Le Lyon Street Food festival revient

Street Food | Le Lyon Street Food festival #2 revient début septembre aux Subsistances

Lisa Dumoulin | Jeudi 6 juillet 2017

Photo : DR


Le Lyon Street Food festival revient les 8, 9 et 10 septembre aux Subsistances après le succès de la première édition. Cette année les invités sont Hong Kong, la Colombie dans le cadre de l'année France-Colombie mais aussi Puebla au Mexique, dont la gastronomie est classée au patrimoine de l'Unesco (c'est le seul pays avec la France).

Des chefs et cuisiniers de tous horizons viennent donc préparer des plats “de rue”, aux côtés de nos chefs lyonnais tels Les Apothicaires, Mathieu Viannay, Christian Têtedoie, Mamasan, Joseph Viola ou encore le grand Régis Marcon.

Nouveauté cette année, le “sugar hangar” dédié aux pâtisseries et mets sucrés, la “cocktail factory” avec des spécialistes de la mixologie (L'Antiquaire, le Black Forest Society, le Groom, la Vermuteria) et aussi un BBQ corner et des food trucks.

Mais comme il n'y a pas que la cuisine dans la vie (on n'est pas trop sûrs de ce qu'on avance mais bon) l'équipe prévoit aussi une programmation artistique aux petits oignons, notamment musicale : avec Lescop, Requin Chagrin, Hilldale… côté live et Femmes au Fourneaux, Chineurs de Lyon et Animal Records côté djs, plus un spectacle, un espace kids, des cours minute… De quoi s'occuper, et pas seulement l'estomac, pendant 3 jours.

Lyon Street Food festival
Du 8 au 10 septembre aux Subsistances

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Lyon : RoofPop s'installe à la Part-Dieu

Street Food | C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour (...)

Louise Grossen | Vendredi 4 juin 2021

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C’est sur le toit terrasse du centre commercial de la Part-Dieu, au RoofPop, que les Lyonnais prendront de la hauteur cet été pour profiter d’un afterwork. Ouvert depuis le jeudi 3 juin, ce nouveau spot fonctionne sept jours sur sept de 11h à minuit. Cette terrasse de 250 m2 gérée par Nomad Kitchens — qui pilote le Lyon Street Food Festival —, promet de rythmer l’été avec sa programmation bouillonnante de mixologues, de chefs et de DJs. Côté food, le RoofPop déballera sa caravane Airstream flambant neuve de laquelle abonderont burgers, tapas et diverses denrées estampillées street food. À accompagner d'une sélection de craft beers et de cocktails pop. Mais, car il y a un mais : le spot est éphémère, et f

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Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

Covid-19 | C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 23 juillet 2020

Au tour de Lyon Street Food de jeter l'éponge pour 2020

C'était prévisible au vu de la situation : le Lyon Street Food, dont la cinquième édition devait se tenir pour la première fois dans l'enceinte de Fagor-Brandt après quatre sessions au sein des Subsistances, annonce à son tour son annulation. Le festival de cuisine de rue devait se dérouler sur quatre jours en octobre prochain. L'équipe a ainsi communiqué sur Instagram : « au lendemain du déconfinement, nous étions convaincus que la situation sanitaire évoluerait dans le bon sens. Le mois d’octobre apparaissait comme un horizon raisonnable pour espérer un retour à la (quasi)normale et le maintien de l’événement. Toute l’équipe avait mis les bouchées doubles pour rattraper le retard et vous concocter une édition magnifique. Mais il faut se rendre à l’évidence. La séquence des derniers jours nous oblige à la plus grande prudence. Les risques sanitaires sont encore bien trop importants et la survie de l’entreprise pourrait être remise en question. Le monde de l’événementiel est à l’arrêt depuis mars et la rentrée ne

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Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Food Court | L'institution gastronomique du Vieux Lyon, franchement rajeunie, se transforme en festival permanent de street food.

Adrien Simon | Jeudi 16 janvier 2020

Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Les petits panneaux destinés aux touristes perdus indiquent encore La Tour Rose. Il faudra bientôt rajouter "2.0" : l'institution prestigieuse n'est plus. Depuis le départ de Philippe Chavent, qui fit beaucoup dans les 90's pour ne pas laisser la gastronomie lyonnaise s'encroûter, elle allait de mal en pis. Mais la voilà rénovée ! Et scindée en deux entités : MiHotel gérant 14 suites, à mi-chemin entre l'appart' et l'hôtel, et donc le Food Traboule. Qu'est-ce ? Un food court, une "aire de restauration", comme on en trouve dans la plupart des grandes métropoles (genre le Mercado da Ribeira de Lisbonne ou le Grand Central Market de L.A.), habituellement dans d'anciennes halles ou hangars. Ici c'est un food court "à la Lyonnaise" donc fier de son passé. Notez : on est à la fois en plein cœur du quartier Unesco, dans les murs d'un ancien étoilé Michelin, lui-même dans la rue (du Bœuf) la plus étoilée de France. L'Ovni a été baptisé en grande pompe ce mardi 14 janvier. On aurait dit qu'on inaugurait la Cité de la Gastronomie, la vraie — celle de l'Hô

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La street food s'empare des Subsistances

Food | 80 chefs, dont le meilleur du monde, qui font de la bouffe à emporter. Et des concerts, du street art, des barbecues et des cocktails : revoici, ce week-end, le Lyon Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 10 septembre 2019

La street food s'empare des Subsistances

Les Lyonnais ont découvert qu’ils aimaient la cuisine de rue. Celle que l’on trouve partout dans le monde, sauf en France, et que l’on nomme donc systématiquement en anglais. Manger en marchant n’étant pas une évidence française, on cantonne ici la street food dans des lieux ou des temps donnés. Comme ces food courts fleurissant un peu partout… Où l’on rassemble des stands ou des trucks, fabriquant de la nourriture en live, servie dans de la vaisselle jetable sur de grandes tables communes. Ainsi, H7, le nouvel incubateur de start-ups de Confluence, dispose-t-il d’une cantine d’entreprise ? Non, un food court. Il s’appelle Heat, il est « open » et plein de « heat boys and girls » opérant dans des containers colorés. Au centre commercial de la Part-Dieu on a ouvert un point de restauration éphémère, il s’agit d’un food market (c’est pareil). Dans un autre genre la Tour Rose, institution chic du Vieux Lyon, a confié aux excellents responsables des Apothicaires la conception d’une... food traboule (idem). Et enfin, où donc les Lyonnais vont-ils se presser ce week-end ? À l’inc

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Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Food | Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des (...)

Lisa Dumoulin | Mercredi 13 mars 2019

Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des Lyonnais. Rémy Havetz du tout nouveau restaurant Sapnà a obtenu le prix Pâtissier tandis que le duo à la tête du restaurant Les Apothicaires, Tabata et Ludovic Mey, a obtenu le prix Rebelle. Une belle reconnaissance pour deux tables qui renouvellent la cuisine de la ville.

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Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

FOOD | La troisième édition du Lyon Street Food Festival s’annonce épicée et croustillante : du 13 au 16 septembre, cuisine nomade sur fond de concerts cools vous feront repartir en vacances.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

Chaque année, le Lyon Street Food Festival met à l’honneur plusieurs destinations phares. Pour cette troisième édition, un tour panoramique du globe et des saveurs entre orient et occident est organisé avec un focus sur Montréal, Hong Kong et Izmir. La ville où la street food ne dort jamais, c’est bien sûr Hong Kong et ses marchés de nuit et autres étals de rue. Entre nature luxuriante et urbanisation, traditions et émergence, le champ des possibles est infini. Dignes représentants de cette culture, La Table Wei, nouveau restaurant bistronomique lyonnais, proposera des petits pains cantonais fourrés au porc cuit sept heures ; Mammy Pancake, échoppe de bubble gaufres, viendra spécialement pour faire goûter les egg waffles traditionnelles ; Jiang Xin, deux anciens étudiants de l’Institut Paul Bocuse, prépareront leur spécialité : le dim sum ; et enfin Bao Time, restaurant traditionnel cantonais, proposera sa recette de brio

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Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Food | Des chefs colombiens, mexicains et hongkongais, des pâtisseries, des cocktails, et de l'indie pop pour se trémousser et respecter la directive “manger-bouger” : Lyon Street Food met les bouchées doubles pour cette seconde édition.

Lisa Dumoulin | Jeudi 7 septembre 2017

Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Faire voyager vos papilles ! Noble ambition, pour le Lyon Street Food Festival. Plusieurs escales sont prévues : déjà, la Colombie, omniprésente ces temps-ci (c'est l’année France-Colombie de l'Institut Français). Les chefs Santiago Torrijos de l’Atelier Rodier à Paris et Victor et Amélie Sanchez d’El Cafetero à Lyon feront découvrir la richesse, parfois méconnue, de leur gastronomie. Pour les kids, des cours de cuisine en espagnol, et pour les parents des masterclass cumbia sont en menu. Et un atelier de cuisine cinq étoiles, mené par le chef Juan Arbelaez du restaurant Nubé (l’hôtel Marignan, sur les Champs-Elysées). Prochain arrêt : Puebla, Mexico en compagnie de Liz Galicia, propriétaire de l’une des plus belles tables du pays, qui vient cuisiner le mole poblano. Hugo et Sandra Boissin du Piquín et Enrique Gomez du Gomex sont aussi de la partie. Changement de cap avec Hong Kong ! De nouveau invitée au festival, la ville est représentée par M.

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Unico, un glacier qui grimpe

Glacier | L'ascension de la Grande Côte a de quoi faire suer. Ouf ! Une halte surgelée ouvre dans la montée : Unico. Leurs glaces (très) artisanales font déjà parler. À retrouver avec joie ce week-end au Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 5 septembre 2017

Unico, un glacier qui grimpe

Tiago Barbosa est brésilien. Julia Canu, corse. Tous deux se sont rencontrés à l'Institut Paul Bocuse, durant leurs études. Logiquement, ils auraient dû finir en cuisine... Ils ont plongé dans la glace. Quand Pierre Geronimi (avec qui Julia a travaillé) décide d'ouvrir une boutique à Monaco, le célèbre glacier de Sagone leur confie quelques mois son nouvel espace. L'occasion pour la paire de tester cette idée leur tenant à cœur, développée désormais dans leur propre échoppe de la Montée de la Grande Côte : une fabrique de glaces écoresponsable. Tiago explique : « respecter les saisons, utiliser des produits locaux, éviter le gaspillage, ce sont des choses qui deviennent peu à peu évidentes en cuisine. Mais le mouvement est quasi inexistant chez les glaciers. » Selon Julia, « les clients ne sont pas choqués de manger un sorbet à l'abricot au mois de mars. On pense, à tort, qu'un congélateur permet une conservation illimitée. » Les deux ving

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Guache : « L’art urbain est un miroir des villes qui l’accueillent »

Street Art | Oscar Gonzàlez Guache est l’un des artistes phares de la nouvelle scène street art en Colombie. Il puise dans les racines de la culture sud-américaine et y apporte un souffle de modernité. Rencontre avec cet artiste mis à l’honneur au TrubLyon Festival.

Corentin Fraisse | Mardi 29 août 2017

Guache : « L’art urbain est un miroir des villes qui l’accueillent »

Comment avez-vous commencé le graff ? Guache : J’ai commencé à peindre mes images dans la rue de manière régulière en 2003. Avant ça, j’avais déjà peint pour soutenir des causes sociales. Je viens de l’école de design graphique et j’ai toujours aimé les travaux d’impression, particulièrement la sérigraphie. Au début des années 2000, j’éditais des fanzines et peu à peu, a germé l’idée de produire mon travail de manière autonome : j’ai exploré les techniques de reproduction de l’image avant de m’arrêter sur le dessin au pochoir. Là, j’ai rencontré plusieurs graffeurs et j’ai commencé à peindre avec eux. Quelles sont vos techniques et supports préférés ? Je combine peinture acrylique et spray. J’utilise des outils de design graphique pour mes compositions, photomontages, projections… Mais j’aime constamment explorer de nouvelles techniques pour mes réalisations murales. Quels artistes vous ont inspiré ? De nombreux artistes m’ont inspiré, aussi bien dans le street art que dans le muralisme traditionnel, dans la gravure et la sérigraphie. J’aime

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Street Art en Colombie : couleurs, chaleur et revendications

Trublyon street art festival | Fervent défenseur d’un art chaleureux et engagé, le street art colombien est l’invité d’honneur du festival TrubLyon. L’occasion de se pencher sur des œuvres et des artistes nés d’une nouvelle scène dynamique, revendicatrice et fière de sa culture.

Corentin Fraisse | Mardi 29 août 2017

Street Art en Colombie : couleurs, chaleur et revendications

Longtemps considéré comme vandale, comme partout ailleurs, le street art colombien fait peau neuve. En quelques années, cet art est devenu l’un des attraits touristiques majeurs de Medellin et surtout de sa capitale Bogota. Il suffit de voir le nombre de touristes déambuler autour des fresques urbaines de la Candelaria, Teusaquillo, Barrio Santa Fe, Calle 26 ou Avenida El Dorado… Les graffs et pochoirs ont transformé la capitale colombienne en immense galerie à ciel ouvert, riche en couleurs et en œuvres d’une technique irréprochable. Les jeunes artistes colombiens partagent une culture de la couleur naturelle, instinctive, aussi chaude que le climat, dans des compositions que les regards européens trouveraient sans doute kitsch voire criardes. Le street art transpire de ce que les Colombiens vivent au quotidien : chaleureux, il respire la positivité et la culture de l’alegria, la joie de vivre. S’il n’y a pas un seul street art colombien, il y a un graffiti typique, notamment à Bogota, très empreint de revendications, presque punk dans l’iconographie et l’imagerie : fusils tirant des cœurs au lieu de balles, le mot "paix" éclatant sur de nombreuses façades...

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Jacotte Brazier : l’héritière

Portrait | Sa grand-mère Eugénie – la fameuse Mère Brazier – fut l’une des plus célèbres cuisinières de la gastronomie française, couronnée de trois étoiles dans ses deux restaurants, en 1933. Jacqueline Brazier, Jacotte pour ses amis, entend préserver son patrimoine culinaire et sa mémoire à travers l’association qu’elle a créée, Les Amis d’Eugénie Brazier, qui fête ses dix ans.

Julie Hainaut | Mardi 28 février 2017

Jacotte Brazier : l’héritière

Elle nous reçoit chez elle, à la Croix-Rousse, rouge aux lèvres, yeux rieurs et sourire jusqu’aux oreilles. Elle nous sert un thé dans sa cuisine où elle ne cuisine jamais – ce qu’elle aime avant tout, « c’est goûter » –, nous enjoint de jeter un œil aux photos de chasse de son père Gaston – « il adorait chasser avec son ami Paul Bocuse » – et se désole que la statuette d’Eugénie Brazier que l’écrivain Frédéric Dard lui a offert, vienne tout juste de se casser : « ce n’est pas grave, je la recollerai, elle a le cuir dur, ma grand-mère. » Jacotte, 73 ans, a mille idées à la minute, des bons plans improbables – la bière est bien plus saine et économe qu’un spray coiffant classique pour faire tenir des boucles –, un débit kalachnikov à faire pâlir un acteur de la Comédie française et s’amuse de tout. L’accoucheur, lors de sa naissance le 23 novembre 1943 un mois avant terme avec « une jaunisse du diable », avait prévenu : « si elle vit, elle aura une santé de fer ». Et une énergie d’enfer. L’école de la vie Dans les années 20, sa grand-mère Eugénie Brazier tient deux restaurants : un au co

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La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

Épicerie-comptoir | Entre le néo-quartier de l’industrie et le pôle multimodal de la gare de Vaise, le chef étoilé de la Mère Brazier installe sa boulangerie et offre à voir et à acheter sa cargaison d'épicerie fine.

Adrien Simon | Mardi 10 janvier 2017

La Mère Brazier débarque aux Docks de Vaise

L’installation d’un chef de renom est désormais un argument (ou un "produit d'appel") dans le déploiement de nouveaux projets urbains. C'était l'objectif de l'installation à la Confluence de l'étoilé Le Bec (échec...). Le néoquartier de l’Industrie à Vaise a de son côté accueilli, dans sa première phase de développement, le groupe Bocuse (L’Ouest puis Ouest express). On n’y attendait pas forcément une autre star de la cuisine lyonnaise. C’est pourtant à quelques rues de là que le col tricolore Mathieu Viannay vient d’installer son nouveau et ambitieux projet. Il arrive avec sous le bras l’image de marque et le poids historique de la Mère Brazier (il dirige le restaurant de la rue Royale depuis 2008) : la photo de la mythique cheffe lyonnaise s'affiche en grand, en noir et blanc, sur l'un des murs extérieurs. Cette épicerie-comptoir a, de loin, de faux-airs de mini-corner "gourmet" de grand magasin : des rayonnages de boîtes, bocaux et bouteilles rares, un stand de boulangerie, un étal de fromages, un autre de charcuterie. Une bonne pa

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Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Grand Cuisine Cinéma Club | Ce dimanche a lieu la seconde édition du Grand Cuisine Cinéma Club, un festival de films culinaires, durant lequel on n’oublie pas de manger. Interview avec Mat Gallet, l’un des organisateurs de l’événement.

Adrien Simon | Dimanche 18 décembre 2016

Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Un mot sur l’année dernière : en plus des dix films présentés (six documentaires, deux films d’animation, un long-métrage de fiction et un court-métrage) on pouvait manger des petites assiettes en rapport direct avec les projections : du houmous préparé par Simon Huet pour suivre le film Make hummus not war, des ramens de Yomogi avec Tampopo, une salade thai de Têtedoie en accompagnement de Farang. Le dispositif va changer ? Mat Gallet : Au Grand Cuisine Cinéma Club, on essaye d’imaginer un format d’événement propre à chaque thématique. La première édition tournait autour des foodmaniacs. On l’avait donc construite comme une expérience quasi boulimique : douze heures non stop, une orgie de films et de tapas un peu sexy. Là, avec l’édition #disruption, on se devait de tester un nouveau modèle. Vu les films programmés, il nous semblait important que les cuisiniers puissent vraiment donner leur interprétation des films. On a donc pris le contrepied de tous les conseils qu’on nous donnait. Et plutôt que de faire un événement plus gros, on a choisi de proposer un événement plus concent

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À mater & à manger

Grand Cuisine Cinéma Club | Le Grand Cuisine Cinéma Club retend la toile et remet le couvert pour un second festival de mets et de films, dont une avant-première goûtue : à savourer sans modération.

Adrien Simon | Mardi 13 décembre 2016

À mater & à manger

C’était en septembre de l’année dernière : un festival de cinéma (le premier du genre) offrant autant à voir qu’à manger. Pour la première édition du Grand Cuisine Cinéma Club, les spectateurs-dîneurs enchaînaient douze heures de films (documentaires, animation, fiction et courts-métrages) sur la cuisine, et de tapas apparus à l'écran (du houmous pour accompagner Hummus not war, des ramens pour suivre Tampopo...). Mat Gallet (Nuits sonores, Le Sucre) et sa bande recommencent ce week-end dans une formule moins boulimique, avec un nombre restreint de convives et une sélection filmique plus resserrée. En parallèle, quelques-uns des jeunes chefs lyonnais les plus en vue du moment « cuisineront en live, pendant les séances, dans la salle » pour (en plus de nombreuses surprises) servir un vrai repas, à table.

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Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Lyon Street Food Festival | Au premier Lyon Street Food Festival ce week-end, l'on croisera la route des meilleurs food trucks du coin mais pas seulement : des Apothicaires à la Mère Brazier, les top chefs de la ville se la jouent street credibility. Fameux.

Adrien Simon | Mardi 20 septembre 2016

Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Les food trucks lyonnais se radinent ce week-end aux Subsistances, pour un festival de trois jours autour de la "gastronomie nomade". Les habitués des marchés lyonnais seront ravis de retrouver le bar à jus l’Estanco, le triporteur de Trop Chou ou encore The Rolling Cantine (photo). Ce dernier transformé pour l’occasion en jonque flottante, afin de coller au thème de cette première édition : Hong Kong. Les camions-cuisines assureront le ravitaillement des visiteurs dans la cour, et l'on retrouvera sous la grande verrière des cuisiniers sédentaires s’essayant eux aussi à la bouffe en barquette : les cuistots très en vue du Café Sillon (le dépotant-déroutant resto du 7e), de La Bijouterie (qui joue déjà avec les dim sums dans le 1er), et des Apothicaires (le nouveau spot à ne pas manquer du 6e) y officieront. Tous promettent de se mettre au diapason hongkongais, avec du côté de Tabata et Ludovic Mey (les Apo

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Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

GUIDE URBAIN | De Katsumi le précurseur à Tabata & Ludovic les derniers installés, une génération spontanée de chefs voyageurs, connectés et décomplexés explosent les codes de la gastronomie traditionnelle : tour d'horizon.

Adrien Simon | Mardi 22 mars 2016

Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

Il fut un temps où la cuisine, en France, n'était pas "cool". Un temps d'avant Instagram, les blogueuses et les yelpeurs ; avant Top Chef, Jamie et Cyril ; avant la "food" (porn, ing, ista) ; avant les brunchs électro, les soirées fooding, les chefs en jean-baskets et tablier bleu. La cuisine en France, à défaut d'être branchée, pouvait être gastronomique, patrimoniale, référence mondiale. Quoique... Fin 90, une certaine presse étrangère la juge « rigide », « ennuyeuse », trop chère. En 2014, le New York Times s'acharne encore : la cuisine française a définitivement implosé ! Mais ses débris sont précieusement ramassés par une flopée de jeunes chefs, (notamment) adeptes de la bistronomie, qui explosent les codes du restaurant de papa et envoient des assiettes mode. À Lyon, parler de bistronomie revient à évoquer En Mets Fait ce qu'il te Plait, improbable chalet au coin des rues Chevreul-Gryphe (la façade a depuis été refaite). Improbable bazar aussi, que son hall d'entrée. Katsumi s'y installe en 1999, seul en cuisine : il décrète que l'on viendra chez lui pour ce qu'il y a dans l'assiette (et les verres) — un point c'est

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Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

GUIDE URBAIN | Début mars a ouvert le très attendu restaurant de Tabatha et Ludovic Mey. Les Apothicaires ? Déjà savoureux.

Adrien Simon | Mardi 15 mars 2016

Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

Sur notre écran de télé, l'on découvrit Tabata un soir de 2012. Top Chef : elle, profilée "méchante-chiante", éliminée ; en pleurs dans les bras du Jedi Marx. Une sombre histoire de canard. « La vie, c’est pas un concours » dixit le sage Piège, juré de l'émission. Les personnages de M6 ont une vie hors du tube cathodique : pas tout à fait identiques, ils font quand même de la cuisine. Et ouvrent des restaurants. Tabata, c'est cinq ans chez l'étoilé Le Bec. Au sortir des écrans, c'est à la tête de Marguerite (brasserie Bocuse) qu'on la retrouve. C'est là qu'elle fourbit son projet avec Ludovic Mey, son second ; bientôt son mari. Mais avant de s’installer dans le 6ème, dans ce local tout en longueur — fine banquette, cuisine ouverte, un grand comptoir/passe-plat en marbre noir — avant donc, le couple mûrit son projet sous le soleil de São Paulo... et à Copenhague. Au Brésil, la patrie de Tabata, Alex Atala (l'un des meilleurs cuistots du monde, paraît-il), les expédie vers « la nouvelle frontière des saveurs », comme il dit : l’Amazonie et Belém. « On ne connaissait pas un c

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La Terre et l’Ombre

ECRANS | De César Acevedo (Col, 1h37) avec Haimer Leal, Hilda Ruiz, Edison Raigosa…

Vincent Raymond | Mardi 2 février 2016

La Terre et l’Ombre

Heureusement que le métal fin ne s’oxyde pas ! Sans quoi, la Caméra d’or reçue par César Acevedo pour son premier film en mai dernier sur la Croisette aurait terni avant que son œuvre n’arrive sur les écrans. Cela dit, le délai observé par La Terre et l’Ombre entre son sacre et sa sortie respecte son apparente discrétion et son rythme lent. Une lenteur insistante aussi esthétisée que l’image est composée, avec un luxe de symétries et de clairs-obscurs. Cette gravité contemplative en vient à déranger, tant elle semble s’énivrer de sa propre beauté tragique, allant jusqu’à détourner l’attention du spectateur des vrais sujets : l’agonie du fils du vieux héros et ce que le film révèle des conditions de vie infâmes des journaliers colombiens. Non qu’il faille, par principe, assigner une forme crasseuse et tremblotante à un drame social, mais opter pour un maniérisme très cosmétique n’est sans doute pas l’alternative la plus heureuse. VR

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