Retour de Boomrang

Sébastien Broquet | Vendredi 11 septembre 2020

Photo : © Louise Grossen


Ce lieu connaîtra décidemment de nombreuses vies : aprés avoir incarné la belle Taverne Gutenberg, puis le plus éphémère Cartel, voici venir Boomrang, autodésigné « tiers-lieux culturel », quand bar associatif aurait sans doute largement suffit. De même qu'évoquer des rumeurs sur un présumé passé de maison close n'enrichit en rien le storytelling... Reste que ce bâtiment laissé dans son jus, brut et d'esprit squat, mérite de conserver sa vocation de spot festif ancré en plein cœur du quartier de la Guillotière. Et que le voir repris par de jeunes acteurs de la scène culturelle locale est bienvenu. Expositions, conférences et DJs continueront donc de rythmer les murs du 5 rue de l'Épée. On en reparle vite.

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Boomrang : prime à la jeunesse

Bar associatif | Boomrang a pris ses quartiers dans un ancien immeuble de la Guillotière : Mathilda et Ambrine, respectivement ex-programmatrice et barmaid du Cartel, ont deux ans pour faire du lieu un temple du dynamisme culturel lyonnais avec comme credo : « lorsque tu sors du bar, t’as envie d’y retourner ! ».

Léa Zaïdat | Lundi 28 septembre 2020

Boomrang : prime à la jeunesse

« On existe, on est là, on est hyperactifs et on a aussi notre parole dans le paysage culturel et politique » Mathilda Saccoccio et Ambrine Ayeb viennent de lancer Boomrang et ont de l'ambition pour leur bar festif, ouvert de 18h à minuit. Ici, elles veulent imaginer ce qu'elles appellent « la fête de demain, bienveillante avec les femmes, la communauté LGBT+, écologique, hors club ». Elles veulent repenser la « façon de consommer la fête ». Et réfléchir aussi, autour de tables rondes : ce jeudi, les curieux sont invités à débattre rap et féminisme. Comme auparavant au Cartel qui occupait ces murs avec un concept très proche, des ateliers sont organisés (cinéma le mercredi, yoga, rap pour les 12-15 ans…) Au prix de deux euros d'adhésion par an, le bar vous est ouvert. Vous pouvez travailler grâce au Wifi, boire un verre et profiter de toutes les activités. Une nouvelle exposition sera proposée tous les premiers jeudis du mois avec des artistes issus de la jeunesse lyonnaise, comme les photographies exposées en

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Taverne Gutenberg : fric-frac à la Guillotière

Spots en mouvement | La Taverne Gutenberg, en tant que lieu, c'est fini. Mais elle existe toujours en tant que structure, ailleurs. Et dans ses (anciens) murs, voici venir Le Cartel. Vous n'avez pas tout compris ? On va vous expliquer.

Sébastien Broquet | Mardi 5 mars 2019

Taverne Gutenberg : fric-frac à la Guillotière

La Taverne Gutenberg, c'était un immeuble de la Guillotière, bâti au 5 rue de l'Épée, qui en quelques mois s'était fait un nom chez tout ce que la ville compte d'aficionados de culture et de fête qui tranchent dans le vif. Inauguré dans sa forme pérenne le 10 mars 2016 après quelques mois en mode "occupation temporaire", le lieu était porté initialement par la graphiste Maïa D'aboville et le peintre Henri Lamy, en couple à la ville. Ce dernier étant un habitué des squatts artistiques : il avait été quelques années plus tôt à Paris artiste résident du célèbre 59 Rivoli. L'immeuble, lui, appartient au père d'Henri Lamy - on est donc loin du squatt, cette fois : à l'époque de l'ouverture, ce dernier (prénommé Philippe et lui-même ancien artiste) nous déclarait : « Je voulais me réinvestir dans le milieu artistique, et je voulais fixer un peu mon fils, qui parcourt le monde grâce au s

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La Taverne Gutenberg investit une nouvelle friche éphémère

Art & Urbanisme | Un nouveau lieu éphémère va voir le jour à la rentrée, porté en particulier par l'équipe de la Taverne Gutenberg, Intermède et des Ateliers La Mouche.

Sébastien Broquet | Mardi 5 juin 2018

La Taverne Gutenberg investit une nouvelle friche éphémère

Lyon se lance enfin pour de bon dans la revitalisation de la cité par l'exploitation des lieux éphémères : Zoo et Terminal côté street art, préfiguration du CCO à la Soie en attente de la livraison du bâtiment, l'on vous parlait de tous ces sujets dans nos éditions précédentes. Voici venir probablement le plus ambitieux à ce jour de tous ces projets, porté cette fois par l'équipe dynamique de la Taverne Gutenberg, qui secoue sévère le monde de l'art d'entre Rhône et Saône et visiblement compte aller encore plus loin : de début octobre à novembre prochain, l'équipe récupère une friche en pleine ville dans le 7e arrondissement pour en faire le spot d'exposition le p

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On joue, avec la nourriture

Ateliers | Vos kids aiment jouer avec la nourriture ? Pas de problème. Pour participer à l’atelier “Tampon Patate” à la Taverne Gutenberg, c’est même plutôt un atout. Le (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 14 février 2017

On joue, avec la nourriture

Vos kids aiment jouer avec la nourriture ? Pas de problème. Pour participer à l’atelier “Tampon Patate” à la Taverne Gutenberg, c’est même plutôt un atout. Le projet : réaliser des tampons avec des outils comestibles ! L’artiste Claude Héraudet propose aux enfants de 7 à 14 ans de créer de beaux personnages inspirés de l’art africain, habillés de costumes de tous les pays. Un joyeux mélange artistique et culturel qui permettra ensuite de réaliser une grande fresque peuplée de tous les personnages inventés par les petits gones. Autre possibilité, impliquant toujours la manipulation de nourriture : l’atelier d’initiation à la teinture sur tissu. La jeune Marie-Goundo Traoré propose de faire découvrir les pratiques de coloration des teinturiers de Bamako (Mali). Combinant colorants alimentaires, oignon, chou rouge et vinaigre blanc (miam !) les tissus en coton se teintent selon les techniques de batik du Sirili et du Bogolan. Chaque enfant pourra repartir avec sa réalisation ! À noter pour les intéressés, la mise en place d’un deuxième atelier d’approfondissement est envisageable.

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Taverne multiple

ARTS | La Taverne Gutenberg propose une nouvelle exposition collective pendant tout le mois de février (jusqu’au 26), sur le thème Équations multiples : (...)

Lisa Dumoulin | Mardi 14 février 2017

Taverne multiple

La Taverne Gutenberg propose une nouvelle exposition collective pendant tout le mois de février (jusqu’au 26), sur le thème Équations multiples : interrogeant la place des individus dans une société mondialisée, l’exposition veut aussi montrer comment l’art évolue en se nourrissant de la diversité. Parmi la trentaine d’artistes exposés, découvrez le péruvien 3YONE et son univers coloré où un pêcheur suspendu réalisé en xylogravure (technique similaire à la linogravure) questionne la place des artisans à l’heure de l’élevage massif. Ou la grecque Evagelia Hagikalfa et ses paysages imaginaires réalisés à partir de collages de cartes postales. Ou encore cette oeuvre numérique et interactive sur les équations de foule... Riche.

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Inauguration de la Taverne Gutenberg

ARTS | Le centre d'art alternatif de la Guillotière, dont nous vous parlions dans notre n°824, fête son inauguration en tant que lieu pérenne : ce mercredi (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 10 février 2016

Inauguration de la Taverne Gutenberg

Le centre d'art alternatif de la Guillotière, dont nous vous parlions dans notre n°824, fête son inauguration en tant que lieu pérenne : ce mercredi 10, de 19h à 22h, le rendez-vous promet d'être décalé, prenant la forme d'une déambulation dans les couloirs et les étages de ce spot imaginé par le peintre Henri Lamy et la graphiste Maïa D'aboville. Chaque pièce sera investie par l'un des artistes en résidence ou conviés pour l'occasion. Performances, danse, musique, sculptures, vidéos, les formes seront multiples, les artistes aussi : Chufy, Camille Davy, Kitchen Table Collective, Ziska, Margot Guillet... Et bien sûr Birdy Kids qui a réalisé la fresque sur le mur extérieur. Prix libre pour cette soirée placée sous le signe "Hybride".

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Taverne Gutenberg : « On peut tout imaginer »

ARTS | Un nouveau lieu d’art prend place dans la cité : la Taverne Gutenberg, initialement projet éphémère, devient pérenne sous l’impulsion du peintre Henri Lamy et de sa compagne, la graphiste Maïa D’aboville.

Sébastien Broquet | Mardi 19 janvier 2016

Taverne Gutenberg : « On peut tout imaginer »

A la Guillotière, quartier longtemps dénigré avant sa récente mutation, s’est développé une intense vie de quartier à forte identité algérienne - le raï et le chaabi étaient souvent joués dans les arrières-salles de café, lorsque l’un sortait son guember, donnant naissance à une multitude de cassettes méconnues. Peut-être, certains d’entre eux se sont produits en fin de nuit dans cet ancien café algérien à l’angle de rue de l’Epée et de la rue Gutenberg où un comptoir magistral trône encore, à droite de l’entrée. On peut l’imaginer… Ce qui est certain, c’est que durant la guerre d’Algérie, vers 1958 / 59, c’était un fief des indépendantistes. Le patron, arrêté et malmené par la police française pour ses affinités avec les militants du FLN, en mourut ; sa fille repris le bar, avant de revendre l’immeuble il y a huit ans et finalement de le quitter il y a un an. La désormais Taverne Gutenberg s’est inventée une autre vie : centre d’art alternatif, lieu de vie voulant s’ancrer dans le quartier. Un nouveau spot qui va prendre une place importante : le peintre Henri Lamy et sa compagne Maïa D’Aboville, à l’initiative

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