108 Nero : "Museo dell'Assurdo"

Sarah Fouassier | Mardi 14 janvier 2020

Chaman de l'art abstrait et du post-graffiti, 108 Nero a présenté le 9 janvier sa seconde exposition personnelle chez Slika, fervent défenseur de l'artiste depuis son ouverture. La fascination de Nero pour Kasimir Malevitch l'a amené à édifier ce Museo dell'Assurdo (Musée de l'abstrait) en hommage à l'une des premières expositions du maître russe (Exposition 0.10). Quarante-et-une pièces constituent une sorte d'autel que l'on peut percevoir comme une célébration de l'acceptation de ses émotions, rationnelles ou irrationnelles. L'artiste a peint et extrait différents éléments de son atelier (pages de livres, esquisses, chutes, notice d'anxiolytiques, sculpture, toiles, photographie, travaux anciens) qu'il a rassemblés dans un musée de poche à l'image de son esprit : méthodique, instruit, tourmenté, mystique. Il faut percevoir chaque œuvre non seulement comme une pièce d'art à la forme esthétique, mais aussi comme une pièce magique ayant pour propriété d'élever notre esprit et de nous libérer de la réalité.

Lug, 108 Nero jusqu'au 15 février à la Galerie Slika

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Cinq expos à voir en janvier

Bons Plans | Une sélection qui vous emmène ce mois-ci au Sénégal aussi bien qu'à Ménilmontant, aux frontières des objets ou dans de beaux drapés...

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 8 janvier 2020

Cinq expos à voir en janvier

Brousse Né à Podor sur les rives du fleuve Sénégal, Oumar Ly (1943-2016) restera toute sa vie durant attaché à sa région. Et, pendant une cinquantaine d'années, il y photographiera ses concitoyens en pleine brousse ou dans son studio à Podor, suivant avec attention les modes et les évolutions de sa société. La galerie Regard Sud lui consacre une prometteuse exposition monographique. À la galerie Regard Sud du 16 janvier au 14 mars Draperies Depuis la Renaissance au moins, le drapé est à la fois un défi technique et un objet de fascination esthétique. Le Musée des Beaux-Arts lui consacre toute une ambitieuse exposition, déclinant ce motif de la Renaissance à nos jours. Avec pour point d'orgue des dessins de Dürer, Michel-Ange, Poussin, ou Ingres, et les œuvres plus inattendues de Georges Grosz, Fernand Léger, Alain Fleischer, ou même

Continuer à lire

Galerie Slika, le retour

Street Art | La galerie Slika revient secouer le paysage artistique lyonnais dans un espace deluxe et avec une exposition collective flamboyante.

Lisa Dumoulin | Mardi 18 décembre 2018

Galerie Slika, le retour

Après s’être fait la malle en juin de leur écrin de la rue des remparts d’Ainay, le fondateur de la galerie Slika Jérémie Masurel et son acolyte Félix Baezner annonçaient un retour à l’automne. Nous y sommes : la galerie a déménagé quelques pâtés de maison plus loin, au numéro 25 de la prestigieuse rue Auguste Comte. Dans un lieu incroyable : un ancien atelier de 280 mètres carrés (l’ancienne galerie en faisait 60) au fond d’une cour, cachée au public depuis 1985. Six mois de travaux plus tard, avec le concours de l’architecte Thibaut Ressy, de l’architecte d’intérieur Anne-Laure Aliaga et de la styliste d’intérieur Nathalie Rives, l’espace prend forme. Sous une verrière de cinq mètres de hauteur et des poutres apparentes, le lieu est pensé comme un espace d’exposition - doté d’un éclairage exceptionnel - mais aussi comme résidence d’artistes, territoire d’expérimentations et d’échanges lors d’évènements, et toujours de lieu de vie avec la continuité du café, déjà présent depuis l’inauguration de la galerie Slika en 2014. ADN Pour son “grand opening”, Slika tape fort et propose une exposition collective en lien di

Continuer à lire

Nelio, de graffeur à peintre

Peinture | Pour sa première exposition personnelle à la galerie Slika, Nelio surprend son public avec un véritable travail de peinture abstraite, éloignée de son style géométrique habituel. Sérigraphies, dessins, grands et petits formats peints sur bois : l’artiste présente près de 70 œuvres autour du thème du passage.

Sarah Fouassier | Mardi 24 octobre 2017

Nelio, de graffeur à peintre

Ce n’est pas la première fois que Nelio est invité par la galerie Slika. Nous l’avions repéré lors d’une très belle exposition collective regroupant Ekta, 108 et Erosie en 2015 ; et sur les murs de Lyon, sur lesquels il a peint seul ou à plusieurs mains, principalement avec THTF, mais aussi Bang ou Ducan Passmore. L'artiste et ses aérosols ont parcouru les différents continents, dans un style influencé par le constructivisme et le suprématisme. Sa peinture se veut rationnelle, géométrique, enrichie par le graphisme qu'il a étudié. D’expositions personnelles ou collectives en résidences et voyages, Nelio s’est contraint à ce style méthodique dans lequel il s’est pleinement épanoui, jouant avec les couleurs et les perspectives que lui offrent l’architecture et les textures de murs abîmés. Mais depuis quelques années, Nelio s’essaie à une peinture beaucoup plus personnelle et abstraite, où le geste se veut radicalement détaché de l’idée formelle d’une finalité. Cette exposition Passages permet de faire découvrir au public ce style à l’antithèse de ce à quoi il

Continuer à lire

Jusqu'au bout, art de rue

Street Art | « Gloire à l'art de rue, jusqu'au bout art de rue » : c'est par ces premiers mots en 2001 que la Fonky Family rendait hommage aux activistes de l'art (...)

Louis Beaufort | Vendredi 16 septembre 2016

Jusqu'au bout, art de rue

« Gloire à l'art de rue, jusqu'au bout art de rue » : c'est par ces premiers mots en 2001 que la Fonky Family rendait hommage aux activistes de l'art urbain. Depuis des décennies, la rue a toujours été un support privilégié pour quiconque voudrait partager, se faire entendre et fédérer. C'est avec cette volonté que le festival Graff-ik’ Art lancera sa 4e édition du 17 septembre au 1er octobre, sur le thème : L’Art de transmettre ?. Un rassemblement sur plusieurs journées, centré sur les arts urbains (graphiques, musicaux et chorégraphiques), des performances live et des ateliers d’initiation collaboratifs. En parallèle et toujours avec la même assiduité, différentes galeries continueront de promouvoir les valeurs généalogiques du street art. L'occasion de réfléchir sur la thématique de L’art Engagé chez Spacejunk avec une sélection de six artistes (re)connus pour leurs démarches humanistes et sociales :

Continuer à lire

Les douceurs inspirées d'Apiales

Restaurant | Au Sud de Bellecour, côté Rhône, vient d'ouvrir l'un de ces établissements mutants : coffee shop, salon de thé, bar à dessert ou néobistrot, on ne sait plus trop. Confort, chic, féminin : ça c'est certain.

Adrien Simon | Mardi 14 juin 2016

Les douceurs inspirées d'Apiales

« Le quartier d'Ainay change », entend-on, répété, depuis quelques années. Comme pour l'excuser d'avoir été si longtemps « maussade et habité par une élite. » Côté bonnes assiettes, autour du musée des Tissus, il est vrai que ça bouge depuis un moment. On va au Troquet des Sens pour le vin nature (Ganevat, Dard et Ribo, Calek, au verre) ; chez Slika pour l'art et le café ; chez Jeannine et Suzanne pour des pâtisseries racées ; le tout autour de la flotte (resto, bouchon, bistrot, etc) de Thomas Ponson, dans la rue Laurencin. Dans la rue Laurencin justement, vient d'apparaître Apiales. À travers ses grandes vitres on inspectera son intérieur épuré : des murs tout blanc qui se finissent en haute voûte, des meubles clairs en épais multiplis, du papier kraft en guise de nappe, pour seule déco quelques plantes et des coussins bariolés, une clientèle à 90% féminine. "Chaleureux" n'est

Continuer à lire