Art noctambule

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 17 novembre 2011

Photo : Eduardo Arroyo


Nuit résonance / Ce jeudi 24 novembre, un grand nombre de galeries et centres d'art (sur la Presqu'île et le plateau de la Croix-Rousse essentiellement, ou à proximité comme la galerie Artaé dans le 3e par exemple) ouvrent leurs portes jusqu'à 23h environ. Vous pouvez en profiter pour découvrir les expositions de William Klein au Réverbère, du photographe anglais Tom Wood au Bleu du Ciel, de l'égyptien Nabil Boutros chez Regard Sud, de cinq jeunes artistes interrogeant notre perception de la réalité à Néon, ou des très nombreux artistes, de la Figuration libre ou narrative notamment (Erro, Rancillac, DiRosa, Fromanger), qui rendent hommage à Christian Calligarot, fondateur de la galerie Confluence(s) à l'IUFM… Par ailleurs, l'Ecole des beaux-Arts présente une exposition éphémère autour des relations entre l'art et l'histoire, et plusieurs DJ (dont le petit-fils du compositeur Prokofiev !) proposent un drôle de bal place des Terreaux en mixant du Steve Reich, du Stockhausen ou du Ligeti… Autre événement a priori fort sympathique : de très nombreux films d'artistes seront projetés au Passage Thiaffait, projections entrecoupées de performances d'Eric Watier qui expose actuellement à la Bibliothèque de la Part-Dieu. Jean-Emmanuel Denave

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Une Biennale sur la fragilité

Art Contemporain | Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 21 octobre 2021

Une Biennale sur la fragilité

Décalée d’un an en raison du Covid, la 16e Biennale d’Art Contemporain aura lieu du 14 septembre au 31 décembre 2022. Les deux commissaires invités Sam Bardaoui et Till Fellrath (tous deux fondateurs en 2009 de la plateforme Art Reoriented) imaginent l’événement comme "Un manifeste de la fragilité", avec une approche résolument transhistorique quant aux œuvres (de l’art le plus ancien à la création contemporaine) et la plus ouverte possible à un large public. « Notre fragilité est universelle – elle est ressentie partout et par tous, quel que soit le contexte dans lequel elle se révèle. Le corps en porte l’illustration » écrivent les commissaires en avant-propos.

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Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Politique Culturelle | La Biennale de la Danse et celle d'Art Contemporain, Nuits sonores et le Lyon Street Food Festival : quatre institutions culturelles de grande envergure se retrouveront SDF en 2023 et sont à l'heure actuelle sans solution de repli, suite à la décision du président de la Métropole Bruno Bernard de transformer Fagor-Brandt en entrepôt TCL, sans concertation préalable avec les occupants culturels pour les reloger ailleurs.

Sébastien Broquet | Jeudi 30 septembre 2021

Bruno Bernard transforme Fagor-Brandt en entrepôt TCL, les Biennales, Lyon Street Food et Nuits sonores sont SDF

Les anciennes usines Fagor-Brandt transformées en local technique du Sytral, afin de stocker les tramways, entre autres. C'est ce qui va se passer à horizon début 2023. Mauvaise nouvelle pour le milieu culturel et événementiel lyonnais, qui avait posé son empreinte sur ce lieu immense depuis quelques années maintenant : Nuits sonores, Lyon Street Food Festival et les Biennales de la Danse et d'Art Contemporain se déroulaient là-bas. Bien sûr, la réhabilitation de Fagor-Brandt, qui est une friche industrielle, était dans l'esprit de tous. Mais pas si vite. Et pas sans concertation préalable. Surtout en ce qui concerne les Biennales, qui avaient investi financièrement pour réhabiliter les lieux et pensaient rester quelques années sur place. C'est une surprise Isabelle Bertolotti, directrice du Musée d'Art Contemporain et de la Biennale d'Art Contemporain, est très claire lorsque nous lui posons la question : « nos bureaux sont là-bas, pas seulement nos événements. La Biennale d'Art Contemporain se déroulera bien en 2022 à Fagor-Brandt, mais pour la Bienn

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La Biennale d'Art Contemporain repoussée à 2022

Art Contemporain | Conséquence du report de la Biennale de la Danse au printemps 2021 : tel un domino, la 16e Biennale d'Art Contemporain, initialement prévue en septembre (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 20 mai 2020

La Biennale d'Art Contemporain repoussée à 2022

Conséquence du report de la Biennale de la Danse au printemps 2021 : tel un domino, la 16e Biennale d'Art Contemporain, initialement prévue en septembre 2021, est repoussée à son tour à septembre 2022. Selon un communiqué publié par l'équipe de la Biennale, « la situation sanitaire internationale actuelle ralentit considérablement les possibilités de résidences et de productions, les interactions entre les projets artistiques et le monde économique, et les collaborations avec le tissu associatif. Dans ce contexte particulier, ce report s’impose afin de préserver la qualité des liens entretenus avec les artistes qui fait la renommée de la Biennale de Lyon. » Pas de changement du côté des commissaires invités, qui continuent d'œuvrer sur cette Biennale repoussée : Sam Bardaouil et Till Fellrath restent présents dans l'a

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Deux commissaires indépendants pour la Biennale 2021

Biennale d'Art Contemporain | La Biennale d'Art Contemporain 2019 à peine démontée, on connaît déjà les noms du duo de commissaires invités à concocter l'édition 2021 : le Libanais Sam Bardaouil (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 4 mars 2020

Deux commissaires indépendants pour la Biennale 2021

La Biennale d'Art Contemporain 2019 à peine démontée, on connaît déjà les noms du duo de commissaires invités à concocter l'édition 2021 : le Libanais Sam Bardaouil et l'Allemand Till Fellrath. Deux commissaires indépendants qui se sont rencontrés à New York et qui ont déjà signé ensemble plus d'une cinquantaine d'expositions à travers le monde, dont en France en 2016 au Centre Georges Pompidou l'originale Le Surréalisme en Égypte. Sam & Till se sont penchés aussi sur la scène moderniste du Moyen Orient, la jeune création iranienne, l'abstraction coréenne... « Ravis de cette invitation », les deux commissaires annoncent, dans le communiqué de presse de la Biennale, vouloir « faire dialoguer les diverses positions artistiques et culturelles que nous avons rencontrées au cours de ces années de pratiques indépendantes de par le monde, avec la scène artistique française. À l'occasion du trentième anniversaire de la Biennale, nous envisageons une manifestation amb

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"Femmes", de Nina Chanel Abney

L'Œuvre de la Semaine | À la vue de la grande peinture qui recouvre une partie de la façade du MAC, nous sommes immédiatement séduits par le fond rose et les corps féminins de (...)

Sarah Fouassier | Mardi 12 novembre 2019

À la vue de la grande peinture qui recouvre une partie de la façade du MAC, nous sommes immédiatement séduits par le fond rose et les corps féminins de différentes couleurs de peau qui se mêlent et s’empoignent. Femmes de l’Afro-Américaine Nina Chanel Abney nous rappelle l’hybridité des corps des Demoiselles d’Avignon de Picasso ou les Nu bleu de Matisse. L’artiste questionne les stéréotypes de genre avec des corps féminins aux formes anguleuses, mais aux seins ronds. Deux figures féminines possèdent des moustaches démontrant que cet attribut n’est pas uniquement masculin, car si la moustache chez les femmes est dissimulée, elle existe. En ce mois de novembre et du "Movember" qui invitent les hommes à se faire pousser la moustache, les femmes aussi sont encouragées à les imiter afin de briser le tabou des poils et de soutenir la recherche pour les cancers masculins.

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L'artiste au centre et... à l'usine

Biennale d'Art Contemporain | La Biennale a ouvert la semaine dernière, avec pour lieu central les anciennes usines Fagor. Rencontre avec deux des sept commissaires invités, venus du Palais de Tokyo à Paris, qui ont conçu et impulsé cette quinzième édition dédiée au(x) paysage(s).

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 septembre 2019

L'artiste au centre et... à l'usine

La grande nouveauté de cette biennale c'est son lieu central : les anciennes usines Fagor et leurs 29 000 m² de surface ! Comment avez-vous abordé ce lieu gigantesque et industriel ? Yoann Gourmel : Nous avons pris le parti de ne pas transformer les usines en musée (pas de construction de cimaise, des marquages laissés au sol, etc.). Et nous avons profité des différentes atmosphères des hangars : certains sont plus sombres, d'autres monumentaux... Cette exposition est en lien et en dialogue avec les lieux, leur histoire industrielle, leur ancrage dans le quartier et dans la ville. Elle est conçue comme un paysage que le visiteur traverse, découvrant ici ou là des œuvres en friction, en écho ou en dialogue avec ce qui les entoure. Rappelons qu'à l'origine et jusqu'à aujourd'hui, basiquement, un paysage est une découpe dans le réel (nature ou autre) en fonction d'un point de vue humain. Là où les eaux se mêlent serait donc un paysage, et aussi une mise en relation, un entremêlement ? Y.G. : Aujourd'hui, on ne peut plus penser le monde sans penser à une "poétique de la relation" (selon l'idée et le

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Une Biennale en mode XXL

Biennale d'Art Contemporain | Trois hangars, 29 000 m² de surface au sol : les dimensions du lieu central de la Biennale d'art contemporain 2019 sont démesurées ! À deux jours de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 17 septembre 2019

Une Biennale en mode XXL

Trois hangars, 29 000 m² de surface au sol : les dimensions du lieu central de la Biennale d'art contemporain 2019 sont démesurées ! À deux jours de l'ouverture, quand nous parcourons cet ancien site industriel (les usines Fagor dont l'activité de production de machines à laver s'est brutalement interrompue en 2015), nous découvrons un lieu aux multiples stigmates, ceux des différentes époques de sa mutation : le paysage industriel, les tags, la réfection minimaliste pour y accueillir des événements culturels. Le parcours du visiteur, au travers des œuvres de 56 artistes (une sélection paradoxalement plus restreinte qu'à l'accoutumée lors d'une biennale), totalisera 1, 4 kilomètres de marche. Et la découverte sera totale, car la quasi intégralité des œuvres exposées seront des créations, réalisées en tenant compte de l'histoire du lieu, des métamorphoses du quartier et du tissu associatif et technologique de la région (les productions ont souvent été réalisées avec des entreprises locales). Singulier pluriel Aux

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La Biennale d'Art Contemporain migre à Fagor-Brandt en 2019

Art Contemporain | La Biennale d'Art Contemporain s'installe du côté de Gerland et va faire produire les œuvres exposées dans la région lyonnaise.

Sébastien Broquet | Dimanche 2 septembre 2018

La Biennale d'Art Contemporain migre à Fagor-Brandt en 2019

Au détour d'une interview pour le journal Les Échos en date du 29 août, le commissaire de la prochaine Biennale d'Art Contemporain de Lyon, Jean de Loisy, a dévoilé quelques informations : selon ses propos, la prochaine Biennale se déroulera en septembre 2019 au cœur des 30 000 m2 des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le quartier de Gerland, que les habitués de Nuits sonores connaissent désormais dans les moindres recoins. Ce site appartient à la Métropole de Lyon, au contraire de La Sucrière où se sont déroulées les précédentes éditions,

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Jean de Loisy commissaire de la prochaine Biennale d'Art Contemporain

Biennale d'Art Contemporain | Jean de Loisy sera le commissaire invité de la 15e édition de la Biennale d'Art Contemporain, comme nous l'avions annoncé dans notre édition du (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 11 avril 2018

Jean de Loisy commissaire de la prochaine Biennale d'Art Contemporain

Jean de Loisy sera le commissaire invité de la 15e édition de la Biennale d'Art Contemporain, comme nous l'avions annoncé dans notre édition du mercredi 4 avril. L'actuel directeur du Palais de Tokyo ne vient pas seul et sera accompagné de son équipe de curateurs (Daria de Beauvais, Adélaïde Blanc, Yoann Gourmel, Katell Jaffrès, Rebecca Lamarche-Vadel, Vittoria Matarrese, Claire Moulène et Hugo Vitrani). « C’est pour les curateurs du Palais de Tokyo un défi passionnant que d’assumer le commissariat de la prochaine Biennale de Lyon : une Biennale qui continue d’aller au-delà des limites conventionnelles de l’art ; une Biennale qui permet aux artistes de produire des œuvres nouvelles et ambitieuses ; une Biennale qui valorise les capacités productives et culturelles de toute une région dans un contexte international ; une Biennale composée comme un paysage en mouvement, selon la fameuse injonction d’Eustache Deschamps : Il ne scet rien qui ne va hors » a déclaré Jean de Loisy dans un communiqué paru le 11 avril.

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La Biennale à hauteur d'enfant

Art Contemporain | De mémoire de Biennale d'Art Contemporain, jamais édition n'aura autant joué la carte du jeune public en les accompagnant intelligemment et en adaptant malicieusement les discours de ces Mondes Flottants. Ce sont les enfants qui vont être contents pendant ces vacances scolaires. Et surtout les parents.

Antoine Allègre | Mardi 24 octobre 2017

La Biennale à hauteur d'enfant

Si la capacité d'émerveillement d'un enfant entre trois et cinq ans semble infinie, il n'en reste pas moins que sa capacité de concentration n'est pas encore totalement optimisée. Sacripan, direz-vous ? Pour cette Biennale des Mondes Flottants, on préfère surnommer le très jeune visiteur Sucripant. Et ce dernier a droit à une visite ultra-récréative des œuvres présentées à la Sucrière, sous la forme d'un conte fantastique. Top départ tous les jours des vacances à 11h15. La présence d'un parent accompagnateur n'est pas obligatoire (une aubaine si l'on souhaite vivre l'expérience paisiblement de son côté), la réservation est cependant indispensable. Si les maternelles sont chouchoutées, qu'en est-il de ceux que les petits observent avec déférence dans la cour de récré - comprendre les enfants qui ont fait leur entrée en élémentaire ? Les six-dix ans ont aussi droit à des visites adaptées. Certes moins onirique, mais tout aussi captivante et, surtout, inspirante. Pas besoin d'être un tueur en art plastique En effet, les enfants pourront pendant les vacances participer à des ateliers baptisés "Bac à Sucre" et, notammen

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Une Biennale à quatre dimensions

Art Contemporain | Commissaire invitée de la Biennale 2017, Emma Lavigne a dessiné, pensé, écrit une poignante exposition collective internationale qui donne à l'évanescence et à l’absence toutes leurs capacités d'éveil des puissances poétiques du désir.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 26 septembre 2017

Une Biennale à quatre dimensions

Emma Lavigne nous invite à commencer la Biennale par le Musée d'Art Contemporain (avant la Sucrière), c'est-à-dire à débuter par des œuvres de Marcel Duchamp, artiste clef de la bascule de l'art moderne à l'art contemporain. Toute sa biennale tisse ainsi de nombreux liens entre le moderne et le contemporain, le 20e siècle et le 21e siècle... Mais, pour nous, la Biennale a commencé un petit peu plus loin, au premier étage du Musée d'Art Contemporain, avec une œuvre de Jochen Gerz (Vivre, 1974), artiste allemand né en 1940 à Berlin. Au fond d'une salle, on lit : « À cet endroit, le même désarroi l'envahit de nouveau. Rien ne se passa. On aurait pu le prendre pour un spectateur, n'était le reste d'un frémissement intérieur : l'écho anticipé. » Pour atteindre cette inscription sur une cimaise, nous avons dû marcher sur (contribuer à effacer donc) le mot "vivre" tracé plusieurs fois à la craie sur le sol... La Biennale commence pour nous dans un frémissement et

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Mondes flottants : du fluide pour la Biennale

Biennale d'Art Contemporain | Cette Biennale d'Art Contemporain concoctée par Emma Lavigne, ouverte à la musique, au mouvement et à la fluidité des formes s'annonce très attrayante.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 12 septembre 2017

Mondes flottants : du fluide pour la Biennale

« La modernité est un combat. Sans cesse recommençant. Parce qu'elle est un état naissant, indéfiniment naissant, du sujet, de son histoire, de son sens. Elle ne cesse de laisser derrière elle les Assis de la pensée, ceux dont les idées sont arrêtées, et qui confondent leur ancienne jeunesse avec le vieillissement du monde. La modernité côtoie ce cimetière des concepts fossiles dont nous sommes encombrés. Et qui rendent sourds. Sourds à ce qui vient. » écrit Henri Meschonnic, dans Modernité Modernité. Pour nous déboucher les oreilles, et pour le deuxième volet consacré à la modernité des Biennales d'Art Contemporain, Emma Lavigne, commissaire invitée par Thierry Raspail, a choisi d'ouvrir les arts plastiques aux flux, à la musique, au mouvement : « j'ai souhaité arrimer la Biennale au cœur de la ville, dont l'identité s'est en partie façonnée par l'omniprésence de l'eau, dans cette ville née des eaux, traversée par le Rhône et la Saône, en réactivant

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Biennale 2017 : Good vibrations !

Art Contemporain | Sur le papier déjà, la prochaine Biennale d'art contemporain émet de bonnes vibrations tant du côté de sa thématique (l’œuvre d'art conçue comme ouverte et en devenir), que de ses promesses en expériences sensibles.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 25 avril 2017

Biennale 2017 : Good vibrations !

Fluide, atmosphérique, sensible, décloisonnée, musicale... Telles seront les tonalités majeures de la 14e Biennale de Lyon consacrée aux "mondes flottants", et deuxième volet d'une trilogie autour du thème du "moderne". Cette modernité, Emma Lavigne, commissaire invitée, la conçoit comme liquide (en se référant au sociologue Zygmunt Bauman) avec « ses flux, sa vitesse qui à la fois connectent les gens et les déconnectent entre eux. » Aucun angélisme de sa part quant au règne dominant et potentiellement aliénant du réseau et du flux, mais une réelle volonté de rouvrir les enjeux d'une autre conception de la modernité : non plus celle d'un art replié sur lui-même et son formalisme, mais celle (développée par exemple par Luciano Berio, James Joyce ou Lucio Fontana) d'une œuvre ouverte et en constant devenir... Directrice du Centre Pompidou-Metz depuis 2014, conservatrice à la Cité de la Musique de 2

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Une formidable Biennale est née

ARTS | Expo / Originalité des œuvres et des artistes présentés, sensibilité et intelligence des thématiques déclinées, précision de la scénographie, indifférence libre aux sirènes de la mode : la 11e Biennale d’art contemporain est une édition quasi parfaite. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 23 septembre 2011

Une formidable Biennale est née

Un performeur nu et sanglé tente avec énergie de tirer deux des piliers de la Sucrière, d’entraîner le bâtiment avec lui… La commissaire invitée de la Biennale, Victoria Noorthoorn, déclarait vouloir « faire bouger la bête et le système » et d’emblée, avec l’artiste Laura Lima, elle réalise son propos de manière littérale ! À la Sucrière, le théâtre, les puissances de l’imagination et les utopies rythment une exposition aérée, agréable à parcourir, finement mise en scène et regorgeant d’œuvres touchantes ou étonnantes. Comme cette impressionnante bibliothèque à la Borges réalisée par le Polonais Robert Kusmirowski dans un immense cylindre. Un lieu à l’abandon, traversé de fumée, jonché de pages de livres et abritant aussi de curieuses machines désuètes à moitié rouillées. Ou comme cette série de peintures de la Britannique Lynette Yiadom-Boakye représentant avec une grande force plastique des personnages, isolés ou en groupes, hors de tout contexte spatio-temporel. Peintures et installations, sculptures et dessins, œuvres intimistes et œuvres monumentales alternent sans heurt : du drôle de petit animal encagé de Michel Huisman à la Recherche sur l’origine de Robert Filli

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Pour les nuit-arts

ARTS | Biennale / Dans le cadre de la Biennale d'art contemporain, la Nuit Résonance propose moult nocturnes en galeries, des performances et une grande soirée à la Plateforme. Petit emploi du temps en guise de sélection subjective. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 12 novembre 2009

Pour les nuit-arts

14h-16h au Musée d'art contemporain«C'est lorsqu'on est environné de tous les dangers, qu'il n'en faut redouter aucun ; c'est lorsqu'on est sans ressource, qu'il faut compter sur toutes», écrit Sun Tse dans ‘L'Art de la guerre’. Cette citation semble aller comme un gant à l'œuvre de Sarkis, ‘L'Ouverture’, présentée au Musée d'art contemporain. Ici, un peu de lumière rouge, des journaux poussés par de l'air, quelques néons et vitraux, suffisent à imprimer à un étage entier du musée une atmosphère de désolation et de fin du monde. Une mélancolie qui pousse en même temps à réinventer quelque chose. De 14h à 16h, le Danzatelierstudios investit l'œuvre ouverte de Sarkis pour présenter un projet chorégraphique. 18h Galerie Anima(l)Direction la station de métro Ampère pour découvrir à la fois une petite galerie animalière et une nouvelle exposition consacrée à Nicko Rubinstein, triturant Mickey en tous sens, et rappelant au passage qu'il n'est qu'un rat ! 19h Galerie des TerreauxDe 18h à minuit, la Galerie des Terreaux (place des Terreaux) ouvre exceptionnellement ses portes à plusieurs centres d'art de la périphérie de Lyon : Le Centre d'art de Saint-Fo

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