681 Tattoos, dans la peau

Tatouage | Le tatoueur Teodor Milev utilise la peau comme support d’expression artistique. Son truc ? L’hyper-réalisme, qu’il pratique dans sa boutique 681 Tattoos.

Julie Hainaut | Mardi 3 avril 2018

Photo : © Anne Bouillot


Un portrait de Savador Dali, un animal, une tête de mort, un clown, une rose, de l'architecture… Peu importe le motif, le style de Teodor Milev reste toujours le même depuis vingt ans. « Je travaille beaucoup sur des grandes surfaces et sur des thèmes toujours très réels. » Quand un futur tatoué lui décrit ce qu'il souhaite, il le conseille, mais donne aussi son avis. Cash, paf, sans filtre. Ça passe ou ça casse, mais ça a le mérite d'être franc. « Je suis très carré, il peut m'arriver de renvoyer quelqu'un parce que j'estime qu'il est en train de commettre une erreur, comme marquer le nom de son fiancé par exemple, ou que le dessin ne me plaît pas. Je ne juge pas mais si cela ne correspond pas à ma "patte", je refuse, tout simplement. »

Le premier rendez-vous consiste à discuter du choix du tatouage et de l'endroit où il prendra place – l'as du tattoo déconseille les phalanges, pourtant grande tendance du moment, et plus globalement tous les endroits où « la peau plisse ». Le créatif préfère l'idée à la photo, histoire de « laisser libre court à son imagination ». Il suggère un dessin, sa passion depuis tout petit. « Je prends le temps de discuter avec le client, de regarder les motifs, de voir ce qu'il souhaite réellement. Le tatouage est un véritable art. »

Démocratiser le tatouage

Teodor Milev a parcouru le monde avant de jeter l'ancre (et l'encre) à Lyon. Son constat :

« aujourd'hui, tout le monde se tatoue. Nous n'avons pas de client type. Il y a tous les âges, tous les milieux socio-culturels, le tatouage s'est vraiment démocratisé. »

Mais pas encore assez, pour le tatoueur (et tatoué), qui a décidé de créer un salon afin de rendre cet art encore plus populaire et accessible à tous. Faire tomber les derniers préjugés qui lui collent à la peau. « Avec le salon The Ink Factory, nous souhaitons faire découvrir au plus grand nombre, novices du tatoo comme chevronnés, des artistes venus du monde entier, montrer les différences artistiques au travers des différences culturelles. » Au programme : 3 jours, 140 artistes, des expos, des séminaires, des concours, une vente aux enchères (dont les fonds seront reversés à l'association Docteur Clown), des concerts, une librairie… et des ateliers pour se faire tatouer par les plus grands.

Pour cette première édition, il a tenu à sélectionner les meilleurs dans le genre. « Faire de la qualité », avant tout. Conseil : réservez votre créneau sur le site dédié en sélectionnant le tatoueur de votre choix, les places risquent d'être prises d'assaut très vite !

681 Tattoos
158 rue Vendôme, Lyon 6e
04 82 31 17 60

The Ink Factory
À La Sucrière du 13 au 15 avril


The Ink Factory

Tattoo art exhibition : tatouages, expositions, concerts, performances et food
La Sucrière Les Docks, 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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The Ink Factory, premier acte

Tatouage | Rendez-vous tatouage de l’année, la première édition de The Ink Factory prendra place à la Sucrière le temps d’un week-end avec des tatoueurs venus du monde entier pour célébrer cet art autour d’expositions, concerts, performances et pâtisseries par Sébastien Bouillet en personne !

Sarah Fouassier | Mardi 3 avril 2018

The Ink Factory, premier acte

Lyon semble avoir trouvé un événement tattoo à la hauteur de la qualité du travail de ses tatoueurs. Né du constat d’un manque évident d’un salon qualitatif, Téodor Milev, patron de la boutique 681 Tattoo, s’est mis en tête de rassembler ses nombreux copains tatoueurs sous un même toit. Son leitmotiv ? Mettre en avant Lyon, son patrimoine et ses artistes. 140 tatoueurs feront le déplacement jusqu’à la Confluence, et pas moins de vingt nationalités seront représentées. On a déjà repéré quelques noms qui feront saliver les connaisseurs et qui susciteront la curiosité des profanes. En ce qui nous concerne, on fera un tour sur les stands de Tin-Tin, le tatoueur français incontournable, organisateur du hautement qualitatif Mondial de Paris, mais aussi du côté d'Alix Ge, la réalisatrice du visuel de Ink Factory qui excelle dans le style tradi-japonais. Les Japonais seront d'ailleurs représentés par deux hommes de renom. Pour les plus téméraires, allez voir Horishige et découvrez son style Irezumi et la technique ancestrale au tebori. Les novateurs apprécieront le travail de

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