Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Photo : Jérémy Galvan © DR


Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au dimanche 12 septembre pour sa cinquième édition. L'idée ? Des chefs investissent au déjeuner les jardins du fort Saint-Irénée. Après la bistronomie de Table Wei et de Manto ou la street-food du Bistrot Zakka, ce jeudi les Jardins de Vartan ramèneront leurs légumes (bio) pour un repas végétarien, et Philippe Bernachon clôturera la journée par un cocktail dinatoire. Le samedi, c'est Jérémy Galvan, l'étoilé de la rue du Bœuf, qui montera pour proposer un menu gastronomique en piochant dans le potager de l'Institut. Et pour finir : double-brunch le dimanche, confectionné par Ravigote, avec pour les enfants, grâce à La Petite Académie, calligraphie, dessin et même fabrication de dragons ! (Menus de 26€ à 120€).

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

La cuisine chinoise en fusion

Les Baguettes Magiques | Dans le cadre du festival Baguettes Magiques organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois, une cinquantaine de restos se mettent à la cuisine du Sichuan, de Shanghaï et de Pékin.

Adrien Simon | Mardi 24 septembre 2019

La cuisine chinoise en fusion

On connaît trop peu la gastronomie chinoise. Au point, comme dans un buffet à volonté de zone périurbaine, de trop souvent considérer comme chinois des plats panasiatiques comme les nems, rouleaux de printemps, riz cantonais, porc au caramel. Certes, des établissements plus rigoureux nous ont fait aimer le canard laqué et les raviolis pékinois, les dimsums vapeur cantonais, ou les aubergines à la sichuanaise. Ce n'est pas grand chose si l'on considère la richesse du territoire culinaire chinois et ses huit grandes cuisines régionales. C'est le constat partagé par le Nouvel Institut Franco-Chinois, qui occupe depuis 2016 le Fort Saint-Irénée rénové. Et qui organise la quatrième édition du festival des Baguettes Magiques. Samedi dans les locaux de l'Institut, on pourra à la fois chiner de la vaisselle de designers et se sustenter d'un barbecue ou de mantos de Manto, les enfants profiteront d’ateliers dédiés, les plus grands de démos culinaires, en buvant des thés de chez Cha Yuan. On finira

Continuer à lire

Club sandwichs

Food | Avril fini, on va pouvoir se découvrir de plus d'un fil. Et pique-niquer. Ici, deux nouveaux lieux pour nous aider.

Adrien Simon | Mardi 30 avril 2019

Club sandwichs

On connaissait Ravigote, l'adresse qui a rajeuni, façon ça passe ou ça casse, les déjeuners de la place Guichard. Le bistrot contemporain voisine depuis peu avec une annexe. « On voulait pouvoir vendre les produits qu'on utilise au restaurant » explique la tenancière, Marie-Laure : la cassonade Graeffe (le chef, Xavier Radojewski est ch'ti), des pickles maison d'oignon rouge ou de navets, une tresse d'ail fumé de Locon, bientôt des légumes des jardins décinois "de Vartan". « On a voulu proposer des sandwichs pour ceux qui n'ont pas le temps, l'envie ou les moyens de s'arrêter au resto. » Alors ils peuvent s'attabler ici, dans une pièce refaite avec le même genre de simplicité enjouée qu'à côté. Ou comme nous, rouler (4 minutes via la piste cyclable protégée de la rue de la Part-Dieu) vers les quais, avec dans la besace : un sandwich au rosbeef froid, sauce ravigote, ketchup de betterave et pickles (6€) et puis un autre courge rôtie, pesto d'épinard, crumble de graines et parmesan et une part de babka (un kouglof polon

Continuer à lire

Les Baguettes Magiques : la cuisine chinoise investit la ville

Food | Le festival de la gastronomie chinoise Les Baguettes Magiques revient pour sa troisième édition, du 25 septembre au 7 octobre.

Lisa Dumoulin | Lundi 24 septembre 2018

Les Baguettes Magiques : la cuisine chinoise investit la ville

Au menu, quinze jours de festivités pour un voyage gastronomique dans la ville, rythmés par quelques temps forts. Le clou (de girofle) du spectacle est évidemment la Lyon Chinese Food Week avec trente chefs lyonnais qui intègrent la Chine à leur carte en proposant des plats originaires du pays de Confucius. Tout en faisant découvrir les spécialités de chaque coin du pays, puisque chaque arrondissement de la ville correspondra à la cuisine d’une région. Ainsi le 1er arrondissement sera axé sur la cuisine de Pékin avec la participation de Traboule Kitchen, Café Arsène, Monsieur P et La Table Wei. Le 2e fera la part belle à Shangaï avec le Café Arsène, le

Continuer à lire

Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

FOOD | La troisième édition du Lyon Street Food Festival s’annonce épicée et croustillante : du 13 au 16 septembre, cuisine nomade sur fond de concerts cools vous feront repartir en vacances.

Lisa Dumoulin | Lundi 10 septembre 2018

Un air de vacances au Lyon Street Food Festival

Chaque année, le Lyon Street Food Festival met à l’honneur plusieurs destinations phares. Pour cette troisième édition, un tour panoramique du globe et des saveurs entre orient et occident est organisé avec un focus sur Montréal, Hong Kong et Izmir. La ville où la street food ne dort jamais, c’est bien sûr Hong Kong et ses marchés de nuit et autres étals de rue. Entre nature luxuriante et urbanisation, traditions et émergence, le champ des possibles est infini. Dignes représentants de cette culture, La Table Wei, nouveau restaurant bistronomique lyonnais, proposera des petits pains cantonais fourrés au porc cuit sept heures ; Mammy Pancake, échoppe de bubble gaufres, viendra spécialement pour faire goûter les egg waffles traditionnelles ; Jiang Xin, deux anciens étudiants de l’Institut Paul Bocuse, prépareront leur spécialité : le dim sum ; et enfin Bao Time, restaurant traditionnel cantonais, proposera sa recette de brio

Continuer à lire

Ça métisse dans les cuisines !

Refugee Food Festival | « Certaines régions sont en train de se déconstruire parce qu'elles sont submergées par les flux de demandeurs d'asile », déclare un ancien maire devenu ministre. OMG : la gastronomie lyonnaise va finir démantelée, éparpillée ? À moins que des initiatives comme le Refugee Food Festival offrent un nouveau sens au titre, un poil périmé, de capitale mondiale de la bonne bouffe...

Adrien Simon | Lundi 11 juin 2018

Ça métisse dans les cuisines !

Après une première édition française en 2016, une seconde européenne l’année dernière, les parisiens de Food Sweet Food, Marine Mandrila et Louis Martin, auteurs d’un remarqué Very Food Trip (Planète+ pour la série, La Martinière pour l’ouvrage), internationalisent cette année leur Refugee Food Festival. En ce mois de juin – le 20 étant la journée mondiale des réfugiés – des restaurants de New York, Athènes, Bologne, San Francisco ou Cape Town bouleversent leurs menus et accueillent des cuistots en exil. Certes, Brooklyn c’est un peu loin pour aller manger afghan [on invente : le programme n’est pas encore disponible au moment où nous bouclons], mais heureusement, Lyon accueille aussi l’événement. S'engager Ceci grâce à Claire Fournier et Clara de La Fonchais qui portent le projet bénévolement – c’est ainsi que fonctionne le RFF – et la collaboration de restaurateurs qui invitent, l’espace d’un ou deux soirs, des chefs étrangers ayant récemment obtenu l’asile en France. Ainsi,

Continuer à lire

Le Wagon Bar : le voyage incertain

Restaurant roulant | « Restaurant inédit », « carte signée du chef étoilé Jérémy Galvan », « vue exceptionnelle sur les plus beaux endroits de Lyon », « expérience gastronomique hors du commun ». Le communiqué de presse était plein de promesses. On était plein d’espoir.

Julie Hainaut | Mardi 15 mai 2018

Le Wagon Bar : le voyage incertain

19h45. On est sur place, complètement surexcitée à l’idée de déguster un menu gastronomique dans un cadre insolite – bus à impériale, toit panoramique. On grimpe l’escalier et on s’installe au fond, à droite. 20h07. Cinq minutes que le moteur chauffe, on a déjà testé plusieurs fonctionnalités de la tablette fournie. On a eu 4/5 à l’un des quizz (on a appris qu’il y aurait 500 traboules à Lyon), on a jeté un œil à l’itinéraire prévu (classique) et, déformation professionnelle, on a essayé de corriger les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe des descriptions des monuments de Lyon. On a faim et hâte. Le bus démarre. 20h15. La mise en bouche est servie alors qu’on se dirige vers Saint-Jean. Ça tangue, mais cette mini bavaroise carotte cumin, pickles de carotte et calamansi est parfaite, ça compense. Le verre est aimanté à la table, il faut le prendre avec les deux mains. Et plutôt lorsque le feu est rouge. Ou alors ne pas se risquer à porter une chemise blanche ET à boire du vin rouge. La vie est faite de choix. 20h41. On a boulotté quatre morceaux de pain, refai

Continuer à lire

Chez Jérémy Galvan, le nouvel étoilé par le Michelin

Restaurant | Il y a la première étoile qu’on accroche sur sa combi de ski, dès qu'on sait faire le "chapeau pointu". Et il y a celle qui comble les restaurateurs (et leurs carnets de réservation) qui intègrent, comme Jérémy Galvan, la sélection élitiste d’un célèbre guide rouge.

Adrien Simon | Mardi 14 mars 2017

Chez Jérémy Galvan, le nouvel étoilé par le Michelin

Le Michelin, cette vieille institution, est-il encore LA référence mondiale des guides gastronomiques ? Décalons la question : le débat sur la crédibilité de sa sélection n'est-il pas lui même un peu fatigué ? Le dénigrement du guide rouge (trop élitiste, trop conservateur) participe à revigorer l'événement que constitue encore le dévoilement de son palmarès. Cette année, c'était le 9 février. Et parmi les 70 nouvelles étoiles, les heureux élus lyonnais n'ont guère fait débat : le Miraflores, dans le 6e et Jérémy Galvan, dans le 5e. Si à 50 ans, on ne s’est pas attablé chez un étoilé Michelin, a-t-on raté sa vie ? Sûrement pas. Mais le pouvoir (magique) du Bibendum tient justement dans le fait de rendre fiers à la fois chefs et convives. Quand le client pousse la porte de l'étoilé, il entre chez l'élite, et veut en faire partie aussi. On l'aide avec la belle vaisselle, la pléthore de serveurs, le pain servi à la pince, la serviette du sommelier, et puis la litanie des "bonne dégustation !". Chez Jérémy Galvan, dans le Vieux Lyon, on joue un peu à ce jeu-là. Sans trop en faire cependant : on a remi

Continuer à lire

Deux nouveaux étoilés à Lyon

Guide Michelin 2017 | Le célèbre Guide Michelin a attribué aujourd’hui ses étoiles pour l’édition 2017 : à Lyon, Jérémy Galvan et Miraflores (où le chef Carlos Camino propose une (...)

Lisa Dumoulin | Jeudi 9 février 2017

Deux nouveaux étoilés à Lyon

Le célèbre Guide Michelin a attribué aujourd’hui ses étoiles pour l’édition 2017 : à Lyon, Jérémy Galvan et Miraflores (où le chef Carlos Camino propose une cuisine franco-péruvienne) obtiennent chacun un macaron. Ils viennent ainsi grossir les rangs des étoilés lyonnais, qui s’élèvent désormais au nombre de 18, aux côtés de Prairial, Pierre Orsi, L'Auberge de l'Ile Barbe, Au 14 Février, Les Loges, Takao Takano, Les Terrasses de Lyon, Têtedoie, Les Trois Dômes, Le Gourmet de Sèze, L'Alexandrin, Maison Clovis et Le Passe-Temps. Sans oublier les deux étoiles de La Mère Brazier et du Neuvième Art et bien sûr les trois étoiles de Paul Bocuse. Bon appétit ! Jérémy Galvan : 29 rue du Boeuf, Lyon 5e Miraflores : 60 Rue Garibaldi, Lyon 6e

Continuer à lire

Les joyeux bricolages de Ravigote

Restaurant | À deux pas de la place Guichard, l'ancien "bar de la Bourse" a pris un coup de jeune ! Déco souriante, service à la cool et assiettes enjouées.

Adrien Simon | Mardi 22 novembre 2016

Les joyeux bricolages de Ravigote

L'ancien troquet, vide depuis quelques temps, vient d’être repris par un jeune couple. Nous sommes à l’angle de la rue Voltaire et de la rue Mazenod, derrière la Bourse du Travail : le local a subi, trois mois durant, un intense rafraichissement ; de la façade repeinte, affichant désormais Ravigote, au p'tit coin (carrelage métro, bassine en cuivre en guise de vasque). La cuisine vitrée donne sur la salle (ou l’inverse), décorée avec bonne humeur : murs décapés, vieille fresque exhumée, plantes vertes suspendues, mobilier en multipli et acier tubulaire, évoquant l’avenir (acidulé) du réfectoire scolaire (par l’Atelier J&J). Une rénovation intégrale — jusqu'aux menus et cartes, travaillés par l'atelier lyonnais El Mundo de Lili et le street artiste Potter — et fait maison : « On a appelé tous les potes ! » Xavier, 29 ans, ouvre ici son premier restaurant, après avoir travaillé notamment aux Trois Dômes à Lyon ou chez Senderens à Paris. I

Continuer à lire