Paysages contemporains

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Photo : La limite comme paysage de lisières de ville© R. Kersante / IAU îdF



Paysages du 21ème siècle : que fabriquons-nous aujourd'hui ?


Archipel - Centre de Culture Urbaine 21 place des Terreaux Lyon 1er
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La Métropole se lance dans l'urbanisme transitoire

Urbanisme | Le président de la Métropole David Kimelfeld a décidé de faire de l'urbanisme transitoire un axe fort de la fin de son mandat comme de sa campagne électorale à venir, lançant des projets visant Fagor-Brandt, la Halle Debourg ou les Halles Sernam à Jean Macé : tour d'horizon des réflexions menées ici autour de ce sujet à la mode dans les grandes métropoles.

Sébastien Broquet | Mardi 8 octobre 2019

La Métropole se lance dans l'urbanisme transitoire

Fagor-Brandt, où se déroule actuellement la Biennale d’Art Contemporain, va devenir un lieu culturel pérenne ? David Kimelfeld : On ne dit pas que ce sera un lieu culturel pérenne, mais que l’on s’inscrit vraiment dans l’urbanisme transitoire. L’usine Fagor-Brandt est un lieu où dans ce cadre, il faut que l’on développe des projets, sans doute avec une identité culturelle forte. On y a accueilli Nuits sonores et aujourd’hui la Biennale d’Art Contemporain. Je souhaite que l’on y héberge les bureaux des biennales dans les prochaines semaines. Derrière, un certain nombre de projets dans le cadre de la Biennale de la Danse pourraient se développer sur ce site. Pour la suite, on en est à construire autour de l’urbanisme transitoire : je ne sais pas si c’est pour cinq ou dix ans. Comme tout urbanisme transitoire, soit ça préfigure de nouveaux usages, soit ça occupe un lieu en attente d’une utilisation complètement différente. Sur Fagor-Brandt, on voit bien la force

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Archi beau

Architecture | Qui n’a jamais eu envie d’être une petite souris pour découvrir l’intérieur d’une maison d'artiste ? Visiter des maisons d’architecte, c’est ce que propose (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 20 juin 2017

Archi beau

Qui n’a jamais eu envie d’être une petite souris pour découvrir l’intérieur d’une maison d'artiste ? Visiter des maisons d’architecte, c’est ce que propose les Journées d’Architectures à vivre, organisées par le magazine Àvivre depuis 2000. Le week-end du 16 au 18 juin puis du 23 au 25 juin, des voisins vous ouvrent les portes de leurs demeures : contemporaines, photogéniques, ingénieuses, écologiques… des projets de création ou de rénovation qui prouvent qu’architecture et vie quotidienne forment un beau mariage. À Lyon intramuros, visitez un duplex sur cour à la Guillotière qui devrait être tout juste terminé, un appartement de canut à la Croix-Rousse ou encore une rénovation très épurée en bois et anthracite dans le 9ème arrondissement. Autour de Lyon, plusieurs maisons également dont une belle extension en bois à Rillieux-la-Pape ou un ensemble très contemporain à Caluire-et-Cuire. Au total, une cinquantaine de propriétés en Rhône-Alpes sont ouvertes à la visite. Retrouvez tout le catalogue et inscrivez-vous (2€) sur www.journeesavivre.fr.

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Une nouvelle Biennale d'Architecture à Lyon

Architecture | Sur le terreau du dynamisme architectural et urbain dans l'agglomération lyonnaise (pensons à la Confluence, à la Part-Dieu, la Duchère, le Carré de Soie, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 8 juin 2017

Une nouvelle Biennale d'Architecture à Lyon

Sur le terreau du dynamisme architectural et urbain dans l'agglomération lyonnaise (pensons à la Confluence, à la Part-Dieu, la Duchère, le Carré de Soie, etc.), une nouvelle Biennale d'Architecture verra le jour à la Sucrière du 8 juin au 9 juillet. L'événement se propose moins comme une exposition classique que comme un lieu de rencontre, de réflexion et de partage entre le public et une trentaine d'équipes d'architectes et/ou urbanistes, de la région ou d'ailleurs. Bref, une sorte de vaste atelier (avec une importante programmation de rencontres et de conférences) articulé sur quatre lignes de force thématiques : matières, ressources, nature et culture / technologie, industrie, innovation et changement climatique / usage, modes de vie et modes de faire / territoires, échelles, équité et solidarité. Biennale d'Architecture de Lyon À la Sucrière du 8 juin au 9 juillet Programmation complète sur le site

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Grégoire Le Du, manager en développement durable

MUSIQUES | A la tête de l'agence de management Grande Route et du tout neuf label Archipel cofondé avec le studio Mikrokosm, Grégoire Le Du s'est spécialisé depuis une dizaine d'années dans l'accompagnement d'artistes en développement. Mûrissant au passage une philosophie quelque peu à contre-courant de l'image que l'on peut se faire de ce métier, où les idéalistes auraient encore leur place. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 19 mai 2015

Grégoire Le Du, manager en développement durable

«J'ai cette chance d'être suffisamment romantique pour me satisfaire de ce que l'artiste fera plutôt que de ce qu'il fait.» Cette phrase de Grégoire Le Du – fondateur de Grande Route, qui manage entre autres les carrières prometteuses de Joe Bel et 2080 – plusieurs fois répétée et déclinée au cours du même entretien sur son métier, peut paraître quelque peu sibylline. Il faut pourtant, entre les lignes, la comprendre comme l'acceptation qu'un artiste puisse à un moment donné faire sa (grande) route sans ce manager spécialisé dans l'émergence. Sans faire de lui un Bartleby de la chose, un type qui, comme le héros de Melville, «préférerait ne pas», ce discours et la mise en pratique qui l'accompagne dénote quelque peu dans une profession que, vue de l'extérieur, on imagine volontiers pratiquée par des types qui se barrent avec la caisse : «C'est une philosophie, une question de tempérament dit-il. Je viens de la musique, j'en fais, ce qui me permet de travailler sans arrière pensée.» C'est en effet en plusieurs temps que Grégoire s'est découvert une passion pour l'émergence et le développement et a forgé sa vision du métier.

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Archi libre

ARTS | Architecture / «Ville cratère», «ville alligator», «ville flottante», structures ventouses ou proliférantes, «bulle pirate», «cellule amphibie»… Autant de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 27 octobre 2011

Archi libre

Architecture / «Ville cratère», «ville alligator», «ville flottante», structures ventouses ou proliférantes, «bulle pirate», «cellule amphibie»… Autant de concepts et d’idées non point tirés d’un roman de science-fiction mais de l’œuvre de Jean-Louis Chanéac (1931-1993). Un artiste architecte et un architecte artiste dont les projets utopistes tentaient de répondre aux problèmes de son (et de notre) époque : explosion démographique, enjeux écologiques, sérialité industrielle… Ses recherches sont souvent restées dans les cartons, mais dans les années 1980, en Savoie essentiellement, plusieurs réalisations étonnantes et très ancrées dans leur contexte environnemental ont vu le jour. Et Chanéac, dès 1976, construisait sa propre maison sous forme de gousse de haricot avec cuisine et salle de bains en petits pois, porche d’entrée et cage d’escalier en forme de vulves ! «Aboutir à des formes qui, par leurs possibilités de connexions, peuvent proliférer dans l’espace par leur propre félicité comme les cellules d’un être vivant» était l’un des buts de l’architecture utopique, poétique, plastique et organique de Chanéac. Jusqu’au 10 novembre, le CAUE présente une exposition qui

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SHEARWATER

CONNAITRE | The Golden Archipelago Matador

Dorotée Aznar | Lundi 1 mars 2010

SHEARWATER

Les fans du Shearwater en chef Jonathan Meiburg connaissent sa passion pour l’ornithologie. (chose qu’on imagine rare pour un texan, généralement plus sensible au charme des côtes de bœuf). Plus encore que ses précédents disques, The Golden Archipelago est l’histoire d’un type parti observer les oiseaux sur quelque rocher battu par les vents et le ressac. Au sens propre comme au figuré, car c’est bien ses nombreux voyages d’étude des volatiles que conte Jonathan Meiburg sur ce disque, le dernier d’un triptyque consacré à l’impact de l’homme sur la nature entamé avec Palo Santo puis Rook. Il en ressort un lyrisme et une sauvagerie paysagère comme seuls les tableaux les plus bruts de la nature peuvent en donner, au service d’un album d’une rare maîtrise et d’une grande beauté. Fruit d’une patience sans faille (il en faut pour observer les oiseaux) et d’une minutie d’orchestration peu commune. Inutile de dire qu’il n’est pas nécessaire de se passionner pour le fou-de-bassan ou le macareux moine pour apprécier ce disque, la musique de Meiburg, comparée à juste titre à celle de Mark Hollis et Talk Talk, et son génie d’interprétation parlent d’eux-mêmes. Mieux, à ceux qui pensent que le

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Consistance de l’utopie

MUSIQUES | Forum / Depuis trente ans, les Dominicains du couvent de la Tourette ont une ambition tenace : partager un lieu insolite où artistes, intellectuels en (...)

Dorotée Aznar | Jeudi 30 octobre 2008

Consistance de l’utopie

Forum / Depuis trente ans, les Dominicains du couvent de la Tourette ont une ambition tenace : partager un lieu insolite où artistes, intellectuels en tous genres, religieux, architectes, se croisent, se questionnent, s’affrontent et s’enrichissent mutuellement. Ces moines visionnaires ont inventé les Rencontres Thomas More et par cette utopie ont su créer un endroit singulier où la culture s’expose, se fait, se défait, s’invite et se réinvente. L’architecte choisi, il y a 30 ans, pour construire ce lieu d’intelligence et de spiritualité n’était autre que Le Corbusier qui, lui-même, avait dans son équipe un certain Iannis Xenakis, architecte et compositeur. Après le succès des rencontres musicales au printemps 2007, le centre culturel de la Tourette a développé une série de trois manifestations qui explorent le lien entre musique et architecture. La musique est une architecture mobile, martelait sans cesse Xenakis. Le Forum international Musique et Architecture, dernier moment de ces rencontres, invite compositeurs, interprètes, architectes et ingénieurs à débattre autour de trois thèmes : la musique et l’espace, l’espace de la musique, la musique de l’architecture. Des

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