Le Desjeuneur : c'est brunch tous les jours !

Restaurant | Nom de zeus ! Cette ville déborde de fainéants ! Pour preuve : le succès rencontré par ce café anglo-saxon, où l’on peut breakfaster... jusque 18h ! Bien sûr, ça se passe à la Croix-Rousse.

Adrien Simon | Mardi 19 septembre 2017

Photo : © Anne Bouillot


Nous voilà sur l'ultime faux-plat avant le plateau de la Croix-Rousse : la rue des Pierres Plantées, cailloux qui empêchaient, jusqu'au siècle dernier, les attelages de dévaler la montée de la Grande-Côte. Devant le tout neuf Desjeuneur, un passant sceptique pense : « encore l'un de ces non-lieux à l'accent anglais, où boire des kawa scandinaves et ultra-dilués, dans une ambiance de showroom Ikea. »

Que nenni, badaud aigri ! Ce nouveau café est bourré de qualités. La première d'entre elles étant de servir le breakfast à toute heure. Une proposition qui comblera : aussi bien l'oisif noceur cherchant un petit déj'-éponge de début d'après-midi, le jetlagger en quête de repères et du goût de l'Amérique, le runner performeur monté au trot en meute flashy qui doit reremplir ses stocks de glycogène.

Le Desjeuneur s'est donc mis en tête de répondre à ce besoin saugrenu : pouvoir manger des œufs au plat, du lard grillé, du granola, une montagne de pancakes au sirop d'érable, à 10h, midi, ou 17h, quel que soit le jour de la semaine. Il vaut même mieux éviter d'y venir le week-end, quand le lieu est littéralement pris d'assaut pour le brunch. La foule empêche de zoner à loisir dans l'agréable salle à manger largement vitrée, aux murs tout blanc, peu décorée, garnie de mobilier chiné (bois-formica-marbre).

Aux fourneaux, vitrés eux-aussi, on retrouve donc Marion Bohé, ex-future-avocate, reconvertie à la cuisine via l'Institut Bocuse, qui aiguisa ses couteaux à Shanghai et à Londres (chez l'étoilé Jason Atherton puis Chez Antoinette) avant de revenir chez elle, à Lyon. Avec cette mission : faire éclater les heures de repas imposées, à coup d'assiettes généreuses, anglaises mais pas que. Marion explique :

notre génération [elle est jeune trentenaire], on a des vies un peu décousues. Si tu travailles en freelance, ton week-end, et donc le brunch, ce n'est pas forcément samedi-dimanche. »

Il n'a pas fallu longtemps pour que le Desjeuneur trouve sa clientèle (majoritairement féminine) venue défier ici la mode du "sans" (sucre/calories/gras/gluten/viande) et pratiquer le cheat meal à répétition.

Outre les pancakes et autres classiques anglo-saxons, on trouve à la carte du p'tit déj' une roborative shakshuka, spécialité nord-africaine à base d'œufs, pochés dans une sauce tomate aux poivrons. Marion a appris la recette dans le quartier juif de Londres où elle habitait, et l'a upgradée avec yaourt turc et chorizo.

Le midi, l'horizon s'ouvre au-delà du breakfast, avec un plat du jour : comme ce sauté de veau (bio de l'Allier, passé par la boucherie Tête Bech d'à côté) au sésame, sauce aux épinards, butternut et pommes grenailles. Mais aussi un croque-monsieur géant ou une salade vegan aguicheuse, faite de boulgour, amandes, avocat et une tonne de verdure.

Aussi, diverses sucreries maison (comme le reste) : une énorme part de cheesecake à la ricotta ; un bol entier de crumble de pêches (de la voisine) ; une épaisse tranche de brioche aux pralines bien beurrée. À tremper avec joie dans le café de chez Climpson and sons, from London, ou le thé de Kodama. Il est 17h, la journée peut commencer.

Le Desjeuneur
3 rue des Pierres Plantées, Lyon 1er
Du jeudi au lundi de 10h à 19h
Brunch 17, 50€ ; Lunch autour de 15€

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Avec Maria, la livraison se veut éthique

Food | La livraison, quand on tient une pizzeria par temps de Covid ? Pas le choix ! Marion Bohé n'a cependant pas cédé aux sirènes de Deliveroo and co, et a monté sa propre structure. Inclus : CDI, vélos électriques et sacs à dos roses.

Adrien Simon | Mercredi 19 mai 2021

Avec Maria, la livraison se veut éthique

Six mois que l’on se contente de fourchettes en bois et d’assiettes en carton... Enfin, les restos remettent le couvert ! Mais les semaines à venir vont aussi être l’occasion de constater ce que confinements et couvre-feux ont fait à la restauration. Conséquences économiques certainement, culturelles aussi. En premier lieu : les Françaises et Français qui le pouvaient ont expérimenté la bouffe livrée. Et pas qu’un peu. Les croissances à trois chiffres des plateformes et les recrutements (de milliers de livreurs comme de cuistots) donnent des indices quant à l'ampleur du phénomène. Le couvre-feu, condamnant la vente à emporter, a fini de jeter une partie des restaurants dans les bras de la virtualisation. Quand on s'attarde sur son fonctionnement, le système ne semble pourtant satisfaire personne : commissions élevées, conditions de travail indignes. Ironie du sort, un mois avant le premier confinement, les Prud'hommes condamnaient Deliveroo pour travail dissimulé. On débattait de la fin d’un système qui... un an et demi plus tard, ne semble s’être jamais aussi bien porté. À tel point qu’on a vu se multiplier les darks kitchens, cuisines sans restaurant, unique

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Au Bouillon Croix-Rousse, se régaler de choses simples

Brasserie Populaire | La Croix-Rousse se rêverait-elle encore populaire ? Sur le boulevard, une institution renaît avec une carte tarifée à l’envers : abordable.

Adrien Simon | Mardi 13 octobre 2020

Au Bouillon Croix-Rousse, se régaler de choses simples

La Brasserie des Écoles, fameux angle de la place de la Croix-Rousse, hot spot par temps de vogue (aux Marrons : annulée cette année), s’est muée en bouillon parisien. Comme on n’est pas à la capitale, encore moins aux Halles et au XIXe siècle, on parlera plutôt de brasserie populaire. Brasserie, parce que 150 couverts, belle terrasse, nappes blanches, service rapide. Populaire, parce que pas cher (le plat du jour est autour de 10€), avec un menu à base de classiques de bistrot : bœuf bourguignon, pot au feu, poulet-frites, œufs mayo, crevettes-avocat, mousse au chocolat, etc. À tremper dans la purée On n’y viendra pas pour s’attarder des heures — la carte des vins est d’ailleurs réduite au strict minimum. Mais il y a de quoi se régaler de choses simples : pour nous ce furent des œufs mayos (2, 50€), les plus classiques qui soient, trois demi-œufs durs, un peu froids, sous une sauce bien relevée. Dans le même genre (entrées de cantine bien faites), des poireaux-vinaigrettes ou des carottes râpées. Et une saucisse fumée à tremper dans la purée (8, 50€), une part de camembert au lait cru avec une tonne de frisée (2€) et enfin un bi

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Courtney Geraghty, nouvelle directrice du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Pour succéder à Jean Lacornerie, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse en partance à la fin de l'année, le jury a choisi ce lundi 21 septembre la Franco-Américaine Courtney Geraghty.

Sébastien Broquet | Mardi 22 septembre 2020

Courtney Geraghty, nouvelle directrice du Théâtre de la Croix-Rousse

Le choix du jury, qui s'est réuni le lundi 21 septembre et composé de l’association de gestion du Théâtre de la Croix-Rousse, de la Ville de Lyon, de la Région et de la DRAC Auvergne Rhône Alpes, s'est porté sur Courtney Geraghty. C'est donc la jeune femme de 37 ans originaire de Boston qui dirigera le Théâtre de la Croix-Rousse dès janvier 2021, succédant ainsi à Jean Lacornerie, lequel va quitter ses fonctions le 31 décembre prochain après dix ans à ce poste. 24 dossiers de candidatures avaient été déposés, parmi lesquels cinq finalistes ont été désignés pour passer l'oral — vingt minutes de présentation, vingt minutes de questions — ce lundi. C'est à la quasi unanimité que Courtney Geraghty a été désignée pour diriger ce théâtre emblématique de la ville. Elle s'est associée au metteur en scène auvergnat Johanny Bert, pour les prochaines saisons du théâtre. Courtney

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Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Mercato | Cinq dossiers ont été retenus parmi les 25 candidatures à la succession de Jean Lacornerie à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse.

Sébastien Broquet | Mercredi 29 juillet 2020

Cinq finalistes pour la direction du Théâtre de la Croix-Rousse

Jean Lacornerie, par choix personnel, quittant ses fonctions à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse le 31 décembre prochain, les tutelles se sont lancées en quête de son — ou sa — successeur. Les représentants et représentantes de la Région, de la Drac et de la Ville se sont ainsi réunis le jeudi 23 juillet pour étudier les 25 dossiers de candidatures déposés. Les finalistes retenus ont jusqu'au 7 septembre pour affiner leur projet, qui sera ensuite auditionné par le jury le 21 septembre. Cinq candidats et candidates ont été retenus, que voici : - Un premier duo, avec le musicien et metteur en scène Camille Rocailleux, issu du Conservatoire national supérieur de musique de Lyon, qui a fondé et co-signé les spectacles de la compagnie de danse ARCOSM de 2001 à 2016. Il a collaboré avec Jérôme Savary ou la chanteuse Camille et fondé la compagnie EVER en 2013, mêlant spectacle vivant et technologie. Il fait équipe avec A. Favr

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Maria : la meilleure des pizzas est aussi la moins chère

Pizzeria | La rue des Pierres Plantées connaissait l’embouteillage du dimanche midi : celui des bruncheurs essayant d’entrer au Desjeuneur. Elle en connaîtra tous les soirs car à côté, Maria sert maintenant sans résa de simples et divines pizzas.

Adrien Simon | Mardi 4 juin 2019

Maria : la meilleure des pizzas est aussi la moins chère

La margherita va à l’essentiel et on l’aime pour cela. Elle fut inventée par le peuple pour le peuple, comme dit l’adage – et non par un légendaire Raphaël pour impressionner une reine Marguerite (de Savoie). C’est sûrement parce qu’elle est simple, qu’elle se détaille, qu’elle se plie et se mange en faisant tout autre chose – marcher, regarder le sport à la télé et puis travailler, que la pizza a tant plu aux new-yorkais et donc au monde. Qui l’a lui tellement galvaudée que des Napolitains ont cru bon de la défendre, via une association (l’AVPN) qui prétend que la Verace pizza napoletana n’est que margherita (ou marinara, sans fromage), qu’elle fait 35 cm, que ses bords sont surélevés mais que sa pâte est fine, et qu’elle cuit une minute dans un four à 500°C. Amen. Maria/Marion Bohé avait déjà commis ce restaurant, réconciliant la Croix-Rousse et ses pentes autour de copieux brunchs : Le Desjeuneur. Dans une autre vie, travaillant à NYC pour les Affaires Étrangères françaises, elle avait flashé sur Rober

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Diploid, le nouveau coffee shop qui dépote

Coffee Shop | Déco ultra-inspirante, Granola maison exquis, voisin de table charmant : on ne sait plus ce qui nous a le plus séduit mais on conseille vivement ce nouveau repaire à petit-déjeuner.

Julie Hainaut | Mardi 13 juin 2017

Diploid, le nouveau coffee shop qui dépote

Il n’y a rien de plus important, dans une journée, que l’apéro – si vous nous lisez assidument, vous l’aurez remarqué – et le petit-déjeuner – qu’on aime gourmand et si possible agrémenté de litres de café pour tenir jusqu’à l’apéro, justement. On connaît tous les coffee shops de la ville – ou presque, il en ouvre un par semaine – mais, honnêtement, on préfère largement prendre son p’tit noir au café du coin en lisant la presse, qu’au sein d’un énième spot tendance où défilent les blogueuses mode en quête de followers sur Instagram (#humour). Et on a appris l’ouverture de Diploid, le deuxième coffee shop de Camille Dumas et Robin Perraud, les heureux parents de Slake, qui a déjà un an. On a vu quelques photos sur les réseaux sociaux : pas d’ampoules à filament, pas de déco ultra-épurée et pas de murs bleu canard, mais une tapisserie tropicale, du carrelage à l’ancienne et des luminaires en bambou tout doux. Alors on s’est décidé et on a poussé la porte du 18 rue de la Platière, qui abritait jusqu’à l’hiver dernier le charcutier-traiteur Moinon. Et on n’a pas été déçu – on préf

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Quiz show à l’Aquarium

ECRANS | La dynamique équipe de l’Aquarium, qui ne laisse pas filer une journée sans proposer un événement, a bien entendu repris sur son calendrier les fameux blind (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 janvier 2017

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La dynamique équipe de l’Aquarium, qui ne laisse pas filer une journée sans proposer un événement, a bien entendu repris sur son calendrier les fameux blind tests concoctés par Entre les mailles. Le principe est des plus ludiques : des questions partant dans mille directions, histoire d’éprouver vos connaissances cinématographiques — de la face cachée jusqu’au côté obscur des anecdotes les moins connues —, dans une ambiance bon enfant, avec en plus des cadeaux pour les plus érudits. Le monde se divise en deux catégories : ceux qui refusent une telle proposition, et ceux qui demain matin se font des gaufres au sucre. Blind Test À L’Aquarium Ciné-Café le samedi 28 janvier à 20h45

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Mise à l’eau pour l’Aquarium

ECRANS | Un navire se baptise au champagne, mais un aquarium ? Repris par l’équipe de cinéphiles et de court-métragistes d’Entre les mailles, le vidéoclub Atmosphères va (...)

Vincent Raymond | Mardi 18 octobre 2016

Mise à l’eau pour l’Aquarium

Un navire se baptise au champagne, mais un aquarium ? Repris par l’équipe de cinéphiles et de court-métragistes d’Entre les mailles, le vidéoclub Atmosphères va donc enfin rouvrir en version “augmentée” et sous l’enseigne associative L’Aquarium ciné-café. En plus de la préservation de l’activité vidéo-DVD (et des 15 000 titres du catalogue !), des projections type ciné-club, des ateliers vidéo, des rencontres inter-professionnelles, des soirées festives ainsi que la possibilité de siroter (avec modération) une boisson fraîche ou chaude en croquant un en-cas issu d’une agriculture locale et responsable. En attendant, une inauguration d’Aquarium, ça s’arrose : rendez-vous le samedi 29 octobre à 20h, au 10 rue Dumont, dans le 4e.

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She Is Morning : le before work disappointing

Tendance | « Inspirant », « génial » et « révolutionnaire ». Les articles sur les before work, ce nouveau concept qui consiste à se lever plus tôt pour faire la fête, du yoga ou simplement bruncher avant d’aller travailler, sont enthousiastes. Nous, un peu moins. On a testé celui du She Is Morning le 29 avril dernier, entièrement dédié aux femmes souhaitant « voir le matin d’une autre façon. » Le prochain aura lieu fin octobre.

Julie Hainaut | Mardi 11 octobre 2016

She Is Morning : le before work disappointing

5h45. Le réveil sonne. Après avoir enfilé son café et avalé son jogging, on enfile son jogging et on avale son café, on dévale les escaliers, on croise son voisin qui rentre de soirée, on court après le tram, on reprend son souffle dans une rame quasi-vide, on (re)jette un œil au programme — petit-déj sain, ateliers détente — qui donne rendez-vous de 6h30 à 9h30 « à toutes les femmes qui veulent oser un réveil dynamique, sain, fun, et commencer leur journée inspirées, relaxées et surboostées ! ». A priori, c’est mal parti, on est déjà en nage et on a raté l’arrêt. 6h25. Une quinzaine de femmes en leggings sont déjà sur place, un thé détox dans une main, une pâtisserie sans gluten dans l’autre. Une DJ mixe (trop fort). Tout le monde a l’air heureux. On se croirait dans une immense pièce de théâtre, on cherche la caméra cachée par son rédacteur en chef, en vain. A priori, tout le monde est là de son propre chef. On demande à l’une des organisatrices si le concept est adapté aux mamans. « Oui, elles peuvent laisser leur enfant à leur mari ». Ok, et quand elles n’en n’ont pas ? « À leurs parents, ou grands-parents, il

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Sur le Bout de la Langue : les Enfants sont toujours gâtés

Salon de Thé | Le célèbre glacier de la place Sathonay change de propriétaire et se transforme en agréable repaire à goûters : Sur le bout de la langue.

Adrien Simon | Mardi 6 septembre 2016

Sur le Bout de la Langue : les Enfants sont toujours gâtés

Des hordes d'écoliers se ruent sur un coin de la place Sathonay en fin d'après-midi, en cette rentrée scolaire. Ils foncent chez un glacier bien connu : Les Enfants gatés. Mais, attendez ! On ne reconnait plus le mobilier. Et l'enseigne a changé... Ce sont bien des cornets qui continuent de défiler.... Mais l'affaire vient de changer de mains, et d'enseigne : Sur le bout de la langue, désormais. Guillaume et Clio tenaient une fameuse boulangerie-pâtisserie à Montpellier : le Palais Saint-Lazare. Mais ils souhaitaient se concentrer sur les douceurs, arrêter le pain. Et emménager à Barcelone. Les voici dans le 1er arrondissement de Lyon... Les glaces continueront d'être réalisées sur place, selon les recettes des Enfants gâtés. Pas de changement flagrant de ce côté. Et, même si tous les parfums ne sont pas encore proposés, il y a déjà de quoi s'amuser : sorbet citron vert-basilic, glace gianduja-noisettes ou encore myrtille-framboise-violette (2, 50€ une boule, 4, 50€ les deux). Mais outre la décoration — les murs mis à nu, le mobilier chiné dépareillé, comme ces tables en métal et marbre ou ces chais

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Aquarium, la nouvelle gueule d’Atmosphères

Cinéma | Évoquant aux cinéphiles le thème de Saint-Saëns habillant la montée des marches à Cannes, Aquarium sera aussi le nom d’une nouvelle salle de cinéma alternative à la Croix-Rousse. Ouverture le 1er octobre.

Vincent Raymond | Mardi 3 mai 2016

Aquarium, la nouvelle gueule d’Atmosphères

Ceux qui tremblaient pour les destinées d’Atmosphères, le dernier vidéoclub croix-roussien, peuvent se réjouir. Son activité va se poursuivre et prendre un jour nouveau sous l’impulsion d’un fier équipage : les membres de l’association Entre les mailles. Fondé en 2009, ce collectif de cinéastes rhodaniens s’était déjà fait remarquer en autoproduisant plusieurs court-métrages, en proposant des cours d’éducation aux images ; mais aussi en organisant une kyrielle de soirées “hors les murs” (blind tests, Court mais bref) ou en réunissant 500 personnes place Sathonay pour La Belle Journée en septembre dernier. « Des tests in vivo, explique Sébastien Joly, l’un des quatre porteurs du projet. Dès le départ, nous voulions structurer l’association autour d’un lieu de diffusion permanent, adossé à un bar. » « On a appris que Thierry Chatipoglou, le patron d’Atmo', voulait s’arrêter en 2016, poursuit Damien Vildrac. Reprendre son fonds impliquait de devenir en plus un vidéoclub, mais cela rentrait dans notre cahier des charges, comme Vidéodrome à Marseille. » Soutenu par la Mairie du 4e arrondissement et par les a

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Croix-Rousse-les-Bains, le summer camp du Lavoir

CONNAITRE | Cette année encore, le Lavoir Public profite des beaux jours pour retrouver son taux d'humidité premier – en remplissant ses bassins, qu'allez-vous (...)

Benjamin Mialot | Mardi 7 juillet 2015

Croix-Rousse-les-Bains, le summer camp du Lavoir

Cette année encore, le Lavoir Public profite des beaux jours pour retrouver son taux d'humidité premier – en remplissant ses bassins, qu'allez-vous imaginer ? – du moins jusqu'au 31 juillet, date à laquelle il clôturera sa saison au Transbordeur (voir par ailleurs). Pas question pour autant d'y laver son linge sale, au propre comme au figuré : comme d'habitude avec l'enclave berlinoise des pentes, tout est affaire de décalage et de félicité. Révisions collectives des fondamentaux scolaires (le 15 pour la philo, le 29 pour le français), loto les pieds dans l'eau (le 17), vide-dressing en rythme (le 23), karaoké alcoolisé (le 24) ou kermesse baignant dans des effluves de frites et de merguez (le 25), se rouler dans la beaufitude n'aura jamais été si branché qu'à Croix-Rousse-les-Bains, ainsi que se rebaptisera l'endroit le temps de ces festivités. S'il ne fallait en retenir qu'une, ce serait cette soirée ciné-clubbing (le 16), d'autant plus bizarroïde qu'elle sera toute entière dédiée à Troma Entertainment, vénérable (puisque fondée en 1970) machine à produire de la série Z craspec et sexy qui a récemment mis gratuitement en ligne l'ensemble de son cat

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Prochain Ciné Brunch ce dimanche

ECRANS | Ce dimanche 10 mai à 10h45, c'est Ciné Brunch au Comoedia ! Rappel du principe : notre critique cinéma maison, Christophe Chabert, vous présente les bandes (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 7 mai 2015

Prochain Ciné Brunch ce dimanche

Ce dimanche 10 mai à 10h45, c'est Ciné Brunch au Comoedia ! Rappel du principe : notre critique cinéma maison, Christophe Chabert, vous présente les bandes annonces de quelques sorties attendues, introduit une avant-première top secrète, puis vous invite à en discuter autour d'un gueuleton au Bistrot Comoedia. Deux formules au choix : le pack Ciné Brunch : 15, 90 € le film seul : 4, 90 € http://www.cinema-comoedia.com

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Un Ciné-brunch pour les 100 ans du Comoedia

ECRANS | Rappel : demain, dimanche 28 septembre, au Comoedia, nous vous donnons rendez-vous à 10h45 pour notre désormais traditionnel Ciné-Brunch. Un Ciné-Brunch un (...)

Benjamin Mialot | Samedi 27 septembre 2014

Un Ciné-brunch pour les 100 ans du Comoedia

Rappel : demain, dimanche 28 septembre, au Comoedia, nous vous donnons rendez-vous à 10h45 pour notre désormais traditionnel Ciné-Brunch. Un Ciné-Brunch un peu particulier, puisqu'il se tient dans le cadre des 100 ans du cinéma de l'avenue Berthelot.Le programme reste toutefois le même : présentation, par Christophe Chabert et bandes annonces à l'appui, des films les plus attendus des prochains mois  projection en avant-première d'un film mystère ; brunch, courtoisie du Café Cousu. A ceci près que le brunch est complet. Il reste toutefois des places pour la projection, au tarif de 4, 80€ (à réserver directement au guichet du Comoedia). A demain !

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Prochain Ciné Brunch le 16 février

ECRANS | Notre prochain Ciné Brunch se tiendra dimanche 16 février à 10h45. On vous rappelle le déroulé de ce rendez-vous dédié aux cinéphiles intrépides et organisé avec la (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 6 février 2014

Prochain Ciné Brunch le 16 février

Notre prochain Ciné Brunch se tiendra dimanche 16 février à 10h45. On vous rappelle le déroulé de ce rendez-vous dédié aux cinéphiles intrépides et organisé avec la complicité du Comœdia et du Café Cousu - Présentation des bandes-annonces des films les plus attendus ;- Projection d'un film-mystère en avant-première ;- Brunch autour duquel vous pourrez échanger avec les équipes du journal et du cinéma. Il vous en coutera 15, 80 € pour la totale (film + brunch) ou 4, 80€ pour le film uniquement. Dans les deux cas, direction les caisses du Comœdia (13 avenue Berthelot, Lyon 7) pour les préventes.

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Les pieds dans l’eau

SCENES | Tandis que les programmations des salles de spectacles fondent comme un Mister Freeze au soleil de midi, Le Club Théâtre fait de la résistance et se (...)

Dorotée Aznar | Lundi 9 juillet 2012

Les pieds dans l’eau

Tandis que les programmations des salles de spectacles fondent comme un Mister Freeze au soleil de midi, Le Club Théâtre fait de la résistance et se transforme en «lieu de villégiature» à l’occasion d’un événement baptisé (à l’eau du Lavoir public) Croix-Rousse Les-Bains. Jusqu’au samedi 28 juillet, le Club Théâtre est ouvert du mardi au samedi et propose une programmation différente chaque jour. Des ateliers le mardi (sérigraphie, écriture), des arts numériques le mercredi, des lectures le jeudi, des soirées le vendredi… Parmi les activités proposées, une visite guidée de la Croix-Rousse militante à travers les affiches sérigraphiées et les lieux de leur création initiée par Papy, un artiste sérigraphe actif depuis plus de 40 ans à Lyon et notamment sur les Pentes de la Croix-rousse. Une balade qui passera notamment par le squat de «La Baronne» rue Neyret, ce qui fut le siège du «Comité Populaire de la Croix-Rousse» de 1972 à 1975, le restaurant alternatif «Le Goût du Canon», le cinéma Le Canut ou les studios de Radio Canut (la première visite guidée aura lieu samedi 21 juillet à partir de 17h30, d’autres seront organisées en fonction des demandes).

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«Faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse»

SCENES | Entretien / Jean Lacornerie, nouveau directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 13 décembre 2010

«Faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse»

Petit Bulletin : Vous êtes-vous porté candidat pour la direction de ce théâtre ?Jean Lacornerie : Oui, c’était une volonté de ma part de quitter le Théâtre de la Renaissance. J’ai eu l’occasion de parler de cette volonté avec la Ville et j’ai donc décidé de présenter un projet pour prendre la direction du Théâtre de la Croix-Rousse. Quelles sont les grandes lignes de ce projet ?Il s’agit de faire entrer le théâtre musical à la Croix-Rousse. C’est l’objet de mon travail de metteur en scène et je veux en faire l’un des axes forts de ce théâtre. Je veux également inscrire ce théâtre dans la ville et travailler avec les habitants. Je crois beaucoup en des spectacles qui font participer les gens. Il faut construire ensemble sur un plateau et réussir à fabriquer un projet artistique et pas seulement sympathique. Quelle sera désormais la place du théâtre dramatique dans ce lieu ?Un volet consacré au théâtre dramatique est absolument nécessaire. Je souhaite présenter des artistes régionaux à la Croix-Rousse même si, en raison de la taille du plateau, il ne s’agira pas d’artistes débutants mais plutôt d’une sorte de «deuxième émergence», des jeunes

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«Un théâtre de l’insolence»

SCENES | Entretien / Laurent Brethome et Philippe Sire de la Compagnie Le menteur volontaire se présentent en duo pour succéder à Philippe Faure. Propos recueillis par DA

Dorotée Aznar | Jeudi 2 décembre 2010

«Un théâtre de l’insolence»

Petit Bulletin : Laurent Brethome, pourquoi voulez-vous diriger la Croix-Rousse ?Laurent Brethome : Le Théâtre de la Croix-Rousse, c’est un théâtre et une équipe que je connais bien pour y avoir eu mes premiers succès et y avoir développé un important travail d’action culturelle, que ce soit l’animation d’ateliers amateurs, des présentations de chantiers, un travail en milieu carcéral… On vous a incité à postuler ?Laurent Brethome : Je termine mes trois années de résidence au Théâtre de Villefranche. Depuis quelques mois et plus particulièrement depuis les récents succès de mon travail au niveau national, je reçois des encouragements à postuler pour la direction d’un lieu. Mon attachement à Lyon et la possibilité de poursuivre ma collaboration avec Philippe Sire à travers un projet ambitieux et militant m’encouragent à présenter cette candidature. C’est ce lieu en particulier qui vous intéresse ?Laurent Brethome : J’ai songé à postuler à la direction du CDN de Poitiers, mais je n’en avais pas vraiment envie. J’ai un lien très fort avec le Théâtre de la Croix-Rousse, c’est ce lieu en particulier qui m’intéresse effectivement.

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«Je ne me défilerai pas»

CONNAITRE | Entretien / Sarkis Tcheumlekdjian, metteur en scène lyonnais et fondateur de la compagnie Premier Acte est candidat à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse Propos recueillis par DA

Dorotée Aznar | Mardi 30 novembre 2010

«Je ne me défilerai pas»

Petit Bulletin : Êtes-vous candidat à la succession de Philippe Faure ?Sarkis Tcheumlekdjian : Ce n’est pas aussi simple. Je suis longtemps resté en retrait. On peut dire que j’ai écrit une lettre à la Ville pour rappeler que j’étais un observateur attentif du théâtre et que, si un appel à projets était lancé, je serais intéressé pour poser ma candidature. Plus clairement, si un appel est ouvert, je ne me défilerai pas. Vous vous portez candidat avec votre compagnie ?Oui, c’est une candidature de troupe ! Je serais ravi d’ailleurs de prendre un tel outil, notamment pour faire connaître le travail de la compagnie Premier Acte qui est peu connu dans la région, alors qu’il l’est ailleurs… En quelques mots, quelles sont les grandes lignes que vous défendriez si vous étiez à la tête de ce théâtre ?Je pense qu’il faut ouvrir le théâtre à l’international, aux compagnies émergentes et pérenniser le travail de l’équipe en place actuellement dans ce théâtre. Je crois que la direction d’un lieu culturel comme celui-ci doit être envisagée comme une mission. C’est une somme de travail énorme. Que retenez-vous du travail effectué par Philippe Faure ?

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«La popularité avant tout»

CONNAITRE | Entretien / Déborah Lamy, comédienne, candidate à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mardi 30 novembre 2010

«La popularité avant tout»

Petit Bulletin : Pourquoi vous portez-vous candidate à la succession de Philippe Faure ?Déborah Lamy : Déjà pour dire que je me bats depuis 25 ans. Ensuite, parce que j’ai été très soutenue dans cette démarche ; j’ai reçu une centaine de lettres de soutien. Et ce, même si, évidemment, cette candidature n’a pas plu à tout le monde… Vous avez envoyé un dossier à la Ville de Lyon ?J’ai envoyé une lettre de quatre pages qui expliquait mes ambitions pour ce lieu. Et quelles sont-elles ?Pour moi, la popularité doit être au centre de toute réflexion et l’accès à la culture pour tous passe par des places moins chères. Je pense qu’il faut être vigilants à ce que ce théâtre ne devienne pas un lieu semi-privé. Vous vous sentez une responsabilité par rapport à ce théâtre ?Je suis Croix-Roussienne depuis 41 ans, je ne pense pas me tromper sur les attentes du public. Je voudrais simplement que ce lieu reste celui des Lyonnais. Peu importe la personne qui sera nommée, ce qui compte, c’est qu’elle soit compétente et bien entourée. C’est le théâtre qui doit être mis en avant, pas le nom d’un directeur. Comment faire de ce théâtre un lieu de

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Tous pour un

CONNAITRE | Théâtre / Un nouveau directeur devrait être nommé dans les prochains jours à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse, après le décès de Philippe Faure en juillet dernier. Dix-sept candidats se seraient d’ores et déjà manifestés. Revue de détails. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Tous pour un

Si la Ville de Lyon n’a pas lancé d’appel à projets pour la nomination d’un directeur à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse, les projets sont tout de même parvenus jusqu’à elle. Dix-sept candidats auraient fait part de leur intérêt pour ce lieu, de manière plus ou moins officielle et dossiers plus ou moins fournis à l’appui. Sur la dizaine d’aspirants-directeurs que nous avons pu identifier, on croise principalement des Lyonnais ou des metteurs en scène ayant une bonne connaissance du terrain local et du Théâtre de la Croix-Rousse en particulier. En placeLa plupart des candidats ne disposent pas d’un lieu fixe, mais ce n’est pas de cas de tous. Certains dirigent même des théâtres dans l’agglomération. C’est vrai pour Jean Lacornerie, actuel directeur du Théâtre de la Renaissance à Oullins et autour duquel les rumeurs les plus folles ont circulé. S’il n’est pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’aborder le sujet de sa candidature, Jean Lacornerie tient cependant à rétablir certains faits : «je n’ai pas présenté de candidature conjointe avec Cathy Bouvard et la Ville ne m’a jamais contacté pour m’inciter à postuler. Ce lieu m’intéresse en effet, parce que c’est u

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Opaque cité

CONNAITRE | Procédure / «Je n’ai pas d’interlocuteur à la Ville ». «Je ne sais pas si quelqu’un a reçu mon dossier». «Je sais officieusement que ma lettre a été reçue». (...)

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Opaque cité

Procédure / «Je n’ai pas d’interlocuteur à la Ville ». «Je ne sais pas si quelqu’un a reçu mon dossier». «Je sais officieusement que ma lettre a été reçue». «C’est un peu étonnant d’être traités avec un tel dédain». La plupart des candidats déclarés à la succession de Philippe Faure s’étonnent de n’avoir jamais été contactés par l’adjoint à la Culture de la Ville de Lyon, ni même d’avoir reçu de réponses (voire d’accusés de réception) aux différents courriers qu’ils ont envoyés. En choisissant de ne pas mettre en place de procédure de recrutement, la Ville de Lyon a suscité, dans le meilleur des cas, l’incompréhension. L’objectif premier était de ne pas retomber dans les travers de la nomination du successeur de Guy Darmet à la tête de la Maison de la danse et de la Biennale de la danse. En effet, l’appel à candidatures internationales s’était soldé par la nomination de Dominique Hervieu qui n’avait pas postulé et ne s’était jamais présentée devant la commission. La manière en avait choqués plus d’un. Pour la nomination d’un nouveau directeur au Théâtre Croix-Rousse, la méthode a été bien différente : pas d’appel à projets, pas de commission, un seul juge : Gérard Collomb. Une ma

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«La Ville décide seule»

SCENES | Entretien / Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine revient sur la «procédure» de nomination du futur directeur du Théâtre de la Croix-Rousse. Propos recueillis par Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

«La Ville décide seule»

Petit Bulletin : Vous n’avez pas lancé d’appel à projets pour la succession à Philippe Faure à la tête du Théâtre de la Croix-Rousse. Cette absence de concertation ne risque-t-elle pas de poser problème ?Georges Képénékian : Tout se passera bien. La nomination du successeur de Philippe Faure est différente des autres procédures que nous avons pu connaître. Il n’y a pas de jury, pas de commissions ; la Ville décide seule. Bien sûr, nous discutons également avec nos partenaires, l’État, la Région et le département. Beaucoup de personnes qui se sont portées candidates se plaignent de n’avoir pas été reçues afin de pouvoir présenter leurs projets. Allez-vous les recevoir ?Non, nous n’allons pas recevoir tous les candidats. Au total, nous avons reçu 16 ou 17 dossiers, dont quelques-uns franchement inattendus. Nous les avons analysés, puis nous avons lancé une réflexion. Quel est votre projet pour le Théâtre de la Croix-Rousse, quel homme ou quelle femme voyez-vous à sa direction ?Nous ne voulons pas changer fondamentalement le lieu, il ne faut pas être en rupture avec ce que le public attend. Le futur directeur ou la future directrice sera un acteu

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Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse :

CONNAITRE | Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Laurent Brethome & Philippe Sire, compagnie Le menteur volontaireYves Charreton & (...)

Dorotée Aznar | Lundi 29 novembre 2010

Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse :

Ils sont candidats à la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Laurent Brethome & Philippe Sire, compagnie Le menteur volontaireYves Charreton & Florence Tournier-LavauxPhilippe Delaigue, compagnie La FédérationDéborah Lamy & Sarkis Tcheumlekdjian, compagnie Premier Acte (en son nom propre)Jean Lacornerie, directeur du Théâtre de la RenaissanceJoris Mathieu & Philippe Puiserver, compagnie Haut et CourtEmmanuel Meirieu, compagnie Bloc OpératoireSylvie Mongin-Algan, compagnie des Trois-HuitNicolas Ramond, compagnie Les TransformateursSarkis Tcheumlekdjian, compagnie Premier ActeNathalie Veuillet, compagnie Là Hors DePhilippe Vincent, compagnie Scènes Il a refusé la direction du Théâtre de la Croix-Rousse : Michel Raskine, comédien, metteur en scène et directeur du Théâtre Le Point du Jour

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Théâtre cherche (bon) directeur

CONNAITRE | Nomination / Presque deux mois après le décès du directeur du Théâtre de la Croix-Rousse, Philippe Faure, la question de la nomination de son successeur se pose. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Vendredi 3 septembre 2010

Théâtre cherche (bon) directeur

«La saison 2010-2011 est bouclée et l’équipe en place n’a rien à craindre». Georges Képénékian, adjoint au Maire de Lyon, délégué à la culture et au patrimoine souhaite que la nomination du prochain directeur du Théâtre de la Croix-Rousse soit rapide (en décembre 2010 au plus tard), et la succession sans douleur. L’adjoint a donc rendu visite la semaine dernière à l’équipe du théâtre afin de rassurer les salariés sur leur avenir à court terme et a également pris le temps, explique-t-il, de parler des éléments essentiels qui caractérisent ce théâtre ; «le rayonnement, l’ouverture, le défi, la prise de risque…», autant d’idées fondamentales qui apparaîtront dans le cahier des charges auquel devra se conformer le futur directeur. Et les candidats ne manquent pas : «beaucoup de noms circulent. Des gens ont contacté Gérard Collomb, d’autres m’ont contacté...», raconte Georges Képénékian qui se dit à la recherche «d’ un homme ou une femme capable de continuer cette aventure originale à la Croix-Rousse. De continuer d’abord et de commencer ensuite». La programmation 2010-2011 restera donc inchangée et le nouveau venu s’engagera à ce que «les choses restent en place pendant un an avant de

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Curiosités de saisons

SCENES | Théâtre / Les saisons se terminent à peine que les prochaines se profilent. À La Croix-Rousse, Philippe Faure a renoué avec une tradition qui lui est chère : (...)

Dorotée Aznar | Mercredi 28 mai 2008

Curiosités de saisons

Théâtre / Les saisons se terminent à peine que les prochaines se profilent. À La Croix-Rousse, Philippe Faure a renoué avec une tradition qui lui est chère : la présentation de saison en costume. Après la ballerine, c'est déguisé en Père Noël que le directeur du théâtre est arrivé sur scène, accompagné par le quatuor Debussy qui assurait le Vive le vent en direct. Une manière de railler le ministère de la Culture qui l'avait trouvé bien naïf de croire aux promesses des ministres. Si le théâtre n'a pas officiellement obtenu le label Scène nationale, rien ne le laisse supposer, le directeur ayant décidé d'apposer le label convoité sur tous ses supports de communication. En ce qui concerne la programmation, le Théâtre de la Croix-Rousse accueillera plusieurs valeurs sûres qui ont séduit le public cette saison : les tragédies de Racine par Jean-Marc Avocat seul en scène, la version des Fourberies de Scapin d'Omar Porras ou Le Soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face du franco-libanais Wajdi Mouawad dont les détracteurs se comptent sur le doigt de la main. La Croix-Rousse accueillera également des «têtes d'affiches», avec en premier lieu La douleur de Duras, mis en s

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Il revient (il paraît)

MUSIQUES | Théâtre / Fans de Grosquick, collectionneurs d'autocollants Panini ou lecteurs des multiples épisodes du Club Des 5 (uniquement en Bibliothèque rose, bien (...)

| Mercredi 20 décembre 2006

Il revient (il paraît)

Théâtre / Fans de Grosquick, collectionneurs d'autocollants Panini ou lecteurs des multiples épisodes du Club Des 5 (uniquement en Bibliothèque rose, bien sûr) ; bref tous ceux qui n'ont pas encore réussi à dire adieu aux héros du passé devraient en avoir les larmes aux yeux. Presque un siècle après sa naissance, Fantômas revient. Et en musique, s'il vous plait. Gabor Rassov s'est en effet attelé à une vaste entreprise de résurrection du superhéros superméchant, caméléon malfaisant aux multiples visages en un feuilleton théâtral épique et chanté en seize tableaux. Enfant illégitime de la série noire (bien que B) et de la comédie musicale cheap, ce nouvel épisode de Fantômas s'annonce un poil kitchoune, mais assurément décalé. Le génie du mal n'a pas changé de tailleur et revient avec le costard et la cape, pour devenir le père de l'humanité. Dans ce but, il va tenter d'exterminer tous les êtres humains à l'exception de sa fille Hélène, clonée en millions d'exemplaires. Et la fifille du monstre n'est autre que la douce Romane Bohringer, désormais habituée des planches du théâtre de la Croix-Rousse. Relativement novice quant il s'agit de pousser la chansonnette, elle sera accompagnée

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