Claude Viallat expose à la Galerie Ceysson & Bénétière

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 30 juin 2021

Photo : © Claude Viallat


À quelques pas du Musée des Beaux-Arts, la Galerie Ceysson & Bénétière propose un nouvel et vaste espace d'exposition sur deux niveaux. Créée en 2006 à Saint-Étienne la prestigieuse galerie d'art contemporain s'est ensuite implantée à Genève, au Luxembourg, à Paris et à New-York. L'artiste "Supports/Surfaces" Claude Viallat inaugure les cimaises avec plusieurs œuvres récentes, jusqu'au 31 juillet : des bâches militaires découpées sur lesquelles il a peint sa fameuse "empreinte" (un quasi rectangle). Pierre Collet, responsable de la galerie lyonnaise, nous annonce pour la suite deux expositions monographiques prometteuses, l'une consacrée au pape du minimalisme américain Frank Stella, et une autre à ORLAN.

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Lyon : Ceysson & Bénétière, nouvelle galerie d’art contemporain

Galerie | Excellente nouvelle pour les curieux d’art contemporain : la prestigieuse galerie Ceysson & Bénétière ouvre un grand espace à Lyon (300 m²), à (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 17 juin 2021

Lyon : Ceysson & Bénétière, nouvelle galerie d’art contemporain

Excellente nouvelle pour les curieux d’art contemporain : la prestigieuse galerie Ceysson & Bénétière ouvre un grand espace à Lyon (300 m²), à quelques pas du Musée des Beaux-Arts. Créée en 2006 à Saint-Étienne, la galerie Ceysson & Bénétière s’est ensuite développée à Paris, à Genève, au Luxembourg et à New York. L’ouverture à Lyon est prévue le vendredi 18 juin à partir de midi, avec une exposition de Claude Viallat, membre fondateur du groupe Supports/Surfaces, et artiste connu pour son motif d’empreinte décliné d’œuvre en œuvre… C’est un artiste emblématique de la galerie Ceysson & Bénétière qui défend les membres de Supports/Surfaces (Louis Cane, Daniel Dezeuze, Vincent Bioulès…), mais aussi bien d’autres figures de l’art contemporain comme ORLAN, Mounir Fatmi, Daniel Firman, Tania Mouraud, Bernard Venet… Claude Viallat, Bâches milit

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Limp Bizkit en a toujours ras la casquette

MUSIQUES | Deux mois après System of a Down, une autre vieille gloire du nu metal fait son grand comeback à Lyon en la personne morale de Limp Bizkit. Retour sur sa carrière, longue d'une vingtaine d'années, erratique et injustement réduite à ses années de faste mainstream. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 16 juin 2015

Limp Bizkit en a toujours ras la casquette

Peut-on avoir du respect pour un groupe qui tire son nom d'une légende de vestiaire (le "fameux" jeu de la biscotte), a une façon si subtile de décrire la merditude des choses qu'il est un jour arrivé sur scène en sortant d'un chiotte géant et a signé la plus ignoble profanation de l'histoire de la musique populaire – une reprise façon bad boy en réhabilitation sentimentale de Behind Blue Eyes des Who ? Á en croire l'une des plumes du site Noisey, on le lui doit carrément : Limp Bizkit serait l'une des formations les plus authentiquement punks de sa génération, en cela qu'elle a connu un succès planétaire malgré elle et en se foutant du qu'en-dira-t-on comme de la première casquette de son leader, le tatoueur, skateur et blaireau notoire Fred Durst – Results May Vary (2003), où figure ladite profanation, a battu des records en matière de dézingage critique. Rien ne prédestinait, il est vrai, ce biscuit moulé en 1995 en Floride, à vendre 33 millions de disques à travers le monde. Son premier album, Three Dollar Bill, Yall$ (1997), où le heavy metal in your face de Pantera fraye avec la noise pour abattoirs

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"Orlando", la petite odyssée de Py

SCENES | Il y a des Py flamboyants, dans lesquels le metteur en scène (Olivier de son prénom) fait preuve d’une maîtrise et d’une générosité mémorables – son cycle autour (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 mars 2015

Il y a des Py flamboyants, dans lesquels le metteur en scène (Olivier de son prénom) fait preuve d’une maîtrise et d’une générosité mémorables – son cycle autour des contes de Grimm mené depuis plus de vingt ans, Illusions comiques en 2006, Le Soulier de satin en 2003… Et puis il y a les autres. Oh, des pas forcément honteux, tant sa formule est rodée et efficace. Disons des Py mineurs. Orlando ou l'impatience, mise en scène d’un texte écrit par Py lui-même dévoilée l’été dernier au festival d'Avignon (qu’il dirige maintenant), est de ceux-ci. Py y ressasse ses éternelles préoccupations : des personnages liés au théâtre, du politique et la quête d’un père absent par un jeune idéaliste. Mais bien qu'il ait l’art et le talent pour glisser des réflexions pertinentes (sur le rôle des artistes) et enrober des piques de belles phrases (contre l’ancien ministre de la culture Frédéric Mitterrand, qui l’avait très inélégamment viré de l’Odéon en 2011), l’ensemble est beaucoup trop bavard pour captiver. Reste aussi cette magie du spectacle vivant, également portée par une poignée de comédiens dévoués – en tête les fidèles et excellents Philip

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Le Hobbit : La Désolation de Smaug

ECRANS | Ce deuxième épisode retrouve les défauts d’"Un voyage inattendu", même si Peter Jackson a soigné et densifié en péripéties son spectacle, seul véritable carte dans sa manche pour faire oublier qu’au regard de la première trilogie, ce "Hobbit" fait figure de série télé sur grand écran. Christophe Chabert

Christophe Chabert | Mercredi 11 décembre 2013

Le Hobbit : La Désolation de Smaug

Tout d’abord, la sortie de ce deuxième volet du Hobbit donne lieu à une surenchère technologique quant à sa diffusion, si bien qu’entre la 2D, la 3D, l’IMAX, le HFR, le Dolby Atmos et ce truc tellement XXe siècle qu’est la VO, il y a presque autant de versions du film que de cinémas qui le projettent — quoique certains les diffusent toutes, sait-on jamais, faudrait pas perdre un spectateur potentiel et sa carte illimitée.… Cela pourrait être purement anecdotique, mais cela en dit long aussi sur le statut même de cette nouvelle trilogie tirée de Tolkien : elle semble chercher à compenser par de la nouveauté technique son évidente infériorité thématique par rapport au Seigneur des anneaux, comme un petit frère qui voudrait à tout prix se hisser sur les épaules de son aîné. Rien n’y fait pourtant, et même si les efforts de Jackson sont louables pour inverser les carences manifestes d’Un voyage inattendu, La Désolation de Smaug ne tient pas la comparaison avec Les Deux tours, l’opus

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