Peinture sous toutes ses coutures

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 2 mai 2017

Photo : © Jean-Luc Blanchet


À l'occasion de l'ouverture récente du Musée Jean Couty, voisin de quelques mètres, l'Attrape-Couleurs réunit cinq artistes lyonnais qui, chacun, ont une approche singulière de la peinture. Jean-Luc Blanchet procède par "effacements" : il recouvre des toiles de peinture noire laquée et retire ensuite de la matière pour faire naître des figures... Ici, on découvre deux fragments de forêts en hivers aux allures assez sinistres et aux formats imposants.

La jeune Anne Renaud (née en 1985) assemble quant à elle, sur des toiles plus modestes et des tonalités plus acidulées, différentes formes oscillant entre abstraction et figuration (on y devine quelques fruits ou légumes). Ses compositions d'allure très rythmique et musicale, font beaucoup penser à l'univers de Vassily Kandinsky...

Frédéric Houvert développe lui-aussi un monde pictural végétal, puisant son inspiration parmi les fleurs et son ancienne formation d'horticulteur. Chaque toile est réalisée dans une nuance donnée de peinture industrielle et désoriente le regard de ses reflets et de ses brillances étonnants.

Peinture, bouture et mixture
À l'Attrape-couleurs jusqu'au 7 mai


Peinture, bouture et mixture


L'attrape-couleurs Place Henri Barbusse Lyon 9e
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Les 5 expos à voir en juin

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Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 1 juin 2017

Les 5 expos à voir en juin

1/ Frédéric Khodja à la galerie Françoise Besson, jusqu'au 31 juillet L'artiste lyonnais présente trois nouvelles séries de dessins à partir de réminiscences d'images et de souvenirs personnels : des Paysages mentaux, des Architectures fantômes. Ou encore des Rêves d'expositions, notre série favorite, où Frédéric Khodja met en scène une sorte de studio photo où rideaux, cadres vides, figures géométriques s'ouvrent sur de nouveaux espaces énigmatiques. Ces rêves s'avèrent être d'ailleurs étonnamment proches de l'univers d'un David Lynch et des prémices de la troisième saison de Twin Peaks ! 2/ Frédéric Houvert à Néon, jusqu'au 24 juin Frédéric Houvert a invité au centre d'art Néon trois autres artistes (Daniel Mato, Laurent Proux et Fabio Viscogliosi) pour une exposition épurée aux confins de l'abstraction, de l'ornementation et du minimalisme. Les formes et les sensation

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Les ramifications de Frédéric Houvert

Peinture | Le centre d'art Néon invite un artiste, Frédéric Houvert, qui en invite trois autres pour une exposition intitulée "Les tournesols". Où il est question de floraisons, de couleurs, de sobriété et de ramifications.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 mai 2017

Les ramifications de Frédéric Houvert

Avant d'être étudiant aux Beaux-Arts, Frédéric Houvert (né en 1980 à Toulon, installé aujourd'hui à Lyon) a fait une école d'horticulture. Cela n'explique rien, mais l'artiste (peintre, sculpteur, photographe) en a sans doute conservé un goût prononcé pour le motif floral et pour l'univers végétal en général. Il a notamment composé de nombreuses toiles représentant des fleurs, quasi monochromes, dans des nuances de tons très fines, où le motif paraît comme s'effacer, ou "affleurer" à peine. Comme par discrétion, ou comme une continuation possible de l'idée de modernité, lancée, entre autres, par Mallarmé : « Je dis : une fleur ! Et, hors de l'oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d'autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l'absente de tous les bouquets. » L'absolu moderniste, cherché dans le langage replié sur lui-même ou dans l'abstraction monochrome, s'ouvre à nouveau avec Frédéric Houve

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Les peintures fantômes de Jean-Luc Blanchet

galerie Domi Nostrae | Jean-Luc Blanchet présente de nouvelles œuvres à la galerie Domi Nostrae. Des "peintures fantômes" qui hantent et saisissent durablement le regard.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 11 octobre 2016

Les peintures fantômes de Jean-Luc Blanchet

Depuis le milieu des années 1990, le peintre lyonnais Jean-Luc Blanchet œuvre par "effacement" : il retire de la matière picturale, il passe des coups de chiffons sur des motifs peints, etc... Par un drôle de paradoxe, il dénonce la dématérialisation contemporaine des images et leur prolifération en flux continus en... dématérialisant (partiellement) ses propres toiles ! Il lutte contre la Violence faite aux images (titre d'une conférence donnée par Jean Baudrillard en 2004) en faisant violence à ses propres images. Pour son exposition à la galerie Domi Nostrae, il a effacé des représentations de tableaux connus de l'histoire de l'art : La Jeune fille à la perle de Vermeer, un autoportrait de Rembrandt, une Marylin de Warhol, l'urinoir de Marcel Duchamp.... Peintures apparaissant ici comme des fantômes, des traces s'évaporant, évanescentes. Le procès Si le travail de Blanchet n'

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Notre cabinet de curiosités : sélection d'expositions singulières

Hors des sentiers battus | Parcourez ces chemins de traverse en suivant de sobres hashtags ; et découvrez des artistes singuliers, parfois exposés dans des lieux inattendus : un couvent, un théâtre ou un hôpital psychiatrique...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 13 septembre 2016

Notre cabinet de curiosités : sélection d'expositions singulières

#Effacement « Dans l’acte de peindre, il y aura comme dans l’acte d’écrire, une série de soustractions, de gommages. La nécessité de nettoyer la toile... la nécessité de nettoyer la toile pour empêcher les clichés de prendre. » affirmait le philosophe Gilles Deleuze. Depuis ses débuts, l'artiste lyonnais Jean-Luc Blanchet répond parfaitement à cette conception de la peinture : il crée par effacement, par soustraction de matière, par libération d'images fantômes sous-jacentes à nos représentations habituelles... Il présente dans sa galerie deux nouvelles séries : des "ectoplasmes" d’œuvres d'art connues (signées Rembrandt, Warhol, Manet...) et des photographies effacées à l'acétone. À noter : Après Jean-Luc Blanchet, la galerie Domi Nostrae présentera des œuvres récentes d'un autre artiste lyonnais aimant lui-aussi les fantômes et l'évanescence, Christian Lhopital (du 5 novembre au 17

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Le travail du négatif

ARTS | Procédant par effacement, le peintre Jean-Luc Blanchet redonne vie aux images. Une vie fantomatique, fragile et ambigüe certes, mais d’autant plus intéressante et poignante. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 5 avril 2013

Le travail du négatif

La technique du peintre lyonnais Jean-Luc Blanchet (né en 1976) est assez singulière : il recouvre entièrement ses toiles de glycéro noire - une substance toxique qui, on le voit sur certaines vidéos où l'artiste porte un masque à gaz, donne à son travail un caractère urgent - qu’il efface ensuite progressivement afin d’obtenir ses images : fleurs, visages, animaux, lamentations… Une technique proche de celle du sculpteur qui produit ses formes par soustraction de matière, d’un Fontana perçant ou découpant ses toiles ou de l’idée de Gilles Deleuze selon laquelle l’artiste (ou l’écrivain) est moins confronté à l’angoisse de la surface blanche qu’à un  trop plein d’images et de mots. The Mediatic People Pop Star Shit System, oeuvre exposée à la galerie Domi Nostrae et sur laquelle figure une Marylin fantomatique flottant parmi des nuages de peinture, constitue un bel exemple de solution pour creuser le "trop plein" ou, tout simplement, montrer l’envers du décor. Mais si Blanchet est parvenu à une certaine virtuosité, c’est bien davantage ce que sa démarche dit d’une quête obsédante et tenace qui nous passio

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ARTS | Expo / Jean-Luc Blanchet compose ses toiles en effaçant de la peinture. Et construit un univers sombre et sous tension, où les limites entre la vie et la mort, l'apparition et la disparition se brouillent... Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 25 mars 2010

Images dépeintes

Parmi son accrochage, Jean-Luc Blanchet a suspendu une robe repeinte en noir et plongé un joli bouquet de fleurs dans un pot de peinture lugubre... L'univers de l'artiste (né en 1976) est manifestement angoissant, mélancolique, voire funèbre, et le jeune Lyonnais se nourrit aussi de l'énergie musicale punk ou noisy, en émule des groupes Bästard, Sister Iodine ou Sonic Youth. Il a installé son atelier à la friche RVI, a semé quelques images dans la Demeure du chaos de Thierry Ehrmann, et travaille depuis 2003 avec la galerie Domi Nostrae, à la ligne artistique friande de défiguration, de transgression et de trituration de la représentation... Jean-Luc Blanchet part du constat d'un certain extrémisme du modernisme poussant la peinture jusqu'à ses ultimes limites et possibilités, pour ne pas dire jusqu'à sa disparition. On peut penser notamment aux monochromes noirs peints en série, inlassablement, par Ad Reinhard au début des années 1960. Et justement, procédant d'une manière des plus étonnantes, Blanchet commence par réaliser des monochromes noirs qu'il «efface» ensuite avec un chiffon et du white spirit pour composer ses figures : portraits, vanités, fleurs, paysages, reprises de t

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