Lyon : Tiki Vinyl Store, l'épure et l'écoute

Disquaire | Pour se constituer la discothèque idéale des cinquante dernières années, direction Tiki Vinyl Store.

Sébastien Broquet | Mardi 5 avril 2016

Photo : © Anne Bouillot


C'est le dernier né des disquaires lyonnais : au fil des pentes, dans la rue René Leynaud, se niche le Tiki Vinyl Store, boutique ouverte en décembre 2014 par Ludovic Ferrarra, un ancien de maison de disque parisienne (Sony, Naïve). Là-bas, il a appris les différentes facettes commerciales du cheminement d'un album : utile, aujourd'hui.

À l'intérieur de l'échoppe, de la nouveauté, des rééditions, le tout en vinyle, uniquement. Du neuf, seulement. Des Beatles à Scott Walker, en passant par Chet Baker et Kraftwerk, des bandes originales de films (Kieslowski), du High Tone, un choix assez large côté genres pour une sélection qui se veut très éclectique et un peu subjective. Des livres, aussi : les excellentes collections Rivages Rouges et Le Mot et le Reste sont en bonne place sur les rayons. Fait maison, les rayons. Ici, l'épure est au service du disque et tout est soigneusement agencé, éclairé. Murs blancs, parquet impeccable. Pas de piles improbables à soulever pour dénicher la perle insoupçonnée.

Mais l'on peut s'y perdre, temporellement parlant : slow shopping pour mélomanes avertis (ou non) désirant refaire la grande histoire de la pop en écoutant sur place avant d'emballer et embarquer la galette choisie. Les grands classiques sont présents, les raretés sont ramenées des voyages du patron. Des showcases, à l'occasion. Visite obligée pour ce Disquaire Day.

Tiki Vinyl Store
13 rue René Leynaud, Lyon 1er

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Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Disquaire Day | Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 juin 2021

Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, l'amateur de vinyle se lance dans son annuelle grande chasse à la galette, avec une petite préférence pour les collectors – parfois dispensables, il faut bien l'avouer – édités spécialement pour l'occasion (un 45t live de Ziggy Stardust où Bowie a le hoquet à la fin de Starman ; un split single Adamo / Dinosaur Jr., ce genre). Et histoire de faire de la journée une fête qui ne soit pas que mercantile (on n'est pas des bêtes, enfin pas que), l'événement s'accompagne d'une poignée d'événements. Tels cette année, un showcase de la jeune Claire Days, ancienne finaliste du Ninkasi Musik Lab (dont le Creatures sort le 23 juin), au Village du Disquaire Day (situé à l'Away Hostel, du côté de Croix-Paquet), deux concerts d'After Geography (pop en survêt') et de Midnight Cassette (psyché pop franco-néo Z) au Groom. Ce dernier fera l'objet d'un enregistrement sur vi

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Le vinyle, c'est trop magique

Disquaire Day | Non, Corentin(e). La musique, ça n'a pas été que du streaming ou, au mieux, ces CD rayés qui traînent dans le break familial. Nous sommes partis en balade du côté des disquaires, un enfant sous le bras, à la découverte de ce continent musical inconnu des moins de 15 ans : le vinyle. Petite leçon d'histoire.

Antoine Allègre | Mardi 11 avril 2017

Le vinyle, c'est trop magique

Chez Émile Longtemps confiné au sous-sol d'un magasin de vêtements de la rue Constantine, Chez Émile a déménagé l'an passé à quelques mètres de la place Sathonay. Changement de décor mais pas de mentalité : on continue de trouver, sous les conseils avisés d'un staff prévenant, la meilleure sélection de wax typée techno et house de cette bonne vieille ville. « Que le petit n'hésite pas à jouer avec le pitch de la platine » nous glisse, amusé, un des tenanciers. Ce dernier a conseillé au petit de 6 ans la house de Buffet Froid : « idéale avant d'aller à l'école » et l'ambient de Gigi Masin, « parfait pour finir la journée en douceur. » Choix validés par le petit auditeur qui ne veut pas partir, les oreilles rivées au casque, les yeux collés au mouvement du disque. Chez Émile 38 rue Sergent Blandan, Lyon 1er Tél. 04 72 46 39 11 Ouvert du mardi au samedi de 12h à 20h30 Sofa Records Avec ses quelques 10 000 références, Sofa est le paradis du digging. 10 000 histoires à raconter

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Lyon : Sofa Records, so good

Disquaire | Chez Sofa Records, c'est le paradis des diggers toute l'année.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 avril 2016

Lyon : Sofa Records, so good

En 2000, alors que l'industrie du disque se craquelait plus vite que le proverbial pantalon en cuir de Pascal Nègre, alors grand manitou d'Universal, le CD mourait de sa belle mort et l'on n'avait même pas un vinyle à se mettre sous la dent. À l'arrivée du "compact", pour la plupart, on avait tout jeté ou remisé au grenier. En 2000, on ne s'attendait pas à ce qu'un mélange de retour de vintage, de fétichisme et de début d'opportunisme de la part des labels allait relancer ce drôle d'objet pur et pas pratique, au son unique et décomplexé, qu'est le vinyle. Et c'est en 2000 encore, époque où seuls quelques amis disc jockey se baladaient avec des galettes au blé noir sous le bras, qu'ouvrait Sofa Records. Disquaire spécialisé en la matière, dans tous les sens du terme, demeurant aujourd'hui qu'il pleut des vinyles l'une des plus belles cavernes d'Ali Baba discographiques lyonnaises — compter quelque chose comme 10 000 disques. Et si l'on peut y trouver les dernières nouveautés (et les classiques) rock au sens large et quelques pépites locales, c'est surtout du côté black de la musiq

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Lyon : Dangerhouse, l'ancien

Disquaire | Pas de Disquaire Day réussi sans un passage chez le mythique Dangerhouse.

Maxence Grugier | Mardi 5 avril 2016

Lyon : Dangerhouse, l'ancien

Lieu de culte pour tout amateur de musique qui se respecte, Dangerhouse est une institution. En plus de vingt-cinq ans d'existence, le magasin situé en presqu'île a largement eu le temps d'établir sa réputation : c'est le plus ancien actuellement en activité dans la catégorie disques neufs et d'occasions. Si le nom de l'établissement (hommage à un mythique label punk de Los Angeles) sonne "dangereusement" rock, vous ne trouverez pas uniquement des références de ce genre électrique — qui reste en bonne place, étant un pilier de la culture du propriétaire de la maison. Mais il partage généreusement ses bacs avec toutes sortes de musiques authentiques et vivantes, de l'easy listening à la soul, de l'afrobeat aux musiques de film. « Les seuls genres sur lesquels je ne me suis pas penché au magasin, ce sont l'électro et le rap. Pas que cela me déplaise, mais je n'ai clairement pas le temps avec tout ce qui existe parallèlement » explique le patron du lieu, Bruno Biedermann. Et il ajoute enthousiaste : « la musique aujourd'hui fait partie de notre histoire sociale. La plupa

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Disquaire Day : «On peut parler de circuit court»

ACTUS | Aujourd'hui, c'est le Disquaire Day. Rencontre avec Benjamin Petit, programmateur du Marché Gare et coordinateur de la déclinaison rhônalpine de cette journée festive durant laquelle les disquaires indépendants font le plein de vinyles en édition limitée. Valentine Martin

Valentine Martin | Samedi 18 avril 2015

Disquaire Day : «On peut parler de circuit court»

Quel est le but du Disquaire Day ? Benjamin Petit : Le Disquaire Day, c'est la journée internationale des disquaires. Elle a été lancée aux États-Unis il y a sept ans. Pour nous, à Lyon, c'est la troisième édition. Depuis quelques temps, il y a un changement de rapport à la musique, à travers nos modes de consommation, de distribution et d'action. L'idée de cette journée, c'est de mettre en avant les acteurs essentiels de la filière "musiques actuelles" que sont les disquaires. Et de rappeler que ces derniers, qui sont en danger à cause de la crise de l'industrie du disque, restent prescripteurs en matière de musique. Le Disquaire Day montre aussi que c'est une véritable démarche d'aller chez les disquaires, d'acheter et d'échanger, de se faire conseiller. C'est un peu l'idée d'un commerce de proximité au final. On peut même parler de circuit court, car nous avons des références internationales, nationales mais aussi des disques d'indépendants, auto-produits, de la région ou de Lyon même. C'est un coup de projecteur sur ces acteurs de la filière. Comment vous êtes-vous retrouvé à le coordonner sur la région ? E

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