Le Mob Hôtel arrive en septembre

Confluence | Le Mob Hôtel ouvrira ses portes le 7 septembre à Confluence : imaginé par Cyril Aouizerate, le co-créateur des Mama Shelter avec Serge Trigano et ancien co-propriétaire de la Flèche d'Or à Paris, le lieu promet d’apporter un peu du groove qui manque dans le quartier : on a hâte.

Lisa Dumoulin | Vendredi 21 juillet 2017

Photo : © Mob Hotel


À quelques pas de la rencontre du Rhône et de la Saône, à mi chemin entre la Sucrière et le Musée des Confluences, ouvrira début septembre un hôtel pas comme les autres. Le Mob Hôtel, petit frère de celui des puces de Saint-Ouen à Paris, a un objectif : le brassage. Potagers partagés, cinéma en plein air, book club (animé deux fois par mois par François Pirola, le président de Quais du Polar) et cours de yoga : tout est fait pour ancrer les Lyonnais dans ce lieu habituellement réservé au passage.

La bibliothèque / librairie au rez-de-chaussée, composée de livres de poche dans toutes les langues en neuf (avec la librairie Passages) ou d'occasion (avec Père Peinard & Fabrice Sivignon), nous évoque la tour de Babel et donne à apercevoir l'utopie de son fondateur Cyril Aouizerate (associé à Michel Reybier, Philippe Starck et le fondateur d'AOL Steve Case) qui nourrit ses projets d'une réflexion autour de la question de l'Autre, de bienveillance et du faire ensemble : des pistes à creuser en lisant le manifeste, agrémenté de philosophie et de poésie, de plus de 400 pages - et bilingue - publié sur le site Internet.

Ainsi, le restaurant se fournit en bio et local et propose une carte minimaliste toujours en mouvement, élaborée par le chef Brice Morvent. Mention spéciale pour les pizzas du double champion du monde John Berg - on n'a pas encore goûté les pizzas, mais le four aux allures de vaisseau spatial qui trône dans la cuisine ouverte vaut déjà le détour. Au comptoir, le midi, c'est casse-croûte et apéro, à l'ancienne, distributeur de cacahuètes à l'avenant. Dans un second temps, ouvrira un autre espace de restauration d'inspiration sud-américaine... De plus, un marché bio sera installé devant l'hôtel chaque vendredi pour la pause de midi, sous l'égide de Biorégion.

La musique sera largement au rendez-vous, avec une programmation en fin de semaine laissant la place à la scène indépendante lyonnaise, notamment féminine (Maria Rockmore le 16 septembre, Femmes aux Fourneaux le 30 septembre, Control Voltage le 13 septembre...) mais aussi des block partys et des artistes internationaux invités à l'improviste pour un concert en comité réduit : Cyril est pote avec Keziah Jones et Mos Def, on dit ça on dit rien... À suivre de près, comme les pop-up stores qui vont se succéder tous les deux mois environ au rez-de-chaussée du bâtiment de 5000 m2 : premier invités pour tenir les deux boutiques, Maison Vaurien, Maison Metagram, Pagabags, et enfin Marion Chéné & Petit Daim.

Et bien sûr, c'est avant tout un hôtel : chambres à l'ergonomie réfléchie, sans aucun écran de télévision mais avec du wifi partout, une gigantesque terrasse partagée au 1er étage, des balcons pour les autres, des cosmétiques bio, et le tout à prix doux. Parfait pour les potes de passage.

Mob Hôtel
55 quai Rambaud, Lyon 2e
Ouverture prévue le 7 septembre avec un DJ set de Fabylicious

Programmation musicale du mois de septembre

Jeudi 7 : Fabylicious
Vendredi 8 : Old but Gold
Samedi 9 : DJ Carie
Mercredi 13 : Control Voltage
Jeudi 14 : Lotfi
Vendredi 15 : Patxi
Samedi 16 : Marie Rockmore
Jeudi 21 : Tushen Raï
Vendredi 22 : Nice Girl Eddie
Samedi 23 : Vodkacoka
Jeudi 28 : Reyes is the New Black
Vendredi 29 : Bolly Cat
Samedi 30 : Femmes aux Fourneaux

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Sébastien Broquet | Dimanche 7 juin 2020

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Sarah Fouassier, ancienne rédactrice en chef du magazine Sottises, rejoint l'équipe du Mob Hotel de Lyon pour prendre en charge la programmation artistique et culturelle. La jeune photographe, qui réalise depuis deux ans les couvertures du mensuel Hétéroclite, remplace Matthieu Lecan qui était en poste depuis l'ouverture du spot il y a trois ans. Elle est également membre de la rédaction du Petit Bulletin, où elle suit en particulier l'actualité des expositions et du street art. Le Mob Hotel est un concept lancé initialement à Saint-Ouen par l'architecte Cyril Aouizerate (avec quelques soutiens comme celui de son ami

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Vercors Music Festival | Entre grande scène (Le Foyer) et Club (entrée libre), tête de gondoles et têtes chercheuses, le festival d'Autrans poursuit son intéressante ascension dans le grand cirque des festivals d'été. Sélection de saison.

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Bigflo & Oli Des rappeurs formés au Conservatoire, en France ça fait mauvais genre, on se méfie. On cherche "l'authentique" d'un Eddy de Pretto greffé à son iPod, on guette le Booba en eux, Orelsan les évite. Oui, les frérots du flow toulousain Bigflo & Oli souffrent de n'avoir pas l'image de mauvais garçons élevés à Scarface ou aux mixes crasseux. C'est sans doute ce qui les a conduit au sommet des charts français, partisans d'un rap à l'ancienne où la richesse de la rime le dispute à celle des instrus (leur totem : IAM). À force de clichés, le rap hexagonal a fini par faire de la place à ceux qui n'en étaient pas, quitte à leur coller, peut-être injustement, l'étiquette commerciale. En ouverture de leur deuxième album l'an dernier, le duo toulousain règle ses comptes et clame : « le rap français choqué, il pensait pas nous trouver là / On m'écoute en Suisse, en Belgique, à La Réunion, à Nouméa (…) quand les chiffres sont sortis j'ai cru que ces fils de pute allaient s'étouffer. » Cette année, Bigflo et Oli, d'autres chiffres le disent, sont les rois incontestés des

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Six lieux pour la rentrée

Carnet d'adresses | Petite sélection des nouvelles adresses estampillées food ouvertes depuis la rentrée.

La rédaction | Mercredi 11 octobre 2017

Six lieux pour la rentrée

Signé Extrait Cet énième coffee-shop XXS, qui se distingue de ses compères par sa déco rose poudrée, vaut le détour pour son accueil affable, ses p’tits noirs bien dosés – ils sont signés Extrait, justement, le torréfacteur lyonnais qu’on ne présente plus –, ses petits-déjeuners copieux et ses gourmandises salées et sucrées réalisées maison. On plébiscite le croque-monsieur végétarien et la tarte tiramisu, à tomber. 2€ l’espresso, formule du midi à 12, 90€. 21 rue Ferrandière, Lyon 2e Site internet Fratelli Dans ce nouveau repaire italien installé en lieu et place du DoMo, La Toque Blanche lyonnaise Maurizio Bullano envoie des assiettes gourmandes et copieuses réalisées à partir de produits frais et de saison. Au menu : salade de poulpes sur jeunes pousses d’épinards, aubergines au parmesan, polenta farcie, pennes au gorgonzola, calamars caramélisés, risotto crémeux, tiramisu… À arroser évidemment de vin italien. Antipastis dès 5€, Pizzas dès 9€.

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Nuits Sonores 2013 - Jour 1

MUSIQUES | Après un warm up aussi vert et bon enfant qu'une réunion de fruits Oasis et une inauguration moins guindée que celle de l'an passé, Nuits Sonores 2013 est entré hier dans le vif du sujet. Retour sur une première journée qui, bien que déséquilibrée, n'a pas été avare en torgnoles soniques. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Jeudi 9 mai 2013

Nuits Sonores 2013 - Jour 1

La tentation était trop grande, y céder n'a pas été sans conséquences : programmés sur la scène principale des Subsistances, l'illustre Carl Cox (qui se produisait pour la première fois au festival) et le fidèle Laurent Garnier ont vampirisé la quasi totalité du public du premier NS Days, jusqu'à imposer au personnel de sécurité l'improvisation, à l'entrée d'une verrière rapidement devenue impraticable, d'un système de file d'attente. On pourrait le déplorer. On pourrait si ces deux "dinosaures" n'avaient pas d'ores et déjà assuré deux des prestations les plus mémorables de Nuits Sonores 2013, le premier dans le registre fédérateur et bouncy qui a fait sa réputation, le second avec l’œcuménisme et la passion qu'on lui connaît depuis maintenant neuf éditions. On pourrait si ce monopole avait empêché les Bordelais de J.C.Satàn, chefs de file du renouveau garage, de livrer un concert survolté et poisseux, et les Strasbourgeois de Electric Electric de prouver qu'avec ou sans Colonie de vacances, ils comptent parmi les faiseurs de bruit les plus excitants du pays.

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Le nom de Yasiin Bey ne vous évoque probablement rien. A moins que vous ne fassiez partie des quarante-quatre jeunes gens interpellés à Lyon mardi 23 avril, quelques heures après l'adoption du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Dans ce cas, vous devez être en train de visualiser un méchant salafiste et vous avez comme d'habitude tort sur toute la ligne (de front). Celui de Mos Def en revanche, doit faire remonter d'agréables souvenirs cinématographiques – il était notamment l'un des deux cinéastes du dimanche du Soyez sympas, rembobinez ! de Michel Gondry. Et bien figurez-vous que Yasiin et Mos sont une seule et même personne : un quadra new-yorkais à la mine lunaire et à la langue bien pendue qui, avant de crever l'écran et de se convertir à l'islam (d'où le changement de blase), soit au tout début des années 2000, a redéfini les contours du hip hop indépendant d'une plume trempée tour à tour dans le rock, l'afrobeat, la soul ou le folklore indien. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule il sera, à l'invitation du boss

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Dorotée Aznar | Jeudi 11 juin 2009

Âge tendre et têtes d’affiche

Jeunesse et expérience, c’est le mélange que propose la Fnac pour cette fête de la musique. Un plateau situé Square Delfosses qui réunira notamment trois jeunes espoirs lyonnais dont deux, Laisy Daisy et A.N.I., ont connu cette année les honneurs de l’adoubement Dandelyon. A.N.I., ou Artificial Non Intelligence, alias Pierrick Monnereau, fut le violoniste de Scalde avant de se consacrer à ce projet électro-pop qui rend hommage, non sans les égratigner, à la new-wave ou à la French Touch. Dans un tout autre genre, Laisy Daisy marque les esprits depuis un moment déjà avec sa formule power trio. Le groupe de Xavier Desprat, l’ingé-son de Fake Oddity, sort d’une résidence au Marché Gare avec Philippe Prohom où il aura pu rôder son jeu de scène sans concession. Dans cette même veine «on joue comme si c’était le dernier concert», Golden Zip, lauréat lyonnais du tremplin Fnac 2009, ne s’en laissera pas plus compter. Forcément moins connu, le Zip affiche des influences maltées et musclées au croisement de The Hives et Iggy. Il faudra donc bien toute l’expérience des deux têtes d’affiche pour tenir tête à toute cette belle jeunesse. La première en la personne de Sammy Decoster, ténébreux Be

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Soyez sympas, rembobinez

ECRANS | de Michel Gondry (ÉU, 1h34) avec Jack Black, Mos Def…

Dorotée Aznar | Samedi 1 mars 2008

Soyez sympas, rembobinez

Mike et Jerry, grands dadais coincés dans des corps d’adultes, squattent plus que de raison le vidéoclub décati du bon vieux monsieur Fletcher. Quand celui-ci confie la boutique à Mike, le pire ne tarde pas à arriver : suite à une péripétie improbable, Jerry se retrouve entièrement “magnétisé“ et efface malencontreusement toutes les bandes vidéos du magasin. Les deux comparses n’ont dès lors plus d’autre choix que de retourner eux-mêmes les films en location, avec les moyens du bord. Avec ce postulat de départ propice à de multiples fantasmes cinématographiques, Michel Gondry se joue de l’attente d’un spectateur avide de savourer les savoureux remakes cheap promis. À l’image de ces morceaux de bravoure effectivement jubilatoires (Jack Black imitant Jackie Chan dans Rush Hour 2, tout un poème !), Soyez sympas, rembobinez ressemble à un objet comique d’un autre temps. Conscient qu’il n’a plus rien à prouver en termes strictement visuels, Michel Gondry concentre ses efforts sur ses personnages, sur l’enthousiasme contagieux et la fièvre créatrice de ses deux héros improvisés metteurs en scène. Certes, les défauts du film (le rythme, en particulier) jou

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