La saison 2015/2016 du Théâtre de la Renaissance

ACTUS | Théâtre qui, comme celui de la Croix-Rousse, s’est fait une spécialité des spectacles musicaux, la Renaissance (Oullins) présente une saison 2015-16 sonore aux deux tiers et faisant la part belle à la création. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Jeudi 7 mai 2015

Photo : Ralph Mencke


De sérénades en fugues, la musique se déclinera sur tous les tons cette saison à la Renaissance.

La Fugue, c'est celle de Samuel Achache, complice de Jeanne Candel (Le Crocodile trompeur). Elle sera d'abord donnée en version courte à Valence (dans le cadre du festival Ambivalence(s) en juin), puis créée au festival d'Avignon et en présentée à la Croix-Rousse (en février) dans la cadre d'un partenariat.

Sérénades (en avril) sera quant à lui porté par la charismatique Anna Mouglalis qui jouera, avec l'auteur Arnaud Cathrine, sous la direction de Ninon Brétecher. Le projet entend nous emmener à la découverte du "despecho", le mal d'amour tel qu'il est nommé en Colombie, où il est considéré comme une maladie ordinaire, les employés pouvant même s'absenter de leur travail pour ce motif

Deux autres temps forts rythment la saison musicale du lieu, à commencer par une adaptation de Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne par Gérard Lecointe et ses Percussions Claviers de Lyon. Le directeur ouvrira en effet "sa" saison avec ce spectacle annoncé comme familial (pour enfants dès 9 ans).

Par ailleurs, la Renaissance sera l'un des épicentres de la Biennale Musiques en scène 2016. L'artiste invité, Michel Van der Aa, a présenté à Lyon il y a peu un formidable opéra en 3D, Les Jardins engloutis. Ici, il proposera en ouverture la version française du Livre de l'intranquillité (mars) de Pessoa, un spectacle mêlant films, comédiens et orchestre ! L'artiste néerlandais sera aussi présent avec un concert-création nommé Sports et divertissement (mars), le divertissement étant par ailleurs le thème de cette biennale.

Le collectif ARFI, associé au metteur en scène Jean-Paul Delore (Les Hommes… maintenant, novembre), celui de L'Arbre Canapas (Carrés sons, février, dès 2 ans) seront de la partie, de même que les farfelus Québécois de l'Orchestre d'hommes-orchestres qui achèvent leu tournée mondiale de leur récital dédié à Tom Waits (janvier).

Enfin, La Face cachée de la lune (mai) de la compagnie Inouïe achèvera cette saison par une interprétation des morceaux que les Pink Floyd n'ont jamais pu qu'enregistrer en studio faute de technologie suffisament avancée en 1973 !

Théâtre pour tous

Question théâtre, la programmation fait le grand écart.

D'un côté, grands classiques seront à l'affiche : Le Jeu de l'amour et du hasard (janvier) par Laurent Laffargue et Georges Bigot, membre du théâtre du Soleil et récemment metteur en scène de l'épopée le roi Sihanouk ; et Le Mari, la femme, l'amant de Sacha Guitry adapté par Julien Sibre, ponte du théâtre privé parisien, récompensé par un Molière en 2011 pour Repas des fauves.

Plus contemporain et plus audacieux seront une version déglinguée des Misérables (novembre) par le Théâtre Kronope, Hors jeu (octobre) d'Enzo Cormann par Philippe Delaigue ou Hamlet 60 (décembre) par le Lyonnais Philippe Mangenot, qui raconte en soixante minutes la vie du prince. A noter également la reprise de l'enthousiasmante Visite de la vieille dame (mars) par Thomas Poulard et sa compagnie du Bonhomme, pièce crée en avril 2014 au Théâtre de l'Elysée et qui sera tout cet été dans le Off d'Avignon.

Enfin, l'intrigante et talentueuse Chloé Bégou créera Le Sentiment d'une montagne (janvier) de Christophe Tarkos. Elle se confronte à nouveau à un auteur ardu après avoir frayé avec Gombrowicz dans le très réussi Bakakaï. Cette nouvelle création assoira encore un peu plus, s'il était besoin, les liens unissant le Théâtre de la Renaissance (où la pièce sera créée) à celui de la Croix-Rousse (qui l'accueillera ensuite), Jean Lacornerie, directeur du second, ayant, on le rappelle, lui aussi dirigé la salle d'Oullins.

Présentation de saison 15-16
Lundi 18 et mardi 19 mai à 20h au Théâtre de la Renaissance, Oullins
Entrée libre sur réservation au 04 72 39 74 91 ou public@theatrelarenaissance.com

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"The Pajama Game" : la grève en chantant

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Dire que The Pajama Game est le spectacle idéal de la fin d'année serait un peu court et surtout très réducteur. La comédie musicale que signent Jean Lacornerie et Gérard Lecointe - avec le chorégraphe Raphaël Cottin - est simplement une excellente production. Le metteur en scène (directeur du théâtre de la Croix-Rousse) et le directeur musical (directeur du Théâtre de la Renaissance), à l’œuvre sur scène comme percussionniste, ont eu l'excellente idée, après leur collaboration notamment pour Bells are Ringing, de dégotter cette création de George Abbott et Richard Bissell de 1954, récemment jouée par Harry Connick Jr. et portée à l'écran par Stanley Donen en 1957. Les ouvrières d'une usine de fabrication de pyjamas sont en grève pour obtenir une augmentation de salaire et lorsque la cheffe du syndicat tombe amoureuse du nouveau directeur exécutif, ce dernier fait face au big boss (devenu ici une voix dans un haut-parleur), fouille dans l

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Le directeur du Théâtre de la Renaissance, par ailleurs percussionniste, a choisi de porter sur la scène de ce lieu Sans famille et le petit Rémi livré à un musicien ambulant. Une plongée, avec un quatuor, dans la musique populaire et française du XIXe siècle pour cette création d'une heure quinze dirigée par Emmanuelle Prager. À voir (et écouter!) du 13 au 15 décembre (dès 8 ans).

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L’épopée maritime de Jules Verne se déployant à l'échelle de toutes les mers, la circonscrire à une scène n'était pas gagné d'avance. Cette difficulté, la metteur en scène Emmanuelle Prager a choisi de la scinder en deux : une imagerie d'Étienne Guiol, jeune diplômé d'Émile Cohl, et le récit fidèle du texte, confié à trois comédiens filmés face caméra sur un fond uni. Soit les péripéties du scientifique Pierre Aronnax, missionné pour tenter de neutraliser une créature qui sème la terreur dans les eaux du globe : non pas un gigantesque narval comme il le soupçonnait, mais un sous-marin, le Nautilus, piloté par un certain Capitaine Nemo qui, lancé dans une bataille personnelle misanthropique, les kidnappent lui et son domestique Conseil. Ces héros modernes ne sont malheureusement jamais vraiment incarnés. Pourtant constitutive du texte, la notion de mouvement est la grande absente de ce travail – Olivier Borle, Baptiste Guiton et Renaud Golo donnant l'impression de lire un prompteur là où il leur faudrait souligner l'émotion et la noirceur de cette incroyable aventure. Au point que même les aquarelles de Guiol, projetées en alternance avec les séquences vidéo e

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L'incroyable jardin de Michel van der Aa

Un opéra truffé d’images 3D. C'est une première mondiale, même si Le Jardin englouti ne donne pas sa primeur au festival des Jardins mystérieux de l’Opéra de Lyon – il a été créé le 12 avril 2013 au Barbican de Londres pour l’English National Opera. Sa présentation au TNP est d’autant plus un événement que l'outil numérique n’y est pas une fin en soi, mais un moyen de surligner avec pertinence le propos dialogué par l’écrivain britannique David Mitchell – auteur du kalidéoscopique Cloud Atlas, adapté au cinéma par les Wachowski. Compositeur, réalisateur et metteur en scène néerlandais de 45 ans, Michel Van der Aa avait jusqu'ici pour habitude de signer lui-même la rédaction de ses livrets. «Je cherchais quelqu’un qui s’exprime avec le vocabulaire d’aujourd’hui. Lorsque je l’ai sollicité, à ma grande surprise, il connaissait déjà mon travail. Nous nous sommes donc très vite entendus et nous avons commencé à travailler ensemble. On a d’abord réfléchi à ce que pourrait être un opéra d’aujourd’hui, utilisant l’électronique, le numérique et les images, notamment virtuelles» confie-t-il à propos de

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"Batèches", l'opéra à vingt-deux mains des PCL

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Nommé il y a un an à la tête du Théâtre de la Renaissance, Gérard Lecointe n’en a pas pour autant abandonné les Percussions Claviers de Lyon, cet ensemble avec lequel il fait le tour du monde depuis trois décennies. Cette semaine, il endosse ainsi ses habits de musicien pour s’associer au groupe Sixtrum, cousin québécois des PCL, le temps d'une création qui mettra en relief la poésie de Gaston Miron, projetée en fond de scène. Méconnu en France, cet auteur décédé en 1996 est une figure assez populaire outre-Atlantique, notamment via sa lutte pour la défense de la langue française et l’affirmation de l’identité québécoise. Sa poésie, très imagée et même lyrique, aborde toutefois des thèmes plus universels (l’amour, l’insatisfaction, la mort...), au point que le compositeur Patrick Burgan la compare à un livret d’opéra. C’est à ce dernier qu'est revenue, sept mois durant, la composition de Batèches, du nom d'un juron canadien traduisible par "baptème". «C'est plus de travail que pour un orchestre symphonique dit-il, car un même instrument a des multiplicités folles selon les baguettes utilisées.» Les PCL n'ont semble-t-il pas

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La musique classique s’étire et s’expose sur plusieurs siècles. Nous le savons, mais nous l’oublions. Elle s’étend même si loin que la musique contemporaine paraît souvent futuriste en comparaison. Ainsi de celle que, à partir du 22 janvier, donneront à écouter pendant presque 2 mois les Journées GRAME, véritables bouffées d’air du temps qui contrasteront avec les programmations que nous vous commentions en début de saison : l'Opéra et ses "jardins mystérieux", l'Auditorium et son intégrale Brahms, la Croix-Rousse et le Roméo et Juliette 39-45 de Jean Lacornerie... Concerts (comme celui du collectif SR9TW, qui revisite Tom Waits), performances (de Félix Lachaize, qui rendra compte d'un d'un mois de field recordings à Taipei) ou théâtre musical (Chants d'hiver, expédition polaire sur fond de Schubert), tous les moyens y seront bons pour secouer notre cocotier et montrer la vivacité de la création actuelle. On en profitera pour jeter une oreille attentive à la nouvelle création des Percussions Claviers de Lyon de Gérard Lecointe, directeur du Théâtre de la Renaissance – où se tient le gros des Journées GRAME – à l'appétit artistique d'ogr

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Nadja Pobel | Mardi 6 janvier 2015

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Une Biennale de la danse enchaînée avec les vacances de la Toussaint auront bien grévé la dynamique théâtrale de ce début de saison, sauf à la Croix-Rousse qui a, en apnée, aligné Laurent Brethome, Emmanuel Meirieu, David Bobée et Pierre Guillois. Le rythme n'y faiblira pas en 2015 avec notamment les très attendus Elle brûle (mars) du duo féminin Mariette Navarro / Caroline Guiela Nguyen et Discours à la nation (avril), manifeste d'Ascanio Celestini dont s’est emparé David Murgia du Raoul Collectif. Claudia Stavisky se confrontera elle à nouveau à un texte britannique après le très réussi Blackbird, en montant pour la première fois en France En roue libre (j

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MUSIQUES | Après un faux départ pour Dresde, Serge Dorny a été confirmé dans ses fonctions de directeur de l’Opéra de Lyon. Et entend, avec sa saison 2014-15, donner toute la place aux écritures contemporaines et aux nouvelles générations d’artistes. Pascale Clavel

Pascale Clavel | Mardi 23 septembre 2014

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La saison de l'Opéra de Lyon s’ouvre le 11 octobre avec un Wagner, et pas n’importe lequel, Le Vaisseau fantôme (du 11 au 26 octobre), opéra fantastique qui réconcilie les amoureux fous de son répertoire et les autres. Ce premier chef-d’œuvre du compositeur allemand a en effet tout pour plaire : une intrigue palpitante, un drame insoutenable, des leitmotivs comme seul l'auteur de L'Anneau du Niebelung sait en fabriquer. A la baguette, on retrouvera le chef permanent Kazushi Ono et, pour la quatrième fois à Lyon, le génial Alex Ollé de la Fura del Baus à la mise en scène. La saison se poursuivra avec un opéra féerique de Dvorak, Rusalka (du 15 décembre au 1er janvier), sous la direction du jeune chef russe Konstantin Chudovsky et sur une mise en scène de Stefan Herheim qui transpose habilement le propos dans un univers urbain inquiétant,   malmenant le spectateur et le mettant au cœur d’un monde implacable et repoussant de réalisme. En janvier, c’est Mozart qui s’invite avec Idoménée (du 23 janvier au 6 février), drame intemporel et troisième incursion pour le composite

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Diète à la maison

SCENES | Qu’ont cuisiné les directeurs des grandes salles pour cette saison ? En marge des spectacles qu’ils accueillent, ils mitonnent d'ordinaire leurs plats en arrière-salle mais cette saison, hormis à la Croix-Rousse, c’est régime. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 9 septembre 2014

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C’est ce qui s’appelle un été pourri : non seulement Météo France a enregistré, sur la période juillet-août, le plus fort cumul de précipitations dans l’Hexagone depuis 1959, mais comme si cela ne suffisait pas, Christian Schiaretti, directeur du TNP, a dû en plus affronter des vents contraires. Pour son retour au festival d’Avignon après des années de disette sous l’ère Archambault-Baudrillier, son didactique quoique passionnant Mai, juin, juillet s’est en effet pris une volée de bois vert de la part de la presse nationale, en même temps que le poste d’administrateur général de la Comédie Française lui échappait. Son dossier ayant mystérieusement disparu entre la rue de Valois et le palais de l’Elysée, il n’a jamais été remis au chef de l’Etat qui a choisi Éric Ruf, aux dépens également du candidat dépêché en dernière minute (Stéphane Braunschweig ) par l’ex-ministre de la culture Aurélie Filippetti. Les camouflets sont une denrée bien partagée. Toujours est-il qu’au TNP, dont il reste directeur au moins jusqu’en 2016, il n’avait de toute façon pas prévu de création en 2014-2015, notamment à cause de la diminution de son budget, amputé de 250 000€ (sur un total

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La tendresse des fous

SCENES | A écouter les histoires du conte philosophique Aventures, extrait du recueil du Polonais Witold Gombrowicz Bakakaï (1933), on croirait naviguer dans les (...)

Nadja Pobel | Mardi 15 avril 2014

La tendresse des fous

A écouter les histoires du conte philosophique Aventures, extrait du recueil du Polonais Witold Gombrowicz Bakakaï (1933), on croirait naviguer dans les bandes dessinées de l’apocalyptique Philippe Druillet, mis à l’honneur dans notre précédent numéro. Car il y a dans ce texte des ressorts aussi déglingués et pourtant parfaitement maîtrisés que ceux que restitue le bédéiste. Ici, l’héroïne navigue sur l’écume des océans dans une bulle de verre puis se retrouve coincée dan un cône d’acier au fond de l’eau avant d’atterrir en Pologne, d’y rencontrer l’amour et de s’envoyer en l’air avec son homme dans une montgolfière. Puis elle s’ennuie, s’enfuit et met le cap sur la Chine, où des millions de lépreux lubriques la poursuivent ! Impossible à monter ? Pas pour Chloé Bégou. La jeune comédienne de la compagnie Gazoline se met en scène avec quatre musiciens dans une salle de classe à l’ancienne, jonchée de vieilles (et magnifiques !) cartes de géographie. À leurs bureaux de bois, sur leurs petits bancs, deux instrumentistes cl

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Et ils tapent, tapent, tapent...

MUSIQUES | L'Auditorium accueille la première représentation lyonnaise de "Trois contes", spectacle créé en 2008 dans lequel, à l'aune des airs les plus merveilleux de Ravel, les Percussions Claviers de Lyon rendent toute leur ambiguïté aux contes de Perrault. L'occasion de revenir sur l'histoire de cet ensemble singulier tout juste trentenaire. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 25 février 2014

Et ils tapent, tapent, tapent...

Mi-février se tenait à Berlin le festival Stargaze, du nom d'un jeune ensemble de bâtisseurs de pontsentre musiques savantes et pop. A son affiche, nombre de prodiges du grand écart de registre, de Nico Muhly à Bryce Dessner, le guitariste de The National, pour plusieurs relectures du In C de Terry Riley, l’œuvre fondatrice du minimalisme, dont une littéralement transcendante par le producteur techno Pantha du Prince et les percussionnistes à blouse grise du Bell Laboratory. Lesquels auraient tout à fait pu céder leur place aux Percussions Claviers de Lyon, collectif qui depuis trente ans construit un répertoire contemporain comme on dynamite des tours (d'ivoire).  Le club des cinq Fin des années 70. «Né avec un piano sous les doigts», Gérard Lecointe, directeur artistique de l'ensemble et depuis peu successeur désigné de Roland Auzet à la tête du Théâtre de la Renaissance, intègre le conservatoire de Lyon au moment où un cursus de percussions y voit le jour. Poussé à le suivre par son père, il fait la connaissance déterminante de François Dupin, professeur à forte personnalité qui les incitera, lui et ses camarades de promotion, à s'inventer un futur à la marg

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La Renaissance se confirme

SCENES | Le théâtre oullinois attend avec impatience l’arrivée du métro B à sa porte. Ce sera chose faite le 11 décembre. En attendant, Roland Auzet, son directeur-artiste, a conçu sa deuxième saison avec de très nombreuses collaborations pour proposer pas moins de 42 spectacles ! Décryptage des mois à venir dans ce qui s’impose comme LE lieu consacré aux liens entre entre musique et théâtre dans la petite couronne lyonnaise. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Lundi 15 avril 2013

La Renaissance se confirme

Une fois n’est pas coutume, voici une saison théâtrale qui commence… en juin ! Le Théâtre de la Renaissance se délocalisera sur la colline de Fourvière pendant les Nuits avec FoRest de Jérôme Thomas, accompagné d’un impromptu le 10 juin entre ce circassien et Roland Auzet, son acolyte dans Deux hommes jonglaient dans leur tête, une pièce qui ne cesse de tourner depuis sa création en 2008. Pour parfaire ce dialogue entre le festival et le théâtre, l’ensemble autrichien de musique baroque Franui mettra en notes une des Vies minuscules de Pierre Michon, lue par le génial André Wilms. Partenaires particuliers Tout au long de la saison, le Théâtre de la Renaissance va donc s’associer à d’autres manifestations culturelles du territoire comme la Biennale d’Art contemporain, en accueillant une installation musicale de Michel Aubry sur le site du Bac à Traille. Le festival international de théâtre des Célestins, Sens interdits, fera lui halte pour la première fois à Oullins avec le retour du Chœur de femmes de 48 polonaises pour une trilogie les 26

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Ciel, mon théâtre !

SCENES | Changements de direction à la tête des théâtres, nouvelles infrastructures, orientations artistiques différentes pour les lieux existants… Ces bouleversements vont-ils modifier en profondeur le paysage théâtral lyonnais ? Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 5 septembre 2011

Ciel, mon théâtre !

Rarement les institutions culturelles lyonnaises, et notamment les théâtres, auront connu de tels bouleversements. Dans un milieu dans lequel les directeurs ont la réputation (et souvent l’habitude) de rester en fonction autant que faire ce peut, parfois bien au-delà du raisonnable, on a assisté la saison dernière à des changements profonds. À l’échelle locale, le plus médiatique fut sans doute celui occasionné, en juillet 2010, par le décès de Philippe Faure, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse depuis 1994 et dont la succession a été le révélateur d’un malaise profond chez les metteurs en scène de la région. Dans les semaines qui ont suivi l’annonce de la disparition de Philippe Faure, dix-sept candidats ont fait connaître leur volonté de prendre la direction du lieu. Une grande partie d’entre eux était composée de metteurs en scène à la recherche d’un lieu dans lequel établir leur compagnie, un lieu dans lequel créer leurs spectacles et, finalement, un moyen de sortir d’une forme de précarité. Et le tollé provoqué par la décision de la Ville de Lyon (propriétaire du théâtre) de ne pas lancer d’appel à candidatures pour le recrutement d’un nouveau directeur ne dit pas autre ch

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