Summer Session : la flamme de danser

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Photo : Murman Tsuladze © DR


Il n'y aura qu'une salle lors de cette Summer Session du Petit Bulletin – et d'ailleurs ce n'est pas une salle puisque c'est en plein air – mais quand même trois ambiances bien distinctes. En ce 3 juillet, on retrouvera le folk ombrageux de Raoul Vignal qui se fera une joie discrète de venir poser un voile argenté sur le ciel d'été qu'on imagine déjà brûlant du côté du parvis du Transbordeur, généralement assez prompt à monter en température dès lors que les premiers rayons de soleil apparaissent.

Mais aussi la transe électronisante et orientaliste de Taxi Kebab, croisement de chaâbi (le chant de Lea Jiqqir est en darija, l'arabe dialectal du Maroc, et c'est propice à l'envoûtement) et d'un genre d'électro-new wave qui en jetant des motifs glacés sur le sable – ou le béton – brûlant, provoque des poussées de sueur.

Oriental, Murman Tsuladze l'est tout autant mais le trio est à chercher quelque part entre la mer Noire et la Caspienne (Georgie, Daghestan) sur les vestiges de l'ancienne Union Soviétique. Et ceux d'un krautrock croisé new-wave sur lesquels ils n'hésitent pas à venir poser du saz emprunté au folklore turc ainsi qu'une bonne dose de loufoquerie. Car pas grand chose n'est à prendre au premier dégré ici, surtout pas « la flemme de danser » dont se réclame Murman sur un des titres du groupe. Cette flemme vous ne l'aurez pas, la flamme oui, sans doute.

Summer Session du Petit Bulletin
Au Transbordeur le samedi 3 juillet dès 19h


Taxi Kebab + Murman Tzuladze + Raoul Vignal


Transbordeur 3 boulevard Stalingrad Villeurbanne
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Summer Session | En vedette américaine (mais lyonnaise), la Summer Session du Petit Bulletin accueillera le 3 juillet au Transbordeur Raoul Vignal, qui a publié son troisième album Years in Marble, en mai dernier. Le songwriter et as du fingerpicking revient sur ce disque mais aussi son parcours, sa vision du folk et son cousinage avec Nick Drake.

Stéphane Duchêne | Mercredi 30 juin 2021

Raoul Vignal : « la guitare est mon piano à moi »

Comment décrirais-tu ta musique et ton attachement au folk ? Raoul Vignal : C'est clairement un genre que je rattache au passé. Ce que j'écoute comme folk, ce sont des choses d'il y a plusieurs décennies, les artistes qui m'ont permis d'entrer dans la composition et dans le jeu de guitare. Et peut-être que dans ma manière de l'interpréter, c'est mis au goût du jour avec les technologies actuelles, ce qui donne ce côté intemporel. Mais je ne cherche pas à ramener le genre dans le troisième millénaire, c'est plus une façon d'habiller ma guitare folk. Comment s'est faite ta rencontre avec la musique pop dans ta jeunesse et qu'est-ce qui t'a justement dirigé vers le folk en particulier au moment de développer ton projet solo ? C'est surtout passé par mon apprentissage de la guitare. J'ai commencé quand j'étais ado et ça m'a très rapidement gonflé, j'ai arrêté parce que la méthode d'apprentissage ne m'allait pas du tout. Être devant une partoche, apprendre les notes une à une, je ne voyais pas où était la musiq

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Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Summer Sessions | Retour des Summer Sessions le 1er juillet, avec en ouverture Pat Kalla & co. Hors d'œuvre d'une saison estivale qui s'annonce prometteuse aux abords extérieurs du Transbordeur.

Stéphane Duchêne | Lundi 14 juin 2021

Retour des concerts : summer time au Transbordeur

Il était déjà revenu un peu timidement et reviendra sans doute encore bien plus fort mais voici que le live fait sa rentrée d'été au Transbordeur. En extérieur et selon la désormais bonne vieille tradition des Summer Sessions. Lesquelles fleurissent généralement avec le mois de juillet. Ouverture le 1er juillet donc avec Pat Kalla & le Super Mojo en release party du tout frais album Hymne à la vie, à la pochette (et musique) très Summer Session. Kalla qui sera accompagné ce soir-là du projet tout aussi solaire de Paola, Povoa et Jerge (appelez-les PPJ), trio né du confinement et dont le 1er EP vient de paraître. Un set encadré en ouverture du warm-up (où on fera chauffer les pneus, sauf qu'il n'y aura pas de pneus) d'Heavenly Sweetness Sound System (avec Hugo Mendez, fondateur du label Sofrito !) et du closing (c'est quand on ferme la soirée) dispensé par Pedro Bertho. Comme c'est l'ouverture, c'est gratuit (même si sur réservations, la cour du Transbo n'est pas extensib

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Raoul Vignal : de marbre et de douceur

Folk | Prince du finger-picking et des accords alternatifs – les lecteurs de Guitar Mag ou de La Gazette du Mediator comprendront –, le Lyonnais Raoul Vignal (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 juin 2021

Raoul Vignal : de marbre et de douceur

Prince du finger-picking et des accords alternatifs – les lecteurs de Guitar Mag ou de La Gazette du Mediator comprendront –, le Lyonnais Raoul Vignal n'en finit plus de livrer des albums impeccables qui après l'avoir installé comme ni plus ni moins que le Nick Drake français réussisent au fil du temps et des sorties à l'éloigner durablement de cette simple comparaison, certes flatteuse, mais à force sans doute un peu embarrassante. Car le chanteur-guitariste mérite, malgré le cousinage de son jeu et de sa voix avec ceux du barde de Tanworth-in-Arden, d'être jugé à l'aune de son propre talent et en toute indépendance. Plus que jamais son tout récent Years in Marble, troisième long format, devraient y inciter, où Vignal continue de s'imposer en orfèvre de la mélodie et de l'arrangement létal qui ne paie pourtant pas de mine. Une authentique leçon de folk, pastorale autant qu'urbaine, mélancolique autant que lumineuse et qui fait foisonner l'intime. Une merveille de plus à son actif.

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Oui, Transfer

Indie Rock | Pour sa troisième édition, le festival Transfer, qui prend désormais ses aises sur trois jours, continue de creuser le sens du mot "exigence" et l'intrépidité esthétique de la production indé. S'affirmant comme un événement de plus en plus enthousiasmant d'édition en édition. Sélection forcément subjective, mais pas que, des incontournables de l'événement.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 mars 2019

Oui, Transfer

Jacco Gardner Avec Cabinet of Curiosities (2013), Jacco Gardner en avait éveillé pas mal, de curiosités. Un intérêt et un talent confirmés ensuite sur Hypnophobia (2015) qui avait achevé de placer le jeune homme sur le trône du psychédélisme rétro néerlandais – un concept en soi. Sur ce trône, Jacco aurait pû écraser quelques lauriers de son royal séant. Oh nee ! C'était mal le connaître. Car c'est en apesanteur et dans une veine rétro-futuriste – où le terme futuriste résonnerait plus fort – que nous est réapparu le koning de la pop prétendument vintage avec Somnium. Et en mode exclusivement instrumental – ce qui dans le domaine de la pop, fut-elle indé, équivaut à une forme de suicide dont les trompe-la-mort comme Gardner se rient allègrement. Un voyage fascinant dont il nous fait revivre la magie en concert avec un live en quadriphon

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Raoul Vignal se dévoile au Groom

Folk | En 2017, un album titré The Silver Veil a levé le voile sur le grand talent d'un jeune folkeux lyonnais nommé Raoul Vignal, parti marcher, au gré de chansons traversantes, sur les traces de Nick Drake et de ses héritiers en mélancolie minimaliste. Après de nombreuses premières parties, le voici en tête d'affiche au Groom.

Stéphane Duchêne | Mercredi 17 janvier 2018

Raoul Vignal se dévoile au Groom

Il n'est jamais très avisé d'évoquer la météo dans une chronique musicale. Ni jamais, d'ailleurs, tant le sujet est une preuve à charge de l'épuisement de tout autre – pour la faire courte, c'est un peu paresseux. Mais c'est un fait : s'il ne l'a sans doute pas fait exprès, en titrant son album The Silver Veil, pour rendre hommage à ce linceul gris qui recouvre souvent Berlin, où il a passé une partie de ces dernières années et enregistré ce disque, le Lyonnais Raoul Vignal, l'une des belles révélations de 2017, l'a sans doute condamné à devenir la bande-son de cet hiver qui nous prive de lumière derrière des rideaux de pluie ou le molleton de nuages figé comme un tombeau de marbre gris que même la tempête ne parvient pas à balayer. Pour preuve les titres des morceaux de The Silver Veil : Hazy Days, pour ouvrir ce doux bal, puis Under the same sky, Whispers, The Silver Veil, Shadows sont autant de références à un monde en demi-teinte, en clair-obscur. Mais cette bande-son, bien douce et cotonneuse, enveloppe et réchauffe dès les premiers arpèges de l'album, dès le premier contact avec cette voix q

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Les bons plans de la semaine #1

Un bon plan par jour jusqu'à la rentrée | Ne jamais s'ennuyer, jusqu'à la rentrée : voici nos sorties de l'été.

La rédaction | Mercredi 5 juillet 2017

Les bons plans de la semaine #1

Mercredi 5 juillet : Rotatives #4 Quatrième volet des soirées Rotatives. Déjà la dernière de la saison pour Hétéroclite, qui présente son numéro 124 couvrant juillet-août. En afterwork après une journée de labeur, pour prolonger l’apéro, prenez place dans l’ambiance feutrée du L Bar. On va picorer, on va picoler… Rentrer dans l’été en se trémoussant frénétiquement sur la playlist de l’éternel Yves Sans Roland, et chanter à s’en décoller le palais. En somme, une soirée Rotatives comme les autres. Au L Bar à 19h Jeudi 6 juillet : Tshegue chauffe les Summer Sessions Chaque année, aux premières lueurs des vacances, nous vous convions à une soirée en compagnie de l’équipe du journal au Transbordeur, avec un coup de cœur qui sera cette année Tshegue. Coup de foudre, aussi : entre la voix de l’ancienne chanteuse de Jaguar, la congolaise Faty Sy Savanet, et les productions de Nicolas Dacunha (aka Dakou), c’est assurément une belle histoire qui vient de débuter par un premier maxi

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Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Quirky Festival | Insolite, biscornue, étrange, voici comment l'on pourrait qualifier la programmation de l'édition printanière d'un Quirky Festival, si riche de révélations et de talents, mêmes confirmés, à découvrir, qu'elle méritait bien une petite sélection suggestive et subjective.

Stéphane Duchêne | Mardi 2 mai 2017

Quirky : l'étrange festival au Bal des Fringants

Raoul Vignal Derrière ce patronyme peu glamour se cache l'une des révélations lyonnaises de ces derniers mois : un artiste folk aux doigts de fées dont l'art du picking et le goût pour la mélancolie évoquent de loin en loin un Nick Drake à moustache. Loin d'être un débutant, Raoul a déjà à son actif trois EP, une BO de film et une petite réputation berlinoise consécutive à un séjour de deux ans dans la capitale allemande. Mais c'est bien son premier album, The Silver Veil (Talitres) qui voit sa côte exploser. Enregistré à Berlin, le disque dont le titre évoque pour le coup le ciel posé comme un drap sur la capitale allemande, lève paradoxalement ce même voile sur un talent au potentiel immense qui fait le lien entre diverses écoles : celle de l'American primitive de John Fahey et Robbie Basho, celle du revival folk contemporain (José Gonzalez, Kings of Convenience) et celle, donc, unique de Nick Drake, décédé à l'âge où Vignal sort son premier album. Comme un signe d'héritage. Raoul Vignal

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Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Petit Bulletin Summer Sessions | À l'invitation du Transbordeur, Le Petit Bulletin organise l'apéro ce jeudi dans le cadre des Summer Sessions : concerts de Her et Kaben, diffusion du match France / Allemagne sur écran géant, et apéro en compagnie de la paire de DJ Femmes aux Fourneaux : interview.

Sébastien Broquet | Mercredi 6 juillet 2016

Où sont les Femmes ? (à l'apéro)

Un profil garage rock 60’s, de la noise qui ne se danse pas, de la techno à la Daniel Avery, de la pop sucrée française : vous ne vous interdisez rien. Comment on s’y retrouve, nous ? Femmes aux Fourneaux : Tu as oublié la northern soul, le disco, le hip hop, le punk... C'est vrai que ça fait une sacrée ratatouille. Du coup, de temps en temps, on offre des crêpes au public pour qu'il s'y retrouve. Vos mixes reflètent l’éclectisme de votre culture musicale. Mais quid des mouvements de société qui les accompagnent souvent, de quelles influences vous sentez vous proches : les riot girlz du début des 90’s ? les mouvements féministes des 70’s ? Ou Beyoncé aujourd’hui ? Les trois ! Les mouvements musicaux sont souvent associés à l'émancipation de minorités (noirs, femmes, LGBT...). On se retrouve dans cette idée d'empowerment... mais aussi d'entertainement. D'ailleurs, avec d'autres filles de la scène lyonnaise, on réfléchit actuellement à de l'organisation de soirées pour promouvoir les artistes féminines, dans un espri

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Un été sur les pistes

MUSIQUES | Plus courtes, les nuits d'été ? pas du côté des clubs, où le non-respect des pauses estivales est quasiment une valeur fondatrice. La preuve en cinq rendez-vous et autant de chances de multiplier les voyages stationnaires (mais pas immobiles).

Benjamin Mialot | Mardi 7 juillet 2015

Un été sur les pistes

Summer Sessions Les Summer Sessions, ce ne sont pas que des concerts taillés pour des containers (voir ci-contre). Ce sont aussi des soirées taillées pour des containers – et "hostées" par des habitués du Transbo. Restent ainsi une EZ! avec Trampa – dont le dubstep est si grinçant qu'il file des picotements dans les molaires – une Encore avec Tevo Howard – l'un les seconds couteaux les plus affûtés de la Chicago house – une Polaar avec Clap! Clap! – jazzman italien qui a les rythmes africains dans la peau. Et même une Arm Aber Sexy, du nom de l'incontournable before du Lavoir Public, qui aura pour la première fois la permission de minuit. Au Transbordeur jusqu'au 31 juillet

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Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

MUSIQUES | Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 26 juin 2015

Le Petit Bulletin aux Summer Sessions

Hier soir, Le Prince Harry, invité d'honneur des 20 ans de l'émission radio Tous en Tong, a donné le coup d'envoi, évidemment retentissant, des Summer Sessions, le cycle estival de concerts en plein air, apéros graphiques et autres projections en mode yankee du Transbordeur. Comme l'an passé, Le Petit Bulletin en sera partie prenante, le temps d'un apéro indie rock ambiancé par Super Fuzz Chabert et Big Muff Mialot, prélude à un concert de l'excellent trio folk-rock Woods. Ça se passe jeudi 9 juillet dès 19h, et c'est gratuit si vous vous inscrivez en amont (sinon, il vous en coûtera seulement 7 euros). Plus d'informations : http://www.transbordeur.fr/agenda/summer-sessions-woods-hummingbird-jeu-09-juillet-2015

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Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

ECRANS | Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de (...)

Christophe Chabert | Mardi 23 juin 2015

Drive-in au Transbo : des Blues au cœur

Les Summer Sessions du Transbordeur reprennent et avec elles la programmation de cinéma en plein air proposée par ZoneBis, vaillante organisatrice de l’incontournable festival Hallucinations Collectives. Histoire de se démarquer d’autres rendez-vous du même type (dont L’Été en cinémascope, qui démarre aussi cette semaine sur la Place Ambroise Courtois), ZoneBis adapte à la sauce hexagonale la pratique très yankee du drivein : tandis que l’image défilera sur un écran géant, vous serez installés peinards dans votre bagnole, l’autoradio branché sur une fréquence qui diffusera le son du film. Au menu de ces deux séances exceptionnelles, d’abord le mythique Blues Brothers de John Landis (le 26 juin à partir de 19h), resté aussi célèbre pour son casting de stars de la musique black — Ray Charles, Aretha Franklin, Cab Calloway, James Brown — et pour les tubes qu’elles interprètent que pour le duo John Belushi / Dan Aykroyd, frères de sang et de son en mission pour le seigneur afin de monter un grand concert de blues caritatif. Pour ceux qui, en attendant la tombée de la nuit, voudraient se cultiver tout en sirotant leur bière, on conseille

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La samba sans sambas de Samba de la Muerte

MUSIQUES | Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 juillet 2014

La samba sans sambas de Samba de la Muerte

Ne pas s'y tromper : cette Samba de la Muerte ne s'incarne aucunement en une samba endiablée jusqu'à ce que mort s'ensuive. Plutôt loin de là, même. Au moment où les formations les plus en vue de la pop française s'éparpillent en projets solo (il n'y a qu'à voir les Atlas Mountains faire feu de tout bois), c'est ici un Concrete Knife, sensation 2013 venue de Caen – Be Your Own King, souvenez-vous – qui s'accorde un quartier libre pour donner un peu de champ à ses élans créatifs. Loin de la pop à la fois martiale et en sucre (candide) des couteaux de béton, menée de main de maître par Nicolas Delahaye et incarnée par la lunaire Morgane Colas, Adrien Leprêtre – accompagné de Corentin Olivier (guitare), Gabriel Legeleux (percussions) et Martin Bonnet (basse) – affirme moins frontalement ses facilités. Préférant la demi-teinte et les demi-tons : mélange de folk, d'orientalisme et d'indietronica, plus atmosphérique qu'accroche-coeur ou tapageur. Et en cela, atmosphérique donc, comme les climats océaniques au contact desquels a grandi le musicien, sujet au changement, la fraîcheur laissant place au réchauffement et inversement – Bon Iver en été, qu

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Une bombe de bal

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Stéphane Duchêne | Mardi 8 juillet 2014

Une bombe de bal

Il y a des semaines comme ça confinant à la monomanie. Où que l'on regarde, la soul est (ou aurait dû être, dans le cas de Womack) partout. On ne s'étonnera donc guère que le bal donné par le Transbordeur dans le cadre de son club de vacancesen plein air premium baptisé Summer Sessions ait une forte teinte soulisante. L'accroche, stipulant une gratuité pour les tatoués, en est la suivante : "Mods vs rockers". Qu'on se rassure, il n'y aura pas de baston d'anthologie digne des mythiques concours de gifles 60's de la plage de Brighton. Mais des super groupes, oui, avec The Gentlemen's Agreement, quintette au redoutable groove et aux claviers peu appréciés de la police du pelvis. Mi-mods, mi-rockers et donc vrais schizophrènes, The Rebels of Tijuana sont eux à la fois les rejetons de Jacques Dutronc et du Jon Spencer Blues Explosion. Mais aussi de grands malades de l'esthétique vintage, comme en témoigne leur single Brazil 70, diffusé au début de la Coupe du Monde. Ajoutez à cela des DJs raccords (Yann Cracker et Fabylicious) et une audience saoule et vous obtenez un bal "bootylicieux" où choper ne sera

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Summertime

MUSIQUES | «Voilà l'été, voilà l'été, voilà l'été-é-é», chantaient les Négresses Vertes. Certes, mais une fois qu'on a dit ça, comment étancher sa soif de musique estivale quand justement on n'a ni l'intention de chanter tout l'été, ni l'intention de quitter la région lyonnaise. Éléments de réponse. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Vendredi 13 juillet 2012

Summertime

Chaque année, l'Onisep publie un ouvrage intitulé «Que faire sans le bac ?». C'est un peu la même vaste question qui se pose l'été venu : «Que faire l'été quand, rapport à l'augmentation de la recrudescence, à la crise, ou tout simplement du fait de l'absence de vacances, on est coincé à Lyon tel le renard dans un piège de braconnier ?». Se ronger la patte n'étant pas la solution – ce sont des choses qu'on regrette vite dès lors qu'on doit courir derrière un bus, rare en été –, l'amateur de musique aura quand même le loisir, s'il se remonte les manches, de se mettre quelques concerts sous les esgourdes. Pour cela, il peut commencer par remercier les Nuits de Fourvière qui ne remballent pas le matos avant la fin du mois de juillet. Et ô miracle, la plupart des concerts restant ne sont pas (encore) complets – exception faite de l'Éclat Final avec Brigitte et Arthur H et du hobo Charlie Winston. Summer session Voilà donc qu'il reste au programme de quoi bien combler sa fin de mois de juillet avec les bluesmen touaregs de Tinariwen (23 juillet), l'un des meilleurs groupes du monde – et on ne plaisante pas – ; l'ex-ministre de la Cu

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Cruel summer

MUSIQUES | Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 juillet 2012

Cruel summer

Avant l'été, le Transbo offre de réviser ses classiques en matière de genres, musicaux s'entend. Troisième Summer session et nouveau changement de genre donc. Encore que dans le cas de l'invité du jeudi 12 juillet, il faille peut-être davantage parler de style que de genre, Hyphen Hyphen ayant beaucoup du premier sans qu'on puisse bien définir dans quelle école musicale s'inscrit le second. Bref, comme beaucoup de formation de son époque – Metronomy, Foals, The Shoes, Marie-Madeleine –, Hyphen Hyphen se nourrit un peu à tous les râteliers esthétiques à la seule condition que le résultat soit foufou – pour ne pas dire légèrement hystérique – obsédant et dansant, au point qu'on puisse inventer pour ce type d'originaux le terme d' «obsédansant». Soit une musique qui prend possession de votre cortex par impulsion électronique et vous secoue dans tous les sens. Faut-il y voir une coïncidence avec la recrudescence soudaine du cannibalisme dans le monde, mais le fait est qu'il y a de plus en plus de ces groupes qui vous mangent le cerveau en l'espace de quelques secondes, sans qu'on ne puisse guère se défendre. Hyphen Hyphen, venu tout droit de la Côte d'Azur est de ceux-là. À ceci prè

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