Au Piquín, mezcal et piment

Adrien Simon | Mardi 24 mai 2016

Photo : © Anne Bouillot


Dépaysement garanti : il faut s'enfoncer en plein 3e ; South Part-Dieu. En venant de la rue Paul-Bert, on passe via un porche, sous un immeuble qui fut moderne, pour rejoindre la rue d'Essling. C'est ici, à la place d'un ancien resto steak-frites, que l'on trouve le tout chaud Piquín. Décor bariolé-mais-sobre, chaises dépareillées, tables indus', et cuisine mexicaine — pas Tex-Mex, précise le gérant. Lui, c'est Hugo, ex-institut Paul Bocuse, où il rencontra sa compagne Sandra. Elle, qui vient du Mexique, donc, cuisine.

En entrée, un ceviche, du guacamole ou un roboratif plat de nachos : haricots noirs, avocat, fromage fondu, le tout sur des tortillas frites. Les galettes de maïs sont faites sur place, et servent de base aux spécialités maison, les tacos. Pliées en deux, elles accueillent des farces variées : porc mariné achiote-jus d'orange ; bœuf cuit tout doucement, aux tomates fraiches et piment ; merlan frit et chou cru ; poulpe entier grillé dans une sauce verte pimentée...

À manger avec les doigts, au risque pour les néophytes d'en mettre partout... Le dessert pas cher change souvent, par exemple l'alléchant baba au mezcal, ananas rôti.

Enfin, on vient aussi au Piquín pour ses bouteilles : de tequila, 100% agave, "blanches" ou vieillies en anciens fûts de bourbon ; de mezcal de Oaxaca, cuit au feu de bois ; de bières, comme la Cucapá ; voire même de vin, comme le Minervois bio de Taillandier.

Piquín
16, rue d'Essling, Lyon 3e
T. 06 12 56 29 27
Ouvert du mardi au vendredi, midi et soir, ainsi que le samedi soir

Entrées 5-7€ ; 3 tacos 9€ ; tequilitas 4-13€

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Le Lyon Bière Festival annulé

Covid-19 | Pas d'édition en 2020 pour le rendez-vous des amateurs de bière artisanale. Rendez-vous est pris pour 2021.

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Le Lyon Bière Festival annulé

Face aux incertitudes demeurant en ce qui concerne la situation de la crise sanitaire à l'automne, le Lyon Bière Festival est à son tour annulé. Déjà reporté une fois aux 31 octobre et 1er novembre, après l'impossibilité de se tenir en avril comme prévu, le rendez-vous des amateurs de bière artisanale est cette fois annulé : il n'y aura pas d'édtion 2020 et il faudra attendre 2021 pour voir le cinquième volet de ce qui est le plus grand festival de bière artisanale en France se dérouler dans des conditions adéquates. Les organisateurs, Bieronomy et l'Agence Tintamarre (liée au Petit Bulletin), ont envoyé ce communiqué : « il y a encore quelques mois nous étions contraints de décaler notre cinquième édition aux 31 octobre et 1er novembre 2020, en raison de la situation sanitaire évidente. Nous étions loin de nous imaginer nous retrouver aujourd’hui dans une situation toujours aussi incertaine. Les mesures sanitaires indispensables à appliquer dans notre quotidien et dans nos événements, impactent lourdement toute notre organisation. Cap

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Le 7e se fait mousser

Bière | En quelques mois, quatre bars ont ouvert leurs portes dans le nouveau triangle d’or formé par les rues de Marseille et Sébastien Gryphe, dans le 7e (...)

Lisa Dumoulin | Lundi 11 mars 2019

Le 7e se fait mousser

En quelques mois, quatre bars ont ouvert leurs portes dans le nouveau triangle d’or formé par les rues de Marseille et Sébastien Gryphe, dans le 7e arrondissement. 2019 a vu naître : Barcandier, spécialisé en bière et vin nature, qui propose des mousses artisanales à la pression, tandis que son voisin La Plante du Loup, cave à bière, les propose en bouteilles, accompagnées de planches apéro et tartinades. Quelques mètres plus haut, sur la rue de Marseille, en face de L’Amour de Nuit, Le Commerce (pas particulièrement axé sur la bière artisanale) a également ouvert ces dernières semaines. Rue Sébastien Gryphe, Orgao prend le relais pour le quartier d’à côté avec sa beer house. Il vient compléter l’offre déjà offerte par La Bière Angulaire, cave à bière et bar à tapas, en place depuis avril 2018.

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La Mont Salève, désormais un classique

Brasserie | Habituée des tables lyonnaises, la brasserie du Mont Salève présente ses classiques et ses dernières créations tout le week-end au Lyon Bière Festival.

Adrien Simon | Mardi 17 avril 2018

La Mont Salève, désormais un classique

Il y a quelques années, le meilleur restaurant de Lyon (ou du moins le plus épatant) s’appelait le Palégrié. Ses tenanciers, depuis partis dans le Vercors où ils ont glané une petite étoile au guide Michelin, se plaisaient à recommander de la bière à leurs convives, ce qui est encore plutôt rare dans ce genre d'établissement. Ils la cuisinaient, aussi, comme par exemple une bière brune transformée en glace, servie avec un millefeuille d’ananas et de céleri (c’est un dessert…). Il s’agissait d’une stout, produite à partir d’un malt fortement torréfié, qui lui donne des arômes proches du café ou du chocolat. La plus célèbre des stouts, qui sont souvent irlandaises, est la Guinness ; mais celle du Palégrié venait de Haute-Savoie. Elle portait sur son étiquette l’image d’un vieux téléphérique, qui depuis 1932 emmène les voyageurs sur le "balcon de Genève", à 1379m d’altitude... La brasserie du Mont Salève, on l’a souvent bue et revue à Lyon, notamment lors des différentes éditions du salon Sous les Pavés, la Vigne. Et il est vrai que sa production est assez exce

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La bière coulera à flot ce week-end à la Confluence

Lyon Bière Festival | Troisième édition du Lyon Bière Festival, ce week-end à La Sucrière : près d'une centaine de brasseurs invités et un focus sur les États-Unis, d'où est parti le renouveau des micro-brasseries.

Adrien Simon | Mardi 17 avril 2018

La bière coulera à flot ce week-end à la Confluence

Et voilà celle que l’on attendait tant : la 3e édition du Lyon Bière Festival. L'édition de la maturité ? On voit plus grand du côté de l'organisation, réunissant Le Petit Bulletin, Bieronomy et Rue89Lyon pour ce week-end à la Sucrière : cette année, tout l'espace du bâtiment sera occupé avec des dégustations, jusque sur la mezzanine. Un corner bar s'installe avec un dancefloor du côté de la salle 1960, où l'on pourra siffler quelques mousses anglaises, pour certaines inédites, jusqu'à minuit samedi soir. Avec, pour prendre soin de nos oreilles, trois anciens de la scène electro française : Miloch, Ralph pour un set house et surtout celui qui clôturait l'année dernière Nuits Sonores, P. Moore. Côté dégustations, il faudra aller piocher dans les fûts d'une centaine de brasseurs, venus de Lyon bien sûr (comme La Canute, Georges ou Ninkasi), mais aussi de toute la région, l'une des plus fournies en matière de micro-brasserie avec La Stéphanoise, les Ardéchois de la Pleine Lune ou les Drômois de l'Agrivoise

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La Démarrante fait redescendre la pression

Brasserie | Cette microbrasserie annécienne agite les papilles à grand renfort de mousses originales et ultra parfumées. Sans pression.

Julie Hainaut | Mardi 17 avril 2018

La Démarrante fait redescendre la pression

Marine Borasci, spécialisée dans le design web, et Romain Violleau, issu d’une école hôtelière, ont planté leur pimpante brasserie il y a un peu plus d’un an, à deux pas du lac d’Annecy, dans le but de proposer des « bières de corps, de caractère », un peu à la manière des bières de Flandres, leur modèle dans le genre. Mais aussi du pain, la lubie de Romain, pro des procédés de fermentation et de la vie des levures. « J’ai travaillé en boulangerie avant de devenir brasseur. C’est en me documentant sur les souches de levure que j’ai réalisé que les deux métiers étaient semblables sur de nombreux points. » Le duo, amateur du fameux nectar, décide de se former il y a environ cinq ans. Leurs trucs ? La fermentation naturelle et hyper précise, et les expérimentations en tout genre. Ils aiment créer de nouvelles recettes. « On s’amuse, on teste auprès du public, le choix se fait finalement assez vite. » Le couple en propose toujours au moins cinq, comme cette blanche menthe-fruits exotiques, cette blonde au miel artisanal et poivre sauvage de Madagascar, cet

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Causeries du 3e : Tape m’en cinq !

Cinéphile | Quand on a traversé (presque) un siècle de cinéma, on a immanquablement fait des rencontres et noué des amitiés fidèles, transformant des entreprises parfois (...)

Vincent Raymond | Mardi 20 février 2018

Causeries du 3e : Tape m’en cinq !

Quand on a traversé (presque) un siècle de cinéma, on a immanquablement fait des rencontres et noué des amitiés fidèles, transformant des entreprises parfois incertaines, mais passionnées, en aventures inoubliables. L’irremplaçable et volubile Bernard Chardère ouvre le livre de ses souvenirs pour évoquer cinq complices proches l’ayant accompagné aux moments-clefs de sa prolifique carrière : Michel Ciment pour la revue Positif, André Collombet pour Les Films du Galion, Max Schoendorff pour Premier Plan, Raymond Chirat pour l’Institut Lumière et naturellement Sonia Bove pour Les Causeries du 3e. Titrée “Comme les Cinq doigts de la main”, cette conférence forcément affable, ouverte par un petit pot, peut se poursuivre par une collation. Entre potes, bien sûr. Causeries du 3e À la Mairie du 3e (salle Eugène-Brouillard) le mardi 27 février à 18h

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Los Modernos, image et magie

Photographie | « Image et magie, ce sont les mêmes lettres et c’est la photographie » dit Edouard Boubat. C’est particulièrement vrai dans le cas des (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 19 décembre 2017

Los Modernos, image et magie

« Image et magie, ce sont les mêmes lettres et c’est la photographie » dit Edouard Boubat. C’est particulièrement vrai dans le cas des photographes mexicains, souvent considérés comme surréalistes même si leur intention de départ est très éloignée. Selon Manuel Alvarez Bravo, légende de la photographie mexicaine du XXe siècle, « elle est une écriture surréaliste en soi » et de nombreux photographes mexicains développent une poésie visuelle reflétant la réalité de leur pays, confrontant les rites et la violence de leur culture. Entre documentaire, journalisme et expression personnelle, les photos d’Hector Garcia sont fortes et esthétiques. Graciela Itubirde s’intéresse à la culture indigène mexicaine et aux confrontations entre la tradition et le contemporain, offrant des images poétiques et oniriques. La Révolution mexicaine et l’effervescence sociopolitique et culturelle qui l’a suivi ont aussi attiré de nombreux photographes étrangers dans les années 1920/30. Dont le regard se porte avant tout sur les enjeux esthétiques et conceptuels, reléguant le "mexicanisme" et le folklore en arrière

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5 expos à voir en décembre

Sélection | ​Le Mexique, la photographie et le design graphique sont au programme ce mois de décembre. Voici notre sélection haute en couleurs et en formes pour vous réchauffer les mirettes.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 décembre 2017

5 expos à voir en décembre

Los Modernos, dialogues France Mexique au musée des Beaux-Arts De Frida Kahlo à Henri Cartier-Bresson, de Picasso à Diego Rivera, voilà l’expo de l’hiver qui réunira tout le monde : peinture, sculpture, mais aussi - grande première - photographie, l’exposition Los Modernos fait dialoguer les grands noms de l’art moderne français et mexicain qui se sont mutuellement influencés, notamment les scènes cubistes et surréalistes. À ne pas manquer. Mexique, aller-retour à la galerie Le Réverbère En écho à l’exposition Los Modernos au musée des Beaux-Arts, dont le commissaire associé pour la collection de photographies est Jacques Damez, co-directeur de la galerie, Le Réverbère propose un accrochage plus contemporain, autour des clichés de Pablo Ortíz Monasterio, Bernard Plossu et Denis Roche. Le Mexique et ses mythes en ligne de mire, chacun à leur manière. Une invitation au voyage.

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Le Mexique à l'assaut des Pentes

Restaurants | Les accros aux tacos se ruent vers les Terreaux, où deux restaurants de cuisine mexicaine viennent d'ouvrir simultanément.

Adrien Simon | Mardi 14 novembre 2017

Le Mexique à l'assaut des Pentes

Les madames Irma des tendances culinaires nous avaient prévenu : la mode du taco arrive en France, depuis le Mexique, via les USA. Précision utile : on ne parle pas ici du french tacos, la galette de blé pliée en parallépipède remplie de viande et de frites, snack né à Vaulx-en-Velin et qui, après Grenoble est en train de contaminer toute la France. Mais bien du taco américain, dont la base est une petite tortilla souple (et non pas frite comme dans les kits vendus en supermarché), fabriquée à base de masa harina, une farine de maïs nixtamalisée - procédé méso-américain qui consiste traditionnellement à cuire les grains de maïs dans de l'eau mélangée à de la cendre. Une cantine à tacos vient donc d'ouvrir en face du coffee shop historique de Mokxa, place du Forez - l'étonnante place toute ronde (regardez le ciel) traversée par la rue des Capucins. L'affaire est tenue par Enrique Gomez, qui fit ses classes à l'Institut Paul Bocuse et chez quelques chefs étoilés (notamment chez Ducasse à Londres), avant d'ouvrir un fast-food (mexicain) à la Confluence. Et désormais cett

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Mets et bières : Le houblon s'accorde aussi

Lyon Bière Festival | De la canette de Duff d'Homer Simpson à la recette de gâteau au chocolat et à la Guinness de la célèbre Trish Deseine, on a fait du chemin. Aujourd'hui, les chefs s'amusent avec la bière (artisanale) comme jadis avec le vin.

Lisa Dumoulin | Mardi 11 avril 2017

Mets et bières : Le houblon s'accorde aussi

Pour Mehdi Belkessa, chef du restaurant Le Cassoton, les bières sont plus compliquées à accorder que le vin, et c'est bien ce qui les rendent si intéressantes. Ainsi, s'il recommande de marier les Stout avec le chocolat, les bières brunes vieillies en barrique avec des viandes fortes, travaillées en réduction, ou bien les I.P.A. avec des fruits exotiques, des desserts ou encore des poissons frais ou marinés comme les ceviches ou les sashimis, il précise que les goûts sont si spécifiques selon les brasseurs que pour trouver un accord parfait il faut goûter au moins cinq ou six bières différentes. Un terrain de jeu plein de surprises pour satisfaire une curiosité sans fin. À admirer dès jeudi soir chez Le Bon, le Bœuf et le Truand pour un menu mets et bières élaboré avec Thibault Schuermans de Bière à Table. Spécialiste des accords autour de la bière, il marie les blanches avec du chèvre, les noires avec des huîtres, des arômes de framboises avec des desserts au chocolat. Attention dilemme : il a aussi réalisé l’atelier dégustation "bières et fromages" chez Elephant & Castle (également jeudi), autour des bières Cha

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La Canute Lyonnaise, une bière par quartier

Lyon Bière Festival | Tête d’Or, Croix-Rousse, Vieux Lyon : la Canute Lyonnaise s’inspire des différents quartiers de la ville pour produire des canettes de haute-volée.

Adrien Simon | Mardi 11 avril 2017

La Canute Lyonnaise, une bière par quartier

La bière est à la mode, même au pays du vin. Les brasseries artisanales étaient en voie d’extinction. Mais un vent venu d'Amérique (où l’on brasse comme on faisait du rock : dans les garages !) a provoqué, depuis dix ans, l’explosion du nombre de micro-brasseurs. En 2010, on en comptait un peu plus de 300 en France, aujourd’hui le triple. Le phénomène touche l’agglomération, comme le montre la Canute Lyonnaise, montée à Pierre Bénite en janvier 2015. Quand on écoute Simon Potie, son fondateur, produire de la bière semble à la fois un jeu et un exercice de haute-précision. On fait varier tout un tas de curseurs : le choix du malt (d'orge, de blé, pâle ou brun), de l’eau et des levures, et puis des ingrédients aromatiques. On sélectionne plusieurs variétés de houblon ou bien des plantes, des épices, des fleurs, voire du café, pourquoi pas du piment ou... des huîtres ! Le champ d’expérimentation semble infini. « Le monde de la bière c'est le Far West, tout est possible ! Bien que le procédé soit strict, il n'y a pas de codes, pas de lignes, pas de limites » se réjouit Anne-Pauline Fernier, la

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Arac, 25 ans d’âge

Cinéma | Depuis 1991, Rhône-Alpes cinéma se pose en productrice des films produits sur son territoire. Naviguant entre échecs et beaux succès critiques ou publics, cette activité joue sur la santé économique de la région et son prestige extérieur. 25 ans après, alors que la fusion avec l'Auvergne vient de s’opérer, quels bilans retenir de cette entreprise soutenant l’audiovisuel local ?

Julien Homère | Mercredi 22 mars 2017

Arac, 25 ans d’âge

Pas étonnant que Roger Planchon, apôtre de la décentralisation théâtrale et cinéphile dans ses jeunes années, ait été à la manœuvre pour créer l’entité. 254 films plus tard, cette philosophie créatrice reste la même, revendiquant une pluralité encore omniprésente et une indépendance de l’Ile-de-France affirmée. « Notre ligne éditoriale se trouve dans la diversité des projets. On ne s’enferme pas dans une ligne exclusive : c’est le choix de la Région. » explique Grégory Faes, directeur général d’Auvergne-Rhône-Alpes cinéma. En théorie, le refus des querelles de clochers explique la bonne santé de l’entreprise privée, devenue Auvergne-Rhône-Alpes cinéma depuis la fusion des régions de tutelles début 2016. Pourtant, la réalité demeure beaucoup plus complexe.

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La seconde gorgée de bière

Lyon Bière Festival | Plus de 80 brasseurs artisanaux, un nouveau lieu, plus grand, plus beau, une programmation enrichie : c’est le Lyon Bière Festival, deuxième.

Lisa Dumoulin | Vendredi 24 mars 2017

La seconde gorgée de bière

« Nous accueillons plus d’une cinquantaine de brasseurs venus de toute la France et une quinzaine d’Européens. Soit une belle représentation de ce qui existe en termes de savoir-faire » nous éclaire Nicolas Dumortier de Bieronomy, programmateur et co-organisateur du festival avec Rue89Lyon et Le Petit Bulletin. 80 brasseries, c’est plus du double de la première édition où une trentaine était déjà réunie : « Il y a des brasseries de toutes tailles, on a aussi bien des petits nouveaux qui viennent présenter leurs premiers brassages professionnels que des institutions de longue date. » La venue de la scène brassicole anglaise est l’un des temps forts du festival : « arrivées récemment sur le marché français, leurs bières sont légères, équilibrées et remportent un vif succès » indique fièrement Nicolas. Les institutions belges sont au rendez-vous, telles que les incontournables Brasserie De Ranke ou la Brasserie de La Senne. Ou encore le Brussels Beer project : une brasserie coll

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Accasbel, pour mousser à l'irlandaise

Pub | Un repaire à bières dans le quartier d’Ainay ? C’est le pari que se sont lancés Maud et Darragh, fraîchement débarqués de Dublin.

Julie Hainaut | Mardi 4 avril 2017

Accasbel, pour mousser à l'irlandaise

« Ça tombe bien, les Irlandais sont des gens qui parient » sourit le patron, derrière l’immense bar qui compte seize tireuses à bières. « Toutes artisanales ! » tiennent à préciser Maud et Darragh. Depuis deux ans, le duo parcourt les festivals de bière et autres brasseries locales d’Irlande à la recherche de la fine fleur des mousses. « On s’intéresse au supplément d’âme du produit, au travail qu’a nécessité telle ou telle bière » explique Maud, qui a travaillé de longues années dans la distribution de vins. Ici, vous ne trouverez ni Guinness ni Budweiser, mais uniquement des ales micro-brassées. De la stout vieillie dans un fût de whisky irlandais dans lequel une infusion de café a été déposée, pour révéler de subtils arômes d’Irish Coffee, ou de la bière de blé au miel de verger, de la porter à la noisette, de la pale ale au seigle (idéale au printemps)… « Nous proposons régulièrement de nouvelles mousses. Nous souhaitons répondre au goût des Lyonnais, mais aussi élargir leur palais, les éduquer à la bière artisanale irlandaise. » Qui diffère véritablement de la version française.

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Reflets du cinéma Ibérique et latino-américain : ¡ Hasta siempre el cine !

Festival | En carence de culture ibérique et sud-américaine ? Dites 33, comme la 33e édition des Reflets du cinéma Ibérique et latino-américain. Un traitement de choc à base de saveurs épicées, à l’horizon sensitif infini.

Julien Homère | Mardi 14 mars 2017

Reflets du cinéma Ibérique et latino-américain : ¡ Hasta siempre el cine !

Jouissant d’œuvres inédites en France et d’avant-premières prestigieuses, le festival millésime 2017 s’ouvrira sur La Colère d’un homme patient, un polar de Raul Arévalo, éclaboussant les premiers chanceux de sa récente pluie de Goya. Dans le même registre, Cent ans de pardon brillera par la présence du prolifique Luis Tosar. Beaucoup de films ne viendront pas seuls : les rencontres constituent en effet l’un des atouts majeurs des Reflets. En guise d’échanges, la brésilienne Eliane Caffé et le chilien Georgi Lazarevski parleront de leurs documentaires respectifs que sont Era o Hotel Cambridge et Zona franca sur le désarroi de la classe ouvrière. Côté fiction, Adrian Saba et Fernando Guzzoni offriront deux drames juvéniles sur fond de critique sociale : le thriller péruvien El sonador et l’anxiogène Jesus. Les sensations cannoises de l’année passée auront une seconde vie, à l’image d’

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Le combattant Bataillon

Causerie du 3e | On a déjà évoqué les sympathiques Causeries du 3e, ce cycle de rendez-vous initié par Bernard Chardère et Patrick Picot, qui prend place dans la salle (...)

Vincent Raymond | Mardi 31 janvier 2017

Le combattant Bataillon

On a déjà évoqué les sympathiques Causeries du 3e, ce cycle de rendez-vous initié par Bernard Chardère et Patrick Picot, qui prend place dans la salle Eugène-Brouillard de la mairie du 3e arrondissement de Lyon. Conjuguant à chacune de ses soirées une rencontre avec une figure (pour ne pas dire une mémoire) du monde culturel et les tintinnabulements des verres de l’amitié — avec modération, bien entendu —, ce moment convivial accueille le 1er février un homme que les amateurs des scènes lyonnaises connaissent au moins de nom : Michel Bataillon. Homme de l’ombre très actif aux côtés de Roger Planchon à l’époque du TNP (de 1972 à 2002), ce fin germaniste à la voix forte travailla à la conception des programmes de ce haut lieu villeurbannais. Témoin autant qu’artisan de la question de la décentralisation, il s’est fait le mémorialiste de cette “aventure théâtrale”, dont il a tiré avec le regretté Jean-Jacq

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Alice dans la ville Blanche

ECRANS | Alice n’est plus ici. Depuis l’été dernier, l’inséparable compagne de Bernard Chardère, le fondateur de la revue Positif et de l’Institut Lumière, n’est plus (...)

Vincent Raymond | Mardi 13 décembre 2016

Alice dans la ville Blanche

Alice n’est plus ici. Depuis l’été dernier, l’inséparable compagne de Bernard Chardère, le fondateur de la revue Positif et de l’Institut Lumière, n’est plus physiquement parmi nous. De son regard malicieux et de sa vivacité joyeuse demeurent des souvenirs dans la mémoire de ses amis, ainsi que de nombreux témoignages photographiques de cette grande, bien que discrète, figure lyonnaise. Pour la saluer, davantage que pour lui rendre “hommage” (quelque chose nous dit que la pompe de circonstance attachée aux oraisons l’aurait agacée…), une exposition présentée par Christine Goyard réunit des portraits signés par, entre autres et excusez du peu, Rajak Ohanian, Gérard Amsellem, Mario Gurrieri, Jean Dieuzaide ou encore Bernard et Alice Chardère elle-même. Faisant écho à la parution d’un numéro spécial de Jeune Cinéma lui étant consacré, cette célébration joyeuse marquera également le lancement de la nouvelle saison de ces rencontres cinéphiles que sont les Causeries du 3

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Speed dépôt : de la bière, des vinyles et de la bonne humeur

Boutique | Que vous n’aimiez ni les vinyles ni la bière ne compte guère : poussez la porte du 35 bis de l’avenue Berthelot, Benjamin Magnon s’occupe de vous convaincre de l’utilité d’un tel lieu. Promis, ça fonctionne.

Julie Hainaut | Mercredi 30 novembre 2016

Speed dépôt : de la bière, des vinyles et de la bonne humeur

Un lieu XXS, des tas de vinyles improbables, des DVDs aux noms parfois douteux, d’autres plus pointus, des bières du monde ou faites maison, un maître des lieux singulier : on ne sait pas vraiment comment qualifier l’antre de Benjamin Magnon, ex DJ, mais une chose est certaine, Speed Dépôt vaut le coup d’œil. Je suis anti grand magasin, je sélectionne chaque objet, je connais tous les gens qui viennent ici, et si je ne les connais pas, ils deviennent rapidement des potes Parce que si les petites mousses et les disques sont la marque de fabrique du lieu, d’autres curiosités viennent titiller les mirettes, comme cette figurine de Chichi, ces lunettes loupe – dont le stock restant a été laissé par un copain qui passait par là –, ces bidons d’huile d’olive crétoise – déposé par la voisine de retour de vacances – et ces multiples affiches – dont "Allez les Belges", on est d’accord, d’ailleurs. « Je suis anti grand magasin, je sélectionne chaque objet, je connais tous les gens qui viennent ici, et si je ne les connais pas, ils deviennent rapidement des potes » explique celui

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La Crafterie révolutionne la bière pression

Cave à bières | Ben Wunschel, Léo Choltus et Louis Perard remettent ça : le trio de The Beers et du Dikkenek Café ouvre le 23 septembre son troisième repaire à bières ; un brin différent. Ici, on peut acheter de la bière pression à emporter. Écologique, économique, pratique.

Julie Hainaut | Mardi 13 septembre 2016

La Crafterie révolutionne la bière pression

Bombée, hâlée, élégante, elle trône fièrement près du bar. Vous ne la connaissez pas encore, mais elle s’apprête à faire partie intégrante de votre quotidien. Elle, c’est la Growler, une bouteille en verre sombre et hermétique qui peut contenir jusqu’à deux litres de bière pression, transportable partout. Une révolution. « C’est l’avenir du monde de la petite mousse » affirme Benoît Wunschel, qui a déjà pour ambition d’ouvrir une seconde cave à bières et Growlers à Lyon dès le premier trimestre 2017, avant de s’essayer à d’autres villes françaises. Le principe est simple : on achète une bouteille (comptez environ 6€), on choisit sa mousse sur les conseils de Vincent Zurek (le zythologue que vous appellerez très vite Zuzu, même sans aucune pinte dans le pif) parmi les douze pressions proposées et variant selon les saisons (dès 8€ les deux litres) et on file la déguster chez soi. « Notre système "Pegas Growler filler" permet de vider complètement l’air dans la bouteille, remplacé par du CO2. La bière est ensuite déversée dans la bouteille sous pression. Elle n’a aucun contact avec l’oxygèn

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Bernard Chardère, de Lumière à Brouillard

Les Causeries du 3e | Infatigable Bernard Chardère ! Créateur de la revue Positif en 1952, sauveteur de l’Institut Lumière dont il fut le premier directeur en 1982, le (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 mai 2016

Bernard Chardère, de Lumière à Brouillard

Infatigable Bernard Chardère ! Créateur de la revue Positif en 1952, sauveteur de l’Institut Lumière dont il fut le premier directeur en 1982, le bouillonnant cinéphile a ajouté une ligne à son imposant CV. En compagnie du consultant Patrick Picot, il a lancé ce printemps un nouveau rendez-vous culturel. Des conférences sur le 7e art… “améliorées” : « J’ose à peine le dire, confie-t-il malicieux, mais l’idée est d’abord née de l’envie d’organiser des pots avec des camarades partageant la culture des ciné-clubs ; de nous réunir autour de notre passion plutôt que d’attendre de voir nos noms figurer à la page des disparitions ! ». De réunion conviviale entre passionnés à discussion cinéphile structurée en présence d’invités, il n’y avait qu’un pas que le maire du 3e arrondissement, Thierry Philip, a permis de franchir en mettant à disposition la salle Eugène-Brouillard. « Impressionnante » pour les hôtes de ces Causeries, elle se fait intime et chaleureuse lorsque Olivier Barrot y évoque la mémoire de son ami historien Raymond Chirat, ou quand Philippe Roger « étonne » l’auditoire en dissertant sur la musique chez Gr

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La bière artisanale fait son festival

L'Embarcadère | Le premier festival de la bière artisanale, organisé par Rue89Lyon et le caviste Bieronomy (en partenariat avec Le Petit Bulletin) prend place (...)

Adrien Simon | Mardi 19 avril 2016

La bière artisanale fait son festival

Le premier festival de la bière artisanale, organisé par Rue89Lyon et le caviste Bieronomy (en partenariat avec Le Petit Bulletin) prend place ce week-end à l’Embarcadère. Outre celle de la Goutte d’Or, on retrouvera une trentaine de brasseries — une programmation représentative d'un milieu brassicole en ébullition. L'occasion de croiser notamment le fameux Daniel Thiriez (vingt ans de brassage dans le Nord de la France), quelques invités étrangers (Italie, Belgique, Suisse) et un bon tiers d’exposants venant de la région. Sera ainsi présent Michaël Novo, de la Brasserie du Mont-Salève (Haute-Savoie), qui nous avait déjà régalé en novembre lors du salon Rue89Lyon des vins. Cet automne il faisait goûter une bière brune à l’huître qui n’était pas une provocation, mais bel et bien un breuvage abouti. Son audace et sa précision ont fait de lui le chouchou de la bistronomie lyonnaise. Guillaume Monjuré du Palégrié avait ainsi transformé son Imperial Stout en glace, pour accompagner l’ananas. Plus proche de Lyon, on retrouvera aussi l’ultra-localiste Brasserie Dulion. Les céréales qu’elle utilise (orge, mais aussi épeautre ou seigle) proviennent du parc de Miribel

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La Goutte d'Or : de l’or en bière

Brasseur | Nous avons rendu visite à un duo qui fera le déplacement au Lyon Bière Festival : la “première” brasserie artisanale de Paris, située dans le quartier de la Goutte d’Or, d'où elle tire son nom.

Adrien Simon | Mardi 19 avril 2016

La Goutte d'Or : de l’or en bière

La tradition brassicole avait déserté Paris intra-muros. Au moins jusqu’en octobre 2012, quand Thierry Roche a laissé tomber son boulot en agence de com’ pour lancer une production de bière dans son quartier : la Goutte d’Or. Frédéric Fillion, qui a abandonné le Web design pour rejoindre l’aventure, relève l’explosion actuelle du nombre de brasseurs en France : « moins d’une centaine il y a dix ans ; il y en aurait plus de huit cent aujourd’hui. » Pourquoi cet engouement ? C'est d’abord une réponse à l’envie grandissante, chez certains consommateurs, de boire et de manger des produits bien faits, voire locaux. Il profite ensuite de l’influence anglo-saxonne : on trouve depuis longtemps aux États-Unis de nombreuses craft beers, pas seulement produites par des micro-brasseries. Voilà de quoi stimuler les désirs de reconversion : « tous ceux que je connais ont changé de métier ; moi je voulais enfin pouvoir faire quelque chose de mes mains, produire du concret » nous dit Fred. Franchir le pas est facilité par l’existence de grosses communautés en ligne. « On apprend comme ça, en faisant des brassins de vingt litres à la maison, e

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La vérité sur la bière

Zythologie | Les femmes préfèrent les bières légères. Les blanches surtout. Une mousse, ça se boit glacé. STOP. La solution pour vous ôter ces clichés de la tête : filez à l’atelier de biérologie du Ninkasi.

Julie Hainaut | Mardi 19 avril 2016

La vérité sur la bière

Les hommes aiment le foot et la bière. Les femmes, les cocktails sucrés (et jolis) et feuilleter les magazines de mode. Des stéréotypes fatigants, qui persistent. On ne va pas vous faire un plaidoyer féministe, mais quand même. On a appris que : la bière est un symbole de fécondité ; les premiers brasseurs étaient des brasseuses ; Ninkasi était une déesse de la bière dans la mythologie. Bref. Les ateliers de zythologie du brasseur lyonnais dévoilent tout l’univers de la bière, de ses dates clés à ses principaux styles en passant par les méthodes de fabrication et les techniques de dégustation. Après un quiz sur la petite mousse, on absorbe à l’aveugle cinq fluides (dont du soja et du citron) pour se mettre d’accord sur les sensations des cinq saveurs reconnues en cuisine (acide, amer, sucré, salé, umami). On s’attèle ensuite à déguster cinq bières (à l’aveugle, aussi). Après avoir étudié l’abondance des bulles, la transparence du liquide, la présence fine, épaisse ou crémeuse de la mousse et les nuances de couleur, on essaie de déterminer, au nez, les effluves de houblon, levures, herbes ou autres agrumes, avant de tremper ses lèvres. Saveur fruitée, florale

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Steak (R)évolution

ECRANS | De Franck Ribière (Fr, 2h10) documentaire

Christophe Chabert | Mardi 4 novembre 2014

Steak (R)évolution

Le projet peut paraître gonzo, mais il est plus malin qu’il n’y paraît : Franck Ribière, qui a grandi dans une famille d’éleveurs, en a gardé une passion pour la viande de bœuf, et décide de partir caméra au poing à la recherche du meilleur steak du monde. Un itinéraire qui l’emmène de l’Amérique au Japon, de l’Argentine au Brésil, de l’Italie à l’Espagne, soit autant de rencontres avec des éleveurs, des bouchers et des chefs pour qui la viande est une affaire sérieuse qui nécessite du temps, de l’amour et une véritable philosophie. Avec le boucher Yves-Marie Le Bourdonnec comme guide éclairé, Ribière accouche d’un film dont la plus grande qualité est d’être autant pédagogique que joyeux, instructif que festif. Pas question de s’apitoyer sur quoi que ce soit, ni de dénoncer ceux qui font mal leur boulot — même si on voit apparaître en transparence le spectre d’un fiasco de l’agriculture industrielle ; ici, il s’agit d’affirmer le plaisir d’une viande de qualité, produite selon des méthodes respectueuses des écosystèmes et des paysages. Et surtout d’y goûter : les instants de dégustation vont faire saliver même le plus ardent des vegans sans pour autant l

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Hecho en México

SCENES | Alors que l'Année du Mexique n'est plus, des artistes parviennent encore à faire entendre la voix des Mexicains en France. C'est le cas avec Hecho en (...)

Nadja Pobel | Jeudi 28 avril 2011

Hecho en México

Alors que l'Année du Mexique n'est plus, des artistes parviennent encore à faire entendre la voix des Mexicains en France. C'est le cas avec Hecho en México, festival coordonné par le metteur en scène Olivier Mouginot, l'auteur Guillermo Léón et la comédienne Lætitia Lallen Bi Bénie. Cette manifestation permet d'entendre des textes d'écrivains contemporains du Mexique dans des lieux théâtraux, librairies, médiathèques... du 9 mai au 9 juin via de simples lectures ou des mises en espace plus élaborées de textes traduits en français pour l'occasion. Deux auteurs font même le déplacement en France : Edgar Chías et David Olguín. Coup d'envoi de ce mois mexicain : lundi 9 mai au théâtre de l'Élysée avec Aller simple pour le paradis de Jorge Celaya. NP

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