Les Fleurs du Bal, espace dédié aux expos et au livre d'occasion

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 2 décembre 2021

Photo : © Jeanne Claudel


Depuis 2003, la librairie Le Bal des Ardents — et son fonds de quelque 25 000 livres — est devenue un véritable sanctuaire pour les amateurs de bonne littérature, de revues alternatives, de livres d'art et de sciences humaines… Le Bal propose aussi des ouvrages d'occasion mais, avec le temps, l'espace est venu à manquer.

Francis Chaput-Dezerville (qui dirige le Bal) vient donc d'ouvrir, depuis la fin du mois de novembre, un nouvel espace situé dans la même rue, à quelques mètres de la maison mère. Les Fleurs du Bal (y aurait-il dans le nom du lieu une référence à un recueil de poèmes de Charles Baudelaire ?) sont consacrées aux livres d'occasion et aussi à des expositions d'artistes liés aux goûts du libraire (artistes participant par exemple aux Cahiers Dessinés, ou bien à des revues d'art brut ou d'art alternatif).

Actuellement, c'est Nylso qui présente des paysages singuliers et assez hypnotiques en noir et blanc. Côté livres, les murs sont déjà tapissés de nombreux titres des éditions Gallimard (Antonin Artaud et bien d'autres), Minuit, Bourgois… On y trouvera aussi des livres de poche et quelques DVD.

Les Fleurs du Bal
17 rue Neuve Lyon 1er

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Le Bal des Ardents, ou l'art de la singularité

Librairie | Si vous n’avez pas encore poussé la porte — une arche de livres — du 17 de la rue Neuve, c’est le moment. S’y niche une librairie généraliste pointue et étonnante.

Julie Hainaut | Mardi 17 mai 2016

Le Bal des Ardents, ou l'art de la singularité

Objectif : dégoter un bouquin rare sur le graphisme pour surprendre son nouveau mec bibliophile. Risque : feuilleter avec ardeur Selle de Ch’val (revue de critique sociale & d’expériences littéraires), se plonger dans Le Matricule des Anges (revue de littérature contemporaine), rester baba devant l’immense fonds de littérature et de sciences humaines, se découvrir une passion pour Chestov, se perdre dans L’Ancêtre de Juan José Saer, repartir avec l’intégralité d’Orwell (les quatre volumes de correspondance et ses deux bios, et non pas seulement sa fameuse Ferme des animaux et son roman d’anticipation 1984), s’enfermer chez soi, lire, s’évader, oublier l’anniversaire de son nouveau mec bibliophile. Bref, vous l’aurez compris, le Bal des Ardents fait perdre la tête. Jusqu’en 2003, le 17 de la rue Neuve abritait La Musardine, une librairie érotique. Salarié du lieu, Francis Chaput-Dezerville la rachète pour en faire une librairie généraliste, « comme antan », à savoir une librairie de fonds. Le Bal des Ardents, clin d’œil au texte de Pierre Bettencourt (poète et plasticien), voit le jour avec un fonds de 3000 ouvra

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