L'Égypte d'Émile Guimet

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 11 avril 2012

Photo : Coffret à canopes de Padi-imen, Deir el-Bahari, 3e Période Intermédiaire © 2000 Musée du Louvre - Georges Poncet


Le Musée des Beaux-Arts se penche sur la vie et le parcours d'Émile Guimet (1836-1918) au nom aussi connu (via les Musées Guimet de Paris et de Lyon qu'il fonda) que son existence reste méconnue. Fils d'une riche famille d'industriels lyonnais, directeur d'une entreprise de chimie, compositeur d'opéras à ses heures perdues, ce touche-à-tout fut aussi et surtout un passionné d'égyptologie et constitua, après un premier voyage en 1865, une importante collection d'antiquités égyptiennes, léguée après sa mort à différents musées, au Louvre notamment.

C'est donc à l'une de ces personnalités «transversales», aux confins du savoir scientifique, du pouvoir financier, de la passion autodidacte et du goût de l'aventure, essentielles dans la constitution des collections de nos grandes institutions, que rend hommage le musée. D'où une exposition un peu étrange et en demi-teinte, partagée entre des salles assez anecdotiques sur Guimet, et d'autres beaucoup plus stimulantes présentant des momies, des sarcophages, des papyrus, des statuettes, des objets de rites funéraires, ou d'autres objets consacrés aux cultes d'Isis, centre d'intérêt majeur pour Guimet… Cette présentation est servie par une fort belle scénographie aux tons orangés et se clôt par une salle rassemblant des antiquités provenant d'Asie et d'Orient, collectionnées aussi par Guimet.

Jean-Emmanuel Denave

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Nadja Pobel | Mardi 23 décembre 2014

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Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’espace dédié aux expositions temporaires est plus important que celui accordé à leur voisine permanente (2800 m² contre 1900 m²). Il faut dire qu’avec pas moins de 2, 2 millions d’objets en sa possession, le Musée des confluences a de la ressource. Histoire d'en montrer un maximum dès l'ouverture, il a fait le choix, judicieux, de rendre hommage à celui qui a commencé cette collection, Emile Guimet, et à la manière dont étaient présentées ses trouvailles au XVIIIe siècle : dans des cabinets de curiosité, véritables "chambres des merveilles", ainsi que le souligne le titre de l’expo. Plus de 800 pièces sont ici présentées, dans un foisonnement dont le désordre n’est qu’apparent. Tout est au contraire parfaitement agencé, en un clin d'oeil aux premières classifications, si bien que l’ensemble forme quasiment un tableau pictural avec ses rosaces faites de poissons et ses alignements quasi-pointillistes de coccinelles épinglées. Contempler ces joyaux est une chose, voyager pour les découvrir puis les porter à la connaissance de ses congénères en est une autre qu’Emile Guimet (1836 - 1918) s’est ingénié à faire à Dresd

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ARTS | Panorama / Après une Biennale d'art contemporain assez exceptionnelle, la saison expos se poursuit avec une grande rétrospective attendue consacrée à Robert Combas et une multitude d'expositions plus discrètes et curieuses dans les galeries. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 21 décembre 2011

Figurer, défigurer, transfigurer

Après Warhol, Keith Haring et Ben, Le Musée d'Art Contemporain ouvre grand ses trois étages (du 24 février au 15 juillet) à l'un des héros de la Figuration Libre (aux côtés de Hervé Di Rosa, François Boisrond...) Robert Combas né en 1957 à Lyon où il passa sa crise d’œdipe avant de rejoindre Sète en 1961. C'est la première grande rétrospective consacrée à cet artiste ultra prolifique avec quelque 300 œuvres ressemblant à autant de jungles visuelles. Le parcours d'exposition sera rythmé en musique par une playlist rock concoctée par Combas et, au dernier étage du musée, l'artiste sera présent pendant deux mois pour créer de nouvelles œuvres sur place, jouer de la musique ou inviter d'autres artistes... En février aussi, à la galerie Pallade (du 2 février au 24 mars) et à la galerie Confluence(s) de l'IUFM (du 3 février au 23 mars), c'est une grande figure de la Figuration Narrative cette fois, Jacques Monory, qui viendra à Lyon présenter des œuvres récentes ou historiques. Proches de l'objectivité photographique, ses toiles à forte dominante bleue, représentent généralement des scènes de meurtres, de violence ou de rues, aussi frappantes qu'én

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