Petits espaces, grandes expos

ARTS | Cet été, les petits centres d'art et galeries tiennent la dragée haute aux musées, avec notamment trois expositions exceptionnelles dans des domaines très différents : la photographie au Réverbère, l'art contemporain à la BF15 et la peinture à la galerie Descours. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 12 juillet 2013

Photo : Géraldine Lay, Failles du quotidien, St-Pétersbourg, 2010


Le temps se suspend, le quotidien se fissure et laisse alors entrevoir  les lignes de fuite de la pensée et des sensations corporelles. Le regard d'une femme passe de l'autre côté du miroir d'un snack, vitrine constellée des reflets de la ville. Une jeune fille s'évade dans le sommeil et la rêverie au cœur même de ce qui nourrit peut-être cette rêverie  : un cinéma aux fauteuils rouges mangés d'ombre. Et dans un café de Saint-Pétersbourg, un couple esseulé, baigné dans une atmosphère picturale à la Edward Hopper, semble soudain coupé du monde. A travers un petit ensemble d'images, Géraldine Lay saisit les Failles ordinaires, étranges instants figés où les individus montrés semblent basculer "ailleurs" - un ailleurs intime où le proche paraît lointain, vertigineux. Ces images prennent place dans une exposition collective organisée par Le Réverbère et intitulée Désir de collection (jusqu'au 27 juillet), dans laquelle la galerie présente des ensembles de ses photographes (François Deladerrière, William Klein, Bernard Plossu, Denis Roche, Lionel Fourneaux...), ainsi qu'un florilège d'images d'anonymes, et de très beaux clichés signés Jacques Henri Lartigue ou Marc Riboud. Un délice pour l'amateur d'art et de photographie  !

 

Des failles aux taches

De son côté la Galerie Michel Descours, à travers une quarantaine de toiles, tente de présenter les différents aspects de l' œuvre, viscérale et hantée par tout un peuple de personnages fantasmagoriques, du peintre et dessinateur Jean Raine (jusqu'au 14 septembre). Dans un registre beaucoup plus minimaliste mais non moins fascinant, le centre d'art La BF15 ouvre jusqu'au 27 juillet ses espaces à Vincent Dulom (né en 1965), un artiste parisien qui joue sur l'infime et l'informe. À la surface d'une grande toile, on découvre par exemple une sorte de tâche, aux tons variant du gris au violet, qui semble se mouvoir et se déformer au fur et à mesure que le temps passe. Respiration de la lumière et de l'ombre, la peinture se fait ici présence mystérieuse, déjouant sans cesse les limites et les structures de la forme. La tâche ressemble presque à un œil qui, en miroir au nôtre, inquiéterait et creuserait le regard comme la figuration. Ailleurs, Vincent Dulom a disposé de fragiles baguettes métalliques d'un mètre de longueur, dessinant quelques sculptures, soulignant ou rythmant les espaces. Des lignes poétiques à la limite, là encore, de l'informe et de l'imperceptible.

 

Jean-Emmanuel Denave


Vincent Dulom

"L'Entre sourd"
La BF15 11 quai de la Pêcherie Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Désir de collection

Dieter Appelt, Thomas Chable, Serge Clément, Géraldien Lay, Marc Riboud...
Galerie Le Réverbère 38 rue Burdeau Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Jean Raine

Galerie Michel Descours 44 rue Auguste Comte Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Le club des cinq au Réverbère

Photographie | Cinq des photographes défendus par la galerie Le Réverbère ont fait paraître récemment un livre : Beatrix Von Conta, Denis Roche (1937-2015), Géraldine Lay, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 6 novembre 2018

Le club des cinq au Réverbère

Cinq des photographes défendus par la galerie Le Réverbère ont fait paraître récemment un livre : Beatrix Von Conta, Denis Roche (1937-2015), Géraldine Lay, Philippe Pétremant, William Klein. William Klein, rappelons-le, a d'ailleurs non seulement secoué les codes de la photographie avec ses images coups de poing prises parmi le flux spontané des rues, mais il a fait aussi éclater le cadre habituel des ouvrages de photographies, et ce dès 1956 avec la publication de son journal photographique New York. L'occasion était donc idoine pour le Réverbère de « rendre hommage aux éditeurs » et aux ouvrages de photographie, d'autant plus que la galerie est connue plus largement pour son goût pour le livre et la littérature (deux de ses photographes sont aussi des écrivains : Denis Roche et Alain Fleischer). L'accroch

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Faire entrevoir le chaos

Peinture | La galerie Descours consacre une deuxième exposition monographique à Jean Raine, agrémentée d’un catalogue rétrospectif qui met en exergue l'acuité de l’œuvre de l’artiste belge.

Sarah Fouassier | Mardi 17 avril 2018

Faire entrevoir le chaos

« Je vis dans un état d’insatisfaction fondamentale. Quand j’écris des poèmes, l’image me manque ; quand je peins, c’est le mot qui me manque. Créer n’est pas un plaisir, c’est une nécessité profonde. » (Jean Raine, Le Temps du verbe - 1992). Faire coaliser le trait et le verbe de Jean Raine, voici l’une des réussites du catalogue qui accompagne l’exposition Jean Raine. De CoBrA à l’expressionnisme abstrait. Et il s’agit bien de coaliser, de faire une alliance de la toile et du mot dans le combat contre l'angoisse que l’artiste reconnaissait comme motrice d’une création pluridisciplinaire. Un artiste d'avant-garde Le parcours de Jean Raine, bien qu’il se soit amorcé de manière précoce, a été clairsemé d’empêchement, d’incompréhension. Très jeune, il fut en prise directe avec les surréalistes belges. À 16 ans, il participe aux discussions du groupe où il rencontre des artistes qui deviendront des amis tels que Louis Scutellaire et René Magritte. Sur les ruines de l’après-guerre, des artistes d’avant-garde se prêtent à rêver l’art comme un langage universel dégagé de tout élitisme, de toute rationalité dogmatique.

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L'abstraction fait bonne figure au musée Paul Dini

musée Paul Dini | Le Musée Paul Dini présente les œuvres d'une quinzaine d'artistes régionaux, présents dans ses collections, sous le signe de l'abstraction. Un genre pictural toujours aussi vivant et pluriel.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 19 avril 2016

L'abstraction fait bonne figure au musée Paul Dini

Kandinsky, aujourd'hui reconnu comme le pionnier de l'abstraction, se serait dit-on affranchi de la figuration vers 1910 en découvrant la beauté de l'une de ses toiles rangée à l'envers ! Le musée de Grenoble consacrera bientôt une exposition à Kandinsky (sur ses années parisiennes en fin de sa carrière, plus précisément, à partir du 29 octobre). En attendant, on pourra aller voir les œuvres de certains des héritiers régionaux de l'artiste russe au musée Paul Dini. Depuis le début du 20e siècle, l'abstraction n'a cessé d'essaimer courants et contre-courants : Expressionnisme abstrait, Art informel, Abstraction lyrique, Abstraction géométrique, Minimalisme, etc.. Si l'exposition du musée de Villefranche-sur-Saône n'a nulle vocation historique ni exhaustive, on y trouve représentés un grand nombre des déclinaisons de l’abstraction à travers des œuvres relativement récentes d'artistes en majorité lyonnais. La rapidité de l'escrime L'accrochage, très aéré et très réussi, profite de l’espace et de la luminosité de l'Espace Cornil (une ancienne usine) pour rapprocher des œuvres de factures parfois très différentes, souvent de grand format. Une imposante

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Les fictions ordinaires de Géraldine Lay

ARTS | La photographe Géraldine Lay présente à Lyon plusieurs années de travail consacrées à capter au Royaume-Uni une certaine qualité de la lumière et des scènes de la vie quotidienne, invitant aux dérives de l'imagination.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 2 février 2016

Les fictions ordinaires de Géraldine Lay

« Ma manière de travailler est très libre, instinctive, attentive aux rencontres, aux lumières, j’avance au fil des allées et venues, de mes lectures sur planche-contact, de la juxtaposition des images. Il s’agit là de confronter l’intime au public, l’immobile au flux, d’observer les décors intérieurs et extérieurs et ainsi de poser autrement la question de la fiction. » écrit la photographe Géraldine Lay. Née en 1972, diplômée de l'Ecole Nationale de la Photographie d'Arles en 1997, vivant toujours en Arles et travaillant dans l'édition, l'artiste expose pour la première fois en solo au Réverbère. Elle y présente des images récentes prises au Royaume-Uni, de 2009 à 2015. « Je suis d'abord allée à Glasgow en 2009 sans attente particulière, confie Géraldine Lay, et ça été un coup de foudre ! J'y suis retourné plusieurs fois et j'ai élargi ensuite mes séjours à d'autres villes ayant connu la crise industrielle : Manchester, Cardiff, Bristol... À ma pratique habituelle de la photographie de rue, j'ai ajouté l'idée de me rendre chez des gens et de les photographier dans leurs intérieurs. » L'accrochage à la galerie mélange les villes, le

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Jeudi, jour de vernissages

ARTS | Ce jeudi 28 janvier, la plupart des galeries de la rue Burdeau inaugurent en choeur leurs expositions (à 18h). On pourra découvrir les nouvelles séries (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 26 janvier 2016

Jeudi, jour de vernissages

Ce jeudi 28 janvier, la plupart des galeries de la rue Burdeau inaugurent en choeur leurs expositions (à 18h). On pourra découvrir les nouvelles séries de photographies de Géraldine Lay au Réverbère, une exposition collective consacrée aux Vies silencieuses (avec Eric Dessert, Alexandre Hollan...) à la galerie Pome Turbil ; et une multitude d'artistes chez Anne-Marie et Roland Pallade (Robert Combas, Peter Klasen, Jacques Monory, Roland Topor...). A quelques encablures de la rue Burdeau, la BF15 inaugure elle aussi sa nouvelle expo, comme Le Bleu du Ciel avec des œuvres récentes de Valérie Jouve.

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Les vertiges de Jean Raine

ARTS | L'exposition "Jean Raine, revoir la question" rassemble des peintures et des dessins de l'artiste belge, de différentes périodes, et tente une première synthèse de son œuvre éclatée. Une excellente occasion de s'initier à son univers halluciné, puissant, urgent. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 30 juin 2013

Les vertiges de Jean Raine

Parmi les œuvres de Jean Raine présentées à la galerie Descours, on découvre notamment une acrylique sur papier intitulée Regard sur le chaos (1979). Au milieu de méandres colorés, sorte de magma marécageux, on y discerne des paires d'yeux jetant des regards hallucinés, des visages ou des masques disséminés, des cernes noirs ou bleutés entourant des figures tremblées... On y ressent aussi le geste de l'artiste, l'urgence de la création, une folie des formes. D'une certaine manière, cette peinture résume l'effort de Jean Raine, qui lutta tout au long de sa vie avec et contre les forces du chaos, son cheminement entre expressionnisme et surréalisme, son ouverture aux courants d'airs vertigineux de l'inconscient humain et de ses pulsions. «Mon œuvre picturale apparaîtra sans doute comme une tératologie complaisante à l’horreur, mais entre autres significations complexes qu’elle revêt, dans le dynamisme créateur de mon expression poétique, elle est, sur un plan mythique, une tentative de retrouver l’homme en germe dans une originelle animalité». Encres

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Vortex

ARTS | Pour son cinquième anniversaire, la galerie Henri Chartier expose des œuvres de l'artiste d'origine belge Jean Raine. Des pièces datant de 1955 à 1986, avec pour point d'orgue une acrylique monumentale, «Fin de comédie». Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Dimanche 22 janvier 2012

Vortex

Comment peignait Jean Raine (1927-1986) ? À même le sol et en slip, ce qui est plutôt bon signe pour un artiste... Né Jean-Philippe Robert Greenen en Belgique, Jean Raine participa comme poète et cinéaste au groupe COBRA, croisa les chemins du surréalisme en général et de Magritte en particulier, serra la pince d'André Breton et, à partir de 1968,  s'installa dans la région lyonnaise. Toute sa vie, Jean Raine but beaucoup d'alcools, jusqu'à en perdre un temps la perception des couleurs et se mettre alors à composer de grandes encres tremblées, fantomatiques, hallucinées... «Mon œuvre picturale apparaîtra sans doute comme une tératologie complaisante à l'horreur, mais entre autres significations complexes qu'elle revêt, dans le dynamisme créateur de mon expression poétique, elle est sur un plan mythique, une tentative de retrouver l'homme en germe dans une originelle animalité» déclarait Jean Raine. Car, oui, où que vous regardiez parmi ses petites ou grandes toiles, ses dessins ou ses huiles, ses œuvre monochromes ou multicolores, il y a toujours, plus ou moins apparent, au moins un visage humain... L'un des plus beaux et des plus «évidents» est un petit portrait datant

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Figurer, défigurer, transfigurer

ARTS | Panorama / Après une Biennale d'art contemporain assez exceptionnelle, la saison expos se poursuit avec une grande rétrospective attendue consacrée à Robert Combas et une multitude d'expositions plus discrètes et curieuses dans les galeries. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 21 décembre 2011

Figurer, défigurer, transfigurer

Après Warhol, Keith Haring et Ben, Le Musée d'Art Contemporain ouvre grand ses trois étages (du 24 février au 15 juillet) à l'un des héros de la Figuration Libre (aux côtés de Hervé Di Rosa, François Boisrond...) Robert Combas né en 1957 à Lyon où il passa sa crise d’œdipe avant de rejoindre Sète en 1961. C'est la première grande rétrospective consacrée à cet artiste ultra prolifique avec quelque 300 œuvres ressemblant à autant de jungles visuelles. Le parcours d'exposition sera rythmé en musique par une playlist rock concoctée par Combas et, au dernier étage du musée, l'artiste sera présent pendant deux mois pour créer de nouvelles œuvres sur place, jouer de la musique ou inviter d'autres artistes... En février aussi, à la galerie Pallade (du 2 février au 24 mars) et à la galerie Confluence(s) de l'IUFM (du 3 février au 23 mars), c'est une grande figure de la Figuration Narrative cette fois, Jacques Monory, qui viendra à Lyon présenter des œuvres récentes ou historiques. Proches de l'objectivité photographique, ses toiles à forte dominante bleue, représentent généralement des scènes de meurtres, de violence ou de rues, aussi frappantes qu'én

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Jean Raine

ARTS | La galerie Henri Chartier consacre à nouveau une petite exposition (jusqu'au samedi 29 mai) à Jean Raine (1927-1986), cinéaste, poète et peintre proche du (...)

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 23 avril 2010

Jean Raine

La galerie Henri Chartier consacre à nouveau une petite exposition (jusqu'au samedi 29 mai) à Jean Raine (1927-1986), cinéaste, poète et peintre proche du groupe Cobra et féru de surréalisme. Les œuvres présentées sont très belles et très diverses : une acrylique intitulée «Sous l'aile d'un moulin rose» entraîne dans un grand mouvement circulaire plusieurs formes indéfinies parmi lesquelles on devine une femme nue ; des encres nous plongent au sein de leurs méandres obscurs et tourmentés ; quelques dessins jouent avec les mots, des lettres et des signes abstraits... Une création mue par l'urgence, le hasard, l'angoisse, l'hallucination, toujours déconcertante et émouvante. JED

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À l’insu de notre plein gré

ARTS | Expo / Un type chauve aux lunettes noires assis à une terrasse de café à Rome, une grappe d’adolescents s’ennuyant dans les rues d’Helsinki et «composant» (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 24 mars 2009

À l’insu de notre plein gré

Expo / Un type chauve aux lunettes noires assis à une terrasse de café à Rome, une grappe d’adolescents s’ennuyant dans les rues d’Helsinki et «composant» entre eux de drôles de lignes de tension, quelques salariés fumant une cigarette dans la pénombre de Stockholm… En France ou à l’étranger, Géraldine Lay saisit la solitude, les malaises légers, l’attente résignée, ces petits moments de la vie quotidienne où les corps et les regards flottent, hésitent, s’inquiètent d’on ne sait quoi, semblent traversés d’affects inconnus à eux-mêmes… Contrairement aux apparences, la photographe ne met rien en scène, mais observe patiemment, partage avec ses sujets une sorte de confiance silencieuse. On remarque aussi son goût pour les lumières rasantes, les fins de journées, les horizons bouchés et vaguement angoissants. Elle expose avec son compagnon François Deladerrière, né lui-aussi en 1972. Chez Deladerrière, la présence humaine disparaît totalement au profit de paysages verdoyants ou de bâtiments esseulés et désaffectés. Ce sont des forges dans les Pyrénées, un bâtiment industriel en Sibérie, voire un escalier désert de boîte de nuit. Travaillant à la chambre, le photographe présente des ima

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L'encre dans la peau

ARTS | Exposition / Une seule salle au Musée des Beaux-Arts consacrée à Jean Raine (1927-1986), mais quelle salle ! Cinq immenses encres sur papier ocre marouflées (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 27 mars 2008

L'encre dans la peau

Exposition / Une seule salle au Musée des Beaux-Arts consacrée à Jean Raine (1927-1986), mais quelle salle ! Cinq immenses encres sur papier ocre marouflées sur toile y sont accrochées ; soit cinq visions à la fois grotesques et effrayantes des entrailles de l'enfer ou de la folie du monde. D'innombrables créatures aux visages tremblant d'effroi, mi-fantômes mi-oiseaux, nous entourent, nous fixent de leurs grands yeux avides ou vides. C'est tout à la fois monstrueux et enfantin, comme une sarabande ou un carnaval de formes tourmentées, constituées de tâches et de giclées d'encre, de figures cauchemardesques tordues par des bourrasques de vent noir. Les œuvres datent des années 1960, époque où, après un coma de trois semaines, l'artiste a perdu la perception des couleurs (qu'il recouvrera peu à peu à partir de 1966-68)... Injustement méconnu, poète, cinéaste et artiste, Jean Raine participa au mouvement surréaliste belge emmené par Magritte, fut un proche d'Alechinsky et du mouvement Cobra, et fréquenta les derniers surréalistes français à la fin des années 1940... Adepte du dérèglement de tous les sens de Rimbaud, il dessine et peint dans l'urgence et la fièvre

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