Podcast / Entretien avec Marie Hendriks

ARTS | Le château des Adhémar, à Montélimar, présente dans ses entrailles pierreuses l’artiste néerlandaise Marie Hendriks jusqu’au 15 Avril 2012

Dorotée Aznar | Mercredi 21 mars 2012

Date de première diffusion:  20 Mars 2012
Emission n°102 Durée: 29'41 min
Invité: Marie Hendriks, artiste
Contenu: Le château des Adhémar, à Montélimar, présente dans ses entrailles pierreuses l'artiste néerlandaise Marie Hendriks jusqu'au 15 Avril 2012. La jeune plasticienne revient sur son univers baroque lors de l'entretien qu'elle a livré aux Rendez-vous.

Chroniques: MattCoco interroge ses chères têtes blondes sur la notion de conte; Michel Nuridsany chronique dans son salon l'exposition Néons à la maison rouge à Paris.

Liens utiles :  Quelques mots sur l'exposition de Marie Hendriks sur culture.fr

Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine 

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Le Fils de Joseph

ECRANS | de Eugène Green (Fr/Bel, 1h55) avec Victor Ezenfis, Natacha Régnier, Fabrizio Rongione…

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Le Fils de Joseph

En acclimatant au 7e art son obsession viscérale pour la prononciation baroque, Eugène Green est devenu l’auteur d’une œuvre anticonformiste, unique car identifiable dès la première réplique. Il exige de ses interprètes l’usage de la liaison systématique et appuyée, telle que codifiée par son courant de prédilection — au risque de créer des impressions (fautives) de cuirs en cascades. Inscrite dans un dialogue déclamé d’une voix blanche par des comédiens semblant avoir reçu pour consigne d’adopter le plus désincarné des jeux possibles, cette particularité participe donc d’un ensemble singulier : son style, auquel on peut souscrire comme à une convention ou à un dogme religieux. Un intégrisme bien inoffensif, s’il prête à sourire : à côté d’Eugène Green, le rigoriste Rohmer passerait pour un cuistre barbarisant la langue française ! Tous deux ont cependant en commun la fascination pour les lettres classiques et la jeunesse, ainsi que l’art d’attirer à eux les acteurs — au point d’en faire des apôtres. Déjà convoqués par le passé, Natacha Régnier, Fabrizio Rongione et Mathieu Amalric sont ainsi réunis autour de ce Fils de Joseph. Si le titre lorgne im

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Baroque & Plus si affinités

MUSIQUES | Vous souvenez-vous de Monsieur Plus, ce guilleret moustachu qui s'évertuait, à coups de bousculades opportunes, à rendre plus appétissants et plus savoureux (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 13 novembre 2013

Baroque & Plus si affinités

Vous souvenez-vous de Monsieur Plus, ce guilleret moustachu qui s'évertuait, à coups de bousculades opportunes, à rendre plus appétissants et plus savoureux les biscuits Bahlsen ? Eh bien Franck-Emmanuel Conte est un peu le Monsieur Plus du baroque : avec Le Concert de l'Hostel Dieu, l'ensemble qu'il a fondé voilà deux décennies, il n'a de cesse de le sortir de sa zone de confort, soit en se penchant sur des répertoires méconnus, soit en le confrontant à d'autres disciplines – on ne lui souhaite toutefois pas de finir, comme le croqueur de tuiles, noyé dans la Seine dans l'indifférence générale. Une démarche qu'il pousse un cran plus loin cette saison avec la création de Baroque & Plus, un festival tout entier dédié au dépoussiérage de cette musique ornementale et contrastée.  Au programme de sa première édition : du théâtre avec l'immense Jacque

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Spiritualité charnelle

MUSIQUES | Dans l’univers étonnant des contre-ténors, Max Emanuel Cencic et Philippe Jaroussky tiennent tous deux le haut de l’affiche et restent indéboulonnables. Que (...)

Pascale Clavel | Vendredi 1 février 2013

Spiritualité charnelle

Dans l’univers étonnant des contre-ténors, Max Emanuel Cencic et Philippe Jaroussky tiennent tous deux le haut de l’affiche et restent indéboulonnables. Que le Festival de Musique Baroque de Lyon invite l’un ou l’autre et la salle déborde. Pris d'un engouement total depuis quelques années pour ces voix célestes, le public se retrouve en transe comme à la grande époque des Castrats. Rien n’a bougé, sa fascination reste la même. D'autant qu'à chaque génération de contre-ténor correspond un style bien particulier. On se souvient de l’époque Alfred Deller et de la découverte pour beaucoup de cette voix improbable. On reste ému par le timbre d’un James Bowman, de ces pionniers qui ont su faire redécouvrir tout un répertoire. Max Emanuel Cencic est lui d’une génération de contre-ténors touche-à-tout, baroqueux mais pas que. Comme son compère Jaroussky, ce virtuose décline son art dans tous les styles, loin des sentiers rebattus, passant allègrement des musiques du monde aux univers les plus contemporains. Pour la Chapelle de la Trinité, il a construit une programmation purement baroque autour de Venise. Vivaldi, Gasparini, Albinoni… c’est dans ce répertoire que

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Que du bonheur !

MUSIQUES | Le Festival de Musique Baroque fête ses trente ans, Piano à Lyon convoque pour nous les plus grands pianistes de la planète, le conservatoire (CNSMD) (...)

Pascale Clavel | Jeudi 13 septembre 2012

Que du bonheur !

Le Festival de Musique Baroque fête ses trente ans, Piano à Lyon convoque pour nous les plus grands pianistes de la planète, le conservatoire (CNSMD) foisonne d’idées géniales, le Théâtre de la Renaissance s’invente une nouvelle aventure théâtrale et musicale, GRAME dévoile ses Journées. À Lyon, la musique se porte bien et la saison nouvelle est l’une des plus alléchantes de ces dernières années. S’il fallait choisir quelques pépites, s’il fallait planter de petits panneaux indicateurs : passons par le Festival de Musique Baroque, écouter avec force Laudes et chants soufis : méditations et réjouissances assurées. Y revenir plusieurs fois parce que son directeur historique, Éric Desnoues, donne envie par des spectacles où mises en espace, mise en perspective, mises en abyme sont de rigueur. Une pépite plus loin, il vous faut passer par la case Piano à Lyon, se précipiter Salle Molière pour se fracasser sur les Préludes et Fugues de Bach interprétés par un David Fray arrivé à maturation. C’est sur le thème du chemin que nous invite à flâner cette saison le CNSMD, chemin où toutes les disciplines se déploient et se montrent : de l’excellence à écouter sans modération. Ment

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Podcast / Débat critique sur Luca Monterastelli chez Néon et Paul Raguenes et Iain Baxter & à la BF15

ARTS | Cette table critique revient sur l’actualité de l’art contemporain à Lyon avec l’exposition de Luca Monterastelli.

Dorotée Aznar | Mercredi 20 juin 2012

Podcast / Débat critique sur Luca Monterastelli chez Néon et Paul Raguenes et Iain Baxter & à la BF15

Date de première diffusion:  19 Juin 2012 Emission n°114  Durée: 31’35 minInvités: Françoise Lonardoni, Responsable de l’artothèque de la Part-Dieu et commissaire indépendant; Patricia Creveaux, historienne de l’art et essayiste.Contenu: Cette table critique revient sur l’actualité de l’art contemporain à Lyon avec l’exposition de Luca Monterastelli jusqu’au 27 Juillet chez Néon et celle des artistes Paul Raguenes et Iain Baxyer & à la BF15 jusqu’au 28 Juillet 2012. Chroniques: Mattcoco inspirée par Paul Raguenes évoque le miroir dans Califragilistic; Solenne Livolsi a deux amours pour l’exposition parisienne à la Cité Nationale de l’Immigration. Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine  Liens utiles : Le site web de la BF15.

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Podcast / Débat critique sur ‘Tell the children’ à la Salle de Bain et Chiharu Shiota à la Sucrière

ARTS | L’exposition ‘Tell the children’ conçue par l’artiste Francis Baudevin se termine le 9 Juin 2012 à la Salle de bain de Lyon

Dorotée Aznar | Jeudi 24 mai 2012

Podcast / Débat critique sur ‘Tell the children’ à la Salle de Bain et Chiharu Shiota à la Sucrière

Date de première diffusion:  22 Mai 2012 Emission n°110  Durée: 35’00 minInvité: Françoise Lonardoni, Responsable de l’artothèque de la Part-Dieu et commissaire indépendant; Jean-Emmanuel Denave, critique art et culture dans la presse écrite.Contenu: L’exposition ‘Tell the children’ conçue par l’artiste Francis Baudevin se termine le 9 Juin 2012 à la Salle de bain de Lyon; ‘Labyrinth of memories’ de la Japonaise Chiharu Shiota constitue la première exposition de la Sucrière nouvelle formule et dure jusqu’au 31 Juillet 2012. Apportons une parole critique sur ces deux événements. Chroniques: Mattcoco et ses chers bambins nous livrent la deuxième partie de leur expédition au MAC dans l’expo Combas dans Califragilistic; Solenne Livolsi cuisine son Soliloque à la sauce Centre Pompidou-Metz. Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine  Liens utiles : 

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Podcast / Entretien avec Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi

ARTS | Pour cette émission parisienne nous nous rendons à la galerie Contexts pour aller à la rencontre des artistes Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi qui exposent jusqu’au 23 Juin

Dorotée Aznar | Mercredi 16 mai 2012

Podcast / Entretien avec Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi

Date de première diffusion:  15 Mai 2012 Emission n°109  Durée: 31’30 minInvité: Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi, artistes.Contenu: Pour cette émission parisienne nous nous rendons à la galerie Contexts pour aller à la rencontre des artistes Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi qui exposent jusqu’au 23 Juin ‘Nos grands projets’, une proposition malicieuse jouant l’ambiguïté entre l’œuvre réalisée et une esthétique immatérielle. Chroniques: Michel Nurisdany chronique dans son salon la monumenta 2012 dévolue à Daniel Buren Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine  Liens utiles : Le site web de la galerie Contexts

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Podcast / Entretien avec Stéphane Couturier

ARTS | La fondation Salomon, située tout près d’Annecy, propose jusqu’au 3 Juin 2012 une exposition de photographies et de vidéos de Stéphane Couturier

Dorotée Aznar | Jeudi 3 mai 2012

Podcast / Entretien avec Stéphane Couturier

Date de première diffusion:  1er Mai 2012 Emission n°107 Durée: 31’12 minInvité: Stéphane Couturier, artisteContenu: La fondation Salomon, située tout près d’Annecy, propose jusqu’au 3 Juin 2012 une exposition de photographies et de vidéos de Stéphane Couturier. Le photographe revient pour nous sur les travaux qu’il présente à cette occasion. Chroniques: Michel Nuridsany dresse un bilan de ‘Drawing Now’, nouveau nom du salon du dessin d’art contemporain de PAris; Gwilherm Perthuis édifie une revue de presse de la Triennale de Paris. Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine  Liens utiles : Le site de la fondation Salomon

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Podcast / Entretien avec Bertrand Lacombe et Sophie Dejode

ARTS | Sophie Dejode et Bertand Lacombe exposent leur travail à la galerie Roger Tator à Lyon jusqu’au 4 Mai 2012.

Dorotée Aznar | Mercredi 28 mars 2012

Podcast / Entretien avec Bertrand Lacombe et Sophie Dejode

Date de première diffusion:  27 Mars 2012Emission n°103 Durée: 31’36 minInvité: Bertrand Lacombe, Sophie Dejode, artistesContenu: Sophie Dejode et Bertand Lacombe exposent leur travail à la galerie Roger Tator à Lyon jusqu’au 4 Mai 2012. Il s’agit d’une exposition en plusieurs étapes, la galerie Tator accueillant la deuxième, intitulée “Cadavre Exquis – Épisode 2 : Michelle”. Les artistes, qui signent ensemble leur production depuis la fin des années 90, reviennent sur les grandes lignes de leur production artistique. Chroniques: Marie Bassano et Simon Feydieu proposent une nouvelle capsule cinématographique issue du dernier film de Polanski; Gwilherm Perthuis se penche sur le nouvel ouvrage du MAMCO qui interroge les liens entre art et science-fiction. Liens utiles :  Le site de la galerie Roger Tator Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine 

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Podcast / Entretien avec Lili Reynaud - Dewar

ARTS | Le Magasin de Grenoble invite l’artiste Lili Reynaud-Dewar à investir son espace jusqu’au 24 Avril 2012.

Dorotée Aznar | Mercredi 15 février 2012

Podcast / Entretien avec Lili Reynaud - Dewar

Date de première diffusion:  7 Février 2012Emission n°97 Durée: 35’38 minInvité: Lili Reynaud-Dewar, artisteContenu: Le Magasin de Grenoble invite l’artiste Lili Reynaud-Dewar à investir son espace jusqu’au 24 Avril 2012. La jeune plasticienne a accepté de répondre à nos questions sur ‘Ceci est ma maison’, l’exposition complexe qu’elle propose.     Chroniques: Califragilisticse penche sur la notion d’habitat au micro de MattCoco; Gwilherm Perthuis introduit une nouvelle somme française sur Joseph Beuys. Liens utiles : Texte de Florence Dérieux à propos de L. Renaud-Dewar sur le site de la Zoo Galerie Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine 

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Les rendez-vous de la création contemporaine #94

ARTS | Podcast / L’Espace Arts Plastiques de Venissieux propose “Double” jusqu’au 17 Mars 2012, une proposition de l’artiste Christine Crozat.

Dorotée Aznar | Mercredi 25 janvier 2012

Les rendez-vous de la création contemporaine #94

Date de première diffusion:  24 Janvier 2012Emission n°94Durée: 30’42 minInvité: Christine Crozat, artiste Contenu: L’Espace Arts Plastiques de Venissieux propose “Double” jusqu’au 17 Mars 2012, une proposition de l’artiste Christine Crozat. Les oeuvres présentées sont une invitation au voyage dans la psyché de leur créatrice, par le biais de fragments mêlant présent et passé. Interview.   Chroniques: MattCoco interroge adolescents et enfants sur le titre de l’exposition de Christine Crozat, ’ Double’; Michel Nurisdany nous invite à la découverte d’une jeune artiste chinoise exposée à Paris nommée Sun Xue. Liens utiles : Site web de Christine Crozat Retrouvez également : le blog des rendez-vous de la création contemporaine 

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Tryptique musical

MUSIQUES | Petite balade dans trois lieux où la musique classique bouillonne, où l’innovation est un credo, où l’exigence artistique semble totale. Passez par (...)

Pascale Clavel | Jeudi 15 septembre 2011

Tryptique musical

Petite balade dans trois lieux où la musique classique bouillonne, où l’innovation est un credo, où l’exigence artistique semble totale. Passez par iciLe Festival de Musique Baroque ouvre sa 29e édition. Son directeur artistique, Eric Desnoues, peut se frotter les mains par avance. Il a su faire venir les baroqueux les plus audacieux, ceux qui savent prendre encore des risques, ceux qui osent faire quelques infidélités à la partition, ceux qui offrent généreusement des interprétations réjouissantes voire inattendues. Dès l’ouverture, grand frisson assuré avec l’Ode à Sainte Cécile de Purcell sous la baguette d’un Jean Tubéry qui impose toujours une lecture pleine de spiritualité et d’élégance aux œuvres qu’il touche. S’égrènent au fil de la saison des chefs-d’œuvres servis par des interprètes très inspirés. Un Messie de Haendel, une Fairy Queen de Purcell, une Passion selon Saint Jean de Bach. À côté de ces mastodontes, s’imposent de drôles de petits moments décalés et savoureux. Et par làDe la sérénité, de la fierté aussi pour Jérôme Chabannes, directeur artistique de Piano à Lyon. Une septième saison qui s’annonce exceptionnelle, un programme à rendre jalo

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Instinctive soprano

MUSIQUES | Classique / Au Festival de musique baroque de Lyon, on nous annonce une tempête d’amour et une Patricia Petitbon en très grande forme vocale. Le (...)

Pascale Clavel | Vendredi 4 février 2011

Instinctive soprano

Classique / Au Festival de musique baroque de Lyon, on nous annonce une tempête d’amour et une Patricia Petitbon en très grande forme vocale. Le programme, concocté par la soprano, se concentre sur l’opéra baroque italien, celui qui décoiffe, qui émeut, qui offre des contrastes saisissants et qui renverse tout sur son passage. Patricia Petitbon invite le public à «un voyage à travers l’âme et l’exacerbation des sentiments». Les plus grands airs piochés chez Vivaldi, Haendel ou encore Scarlatti vont sonner à la chapelle de la Trinité par la voix singulière de cette soprano atypique. Les louanges ne manquent pas lorsque l’on évoque les interprétations de cette anti Diva : magnétiques, grandioses, extraordinaires. Patricia Petitbon vient nous livrer le contenu de son nouvel album «Rosso» ce rouge passion italien si singulier. Elle sera accompagnée par le Venice Baroque Orchestra dirigé par le bouillonnant Andrea Marcon. Le plaisir, la démesure et la sensibilité de l’époque baroque lui vont comme un gant, elle qui dans sa «colorature» ose se mettre en danger, ose l’humour et le décalage. «C’est important de voyager dans l’absurde», dit-elle, donc elle y va, elle donne tout, souvent dan

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Concertos en miroir

MUSIQUES | Classique / Vivaldi prétendait qu’il composait plus vite qu’un copiste ne pu copier. Des concertos, il en a écrit plus de 470, d’inégale qualité musicale ; (...)

Pascale Clavel | Jeudi 2 décembre 2010

Concertos en miroir

Classique / Vivaldi prétendait qu’il composait plus vite qu’un copiste ne pu copier. Des concertos, il en a écrit plus de 470, d’inégale qualité musicale ; certains étaient écrits à la hâte pour tel ou tel office religieux. Les quatre concertos pour violon donnés dans le cadre du Festival de Musique Baroque, par l’excellentissime Guiliano Carmignola et son ensemble Venice Baroque Orchestra ont, eux, une architecture remarquable. La virtuosité demandée au soliste est redoutable, l’équilibre entre le tutti d’orchestre et le violon solo approche la perfection. Les concertos de Vivaldi ont eu une renommé européenne immédiate parce que le compositeur a su y introduire un lyrisme tout à fait nouveau. Quant au Concerto en ré pour violon et orchestre de Jean-Marie Leclair, donné la même soirée, il est à l’image de son compositeur, brillant et élégant. Cet excellent musicien lyonnais, considéré comme le fondateur de l’école française de violon au XVIIIe siècle, reste hélas peu joué et peu connu. Nous ne pouvons que nous réjouir d’entendre une de ses œuvres à la Chapelle de la Trinité. L’excellentissime chef et violoniste Guiliano Carmignola, sera aux manettes : touche à tout inclassable, bo

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Perruques décoiffées

MUSIQUES | Éric Desnoues creuse son sillon avec malice. Le directeur du Festival de musique baroque de Lyon joue à nous surprendre encore et encore. On l’attend sur (...)

Pascale Clavel | Jeudi 17 septembre 2009

Perruques décoiffées

Éric Desnoues creuse son sillon avec malice. Le directeur du Festival de musique baroque de Lyon joue à nous surprendre encore et encore. On l’attend sur une programmation, il en offre une autre. On le soupçonne de préparer un concert improbable, il se montre encore plus décalé. 27 ans après son lancement, le Festival se renouvelle, en constante recherche de pépites musicales, d’excellence et d’ouverture. Pour cette nouvelle édition, trois géants de la musique baroque sont mis à l’honneur. Purcell et Pergolèse à l’occasion de l’anniversaire de leur naissance, Haendel à l’occasion de celui de sa mort. Aux côtés de ces trois grands, Éric Desnoues partage avec le public ce qu’il appelle ses «coups de cœur». Des projets musicaux atypiques où les esthétiques se confrontent, où les genres a priori opposés s’enrichissent mutuellement. Il en va ainsi du tout premier concert «Chants sacrés vénitiens et persans», objet musical rare, dialogue passionnant entre l’Islam, le monde catholique et les chants de transes aux mélopées suaves ; fruit d’un travail de recherche remarquable du chef d’orchestre Denis Raisin-Dadre. Dans un autre genre, Jordi Savall aborde un répertoire nouveau, la musique c

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Entrer dans le baroque

MUSIQUES | Imaginons un Festival baroque à entrées multiples. Imagions encore que le mélomane souhaite un petit coup de pouce pour arriver dans cet univers poudré avec un éclairage singulier. Imaginons enfin qu’il se laisse guider… Pascale Clavel

Dorotée Aznar | Vendredi 14 novembre 2008

Entrer dans le baroque

Cette 26e édition du Festival de musique baroque ne s’enferme pas dans du baroque pur jus. Éric Desnoues, son directeur, se régale depuis un quart de siècle à casser les codes, à briser des tabous, à secouer un cocotier parfois poussiéreux. Jeu de miroir avec des allers-retours entre le XVIIe et le XXIe siècle, jeu de séduction, jeu d’esprit, il y en a pour tous. La recette de ce succès est simple : tout d’abord fidéliser un public qui se rend chaque saison avec goût et obstination à la Chapelle de la Trinité. Ensuite, offrir à ce public passionné un lieu chargé d’histoire. Pas moins de 64 saisons musicales se sont succédées dans la Chapelle au XVIIIe siècle. Rameau, Campra ont joué là et l’histoire étant têtue, la musique y revient de plus belle. Pour Éric Desnoues, c’est un impératif, le répertoire choisi doit se fondre dans le lieu. Il connait le travail des musiciens chercheurs qui, depuis trente ou quarante ans, retrouvent des partitions dans des bibliothèques, décapent les phrasés, refont des instruments baroques avec le diapason adéquat, le tempérament pour un lieu adapté. Le tour est joué si l’on sait mitonner une programmation efficace et surprenante à la fois. C’est ce qu

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Maître Corboz…

MUSIQUES | Portrait / Ouverture du Festival de musique baroque par l’un des derniers dinosaures de la direction d’orchestre, Michel Corboz.

Dorotée Aznar | Vendredi 14 novembre 2008

Maître Corboz…

À 74 ans, ce chef hors norme traverse le temps musical faisant fi des modes, des genres, du bon goût et des critiques pour ne s’intéresser qu’à la chose musicale. Chaque année, il vient là avec joie, à la demande d’Éric Desnoues et la musique se fait dans une rare simplicité. Lorsqu’on lui demande ce qu’il lui reste d’essentiel à faire, Michel Corboz répond simplement «continuer». Cette réponse reflète assez bien la volonté immuable et indéfectible de faire de la musique quoi qu’il arrive, quelles que soient les tendances du moment. Sur la scène musicale depuis cinquante ans, Michel Corboz ne s’est jamais soucié de faire carrière, on sait même qu’il aurait été heureux simplement à diriger les offices dans un monastère. Cette simplicité a toujours donné à ses interprétations une sincérité déconcertante. Chez lui, pas de gros partis pris, pas d’extravagances, juste une honnêteté viscérale à jouer ce que le compositeur a écrit. Cette année, poussé toujours par la même envie de faire découvrir les œuvres de Bach les plus somptueuses, il dirigera la Messe en si mineur, immense, architecturalement parfaite et d’inspiration quasi divine. À la tête de son ensemble vocal et instrumental de

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Du plaisir de la programmation

MUSIQUES | Entretien avec Éric Desnoues, un directeur de Festival qui a su, chaque saison depuis 26 ans, créer un rendez-vous incontournable. Les plus grands baroqueux actuels y côtoient les musiciens émergents avec une fraîcheur inespérée et jouissive.

Dorotée Aznar | Vendredi 14 novembre 2008

Du plaisir de la programmation

Petit Bulletin : De quelles envies est né ce festival ?Éric Desnoues : J’ai pu répondre avec ce festival à la plupart de mes rêves les plus fous. Dès 1984, j’ai invité Michel Corboz qui a accepté immédiatement de venir avec l’Oratorio de Noël de Bach. Cet événement est de plus en plus visible et j’ai bien sûr envie qu’il dure. Si je prends par exemple les différents Contre-ténors qui ont jalonné le Festival, il est clair que les artistes se renouvellent. L’histoire a commencé avec Henri Ledroit puis Gérard Lesne, James Bowman et encore Andréas Scholl venu chanter des cantates de Bach. J’ai invité par la suite Philippe Jaroussky, le plus médiatique, la star. Comment le festival a pu se renouveler sans s’essouffler ?Je me suis posé beaucoup de questions pour le 25e anniversaire. Il y a toujours la même angoisse et la même jouissance mais finalement, ce moment a été une grande fête. J’ai été très heureux des concerts, les artistes ont donné tout ce qu’ils avaient, le public a été au rendez-vous, il y avait un monde fou. On n’avait pas connu un tel succès depuis plusieurs années. Quelles sont vos pépites, vos trouvailles pour cette nouvelle saison ?

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Bordel organisé

CONNAITRE | Rencontre / Le très prometteur Frédéric Ciriez sera le premier invité des «samedis littéraires» de la Villa Gillet à l’occasion de la parution de son premier roman, Des néons sous la mer, un conte immoral d’une réjouissante inventivité. Yann Nicol

Aurélien Martinez | Lundi 29 septembre 2008

Bordel organisé

Que faire d’un sous-marin militaire échoué en baie de Paimpol et dont la force de frappe n’est plus qu’un lointain souvenir ? Un bordel, pardi ! Nous sommes en 2011. Une loi autorisant la réouverture des maisons de joie permet à une poignée de prostituées de racheter à l’état Le Fascinant (rebaptisé Olaimp) et de transformer ce bâtiment militaire en un «vaisseau de passes». La visite guidée est menée par l’un des employés de l’établissement, le dénommé Beau vestiaire, qui nous livre, par le prisme d’un carnet de bord loufoque et débridé, une vision saisissante de la vie mouvementée d’un bordel en même temps qu’une réflexion passionnante sur les enjeux de la prostitution. Il y a, d’abord, les «portraits de la prostituée en jeune femme». En quelques mots, Beau vestiaire esquisse les croquis de ces personnages au parcours chaotique ayant finalement échoué à l’ombre des néons qui ornent l’Olaimp : Morgane, Rubis, Sissi ou Micmac, qui, par son origine indienne, offre aux «gars d’ici» une «carte de visite exotique» : «J’ai la peau couleur bois brûlé, des cheveux sang de crotale, des dents blanches comme des œufs de hiboux, des boules [des seins] avec de beaux mamelons marron, comme de

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