Les 100 ans de l'Institut Franco-Chinois avec Guillaume Degé

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 11 juin 2021

Photo : Œuvres de Guillaume Degé © DR


Il y a cent ans, la Chine installait sur la colline de Fourvière sa première université à l'étranger, et créait (avec la coopération de la ville de Lyon) l'Institut Franco-Chinois. Celui-ci reçut, entre 1921 et 1946, quelque 470 étudiants, en quête de savoirs et de technologies occidentaux. Le petit musée qui est consacré à cette histoire singulière vient de rénover ses espaces et son parcours, constitué d'une poignée de salles thématiques : reconstitution d'une chambre d'une étudiante en littérature, évocation de la bibliothèque de l'institut, présentation de quelques pièces asiatiques de la collection Guimet…

Pour ce centième anniversaire, le Nouvel Institut Franco-Chinois a invité l'artiste (et sinologue) français Guillaume Degé à exposer ses gouaches sur papier chinois et ses céramiques récentes. Les premières laissent libre cours à des formes qui oscillent entre monde minéral et monde végétal, évocations sexuelles masculines et féminines, couleurs acidulées et tons de gris… Un univers non figuratif à la fois vivant et esthétique. Les petites sculptures, quant à elles, sont comme autant de collages surréalistes assez séduisants et intrigants.

Guillaume Degé, Les choses de ce monde
Au Nouvel Institut Franco-chinois ​jusqu'au samedi 30 octobre

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Le Nouvel Institut Franco-Chinois ouvre ses portes à Lyon

La Chine à Lyon | Le Nouvel Institut Franco-Chinois (NIFC) entend renforcer les liens entre Lyon et la Chine et devenir un acteur incontournable de la scène culturelle lyonnaise. Le point avant son inauguration, le 15 septembre.

Julie Hainaut | Mardi 6 septembre 2016

Le Nouvel Institut Franco-Chinois ouvre ses portes à Lyon

En 1921, le Fort Saint-Irénée a hébergé la première "Université chinoise" (comprenez campus, et non un lieu de formation : les étudiants chinois y étaient simplement hébergés). Aujourd’hui, il abrite encore des logements pour étudiants mais également le NIFC, créé et inauguré en 2014 par Xi Jinping, président de la République populaire de Chine, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, dans le but d’en faire « une plateforme d’échanges pluridisciplinaires. » Après deux ans de travaux, le lieu s’apprête à ouvrir ses portes. Ses ambitions sont de trois ordres : économiques (faciliter les investissements chinois à Lyon et inversement), universitaires (favoriser les partenariats entre les facultés) et culturelles. « Le Nouvel Institut Franco-Chinois entend valoriser l’histoire commune entre Lyon et la Chine et promouvoir la création contemporaine chinoise » annonce sa directrice, Candice du Chayla. « Le grand public n’est pas au courant que la ville de Ly

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