Unico, un glacier qui grimpe

Glacier | L'ascension de la Grande Côte a de quoi faire suer. Ouf ! Une halte surgelée ouvre dans la montée : Unico. Leurs glaces (très) artisanales font déjà parler. À retrouver avec joie ce week-end au Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 5 septembre 2017

Tiago Barbosa est brésilien. Julia Canu, corse. Tous deux se sont rencontrés à l'Institut Paul Bocuse, durant leurs études. Logiquement, ils auraient dû finir en cuisine... Ils ont plongé dans la glace.

Quand Pierre Geronimi (avec qui Julia a travaillé) décide d'ouvrir une boutique à Monaco, le célèbre glacier de Sagone leur confie quelques mois son nouvel espace. L'occasion pour la paire de tester cette idée leur tenant à cœur, développée désormais dans leur propre échoppe de la Montée de la Grande Côte : une fabrique de glaces écoresponsable.

Tiago explique : « respecter les saisons, utiliser des produits locaux, éviter le gaspillage, ce sont des choses qui deviennent peu à peu évidentes en cuisine. Mais le mouvement est quasi inexistant chez les glaciers. » Selon Julia, « les clients ne sont pas choqués de manger un sorbet à l'abricot au mois de mars. On pense, à tort, qu'un congélateur permet une conservation illimitée. » Les deux vingtenaires refusent d'utiliser stabilisateurs et conservateurs, en l'absence desquels leurs glaces ne se conservent que quelques semaines. Ils veulent aussi limiter le temps de stockage pour des raisons écologiques : « à quoi bon utiliser des produits bio, si on utilise autant d'énergie à stocker à température négative ? »

Chez Unico, on ne trouve que des sorbets élaborés avec des fruits de saison (en ce moment, des prunes, les dernières pêches, fraises et abricots), livrés par des producteurs du département. Dans leur labo, pas de purées pasteurisées ou de poudre de perlimpinpin. Les fruits frais, mixés avec leurs peaux, leur permettent de réduire la quantité de glucose ajouté.
Le résultat est déroutant : les sorbets sont peu sucrés, un peu rustiques, les goûts sont francs. On se rassure côté glaces, avec des classiques : chocolat (du brésilien Amma), café (du nouveau torréfacteur de la rue Ferrandière, Extrait), pistaches (biodynamiques d'Espagne). Pour la sortie de l'école, des esquimaux : des genres de "magnums", à découvrir en live au Lyon Street Food Festival.

Unico
91 montée de la grande côte, Lyon 1er
Tous les jours de 11h à 21h
Cornet deux parfums : 2, 70€


Lyon Street Food Festival

Street food & concerts
Les Subsistances 8 bis quai Saint-Vincent Lyon 1er
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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La street food s'empare des Subsistances

Food | 80 chefs, dont le meilleur du monde, qui font de la bouffe à emporter. Et des concerts, du street art, des barbecues et des cocktails : revoici, ce week-end, le Lyon Street Food Festival.

Adrien Simon | Mardi 10 septembre 2019

La street food s'empare des Subsistances

Les Lyonnais ont découvert qu’ils aimaient la cuisine de rue. Celle que l’on trouve partout dans le monde, sauf en France, et que l’on nomme donc systématiquement en anglais. Manger en marchant n’étant pas une évidence française, on cantonne ici la street food dans des lieux ou des temps donnés. Comme ces food courts fleurissant un peu partout… Où l’on rassemble des stands ou des trucks, fabriquant de la nourriture en live, servie dans de la vaisselle jetable sur de grandes tables communes. Ainsi, H7, le nouvel incubateur de start-ups de Confluence, dispose-t-il d’une cantine d’entreprise ? Non, un food court. Il s’appelle Heat, il est « open » et plein de « heat boys and girls » opérant dans des containers colorés. Au centre commercial de la Part-Dieu on a ouvert un point de restauration éphémère, il s’agit d’un food market (c’est pareil). Dans un autre genre la Tour Rose, institution chic du Vieux Lyon, a confié aux excellents responsables des Apothicaires la conception d’une... food traboule (idem). Et enfin, où donc les Lyonnais vont-ils se presser ce week-end ? À l’inc

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Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

FOOD | La troisième édition du Lyon Street Food Festival s’annonce épicée et croustillante : du 13 au 16 septembre, cuisine nomade sur fond de concerts cools vous feront repartir en vacances.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

Chaque année, le Lyon Street Food Festival met à l’honneur plusieurs destinations phares. Pour cette troisième édition, un tour panoramique du globe et des saveurs entre orient et occident est organisé avec un focus sur Montréal, Hong Kong et Izmir. La ville où la street food ne dort jamais, c’est bien sûr Hong Kong et ses marchés de nuit et autres étals de rue. Entre nature luxuriante et urbanisation, traditions et émergence, le champ des possibles est infini. Dignes représentants de cette culture, La Table Wei, nouveau restaurant bistronomique lyonnais, proposera des petits pains cantonais fourrés au porc cuit sept heures ; Mammy Pancake, échoppe de bubble gaufres, viendra spécialement pour faire goûter les egg waffles traditionnelles ; Jiang Xin, deux anciens étudiants de l’Institut Paul Bocuse, prépareront leur spécialité : le dim sum ; et enfin Bao Time, restaurant traditionnel cantonais, proposera sa recette de brio

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Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Food | Des chefs colombiens, mexicains et hongkongais, des pâtisseries, des cocktails, et de l'indie pop pour se trémousser et respecter la directive “manger-bouger” : Lyon Street Food met les bouchées doubles pour cette seconde édition.

Lisa Dumoulin | Jeudi 7 septembre 2017

Le Lyon Street Food met les petits plats dans les grands

Faire voyager vos papilles ! Noble ambition, pour le Lyon Street Food Festival. Plusieurs escales sont prévues : déjà, la Colombie, omniprésente ces temps-ci (c'est l’année France-Colombie de l'Institut Français). Les chefs Santiago Torrijos de l’Atelier Rodier à Paris et Victor et Amélie Sanchez d’El Cafetero à Lyon feront découvrir la richesse, parfois méconnue, de leur gastronomie. Pour les kids, des cours de cuisine en espagnol, et pour les parents des masterclass cumbia sont en menu. Et un atelier de cuisine cinq étoiles, mené par le chef Juan Arbelaez du restaurant Nubé (l’hôtel Marignan, sur les Champs-Elysées). Prochain arrêt : Puebla, Mexico en compagnie de Liz Galicia, propriétaire de l’une des plus belles tables du pays, qui vient cuisiner le mole poblano. Hugo et Sandra Boissin du Piquín et Enrique Gomez du Gomex sont aussi de la partie. Changement de cap avec Hong Kong ! De nouveau invitée au festival, la ville est représentée par M.

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Sur le Bout de la Langue : les Enfants sont toujours gâtés

Salon de Thé | Le célèbre glacier de la place Sathonay change de propriétaire et se transforme en agréable repaire à goûters : Sur le bout de la langue.

Adrien Simon | Mardi 6 septembre 2016

Sur le Bout de la Langue : les Enfants sont toujours gâtés

Des hordes d'écoliers se ruent sur un coin de la place Sathonay en fin d'après-midi, en cette rentrée scolaire. Ils foncent chez un glacier bien connu : Les Enfants gatés. Mais, attendez ! On ne reconnait plus le mobilier. Et l'enseigne a changé... Ce sont bien des cornets qui continuent de défiler.... Mais l'affaire vient de changer de mains, et d'enseigne : Sur le bout de la langue, désormais. Guillaume et Clio tenaient une fameuse boulangerie-pâtisserie à Montpellier : le Palais Saint-Lazare. Mais ils souhaitaient se concentrer sur les douceurs, arrêter le pain. Et emménager à Barcelone. Les voici dans le 1er arrondissement de Lyon... Les glaces continueront d'être réalisées sur place, selon les recettes des Enfants gâtés. Pas de changement flagrant de ce côté. Et, même si tous les parfums ne sont pas encore proposés, il y a déjà de quoi s'amuser : sorbet citron vert-basilic, glace gianduja-noisettes ou encore myrtille-framboise-violette (2, 50€ une boule, 4, 50€ les deux). Mais outre la décoration — les murs mis à nu, le mobilier chiné dépareillé, comme ces tables en métal et marbre ou ces chais

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