Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Lisa Dumoulin | Mercredi 13 mars 2019

Photo : Rémy Havetz © Romain Guittet


Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des Lyonnais. Rémy Havetz du tout nouveau restaurant Sapnà a obtenu le prix Pâtissier tandis que le duo à la tête du restaurant Les Apothicaires, Tabata et Ludovic Mey, a obtenu le prix Rebelle. Une belle reconnaissance pour deux tables qui renouvellent la cuisine de la ville.

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Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Restaurant | Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. (...)

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. Mais rien de définitif. L’équipe a saisi l'occasion pour rafraichir l’espace et la carte. Un échantillon en fut dévoilé lors du Lyon Street Food Festival : des baos ! Petites boules de pain cuites à la vapeur et farcies, en tout cas le week-end dernier : d’une viande bœuf s’effilochant, galanga et poivre de kampot, ou d’une farce crevette et volaille, sauce porc-saint-jacques, arrosé de sriracha. Le soir, on devrait retrouver un menu plus éclectique, organisé autour d’une table à partager. La levée de rideau est annoncée pour la fin octobre.

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Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Food Court | L'institution gastronomique du Vieux Lyon, franchement rajeunie, se transforme en festival permanent de street food.

Adrien Simon | Jeudi 16 janvier 2020

Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Les petits panneaux destinés aux touristes perdus indiquent encore La Tour Rose. Il faudra bientôt rajouter "2.0" : l'institution prestigieuse n'est plus. Depuis le départ de Philippe Chavent, qui fit beaucoup dans les 90's pour ne pas laisser la gastronomie lyonnaise s'encroûter, elle allait de mal en pis. Mais la voilà rénovée ! Et scindée en deux entités : MiHotel gérant 14 suites, à mi-chemin entre l'appart' et l'hôtel, et donc le Food Traboule. Qu'est-ce ? Un food court, une "aire de restauration", comme on en trouve dans la plupart des grandes métropoles (genre le Mercado da Ribeira de Lisbonne ou le Grand Central Market de L.A.), habituellement dans d'anciennes halles ou hangars. Ici c'est un food court "à la Lyonnaise" donc fier de son passé. Notez : on est à la fois en plein cœur du quartier Unesco, dans les murs d'un ancien étoilé Michelin, lui-même dans la rue (du Bœuf) la plus étoilée de France. L'Ovni a été baptisé en grande pompe ce mardi 14 janvier. On aurait dit qu'on inaugurait la Cité de la Gastronomie, la vraie — celle de l'Hô

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La cuisine chinoise en fusion

Les Baguettes Magiques | Dans le cadre du festival Baguettes Magiques organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois, une cinquantaine de restos se mettent à la cuisine du Sichuan, de Shanghaï et de Pékin.

Adrien Simon | Mardi 24 septembre 2019

La cuisine chinoise en fusion

On connaît trop peu la gastronomie chinoise. Au point, comme dans un buffet à volonté de zone périurbaine, de trop souvent considérer comme chinois des plats panasiatiques comme les nems, rouleaux de printemps, riz cantonais, porc au caramel. Certes, des établissements plus rigoureux nous ont fait aimer le canard laqué et les raviolis pékinois, les dimsums vapeur cantonais, ou les aubergines à la sichuanaise. Ce n'est pas grand chose si l'on considère la richesse du territoire culinaire chinois et ses huit grandes cuisines régionales. C'est le constat partagé par le Nouvel Institut Franco-Chinois, qui occupe depuis 2016 le Fort Saint-Irénée rénové. Et qui organise la quatrième édition du festival des Baguettes Magiques. Samedi dans les locaux de l'Institut, on pourra à la fois chiner de la vaisselle de designers et se sustenter d'un barbecue ou de mantos de Manto, les enfants profiteront d’ateliers dédiés, les plus grands de démos culinaires, en buvant des thés de chez Cha Yuan. On finira

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De nouveau, du travail d'orfèvre à Sapnà

Restaurant | Arnaud Laverdin et Rémy Havetz, qui régalent depuis trois ans à La Bijouterie, ouvrent à deux pas leur nouveau restaurant. Au programme : la même cuisine cosmopolite, des petits plats explosifs et des desserts toujours aussi barrés.

Adrien Simon | Mardi 27 novembre 2018

De nouveau, du travail d'orfèvre à Sapnà

On a croisé la première fois Arnaud il y a trois ans : sa Bijouterie venait d'ouvrir, et il maniait un fumoir, rempli de chocolat noir, en pleine rue Hippolyte Flandrin. Ce grand tatoué représentait mieux que quiconque la nouvelle cuisine lyonnaise, décomplexée par ces chefs trentenaires, souvent descendus de chez Têtedoie (comme ses ex-collègues, désormais à la tête des Apothicaires ou de l'Établi), pour cuisiner plus près de la rue. La Bijouterie, avec ses dimsums déjeunatoires et son menu unique du soir connut rapidement le succès. En deux ans, il a été rejoint par Thomas Pezeril (un ancien de chez Pic) en cuisine, Matteo Bonatto aux bouteilles, et Rémy pour le sucre. « La Bijouterie marchait bien. Je me suis

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Le Lyon Street Food festival revient

Street Food | Le Lyon Street Food festival #2 revient début septembre aux Subsistances

Lisa Dumoulin | Jeudi 6 juillet 2017

Le Lyon Street Food festival revient

Le Lyon Street Food festival revient les 8, 9 et 10 septembre aux Subsistances après le succès de la première édition. Cette année les invités sont Hong Kong, la Colombie dans le cadre de l’année France-Colombie mais aussi Puebla au Mexique, dont la gastronomie est classée au patrimoine de l’Unesco (c’est le seul pays avec la France). Des chefs et cuisiniers de tous horizons viennent donc préparer des plats “de rue”, aux côtés de nos chefs lyonnais tels Les Apothicaires, Mathieu Viannay, Christian Têtedoie, Mamasan, Joseph Viola ou encore le grand Régis Marcon. Nouveauté cette année, le “sugar hangar” dédié aux pâtisseries et mets sucrés, la “cocktail factory” avec des spécialistes de la mixologie (L’Antiquaire, le Black Forest Society, le Groom, la Vermuteria) et aussi un BBQ corner et des food trucks. Mai

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Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Grand Cuisine Cinéma Club | Ce dimanche a lieu la seconde édition du Grand Cuisine Cinéma Club, un festival de films culinaires, durant lequel on n’oublie pas de manger. Interview avec Mat Gallet, l’un des organisateurs de l’événement.

Adrien Simon | Dimanche 18 décembre 2016

Mat Gallet : « On a la brigade éphémère la plus dingue et la plus brillante qui soit »

Un mot sur l’année dernière : en plus des dix films présentés (six documentaires, deux films d’animation, un long-métrage de fiction et un court-métrage) on pouvait manger des petites assiettes en rapport direct avec les projections : du houmous préparé par Simon Huet pour suivre le film Make hummus not war, des ramens de Yomogi avec Tampopo, une salade thai de Têtedoie en accompagnement de Farang. Le dispositif va changer ? Mat Gallet : Au Grand Cuisine Cinéma Club, on essaye d’imaginer un format d’événement propre à chaque thématique. La première édition tournait autour des foodmaniacs. On l’avait donc construite comme une expérience quasi boulimique : douze heures non stop, une orgie de films et de tapas un peu sexy. Là, avec l’édition #disruption, on se devait de tester un nouveau modèle. Vu les films programmés, il nous semblait important que les cuisiniers puissent vraiment donner leur interprétation des films. On a donc pris le contrepied de tous les conseils qu’on nous donnait. Et plutôt que de faire un événement plus gros, on a choisi de proposer un événement plus concent

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À mater & à manger

Grand Cuisine Cinéma Club | Le Grand Cuisine Cinéma Club retend la toile et remet le couvert pour un second festival de mets et de films, dont une avant-première goûtue : à savourer sans modération.

Adrien Simon | Mardi 13 décembre 2016

À mater & à manger

C’était en septembre de l’année dernière : un festival de cinéma (le premier du genre) offrant autant à voir qu’à manger. Pour la première édition du Grand Cuisine Cinéma Club, les spectateurs-dîneurs enchaînaient douze heures de films (documentaires, animation, fiction et courts-métrages) sur la cuisine, et de tapas apparus à l'écran (du houmous pour accompagner Hummus not war, des ramens pour suivre Tampopo...). Mat Gallet (Nuits sonores, Le Sucre) et sa bande recommencent ce week-end dans une formule moins boulimique, avec un nombre restreint de convives et une sélection filmique plus resserrée. En parallèle, quelques-uns des jeunes chefs lyonnais les plus en vue du moment « cuisineront en live, pendant les séances, dans la salle » pour (en plus de nombreuses surprises) servir un vrai repas, à table.

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Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Lyon Street Food Festival | Au premier Lyon Street Food Festival ce week-end, l'on croisera la route des meilleurs food trucks du coin mais pas seulement : des Apothicaires à la Mère Brazier, les top chefs de la ville se la jouent street credibility. Fameux.

Adrien Simon | Mardi 20 septembre 2016

Aux Subsistances, la street cred' sauce Hong Kong

Les food trucks lyonnais se radinent ce week-end aux Subsistances, pour un festival de trois jours autour de la "gastronomie nomade". Les habitués des marchés lyonnais seront ravis de retrouver le bar à jus l’Estanco, le triporteur de Trop Chou ou encore The Rolling Cantine (photo). Ce dernier transformé pour l’occasion en jonque flottante, afin de coller au thème de cette première édition : Hong Kong. Les camions-cuisines assureront le ravitaillement des visiteurs dans la cour, et l'on retrouvera sous la grande verrière des cuisiniers sédentaires s’essayant eux aussi à la bouffe en barquette : les cuistots très en vue du Café Sillon (le dépotant-déroutant resto du 7e), de La Bijouterie (qui joue déjà avec les dim sums dans le 1er), et des Apothicaires (le nouveau spot à ne pas manquer du 6e) y officieront. Tous promettent de se mettre au diapason hongkongais, avec du côté de Tabata et Ludovic Mey (les Apo

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Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

GUIDE URBAIN | De Katsumi le précurseur à Tabata & Ludovic les derniers installés, une génération spontanée de chefs voyageurs, connectés et décomplexés explosent les codes de la gastronomie traditionnelle : tour d'horizon.

Adrien Simon | Mardi 22 mars 2016

Bistronomie : ces chefs qui bousculent la tradition

Il fut un temps où la cuisine, en France, n'était pas "cool". Un temps d'avant Instagram, les blogueuses et les yelpeurs ; avant Top Chef, Jamie et Cyril ; avant la "food" (porn, ing, ista) ; avant les brunchs électro, les soirées fooding, les chefs en jean-baskets et tablier bleu. La cuisine en France, à défaut d'être branchée, pouvait être gastronomique, patrimoniale, référence mondiale. Quoique... Fin 90, une certaine presse étrangère la juge « rigide », « ennuyeuse », trop chère. En 2014, le New York Times s'acharne encore : la cuisine française a définitivement implosé ! Mais ses débris sont précieusement ramassés par une flopée de jeunes chefs, (notamment) adeptes de la bistronomie, qui explosent les codes du restaurant de papa et envoient des assiettes mode. À Lyon, parler de bistronomie revient à évoquer En Mets Fait ce qu'il te Plait, improbable chalet au coin des rues Chevreul-Gryphe (la façade a depuis été refaite). Improbable bazar aussi, que son hall d'entrée. Katsumi s'y installe en 1999, seul en cuisine : il décrète que l'on viendra chez lui pour ce qu'il y a dans l'assiette (et les verres) — un point c'est

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Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

GUIDE URBAIN | Début mars a ouvert le très attendu restaurant de Tabatha et Ludovic Mey. Les Apothicaires ? Déjà savoureux.

Adrien Simon | Mardi 15 mars 2016

Les Apothicaires : l'antre des préparations magiques

Sur notre écran de télé, l'on découvrit Tabata un soir de 2012. Top Chef : elle, profilée "méchante-chiante", éliminée ; en pleurs dans les bras du Jedi Marx. Une sombre histoire de canard. « La vie, c’est pas un concours » dixit le sage Piège, juré de l'émission. Les personnages de M6 ont une vie hors du tube cathodique : pas tout à fait identiques, ils font quand même de la cuisine. Et ouvrent des restaurants. Tabata, c'est cinq ans chez l'étoilé Le Bec. Au sortir des écrans, c'est à la tête de Marguerite (brasserie Bocuse) qu'on la retrouve. C'est là qu'elle fourbit son projet avec Ludovic Mey, son second ; bientôt son mari. Mais avant de s’installer dans le 6ème, dans ce local tout en longueur — fine banquette, cuisine ouverte, un grand comptoir/passe-plat en marbre noir — avant donc, le couple mûrit son projet sous le soleil de São Paulo... et à Copenhague. Au Brésil, la patrie de Tabata, Alex Atala (l'un des meilleurs cuistots du monde, paraît-il), les expédie vers « la nouvelle frontière des saveurs », comme il dit : l’Amazonie et Belém. « On ne connaissait pas un c

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