de l’autre et de l’accueil : c'est la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne.

Lisa Dumoulin | Mardi 20 mars 2018

À la Fête du livre jeunesse, l'accueil questionné

“Bienvenue !” : c’est le thème du festival cette année. Un accueil chaleureux et bien sûr un peu particulier, puisqu’il se positionne en résonance avec notre actualité, celle des mouvements migratoires importants qui confrontent les territoires à la question de l’accueil. Ainsi la cinquantaine d’auteurs, illustrateurs et scénaristes invités se proposent pendant deux jours d’ouvrir le débat sur l’acceptation de l’autre, l’accueil de la différence et d’inviter le public à réfléchir autour de l’altérité. Gérard Picot, le directeur artistique, explique : « Dire bienvenue ! c’est ouvrir notre propre porte. C’est faire fi de notre peur de l’autre nourrie de notre méconnaissance, que l’on ne fasse pas de son voisin un intrus, mais une possibilité de rencontre. » Ainsi les associations Terre d’Hommes et Singa (dispositifs de mise en relation entre les personnes réfugiées et leur société d’accueil) participent à la fête à travers notamment l’exposition Encrages, des illustrations originales sur les thèmes de l’exil et de l’enfance. Rayons expos toujours, des

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38e Festival du film court de Villeurbanne : une édition fantastique

Court-Métrage | Vigie d’une production européenne très orientée genre cette année, le Festival du Film Court de Villeurbanne participe de surcroît au rayonnement de la création locale. Clap clap !

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

38e Festival du film court de Villeurbanne : une édition fantastique

Nul besoin de tortiller en tout sens la compétition européenne pour dégager la dominante thématique de ce 38e millésime villeurbannais : le fantastique infuse et irrigue près de la moitié des 48 films en lice. Et il ne s’agit pas d’une lubie hexagonale : tous les pays représentés connaissent la même résurgence pour ce cinéma de genre que les jeunes cinéastes maîtrisaient parfois mal autrefois. Ce n’est plus cas. Pour Laurent Hugues, directeur des festivals du Zola, « si le goût pour le fantastique a toujours été là, il avait du mal à passer le stade des commissions d’aide à la production, qui donnaient leur préférence aux films à caractère social. Aujourd’hui, on trouve davantage de personnes aspirant à élargir le spectre des œuvres financées. » Quant au volume… Le fantastique ne naît pas dans une société apaisée : « L’air du temps inspire une inquiétude grandissante chez les auteurs, un malaise qui s’accroit depuis deux ou trois ans. » Et le comité de sélection du festival a peut-être, lui aussi, gagné en audace. Mise en bouche

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La saison des festivals est ouverte

Grand Lyon | Bientôt quadragénaire, le doyen des festivals de l’agglomération lyonnaise n’a rien d’un autarcique : depuis des années, il propose des séances délocalisées dans des (...)

Vincent Raymond | Mardi 14 novembre 2017

La saison des festivals est ouverte

Bientôt quadragénaire, le doyen des festivals de l’agglomération lyonnaise n’a rien d’un autarcique : depuis des années, il propose des séances délocalisées dans des salles amies : au Théâtre Astrée, à la MLIS et l’ENM de Villeurbanne, mais aussi au Comœdia, au Ciné-Meyzieu et au Ciné Mourguet de Sainte-Foy-lès-Lyon. La période coïncide également avec le lancement d’autres événements locaux d’importance, qui bénéficient donc d’une dynamique croisée : pas de rivalité entre les salles indépendantes ! Le Mois du Film Documentaire fait ainsi escale jusqu’au 30 novembre au Toboggan de Décines avec quatre projections agrémentées de débats. Grégory Gomes accompagnera Frères Ennemis qu’il a tourné dans la proximité d’un derby Lyon-Saint-É ; quant à Charlotte Pouch, elle racontera la genèse de Des bobines et des hommes, une (més)aventure humaine et industrielle. Plus au nord de la Métropole, le Ciné-Caluire programme son Festival du cinéma italien. Une semaine placée sous le signe de l’amour,

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Arac, 25 ans d’âge

Cinéma | Depuis 1991, Rhône-Alpes cinéma se pose en productrice des films produits sur son territoire. Naviguant entre échecs et beaux succès critiques ou publics, cette activité joue sur la santé économique de la région et son prestige extérieur. 25 ans après, alors que la fusion avec l'Auvergne vient de s’opérer, quels bilans retenir de cette entreprise soutenant l’audiovisuel local ?

Julien Homère | Mercredi 22 mars 2017

Arac, 25 ans d’âge

Pas étonnant que Roger Planchon, apôtre de la décentralisation théâtrale et cinéphile dans ses jeunes années, ait été à la manœuvre pour créer l’entité. 254 films plus tard, cette philosophie créatrice reste la même, revendiquant une pluralité encore omniprésente et une indépendance de l’Ile-de-France affirmée. « Notre ligne éditoriale se trouve dans la diversité des projets. On ne s’enferme pas dans une ligne exclusive : c’est le choix de la Région. » explique Grégory Faes, directeur général d’Auvergne-Rhône-Alpes cinéma. En théorie, le refus des querelles de clochers explique la bonne santé de l’entreprise privée, devenue Auvergne-Rhône-Alpes cinéma depuis la fusion des régions de tutelles début 2016. Pourtant, la réalité demeure beaucoup plus complexe.

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Festival du film court de Villeurbanne : L’enfance du 7e art

37e festival du film court de Villeurbanne | Si la fusion Auvergne/Rhône-Alpes a porté le mastodonte clermontois au top des rendez-vous régionaux dédiés aux courts-métrages, celui du Zola conserve (malgré un budget trop modeste) l’avantage de l’antériorité, de la convivialité et de la curiosité.

Vincent Raymond | Mardi 15 novembre 2016

Festival du film court de Villeurbanne : L’enfance du 7e art

Année après année, le Festival du film court de Villeurbanne demeure LE refuge pour spectateurs avides de propositions cinématographiques inédites. La preuve avec cette 37e édition, parcourue par un souffle de nouveautés, perceptible notamment dans les 44 films de sa compétition européenne — sa principale sélection —, et accentuée par une étonnante surreprésentation d’enfants. D’enfants à naître, dans le superbe court animé de Roshanak Roshan, Yalda où une Iranienne exilée révèle sa crainte de devenir mère, ou d’êtres infantilisés, à l’instar du protagoniste de Nabelschur. Signé par la prometteuse Eliza Petkova, ce film à la direction artistique impeccable montre un jeune homme garrotté par une mère mutique et possessive à l’amour odieusement destructeur. Renouveau allemand Observateurs, messagers, parfois dépositaires de secrets écrasants, les enfants entrent dans un monde terrifiant auquel ils ne sont pas préparés : la fillette kurde réfugiée chargée d’annoncer un diagnostic médical à sa mère de Il Silenzio, ou le môme découvrant que son père doit dém

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Le temple laïc de Villeurbanne

Patrimoine | Inclus dans un projet architectural ambitieux et au service de la population la plus défavorisée, l’hôtel de ville de Villeurbanne, entre les Gratte-ciel et le TNP, est une véritable cathédrale profane.

Nadja Pobel | Mercredi 6 juillet 2016

Le temple laïc de Villeurbanne

À l’orée des années 1920, le site actuel des Gratte-ciel n’est qu’une prairie et c’est ici que par la volonté du maire médecin et hygiéniste, Lazare Goujon, se hissent de nouveaux bâtiments destinés à accueillir les ouvriers de la ville industrielle de Villeurbanne. Jusque-là, ils étaient au mieux logés dans le pré-carré de leur patron paternaliste (ce qui incitait les hommes à rester sobres et à ne pas se disperser pour mieux travailler) ou, au pire, dans des taudis. L’édile, lui-même fils d’un père manœuvre dans les usines métallurgiques de Schneider, croit en l’ascension sociale de ses administrés et leur concocte, avec les architectes Robert Giroud et Môrice Leroux, des bâtiments confortables disposant (fait rare à l’époque pour les cols bleus) du tout-à-l’égout, de l’eau courante et de l’électricité. Même s’il n’y a pas encore de douche (mais un robinet), les toilettes ne sont plus sur le palier. Pour parfaire cet ensemble, le Palais du travail dispose de lieux de réunion pour les syndicats, d’une piscine souterraine (toujours en service et destinée à l’époque à l’épanouissement corporel plus qu’au loisir) et d’un théâtre (le TNP actuel). Et aussi, d’une mairie. L

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À Villeurbanne : lire, pour grandir

CONNAITRE | Pas d’Invites cette année, mais la Fête du Livre est fort heureusement immuable à Villeurbanne ! Son passionné directeur Gérard Picot fera vivre la 17e édition de (...)

Nadja Pobel | Mardi 29 mars 2016

À Villeurbanne : lire, pour grandir

Pas d’Invites cette année, mais la Fête du Livre est fort heureusement immuable à Villeurbanne ! Son passionné directeur Gérard Picot fera vivre la 17e édition de cette manifestation qui irrigue les espaces publics de la ville et met à l’honneur cette année Claire Cantais. L’auteur-illustratrice a notamment publié (avec Delphine Beauvois) On n’est pas des poupées, sorte de Deuxième sexe à l’intention des enfants dès 4 ans. Où comment faire passer les premières notions de féminisme via la littérature jeunesse. Présente durant ce long week-end, Claire Cantais a aussi effectué, depuis octobre, un travail de terrain dans les écoles de la ville et répondu à cette volonté sans cesse renouvelée de la Fête du Livre de ne pas être seulement un festival sur un temps court. Transmettre le goût de lire Outre la traditionnelle librairie et les séances de dédicaces dans la salle Raphaël de Barros, Alice Zeniter, prix du livre Inter pour Sombre dimanche en 2013 et surtout auteur d’un formidable polar paru en septembre, Juste avant l’oubli, sera présente pour accompagner son spectacle musical Un ours, of course, ou comment

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Ciné O'Clock : my Zola is rich

ECRANS | Longtemps considéré comme le “petit dernier” des festivals du Zola, intercalé entre l’historique rendez-vous du film court et les vénérables Reflets du cinéma (...)

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

Ciné O'Clock : my Zola is rich

Longtemps considéré comme le “petit dernier” des festivals du Zola, intercalé entre l’historique rendez-vous du film court et les vénérables Reflets du cinéma ibérique et latino-américain, le flegmatique Ciné O’Clock a poussé en silence, pour devenir au bout de deux décennies un must, à la programmation de plus en plus aiguisée. Remettant à l’affiche quelques productions marquantes de l’année (dont le documentaire Amy d’Asif Kapadia, prélude idéal au blind test musical le plus déluré du Commonwealth finement ouvragé par DJ Stéphane, ou Loin de la foule déchaînée, version Thomas Vinterberg), il accueille désormais un volume enviable d’avant-premières et d’inédits. Après Moon de Duncan Jones en 2014 ou Shaun le mouton en 2015, place en ouverture à The Lady in the Van de Nicholas Hytner (La Folie du roi George) avec l’increvable Maggie Smith, et en clôture, à Brooklyn (sélectionné pour l’Oscar) pour ne citer que ces échantillons. Au-delà de l’actualité, Ciné O’Clock effectue un précieux travail sur le patrimoine : en étroite

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Le Festival du Film Court, premier sur le renouvellement

ECRANS | ​Lancé à l’aube des années 1980 à Gerland puis installé dans la foulée au Zola de Villeurbanne, le Festival du Film Court a connu de nombreuses métamorphoses. Mais il demeure, à 36 ans, un phare précieux pour révéler les nouvelles générations. Et transmettre le témoin…

Vincent Raymond | Mardi 10 novembre 2015

Le Festival du Film Court, premier sur le renouvellement

Il faut avoir de l’endurance oculaire lorsque l’on appartient au comité de sélection villeurbannais : cette année, ces passionnés ont eu à se prononcer sur près de 1 300 courts métrages inscrits en présélection dans la section principale, la compétition européenne. C’est donc la quintessence de la production 2014-2015 qui a été retenue, soit 38 œuvres réparties en 7 programmes — auxquelles s’ajoute un bonus : une "séance de rattrapage" offerte à 5 films à la lisière de la sélection, méritant d’être vus même s’ils ne concourent pas pour un prix. Beaucoup de films, mais surtout «plus de cinéma en compétition que les années précédentes précise Laurent Hugues, le directeur des festivals, car ce n’est pas la même chose. Faire du cinéma, c’est employer un langage spécifique pour raconter une histoire, pour la véhiculer et caractériser ses personnages.» Un langage, mais aussi plusieurs idiomes, pourrait-on compléter, tant grande est la diversité des formes rassemblées durant la dizaine festivalière : certes, le documentaire est absent et la fiction dominatrice, cependant que l’expérimental possède son représentant et l’animation compose le cinquième de la sé

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À l'URDLA, neuf histoires pour l'œil

ARTS | Neuf artistes se sont emparés de la revue de Georges Bataille "Documents" pour réaliser des œuvres qui en conservent peu ou prou l'esprit. Une exposition expérimentale et très ouverte à découvrir à l'URDLA.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 13 octobre 2015

À l'URDLA, neuf histoires pour l'œil

En 1929, quelques dissidents du surréalisme et ethnologues fondent la revue Documents, sous la direction de l'écrivain Georges Bataille. Pendant deux ans et quinze numéros, elle accueillera les interventions de Michel Leiris, de Marcel Griaude, de l'historien de l'art Carl Einstein et de beaucoup d'autres. Pourquoi ce nom choisi par Bataille ? Parce qu'un document n'a a priori guère de valeur esthétique et que la revue s'opposait à un certain formalisme moderniste en vogue dans les années 1920 (et qui le reste ici ou là aujourd'hui). Elle s'opposait aussi à l'imaginaire et aux rêves chers à André Breton. «En ce sens écrit Denis Hollier, Documents n'est pas une revue surréaliste. C'est une revue agressivement réaliste... Documents ne veut ni l'imagination ni le possible. La photographie y prend la place du rêve. Et si la métaphore est la figure la plus active de la transposition surréaliste, le document en constitue la figure antagoniste, agressivement anti-métaphorique. Avec lui l'impossible, c'est-à-dire le réel, chasse le possible.» Il est amusant alors de découvrir à l'URDLA, centre d'art défendant souvent des artistes su

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La jeune garde artistique donne "Rendez-vous" à l'IAC

ARTS | Très réussie, la nouvelle édition de Rendez-vous, rassemblant une vingtaine de jeunes artistes internationaux, porte cette année un nom bien paradoxal. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 15 septembre 2015

La jeune garde artistique donne

Très réussie, la nouvelle édition de Rendez-vous, rassemblant une vingtaine de jeunes artistes internationaux, porte cette année un nom bien paradoxal. Plusieurs d'entre eux, en effet, lèvent le poing, grondent de colère, entonnent des chants de révolte ou d'énergie collective. «L'être humain se dresse, non pas contre le monde ou contre la nature, mais contre la fausseté, contre le mensonge, contre ce qui est caché, contre un vivre ensemble de plus en plus injuste» écrit Johann Rivat (né en 1981). Le peintre grenoblois s'inspire dans ses tableaux de scènes de révoltes urbaines ou des mouvements de contestation récents. Une sorte de nouveau romantisme brûle sur ses toiles, éclate en couleurs phosphorescentes parmi les fumées de gaz lacrymogènes, isole parfois un individu face au hors champ du pouvoir. L'ennemi est peu visible, l'objet du combat demeure inconnu, l'histoire ici est représentée avec une grande force plastique dans son "moment négatif", dans l'urgence du "non", la béance du cri... Ce cri se fait beaucoup plus mélodieux dans les vidéos de Lola Gonzalez (née en 1988 à Angoulême), e

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Rentrée cinéma : du côté des festivals

ECRANS | Si le festival Lumière ouvre le bal des festivals de l’automne, une cohorte de rendez-vous se pressera dans son sillage, célébrant toutes les (...)

Vincent Raymond | Mardi 1 septembre 2015

Rentrée cinéma : du côté des festivals

Si le festival Lumière ouvre le bal des festivals de l’automne, une cohorte de rendez-vous se pressera dans son sillage, célébrant toutes les formes de cinéma. Ça va aller vite, autant être prévenu. Lumière s’achèvera en effet avec l’ouverture des vacances de la Toussaint… et donc le lancement du festival Les Toiles des Mômes dans les salles du GRAC (du 17 octobre au 1er novembre). Dédié au jeune public, complété par des animations, ce rendez-vous autrefois baptisé Toiles des Gones prend du galon en dépassant les frontières de la Métropole. Aux mêmes dates, Ciné Filou sillonnera les Monts du Lyonnais. Le cinéma Les 400 Coups de Villefranche accueillera ensuite la 20e édition de ses Rencontres du Cinéma Francophone (du 9 au 15 novembre) avec son lot d’avant-premières présentées par leurs auteurs, précédant le doyen des festivals de l’agglomération, l’incontournable 36e Festival du film Court de Villeurbanne au Zola (13 au 22 novembre). Plus discret, mais pas moins intéressant, Sol'enFilms programmera (dans les salles du GRAC à nou

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Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de cœur de la compétition (3)

ECRANS | Chat de Philippe Lasry. Simiocratie de Nicolas Pleskof. Les Heures blanches de Karim Bensalah. Rhino full throttle d’Erik Schmitt. La Part de l’ombre d’Olivier Smolders.

Christophe Chabert | Jeudi 20 novembre 2014

Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de cœur de la compétition (3)

On termine aujourd’hui notre petit tour de la compétition villeurbanaise avec quelques films qui brillent par leur originalité, et même un authentique chef-d’œuvre dont on se prend à rêver qu’il ira décrocher le Grand Prix samedi lors de la cérémonie de palmarès… Chat de Philippe Lasry n’en est pas un, de chef-d’œuvre, mais il est fortement recommandable. Son dispositif minimaliste — tout se déroule sur la scène d’un théâtre dans une institution pour handicapés mentaux — est assez séduisant : l’éducatrice incarnée par Corinne Masiero — meilleure ici que dans la plupart des longs dans lesquels elle s’est égarée depuis Louise Wimmer — demande à une jeune fille de raconter un souvenir qui lui inspire de la tristesse. Elle choisit le moment où elle a dû déménager et où ses parents ont décidé de donner son chat à un voisin. Puis l’éducatrice désigne d’autres participants à l’atelier pour monter sur scène et rejouer ce moment. Tandis que l’exercice s’enlise, l’ensemble du groupe se lance dans un moment de défoulement qui la renvoie à son propre passé douloureux. Explosion dont on ne sait si elle est de l’ordre de la cruauté ou de l’amusement spontané,

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Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de cœur de la compétition (2)

ECRANS | "Ocze Masz" de Kacper Lisowski. "Poisson" d’Aurélien Vernhes-Lermusiaux. "Tant qu’il nous reste des fusils à pompe" de Caroline Poggi et Jonathan Vinel. "Café de la plage" de Xavier Champagnac, Prune Saunier et Gilles Gaston-Dreyfus.

Christophe Chabert | Jeudi 20 novembre 2014

Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de cœur de la compétition (2)

Une des déceptions de cette compétition 2014, c’est la faiblesse des courts européens présentés, largement distancés par les films français, mais surtout francophones — comme on l’expliquera dans notre billet de demain. Un exemple : Safari de l’Espagnol Gerardo Herrero, qui sombre dans le mauvais goût le plus total en créant un suspens malsain et clipesque autour d’une tuerie façon Columbine. D’ordinaire, le court espagnol sait être mordant et caustique, mais dans ce cas, il n’est qu’un vain exercice de style d’un petit malin cherchant à choquer pour choquer. Il faut toujours une exception pour confirmer la règle : ce sera donc le Polonais Ocze Masz (qu’on peut traduire par La Fête des pères) qui, sans être aucunement révolutionnaire, tient plutôt correctement son programme doux-amer. Un chanteur punk vieillissant passe la nuit avec une groupie levée à la fin d’un concert et se réveille le matin avec la gueule de bois, la demoiselle dans le coma et son fiston sur les bras. C’est beaucoup pour un seul homme, surtout quand il a fait de l’absence de responsabilités une véritable éthique de vie. Il tente d’abord de refourguer le ga

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Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de coeur de la compétition (1)

ECRANS | "Nectar" de Lucile Hadzihalilovic. "Shadow" de Lorenzo Recio. "La Petite casserole d’Anatole" d’Éric Montchaud.

Christophe Chabert | Mercredi 19 novembre 2014

Festival du film court de Villeurbanne : nos coups de coeur de la compétition (1)

Avant d’entrer dans les détails de cette compétition 2014 du festival de Villeurbanne, une remarque liminaire : chaque festival de court-métrage possède son empreinte particulière, une certaine cohérence pour trier, parmi le millier de films reçus, ce qui constituera sa vitrine annuelle. Au fil des éditions, Villeurbanne dessine un goût pour le court où s’exprime une réelle maîtrise du cinéma, dans la manière de raconter une histoire ou de la mettre en scène visuellement à l’écran. Sur les 37 films présentés, quasiment aucun n’est pris en faute de goût, à l’exception, mais c’est presque inévitable, notamment dans le court français, du dialogue, pas toujours très crédible, et de la direction d’acteurs, parfois hasardeuse. Cette cohérence a son revers : le binge watching de la compétition entraîne assez vite une accoutumance à ce cinéma bien fait, bien produit, bien écrit et bien réalisé, qui laisse peu de place à l’imprévu et se contente souvent de traiter un sujet de façon assez conventionnelle. Ce sont, du coup, les œuvres les plus aventureuses qui tirent la couverture à elles, celles qui n’ont pas peur d’expérimenter et de déranger, refusant les récits bouclés ou bous

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Une belle brochette de courts…

CONNAITRE | Le festival du film court de Villeurbanne, manifestation phare du genre dans l’agglo, a commencé au Zola vendredi dernier et se poursuit jusqu’à dimanche. (...)

Christophe Chabert | Mardi 18 novembre 2014

Une belle brochette de courts…

Le festival du film court de Villeurbanne, manifestation phare du genre dans l’agglo, a commencé au Zola vendredi dernier et se poursuit jusqu’à dimanche. En plus de ses sections parallèles, c’est bien sûr sa compétition qui fera l’événement cette semaine, avec l’arrivée du jury et le palmarès samedi soir. Sur les trente-sept films présentés, une bonne douzaine vaut largement le déplacement, et on en parlera quotidiennement sur notre site web… Mais l’un d’entre eux est de ces chefs-d’œuvre qui éclipsent tous les autres. Il s’appelle La Part de l’ombre et est signé par Olivier Smolders, fabuleux cinéaste belge qui a construit une œuvre singulière puisqu’à l’exception d’un long resté hélas confidentiel, il n’a tourné que des courts. Son nouveau film se propose d’éclaircir, à partir d’une multitude de sources, l’énigme du photographe hongrois Oskar Benedek, dont la carrière sulfureuse et avant-gardiste a été interrompue par sa disparition mystérieuse en 1944. Smolders y trouve un nouveau prétexte pour explorer les puissances de l’image et son rapport à la mort, ici conçue comme un effacement progressif du vivant. Une œuvre-choc et hantée, dont on n

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Villeurbanne de l’autre côté du miroir

CONNAITRE | Et si la folie (médiatique, politique) de ces dernières semaines quittait le réel pour revenir à sa place, dans l’imaginaire de la littérature ? En choisissant (...)

Nadja Pobel | Mardi 8 avril 2014

Villeurbanne de l’autre côté du miroir

Et si la folie (médiatique, politique) de ces dernières semaines quittait le réel pour revenir à sa place, dans l’imaginaire de la littérature ? En choisissant le thème "Soyons fous !" pour sa quinzième édition, la précieuse Fête du livre jeunesse de Villeurbanne (qui se déploie dans toute la ville du 9 au 13 avril) promet de faire croire en l’impossible, à l’image de son invité d’honneur, Gilbert Legrand, sculpteur et plasticien qui imagine des personnages-objets aussi amusants que bien pensés : une hache devient un canard grognon, un pinceau un hérisson, une paire de ciseaux un couple enlacé... Compilées chez Sarbacane, ces créations sont à voir, au naturel ou en photo, à la MLIS durant un mois (jusqu’au 26 avril). L’artiste a aussi passé du temps à travailler avec les habitants du quartier de Cyprian-Les Brosses, la Fête du livre jeunesse étant tout sauf un saupoudrage tous azimuts. Au contraire, c'est tout au long de l'année qu'elle se construit avec les Villeurbannais, sous l'égide de son vaillant directeur et fondateur

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Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 2

ECRANS | Au terme de sa compétition, le festival du film court de Villeurbanne semble dessiner un boulevard pour le génial The Mass of men, qui a survolé la journée d’hier, malgré quelques belles révélations. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Samedi 23 novembre 2013

Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 2

Il y a des films qui, dans une compétition festivalière, ne font pas de prisonniers et écrasent tout sur leur passage. The Mass of men, chef-d’œuvre de Gabriel Gauchet dont on parlait ici, a déjà raflé des grands prix à tire-larigot, à Locarno, Grenoble, Grenade, etc. Le film n’a pourtant rien d’une bête à concours ; il représente juste ce que tout court-métrage devrait être : un regard sur le monde qui tient autant à la qualité d’une écriture, à la maîtrise de la direction d’acteurs et à des choix de mise en scène qui permettent au spectateur de vivre l’action mais aussi de la décoder et de la mettre en perspective. À l’aune de The Mass of men, les faiblesses de ses concurrents apparaissent criantes : tel cinéaste se regarde filmer, tel autre a un sujet, mais le décline scolairement à l’écran ; et celui-ci, qui n’a pas écrit des dialogues suffisamment pensés pour ses acteurs, et qui se retrouve à galérer pour les rendre cinématographiques… Qu’on soit clair, dans la compétition de Villeurbanne, si aucun f

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Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 1

ECRANS | À mi-parcours de sa compétition européenne, nos favoris au 34e festival du film court de Villeurbanne restent solidement en tête, malgré de jolies découvertes et un nouvel OVNI filmique de l’insaisissable Christophe Loizillon. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 22 novembre 2013

Festival du film court de Villeurbanne : Compétition, partie 1

Bon cru, annoncions-nous ici il y a quelques jours concernant la compétition européenne du festival du film court de Villeurbanne… Ça a tendance à se confirmer même si, après quatre programmes visionnés, il ne fait pas de doute que nos chouchous découverts dans d’autres festivals continuent tranquillement la course en tête : Avant que de tout perdre et L’Amour bègue — The Mass of men et Solitudes seront présentés aujourd’hui. Animations Commençons par ce qui fâche : on se demande, année après année, pourquoi le festival programme autant de films d’animations dans sa compétition. On n’a rien contre le genre en soi, mais il paraît évident que les films retenus ont l’air maigrichons face aux mastodontes de la fiction en prises de vue réelles. Exemple extrême : Snejinka (Flocon), dessin animé russe au-delà du naïf, avec son exotisme africain de pacotille façon sous-Kirikou. Ou enc

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Le court des choses

ECRANS | La compétition du 34e festival du film court de Villeurbanne s’annonce passionnante, et plus que jamais ouverte sur le monde — et ses affres —, vu par des cinéastes en quête d’audace et d’efficacité. La preuve en quelques films majeurs. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 14 novembre 2013

Le court des choses

Depuis que le festival du film court de Villeurbanne a fusionné ses compétitions francophone et européenne, cette épine dorsale de sa programmation a trouvé une nouvelle ampleur. Ce qui frappe cependant pour cette 34e édition, c’est que les films eux-mêmes semblent traverser les frontières, et il n’est pas rare de voir un cinéaste français tourner en Angleterre ou en Afrique du Sud… Une mondialisation qui se retrouve aussi dans les sujets abordés, où l’immigration et les conséquences de la crise économique forment le background de nombreuses fictions. Cette façon de prendre le pouls d’une époque n’a vraiment rien d’inattendu et serait même anecdotique si les films ne cherchaient pas avant tout de nouvelles formes pour traiter leur sujet. C’est particulièrement frappant dans The Mass of men de Gabriel Gauchet, un véritable chef-d’œuvre qui fait déjà figure de favori pour le palmarès final. Gauchet met d’abord en scène un fait divers sanglant, un massacre au pistolet à clous dans un Pôle emploi britannique, qu’il regarde à travers les images froides des caméras de survei

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Des Grecs et une Parmentier

ECRANS | C’est le début cette semaine de l’incontournable Festival du film court de Villeurbanne au Zola, qui s’annonce cette année comme un excellent cru. On dit ça (...)

Christophe Chabert | Mercredi 6 novembre 2013

Des Grecs et une Parmentier

C’est le début cette semaine de l’incontournable Festival du film court de Villeurbanne au Zola, qui s’annonce cette année comme un excellent cru. On dit ça car on a déjà jeté un œil à certains films de sa compétition européenne, et il y a de sacrés morceaux de cinéma là-dedans. On y reviendra en détail la semaine prochaine — le festival continue jusqu’au 24 novembre — mais il ne faudrait pas négliger les belles séances de cette semaine, à commencer par la carte blanche proposée à Julie-Marie Parmentier (vendredi 15 novembre à 21h), marraine et membre du jury de cette 34e édition, qui a fait de grands écarts de programmation, entre un court muet de Chaplin (Charlot boxeur) et un autre, absolument rarissime, de Takeshi Kitano, One fine day. Surtout, elle y a adjoint un court long métrage (64 minutes) de son amie Isild Le Besco, Demi-tarif. À l’époque, ce film hors norme et hors format avait trouvé un défenseur de choix en la personne du regretté Chris Marker, qui avait vu dans cette dérive de trois enfants livrés à eux-mêmes un souffle nouveau pour le cinéma français — confirmé par Le Besco ensuite dans ses deux a

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Maisons pleines

ARTS | Il n’y a pas que des Gratte-ciels à Villeurbanne. Le célèbre quartier, devenu logo de la ville, cache un habitat fait aussi de maisons. Ouvrières ou bourgeoises, ces demeures racontent la vie des habitants (ou inversement) dans une épatante exposition au Rize. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 7 mars 2013

Maisons pleines

Habiter une maison neuve ? Un rêve pour 74 % des français selon une enquête Ipsos affichée au Rize. Être propriétaire d’une maison ? Un souhait pour 89 % de nos concitoyens. Si le précédent Président de la République a tout fait pour exaucer ce désir de possession en le considérant comme une évidence, le Rize montre une autre toute autre réalité de la propriété. Car derrière ces chiffres, l’exposition Des maisons à Villeurbanne se bâtit, comme souvent dans ce lieu dédié aux «mémoires, cultures, échanges», sur la parole des habitants. Patrons versus élus Suivant une trame plus ou moins chronologique et au gré de neuf petites reproductions colorées, l'expo montre clairement que ce mode de logement (qui concerne aujourd’hui seulement 7% des Villeurbannais) a un sens profond. Car tout dans cette ville est corollaire à l’industrialisation. Ainsi, les patrons se sont emparés très tôt (dans les années 1880) du logement individuel pour mieux encadrer voire contrôler leurs ouvriers via un habitat imitant la hiérarchie de l’entreprise - logement c

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Le court, mort ou vif

ECRANS | Pour sa 33e édition, l’excellent Festival du film court de Villeurbanne va faire, contre vents et marées, le panorama d’un genre en perpétuelle mutation et en pleine expansion. Avec déjà un gros coup de cœur dans sa compétition :«American Football»… Texte : Christophe Chabert

Christophe Chabert | Dimanche 11 novembre 2012

Le court, mort ou vif

L’an dernier, c’était le big bang du passage au numérique qui avait bousculé le festival du film court de Villeurbanne. Il avait donc assisté à un déluge de films pour sa présélection, sans pour autant voir la qualité moyenne augmenter — au contraire, foi de Laurent Hugues, vaillant directeur et membre du comité de sélection. On pouvait penser que cette révolution (solaire) passée, le festival allait retrouver son rythme de croisière et profiter de l’aubaine nouvelle née d’une technologie qui a quand même beaucoup d’avantages (à commencer par une plus simple "circulation" des copies, et une facilité pour sous-titrer les œuvres non francophones). Patatras ! Voilà qu’à l’âge du Christ au tombeau, la manifestation, comme beaucoup d’autres festivals de cinéma rhodaniens, se retrouve amputée de sa subvention allouée par le Conseil Général. La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille pour Villeurbanne, mais plutôt que de jouer les veuves siciliennes, le festival a décidé d’aller de l’avant en fusionnant une fois pour toutes ses deux compétitions, francophones et européennes, donnant naissance à six programmes mélangeant les films indifféremment de leur provenance géo

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«Un piédestal pour les acteurs»

ECRANS | Rencontre avec Morgan Simon, auteur et réalisateur d’"American football", un premier court d’une grande maîtrise et d’une belle intelligence qui renouvelle habilement le genre classique du "boy meets girl" à la française. Tourné à Lyon, le film a l’honneur de faire l’ouverture et d’être en compétition au festival. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Vendredi 9 novembre 2012

«Un piédestal pour les acteurs»

American football est votre premier court…Morgan Simon : Pas tout à fait. C’est le premier avec un vrai budget. J’ai fait la FEMIS à Paris, en section scénario, j’ai tourné des films avec l’école et à côté, dans toutes sortes de formats. Disons que c’est le premier court professionnel. Le film est un boy meets girl classique mais inscrit dans un milieu inédit, celui du hardcore, avec des personnages très originaux… Qu’est-ce qui est venu en premier ?J’écoutais beaucoup ce genre de musique, bien avant de m’intéresser au cinéma, et j’ai eu envie d’en parler, de la fascination pour ce milieu, pour les tatouages. Le film était censé mélanger un côté très cinéma français et un côté plus film indépendant américain, de part ce milieu décalé. Le scénario n’était pas centré sur l’histoire d’amour au début, mais le personnage de la fille est devenu de plus en plus important ; j’ai fait le choix d’aller dans cette direction. Je trouvais intéressant de parler de ce milieu par le biais de la comédie sentimentale, plutôt que de faire un film frontal sur le sujet. On pense

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Invites à l'envie

CONNAITRE | Spectacle de rue, de théâtre, de danse, de mimes et de marionnettes, musique, bienvenue au festival «pas pareil» qui, dans les rues de Villeurbanne et pour la modique somme de rien, opère chaque année, un retour à ces festivités d'antan où l'on montrait des ours à la foule pendant qu'un acrobate cracheur de feu tentait de prendre le dessus sur un joueur de flûte. On exagère à peine. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 14 juin 2012

Invites à l'envie

Commençons par la (super)star : Didier Super et sa désormais célèbre – bien que non encore joué à Broadway, sans doute pour d'obscures histoires de contrats – comédie musicale, sobrement intitulée Didier Super La Comédie Musicale! (Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ?). Où il est question de milliardaire dépressif, de témoins de Jéhovah, d'un président de la République déprimé et de cascades en BMX. Quelque chose nous dit que la proximité géographique entre le Nordiste et la compagnie belge Les Royales Marionnettes n'est pas pour rien dans la foutraquerie annoncée du spectacle Et ta sœur ? : où un, entre autres, vice-champion de lancer de crotte de nez affronte sa sœur spécialiste du perçage de tympans. Guère moins fantaisiste, L'Éléphant vert, avec son «théâtre d'intervention déambulatoire» mettant en scène, dans Le Meilleur Ami de l'homme, des Homme-chiens. Corps Migrateurs Il y a aussi des noms étranges, comme La Clique sur la Mer et son Orphéon sur la Ville, un sextet, qui nous promet des valses felliniennes. Des noms plus

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À brut pourpoint

SCENES | Même menacé d’expulsion – après résiliation du bail par les propriétaires des locaux le 31 décembre 2011, l’association Théâtre et Compagnie de l’Iris occupe les (...)

Nadja Pobel | Jeudi 24 mai 2012

À brut pourpoint

Même menacé d’expulsion – après résiliation du bail par les propriétaires des locaux le 31 décembre 2011, l’association Théâtre et Compagnie de l’Iris occupe les murs «à titre précaire» -, le Théâtre de l’Iris poursuit inlassablement son travail de défrichage du théâtre contemporain. Pour la douzième année consécutive, le festival Brut de fabrique (jusqu’au samedi 2 juin) permet de découvrir le travail d’amateurs (issus d’ateliers de centres sociaux ou en collèges), d’apprentis (élèves de l’école nationale de musique, danse et art dramatique de Villeurbanne) ou de professionnels (comme Sylvain Bolle-Rédat). Chaque soir, c’est une double ration qui est au menu, à 19 heures puis à 21 heures, avec des textes contemporains (Alessandro Baricco pour Transatlantique Atlas) ou classiques (Feydeau avec Couples d’enfer) pour la modique somme 8€, un tarif inchangé depuis des lustres ! Outre le théâtre, le festival s’ouvre également à la musique avec des déclinaisons poético-musicale comme Le Désir de l’humain, concert-spectacle d’après les c

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Participez au projet Jumelages du Rize de Villeurbanne

ARTS | Habitant de Villeurbanne, vous êtes peut-être la jumelle ou le jumeau d’un habitant d’El Eulma en Algérie.

Dorotée Aznar | Vendredi 17 février 2012

Participez au projet Jumelages du Rize de Villeurbanne

Si vous ou votre enfant êtes nés à l’une des dates suivantes, contactez le Rize de Villeurbanne  et participez au projet Jumelages en vous faisant photographier. Votre photo sera exposée à côté de celle de votre « jumeau », à partir de mars au Rize.  4 novembre 195523 décembre 196918 mars 197211 juin 197212 avril 198228 février 20048 août 200413 juin 2009   Depuis le 27 octobre 2011, Villeurbanne est jumelée à la ville algérienne El Eulma. La série de photographies « Jumelages » se propose de réunir les portraits des habitants des deux villes nés le même jour. S’appropriant la notion de jumelage, le photographe François Diot créé une passerelle photographique étonnante entre les deux villes et tisse des liens entre les habitants « pour reconnaître dans l’étranger le semblable différent ». Cette exposition accompagne aussi la programmation du Rize de la même période qui évoquera les relations entre la France et l’Algérie pendant et depuis la Guerre

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Digitalisation en courts

CONNAITRE | La révolution numérique a touché Le Zola et le Festival du film court de Villeurbanne ! Conséquence : une explosion du nombre de films présentés en présélection… Reste à savoir si la qualité de la compétition suivra, mais les à-côtés du festival sont d’ores et déjà impeccables. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Mercredi 9 novembre 2011

Digitalisation en courts

Annoncée depuis des années, accélérée par la conversion des salles à la projection numérique, le Festival du film court de Villeurbanne va vivre, pour sa 32e édition, sa révolution numérique. Car jusqu’ici seuls les films possédant une copie 35 mm avaient le droit de concourir au sein de la compétition française et francophone. La première conséquence a été l’inflation considérable du nombre d’œuvres présentées au comité de sélection : 800 au lieu des 400 des éditions précédentes. Laurent Hugues, directeur du festival, avait eu beau tenter d’endiguer cette explosion en la limitant aux supports vidéos professionnels et aux films possédant une société de production, rien n’y a fait : la démocratisation numérique et l’auto-entreprise permettent à beaucoup d’amateurs de s’improviser cinéastes. Au final, ce même Laurent Hugues nous avouait que la physionomie de la compétition n’allait pas être affectée par ce boum ; les critères du comité tablent toujours sur l’originalité du regard et de la proposition cinématographique, qui n’a rien à voir avec les conditions de production. Comme un symbole, le gagnant du Grand Prix 2010, Aurélien Vernhes-Lermusiaux, revient en compétition en 2011

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Le Palais du travail

ARTS | Autres lieux / La Ville de Villeurbanne a de la suite dans les idées. Pendant que le TNP flambant neuf va être inauguré ce week-end du 11 novembre, le Rize, (...)

Nadja Pobel | Vendredi 4 novembre 2011

Le Palais du travail

Autres lieux / La Ville de Villeurbanne a de la suite dans les idées. Pendant que le TNP flambant neuf va être inauguré ce week-end du 11 novembre, le Rize, espace culturel “mémoires et société”, rappelle dans une sobre et belle exposition (jusqu’au 25 février) que ce lieu ne fut pas qu’un théâtre mais un Palais du travail aux multiples fonctions né en 1934 en même temps que les Gratte-ciels et la colossale mairie. Vaste projet architectural, proche des maisons du peuple (celles de Pierre-Bénite et Vénissieux voient le jour en 1934 aussi), le Palais du travail répond aux idées politiques claires du maire Lazare-Goujon : offrir un lieu pratique et festif aux ouvriers et développer l’éducation populaire. Dans ce bâtiment, construit selon les plans de Morice Leroux, se trouvent donc un dispensaire hygiéniste (pour faciliter l’accès aux soins), une salle de spectacle (des opérettes essentiellement), une brasserie, des bureaux pour les syndicats et même une piscine au sous-sol qui existent toujours. D’admirables photos noir et blanc, des plans, des affiches bigarrées de spectacles et des extraits vidéo de pièces retracent cette fascinante

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L’art populaire du théâtre

ACTUS | Story / Ce n’est pas une superstition qui se cache derrière le 11.11.11, date de réouverture du TNP de Villeurbanne, mais un hommage à son passé : le lieu a été inauguré le 11 novembre 1920 au Trocadéro, à Paris. Depuis 1972, l’un des plus importants théâtres français est implanté à Villeurbanne. Récit de ce «défi en province». Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 4 novembre 2011

L’art populaire du théâtre

Il y a plusieurs histoires du Théâtre National Populaire. Celle de cette appellation-même née à Paris au Trocadéro et confiée à Firmin Gémier, acteur et metteur en scène. Au sortir de la guerre, après bien des changements de noms, le TNP est aussi l’histoire de Jean Vilar, qui en prend la direction de 1951 à 1963, toujours à Chaillot, puis de Bob Wilson. Parallèlement, à Lyon, un jeune metteur en scène-acteur-auteur crée le théâtre de la Comédie en 1952 (aujourd'hui théâtre des Marronniers). Rapidement à l’étroit dans cette salle de cent places, il veut plus grand mais Lyon ne lui offre rien (Pradel est moins accommodant qu’Herriot) et c’est chez le voisin villeurbannais qu’il trouve hospitalité. Le maire Étienne Gagnaire lui permet de diriger (à 26 ans !) le Théâtre municipal de la Cité. Contrairement à ses missions, Roger Planchon ne poursuit pas la programmation d’opérettes, mais continue à faire ses spectacles dans un lieu de mille places au cœur du Palais du travail. En quinze ans, après avoir monté des classiques, des contemporains (Vinaver dès son premier texte, Aujourd’hui ou les coréens), après des anicroches avec le maire SFIO qui prend Planchon pour un «g

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Free Rock

MUSIQUES | Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 9 juin 2011

Free Rock

Musique / Avec les années, à force de se figurer un festival «pas pareil», en plus d'être gratuit, on avait presque oublié que les Invites étaient également un événement musical. La faute à une programmation plus aussi folichonne que par le passé. Le festival villeurbannais nous rappelle pourtant cette année à cette vérité avec de quoi satisfaire ceux que le spectacle de rue laisse un peu à la rue justement (il y en a). C'est donc un programme musical tout à fait goûtu que nous a pondu les Invites, entre valeurs sûres, exigence artistique et folie propre à la jeunesse. On vérifiera ainsi que pour être Raides, les Têtes qu'on connaît bien ne sont pas mortes. Ou que l'on peut aujourd'hui en 2011, mélanger le punk hollandais d'avant garde et le jazz éthiopien, comme le font régulièrement The Ex et Getatchew Mekuria, au risque de faire bondir les Claude Guéant de la police culturelle. Même si l'on a oublié les éphémères Quadricolor, terrible concept mort-né dans le cerveau malade de l'inénarrable Bruno Vandelli de feu-Pop Stars sur M6, on n'en goûtera pas moins la pop tordue du groupe éponyme (sans doute un hommage) : un quatuor de fieffés niçois en proie au foisonnement

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L'île aux grands enfants

CONNAITRE | Non, la Fête du livre jeunesse n'est pas interdite aux adultes. Déjà parce que s'y déploie, de débats sérieux (en tête ceux consacrés au tabou de l'homosexualité et à (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 8 avril 2011

L'île aux grands enfants

Non, la Fête du livre jeunesse n'est pas interdite aux adultes. Déjà parce que s'y déploie, de débats sérieux (en tête ceux consacrés au tabou de l'homosexualité et à la parité dans l'édition) en expositions ciblées (de l'art postal à la place du corps dans les jeux), le B.A.-BA des salons littéraires. Surtout, il faut avoir conscience que le temps où la production dédiée aux lecteurs pré-pubères se résumait à des mascottes neuneus et des récits suintant de bons sentiments est largement révolu. Il suffit de se pencher sur le cast des invités pour s'en convaincre. Du côté des écrivains, on notera en particulier la présence de Jeanne Benameur, qui vient de signer avec Les Insurrections singulières (Actes Sud), portrait d'un ouvrier en pleine crise existentielle, un magnifique roman de révolte. Chez les illustrateurs, on ne manquera pas de jeter un œil aux pétillants gribouillis de Carole Chaix, aux acryliques veloutées de Nicolas Duffaut et aux estampes tridimensionnelles de Zhihong He. Enfin, dans la case BD, l'événement réside dans la venue du surdoué du mouvement Bastien Vivès, dernièrement auteur de Polina (Casterman), élégante et émouvante chronique de l’ascension d'une danseuse

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De l’amour (propre)

ECRANS | Bilan du 31e festival du film court de Villeurbanne : pas de véritable choc dans la compétition française, mais quelques films réussis qui dessinaient de beaux univers d’auteurs, sur la forme ou sur le fond. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Lundi 29 novembre 2010

De l’amour (propre)

Bilan / Avant le début du festival du film court de Villeurbanne, Laurent Hugues, son directeur, parlait d’une compétition française «hétérogène dans sa forme» : il n’avait pas tort, tant les films se ressemblaient peu entre eux. À leur meilleur, les films offraient des propositions qui, sans être foncièrement originales, témoignaient d’une maîtrise du récit ou de la mise en scène qui les plaçaient bien au-deçà d’un coup d’essai. Ainsi de "Ya basta !" de Gustave Kervern et Sébastien Rost (Prix du public), une réjouissante comédie rentre-dedans sur des handicapés qui utilisent leurs «talents» pour commettre un casse. Moins expérimental que les réalisations de Kervern dans le long, le film tient toutefois son objectif : faire rire sans se poser des questions de morale, les remplaçant par un humanisme cru façon frères Farelly. Autre beau film du festival, "Petit tailleur" de Louis Garrel (Prix Petit Bulletin) se lit comme une transposition fictionnelle de la situation de son auteur. L’hésitation d’Arthur entre son travail de tailleur et sa rencontre avec Marie-Julie, actrice caractérielle, est aussi celle de Garrel, entre son statut de cinéaste héritier d’un cinéma très français (l

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Courts d’ici

ECRANS | Local / Chaque année, le festival du film court de Villeurbanne laisse une place aux films tournés dans la région par de jeunes cinéastes. Si cette production (...)

Christophe Chabert | Jeudi 11 novembre 2010

Courts d’ici

Local / Chaque année, le festival du film court de Villeurbanne laisse une place aux films tournés dans la région par de jeunes cinéastes. Si cette production s’infiltre pour cette édition dans la compétition française et francophone avec trois films sélectionnés, Le Court en Rhône-Alpes se charge d’accueillir les recalés ou les films ne disposant pas d’une copie 35mm. C’est le cas notamment du très prometteur "Onze repas" de Louise Hémon, qui a lui seul justifie que l’on aille jeter un œil au programme. Cette jeune réalisatrice est partie d’une douloureuse anecdote autobiographique : le suicide d’une de ses amies anorexiques. La réussite de "Onze repas" tient cependant à ce qu’Hémon n’a pas cherché à en faire un film à sujet, mais à inventer une écriture cinématographique originale et pertinente pour représenter le drame vécu par cette post-adolescente, incarnée à l’écran de manière très convaincante et par Thiodilde Fernagu. Au-delà des séquences quotidiennes, Hémon filme les cérémoniaux qui remplacent les repas, le moment où seule avec elle-même, le personnage se transforme en une masse d’énergie vitale, d’angoisses et de rêveries que la cinéaste saisit comme un corps libre,

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Brèves histoires d’amour

ECRANS | Cinéma / 31 ans à proposer le meilleur de la production française et européenne en matière de court-métrage, cela relève de l’amour. Rien d’étonnant à ce que cela devienne le slogan et le thème du festival du film court de Villeurbanne, dont l’intégrité et la qualité ne seront pas démenties en 2010. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 11 novembre 2010

Brèves histoires d’amour

La facilité pousserait à dire qu’un festival de court-métrage est un reflet des tendances et des réalités de la production ; trop simple, cependant. Car un festival se construit aussi en réaction aux scories les plus voyants et aux modes les plus apparentes qui envahissent le genre. Un rapide coup d’œil dans le rétro des dix dernières éditions du festival du film court de Villeurbanne en témoigne : quand les cinéastes s’intéressaient au réalisme social, Villeurbanne tentait des embardées vers le cinéma de genre ; quand les comédies occupaient l’espace au prix d’une certaine médiocrité d’écriture et de mise en scène, le festival faisait le choix de l’austérité et de l’audace formelle ; lorsqu’à l’inverse cette austérité a viré pontifiante, la programmation a ouvert ses portes à des films ludiques, drôles et légers. On en était resté là l’an dernier, et même si le Grand prix (commun, rappelons-le pour la frime, avec le prix attribué par nos lecteurs) attribué à "Corpus / Corpus" n’était pas exactement un parangon de gaudriole, les diverses compétitions avaient été marquées par un retour à des œuvres moins radicales (exemplairement, "Logorama", l’autre grand gagnant de 2009, a fait

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«Une compétition hétérogène»

ECRANS | Entretien / Laurent Hugues, directeur du festival du film court de Villeurbanne. Propos recueillis par CC

Christophe Chabert | Jeudi 11 novembre 2010

«Une compétition hétérogène»

Petit Bulletin : La compétition française et francophone s’annonce relevée cette année…Laurent Hugues : Oui, mais c’est assez hétérogène dans la forme. Par exemple, d’un côté, le dernier Hendrick Dussolier, "Babel", qui est une vision très esthétique de la Chine entre son urbanité et sa ruralité ; de l’autre, "Petit tailleur" de Louis Garrel, qui est ce qu’on a trouvé de plus maîtrisé, de mieux écrit dans le court métrage. Il y a aussi "Ya basta" de Kervern, qui a déjà fait du long, et qui est une bonne synthèse de ce qui peut amener le public au court. Ça dure dix minutes, c’est équilibré, il raconte une bonne histoire avec des personnages qui existent. Ne sort-on pas de l’image du court comme un coup d’essai ?Le film de Garrel n’est pas un coup d’essai ; beaucoup de longs français sont moins bien produits, moins bien montés que ce court-là. Mais il y a aussi un type comme Jean-Gabriel Périot, qui n’est pas très connu car il vient plutôt d’un réseau alternatif. Il revient avec un film qui s’intitule "Les Barbares" : c’est une succession d’images des grands de ce monde pris dans des photos o

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Pas vus, pas de prix

MUSIQUES | Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 11 juin 2010

Pas vus, pas de prix

Musique / En dépit d'une place de plus en plus importante accordée à ce qu'on nomme communément les arts de la rue, les Invites met chaque année un point d'honneur à ne pas s'engager pour autant dans une impasse musicale. Surtout qu'on y a vu du beau monde, aux Invites. Oui, mais voilà : quand on est à la tête d'un événement gratuit et qu'on ne peut compter sur une billetterie à 50 euros (pour être poli), difficile de se payer Lady Gaga (exemple non contractuel). Ce qui n'est pas plus mal dans la mesure où, aux Invites, on lui préfère des gens plus discrets qui ne portent pas de soutiens-gorge en forme de mitraillette ou de Cathédrale de Reims. C'est que, événement populaire oblige, il ne s'agit pas de faire peur aux enfants mais de proposer une programmation capable de toucher le plus grand nombre en restant artistiquement exigeante. Pas ramenard, le festival pas pareil opte donc, à l'exception du vétéran Sanseverino, pour la découverte, le «pas (encore) vu ailleurs». Alors oui, certes, on rétorquera que Piers Faccini ou Slow Joe ont tous deux dormi (et même chanté) à Lyon ces derniers mois. Mais, si l'on était moins égoïste, on dirait que la gratuité et l'esprit du festival perme

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Le banco BLK JKS

MUSIQUES | Musique / Révélation rock de l’année, les Sud-africains de BLK JKS vont créer l’événement aux Invites. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 10 juin 2010

Le banco BLK JKS

Alors que les yeux de la planète foot sont tournés vers l’Afrique du Sud, Les Invites reçoivent la visite d’un groupe qui a révélé au monde, avec son premier album "After robots", que le rock sud-africain était une réalité. On avait déjà fait connaissance avec le rap de Johannesbourg et l’électro du Cap ; on pouvait même, depuis quelques temps, se plonger dans l’histoire du rock psychédélique et du funk de Soweto grâce aux excellentes compilations "Next stop Soweto". Les quatre membres de BLK JKS (prononcez Black Jacks) semblent avoir digéré tout cela et produisent une musique reposant sur une énergie rock, même si leurs chansons ont peu à voir avec les tubes calibrés de Gossip. BLK JKS joue à tous les niveaux la carte du mélange : d’abord des langues, puisque l’anglais y rencontre un des nombreux dialectes officiels sud-africains ; ensuite dans les structures des morceaux, au cours sinueux, où les crêtes et les creux remplacent les couplets et les refrains, ménageant ainsi une grisante sensation de tempête et d’accalmie — à ce titre, l’excellent "Banna Ba Modimo" fait figure de manifeste. On peut même voir se profiler, dans les chœurs qui accompagnent Lakeside, autre morceau phare

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Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

CONNAITRE | Festival / Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation.

Dorotée Aznar | Lundi 26 avril 2010

Les Invites de Villeurbanne 2010, par ici la programmation

Du mercredi 16 au samedi 19 juin, Les Invites de Villeurbanne proposent la neuvième édition du festival «pas pareil» et entièrement gratuit. Programmation. Plus de soixante spectacles seront proposés du 16 au 19 juin, en musique et en arts de la rue. Mercredi 16 juin- Arts de la rueTout fou tout flyBébert & LoloAnnibal et ses éléphantsOpusLes ColporteursGénérik vapeur26 000 couverts Jeudi 17 juin- Arts de la rueTout fou tout flyOpusCIAIlimitrofÉquipe BGénérik vapeurAnnibal et ses éléphantsLes Requins marteauxL’illustre famille Burattini26 000 couverts -MusiqueAnthony Joseph & the spasm bandSoul jazz orchestraBomba estereo Vendredi 18 juin- Arts de la rueTout fou tout flyCIACirqu’ulation localeCirkatomikNo tunes internationalCie Lézards bleusL’illustre famille Burattini26 000 couverts - MusiqueLucy loveGableSanseverinoThe SubsPiers Faccini Samedi 19 juin- Arts de la rueCIANo tunes internationalTeatro gestual de ChileDel reves

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Le court au corps

ECRANS | Festival / Christophe Loizillon et son film 'Corpus / Corpus' sont les grands vainqueurs du 30e festival du film court de Villeurbanne au sein d’une compétition inégale, avec néanmoins quelques très bonnes surprises. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Dimanche 22 novembre 2009

Le court au corps

La double récompense (Grand prix du jury et Prix des lecteurs du Petit Bulletin) obtenue par Christophe Loizillon au 30e festival du film court de Villeurbanne est réjouissante. Elle couronne un auteur discret au parcours atypique : on l’avait découvert avec une série de courts entre fiction et documentaire, puis un premier long formidable (Le Silence de Rak, avec François Cluzet), et un second qui connut un grave échec public (Ma caméra et moi). Loizillon revient donc au format court avec Corpus / Corpus, qui interroge les rapports de l’homme à l’homme à travers une série de plans-séquences où les corps n’ont pas de visage. Une pédicure et un homme âgé, une prostituée et son client, une psy et sa patiente, un bébé et un pédiatre, un cadavre et un thanatopracteur : qu’est-ce qui passe dans ces relations ? Les fluides corporels et les sécrétions, mais aussi, hors champ, l’argent, grand fantôme de ces rapports humains. Le soir du palmarès, Loizillon annonça que ce film très fort était le premier d’un triptyque dont on pourra voir le deuxième volet samedi 28 novembre au Comœdia dans le cadre du festival Docencourts. On en reparle, donc… Pétrole contre blockbus

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Repères

CONNAITRE | Ils ont été primés à Villeurbanne…

Christophe Chabert | Vendredi 6 novembre 2009

Repères

Erick Zonca : en 1994, le futur réalisateur de 'La Vie rêvée des anges' fait un carton dans le court métrage. À Villeurbanne, 'Éternelles' remporte le Prix France 3 Rhône-Alpes en 1994. Samuel Benchétrit : avec 'Nouvelles de la Tour L.', l’écrivain-cinéaste remportait en 2000 le Prix TLM. Fiona Gordon et Dominique Abel : la même année, les auteurs belges de 'Rumba' reçoivent le prix TPS Cinéstar avec 'Walking on the wild side'. François Favrat : son deuxième long, 'La Sainte-Victoire', sera en décembre sur les écrans. En 2001, il reçoit le Prix Fuji de la première œuvre pour 'Mon meilleur amour'. Matthias Gokalp : 'Rien de personnel', son premier long métrage, est sorti en septembre. En 2004, il avait obtenu le Prix de la liberté avec le très fort 'Le Droit Chemin'.

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Séances tenantes

CONNAITRE | Événements / Le festival du film court de Villeurbanne a choisi comme parrain de son trentième anniversaire une personnalité exceptionnelle du cinéma français : (...)

Christophe Chabert | Vendredi 6 novembre 2009

Séances tenantes

Événements / Le festival du film court de Villeurbanne a choisi comme parrain de son trentième anniversaire une personnalité exceptionnelle du cinéma français : Jean-François Stévenin, à qui a été confiée la traditionnelle carte blanche qui inaugure la manifestation (le vendredi 13 novembre). Celle-ci fera figure de rétrospective de sa carrière dans le court métrage. Car si Stévenin a traversé le cinéma, de Truffaut à Godard, de Richet à Salvadori, et s’il en a écrit une des pages les plus libres (les trois films qu’il a réalisés, tous trois magnifiques), il a aussi régulièrement fait des incartades dans le format court. Et comme Stévenin a l’esprit de famille, il a voulu que le dernier film de cette soirée soit celui réalisé par sa fille Salomé. Le festival poursuit par ailleurs son ancrage local avec un nouveau programme du Court en Rhône-Alpes, qui se met au diapason de cette édition anniversaire : il proposera donc un survol de trente années de création régionale. Cette sélection n’a pas à rougir face à la Longue nuit du film court, puisqu’on y verra les premiers pas de Jacques-Rémy Girerd (réalisateur de La Prophétie des grenouilles et Mia et le Migou), Christian

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Une longue histoire du film court

CONNAITRE | Cinéma / Pour ses trente ans, le festival du film court de Villeurbanne se tourne vers son passé et fait le bilan en films de trois décennies de court métrage. Mais par-delà cet anniversaire, les compétitions de 2009 affirment avec force la vitalité du genre. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Jeudi 5 novembre 2009

Une longue histoire du film court

À trente ans, certains ont le vague à l’âme, une pointe de nostalgie et un peu d’angoisse. Pas le festival du film court de Villeurbanne, ni son directeur Laurent Hugues. En confectionnant la trentième édition de cette manifestation-clé dans l’actualité cinématographique locale, il a entrepris un vaste travail de mémoire, en revoyant les films distingués lors des palmarès précédents, afin de confectionner ce qui représente la grande soirée anniversaire du festival : une longue nuit du film court où seront projetés 28 films primés à Villeurbanne toutes éditions confondues. Toute une époque !Le choix était vaste (224 films ont obtenu un prix, sans compter les mentions spéciales !), et le résultat, riche en œuvres majeures ou en films cultes, permet à cette rétrospective de faire le bilan de trente ans de courts métrages. «Le début de la compétition correspond à un âge d’or du court français», explique Laurent Hugues. «On trouve des réalisateurs comme Eric Rochant, Matthieu Kassovitz, Pierre Salvadori, Jean-Pierre Jeunet ou Cédric Klapisch. Mais plus intéressant que cet empilement de noms, ce sont les films eux-mêmes. En les revoyant au printemps, je me suis aperçu que

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Salle d'attente

ARTS | «Rendez-vous», événement créé en 2002 défendant la jeune création contemporaine, propose une édition 2009 assez exceptionnelle réunissant une vingtaine de plasticiens. Parmi eux, l'Argentine Veronica Gomez expose une installation-environnement particulièrement émouvante... Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 16 octobre 2009

Salle d'attente

Un long couloir étroit et grisâtre. Au bout, on aperçoit la lumière d'une applique et entend quelques notes de piano s'égrenant seules, mélancoliques et vénéneuses. On apprendra plus tard qu'il s'agit des ‘Vexations’ d'Erik Satie, composées en 1893 après à sa rupture avec la peintre Suzanne Valadon, seule (courte) liaison connue du musicien. Une brève mélodie qu'il faut répéter 840 fois et qu'un John Cage a eu l'enthousiasme d'interpréter dans son intégralité, vingt heures durant... L'amour, la création, le temps : voici les trois «héros» de Veronica Gomez posés d'emblée, par touches discrètes. Franchissant ensuite une vieille porte entrebâillée, nous découvrons une sorte de chambre de bonne, quittée récemment par une jeune inconnue : il y a des mégots de cigarettes nimbés de rouge à lèvres dans un cendrier, un petit lit défait avec un carnet à dessins posé dessus, des mules rouges au pied du lit, quelques bijoux et bibelots féminins sur la table de nuit... Le visiteur devient vite une sorte de détective traquant les indices pour en connaître un peu plus à propos de l'absente. Et sur un bureau trouve cette carte d'astrologue où il est écrit : «Vous trouverez l'amour de votre vie da

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