Le vent nous portera... à l'atelier de graphistes Kolle Bolle

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 30 mai 2017

Photo : © Fabio Viscogliosi


Au vent léger de l'été, exposition présentée dans l'atelier du collectif de graphistes Kolle Bolle, porte bien son nom... Des dessins comme en apesanteur et tracés au gré du vent, parfois même réalisés sur des post-its, couvrent un long mur blanc. Il y a ceux de Dans le ciel tout va bien (pseudonyme d'un artiste qui dessine et produit des fanzines ou de petites auto-éditions), mêlés à ceux de Fabio Viscogliosi, artiste et aussi musicien, romancier, auteur BD.

Le premier présente surtout des paysages volcaniques sur des post-its. Le second joue avec, rêve les formes les plus diverses, utilisant plusieurs techniques : peinture, aérographe, pochoirs... Il reste chez Fabio Viscogliosi quelques traces d'une esthétique BD, mais il s'en éloigne de plus en plus, avec beaucoup de liberté, flirtant avec le tachisme, l'abstraction, la géométrie.

On y devine des rochers, des nuages, des rudiments de paysages, mais plutôt que de nous y confiner, Fabio Viscogliosi propose de nous en extraire, de nous faire flotter en pures sensations de formes et de couleurs, entre figuration et abstraction.

Au vent léger de l'été
À Kolle Bolle jusqu'au 3 juin


Dans le ciel tout va bien + Fabio Viscogliosi

Illustration
Kolle-Bolle 67 rue Sébastien Gryphe Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Fabio Viscogliosi : où est Harpo ?

Littérature | En imaginant une aventure française d'Harpo, le plus taiseux des Marx Brothers, Fabio Viscogliosi continue à sonder le puits sans fond de la mémoire, à la fois matrice identitaire et boussole du destin.

Stéphane Duchêne | Mardi 28 janvier 2020

Fabio Viscogliosi : où est Harpo ?

Jusqu'ici l'œuvre littéraire de Fabio Viscogliosi avait infusé une matière autobiographique : éclats de vie, images d'enfance, souvenirs dispersés sur les pages par un écrivain du fragment. Pour la première fois, avec Harpo, l'auteur-dessinateur-musicien-chanteur semble dévier l'objectif. Ce pourrait être un bouleversement s'il n'avait toujours investi ses passages même les plus intimes de modèles et mentors, d'épiphanies esthétiques éclairant auto-analyse et confessions mouchetées. Tout cela, chez Fabio, est un peu mélangé. Parce que flux de pensée, inconscient déplié, satoris mnémoniques et expériences vécues ne voyagent pas en compartiments. « Ce qui est autobiographique, c'est de parler des autres » résumait l'auteur dans un entretien sur francetvinfo.fr. Alors quand il nous livre une histoire, apocryphe, d'Harpo Marx, déjà croisé jadis dans ses pages, on

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Les ramifications de Frédéric Houvert

Peinture | Le centre d'art Néon invite un artiste, Frédéric Houvert, qui en invite trois autres pour une exposition intitulée "Les tournesols". Où il est question de floraisons, de couleurs, de sobriété et de ramifications.

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Avant d'être étudiant aux Beaux-Arts, Frédéric Houvert (né en 1980 à Toulon, installé aujourd'hui à Lyon) a fait une école d'horticulture. Cela n'explique rien, mais l'artiste (peintre, sculpteur, photographe) en a sans doute conservé un goût prononcé pour le motif floral et pour l'univers végétal en général. Il a notamment composé de nombreuses toiles représentant des fleurs, quasi monochromes, dans des nuances de tons très fines, où le motif paraît comme s'effacer, ou "affleurer" à peine. Comme par discrétion, ou comme une continuation possible de l'idée de modernité, lancée, entre autres, par Mallarmé : « Je dis : une fleur ! Et, hors de l'oubli où ma voix relègue aucun contour, en tant que quelque chose d'autre que les calices sus, musicalement se lève, idée même et suave, l'absente de tous les bouquets. » L'absolu moderniste, cherché dans le langage replié sur lui-même ou dans l'abstraction monochrome, s'ouvre à nouveau avec Frédéric Houve

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Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Quirky Festival | Insolite, biscornue, étrange, voici comment l'on pourrait qualifier la programmation de l'édition printanière d'un Quirky Festival, si riche de révélations et de talents, mêmes confirmés, à découvrir, qu'elle méritait bien une petite sélection suggestive et subjective.

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Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Raoul Vignal Derrière ce patronyme peu glamour se cache l'une des révélations lyonnaises de ces derniers mois : un artiste folk aux doigts de fées dont l'art du picking et le goût pour la mélancolie évoquent de loin en loin un Nick Drake à moustache. Loin d'être un débutant, Raoul a déjà à son actif trois EP, une BO de film et une petite réputation berlinoise consécutive à un séjour de deux ans dans la capitale allemande. Mais c'est bien son premier album, The Silver Veil (Talitres) qui voit sa côte exploser. Enregistré à Berlin, le disque dont le titre évoque pour le coup le ciel posé comme un drap sur la capitale allemande, lève paradoxalement ce même voile sur un talent au potentiel immense qui fait le lien entre diverses écoles : celle de l'American primitive de John Fahey et Robbie Basho, celle du revival folk contemporain (José Gonzalez, Kings of Convenience) et celle, donc, unique de Nick Drake, décédé à l'âge où Vignal sort son premier album. Comme un signe d'héritage. Raoul Vignal

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Stéphane Duchêne | Vendredi 24 janvier 2014

La lenteur

Fabio Viscogliosi est un écrivain du fragment, du flashback, des miscellanées intimes. On en avait eu un très plaisant premier aperçu dans Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit (2010). Avec Mont-Blanc, en 2011, on avait été emporté par le récit d'une tragédie nationale vue par le prisme du drame familial – les parents de l'auteur, décédés dans l'incendie du Tunnel du Mont-Blanc – et des conséquences intimes. Persuadé comme Gauguin que «la vie c'est à peine la division d'une seconde», l'auteur poursuit ici, lentement mais sûrement, parfois en creux, toujours dans la diffraction du récit et la sérendipité de la mémoire, une entreprise d'autoportrait qui a quelque chose du Je me souviens de Pérec – l'Italie, un pote, des vacances, un livre sur l'escrime – autant que du petit panthéon personnel – on y croise Mondrian, Errol Flynn, Kafka, Godard et tous ceux qui l'ont marqué, pour un instant ou pour la vie. Moins surprenant que son entrée en littérature, forcément moins touchant que Mont-Blanc, Apologie du Slow n'en conserve pas moins cette capacité à émouvoir d'un rien, ce charme du pas de côté autobiographique qui font des livres de Viscogliosi des sortes de haï

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Stéphane Duchêne | Jeudi 31 mai 2012

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Alors qu'on a pris l'habitude de voir régulièrement se produire sur scène le désormais Lyonnais Christian Quermalet, qui plus est récemment débauché par les Marquises en tant que batteur, on n'est pas fâché d'assister, avec The Married Monk, à l'une des belles reformations de cette année. Et Dieu sait s'il y en a eu. Car sans en avoir l'air, sans toucher à une popularité folle comme nombre de ses collègues hexagonaux souvent moins méritants, The Married Monk fut un temps le meilleur groupe du Monde de France, tout en ne produisant que très peu de disques (à peine une demi-douzaine en quinze ans, en comptant large) et en changeant constamment d'effectif. Alliant audace et efficacité, quand d'autres ne savaient sur quel pied danser face à ces deux notions, et osant chanter en anglais quand cela était hautement proscrit par la «déontologie» radiophonique. Pondre des tubes sans chercher l’esbroufe, tout en effectuant le pas de côté nécessaire pour ne pas être attendu au tournant ou éviter les barrages – passant des guitares folk et autres orgues vintage de The Jim Side aux pianos et cordes de R/O/C/K/Y (sur lequel officiait Fabio Viscogliosi) – a toujours été un pe

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Nadja Pobel | Jeudi 8 septembre 2011

Fabio Viscogliosi

Dessinateur, musicien, Fabio Viscogliosi fait sa rentrée des classes sur le mode écrivain avec la publication de son deuxième roman, Mont Blanc. Le 24 mars 1999, ses deux parents font partie des 39 victimes asphyxiées par l’incendie dans le tunnel entre France et Italie. Viscogliosi ne dresse pas un déroulé factuel du drame mais évoque ce qui remonte à la surface douze ans après les faits : les avocats des parties civiles et adverses qui plaisantent devant la machine à café durant les pauses de l’interminable procès, son achat troublant de Autobahn de Kraftwerk au moment où ses parents mourraient sous le tunnel, ses compagnonnages avec Borges, Pantani, Annie Ernaux ou Cary Grant. Jeudi 15 septembre, à la librairie Passages, Fabio Viscogliosi présentera ce livre presqu’aérien avec son acolyte et directrice de collection chez Stock, Brigitte Giraud qui signe elle Pas d’inquiétude. NP

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Fabio Viscogliosi

MUSIQUES | Musicien, chanteur, compositeur, écrivain, dessinateur... MV

Dorotée Aznar | Mercredi 8 décembre 2010

Fabio Viscogliosi

Petit Bulletin : Qui, ou qu'est-ce qui a fait la vie culturelle à Lyon depuis 1997 ? Fabio Viscogliosi : En ce qui me concerne, des concerts ou des expositions, bricolés par des groupuscules sympathiques. Et puis, je pense que Lyon est enrichie par les villes qui l'entourent, des initiatives singulières ou périphériques. Quelles ont été, selon vous, les évolutions marquantes de la vie culturelle depuis 1997 ? La disparition de certaines librairies historiques, et la création de certaines autres, heureusement. Sans de bonnes librairies, une ville se désintègre. Même remarque pour les cinémas. Existe-t-il une scène ou une “touche“ lyonnaise ? Je remarque que les Lyonnais perdent peu à peu leur accent. Dommage, c'était drôle, et productif. La "touche", ça commence peut-être par assumer d'où l'on vient, où l'on est. Par petites touches. Vous habitez Lyon, cela a-t-il une importance dans votre activité créatrice ? Probablement, j'aime la province, un peu bancale, on est toujours en route pour quelque part, même sans bouger.

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Mythologie(s)

CONNAITRE | Portrait / Avec "Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit", Fabio Viscogliosi donne un récit autobiographique fragmenté et poétique en livrant, façon puzzle, les clés de sa mythologie personnelle. Yann Nicol

Aurélien Martinez | Lundi 11 janvier 2010

Mythologie(s)

L’année 2010 débute en fanfare pour le très éclectique Fabio Viscogliosi. Celui qui est aussi musicien (il a notamment collaboré avec The Married Monk et Yann Tiersen avant de produire deux albums solo), verra en effet son œuvre graphique et plastique mise à l’honneur lors du festival de BD d’Angoulême (du 28 au 31 janvier), avec une exposition, «Bye-Bye», dans lequel on retrouvera dessins, illustrations et objets en volume inspirés de certains de ses personnages de bandes dessinées. Dans le même temps, les éditions L’association rééditent trois de ses livres les plus emblématiques, parus au Seuil dans les années 90, dans un volume intitulé "Da Capo" qui regroupera "L’Œil du chat", "Du plomb dans l’aile" et "Morte saison pour les poissons". Une reconnaissance pour cet artiste hors norme, qui trouve encore le moyen d’explorer d’autres voies avec la parution d’un premier texte littéraire, Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, d’une très grande beauté. Le talent, décidément, appelle le talent… Coltrane, Magritte et les autresLes 154 courts chapitres qui composent cet autoportrait convoquent des souvenirs, des réminiscences, des rêves, des divagations ou

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Et l'âne vit l'ange

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| Mercredi 18 juillet 2007

Et l'âne vit l'ange

Musique / Sur la chouette pochette de ce deuxième album solo, Fabio Viscogliosi met en scène son alter ego fétiche : un âne à la coule en veston et pantalon de tweed, indifférent au tsunami (vaguement apparenté à Hokusaï) qui va l'engloutir. Et accessoirement éteindre sa cigarette. De quoi gloser, peut-être un peu bêtement, sur un artiste têtu comme une mule, bien décidé à faire son chemin contre vents, marées et tsunamis de toutes sortes. Quitte, ça le regarde, à choper un cancer des poumons et à se mouiller. Ou même à nous faire craindre le pire en chantant en italien : cette langue, musicale par excellence, qui ne nous avait offert jusqu'ici que des gondoliers rossignolant ou le romantisme quatre fromages d'un Toto Cutugno. En se glissant dans ce costume linguistique et atavique (comme sur le précédent Spazio ou avec The Married Monk), Viscogliosi a pourtant trouvé un moyen de se dégager d'influences nécessairement anglo-saxonnes et inévitablement pesantes : le Brian Eno d'Another Green World, Jonathan Richman (Astro di Gomma, très Modern (mais néanmoins latin) Lovers) ou encore Robert Wyatt. De ce dernier, il réchappe cette mélancolie étranglée, entre dissonance lo-fi et distin

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Caro Fabio

MUSIQUES | Entretien / Dessinateur, écrivain et chanteur, Fabio Viscogliosi sort un très beau deuxième album de folk-songs chantées en italien, langue mélancolique qu'il utilise pour communiquer une nostalgie d'un temps qui n'existe pas. Propos recueillis par Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 18 juillet 2007

Caro Fabio

Petit Bulletin : Qu'est-ce qui s'est passé pour toi entre le premier et le deuxième album ?Fabio Viscogliosi : Beaucoup de choses, dans ma vie personnelle comme dans mon travail. Effectivement, on m'a fait remarquer qu'il s'est passé un certain nombre d'années entre Spazio et Fenomeno, mais en même temps je n'ai pas vu passer ce temps-là. D'ailleurs, il y a des morceaux de ce deuxième disque qui ont été enregistrés assez vite après le premier album, et logiquement, j'aurais déjà pu sortir un disque, il y a trois ans. Tu avais obtenu une bourse pour un roman, non ?Oui, il est terminé, mais j'ai écrit un autre texte qui va probablement sortir l'année prochaine. Ça s'appelle La Grande Forme, c'est une autobiographie au sens très large, puisque je raconte ma vie à travers celle de tous mes pères spirituels, ceux qui m'ont influencé. Ça va de mon vrai père jusqu'à Bob Dylan. Sinon, une grosse partie de mon travail a été révélée récemment par des expositions, il s'agit de dessins et de sculptures. J'ai l'impression d'avoir œuvré pendant cinq ans en ermite et de me retrouver avec une somme de matériaux très divers. Tu chantes en italien, qui est la langue

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