Valse III

ACTUS | Les théâtres (grands) lyonnais se prendraient-ils pour les membres d'un gouvernement socialiste ? On peut se poser la question, tant ça valse cette saison, avec des arrivées et départs en pagaille. Récapitulatif. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

Photo : © Cyrille Sabatier


Arrivederci et grazie mille ! À la tête du Centre National Dramatique jeune public qu'il avait baptisé Théâtre Nouvelle Génération voilà neuf ans, Nino d'Introna aura rempli trois joyeux mandats. En 2015, il retournera en compagnie, non sans avoir organisé une sorte de jubilé en proposant la reprise de trois de ses spectacles : Les Derniers géants, Yaël Tautavel et le petit dernier, Quand on parle du loup. Près d'une trentaine de candidats de sont manifestés pour lui succéder : Laurance Henry de la compagnie AK Entrepot, actuellement installée en Bretagne ; Florence Lavaud, couronnée en 2006 par un Molière et installée avec son Chantier Théâtre en Dordogne ; ou encore Olivier Letellier et son théâtre du Phare, lui aussi molièrisé pour son bouleversant Oh Boy !. Le quatrième à passer le grand oral devant les tutelles mi-septembre sera nul autre que… Joris Mathieu, avec sa compagnie Haut et court !

À l'orée 2014, Mathieu a pourtant été nommé à la tête du théâtre des Ateliers, au terme d'un long feuilleton tragi-comique, succession de passe d'armes entre les financeurs publics (Ville de Lyon, DRAC, Région) et Gilles Chavassieux, fondateur du lieu en 1975, entêté à ne pas lâcher son siège. Qu'à cela ne tienne, Joris Mathieu a d'ores et déjà annoncé vouloir mener les deux projets de front en cas de succès. Pour l'heure, c'est bien aux Ateliers qu'il fait sa rentrée avec l'annonce d'une saison composée à 80% de créations. Lui-même, en revanche, n'en proposera pas, préfèrant s'engager dans la co-production d'un spectacle de l'artiste visuel belge Miet Warlop (Dragging the Bone en mars). Placé au cœur de la Presqu'île, le lieu devrait par ailleurs multiplier les partenariats avec les salles (Célestins, Maison de la Danse, Croix-Rousse) et et festivals (Nuits Sonores, Micro-mondes, Lumière…) alentours, tout en demeurant axé sur les écritures contemporaines, que Mathieu abordera par le versant numérique qui lui est cher. Première représentation dès octobre avec Rêves/Kafka de Philippe Vincent. Autre nouvel arrivant qui était toutefois déjà dans les murs puisqu'il était programmateur du lieu : Marc Lesage est devenu co-directeur des Célestins au printemps. Il prend le poste de Patrick Penot, à la retraite mais qui compte bien maintenir son précieux festival de théâtre international Sens Interdits.

 

Vitalité

Aux portes de Lyon, le Toboggan et la Renaissance entrent également dans une nouvelle ère, tout en capitalisant sur des identités déjà bien affirmées. À Décines, après une saison de transition à moitié blanche, Sandrine Mini reprend en douceur les rènes des mains de Jean-Paul Bouvet et surtitre sa programmation «mémoire et transmission». Il sera avec elle toujours beaucoup question de danse contemporaine, mais aussi de musique (avec le Birds on a Wire de Rosemary Standley et Dom la Nena, par exemple), et d'un théâtre à la fois exigeant et accessible (Le Square, Ménélas rebétiko rapsodie).

À Oullins, la Renaissance conserve son label étatique de scène conventionnée «pour le théâtre et la musique». Les tutelles ont désigné Gérard Lecointe pour succéder à Roland Auzet, reparti volontairement en compagnie après trois années à la tête de cet établissement. Un choix pertinent, le directeur et créateur des Percussions Claviers de Lyon semblant en outre particulièrement heureux d'avoir bâti (en un mois !) son projet «comme on compose une symphonie». On y trouve des concerts, des spectacles musicaux, du jeune public, mais aussi du théâtre "pur jus", avec notamment la très habile adaptation de L'Amant de Pinter par Olivier Maurin.

 

Stagnation

Enfin, un mot sur ceux qui n'arrivent ni ne partent. Ceux qui restent donc. Mais pour combien de temps ? Christian Schiaretti a passé, on l'a dit ailleurs, un sale été. Bien que victimes d'un tout autre contexte politique, les choix de programmation d'Anne Courel, à la tête du Théâtre Théo Argence de Saint-Priest depuis 2010, ont eux aussi été contestés, lorsqu'en mars dernier, les San priots ont choisi des édiles UMP pour succéder à l'élue socialiste Martine David. Le théâtre étant en régie directe, il revient au maire de signer les contrats et donc les valider. Or, une bonne moitié de la saison initialement prévue n'a pas été maintenue. L'adjointe à la culture Catherine Laval souhaitant «ouvrir le lieu à un plus large public», elle estime que les programmations antérieures «ne correspondaient pas suffisamment à la multiplicité des demandes et publics constitués par la population san priote», comme elle le déclarait en conseil municipal le 27 juin. Ce souhait, on ne peut plus légitime, de s'adresser à tous, s'incarne dans une saison enfin rendue publique ces jours-ci. Problème : elle apparait totalement incohérente, oscillant entre le très beau et novateur spectacle jeune public Même les chevaliers tombent dans l'oubli (en mars) et les opérettes de la compagnie Cala, la viscéralité du technophile David Gauchard (Ekaterina Ivanovna) et des Labiche à la sauce Bernard Rozet. Le politique et le culturel ont bien souvent des amours orageuses. Le Théâtre Théo Argence le démontre en ce moment à ses dépens.

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"En marge", de Joris Mathieu : plein centre au TNG

Théâtre | Abrégée par le confinement, la perturbante et implacable dernière création de Joris Mathieu revient sur scène avec une force encore supérieure. Vertige des temps actuels.

Nadja Pobel | Jeudi 22 octobre 2020

En marge ! n’aura vécu que trois soirs en mars. Et nous avait déjà conquis par sa clairvoyance et une certaine douceur, corolaire d’une forme de résignation. Harry (Philippe Chareyron) ne sait plus où est sa place dans ce monde. Il évolue dans un décor à double face entre un mur d’écrans qui annule toute compréhension du monde et un appartement vert à rendre aveugle, où deux humains errent comme des fantômes Si parfois le dispositif massif peut lasser à force de tourner, il n’en est pas moins la démonstration glaçante qu’il n’y a point d’issue à cette existence, qu’Harry est coincé dans son bocal surblindé d’images et de paroles, fussent-elles enveloppantes comme le chabadabada de Lelouch ou les phrases échappées de chez Audiard, Godard et Kassovitz. « Toute une vie n’y suffirait pas » L'époque est aujourd'hui aux chaînes info (présentes ici) et au… virus qui « ont mutés d’endroit pour continuer à se développer, les humains doivent faire pareil » entend-on dans En marge ! Non pas que Joris Mathieu soit un visionnaire mais il regarde avec une attention ses contemporains et les r

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5 pièces de théâtre à ne pas rater en cette rentrée

À réserver | Au théâtre, c'est ouvert. Et l'on peut réserver pour la saison : voici cinq pièces sur lesquelles vous pouvez miser en toute confiance.

Nadja Pobel | Mercredi 23 septembre 2020

5 pièces de théâtre à ne pas rater en cette rentrée

Ivres Parmi les 42 spectacles à l’affiche des Célestins cette saison, ne pas rater Ivres ! La jeune metteuse en scène Ambre Kahan n’a pas manqué d’ambition en choisissant Ivan Viripev. Quatorze personnages ivres morts (l’ivresse du pouvoir, de la religion, de l’amour…), autant d’acteurs (et un musicien, Jean-Baptiste Cognet) au plateau et ce désir d’aller au plus près de la langue (qu’elle a retraduit pour l’occasion avec une acolyte), de jouer du déséquilibre avec un sol désaxé. La comédienne, formée au Théâtre National de Bretagne, porte ce projet depuis des années avec ses camarades d’école à qui elle fait vivre de véritables trainings sportifs pour mieux toucher à ce texte qu’elle définit comme « un réveil au sein de la bienveillance ». Au Théâtre des Célestins du mardi 3 au samedi 7 novembre Virus C’était prévu bien avant. Et ça tombe à pic. Yan Duyvendak nous avait déjà convié au procès d’Hamlet (Please, continue), voici

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Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Rentrée Culturelle | Lyon, en zone rouge : les théâtres rouvrent de façon trompeuse avec des jauges réduites à 60%. Heureux de revoir le public, les directeurs des grande salles font le point sur ce moment fragile. Et sans date de fin.

Nadja Pobel | Jeudi 24 septembre 2020

Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Il y a les mesures visibles (les masques obligatoires, l’espacement d’un fauteuil entre différents groupes). Et ce que l'on voit moins. Tout va bien ? Pas tant que ça : « on n’avait pas envie de faire comme si rien ne s’était passé » dit Stéphane Malfettes. D’où ces « premières nécessités » que le directeur des Subs a imaginées cet été : des concerts allongés (Christina Vantzou, un membre des divins Ez3kiel…), des balades avec les Femmes de Crobatie. Gratuites ou peu chères, ces propositions sont à la portée de toutes les bourses — sous conditions de réserver fissa. Peu seront servis et « on n’a pas envie de faire toute la saison comme ça ». Tout n’est pas reporté sur cette même saison, car l’hiver est peu sûr : « c’est un cauchemar pour les artistes, surtout avec des créations » dit-il. Exit Clédat & PetitPierre et Nina Santes : « en deuxième partie de son spectacle, les gens devaient venir sur scène, on ne peut plus le faire. Elle est la première à être soulagée de ce décalage d’un an. » La crainte est grande chez les directeurs de voir la rentrée prochaine totalement encombrée. Et mêm

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Les marges de Joris Mathieu

Théâtre | Et si c’était l'une des plus belles promesses à nous faire : rester en marge, chercher les aspérités, fuir les autoroutes et prendre les (...)

Nadja Pobel | Mardi 18 février 2020

Les marges de Joris Mathieu

Et si c’était l'une des plus belles promesses à nous faire : rester en marge, chercher les aspérités, fuir les autoroutes et prendre les contre-allées ? Dans sa création à venir, sans l'adapter ou ni même le transposer, Joris Mathieu s’inspire d’un roman fondateur de son adolescence, Le Loup des steppes de Hermann Hesse. Et fait avec ce bagage un pas de côté sur ses marqueurs artistiques : plus de textes, moins de filtres, même un « théâtre d’acteur » annonce-t-il dans son dossier de présentation. Il signe mise en scène et récit de deux personnages dont la rencontre leur est vitale pour poursuivre leurs existences. Tout se joue autour d’un mur placé sur une tournette, de façon à ce que l’on en perçoive l’endroit et l’envers, un refuge et un lieu d’exposition. S’il n’y a rien de plus concret pour matérialiser une frontière et un dépassement à effectuer,

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La R&D du TNG

Théâtre | Depuis 2015, Joris Mathieu est aux commandes du seul Centre Dramatique National de Lyon, le Théâtre Nouvelle Génération. Lieu qui n’a cessé de se chercher une identité et semble trouver ses marques en ayant l’audace de montrer des pièces naissantes.

Nadja Pobel | Mardi 17 septembre 2019

La R&D du TNG

Théâtre des Jeunes Années et désormais Théâtre Nouvelle Génération, rebaptisé par Nino D'Introna, resté dix ans durant à la tête de ce CDN (de 2004 à 2014), ce lieu est depuis 2015 entre les mains de Joris Mathieu. Le metteur en scène est arrivé avec sa compagnie Haut et Court et l’envie « d'imaginer demain ». Ce qui s'est traduit par le festival Nos Futurs (désormais annuel sous forme de fil rouge, entre décembre et février) et se décline tout au long de saisons qui ont parfois été nébuleuses, à l'instar des propres créations du directeur (sans le repère du vocable, dans des univers visuels sans grande lumière) : la programmation nous a parfois laissés dans le brouillard. Le constat ne peut s'arrêter là. I

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Joris Mathieu pour redynamiser les Ateliers

Entretien | En 2015, Joris Mathieu prenait la tête d'un Théâtre des Ateliers moribond ; rapidement après, il obtenait la direction du Théâtre Nouvelle Génération à Vaise et rattachait le premier au deuxième, en en faisant une seule et même entité. Alors que les tutelles lui ont accordé un second mandat qui le mènera jusqu'à fin 2021, il nous explique ses ambitions pour cette (double) salle.

Nadja Pobel | Lundi 30 avril 2018

Joris Mathieu pour redynamiser les Ateliers

Quelle place spécifique avaient les Ateliers dans votre projet de CDN ? Joris Mathieu : Depuis le départ, il y a l'idée de ce qu'on va lancer de manière beaucoup plus franche dès janvier : un vivier, l'association avec des artistes que l'on peut qualifier d’émergents, même si je n'aime pas trop ce terme, associés sur des phases longues avec des temps de recherche en amont suivi d’accompagnement en soutien aux productions. La logique du projet est de se dire qu'on a la chance de vivre dans une métropole culturelle très dense et qu'il faut soutenir de façon plus constructive les équipes artistiques, locales et nationales : nous sommes un Centre Dramatique National. Ce vivier existait déjà avec Catherine Hargreaves... Oui, mais c'était une première expérimentation en accompagnant une artiste pour qu'elle puisse développer son travail en lui donnant de la visibilité. On poursuivra ce processus en mettant en place deux choses : accompagner non pas un seul artiste, mais a priori quat

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Joris Mathieu au TNG jusqu'en 2021

SCENES | La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lui a fait savoir il y a quelques jours à peine : Joris Mathieu sera à la tête du Théâtre Nouvelle Génération (...)

Nadja Pobel | Jeudi 12 avril 2018

Joris Mathieu au TNG jusqu'en 2021

La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lui a fait savoir il y a quelques jours à peine : Joris Mathieu sera à la tête du Théâtre Nouvelle Génération jusqu'au 31 décembre 2021 et accomplira donc un second mandat. Il avait pris la direction de ce Centre Dramatique National en janvier 2015, succédant à Nino d'Introna. Depuis que le metteur en scène et auteur en a pris la charge, le théâtre se déploie sur deux site : l'historique à Vaise et un second, sur la Presqu'île, Les Ateliers, composé de deux salles.

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Frères sorcières au pays des matins calmes

Théâtre | En renouant avec Antoine Volodine, la compagnie Haut & Court prolonge un travail de fidèle compagnonnage et montre, par ce spectacle sombre, exigeant, son plus abouti peut-être, que les univers hors sol de chacun s'accordent idéalement.

Nadja Pobel | Mercredi 17 janvier 2018

Frères sorcières au pays des matins calmes

C'est un théâtre de sensations, onirique et d'une noirceur absolue qui curieusement ne suscite pas vraiment d'émotions sinon celle d'une langueur de plus en plus formalisée. Dans un décor imposant, délimité par une succession de cadres de scène qui dessinent une très grande profondeur de champ, Joris Mathieu et son scénographe Nicolas Boudier déploient leur théâtre optique et jouent des apparitions au lointain comme au devant du plateau. Rien n'est inscrit dans le temps ou l'espace de façon ferme. Un homme vit et disparaît au gré de ses envies depuis des dizaines de siècles. Vorace, il fait de l'Autre sa chose, la possède sexuellement. Il s'agit parfois de sa fille, Amandine Ondylone (quel nom !) dont il fait une « momie ». Elle-même trimballe ses enfants, les leurs, poupées de chiffons inanimées. L'inertie dont l'un des personnages se dit « maître » est l'une des lames de fond de ce spectacle et de cette écriture. Sur une échelle de temps immense, les êtres se confrontent indéfiniment à eux-mêmes, semblent être leurs propres proies. Et le constat est le même hors de la sphère intime. Dans les très rares moments qui f

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Des vagues au Toboggan

Politique Culturelle | Arrivée de Victor Bosch, déprogrammation de certains spectacles de fin de saison... la ville de Décines n'en finit pas de secouer le Toboggan après avoir déjà fait le vide dans la masse salariale et s'être séparée de sa directrice, Sandrine Mini. Le point sur la situation.

Nadja Pobel | Mardi 28 mars 2017

Des vagues au Toboggan

Ce pourrait être un épilogue apaisant. Mais il n'en est rien pour l'instant. Victor Bosch arrive au Toboggan comme directeur artistique, réclamé par la municipalité de Décines via l'adjoint à la culture Denis Djorkaeff afin, selon ce dernier, de « faire une programmation en un temps record. » Son type de contrat n'est pas encore connu, mais il devrait être là dans la durée et a été présenté à l'équipe la semaine dernière. Depuis un an, tout converge pour que Sandrine Mini, directrice depuis 2014 (en poste jusqu'au 30 avril) parte : réduction du budget de 27% par la ville (- 220 000€, voté le 2 février 2016), plan de restructuration drastique, débarquement de deux cadres (sur six) et une ambiance pour le moins intenable, selon les personnes concernées. En découle une inquiétude quant au devenir de cette salle âgée de vingt ans, qu'un collectif des amis du Toboggan a décidé de soutenir par une pétition ayant recueilli plus de 2500 signatures au printemp

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Sandrine Mini nouvelle directrice de la Scène nationale de Sète

Culture | L'ex directrice du Toboggan vient d'être nommée à la direction de la Scène nationale de Sète et du Bassin de Thau.

Nadja Pobel | Jeudi 16 mars 2017

Sandrine Mini nouvelle directrice de la Scène nationale de Sète

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, a donné son agrément à la proposition unanime du jury de nommer Sandrine Mini à la direction de la scène nationale de Sète et du Bassin de Thau, en plein accord avec François Commeinhes, président de la Communauté d’agglomération de Sète et du Bassin de Thau, Kléber Mesquida, président du Conseil départemental de l’Hérault, Carole Delga, présidente du Conseil régional d’Occitanie, et René Spadone, président de l’association. Sandrine Mini propose pour cette scène nationale le lancement, notamment, d'un pôle de création et de diffusion dédié au jeune public, dans une ville qui abrite aussi la maison de Jean Vilar. À la tête de la scène conventionnée du Toboggan à Décines de 2014 à 2016, Sandrine Mini avait essuyé une baisse de budget drastique en provenance de sa ville de tutelle avant d'être

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Beaucoup de promesses sur les scènes

Théâtre & danse | Quelques grands noms du panthéon théâtral et de nombreux trentenaires au talent cru : voilà de quoi remplir la deuxième moitié de saison qui, espérons-le, sera plus nourrissante que la première.

Nadja Pobel | Mardi 3 janvier 2017

Beaucoup de promesses sur les scènes

Étrange début de saison où les seules vraies émotions ont émané du solo de Vincent Dedienne, de deux des trois Fugues par le Ballet de l'Opéra, de la petite forme Udo de La Cordonnerie, du best of des Subs ou de La Cuisine d'Elvis à la Comédie de Saint-Étienne ; justement, son directeur Arnaud Meunier viendra bientôt avec son spectacle pour enfants Truckstop au TNG puis Je crois en un seul Dieu aux Célestins, où il retrouvera Stefano Massini après Chapitres de la chute. La Meute est de retour L'attaque en trombe de 2017, confiée à La Meute, devrait faire mentir cet automne morose : avec La Famille royale dès le 4 janvier au Toboggan (dont la directrice Sandrine Mini est poussée vers la sortie par sa municipalité) déjà, et dans la foulée aux Célestins qui ont l'intelligence de leur faire de nouveau confiance. Après Belgrade, la jeune troupe adapte le roman sulfureux et vigoureusement

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Sandrine Mini limogée du Toboggan

ACTUS | Malmenée depuis un an par la municipalité LR de Décines, le Toboggan avait déjà été amputé de 220 000€, le voici, depuis le dernier conseil municipal, privé de sa (...)

Nadja Pobel | Lundi 12 décembre 2016

Sandrine Mini limogée du Toboggan

Malmenée depuis un an par la municipalité LR de Décines, le Toboggan avait déjà été amputé de 220 000€, le voici, depuis le dernier conseil municipal, privé de sa directrice Sandrine Mini, limogée. C'est pour dénoncer cette injustice, tant Mini mène à la fois un travail d'une exigence artistique exemplaire et des actions de terrain avec les habitants, que le Groupe des 20 (ensemble des scènes publiques en région) appelle à une action, au Toboggan, le 15 décembre ; jour du prochan conseil municipal.

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Nos futurs, plein d'avenir

Théâtre Nouvelle Génération | Mais comment diable expliquer aux enfants que le monde va mal mais qu'il peut devenir meilleur ? L'art est parfois la meilleure option. Surtout lorsque l'on pense au dernier né des événements culturels au format biennale : Nos Futurs.

Antoine Allègre | Mardi 18 octobre 2016

Nos futurs, plein d'avenir

Imaginés par le Théâtre Nouvelle Génération et son directeur Joris Mathieu, ces deux mois et demi de formes théâtrales libérées, baptisées Nos Futurs, ont un mantra obsessionnel : « pour pouvoir anticiper, il faut savoir observer le réel. » Le metteur en scène poursuit : « On est dans l'idée d'imaginer un futur au pluriel. Développer des imaginaires permet de créer des perspectives, d'expliquer au jeune public que la capacité de l'humain à rebondir est notre ressource principale. » Ce jeune public (à partir de 8 ans) pourra notamment (re)découvrir la création maison Hikikomori, l'histoire d'un jeune homme qui se mure dans le silence et dans sa chambre. Chaque membre de la famille aura un casque et, en fonction de son âge, entendra des sons de cloche différents. Les 6 ans et (beaucoup) plus se questionneront sur notre place dans l'univers avec Cosmos 110 grâce aux yeux d'une petite fille qui cherche à converser a

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Un "Hikikomori" désincarné pour Joris Mathieu

Théâtre Nouvelle Génération | Quand le metteur en scène Joris Mathieu se penche sur le phénomène des "hikikomori" (ces ados ou jeunes adultes cloîtrés dans leur chambre, sans contact avec le monde extérieur), on reste sur le côté malgré de très belles images.

Nadja Pobel | Mardi 11 octobre 2016

Un

C’est l’histoire d’un spectacle qui promettait beaucoup et dont il ne reste que peu de choses. Joris Mathieu, metteur en scène et directeur de l’un des deux Centres dramatiques nationaux dédiés au jeune public (à Lyon en l’occurrence), s’est penché sur le cas aussi passionnant qu’inquiétant des hikikomori, phénomène au départ japonais. Soit des ados qui se cloîtrent dans leur chambre pour fuir une difficulté et n’en sortent plus, pas même pour manger. Afin de raconter ce mal-être, Joris Mathieu a écrit trois versions diffusées au casque en fonction de l’âge des spectateurs. Des spectateurs qui entendent donc les propos du père, de la mère ou de l’enfant. Si l’idée qu’à la sortie de la salle les enfants puissent nouer un dialogue à égalité avec leurs parents est lumineuse, il faut d'abord traverser cette heure de spectacle trop désincarné pour émouvoir, la faute à un récit très parcellaire, à des paroles rares et éthérées. En avant du plateau, le père et la mère vont et viennent avec une extrême lenteur, jusqu’à glisser comme Alice dans ce terrier que leur fils s’est construit : un dispositif imposant sur lequel sont projetées des image

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Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

De Stavisky à Lacornerie | Inchangés depuis des lustres pour la plupart, les directeurs des grandes scènes de Lyon creusent scrupuleusement leur sillon, en montant des textes attendus.

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

Incroyable ! Christian Schiaretti aura l'honneur d'imaginer le centenaire du TNP en 2020 : en poste depuis 2002, il a été reconduit à la tête de l'établissement jusqu'à fin 2019 ; son contrat arrivait à échéance en décembre. En cette rentrée, il revient, après un Bettencourt Boulevard bancal, à l'auteur qu'il a le mieux transposé à la scène depuis son arrivée : Aimé Césaire. Il reprend Une saison au Congo (du 2 au 10 décembre), créé en 2013 puis signera La Tragédie du roi Christophe (du 19 janvier au 12 février). Dans la première, il avait su organiser clairement la conquête de l'indépendance de ce pays et la chute de son héros pacifiste Lumumba grâce à une alchimie entre sa troupe habituelle du TNP et des comédiens du collectif burkinab

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Le Toboggan sur une pente glissante

ACTUS | Dirigé depuis deux ans par Sandrine Mini, le Toboggan de Décines est l'un des trésors de la culture en agglomération. Mais une baisse de 220 000 euros de subvention annoncée fin janvier par la mairie la contraint à réduire drastiquement sa programmation à l'heure du vingtième anniversaire. Rencontre avec cette directrice atypique viscéralement convaincue de la nécessité de l’accès à la culture pour tous.

Nadja Pobel | Mercredi 24 février 2016

Le Toboggan sur une pente glissante

Sandrine Mini et la programmation qu’elle a faite cette saison au Toboggan se ressemblent : infiniment généreuses et éclectiques, toujours de très bon goût. « Faire de la culture une fête et un divertissement sans jamais céder à la facilité » : tel est le credo de cette femme de 45 ans, arrivée à la tête de la salle de Décines en même temps que la nouvelle équipe municipale estampillée Les Républicains, et après un parcours en musées (Réunion des Musées Nationaux, musée Picasso et un saut par l’ambassade de France dans sa seconde patrie, l’Italie). Si sa candidature a émergé des 90 autres, c’est qu’elle voulait précisément travailler sur un territoire abrupt, l’Est lyonnais où la culture est nettement moins une évidence qu’en Presqu’île. « Au service des habitants » comme elle le dit souvent au cours de la conversation, elle ouvre le lieu, quitte à proposer des petites formes dans le magnifique hall pour ne pas effrayer ceux qui ne se sentiraient pas à leur place dans la salle de 650 places. Et ça marche ! Les abonnements des Décinois ont cru de 10% en un an. Parfois via le biais des séances scolaires à l’issue desquelles est proposé aux élè

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Joris Mathieu : «des œuvres qui s’adressent à chacun»

SCENES | Un an après avoir pris les rênes du Théâtre Nouvelle Génération, Joris Mathieu y présente cette semaine, à guichets fermés, sa première création. "Hikikomori" partira ensuite en tournée et sera de nouveau à l’affiche à Lyon à l’automne. D'ici là, l’auteur-metteur en scène nous raconte ce projet. Propos recueillis par Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 5 janvier 2016

Joris Mathieu : «des œuvres qui s’adressent à chacun»

Hikikomori «C’est un phénomène social né au Japon. Cela touche essentiellement des pré-adolescents, adolescents ou jeunes adultes qui, du jour au lendemain, face à une difficulté, une pression sociale ou parfois une raison plus diffuse difficile à déterminer, choisissent de se cloîtrer dans leur chambre et de ne plus en sortir. Souvent, ils s’enferment avec leurs parents, qui continuent à cohabiter avec eux. En japonais, hikikomori signifie "le repli sur soi". En lisant un article sur ce sujet, qui est d’une grande ampleur au Japon et toucherait un jeune sur dix dans la tranche d’âge 18-25 ans, j’ai découvert que cela arrivait en Europe. Je me suis alors posé la question de comment construire un spectacle qui parlerait de la famille, de la relation qu’entretiennent enfants et adultes lorsque l’enfant a décidé de s’extraire du monde et que les parents n’arrivent plus à entrer en communication avec lui.» Les casques «Comme c’est un sujet à la fois social et politique, qu’il interroge sur ce qu’est la communication dans la famille (est-ce qu’on est ensemble ou isolé chacun dans nos bulles, en cet

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Rentrée théâtre 2016 : n’ayons peur de rien

SCENES | Lancée par la venue de Joël Pommerat et Romeo Castellucci, la seconde partie de saison s’annonce dense et exigeante. Tour d’horizon de ce qui vous attend au théâtre sur les six prochains mois.

Nadja Pobel | Mardi 5 janvier 2016

Rentrée théâtre 2016 : n’ayons peur de rien

D'un côté la Révolution française revue et corrigée en costard-cravate par Pommerat en 4h30 dans Ça ira (1). Fin de Louis (au TNP, co-accueil avec les Célestins dès cette semaine), de l'autre de vrais singes et des instruments SM pour reconstituer le destin tragique des Atrides dans L’Orestie (aux Célestins, co-accueil avec le TNG plus tard en janvier) du remuant et très rare Romeo Castellucci : le premier mois de l’année ne devrait pas vous laisser indemne. D’autant que s’ajoutent la nouvelle création de Michel Raskine, Quartett d’après Les Liaisons dangereuses (Célestins), pour laquelle il rappelle son duo fétiche Marief Guittier / Thomas Rortais et celle, écouteurs aux oreilles, de Joris Mathieu, l’intriguant Hikikomori (TNG) qui murmurera trois histoires différentes aux spectateurs. Aussi intranquille sera Phia Ménard, artiste transgenre associée au TNG avec son classique Vortex

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«Imaginer demain, c’est être dans l’actualité» - Interview de Joris Mathieu

SCENES | Nommé à la tête du TNG en janvier 2015, Joris Mathieu lance cette semaine sa première saison d’un théâtre destiné à la fois aux très petits et aux bien plus grands. Saison qui se déploie désormais aussi en centre-ville, au Théâtre des Ateliers. Rencontre.

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

«Imaginer demain, c’est être dans l’actualité» - Interview de Joris Mathieu

Grand changement cette saison, la multiplications des lieux : le TNG est aussi dans les murs des Ateliers... Joris Mathieu : C’est une façon d’ouvrir le théâtre jeune public sur la ville, dans le centre, en poursuivant le travail sur les écritures contemporaines. Ce sont deux espaces pour construire et accueillir plus d’artistes en création. Car il y a tous ceux qui sont programmés et ceux que l’on ne voit pas, qui sont en répétition, en écriture… On a toujours besoin de plus de lieux pour développer cela comme le font les Subsistances, avec qui on commence à dialoguer pour imaginer ensemble un pôle de création pour les artistes. Votre projet s’appelle "Imaginer demain". Expliquez-nous… Il y a trois axes importants dans ce projet. Tout d’abord la place accordée à la jeunesse. Une génération c’est environ dix ans ; celle des 6–16 ans va pouvoir s’exprimer. On met pour cela en place des petits rendez-vous publics où des jeunes peuvent passer du temps dans le théâtre avec des artistes et moi-même, pour simplement voir ce qui nous nourrit mutuellement et peut en émerger. C’est important de les accompagner da

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La saison 2015/2016 du TNG

SCENES | Après dix ans de très bons et loyaux services de Nino d’Introna, le TNG, désormais fusionné avec le théâtre des Ateliers, fera en septembre sa première rentrée sous la direction de Joris Mathieu, assisté de Céline Le Roux. Détail de leur programmation, audacieuse et sensible. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mercredi 24 juin 2015

La saison 2015/2016 du TNG

Ils ne sont plus nombreux les Centres Dramatiques Nationaux à se consacrer au jeune public. Restent Strasbourg (entièrement dédié aux marionnettes) et Lyon, qui englobe désormais le théâtre des Ateliers après une transition flottante entre Gilles Chavassieux et Joris Mathieu. Conséquence de cette multiplication de plateaux, les jeunes spectateurs pourront aussi bien être conviés sur la Presqu’île que dans le 9e arrondissement, en fonction de la configuration des spectacles. Le projet de Joris Mathieu, lorsqu’il postula au TNG, était d’«imaginer demain», place à la pratique avec un axe fort sur l’écriture numérique. «C’est la jeunesse qui va construire le monde de demain, à nous de faire en sortir qu’elle ne le subisse pas et qu’elle ne fasse pas que le traverser» annonce-t-il en viatique de cette saison qu’il a souhaitée à la découverte de nouveaux mondes et de nouveaux langages. Il a dans cette idée convié les artistes Chiara Guidi (qui nous avait fait forte impression avec le conte en immersion Buchettino, où les spectateurs, allongés dans un grand dortoir en bois, se voyaient raconter l’histoire du

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Joris Mathieu, en fusion

SCENES | Fraîchement nommé directeur du théâtre des Ateliers, Joris Mathieu vient d’être désigné pour prendre la suite de Nino d’Introna au TNG. Rencontre avec un metteur en scène passionné pour qui diriger un théâtre est autant, sinon plus, un acte politique que d’en faire. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 26 septembre 2014

Joris Mathieu, en fusion

Alors que les Ateliers, dont il est le directeur depuis janvier, rouvrent à peine (présentation de saison ce mercredi et premier spectacle dès le 14 octobre), voilà que Joris Mathieu vient d'être choisi pour reprendre les rênes du TNG. Cumulard ? Non, malin : puisque les premiers restent économiquement fragiles et que le second, Centre Dramatique National à destination du jeune public, est doté d'une salle si immense qu'elle est parfois peu propice à la découverte du théâtre par les plus petits, Mathieu a en fait proposé de fusionner les deux. D’ici la rentrée 2015-2016, il ne sera donc pas à la tête de deux SCOP mais d’une seule : le TNG, qui démultiplie ainsi ses possibilités de programmation. À trente-sept ans, Joris Mathieu accède donc non seulement à un lieu stable, où il pourra créer avec les fidèles de sa compagnie Haut et Court, qu’il a fondée en 1998, mais il pourra aussi désormais offrir à de jeunes compagnies l'espace de liberté dont il a lui-même bénéficié par le passé aux Clochards Célestes, au Polaris de Corbas (pendant trois ans) ou au théâtre de Vénissieux (où il fut six ans en résidence).   Ubiquité & Orbik Né de parents ins

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Joris Mathieu à la direction du TNG

ACTUS | La ministre de la culture et de la communication Fleur Pellerin a acté ce matin ce que tout le monde pressentait fortement depuis plusieurs semaines : la nomination de Joris Mathieu à la tête Théâtre Nouvelle Génération. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 19 septembre 2014

Joris Mathieu à la direction du TNG

À la tête également depuis le 1er janvier dernier du théâtre des Ateliers, dédié aux écritures contemporaines, Joris Mathieu entend diriger les deux théâtres de front et en complémentarité, comme il l’annonçait dès juin au moment de sa candidature. Né en 1977, Mathieu défend un théâtre plus sensoriel et technologique que basé sur le texte, bien qu'il ait par ailleurs adapté des écrits de Gombrowicz, Philippe K. Dick ou Antoine Volodine. Il succédera le 1er janvier 2015 à Nino D'Introna, qui avait à son arrivée en 2004 renommé le Théâtre des Jeunes Années en Théâtre Nouvelle Génération, parti poursuivre son parcours artistique en compagnie. Mathieu conviera deux artistes associées pour son premier mandat au TNG, Phia Ménard et Chiara Guidi (auteur avec Romeo Castellucci de l’inoubliable Bucchettino), et entend mettre en place des dispositifs innovants pour l'accompagnement de l'émergence. Plusieurs temps forts, en partenariat avec d'autres institutions, devraient aussi être imaginés afin de créer des parcours pour la jeunesse.

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Trompe-l’œil

SCENES | Un spectacle sur Philip K. Dick, écrivain américain de référence dans le domaine de la science fiction ? Le pari était osé, et diablement alléchant. En partant (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 20 avril 2012

Trompe-l’œil

Un spectacle sur Philip K. Dick, écrivain américain de référence dans le domaine de la science fiction ? Le pari était osé, et diablement alléchant. En partant d’un roman inédit de Lorris Murail, le metteur en scène Joris Mathieu (compagnie Haut et court) s’y est attelé, non sans un certain sens de l’esthétisme. Visuellement, son Urbik Orbik est hypnotique, grâce à une scénographie ingénieuse qui donne une immatérialité aux comédiens, qui deviennent alors des avatars plongés dans des «micro-mondes». Mais passé l’effet de surprise, l’ensemble du spectacle peine à décoller, restant dans la simple démonstration de style. Aux Subsistances, jusqu’au 28 avril. Aurélien Martinez

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