Cinq expos à voir à Lyon en janvier

Bons Plans | Pour reprendre le chemin des expositions en douceur, voici notre sélection de cinq expositions à ne pas rater ce mois-ci, dans des galeries ou des petits lieux, toutes gratuites.

Jean-Emmanuel Denave | Lundi 10 janvier 2022

Photo : © Natacha Lesueur


Artisanat et art contemporain

Drôle d'exposition à la Fondation Bullukian qui confronte des céramiques artisanales de l'atelier Gumri (maison de céramistes arméniens depuis le XVIe siècle) aux œuvres d'art contemporain de Natacha Lesueur et du duo artistique Bachelot & Caron. Natacha Lesueur est une photographe et plasticienne qui interroge l'identité et ses normes à travers d'étranges images où l'humain s'hybride à des matériaux inattendus (la nourriture notamment). Le duo Bachelot&Caron réalisent quant à eux des installations ou des sculptures, oscillant entre le fantastique et le grotesque.

Natacha Lesueur, Bachelot & Caron, Céramiques de Gumri, Par-delà le vernis
À la Fondation Bullukian jusqu'au 29 janvier


Les foules de Ji Lingzi

Née près de Shangai, formée en Chine et à Besançon, l'artiste Ji Lingzi réalise des œuvres sur le principe de l'accumulation et de la démultiplication. Elle expose à Lyon plusieurs créations (utilisant un grand nombre de médiums différents) sur le thème de la foule… Foules d'une armée, de passants urbains, foules en lutte ou soumise…

Ji Lingzi, Les foules
Au Nouvel Institut Franco-chinois jusqu'au 1er avril


Julien Guinand au Japon

Photographe lyonnais des plus zen, Julien Guinand apporte un soin tout particulier et patient à la composition de ses images. Au Bleu du Ciel, il présente le fruit de plusieurs séjours au Japon, où il s'est intéressé à deux montagnes forestières, particulièrement attaquées par les interventions de l'humain. Ses photographies dialoguent ici avec des œuvres de la plasticienne Rachel Poignant.

Julien Guinand, Two mountains
Au Bleu du Ciel jusqu'au 22 janvier


ELYX et Warhol

Pionnier de l'art numérique en France, Yacine Aït Kaci a réalisé de nombreuses œuvres et installations immersives, floutant les frontières entre réel et virtuel. En 2011, son personnage ELYX (un petit bonhomme tout simple au large sourire) se fait connaître sur les réseaux sociaux, puis devient la mascotte de l'ONU et de la COP21. À la galerie Le 1111, l'artiste fera dialoguer des portraits d'ELYX avec des œuvres d'Andy Warhol, pape du pop art et artiste très influent pour l'art numérique.

Yacine Aït Kaci, Elyx x Andy Warhol
À la Galerie Le 1111 du 13 janvier au 11 mars


Novarina des mots aux images

Parallèlement à l'une de ses pièces représentée au TNP (Le jeu des ombres, mise en scène par Jean Bellorini), Valère Novarina exposera des œuvres plastiques (estampes, acryliques…) à l'URDLA. Les aficionados du dramaturge connaissent cette partie de son travail à travers ses propres mises en scène utilisant souvent ses toiles, mais son œuvre plastique va bien au-delà et n'est que très rarement exposée. Celui qui plonge depuis des décennies dans la pâte des mots qui constitue selon lui chaque être humain, plonge aussi dans la pâte de la peinture et du dessin !

Valère Novarina, L'inquiétude rythmique
À l'URDLA du 12 janvier au 12 mars


Julien Guinand


Le Bleu du Ciel 12 rue des Fantasques Lyon 1er
Jusqu'au 22 janvier 2021 2022, du mer au sam de 14h30 à 19h


Ji Lingzi


Nouvel Institut Franco-Chinois 2 rue Sœur Bouvier Lyon 5e
Jusqu'au 1 avril 2021 2022, du lun au ven de 10h à 18h


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Dix expositions à voir d’ici l’été

Arts | Notre sélection de dix événements dans les musées et les galeries de Lyon. On y croisera quelques figures connues (William Klein, Andy Warhol, Valère Novarina…) et surtout un grand nombre d’artistes français et internationaux méconnus à découvrir.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 janvier 2022

Dix expositions à voir d’ici l’été

Klein d’œil Fêtant ses quarante ans, la galerie photo Le Réverbère prolonge sa très belle exposition collective actuelle (jusqu’au 29 janvier) où l’on peut voir ou revoir des images de tous les photographes de la galerie (Denis Roche, Bernard Plossu, Arièle Bonzon, Géraldine Lay…). Ensuite, au printemps, la galerie annonce une exposition très attendue consacrée au grand William Klein qui fêtera quant à lui ses… 96 ans ! L’exposition réunira une centaine d’images de Klein, balayant tous les aspects de son œuvre, de la street photography choc de ses débuts aux "contacts peints", œuvres plus plastiques. Klein + L’Atelier À la Galerie Le Réverbère du 12 mars au 30 juillet ELYX et Warhol Pionnier de l’art numérique en France, Yacine Aït Kaci a réalisé de nombreuses œuvres et installations immersives, floutant les frontières entre le réel et le virtuel. En 2011, son personnage ELYX (un petit bonhomme tout simple au large sourire) s

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Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

Théâtre | Dans Le Jeu des ombres, pensée pour la cour d’honneur du Festival d’Avignon 2020 annulé, Jean Bellorini, avec Valère Novarina et Monteverdi, embrasse en musique et en mots, le monde des morts, plus vivant qu’on ne le croit.

Nadja Pobel | Mardi 4 janvier 2022

Les ombres ondulatoires de Jean Bellorini au TNP

Au départ, il y a l’Orfeo de Monteverdi. Jean Bellorini, qui a toujours accordé une place primordiale à la musique dans ses créations, s’y intéresse tant qu’il l’a présentée à la basilique de Saint-Denis en 2017. Pourquoi Orphée, à qui est accordé de retrouver sa dulcinée Eurydice dans les ténèbres, ne peut s’empêcher de se retourner pour la voir et la perdre ainsi à jamais ? C’est une relecture de ce récit que le directeur du TNP a commandé à Valère Novarina, avec lequel il avait déjà cheminé en 2008 pour une Opérette imaginaire. Cet auteur, chantre du langage inventé, produit une langue aussi satellisée – non on ne comprend pas tout au Jeu des ombres et ce n’est pas nécessaire – que foncièrement terre-à-terre. Les parties du corps y sont nommées sans détour, l’homme est rendu à son espèce animale sans que cela ne le déprécie, bien au contraire — c’est une « bête qui parle » — car « il n’y a jamais eu personne dedans » nous dit un "enfant de la colère". « Le suicide ne sera admis qu’à titre rétrospectif » Neuf comédiens, sept musiciens et deux chanteurs sont ici réunis

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Cinq expos à voir en décembre à Lyon

Bons Plans | Cinq expositions à ne pas manquer ce mois-ci et autant d’interrogations sur : la finitude humaine, l’identité aliénée, la lumière, le corps des femmes, l’écologie.

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 3 décembre 2021

Cinq expos à voir en décembre à Lyon

L’expo qui crâne Réunissant quelque 160 œuvres (peintures, photographies, sculptures, installations…), À la mort, à la vie ! propose un très bel aperçu de l’histoire de la vanité, du Moyen-Âge à aujourd’hui. Le parcours thématique (danses macabres, vanité des vanités, les âges de la vie…) est fort réussi et clair, et l’on y découvre un grand nombre d’œuvres fortes : la série photo Faces de Philippe Bazin, des images de Delphine Balley et de Éric Poitevin, une installation vidéo de Bill Viola, une grande nature morte peinte par Paul Rebeyrolle, des sculptures d’Étienne-Martin… À la mort, à la vie ! Vanités d’hier et d’aujourd’hui Au Musée des Beaux-Arts jusqu’au 7 mai 2022 ORLAN déjoue les pièges de l’identité L’expo d’ORLAN à

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Cinq expos à voir en mars

Bons Plans | Utopies, expériences sonores, souffles peints, voyages photographiques : sous le signe de la diversité des sens, voici cinq bonnes expos à découvrir ce mois-ci.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 mars 2020

Cinq expos à voir en mars

Retour vers le futur Fabien Giraud et Raphaël Siboni présentent à l'IAC une exposition protéiforme des plus étranges. On y déambule parmi des objets recouverts de sel, des flaques d'eau, des projections de films durant vingt-quatre heures, des fragments de masques, des tubes métalliques qui tournent sur eux-mêmes, des immortels dormant sur le sol du musée... Il y est question de la naissance d'un enfant virtuel, de subversion du capitalisme, de nouvelles formes d'échange, et d'un laps de temps utopique s'étirant de 1894 à 7231 ! Fabien Giraud & Raphaël Siboni, Infantia À l'Institut d'Art Contemporain jusqu'au dimanche 3 mai Origines du monde Pendant huit ans, le photographe brésilien Sebastiao Salgado a parcouru les endroits les plus reculés et les plus préservés de la planète, dont il présente à La Sucrière

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Cinq expos à voir en février

Bons Plans | Cinq expositions gratuites à découvrir ce mois-ci dans les galeries lyonnaises, avec de la photographie, du dessin, de la peinture et même du "graffuturisme" !

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 6 février 2020

Cinq expos à voir en février

Fluorescences La galerie Pallade accueille la toute première exposition personnelle de la jeune peintre Claire Vaudey. Et c'est une très belle découverte ! Ses intérieurs imaginaires à la gouache, vides de toute présence humaine mais chargés d'éléments divers (fleurs, tissus, boîtes, bâtons...), vibrent de couleurs osées (des roses et des verts comme on en voit rarement) et fluorescentes. L'artiste y joue de subtils glissements entre le vivant et le décoratif, l'abstraction et le réalisme, la platitude et la profondeur, le rythme plastique et la musique, la peinture et ses doubles... Claire Vaudey À la Galerie Anne-Marie et Roland Pallade ​jusqu'au 7 mars Souffle On retient son souffle à la galerie Besson qui consacre à ce thème une exposition collective réunissant une quinzaine d'artistes. Un souffle qui peut être celui d'une brise marine dans les photographies de Gilles Verneret, le trajet léger de nuages ou de fumées dans les images de Julien Guinand, un mouvement érotique féminin pein

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Dominique Pinon et le plaisir du jeu

Théâtre | À la manière de Maguy Marin dans sa nouvelle création Ligne de crête, l'auteur et metteur en scène Valére Novarina joue de la profusion. Ses mots, ceux de L'Homme hors de lui joués par Dominique Pinon, nous sont racontés par l'acteur. Entretien.

Nadja Pobel | Mercredi 19 septembre 2018

Dominique Pinon et le plaisir du jeu

Comment définiriez-vous cette langue si particulière de Valère Novarina, parfois mythologique, contemporaine, populaire, ancienne ? Dominique Pinon : C'est difficile à dire. Elle me paraît à la fois contemporaine et intemporelle. Elle est aussi biblique parfois – Valère est un spécialiste de la Bible. Ce n'est pas une langue savante du tout, c'est presque une langue pauvre. C'est une profusion de paroles pour remplir l'espace de la scène mais ce n’est n’est pas vain, ça a beaucoup de sens. Il est toujours question de la mort. J’aime ce télescopage de pensées et de mots et l'effet comique que ça produit, au sens noble du terme, sans vulgarité. Il y aussi une forme de stupeur. L'Homme hors de lui est un homme qui se regarde, c’est une espèce de duo entre lui et le spectateur, un jeu de miroir. Vous parliez de langue pauvre mais le vocabulaire n'est pas pauvre. Oui mais il y a plein de néologismes dans ses listes. Les noms qu'il invente, je les trouve géniaux. C'est très drôle. On a la sensation d'infini quand on lit ses textes, une parole qui se recrée, se régénère, qui rebondit l'une sur l'autre.

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Patrick Picot : « Je préfère parler d’une évolution plutôt que d’une révolution » 

École Bloo | En février dernier, les fondateurs de l’école lyonnaise de photographie Bloo en confiaient la direction à Patrick Picot. Le voici aux commandes, prêt à fixer de nouveaux objectifs.

Margaux Rinaldi | Mardi 24 avril 2018

Patrick Picot : « Je préfère parler d’une évolution plutôt que d’une révolution » 

Changement de direction pour Bloo, l’école de photographie et d’image contemporaine fondée en 2009 par Gilles Verneret et Julien Guinand. L’ancien pédagogue de projets d’arts appliqués Patrick Picot a repris la barre. Son ambition : transmettre. Parce qu’après tout, comme dirait Serge Daney (l’une de ses références) « l’image est ce qui naît d’une rencontre avec l’autre ». Ici plus particulièrement, d’une rencontre avec une équipe d’intervenants, de photographes, prêts à guider les élèves sur le chemin de la vie professionnelle, mais pas seulement. La formation initiale du bachelor européen, en deux ans, ne change pas. Patrick Picot préfère « parler d’une évolution plutôt que d’une révolution », mais il faut quand même avouer que l’école ose une sacrée mutation en abordant désormais la photo culinaire. Une première pour une école de photographie : normal que ce soit la ville des frères Lumière et de Paul Bocuse qui célèbre cette union. D’autres secteurs seront également explorés : « nous resterons dans la tradition, notamment avec les photos argentiques, mais il s’agira

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Nos corps tissés de mots

CONNAITRE | Le dramaturge Valère Novarina est invité pour un grand entretien à la Fête du livre de Bron. Une œuvre majeure à (re)découvrir à cette occasion, où le langage et sa chair poétique sont le personnage principal.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 mars 2017

Nos corps tissés de mots

Depuis le début des années 1980, Valère Novarina poursuit une œuvre dramatique poétique et singulière. Il est, sans doute, ce qui est arrivé de plus déroutant et de plus créatif au théâtre contemporain aux côtés d'un théâtre du corps (Jan Fabre et la scène flamande) et d'un théâtre lyrique de l'extrême anglo-saxon (Edward Bond, puis Sarah Kane et beaucoup d'autres, scrutant la violence, la guerre, la folie...). Dramaturge et metteur en scène, Novarina a présenté la plupart de ses pièces au TNP à Villeurbanne, de L'Acte inconnu à, très récemment, Le Vivier des noms... Il vient de publier Voie négative, ensemble de textes de théâtre et de réflexions sur le langage. Car c'est bien de cela, du langage, dont parle et qu'entreprend de sonder jusqu'en ses confins et ses replis inconnus Valère Novarina : « La langue est notre autre chair vraie. Nous sommes tressés par son architecture invisible, mus par le croisement et le combat des mots ; nous sommes nourris de leurs intrigues, de

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Les mots à vif de Valère Novarina

SCENES | Du Discours aux animaux jusqu'au Vivier des noms, les titres des pièces de Valère Novarina indiquent d'elles-mêmes ce que traque l'auteur : cette vie (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 novembre 2016

Les mots à vif de Valère Novarina

Du Discours aux animaux jusqu'au Vivier des noms, les titres des pièces de Valère Novarina indiquent d'elles-mêmes ce que traque l'auteur : cette vie du langage, cette prolifération des mots qui, à la fois, nous constitue et nous déborde, nous emmène ailleurs... Le langage est un corps et un champ de forces, le théâtre l'active et le rend visible, sensible, presque tangible. Mis en scène par Novarina, Le Vivier des noms (paru en juin 2015) est présenté au TNP du 14 au 16 novembre, et nous avons hâte de nous y plonger !

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Dans le presque, le parfait

ARTS | Artiste sobre, précis et talentueux, le photographe lyonnais Julien Guinand publie une très belle monographie et expose des images récentes au Bleu du Ciel. Jean-Emmanuel Denave

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 10 février 2012

Dans le presque, le parfait

«Je n'éprouve pas d'intérêt à accumuler les prises de vue et je crois que je n'ai pas de fascination particulière pour l'image en générale... Je procède par soustraction et il m'arrive de ne garder, parfois à mon grand désespoir, à peine plus de deux ou trois photographies par an», déclare Julien Guinand dans sa belle monographie publiée aux éditions Deux cent cinq. Au sein même de chacune de ses images, il y a aussi soustraction, un «moins 1» qui ouvre discrètement une brèche, déchire la totalité, fêle l'insupportable fascination... Des lévriers effilés pris de profil sur un champ de course ont des attitudes à la fois fières et burlesques, de grandes nappes blanches accrochées à un étendage dans une cour pourraient constituer une œuvre d'art minimaliste parfaite n'était ce sac plastique boursouflé au pied d'un buisson en arrière plan... Il y a toujours un accroc prosaïque, un «punctum», un accident qui empêche l'image de s'enrouler sur elle-même, dans le narcissisme forclos de sa propre beauté miroitante... Splash Atteindre ainsi à une quasi perfection formelle et zen (philosophie très influente sur le photographe) tout en laissant soudain et comme pa

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Le temps de la photo

ARTS | Expos / Belle exposition à la Bibliothèque de la Part-Dieu où quatre photographes du Réverbère présentent des travaux récents. Parmi eux : Julien Guinand ou le temps suspendu, et Arielle Bonzon ou le temps accéléré, urgent. Jean-Emmanuel Denave

Christophe Chabert | Mercredi 28 novembre 2007

Le temps de la photo

Certains s'y emploient avec des tomates, Julien Guinand, lui, réalise des concentrés de temps. Cela s'appelle aussi des photographies, même si la peinture hante ses images. Temps concassé, broyé à la manière de pigments, puis lissé en lumières étales tirant vers le gris et en couleurs mates comme celles du silence. Suspens, stase, apnée. En une dizaine de grands formats, Guinand aimante notre regard sur des choses qui a priori ne nous passionnent guère : un moteur de voiture sur une chaîne de montage, des tireurs à la carabine dans leur stand, un poulain anesthésié couché dans un renfoncement sombre... Mais la densité de ses images anesthésie justement le regard, envoûte, méduse. Du lierre envahit un coin de forêt et ce paysage devient un monochrome vert enveloppant, un espace fantomatique où l'on prend plaisir à se perdre. Même si la mort rôde parmi les feuillages, tout comme elle rôde dans les autres photographies où le temps, en quelque sorte, meurt (temps mort disent les sportifs). Le poulain s'endort. Les tireurs s'évadent dans un lieu mental dont ils détiennent seuls le secret. La mort ou le vide aiguisent ici la vie, la sculptent, la mettent sous tension, la pétrifient et

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