Lumière : et la couleur fut

Exposition | La très réussie exposition consacrée aux frères Lumière s'installe dès cette semaine au Musée des Confluences, légèrement revisitée : une plongée dans l'histoire d'une famille, mais surtout aux origines du cinéma comme de la photographie couleur.

Sébastien Broquet | Mardi 13 juin 2017

Photo : © DR


Évidemment ! L'on pénètre dans le dédale en gardant un œil sur l'une des trois vues de La Sortie de l'usine : comme au Grand Palais à Paris et comme à Bologne où elle a fait halte auparavant, l'exposition Lumière ! le cinéma inventé, s'ouvre par le premier film de l'Histoire, tourné à quelques encablures. Car enfin, la voici à la maison, cette exposition : « nous avions souhaité débuter à Paris, au Grand Palais, à proximité de là où a eu lieu la première séance publique de cinéma » explique Thierry Frémaux, le directeur de l'Institut Lumière, qui s'est mis dans la peau du guide le temps d'une visite. Sa verve légendaire trouve ici matière à faire feu de tout bois : tout dans cette exposition prête à l'anecdote, à la digression, au plaisir de conter cet éternel sujet pour nuits blanches qu'est le cinéma. Mais pas seulement.

Et c'est là, aussi, la grande richesse de ce rendez-vous avec le Musée des Confluences : la geste des frères Lumière ne se limite pas au cinéma. Frémaux le rappelle : « ils arrêtent le cinéma car ils pensent avoir rempli leur mission, et veulent inventer la photographie couleur. » Inventeurs, avant tout. Ce seront donc les autochromes qui suivront, offrant l'un des moments les plus émouvants mais aussi les plus décalés du parcours : l'impression alternée de pénétrer l'intimité d'une famille au début du 20e, certainement, mais aussi le sentiment d'être immergé dans la génération filtrée Instagram... Le procédé, breveté en 1903, était révolutionnaire : c'est le tout premier commercialisé permettant la photographie en couleur. D'une grande beauté formelle, ces autochromes offrent un peu plus loin des vues de Lyon, comme la montée de la Grande Côte.

Flash : à droite des premiers autochromes, un immense vitrail numérique projette 1422 films. L'intégralité de la production cinématographique des frères Lumière, sur un écran-monde où l'on découvre les vues familiales déjà fort connues (L'Arroseur arrosé, etc) mais aussi toutes celles tournées par les opérateurs autour de la planète. Vertigineux, et c'est l'une des principales nouveautés par rapport au Grand Palais (où cette partie passait plus inaperçue) et Bologne, où la projection était à l'inverse étirée en un long couloir d'écrans au sein duquel on se laissait égarer d'un film à l'autre. Mais sans provoquer le sentiment de vertige quasi mystique produit ici : « cette exposition n'aurait jamais été possible sans l'avènement du numérique », précise Thierry Frémaux. Et il faut rendre hommage à la scénographie imaginée par Nathalie Crinière, impeccable, avant de se retourner pour entrer dans le fameux Salon Indien du Grand Café, reconstitué : la première salle de cinéma et ses 33 fauteuils représentant les spectacteurs de la première séance publique, le 28 décembre 1895 (ils seront beaucoup plus nombreux par la suite, jusqu'à 2500 par jour).

Regarder, ensemble

Et malgré l'essor de Netflix et consorts, de la VHS et du DVD avant ça, ce que les Lumière ont inventé ce jour-là persiste encore : l'expérience collective face à un écran. Car comme le rappelle Thierry Frémaux, en cette année 1895, sont inventés et la technique (le cinématographe), et l'art (les premiers films, mais aussi les premières comédies, travelling, retransmissions sportives...), et sa pratique sociale (la salle de cinéma, donc).

Au fil du parcours, se mêleront différents médiums comme le Musée des Confluences sait si bien le faire : passé le premier film, on découvre la maquette des anciennes usines Lumière, on dissèque les innovations techniques de la fratrie, mais aussi tout ce qui les a précédé. C'est encore une place laissée aux contemporains devenus premiers cinéastes, Georges Méliès, Léon Gaumont et Charles Pathé dont on peut voir les œuvres. C'est une dernière salle, avec les photographies de Stephan Crasneanscki, qui se penche sur les archives de Jean-Luc Godard, magnifiques il est vrai mais plus incongrues ici. Avant qu'un dernier écran ne projette les remakes de La Sortie d'usine tournés par Tarantino & co, jusqu'à Catherine Deneuve. La première réalisatrice depuis les frères Lumière à tourner son premier film... dans cette rue du Premier Film.

Lumière ! Le cinéma inventé
Au Musée des Confluences jusqu'au 25 février 2018


Lumière ! Le cinéma inventé


Musée des Confluences 86 Quai Perrache Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Se remettre d’un deuil n’est jamais chose aisée ; alors, imaginez quand il s’agit de celui de l’un de ses fondateurs et de son président… Pour chasser son spleen, l’Institut Lumière se replonge dans sa raison d’être (partagée par beaucoup de visiteurs de la rue du Premier-Film) : le cinéma sur grand écran. Et après une journée réservée au abonnés le 19 mai, un 20 mai ouvert à tous intégrant un hommage à Bertrand Tavernier et un film surprise, les spectateurs peuvent compter sur un retour aux fondamentaux : une programmation de reprises, avec du lourd. Citons la rétrospective Abbas Kiarostami, cinéaste aussi poétique que politique et précurseur de la si riche école iranienne contemporaine. Mais aussi les ressorties de classiques, avec un fort tropisme italien (Le Jardin des Finzi-Contini, I Vitello

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Bertrand Tavernier (1941-2021)

Disparition | Un mois avant son quatre-vingtième anniversaire, le jour du centenaire de Simone Signoret, Bertrand Tavernier est décédé dans sa propriété de Sainte-Maxime. C’est davantage qu’un cinéaste ou que le président de l’Institut Lumière qui disparaît avec lui : un amoureux total et sincère des films et de ceux qui les font, un promoteur de leur restauration et de leur projection. Sa trace n’est pas près de s’effacer.

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En ouverture de ce qui demeurera son ultime long-métrage sorti sur grand écran, Voyage dans le cinéma français (2016), Bertrand Tavernier avait placé une citation de Jean-Luc Godard : « il y a quelque chose qui nous lie, Bertrand et moi, c’est que nous sommes tous les deux les enfants de la Libération et de la Cinémathèque ». Certes, on ne peut que relever les concordances objectives dans la formation puis le parcours des deux hommes qui les a fait converger plus d’une fois — et ce en dépit de leur onze années d’écart. Tavernier fut l’attaché de presse de Pierrot le fou de JLG (1965), l’année où celui-ci rafla l’Ours d’Or à Berlin pour Alphaville, récompense que Tavernier emporterait en 1995 pour L’Appât… Tous deux sont des enfants d’une bourgeoisie intellectuelle provinciale, qui vont trouver dans le cinéma une sorte épiphanie, passeront par l’adoration compulsive de l’ère des cinés-clubs, une phase (de) critique avant de s’emparer d’une caméra pour tourner… Mais si avec le temps Godard n’a eu de cesse d’étrécir son audienc

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Bertrand Tavernier est mort

Disparition | On vient d’apprendre la disparition à 79 ans du cinéaste, scénariste et producteur Bertrand Tavernier, par ailleurs président de l’Institut Lumière depuis sa création en 1982. Une perte immense.

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Né à Lyon en 1941, celui qui fut attaché de presse et critique avant de s’emparer de la caméra en 1964 pour son premier court-métrage, puis en 1973 pour son premier long L’Horloger de Saint-Paul, aura signé une des œuvres les plus prolifiques et éclectiques du cinéma français contemporain. Sans pour autant renier ses précurseurs à la différence de la génération précédente — Bertrand Tavernier n’hésitera pas à travailler avec les scénaristes Aurenche et Bost conspués par la Nouvelle Vague. Touchant à tous les styles, du polar à l’anticipation en passant par le documentaire ; manifestant en homme engagé son amour pour le rétablissement de la justice sociale (L. 627, Histoires de vies brisées…), le jazz (Autour de minuit), le cinéma (l’extraordinaire Laisser Passer, Voyage à travers le cinéma Français), sa filmographie est émaillée de nombreux prix — il fut le premier récipiendaire du César du réalisateur en 1976 pour Que la fête commence

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C’est un classique bientôt centenaire, pensé pour la scène par Cocteau, et depuis à de nombreuses reprises déjà transposé au cinéma, plus ou moins directement — par Pedro Almodóvar notamment, deux fois (dans La Loi du Désir et Femmes au bord de la crise de nerf). Racontant la consommation d’une rupture amoureuse via le monologue téléphonique de l’abandonnée, La Voix Humaine se révèle tout autant un texte dramatique que conceptuel du début de l’âge du virtuel — invisible et inaudible, le correspondant masculin dématérialisé étant supposé synchrone. Un ovni de luxe dans le ciel du court-métrage, et une parenthèse pour Pedro Almodóvar qui s’essaie pour la première fois à la langue anglaise en confiant à Tilda Swinton ce rôle-trophée de victime superbe, jadis échu à Anna Magnani à l’écran ou Simone Signoret (sur disque)

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La Daronne, de Jean-Paul Salomé, 17e Prix Jacques-Deray

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« La galérance, elle est finie ! » Retour gagnant pour Jean-Paul Salomé qui avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses quelques années pour se dévouer à la présidence d’Unifrance — l’organisme en charge du “rayonnement” du cinéma français à l’international. Auréolé d’un joli succès dans les salles françaises avec 421 578 spectateurs — cela, du fait d’une exploitation prématurément réduite puisqu’il était sorti avant la seconde fermeture des salles fin octobre 2020 —, très bien accueilli à l’étranger, son huitième long-métrage La Daronne, adapté du polar homonyme d’Hannelore Cayre vient d’être désigné Prix Jacques-Deray par l’Institut Lumière, succédant à Roubaix une lumière d’Arnaud Desplechin, également distribué par

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Bertrand Tavernier sur Netflix : ça commence aujourd’hui

Plan Canapé | Après Truffaut, Demy, Sautet, Resnais, la plateforme de streaming continue d’élargir son offre en inscrivant dès ce 1er mars quelques-unes des premières œuvres de Bertrand Tavernier. Une mise en bouche avant l’intégrale ?

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Rien n’arrête l’appétit de Netflix. Au moment où son concurrent direct Disney lance une plateforme, Star, ayant vocation à le titiller sur le segment “adulte” en proposant notamment des films ou des séries du patrimoine, la firme de streaming opère un nouveau coup d’éclat médiatique en intégrant à son volumineux catalogue cinq titres d’un emblématique auteur français : Bertrand Tavernier. Outre le fait qu’il s’agit pour la plupart d’œuvres parmi les plus primées et célèbres de la première partie de carrière du cinéaste lyonnais (L’Horloger de Saint-Paul (photo), Que la fête commence, Le Juge et l’Assassin, Coup de torchon, La Vie et rien d’autre), elles sont paradoxalement signées par un éminent cinéphile dont on sait l’attachement pour la projection en salle et son soutien au travail d’édition sur support physique des films, qu’il relaie sur son blog. Mais aussi par celui qui assume les f

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Thierry Frémaux : projection particulière

Récit | Avant les tapis rouges, Thierry Frémaux a longtemps foulé avec une respectueuse gravité les tatamis de judo. Dans "Judoka", un récit où rien ne fait écran à cette part d’intime, le directeur général de l’Institut Lumière/délégué général du Festival de Cannes revient sur son rapport au sport et à l’intériorité.

Vincent Raymond | Vendredi 26 février 2021

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On était ressorti avec un sentiment mitigé de la lecture Sélection officielle (Grasset, 2017), le précédent ouvrage signé Thierry Frémaux, journal d’une année calendaire type de l’homme occupant l’un des centres de gravité du cinéma mondial — le Festival de Cannes — et gravitant dans tous les autres. Précieux mémoire décrivant de l’intérieur la structuration d’une saison “normale” dans la vie du 7e Art (sa foultitude de coulisses organisationnelles, ses mondanités nécessaires, ses voyages à décalages horaires partout mais aussi ailleurs…), gagnant à se détacher de l’actualité immédiate pour offrir de la matière aux historiens des temps futurs, l’ouvrage était aussi constellé de séquences moins gracieuses. À commencer par les catalogues épuisants de célébrités de tous poils et l’avalanche de fleurs jetées sur chacune et chacun qui, entre deux petites forfanteries cyclistes, donnaient de l’homme une impression floue : comme s’il ne s’était pas résolu à aller au-delà de l’écorce, reflétant

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L’Institut Lumière aux rayons X de la Chambre Régionale des Comptes

Cinéma | Coutumier d’une certaine discrétion, parfois autarcique, l’Institut Lumière a été contraint à plusieurs séances de rayons X économiques prescrites par la Chambre Régionale des Comptes. Le bilan vient d’être rendu public : si la santé est plutôt correcte, le médecin formules quelques recommandations. Et pour commencer, de bien suivre les protocoles…

Vincent Raymond | Mercredi 24 février 2021

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La CRC (Chambre Régionale des Comptes) vient de publier trois Rapports d’observations définitives portant sur trois structures ayant leur siège rue du Premier-Film : Association Institut Lumière, Société Cinémas Lumière, Société Sortie d’Usine Productions. Trois études connexes puisque la même entité, l’Institut Lumière, les unit et la même personne, Thierry Frémaux, les chapeaute. Trois mémoires mettant au jour non ces

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Viggo Mortensen passe derrière la caméra, on en a parlé avec lui pendant le Festival Lumière

Falling | Le comédien aux mille talents vient de signer son premier long-métrage en tant que cinéaste, qu’il a présenté en première française durant le Festival Lumière à Lyon. Une histoire de famille où l’attachement et l’oubli se livrent un duel sans ménagement. Rencontre.

Vincent Raymond | Mercredi 4 novembre 2020

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Comment se fait-il que ce soit cette histoire en particulier que vous ayez racontée pour votre premier film — car vous avez écrit plusieurs scénarios avant de réaliser Falling ? Viggo Mortensen : Je suppose que je voulais me souvenir de mes parents — de ma mère, pour commencer —, pour le meilleur et pour le pire comme tout le monde. Même si c’est devenu une histoire père/fils, l’inconscient de leur combat repose sur une différence d’opinion autour de leurs souvenir de leur femme et mère. Elle reste, à mon avis, le centre moral de l’histoire. Et c’est très important pour moi le casting de la mère, Gwen. Hannah Gross était parfaite, géniale : même si elle n’est pas là tout le temps, elle est là. Mais la raison pour laquelle j’ai fait mes débuts comme réalisateur et scénariste avec cette histoire, c’est parce que j’ai trouvé l’argent (sourire). J’avais essayé plusieurs fois, il y a 23-24 ans, avec un autre scénario, au Danemark, j’avais 20-30% du budget, mais pas davantage. Au bout du compte, je pense que c’était mieux que j’attende,

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La Fête des Lumières, Jean-François Zurawik l’a porté haut

Disparition | Jean-François Zurawik, maître d'œuvre de la Fête des Lumières depuis 2005, est décédé hier à 67 ans. L'Alsacien, à qui Gérard Collomb avait confié cet événement, a été retrouvé mort à son domicile. Il était l'un des précurseurs du mapping vidéo. Des artistes comme Damien Fontaine aux politiques de la cité comme Loïc Graber lui rendent hommage depuis ce vendredi matin. Nadja Pobel, qui couvre chaque année la Fête pour le PB, raconte ce qu'il a apporté artistiquement à la Ville de Lyon.

Nadja Pobel | Vendredi 9 octobre 2020

La Fête des Lumières, Jean-François Zurawik l’a porté haut

Sasn le connaître vraiment, on a beaucoup cotoyé Jean-François Zurawik, en de très nombreuses Fêtes des Lumières dont il avait fait ce qu'elle est depuis 2005, sous le premier mandat de Gérard Collomb. Une certaine Najat Vallaud-Belkacem animait les conf’ de presse et nous donnait le programme via sa délégation des grands événements, vie associative et jeunesse … Elle était une gamine. On nous souffle qu'elle n'a pas fini de grandir par ici. Avec ce maire, il a fait de Lyon une vitrine parfaite pour le tourisme : des gens débarquent de partout en cars, remplissent les hôtels, se gavent de vin chaud et nous oblige à déambuler fléchés dans notre ville (bien avant le Covid). Cette Fête, qui réunit presque deux millions de spectateurs, a aussi permis l'envolée des prix de Airbnb qui n'avaient plus de limites pendant quatre jours. On n'a pas aimé ça, on l'a beaucoup écrit au PB. Mais on a aussi su décrire ce que Zurawik a fabriqué d'original par ici avant de l'envoyer dans des pays lointains qui avaient des sous (Les Émirats, la Chine...). Car la Fête des Lumière et donc Zurawik (ou vice-vers

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La Fête des Lumières menacée

Covid-19 | Maintenue, ou annulée ? Le nouvel édile n'avait pas marqué un franc enthousiasme pour la Fête des Lumières lors de la campagne électorale. Mais c'est à un (...)

Sébastien Broquet | Mardi 6 octobre 2020

La Fête des Lumières menacée

Maintenue, ou annulée ? Le nouvel édile n'avait pas marqué un franc enthousiasme pour la Fête des Lumières lors de la campagne électorale. Mais c'est à un casse-tête beaucoup plus complexe que prévu qu'il doit se confronter : les appels à projets ont été lancés, les équipes travaillent, et pourtant rien ne peut être sûr ni confirmé pour cause de Covid. Grégory Doucet, conscient désormais de l'importance du rendez-vous, l'a répété : il veut la maintenir, cette Fête, début décembre. Il faudra pour cela que l'épidémie se calme, que les lieux choisis soient adaptés à des jauges à 5000 personnes que l'on pourra compter, les parcs seront sans doute privilégiés. Le maire a décidé de se laisser jusqu'à mi-novembre pour prendre une décision.

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Festival Lumière : à la revoyure !

Cinéma de Patrimoine | « Défiez-vous des premiers mouvements, écrivait Casimir de Montrond. Ils sont presque toujours bons. » Si les artistes revendiquent volontiers une part de spontanéité dans l’acte créatif, quid du premier regard porté sur une œuvre — en particulier de cinéma ? Est-il toujours définitif, ou bien supporte-t-il d’être… revu ?

Vincent Raymond | Mercredi 7 octobre 2020

Festival Lumière : à la revoyure !

On ne saura jamais par quelle subtile alchimie un film accède au statut de classique. Grand maître et vicieux comparse, le temps ne fait pas tout à l’affaire : d’antiques bobines, jadis prisées par des cohortes de spectateurs, peuvent aujourd’hui se dissoudre dans les abîmes de l’oubli quand d’autres, superbement ignorées à leur époque, jouissent enfin d'une considération éternelle… enfin, dans les limites toutes relatives et sans cesse révisées de l’éternité. Si le "goût de la beauté" ou le "plaisir des yeux" pousse les cinéphiles dans une quête infinie d’œuvres nouvelles, ces Sisyphe modernes hésitent rarement, lorsque l’occasion leur est donnée, à revoir un film — à condition qu’il ne leur ait pas laissé de souvenir d’une émotion tiède. Pour retrouver l’enthousiasme de la première vision. Pour laisser une seconde chance. Pour voir, simplement. Sections parallèles Festival de re-vision générale, Lumière fait se télescoper dans un maelström d’images et de visages, toutes les strates de l’Histoire du cinéma, sans exclusive ni distinction. S’il permet à travers ses grandes secti

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Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Covid-19 | La commission permanente de la Métropole de Lyon a voté ce lundi 14 septembre une subvention exceptionnelle de 200 000€ pour garantir la tenue d'un Festival Lumière fragilisé par la crise sanitaire.

Sébastien Broquet | Mardi 15 septembre 2020

Métropole de Lyon : 200 000 euros pour le Festival Lumière

Cédric Van Styvendael, tout nouveau vice-président à la Culture de la Métropole de Lyon — et maire de Villeurbanne — l'annonçait dans nos colonnes en juillet : c'est une année compliquée pour le Festival Lumière et Thierry Frémaux, son directeur, n'avait alors pas réuni la totalité des fonds nécessaires à l'organisation du festival dans sa forme habituelle, suite au désistement de mécènes durant la crise sanitaire. Ce petit coup de pression d'une nouvelle équipe tout juste élue n'était pas passé inaperçu, d'autant que celui qui est présenté comme le "monsieur cinéma" de Lyon n'avait alors rencontré ni Cédric Van Styvend

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Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

Prix Lumière 2020 | Deux fois deux Palmes d’Or succèdent donc au double palmé Francis Ford Coppola, et recevront donc le Prix Lumière le vendredi 16 octobre à Lyon. Croisons-les doigts pour que rien n’entrave cette prophétie…

Vincent Raymond | Jeudi 16 juillet 2020

Les Frères Dardenne Prix Lumière 2020

De premières annonces fin mai avaient révélé quelques lignes fortes de la programmation de cette 12e édition du Festival Lumière : un hommage à Michel Audiard à l’occasion du centenaire de sa naissance, une rétrospective Clarence Brown. Si l’on se doutait que le ou la futur récipiendaire ne serait pas américain·e, rien ne laissait supposer qu’il ou elle serait double ! Mais après tout, quoi de plus normal pour célébrer le 125e anniversaire du Cinématographe par les Frères Lumière que célébrer deux frères de cinéma, les Dardenne. Indissociables comme le furent les Taviani ou le sont les Coen ou les Washowski, les “frères“ comme les surnomment avec affection leurs comédiens sont à l’instar de Ken Loach ou Stéphane Brizé les principaux représentants d’un cinéma ancré dans une réalité sociale et brute. Dépourvus d’effets, de musique, au plus près des corps et des situations, leurs films confrontent volontiers des gens ordinaires à des cas de conscience ou des enjeux moraux.

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Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Institut Lumière | Alors qu’il vient de délivrer la liste des 57 films dotés du label Cannes 2020, Thierry Frémaux évoque la situation actuelle du cinéma post-Covid, et notamment ses impacts possibles sur l’Institut et le Festival Lumière qu’il dirige. Cela, l’année des 125 ans du Cinématographe Lumière. Une année particulière…

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Thierry Frémaux : « pourquoi Lyon, sa ville natale, n’en fait-elle pas plus pour le cinéma et les Lumière ? »

Après l’annonce de la sélection officielle du 73e festival de Cannes mercredi dernier, quel a été votre sentiment : du soulagement, des regrets ou de l’impatience ? Thierry Frémaux : Chaque année, je me demande ce qui va empêcher que Cannes se tienne, et chaque année — miracle — rien ne pose problème ; là on a bien vu que l’affaire était sérieuse. Le report au mois de juillet nous a permis d’espérer tout en n’y croyant guère et quand le président de la République a dit « il ne se passera rien cet été », on a compris. Mais on a eu la conviction qu’il fallait rester présent. On recevait des films — plus de 2000 –, ça nous a obligé. Cannes ne pouvait pas avoir lieu sous forme d’événement mais Cannes n’est pas que ça : c’est une distinction, c’est un goût, une façon de mettre le cinéma au cœur du monde ; on a décidé de lui faire prendre une forme différente et d’abord d’annoncer une Sélection officielle et de réunir les professionnels en ligne. Mercredi dernier, grâce à

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Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Festival Lumière | Le Festival Lumière, qui se déroulera (presque) comme prévu en octobre prochain, dévoile les premiers noms de sa programmation.

Vincent Raymond | Jeudi 28 mai 2020

Lumière se rallume avec son Festival (et Audiard)

Après deux mois d’extinction des feux et de quasi silence médiatique, l’Institut Lumière sort de sa veille. Dans la soirée du mercredi 27 mai, son directeur général Thierry Frémaux signait un communiqué adressé aux publics, adhérents et abonnés pour les informer que l’équipe, partiellement de retour depuis le 11 mai, réfléchissait « à une réouverture pertinente et cohérente de [ses] différents secteurs » — soulignant au passage que le mode de fonctionnement de l’Institut consistait « depuis plusieurs années (…) à ne pas faire abusivement et systématiquement appel aux subventions publiques, plus utiles à [ses] yeux pour d’autres causes et dont l’usage systématique a parfois dégradé dans l’opinion l’image des institutions culturelles. » Indiquant qu’il annoncerait ultérieurement les modalités diverses de remboursement ou de compensation pour les personnes n’ayant pu assister aux séances déjà payées, il glissait aussi que le Festival Lumière était dans la liste des tâches en cours. Comme u

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"Roubaix" : prix Jacques Deray

ECRANS | (À lire à haute voix, façon Stéphane de Groodt) « —Prenons les paris, ce sera Roubaix. —Quoi donc ? —Le César, à Paris le 28 février. —Sauf si Ly l'a, (...)

Vincent Raymond | Mardi 18 février 2020

(À lire à haute voix, façon Stéphane de Groodt) « —Prenons les paris, ce sera Roubaix. —Quoi donc ? —Le César, à Paris le 28 février. —Sauf si Ly l'a, évidemment. —Quel lilas ? —Non, le Ly, Ladj. —Le Ly qui l'Oscar n'a pas eu ? —Celui-là même. —Admettons. —Mais à Lyon, sans pari, Roubaix aura le 22 son Prix. -De consolation ? —Non, Deray. —Comme Odile ? —On s'égare… —D’ailleurs pourquoi la Gare de Lyon est à Paris et pas à Roubaix ? —Parce que Paris est tout petit pour ceux qui Zem comme nous d'un si grand amour… » etc. Roubaix À l’Institut Lumière ​le samedi 22 février

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Une Fête des Lumières 2019 un brin poussive

Visite Guidée | La dernière édition de la Fête des Lumières sous l'ère Collomb (sauf magie des élections) s'avère décevante dans ce que nous avons pu en voir en pré-ouverture dans les grands lieux. Et c'est Jérôme Donna sur la place des Célestins qui tire le mieux son épingle du jeu, avec le plus politique Romain Tardy.

Nadja Pobel | Jeudi 5 décembre 2019

Une Fête des Lumières 2019 un brin poussive

Basique et tout feu tout flamme à la fois, la place des Terreaux, rendue aux Lyonnais après de longs travaux, est à nouveau le réceptacle d'un récit, celui de la naissance de la lumière qui remet le monde en branle par Benoît Quéro et les Allumeurs d'Images. Ultra-rythmée, cette boucle épuise et paraît déjà vue quoiqu'elle soit fort maîtrisée et produise de belles images. On attendait tant des Théoriz devenus grands qui accèdent au Graal de la primatiale Saint-Jean. Hélas, ce Genesis foisonnant (et particulièrement réussi sur la séquence des saisons), demeure trop illustratif pour séduire vraiment et faire de ce bâtiment le cœur battant de la Fête. Toutefois, l’embrasement en lumière de la primatiale ne manque pas de panache dans une France qui a tant et plus (que les humains) pleuré Notre-Dame. En revanche, sur la colline de Fourvière, CozTen a su éteindre le déluge de couleurs qui s'abattaient sur son flanc l'an dernier avec Damien Fonta

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Fête des lumières : les "Expés" dans le 5e

Retour aux sources | Il fut un temps où la Fête des Lumières appartenait surtout aux Lyonnais, bien avant qu’ils ne fuient la ville pour louer à prix d’or leur appartement à des (...)

Nadja Pobel | Mardi 3 décembre 2019

Fête des lumières : les

Il fut un temps où la Fête des Lumières appartenait surtout aux Lyonnais, bien avant qu’ils ne fuient la ville pour louer à prix d’or leur appartement à des touristes gloutons. Tout n’était pas spectaculaire, aller à la Tête d’Or ne supposait pas de faire la queue contre des grilles à pas feutrés. Les projets d’arrondissement (voir ci-dessus) étaient un des atouts majeurs des festivités. Les attentats ont eu bon jeu de circonscrire envers et contre tout la Fête sur la Presqu’île et, in fine, de la rabougrir. Ce qu’il subsiste de cet esprit d’avant 2015 se trouve du côté des installations étudiantes installées dans le 5e arrondissement, au jardin Malraux et sur l’esplanade Saint-Pothin où 19 projets sur les 89 dossiers déposés vont être réalisés par des jeunes émanant d’écoles supérieures d’art, de design et d'architecture de France et d'Europe. Parmi eux, la Lumière consciente de Hyang Choi, Tulay Keskin et Sofia Hidouche qui posent sur un arbre une volée de gilets de sauvetages comme autant de corps en péril dans la Méditerr

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On vous décrypte le programme de la Fête des Lumières

Fête des Lumières 2019 | La Fête des Lumières se tiendra du jeudi 5 au dimanche 8 décembre. Détail des points forts de ce parcours, identique à celui des dernières années hormis le retour de la place des Terreaux au menu des festivités : Presqu’île, Fourvière, Vieux Lyon et Tête d’Or.

Nadja Pobel | Jeudi 7 novembre 2019

On vous décrypte le programme de la Fête des Lumières

De plus en plus d’étrangers (parmi les presque deux millions de visiteurs) sont présents à la Fête, s’est félicité Gérard Collomb — qui pourrait en profiter pour légiférer un jour sur Airbnb afin que Lyon ne devienne pas cette ville musée, fut-elle parée de lumière durant quatre soirs chaque mois de décembre. Un jour, peut-être… Ceci est une autre histoire. Pour l’heure, le maire a présenté avec joie cette dernière édition de sa mandature. C’est aussi l’ultime pilotée par Jean-François Zurawik, directeur artistique de talent qui a fait de cette Fête un événement qui s’exporte dans le monde entier. De nombreux artistes habitués sont de retour parmi les plus précieux comme le vannier Erik Barray qui, sur un kilomètre de berges du Rhône, va installer des cocons géants d’où s’échappent des papillons puis des lucioles étincelantes à hauteur du Parc de la Tête d’or qui accueille le Groupe F, spécialiste de pyrotechnie avec Regarde. Christophe Martine est auss

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Coppola : le Parrain, dernière époque

Festival Lumière | Le Padre padrone de la famille Coppola arrive cette semaine pour recevoir son dû lyonnais. Plus que la jolie plaque en bois gravée à son nom, c’est l’ovation associée qui devrait lui arracher l’un de ses trop rares sourires. En l’attendant, refaisons connaissance avec lui…

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Coppola : le Parrain, dernière époque

Dans la carrière de Coppola, ce ne sont pas les arbres qui cachent la forêt, mais des séquoias. Bien singulier est en effet le tracas d’un cinéaste dont la filmographie est semée d’une collection d’œuvres si puissantes qu’une seule aurait suffi à l’inscrire au Panthéon du 7e art. Signer la trilogie du Parrain, voire les deux premiers, voire la première époque uniquement, l’aurait déjà consacré entre Lean et Leone ; Conversation Secrète en aurait fait un frère de Jerry Schatzberg, John Schlesinger, Arthur Penn, Alan J. Pakula ou Mike Nichols. Quant à Apocalypse Now, il l’autorisait à parler d’égal à égal avec Kubrick. Mais en-dehors de ces films-monstres, si splendidement dissemblables les uns des autres, Francis Ford Coppola a tourné de nombreux autres longs métrages d’importance, privés parfois de notoriété, de succès et/ou de postérité. Si certains furent imposés par des nécessités financières impérieuses, cela ne les empêchaient pas d’être impérieusement composés : comme si la contrainte de commande aiguisait la créativité du cinéaste et l’incitait à mettre dava

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Le classique se rebiffe

Marché International du Film Classique | Au cœur du Festival Lumière se tient pour la septième année un rendez-vous dédié aux professionnels : le Marché International du Film Classique. L’occasion de se pencher sur la “grandeur (et la décadence ?) des petits commerces de cinéma“ pour reprendre le mot de Godard à l’ère de la dématérialisation forcenée…

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Le classique se rebiffe

À bientôt 125 ans, le cinéma entre dans un âge où l’innovation technologique bénéficie concomitamment à la création contemporaine — à travers l’amélioration continu des supports d’enregistrement de son et d’image, comme des procédés de diffusion de l’objet filmique dans les salles, toujours réinventés en 3D, 4DX etc. — et à son patrimoine. Étrange paradoxe que l’abandon de la pellicule analogique originelle pour le numérique : le transfert des images sur bobines en encodages digitaux plaçant à égalité de traitement œuvres contemporaines et œuvres classiques, il permet à ces dernières de faciliter leur renaissance, donc d’accroître leur visibilité. Or les procédés de restauration demeurent coûteux. Et même si certaines émanations des institutions culturelles nationales (le CNC, l’INA, les Cinémathèques…) ou quelques-unes des fondations privées adossées à des distributeurs nantis d’un puissant catalogue (Pathé, Gaumont…) assument ce qui relève d’une mission de service public, la nécessité de trouver des débouchés économiques reste cruciale. L’état des choses Première source de revenus évidente, la salle de cinéma souffre d’un manque de disponibilité : avec 5

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Grandes projections : des films élémentaires

Festival Lumière | En un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, les superproductions en 70mm et les grands classiques passaient à 20h30 sur les six chaînes hertziennes… mais plus dans les salles. Le point commun de ces films ? L’immensité au service du détail.

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Grandes projections : des films élémentaires

La vie d’un film est cruellement courte. Sa VRAIE vie, s’entend : alors qu’il est conçu pour la salle, c’est sur une télévision qu’il déroule l’essentiel de son existence, passée sa première exclusivité. Un pis-aller qui a permis de voir durant des décennies, dans des conditions précaires, des films méritant de se déployer, de respirer : le grand écran leur offrant l’air nécessaire pour déployer leur souffle épique ou leur dimension spectaculaire. Élément de base impalpable, invisible et intangible, l’air se filme difficilement. Ce n’est pas le cas de l’eau, de la terre et du feu dont la cinégénie explose cette semaine. L’Eau À tout seigneur, tout honneur : Jacques Deray fut le vice-président de l’Institut Lumière et son film le plus emblématique demeure le solaire et tropézien La Piscine (1969). Les raisons de le voir ne manquent pas ! Pour le symbole des retrouvailles entre les anciens amants Delon et Schneider, pour son évidente charge érotique — les deux interprètes étaient alors au sommet de leur beauté et, de fait, ne cachaient pas grand chose de leur anatomie en tournant aux abords d’une piscine —,

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Le Cas Noé : La boucle est bouclée

Festival Lumière | En guise d’amuse-rétines nocturne, Gaspar Noé a composé un appétissant sandwich cinématographique qui devrait teinter d’une belle couleur rubis les rêves de ses spectatrices et spectateurs. Estomacs délicats et autres ténias, passez votre chemin.

Vincent Raymond | Mardi 15 octobre 2019

Le Cas Noé : La boucle est bouclée

Film après film, on ne cesse de le seriner, voire de le suriner : Gaspar Noé compte parmi le cercle (vicieux) très fermé des auteurs possédés par une ambition d’écriture de la forme cinématographique, et pour qui l’expérience de visionnement doit permettre au public de dépasser sa passivité habituelle en instaurant une interaction quasi-organique entre l’objet projeté et le spectateur. Si d’aucuns qualifient Noé de “provocateur“ parce qu’il traite de sujets mordant la marge (inceste, sexe, viol, drogue, mort, etc.), le cinéaste vise surtout à provoquer une émotion qui ne soit pas pré-mâchée. Infusée, perfusée par le registre expérimental, mais aussi imprégnée des formes kubrickiennes et godardiennes, son œuvre dispose toutefois d’une voix originale et bien timbrée, reconnaissable dès ses premiers grenats. Concept singulier — sans doute taillé pour les couche-tôt lyonnais —, la Mini-nuit du Festival Lumière permettra aux dubitatifs de réviser leur jugement, et aux aficionados de se faire un triple bang(halter). Abracadabra ! Des trois films présentés, le deuxième constitue la principale sur

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Festival Lumière : par où commencer ?

ECRANS | Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou (...)

Vincent Raymond | Mardi 8 octobre 2019

Festival Lumière : par où commencer ?

Des films par dizaines, des projections par centaines, des invités… par milliers ? Peut-être pas, mais suffisamment pour que chaque spectatrice ou spectateur trouve son bonheur. Si cette édition du 10e anniversaire est ardemment attendue pour le prestige du récipiendaire du Prix 2019, Francis Ford Coppola n’étant présent qu’en fin de seconde semaine, vous aurez de quoi voir auparavant. Rappelons que le Village du Festival, rue du Premier-Film, organise sa fête de lancement vendredi 11 octobre à 19h et propose dès 20h tous les soirs dans le parc — nouveauté de l’année — des concerts gratuits : Éric le Rouge ouvrira le bal (il le fermera également le dimanche 20). Suivra samedi 12 dès 17h30 la traditionnelle soirée d’ouverture à la Halle Tony-Garnier devant un parterre de vedettes et un film surprise. Et dimanche, quand le Marché International du Film Classique ouvrira ses portes, accueillant également la première édition du Salon du DVD, le Festival recevra ses premiers hôtes d’honneur : Frances McDormand, Donald Sutherland, Vincent Delerm et Daniel Auteuil, mais aussi Barb

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Encore plus d’étoiles devant les yeux

Festival Lumière | Francis Ford Coppola, Bong John Ho, Ken Loach, Daniel Auteuil et Marina Vlady ne seront pas seuls à visiter les salles obscures lyonnaises en octobre prochain : Frances McDormand, Donald Sutherland, Marco Bellocchio, Gael Garcia Bernal ou Vincent Delerm seront aussi du voyage…

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Encore plus d’étoiles devant les yeux

Paradoxe n°1 : à Lyon, on le sait, plus les salles sont obscures, plus l’on a de chances d’y trouver des étoiles — surtout à l’automne. Paradoxe n°2 : il fallait se rendre au Cinéma du Panthéon à Paris pour découvrir les nouveautés de la programmation du 11e Grand Lyon Film Festival dévoilées par son directeur, Thierry Frémaux. Valaient-elles le détour ? Sans nul doute pour certaines. D’abord, toutes les annonces de juin ont été confirmées et complétées — la précision n’est pas superflue, si l’on se remémore la triste déconvenue du Projet Godard l’an passé. Auteur d’une « œuvre d’un chaos insensé » selon Thierry Frémaux, Coppola sera bien présent parmi les Ghosn… pardon, les gones. Et son Prix Lumière sera l’occasion de re-projections d’une part non négligeable de sa filmographie : des raretés de ses débuts comme Dementia 13 ou La Vallée du Bonheur, Les Gens

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Une rentrée en C majeurs

Institut Lumière | Cassavetes, Coppola, Carpenter, Clint… Étrange convergence d’initiales, mais surtout de prestigieuses signatures à l’affiche de l’Institut Lumière en ce mois de septembre, où l’on joue avec vertiges du rétroviseur et de la lorgnette.

Vincent Raymond | Mardi 3 septembre 2019

Une rentrée en C majeurs

Navigant entre passé, futur — l’avant-première des Misérables le 25 — et anticipation d’un retour vers le futur (la reprise de films de Francis Ford pour annoncer sa venue lors du Prix Lumière), la programmation ressemble en effet à un délicieux travelling compensé. À force de sauts temporels, on en finirait presque à se prendre pour l’héroïne de Peggy Sue s’est mariée, l’un des films sélectionnés avec le rétro Outsiders et le palmé Conversation secrète en guise d’apéritif ! Du Festival Lumière, il en sera question aussi avec Mystic River de Clint Eastwood projeté en hommage aux 10 ans de la remise du Prix à son premier récipiendaire (jeudi 5). Tout aussi mélomane (mais dans un autre registre) que Clint et aussi féru de westerns que lui, John Carpenter sera également à l’honneur pour un format adapté à ses atmosphères : une nuit comptant quatre titres. The Thing, Fog, Les Aventures de Jack Burton et, pour finir, son prophétique chef-d’œuvre

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Arnaud Desplechin : « J’arrive enfin à rendre hommage à un Roubaix que j’adore »

Roubaix, une lumière | Arnaud Desplechin délaisse, en apparence, la veine introspective pour signer un film noir tiré d’un fait divers authentique survenu dans sa ville natale. Rencontre avec le cinéaste autour de la genèse de cette œuvre, sa méthode, ses doutes et ses joies. Mais aussi du théâtre… (attention, spoilers)

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Arnaud Desplechin : « J’arrive enfin à rendre hommage à un Roubaix que j’adore »

La tension est-elle un peu retombée depuis Cannes ? Arnaud Desplechin : C’était très intense ! Le soir de la projection a été un moment assez bouleversant pour chacun des acteurs. Il y a eu deuxième ovation pour eux et j’ai vu Roschdy qui était comme un petit garçon. Il y a un amour des acteurs spécifique à Cannes : c’est le seul endroit où vous pouvez leur offrir cet accueil. Avec les photographes, les sourires, les encouragements, il y a tout un rituel qui est mis en place… À Venise, c’est différent, c’est le metteur en scène qui ramasse tout. Comment avez-vous choisi Roschdy Zem ? Je le connais depuis très longtemps, par ma maison de production. Je l’avais déjà repéré dans les films de Téchiné où il avait fait de petites apparitions et je m’étais dit : « celui-là, on va compter avec lui ». Et quand j’ai vu N’oublie pas que tu vas mourir… Même sa partition dans Le Petit Lieutenant est vachement bien. Après toute sa carrière, Indigènes… Il a une performance meurtrie de vie dans un film qui m’avait bouleversé, La Fille de Monaco. Ce n’est pas un film “noble“ — il n’avait pas co

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Divers faits d’hiver : "Roubaix, une lumière"

Thriller | Arnaud Desplechin retourne dans son Nord natal pour saisir le quotidien d’un commissariat de police piloté par un chef intuitif et retenu. Un polar humaniste où la vérité tient de l’épiphanie, et la parole du remède. Le premier choc de la rentrée cinématographique.

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Divers faits d’hiver :

L’arrivée d’un nouveau lieutenant, des incendies, une disparition de mineure, le crime d’une personne âgée… Quelques jours dans la vie et la brigade de Yacoub Daoud, patron du commissariat de Roubaix, pendant les fêtes de Noël… « On est de son enfance comme on est de son pays », écrivait Saint-Exupéry. Mais quid du pays de son enfance ? En-dehors de tous les territoires, échappant à toute cartographie physique, il délimite un espace mental aux contours flous : une dimension géographique affective personnelle, propre à tout un chacun. Et les années passant, le poids de la nostalgie se faisant ressentir, ce pays se rappelle aux bons (et moins bons) souvenirs : il revient comme pour solder un vieux compte, avec la fascination d’un assassin de retour sur les lieux d’un crime. Aux yeux du public hexagonal, voire international, Arnaud Desplechin incarne la quintessence d’un cinéma parisien — un malentendu né probablement de l’inscription de La Sentinelle et de Comment je me suis disputé dans des élites situées, jacobinisme ob

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Souffle et soupirs : "Ombres et Lumières"

Comédie Dramatique | Trois contes mêlant l’amour et la passion ; trois histoires à la lisière entre le rêve et la folie, où la beauté des corps est cause de bien des égarements…

Vincent Raymond | Mardi 20 août 2019

Souffle et soupirs :

L’alléchante promesse de musiques signées Pontecorvo, Morricone, Prodominès ou Armand Amar peut légitimement susciter le désir du spectateur de découvrir ce film à sketches, dont l’affiche — outre les noms précités — assène de nouveaux arguments. Jouant sur l’esthétique érotique d’une beauté nonchalamment étendue sur sa couche, à peine vêtue d’une chemise, elle incite à la curiosité l’amateur… d’estampes, disons. Il sera déçu, et pas seulement par la composante plastique de la chose, peuplée de nymphes hésitant entre la pose d’atelier et celle pour salle de bains. Quand le son n’est pas défaillant — un souffle carabiné parasite le premier segment, qui a dû se passer de sondier, de mixage ou des deux —, ce sont des effets appuyés et un jeu outrés qui confèrent au film un amateurisme grandiloquent. On peut ne pas le voir. Ombres et Lumières Un film de Olivier Nolin (Fr, 1h21) avec Maïalen Eyherabi, Laurent Muzy, Diane Prost…

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BO d'un Prix Lumière : Coppola en morceaux

ECRANS | Il a pour toujours associé à l’écran l’odeur du napalm au petit matin aux envolées de Wagner, incité au silence par quelques notes de Nino Rota ou donné de furieuses envies de danser la tarentelle dans un mariage. Si Francis Ford Coppola possède ce lien si particulier avec la musique, il le doit sans nul doute à son père Carmine, lui-même compositeur et chef-d’orchestre. Mais également crédité notamment aux génériques des Parrain ou d’ Apocalypse Now.

La rédaction | Mardi 11 juin 2019

BO d'un Prix Lumière : Coppola en morceaux

La playlist est également disponible sur spotify. Par Vincent Raymond & Stéphane Duchêne

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Festival Lumière 2019 : de plus en plus Ford !

Lumière 2019 | Coppola en tête d’affiche, le retour de Ken Loach, des zombies et Bong Joon-ho. La première fournée d’annonce du Festival Lumière 2019 a été faite. Préparez vos coups de cœur !

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

Festival Lumière 2019 : de plus en plus Ford !

« Un démiurge », « un mammouth ». C’est par ces mots que le directeur de l’Institut Lumière a salué le récipiendaire du Prix Lumière 2019. Onzième à recevoir la distinction (mais lauréat de « l’édition des dix ans », pour reprendre les termes du directeur du festival), Francis Ford Coppola et sa légitimité ne sauraient être contestés. Riche d’une carrière s’étendant sur six décennies, jalonnée d’œuvres fondatrices, marquantes ou à (re)découvrir, le jeune octogénaire figure parmi les créateurs du Nouvel Hollywood et demeure un inlassable expérimentateur. Entré au Panthéon cinématographique bardé de lauriers il y a quarante ans — il avait alors déjà décroché deux Palmes d’Or, deux Oscars du Meilleur film —, le cinéaste n’a depuis cessé de remettre le fruit de ses succès dans de nouvelles aventures cinématographiques, composant une œuvre où, régulièrement, la jeunesse américaine voit ses ambitions fracassées par les guerres ou les crises. S’il faut s’attendre (avec impatience) à la traditionnelle rétrospective et à la masterclass du cinéaste, on peut espérer que celui-ci vien

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Francis Ford Coppola, 11e Prix Lumière

Festival Lumière | Le Prix Lumière 2019 sera décerné à Francis Ford Coppola au cours de la 11e édition du Festival Lumière qui se tiendra du 12 au 20 octobre à Lyon.

Vincent Raymond | Mardi 11 juin 2019

Francis Ford Coppola, 11e Prix Lumière

Il est le premier cinéaste à avoir remporté l’Oscar pour un film et sa suite (Le Parrain et Le Parrain 2e partie), à avoir décroché deux Palmes d’Or “de l’ère moderne“ (Conversation secrète et Apocalypse Now)… Producteur, scénariste, monteur, viticulteur, à la fois figure tutélaire du Nouvel Hollywood et patriarche d’une impressionnante dynastie de cinéma, Francis Ford Coppola succède donc à son camarade Martin Scorsese (2015, également passé chez Roger Corman) et à Jane Fonda (2018) — deux autres grandes figures du Nouvel Hollywood. Âgé de 80 ans, Coppola qui n’a plus sorti de long-métrage depuis 2012 et son fascinant Twixt, n’a pour autant pas pris sa retraite et développe de nouveaux projets. Il profitera peut-être de sa venue à Lyon entre les 12 et 20 octobre prochains pour en révéler la teneur. Le Prix Lumière, qui constitue une reconnaissance pour la contribution du récipiendaire au cinéma mond

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Lumière sur Nolan !

Rétrospective | L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix (...)

Élise Lemelle | Mardi 30 avril 2019

Lumière sur Nolan !

L’Institut Lumière célèbre Christopher Nolan qui, en moins de vingt ans, s’est affirmé comme l’un des auteurs qui comptent à Hollywood et ailleurs : dix longs-métrages ont suffi à imposer sa singularité. Cette rétrospective s’ouvrira sur Memento, incarnant à lui seul l’univers Nolan, et retracera sa filmographie complète : depuis Le Suiveur (1999) jusqu’à Dunkerque (2017). Elle sera agrémentée, notamment, par une conférence de Philippe Rouyer et la projection du film fétiche du cinéaste — 2001 de Kubrick — pour achever sa saison. La trilogie Batman - The Dark Night sera aussi de la fête, mais elle donnera lieu à une programmation autonome lors d’une nuit dont la date n’a pas encore été révélée : l’Institut Lumière ayant fait valoir son… Joker. Rétrospective Christopher Nolan À l’Institut Lumière ​du 24 avril au 16 juin

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Fête des Lumières 2018 - Film rétrospectif

CONNAITRE | La Fête des Lumières 2018 s'est tenu du 6 au 9 décembre à Lyon. Retour sur cet événement.

Ophélie | Jeudi 20 décembre 2018

Fête des Lumières 2018 - Film rétrospectif

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Fête des Lumières 2018 - Jouer avec la lumière

CONNAITRE | La Fête des Lumières 2018 s'est tenu du 6 au 9 décembre à Lyon. Retour sur la soirée du 8 décembre et particulèrement sur les oeuvres participatives.

Ophélie | Jeudi 20 décembre 2018

Fête des Lumières 2018 - Jouer avec la lumière

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Fête des Lumières 2018 - Raconter et imaginer

CONNAITRE | La Fête des Lumières 2018 s'est tenu du 6 au 9 décembre. Retour en images sur la deuxième soirée de fête, vendredi 7 décembre, et focus sur les oeuvres monumentales relatives au patrimoine.

Ophélie | Jeudi 20 décembre 2018

Fête des Lumières 2018 - Raconter et imaginer

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Fête des Lumières 2018 - Les objets lumière

CONNAITRE | L'édition 2018 de la Fête des Lumière s'est tenu du 6 au 9 décembre. Retour en images sur la première soirée avec un focus particulier sur les objets lumière.

Ophélie | Jeudi 20 décembre 2018

Fête des Lumières 2018 - Les objets lumière

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Les Anookis plébiscités

Fête des Lumières | Perturbés par le vent et la manifestation des Gilets Jaunes, les Anookis n'en ont pas moins été les stars de cette édition de la Fête des Lumières. Ils remportent le Prix Lumière de la Ville de Lyon. Retour en images sur les primés.

Nadja Pobel | Mardi 11 décembre 2018

Les Anookis plébiscités

Prix Lumière : Les Anookis Les billes ont été dégonflées voire brûlées samedi lors des manifestations, ils étaient totalement out dimanche pour cause de vent mais les deux inuits de Moetu Batlle et David Passegand ont parfaitement su prendre possession de l'immense place Bellecour en version géante et statique et en film. Ils obtiennent ce prix décerné aux deux tiers par les téléspectateurs de France 3 et à un tiers par un jury de professionnels. Lumière(s) en soie : Prix Recylum Cette installation place Rambaud de Laurent Louyer (Creatmosphère) a obtenu la récompense Recylum avec ses 300 lanternes à énergie solaire concoctées en collaboration avec Les Petits Frères des Pauvres et des résidences seniors de la Ville de Lyon : une proposition douce et chaleureuse. Pigments de lumière : Prix du Club des partenaires Le travail 100% analogique de Carole Purnelle e

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À premières vues : on a fait le tour de la Fête des Lumières

Fête des Lumières | Sans installations éblouissantes mais avec des contrats bien remplis à chaque endroit ou presque, la Fête des Lumières 2018 livre une édition "normale" dont le point d'orgue sera à n'en pas douter la place Bellecour alliée à Antonin Poncet : des Anooki et des vœux.

Nadja Pobel | Jeudi 6 décembre 2018

À premières vues : on a fait le tour de la Fête des Lumières

Hôtel de Ville Rien place des Terreaux, mais avec une installation parfaitement maîtrisée sur nappe d'électro douce, la cour de l'Hôtel de Ville vaut plus que le détour avec Tricolore de Ralf Lottig, habituellement aux manœuvres lumière de gros concerts (Phil Collins, Pink Floyd...) ou de cérémonies d'ouverture de JO (Athènes, Turin, Vancouver). Si ce n'est ce bleu-blanc-rouge trop cocardier annoncé dans le titre, il a parfaitement su envelopper cet espace sans le saturer, immerger les spectateurs dans les écraser. Cathédrale Saint-Jean Toujours attendue, surtout depuis les indépassables Ez3kiel en 2016, la cathédrale Saint-Jean est en proie à une boucle de six minutes 100% analogique (et pas numérique). Moins impressionnante qu'attendue au su de cette singularité, elle n'en reste pas une œuvre très originale qui végétalise la façade plus que jamais. Le mérite en revient au jeune duo Carole Purnelle et le Portugais Nuno Maya qui se faisait la main l'an dernier sur le collège Jean-Moulin. Le passage

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Quand la Fête des Lumières fait place à l'émergence

Fête des Lumières | En dépit des nuits d’hôtel (et pire, de Airbnb) qui flambent, des vins chauds au prix du carburant, entre les grandes places dédiées aux artistes confirmés, la Fête des Lumières est aussi un formidable laboratoire pour les jeunes talents. Souvent, c’est épatant. Rencontre avec ceux qui allument leur première flamme.

Nadja Pobel | Mardi 4 décembre 2018

Quand la Fête des Lumières fait place à l'émergence

Ils sont jeunes, parfois moins ; ils ne sont pas encore connus du milieu artistique, parfois plus ; ils ne feront peut-être pas de la création artistique en lumière un métier, mais parfois c'est déjà le cas. Une chose les réunit : ils expérimentent. Là où Christophe Martine déclinera à nouveaux ses luminéoles (rue de la République cette année), quand les Anooki (en 3D cette fois) reviennent égayer la ville (à Bellecour), eux vont défricher. « La Fête doit garder le leadership en matière de projets de recherches et développement au-delà des grandes œuvres » confie Jean-François Zurawik, directeur des événements pour la ville de Lyon. Cette ambition se construit depuis quinze ans avec les Grands Ateliers de L'Isle d'Abeau à Villefontaine. « Lieu de mutualisation dédié à l’expérimentation et la recherche pour la construction » comme le définit le coordinateur pédagogique Bruno Vincent, cet espace réunit aussi bien des architectes que des ingénieurs et des artistes et accueille, le temps de leur création, les quinze lauréats d'un appel à projet lancé à une soixantaine d'écoles d'art, design et architecture en Franc

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Une guirlande d’amis : "Mimi & Lisa, Les Lumières de Noël"

Animation - dès 6 ans | de Katarina Kerekesova (Slova, 0h47)

Vincent Raymond | Mardi 20 novembre 2018

Une guirlande d’amis :

C’est le retour des inséparables Mimi (brunette non-voyante se fiant à tous ses sens) et Lisa (blondinette habituée à foncer tête baissée dans toutes les aventures). Avant de plonger dans le court-métrage grand format (et le temps) donnant son nom à ce programme, elle aident un lombric à se repérer sous terre, cuisent des gâteaux en apprenant à suivre la recette et adoptent ensemble un chien en peluche grognon. La jolie idée de cette série au trait naïf et au rendu “papier-découpé modifié informatique“, c’est de considérer les atouts sensoriels (odorat, tact, goût…) de Mimi plutôt que sa cécité. Mais aussi sa prudence, qui la prémunit des bosses dont Lisa se retrouve gratifiée. Voyantes ou non, les deux copines partagent beaucoup, surtout leur propension à imaginer… l’invisible. En arrière-plan de ces trois épisodes “plus un“, on assiste à l’inéluctable rapprochement de leurs parents célibataires (nommés dans la version hexagonale François et Catherine). Voilà qui est peu courant, car l’on a l’habitude de cadres immuables et de séquences ritualisées dans les séries jeune public

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Ce qui va vous illuminer lors de la Fête des Lumières

Fête des Lumières | Le retour des Anooki, le parc de la Tête d’Or réinvesti pendant que les Terreaux, en travaux, réduisent la voilure : la Fête des Lumières version 2018 a livré son programme. Plus interactif que jamais.

Nadja Pobel | Vendredi 9 novembre 2018

Ce qui va vous illuminer lors de la Fête des Lumières

C’est un Gérard Collomb rayonnant d’avoir retrouvé son fauteuil de maire cinq jours plus tôt qui a ouvert le bal de cette nouvelle édition de la Fête des Lumières, la vingtième de ce format long : autant que le nombre d’années passées par l'édile à la tête de la Ville. Après les attentats du Bataclan en 2015, le périmètre de la Fête avait été fortement restreint : tout sur la Presqu’île et Fourvière... Ce temps semble révolu. Retour à Tête d’Or Le grand parc rouvre ses portes à la Fête avec une installation-récit nous menant dans un monde apaisé et pailleté d’or. Réflexion sur la planète et son devenir, ce Présage conçu par Géraud Périole et Marie-Jeanne Gauthé, scénographe et designer vidéo de Jean-Michel Jarre, feux Johnny et Robert Hossein ou le Cirque du Soleil, nous effraie un peu... Bonne nouvelle : pour y aller, les berges du Rhône seront balisées depuis le Pont Morand et illuminées. Terreaux en pause Rien de spectaculaire aux Terreaux pour cause de réfection des colonnes de Buren. C’est une canopée qui permettra de traverser ce lieu auquel on pourra – entre autre – accéder

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C’est encore au programme !

Festival Lumière | Le clap de fin ne claquera que dimanche soir. D’ici là, focus sur quelques-un des rendez-vous de cette seconde partie de festival…

Vincent Raymond | Mardi 16 octobre 2018

C’est encore au programme !

Claire Denis convie Aurélien Barrau Faisant partie des invitées d’honneur de cette 10e édition, Claire Denis vient présenter Trouble Every Day (2001) ce mercredi 17 à 21h45 avec Béatrice Dalle et Alex Descas. Mais elle fait précéder à 19h cette séance à l’Institut Lumière de l’avant-première de son nouveau film, High Life, déjà montré à Toronto. Une œuvre de science-fiction portée par la musique de Stuart Staples des Tindersticks, qu’elle introduira en compagnie de sa comédienne Claire Tran et de l’un des astrophysiciens qui l’ont conseillée durant la préparation, Aurélien Barrau. Ce dernier n’est d’ailleurs pas un inconnu du grand public : son intervention en faveur d’un sursaut écologique lors du Climax Festival 2018 a été massivement vue en ligne et partagée sur les réseaux sociaux. La cinéaste donnera le lendemain une masterclass à 11h30 à la Com

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Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

Festival Lumière | À la veille de l’ouverture de la 10e édition du Festival Lumière, il nous semblait naturel d’interroger celui qui en est à l’origine, le dirige en assumant par ailleurs au cours de l’année les fonctions de directeur de l'Institut Lumière et de délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux. Il a choisi de répondre avec Cécile Bourgeat, secrétaire générale du festival — une première. L’occasion d’évoquer le passé, le futur immédiat, mais aussi l’avenir.

Vincent Raymond | Lundi 15 octobre 2018

Thierry Frémaux et Cécile Bourgeat : « dans dix ans, le cinéma classique continuera d'être partout »

En neuf éditions, le festival a-t-il pris la forme que vous escomptiez et atteint sa forme d’équilibre : dix jours, des rendez-vous et des lieux clairement identifiés, et peu ou prou 180 films ? Thierry Frémaux : Le festival Lumière a pris la forme populaire dont nous rêvions, et plus encore. Nous voulions ça : un festival pour tous, une pâtisserie de cinéma classique qui donne le désir d'aller en salles voir ou revoir de grands films. À quelques jours du festival, nous avons déjà vendu 80 000 tickets ! Cécile Bourgeat : Le souhait au départ était de permettre au public de goûter le cinéma de multiples manières : en allant voir des films en salles, en écoutant des artistes dans des masterclass, en se rendant au village pour acheter des DVD et des livres, pour écouter des comédiens sur le plateau de Radio Lumière. C’est bien que la ville natale du cinéma le célèbre ainsi, avec le sentiment que tout le monde y participe. Et ce tout le monde, c’est aus

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La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

Festival Lumière | À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 juillet 2018

La trilogie du Seigneur des Anneaux pour la Nuit

À trois mois du lancement de la 10e édition du Festival Lumière, il va falloir s’habituer aux divulgations choisies de la programmation. Lors de la présentation en juin dernier, Thierry Frémaux avait annoncé avoir déjà sélectionné le contenu de la traditionnelle Nuit de la Halle Tony-Garnier ; on en connaît la teneur : elle sera pour la première fois uniforme. C’est en effet la Trilogie de Peter Jackson inspirée de Tolkien, Le Seigneur des Anneaux, qui sera projetée, dans sa version longue (La Communauté de l’Anneau / Les Deux Tours / Le Retour du Roi). Trois mastodontes de fantasy, qui avaient littéralement régné sur le box office de 2001 à 2003 et valu à Peter Jackson une moisson de récompenses lors de la sortie de l’ultime volet de la saga.

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10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Festival Lumière | Le patron de l’Institut Lumière avait promis une surprise pour marquer les 10 ans du Festival Lumière. Il a de fait pris tout le monde de court en annonçant la remise du 10e Prix Lumière la comédienne et productrice Jane Fonda, le 19 octobre prochain à Lyon.

Vincent Raymond | Lundi 11 juin 2018

10e Festival Lumière : ce sera… Jane Fonda

Les pronostiqueurs en sont pour leurs frais, qui s’imaginaient déjà, après Wong Kar-wai, célébrer quelque prestigieux cinéaste étasunien rue du Premier-Film. C’était aller un peu vite en besogne et oublier que la règle définissant les modalités d’attribution du “Nobel“ du cinéma possède une élasticité remarquable : les récipiendaires sont désignés sur des critères reposant « sur le temps, la reconnaissance et l’admiration ». C’est ainsi que la comédienne Catherine Deneuve avait été distinguée, sans qu’elle ait jamais réalisé — à la différence de son prédécesseur Gérard Depardieu — le moindre film. Dès lors, tout était possible. Jane Fonda apparaît comme un choix indiscutable et logique. Indiscutable, car sa carrière d’actrice, sanctionnée par deux Oscar pour Klute (1971) et Retour (1978), compte une cargaison de classiques allant des Félins de René Clément (1964) à On achève bien les chevaux (1969) de Pollack, de La Poursuite impitoyable (1966) de Penn à La M

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Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Festival Lumière | Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante (...)

Sébastien Broquet | Lundi 11 juin 2018

Et le prix Lumière 2018 est... Jane Fonda !

Le prix Lumière 2018, qui marque les 10 ans de l'événement, est connu : il s'agit de Jane Fonda, célèbre actrice et productrice américaine. Et militante féministe de longue date, donc symbole fort en cette année post-Weinstein. Le festival se déroulera du samedi 13 au dimanche 28 octobre 2018 dans toute la métropole lyonnaise.

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