Mirage Festival : vers un art numérique écologique

Art Numérique | Cette septième édition du Mirage Festival place l’humain face à ses propres incertitudes et contradictions en explorant les possibles, dans la perspective de créer un avenir moins effrayant et davantage clairvoyant. Focus sur deux œuvres réflexives qui font fusionner biologie et nouvelles technologies à l’initiative de deux femmes : Robertina Šebjanič et Anne Marie Maes.

Sarah Fouassier | Mardi 2 avril 2019

Photo : © Anne Marie Maes - Bee Agency


L'art sauvera-t-il la planète ou du moins y prendra-t-il part ? Au moment même où nous prenons collectivement conscience que nous devons agir et vite, Mirage Festival invite dans son parcours d'exposition, à voir aux Subsistances, deux artistes dont les travaux plurimédias soulèvent des interrogations philosophiques. Dans ses recherches écologiques innovantes, l'artiste belge Anne Marie Maes s'empare de la problématique de la raréfaction des abeilles à sa manière : en associant technologie et organismes vivants. Elle a ainsi mis au point dans son labo bruxellois à ciel ouvert, une installation regroupant une ruche intelligente en peau microbienne, The Intelligent Guerilla Beehive, imaginée pour résister aux agressions extérieures, et une vidéo tournée en caméra infrarouge.

L'artiste a filmé pendant un an les interactions entre les abeilles au sein d'une ruche, une intelligence collective en péril comme le sont les fonds marins que la Slovène Robertina Šebjanič a choisi d'étudier, motivée par cette question : « comment les océans ressentent-ils notre impact ? » À l'aide d'un drone sous-marin l'artiste et biohackeuse a exploré le Danube et la mer Adriatique à la recherche de résidus microscopiques de produits chimiques comme des médicaments ou métaux lourds. L'hymne de notre présence dans l'eau se matérialise par une installation où l'on peut contempler, grâce à des vidéos holographiques, une mise en récit de la déclinaison de micro-organismes in vitro. Ainsi s'interroge Robertina Šebjanič, « une meilleure communication entre nous et l'eau, pourrait-elle fournir de nouvelles thérapies ? ». Réponse, dans le futur.

Mirage Festival, édition Turbulences
Aux Subsistances du 3 au 7 avril


Turbulences + programme VR + The Dead Web : La fin + Focus Création émergente

Parcours d'exposition
Les Subs 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Un Mirage entre réel et virtuel

Art Numérique | Pour sa huitième édition, le Mirage Festival poursuit ses explorations artistiques dans le domaine des nouvelles technologies, et nous transporte même cette année jusqu'aux confins, imaginaires et scientifiques, de l'univers...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 10 mars 2020

Un Mirage entre réel et virtuel

Depuis 2013, l'ambitieux festival Mirage se donne pour ambition « de s'interroger sur la place des nouvelles technologies dans la création artistique et plus largement dans les industries créatives ». Sa huitème édition met en orbite les créations numériques (et autres) autour de la thématique des cosmogonies (le regard tout à la fois artistique, philosophique et scientifique sur l'univers qui nous entoure et le cosmos dont nous faisons partie). Mais la programmation du festival est encore plus large que cela, proposant un grand nombre de créations en réalité virtuelle souvent interactives, des activités en famille, une soirée de performances, un focus sur la création émergente, des rencontres et des tables rondes avec des acteurs de la création numérique, et, à Grrrnd Zero, une soirée musicale de clôture avec à l'affiche : Somaticae, Zoë Mc Phe

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Stéphane Malfettes : « le lieu bénéficie d'une aura très forte »

Les Subsistances | Officiellement en poste depuis mai, Stéphane Malfettes, qui a succédé à Cathy Bouvard et Guy Walter à la tête des Subsistances, participe au renouvellement massif et inédit des nouvelles directions de lieux culturels à Lyon. Il nous détaille son projet : international et transversal.

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Stéphane Malfettes : « le lieu bénéficie d'une aura très forte »

Guy Walter s'est occupé d'une grande partie de la programmation des Subsistances, jusqu'au Moi de la Danse fin janvier. Quel est votre apport dans les prochains mois ? Stéphane Malfettes : Il me tenait à cœur d’ouvrir la saison avec l’une des propositions fortes de mon projet : une collaboration avec cette structure géniale qu'est L'Atelier des Artistes en Exil, à Paris. Depuis deux ans, elle accompagne l'arrivée d'artistes qui ont fui leur pays plus par absolue nécessité que par agrément. Aux Subs, nous proposerons des rendez-vous chaque saison sous forme de soirées musique / performance / clubbing avec des artistes venus des quatre coins du monde que nous accueillerons en résidence. On commence avec le performeur congolais Yannos Majestikos et le musicien syrien Wael Alkak. Ça va donner le ton ! Dans un tout autre registre, nous accompagnons le prochain spectacle de Xavier Veilh

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Stéphane Malfettes, nouveau directeur des Subsistances

Nomination | On connaît le successeur de Cathy Bouvard, partie en janvier dernier aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois, et de Guy Walter, qui prendra (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 20 février 2019

Stéphane Malfettes, nouveau directeur des Subsistances

On connaît le successeur de Cathy Bouvard, partie en janvier dernier aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois, et de Guy Walter, qui prendra sa retraite en juin prochain : il s'agit de Stéphane Malfettes, qui devient donc directeur des Subsistances. Il prendra ses fonctions dès ce mois d'avril. Selon le communiqué de la Ville de Lyon, « âgé de 43 ans, Stéphane Malfettes est diplômé en littérature et direction de projets culturels. Il débute sa carrière au Théâtre des Amandiers à Nanterre, collabore avec l’Opéra de Lille et la Maison de la Culture de Grenoble avant de devenir programmateur pour le spectacle vivant au Musée du Louvre en 2007 ; il invite notamment Patrice Chéreau (2010), Robert Wilson (2013), JR (2016). En 2016, il prend en charge la coordination et la programmation culturelle du Palais de la Porte Dorée, qui abrite notamment le Musée National de l’Histoire de l’Immigration. Parallèlement, il dévelo

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Cathy Bouvard quitte les Subsistances

Nomination | Cathy Bouvard, l'emblématique directrice des Subsistances depuis 2004, quittera ses fonctions dès janvier prochain pour prendre la direction des Ateliers Médicis.

Sébastien Broquet | Jeudi 20 septembre 2018

Cathy Bouvard quitte les Subsistances

Cathy Bouvard, personnalité appréciée de la culture lyonnaise, a candidaté en compagnie de Renan Benyamina (co-fondateur du mensuel Hétéroclite, et conseiller de l'ex-premier adjoint à la maire de Paris Bruno Juillard) à la direction des Ateliers Médicis, nouveau lieu de création et d'émergence culturelles situé à Clichy-sous-Bois et Montfermeil, ouvert en juin dernier mais encore en préfiguration : leur projet a été accepté, comme le ministère de la Culture l'a confirmé ce jour : « suite à l’avis unanime de l’ensemble des membres du conseil d’administration présidé par Thierry Tuot, Cathy Bouvard est nommée à la direction de l’établissement public de coopération culturelle Les Ateliers Médicis, qui associe l'État, les villes de Clichy-sous-Bois et Montfermeil, la région Ile-de-France, la métropole du Grand Paris, le département de Seine-Saint-Denis, l’Établissement public territorial Grand Paris-Grand Est et la ville de Paris. » Lyon et les Subs perdent-là une directrice mais surtout une tête chercheuse qui a révélé n

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Mirage festival : Des nuits bardées d'expé

Clubbing | Afin de poursuivre votre visite digitalisée aux Subsistances, le Mirage propose trois soirées de DJ sets et concerts audiovisuels ultra pointus avec en tête d’affiche trois jeunes femmes originaires de trois continents différents.

Sarah Fouassier | Mardi 3 avril 2018

Mirage festival : Des nuits bardées d'expé

L’apogée musicale du festival aura sûrement lieu dès le soir de son inauguration, avec l’Égyptienne Nadah El Shazly dont l'album Ahwar ("marécage") fusionne musique traditionnelle égyptienne, jazz et expérimentations instrumentales. Au cœur du labyrinthe que compose ces huit titres, 22 musiciens ont apposé leur patte sur cet album élaboré en deux ans entre l’Égypte et le Canada. Le live sera précédé des sonorités expérimentales du duo Les Halles et c’est Stakhan, initiateur des soirées Tunnel Vision et animateur des émissions Planète Noire sur LYL radio qui clôturera cette première réunion. Vendredi soir, la nuit sera des plus sombres avec le dub industriel de l’Espagnole JASSS. Deux concerts audiovisuels s’inviteront également sur le plateau : celui de Juanita x Flares en préambule, puis Lucas Paris avec son projet AntiVolume où son et lumière forment un espace d’expérimentation techno et sensitif. Un autre ovni se posera sur les Subs : Black Zone Myth Chant dont le dernier album Feng Shen est signé sur les Édi

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Mirage Festival : à l'heure de l'innovation féminine

Art numérique | Le Mirage Festival est de retour pour quatre jours dédiés à l’art et aux cultures numériques. Bien loin de l’image start-up ou geek que l’on colle au secteur, le festival honore l’innovation et les industries créatives dans toute leur diversité. Et cette année, ce sont les femmes qui donnent à voir les projets les plus stimulants.

Sarah Fouassier | Mardi 3 avril 2018

Mirage Festival : à l'heure de l'innovation féminine

Innover, pour un festival, n'est pas toujours évident, tant dans sa forme que dans ses parti-pris artistiques. Mais au Mirage Festival, l’innovation est une évidence et au cœur même de son identité. L’enjeu de cette sixième édition, à travers la question de la place des femmes dans la création numérique, est également de détricoter l’image plutôt masculine du secteur du numérique, et d’initier les filles à se lancer dans l’informatique. Ce secteur ne voit que 28% de filles dans ses écoles, et on ne pousse que trop peu les petites filles à jouer aux jeux vidéo, à programmer, coder ou à geeker. Le Mirage Festival veut participer à l’évolution de cette image, et comme chaque année de nombreuses familles viendront expérimenter et ce sont autant de filles qui se plongeront dans ces œuvres créées par des femmes, et qui sait, quelques vocations seront peut-être suscitées. La solide présence de femmes, artistes et intervenantes, peut s’expliquer par le caractère trans-disciplinaire du festival. On retrouve des créatifs travaillant dans les domaines du design, du graphisme, de la vidéo, de la scénographie, de la programmation, mais aussi des chercheu

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Ça vous plaît ? C'est eux qui l'ont fait !

Ateliers | À chaque vacances scolaires, la problématique reste la même : comment occuper les enfants ? Surtout à l'occasion de vacances qui n'en sont pas vraiment. Suivez le guide.

Antoine Allègre | Mardi 19 décembre 2017

Ça vous plaît ? C'est eux qui l'ont fait !

La facilité "parents indignes" de les laisser scotcher devant la tablette n'étant pas (totalement) recevable, la meilleure solution est de leur ouvrir les portes vers le monde merveilleux des arts plastiques, des pratiques circassiennes ou d'un musée hautement fréquentable pour des ateliers. Pour ce qui est de la patouille tip top, la Galerie Vaubecour se trouve être l'écrin idéal pour sensibiliser l'enfant à la matière – et cela dès cinq ans. Déjà parce que l'endroit est magnifique et que la programmation jeune public est impeccable. Jugez plutôt : le 26 décembre, ils pourront sculpter et peindre la comète de Noël ; le lendemain, à partir de matériaux recyclés, ils imagineront un périple spatial. Le 28, ils empoigneront ciseaux, colle et tubes de peinture pour fabriquer leur propre planète terre (pour ensuite complèter le système solaire au grand complet le mardi 2 janvier). Le 3 janvier, ils se pencheront sur l'expédition Apollo 13 en direction de la Lune, grâce à des photomontages réalisés par leurs petites fourches caudines (et fabriqueront l'astre et ses prochaines voisines étoilées le 5 janvier). Le jeudi 4 janvier, ils in

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Livraisons d'Été : Les Subsistances en pointe

Livraisons d'Été | Cet ancien lieu militaire qui a permis de produire du pain en grandes fournées pendant la Première guerre mondiale est aussi le site de nourritures (...)

Nadja Pobel | Mardi 20 juin 2017

Livraisons d'Été : Les Subsistances en pointe

Cet ancien lieu militaire qui a permis de produire du pain en grandes fournées pendant la Première guerre mondiale est aussi le site de nourritures terrestres culturelles tout à fait particulières. Qu'on les aime beaucoup (Phia Ménard) ou beaucoup moins (les Chiens de Navarre), c'est ici que ces artistes adoubés sont passés, voire ont créé. Avec le festival Livraisons d'été, pour clore le mois de juin, pas moins de onze spectacles et dix compagnies sont au programme, avec notamment une semaine consacrée à la jeune garde des scènes de la région augmentée. Entrée des artistes ! telle que cette manifestation est nommée, avec à l'affiche ceux qui ont été bichonnés dans les salles d'émergences que sont le Théâtre de l'Élysée et l'école de Cirque de Lyon, le centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape et le Boom'structure de Clermont-Ferrand. On retrouve deux tous jeunes retraités du Ballet de l'Opéra de Lyon, Tadayoshi Kokeguchi et Ashley Wright dans leur projet May coutain traces of. Cette dernière est aussi inte

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Avril en vrille, un festival bigarré

SCENES | Un grand week-end pour fêter le printemps avec des spectacles et des activités en famille : c’est le programme acidulé et croustillant d’Avril en vrille.

Lisa Dumoulin | Vendredi 24 mars 2017

Avril en vrille, un festival bigarré

Pour la deuxième édition du festival Avril en vrille du 30 mars au 2 avril, Les Subsistances renouent avec la forme des grands week-ends de quatre jours si chère à leur coeur. Quatre jours donc pour fêter le printemps en ouvrant le site - exceptionnel rappelons-le : à flanc de falaise, les pieds baignant dans la Saône et étoffé des jolis bâtiments abritant l’école nationale supérieure des Beaux-Arts. Une invitation conviviale à profiter de l’extérieur avec au programme : des spectacles gratuits en plein air pour toute la famille, un cours de danse géant, des ateliers coloriage ou collage avec des graphistes pour les enfants et les grands... Et une curiosité à ne pas manquer : la visite insolite des Subsistances par Magali Chabroud et le Blöffique théâtre. Son travail axé sur la création de formes théâtrales dans des lieux non dédiés à la représentation comme des immeubles, des squares, l’espace public en général, l'a amené à proposer Ce qui subsiste, brève histoire d’ici, une visite invitant à créer une brèche de fiction dans le quotidien.

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L'immatériel rendu sensible au Mirage

Art Numérique | Après quatre éditions, le Mirage Festival, consacré aux créations numériques, a trouvé son rythme de croisière et sa place dans le paysage culturel lyonnais : celle d'un festival expérimental à la croisée des disciplines.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 mars 2017

L'immatériel rendu sensible au Mirage

Se réclamant de « l'art, de l'innovation et des cultures numériques », le Mirage Festival est à la fois fortement ancré dans la réalité (digitale) du monde contemporain, et traverse des métiers, des profils, des « territoires » très différents : l'ingénieur, le designer, l'artiste, le maker, le graphiste de studio... Comme nous le rappelle Jean-Emmanuel Rosnet, directeur artistique du festival, « Mirage a pour épicentre des soirées de performances et un parcours d'expositions, mais nous avons la particularité de travailler avec d'autres scènes que celle à proprement parler de l'art contemporain : avec des architectes, des développeurs informatiques, etc. » Ce parcours, cette année, se tiendra pour l'essentiel aux Subsistances (une dizaine d'installations), avec en parallèle quelques propositions grand public au Musée des Beaux-Arts et à la

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L’art numérique n’est pas un Mirage

CONNAITRE | Festival - Durant toute la semaine, la création numérique (avec ses installations interactives, ses performances immersives et autres innovations artistiques futuristes) sera à l’honneur un peu partout en ville à l’occasion de la 4ème édition d’un Mirage Festival placé sous le signe de la Techno-Fiction.

Sébastien Broquet | Mercredi 2 mars 2016

L’art numérique n’est pas un Mirage

Les technologies numériques sont garantes de notre accès au monde et de la manière dont nous l’appréhendons. Il revient donc aux formes d’arts qui en dépendent, les arts numériques, d’amener un peu de magie dans notre quotidien. C’est dans cette optique à la fois politique et ludique que l’équipe de Dolus & Dolus a pensé cette 4ème édition du Mirage Festival. En sélectionnant un panel d’artistes internationaux représentatifs de toutes les tendances des arts numériques, le festival entend réenchanter notre monde connecté avec un parcours d’exposition, des performances, des projections, des tables rondes, des workshops pour apprendre et des soirées pour s’amuser. L’ensemble se tiendra dans divers lieux de la ville (Subsistances, pentes de la Croix-Rousse, Musée des Beaux-arts, Lavoir Public, Sucre, Temple Protestant, Tuba, Transbordeur). Côté musique, Mirage mise sur la présence de la Suissesse Aisha Devi (alias Kate Wax), sur le collectif parisien ClekClekBoom et le label électro rétro-futuriste Viewlexx. Maxence Grugier Mirage Festival Partout dans Lyon du 2 au 6 mars

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Mirage Festival

MUSIQUES | Bel élan pour ce festival qui prend résolument un virage le menant vers les cultures numériques, quittant la sphère musiques électroniques de ses débuts, même si le (...)

Sébastien Broquet | Mardi 26 janvier 2016

Mirage Festival

Bel élan pour ce festival qui prend résolument un virage le menant vers les cultures numériques, quittant la sphère musiques électroniques de ses débuts, même si le hollandais I-F ou Aïsha Devi seront présents. On note surtout la présence de Olivier Ratsi (Anti VJ), Herman Kolgen au Grand Temple Protestant, Nicolas Maigret et son travail sur le hacking... Du 2 au 6 mars en divers lieux de la ville.

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Lancement de la saison des Subs ce samedi

MUSIQUES | À l'issue de la représentation de Biopigs (voir notre critique) ce samedi 18 septembre, les Subsistances lanceront officiellement leur saison (...)

Nadja Pobel | Vendredi 18 septembre 2015

Lancement de la saison des Subs ce samedi

À l'issue de la représentation de Biopigs (voir notre critique) ce samedi 18 septembre, les Subsistances lanceront officiellement leur saison 2015/2016. À 21h30, la direction du lieu présentera la programmation à venir, puis James Stewart animera la soirée aux platines. Évenement gratuit avec food truck et une buvette.

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"Biopigs", du théâtre qui prêche aux convertis

SCENES | Passer les codes du théâtre à la moulinette ? Sophie Perez, Xavier Boussiron et leur compagnie du Zerep s’en sont fait une spécialité qui ne (...)

Nadja Pobel | Mardi 15 septembre 2015

Passer les codes du théâtre à la moulinette ? Sophie Perez, Xavier Boussiron et leur compagnie du Zerep s’en sont fait une spécialité qui ne manque ni de panache ni de pertinence. Les applaudissements n’interviennent d'ordinaire qu’en fin de pièce ? Qu’à cela ne tienne : en voilà qui scandent le début de Biopigs de façon mécanique – et ce pourrait être drôle si ce n'était pas qu'un exercice. Plus tard, après que les comédiens, survitaminés, ont moqué des artistes comme Peggy Guggenheim ou Sammy Davis Jr., des scènes plus ou moins cultes du théâtre sont détournées sous le regard laconique d'une grosse tête gluante aux yeux globuleux (pour en montrer la vacuité ? La force ? La question reste ouverte). C’est ainsi que l’on retrouve avec plaisir les notes de Massive Attack sur lesquelles ont dansé Pascal Gréggory et Patrice Chéreau dans Dans la solitude des champs de coton ou des ersatz de Stanislas Nordey et Audrey Bonnet rejouer, sans les cris et la douleur, Clôture de l’amour de Pascal Rambert. Mais à qui s’adresse ce spectacle ? De toute évidence, à ceux qui fréqu

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Un Oeil sur... Arnaud Pottier

ARTS | Le Petit Bulletin en partenariat avec la Ville de Lyon vous présente Arnaud Pottier et son projet Golem au pôle ALTNET, dans le cadre du Mirage Festival - Journaliste : Stéphane Duchêne - Réalisation : La Brêche - crédit musique : Péthrol – Summer Rise

Benjamin Mialot | Mercredi 25 février 2015

Un Oeil sur... Arnaud Pottier

Ddirecteur artistique du studio BK, qui a notamment "éclairé" la place des Terreaux le 8 décembre dernier, Arnaud Pottier est aussi à l'origine de l'installation Golem, présentée au Mirage Festival. Un fascinant projet dans lequel, au croisement de la sculpture et du vidéomapping, du mythe et de l'inconscient, il donne vie à des statues. Rencontre avec un bidouilleur sensible plein d’avenir.

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Mirage Festival : la grand-messe numérique

CONNAITRE | En 2015, les voitures devaient voler, les chaussures s'auto-lacer et le port de la double cravate se généraliser. A la place, nous voilà équipés d'imprimantes 3D, de drones et de logiciels génératifs. A voir l'utilisation qui en est faite au festival d'arts numériques Mirage, dont la troisième édition investit cette semaine une dizaine de sites lyonnais, on n'y a pas perdu au change. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

Mirage Festival : la grand-messe numérique

Entre Lyon et l'innovation, c'est une longue passion qui remonte au moins à l'invention du métier à tisser Jacquard (1801) et a connu une nouvelle concrétisation le 12 novembre dernier avec l'attribution, par la secrétaire d’État chargée du numérique Axelle Lemaire, du label French Tech, récompensant les efforts d'une municipalité en faveur de l'entrepreneuriat numérique, ce «levier de croissance» dont les champs d'application sont aussi vastes (éducation, robotique, santé...) que les horizons qu'il ouvre en matière de création artistique sont méconnus. A l'ombre des accélérateurs de start-ups, espaces de coworking et autres pôles d'entraide et d'émulation qui poussent à Lyon comme les champignons sur l'aérolithe de Tintin et L’Étoile mystérieuse, s'épanouissent en effet des créateurs détournant les avancées technologiqies à des fins de renouvellement des formats et modes de consommation de l'art. Et c'est pour leur offrir une visibilité que Simon Parlange et Jean-Emmanuel Rosnet organisent depuis trois ans le Mirage Festival.

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Les chants des machines

MUSIQUES | Pour les gens de la musique électronique, l'image et la lumière ne sont (trop) souvent que des placebos pour laptopgazer – comme on parle de shoegazers (...)

Benjamin Mialot | Mardi 24 février 2015

Les chants des machines

Pour les gens de la musique électronique, l'image et la lumière ne sont (trop) souvent que des placebos pour laptopgazer – comme on parle de shoegazers pour les guitaristes obnubilés par leurs pédales d'effet – souffrant d'une sévère carence de charisme. D'une certaine manière, le Mirage Festival inverse ce rapport de subordination, investissant Le Sucre pour deux showcases conçus comme des soirées d'appel destinées à attirer l'attention sur les sections moins intelligibles du festival. Le compromis s'arrête là, Monkeytown et Crème Organization, les deux labels à l'honneur de ces soirées, comptant parmi les plus insaisissables du Vieux Continent. Le premier, tanière de Modeselektor, par la polissonnerie – qu'on pourrait ici orthographier avec un y – avec laquelle ses pensionnaires, en l'occurrence Bambounou et le solaire Benjamin Damage, se jouent des codes de la techno. Le second, fondé à Amsterdam voilà tout juste quinze ans par DJ TLR, par sa propension des siens (y compris les petits derniers, Marquis Hawkes et Innershades), émulée depuis par L.I.E.S., à avilir la h

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Aux yeux des vivants

ARTS | Figure un peu plus qu'émergente des arts numériques lyonnais, directeur artistique du studio BK, qui a notamment "éclairé" la place des Terreaux le 8 décembre dernier, Arnaud Pottier est aussi à l'origine de l'installation "Golem", présentée au Mirage Festival. Un fascinant projet dans lequel, au croisement de la sculpture et du vidéomapping, du mythe et de l'inconscient, il donne vie à des statues. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 février 2015

Aux yeux des vivants

Dans la mythologue juive, le golem est cette créature d'argile humanoïde à laquelle on peut donner et retirer la vie sur commande. Il suffit dans le premier cas de lui inscrire sur le front le mot hébreu Emet (qui signifie "vérité" et parfois "Dieu") puis, pour obtenir l'effet inverse, d'en effacer le premier "E", donnant ainsi Met (soit "mort"). Ce mythe remonte à la mystique du Talmud (où il est mentionné qu'Adam, le premier homme, a pu être un golem) mais la plus célèbre déclinaison en est sans doute celle de Prague, datant du XVIe siècle, où le rabbin Yeouda Loew engendra une telle créature pour protéger le ghetto juif, en proie aux pogroms. Arnaud Pottier n'est à notre connaissance ni rabbin, ni versé dans le talmudisme ou même simplement mégalomane – ou alors il le cache bien. Il a pourtant décidé de donner vie non pas à des créatures de glaise mais à des statues ; là encore non pas en &eac

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Au bonheur des arts

SCENES | Dix ans que les Subsistances font contrepoids aux institutions culturelles lyonnaises. Durant un week-end sur la thématique du bonheur, ce laboratoire artistique se demande si «Ca va ?». Réponse par l’affirmative de sa co-directrice, Cathy Bouvard, qui n’a pas vu le temps passer. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 25 mars 2014

Au bonheur des arts

«Comment ça va sur la terre ? / - ça va, ça va, ça va bien. / Les petits chiens sont-ils prospères ? / - Mon Dieu oui, merci bien». Et si cette strophe de Jean Tardieu que les écoliers connaissent par cœur était un raccourci de ces dix années de Subsistances ? Car ce lieu atypique se porte bien. Les chiffres en attestent : 70 compagnies accueillies - dont 20 internationales -, environ 35 créations et 35 000 spectateurs par an. Cathy Bouvard, co-directrice du lieu avec Guy Walter (par ailleurs directeur de la Villa-Gillet), se dit elle-même heureuse du chemin parcouru (à toute allure), et d’y avoir fait découvrir – entre autres ! - ces Chiens auxquels elle n’accole même plus le nom "de Navarre" tant elle a connu tôt cette troupe, la programmant à plusieurs reprises bien avant que des lieux beaucoup plus institutionnalisés ne les réclament - comme le très médiatique Rond-Point parisien,  où ils ont fait l'événement en février. Les Chiens de Navarre donc, mais aussi le metteur en scène David Bobee, le comédien Gilles Pastor, les performeurs Steven Cohen et Phia Ménard… Une histoire de compagnonnage qui n’a jamais été pré-établie et s’est installée au fil du temps.

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La tête dans les mirages

CONNAITRE | Après une première édition en forme de prise de température, le Mirage Festival prend de l'ampleur. Plus qu'un instantané, c'est de fait un véritable panorama de la création numérique contemporaine qu'il propose. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 18 février 2014

La tête dans les mirages

En latin, dolus désigne une supercherie. C'est exactement ce à quoi s'est livré le collectif du même nom (redoublé) lors de la dernière Fête des Lumières : plutôt que de proposer un éclairage inédit du bâti à sa disposition, il a érigé sur la place Colbert un immersif tunnel de diodes dont les variations d'intensité figuraient autant de respirations. Autrement dit une installation autonome et qui aurait été à sa place, c'est le cas de le dire, sur n'importe quel autre bout de trottoir de la ville.Non respect du cahier des charges ? On préfère y voir l'affirmation d'une authentique passion pour les arts numériques : là où la plupart des événements se targuant de les promouvoir ne les utilisent en fin de compte qu'à des fins décoratives, Dolus & Dolus les valorise dans toute leur capacité à redéfinir notre environnement. Notamment dans le cadre du Mirage Festival, créé en 2013 et renouvelé cette année dans une version augmentée. Un festival pour les unir tous Ce sont en effet pas moins de douze lieux qu'investira l'événement, et à peu près deux fois plus de fenêtres sur l'avenir qu'ouvriront les développeurs, musiciens et plasticiens (et

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Nouvelle galerie

CONNAITRE | La Fête des Lumières, c'est d'abord une question d'image. Ce n'est pas Gérard Collomb qui nous contredira. Mais c'est aussi une question de son. La plupart (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 28 novembre 2013

Nouvelle galerie

La Fête des Lumières, c'est d'abord une question d'image. Ce n'est pas Gérard Collomb qui nous contredira. Mais c'est aussi une question de son. La plupart des créateurs invités à présenter Lyon sous un nouvel éclairage ont malheureusement tendance à l'oublier, se contentant de diffuser dans des enceintes de médiocre qualité des musiques sommairement illustratives. Pas le styliste Jean-Charles de Castelbajac, qui a confié la mise en son de son «paradis perdu» à l'implacable Mr Nô – sorte de Gesaffelstein à capuche et d'ascendance auvergnate. Pas le designer berlinois Christopher Bauder, qui tapissera l'Hôtel de région de figures géométriques avec le concours du Concert de L'Hostel Dieu. Et surtout pas Dolus & Dolus, collectif à cinq têtes (deux porteurs de projet et trois artistes numériques) qui présentera cette année l'installation la plus immersive : le LumiNon, une galerie d'une quinzaine de mètres au sein de laquelle, cernés de strates de bois de trois mètres de haut, les badauds seront invités à déambuler aux rythmes des variations d'intensité de centaines de LEDs – mises bout à bout, elles couvriraient une distance de près d'un kilomètre – et d'une musique mi-

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À la recherche du temps perdu...

SCENES | Spectacles / Le nouveau Week-end «Ca tchatche !» des Subsistances réunit rien moins que quatorze spectacles dans les domaines du théâtre, de la danse, du cirque et de la performance. Nous avons choisi de mettre l'accent sur trois d'entre eux, et des plus prometteurs. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 mars 2010

À la recherche du temps perdu...

Attifée de plusieurs couches de vêtements, ceinte d'une sorte de pagne composé de cravates et parée de quelques breloques, Cynthia Hopkins a très franchement une drôle de dégaine. Elle évolue, espiègle, sur une petite scène recouverte de vieux tapis et fermée au fond par un épais rideau rouge. Ça sent (visuellement) la naphtaline et pour cause : la jeune artiste américaine (à la fois musicienne, danseuse, vidéaste, comédienne) se lance dans ce spectacle dans la composition du «portrait de [son] père sous forme de fragments». Fragments ou polyphonie, Cynthia Hopkins optant tour à tour pour l'accompagnement gestuel de voix off, des monologues où elle incarne parfois le rôle de son propre père, et de très belles chansons qu'elle a composées au piano (la chanteuse fait partie par ailleurs du groupe folk-rock Gloria Deluxe)... «The Truth : a tragedy» est une sorte de chœur éclaté en solo et en hommage à la tragédie grecque, mâtiné de beaucoup d'humour et de dérision, explorant la folie paternelle, ses déboires avec les psychiatres, et ses conséquences sur le trajet existentiel de sa fille.... Le tout est en anglais (sur-titré en français) et s'annonce comme une véritable curiosité !

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Bêtes de scène

SCENES | Quatre jours durant, le week-end «Ça tcatche #2» des Subsistances propose profusion de spectacles de cirque, danse et théâtre. Parmi eux, nous avons retenu ici trois créations alléchantes, a priori. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 17 avril 2009

Bêtes de scène

«Loin d'être un individu chargé d'os, de muscles, de chair, d'organes, de mémoire, de desseins, je me croirais volontiers, tant mon sentiment de vie est faible et indéterminé, un unicellulaire microscopique, pendu à un fil et voguant à la dérive entre ciel et terre, dans un espace incirconscrit, poussé par des vents, et encore, pas nettement», écrit le poète Henri Michaux. Michaux, Kafka, Bacon, Rimbaud... nombreux sont ces artistes et écrivains qui ont cherché, via ce que Deleuze et Guattari nomment les «devenirs animaux», à abolir les frontières de l'humain, à dérégler le langage et les mots, pour découvrir de nouvelles sensations ou intensités affectives. Si le week-end «Ça Tchatche» des Subsistances est consacré aux langues en général, certains spectacles se penchent en particulier sur les langages et les devenirs animaux. Exemple emblématique : la nouvelle création de Jade Duviquet et Cyril Casmèze, Cet animal qui nous regarde, explore nos liens (d'empathie, de complicité, voire amoureux) à l'animal, avec la présence sur scène d'un perroquet, d'un chat, de deux femmes et deux hommes. La Cie du Singe Debout s'appuie ici sur des textes de Rilke, Flaubert et Derrida, et sur l'imp

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Tuer la misère

SCENES | Tuer la misère (aux Subsistances jusqu’au 31 janvier) c’est la rencontre improbable entre le théâtre musical d’Alexis Forestier et l'OVNI André Robillard, (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 20 janvier 2009

Tuer la misère

Tuer la misère (aux Subsistances jusqu’au 31 janvier) c’est la rencontre improbable entre le théâtre musical d’Alexis Forestier et l'OVNI André Robillard, figure de l’art brut révélé par Jean Dubuffet… C’est plus concrètement encore le croisement, sur un même plateau foutraque, de poèmes mis en musique et chantés de Paul Celan ou de Paul Klee par exemple, avec les vocalises d’André Robillard, ses mimiques ou petits gestes étranges, son univers plastique composé de soucoupes volantes, de renards, de serpents et de fusils qui «tuent la misère»… Un spectacle singulier et intuitif conseillé aux plus aventuriers d’entre vous.

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Sens dessus dessous

MUSIQUES | Zoom / Un beau week-end de trois jours, ça ne se refuse pas, même en hiver. Les Subsistances se préparent à accueillir une belle brochette de «performers» : ça change ! Dorotée Aznar

Christophe Chabert | Mercredi 24 janvier 2007

Sens dessus dessous

C'est presque une tradition, on ne saurait taire l'arrivée imminente du week-end d'hiver aux Subsistances. La raison en est simple : pendant trois jours, vous pourrez vous frotter à la création contemporaine, dans des formes courtes et pour des sommes modiques (le prix des spectacles oscille entre 0 et 5 euros). Du côté de la programmation, ce week-end fait la part belle à la danse et au cirque (on vous tout sur ce site) et aux performances en tout genre. Des langages qui peuvent surprendre le public, à l'instar d'un Jonak Bokaer qui travaille sur les liens entre nouvelles technologies et mouvement. «Nous sommes dans des formes très performatives et nous faisons des choix artistiques radicaux. Ces langages peuvent déstabiliser, et c'est fait pour», explique Cathy Bouvard, directrice adjointe des Subsistances. N'y voyez pourtant pas une volonté d'élitisme ou d'exclusion. Cathy Bouvard répond d'ailleurs sans problème aux reproches qui ont pu être adressées au lieu et expose patiemment les chiffres de fréquentation : 30 000 spectateurs l'an dernier et «un énorme travail souterrain pour favoriser la mixité du public». Car on sait bien aux Subsistances que les spectateurs sont parfois r

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Monstres et Cies

MUSIQUES | Événement / Les Subsistances consacrent leur nouveau week-end au monstrueux, sans monstre sacré mais avec une ribambelle d'artistes méconnus prometteurs... Jean-Emmanuel Denave

| Mercredi 25 avril 2007

Monstres et Cies

Souvenir d'un prof de philo qui, dans un couloir d'université, marmonnait à nos oreilles : «Après tout, qu'est-ce qu'il y a d'intéressant dans la vie si ce n'est les monstres ?». Oui, après tout et un peu de réflexion, les gens normaux n'ont rien d'extraordinaire, et quand ça sent le monstre (l'autre, ou l'autre tapi en soi) ça commence à sentir la vie. La thématique du nouveau week-end des Subsistances, Ça monstre, s'annonce donc des plus réjouissantes, surtout en plein premier tour des élections présidentielles ! La formule de la manifestation commence maintenant à être connue : des spectacles à gogo pendant trois jours (douze au total dont cinq créations) dans tous les domaines (théâtre, danse, cirque), des prix modiques voire gratuits, des concerts vendredi et samedi soirs (Don Rimini, Phonic, Nil...) et des prises de risques pour les programmateurs comme pour les spectateurs : le week-end de janvier s'était par exemple avéré globalement décevant. Ce week-end de printemps se déroulera une fois encore sans véritable tête d'affiche et nous vous proposerons ici quelques paris parmi une programmation assez ésotérique. Bêtes sur scène Si nous ne connaissons pas son travail, la gen

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