Florence Verney-Carron : "Il faut dialoguer avec les artistes"

Florence Verney-Carron | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de la Région en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions : d'une déclaration pour le moins malheureuse de son président sur les formations de clowns en pleine campagne, jusqu'au traitement du dossier de la Villa Gillet, c'est peu dire que la vice-présidente en charge de la Culture est attendue. Florence Verney-Carron s'exprime ici pour la première fois sur l'ensemble de ces sujets.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Photo : © Gilles Reboisson


En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd'hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ?
C'est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C'était très compliqué de nous atteler à ce budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j'ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord, accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan. Ensuite, encourager l'émergence ; ce qui est l'essentiel pour une collectivité publique.
Ça nous a amené à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire et y apporter beaucoup d'attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d'encourager tous les lieux de création.
Ce qui est important pour nous, puisque nous arrivons au moment de la fusion des régions, c'est aussi de faire la convergence des politiques culturelles entre Rhône-Alpes et Auvergne. On a l'intention de marquer de façon visible l'action de la Région en matière culturelle. Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais c'est contribuer dans le budget à préserver les aides aux réseaux régionaux les plus emblématiques, les scènes régionales, l'art contemporain, les festivals, les aides aux lieux de mémoires, aux entreprises culturelles, aux artistes. Il y a eu quelques baisses ou modifications, mais d'une façon générale on a encouragé et maintenu tout ça.

C'est le premier budget culturel d'une Région élargie : quels ont été les arbitrages, certaines structures font-elles double emploi ?
On ne peut pas vraiment dire ça, mais on va effectivement demander des convergences, avec les FRAC par exemple. On a une réflexion sur les agences, puisqu'on en a trois. On a supprimé des dispositifs qui existaient dans une Région et ne correspondaient pas à l'autre. D'une façon générale, on a étendu beaucoup de choses : comme les appels à projets dans le spectacle vivant. On a aussi intégré dans notre réseau l'école des Beaux-Arts de Clermont, par exemple. On sait que ce budget 2016 est un budget de transition. Mais on a déjà essayé de tracer les grandes lignes culturelles auxquelles on va s'attacher. Ensuite, il y aura des manifestations plus emblématiques que l'on va suivre.

Quelles sont ces manifestations emblématiques ?
Nous sommes là depuis seulement trois mois… Mais nous avons beaucoup de réflexions en cours.

La Villa Gillet : vous avez d'ores et déjà modifié votre fonctionnement et supprimé le budget annuel, qui était de 1, 14 millions d'euros l'an dernier, pour désormais la subventionner au projet.
Quand nous sommes arrivés, nous avions sur nos tables le rapport définitif de la Chambre Régionale des Comptes. J'ai rencontré ensuite à plusieurs reprises, comme M. Wauquiez, Guy Walter le directeur et Michel Bataillon le président pour évoquer avec eux les différents points. Ce que l'on a décidé, c'est que les Assises du Roman devaient absolument se tenir. C'est leur dixième anniversaire. C'est la raison pour laquelle on a voté, ce qui ne vous a pas échappé, une subvention de 250 000 euros. Après, j'ai analysé les comptes et demandé à M. Walter de bien vouloir redéfinir et proposer un projet pour l'ensemble de la Villa Gillet. À partir de là, nous avons pris la décision de ne plus financer le fonctionnement de la Villa, mais de financer au projet. Nous ne nous sommes pas engagés sur des sommes précises : on a une réserve pour 2016, aucun engagement pour 2017.

Le festival Mode d'Emploi en 2016 est menacé ?
C'est une question à poser à M. Walter, pas à moi. C'est à lui de conduire ce qu'il fait sur la Villa Gillet, ce n'est pas à moi de décider : on n'intervient pas dans la programmation des responsables culturels.

Vous avez dit qu'il y aurait désormais plus de contrôle.
J'ai dit que les comités de suivi se tiendraient, et que régulièrement on pourrait avoir des chiffres plus précis, rentrer dans le détail. C'est le choix de toutes les collectivités de l'État qui participent au financement de la Villa Gillet, je crois que tout le monde va se mobiliser à nouveau ou un peu plus pour suivre les projets.

Plus de contrôle, ça implique aussi de demander des comptes sur une fréquentation, sur une programmation qui attire plus de monde ?
C'est sur tout, en vrai. C'est s'intéresser au projet à la fois sur le volet culturel, sur les enjeux financiers. Sur la façon dont il est évalué. Sur tout ça. Et véritablement, suivre de manière extrêmement précise et formelle le dossier. C'est ce que je vais faire.

Avec un regard bienveillant sur ce qui a été fait en terme d'artistique ?
Bienveillant en terme artistique, sans aucun doute. Bienveillant en terme de gestion, probablement pas…

La pérennité du poste de Guy Walter est en danger ou pas ?
Ce n'est pas un sujet pour nous. Vous l'avez vu : à aucun moment nous n'avons pris position ou demandé le départ de M. Walter, ce n'est pas arrivé ni de la part de M. Wauquiez, ni de moi, ni de personne de l'équipe de la Région. Je vous le confirme.

Au sujet de l'aide à la mobilité internationale, Nuits Sonores à Barcelone, l'art contemporain en Corée du Sud, ce sont des projets que vous ne jugez pas intéressants pour les avoir retoqués, ou vous souhaitez utiliser cette aide différemment ?
Nous n'avons pas stigmatisé. Ce sont des projets tout à fait intéressants, mais ils n'étaient pas de notre choix. On a gardé le dispositif, et à l'intérieur du dispositif on va accompagner des artistes sur des projets avec un regard qui sera différent. Je vais regarder les 102 dossiers qui sont actuellement instruits par les services, à partir de là, effectivement, je déterminerais une politique.

Au sujet du musée des Tissus, M. Wauquiez s'est engagé rapidement : vous allez continuer à être moteur pour sauver ce musée au delà de 2016 ? Est-ce qu'il y a déjà des idées en cours ?
On est partie prenante et active dans la réflexion. Un préfigurateur va être nommé et va conduire l'ensemble des projets. On ne s'interdit aucune projection originale pour l'avenir de ce musée. On va étudier tous les scénarios possibles et un choix sera fait.

Êtes-vous en convergence avec M. Collomb et M. Képénékian qui réclament un soutien accru du privé sur ce dossier ?
Effectivement. C'est vraiment très intéressant pour moi d'accéder à cette fonction durant ce moment, avec cette réflexion très importante que les acteurs culturels ont sur l'argent public, sur la façon dont il doit être utilisé, comment l'articuler avec des initiatives privées. Tout est à inventer sur le musée des Tissus.

La MC2 à Grenoble a de son côté subi une baisse de 30 000 euros de subvention ?
C'est l'un des équipements majeurs dans nos subventions, la MC2. On s'est aligné sur la baisse de la Ville. Je ne suis pas allée au conseil d'administration, mais j'ai le compte-rendu fait par nos services. Il n'y a aucune baisse de subvention faite pour mettre les équipements en péril. Il y a simplement des nécessités de gestion différente, des approches différentes et aussi une raréfaction de l'argent public qui est une donnée que les acteurs culturels ne découvrent pas. On finance du fonctionnement comme on peut, mais notre volonté est que l'argent aille à la création.

Les festivals, on leur coupe souvent les subventions parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses. La Région a pourtant décidé de doubler la subvention de Jazz à Vienne : quelles en sont les raisons, pourquoi ce festival-là ?
C'est un festival emblématique, qui était financé à hauteur de 75 000 euros, c'est à dire moins qu'un certain nombre de manifestations. Ce qui est très intéressant dans le festival Jazz à Vienne, c'est que la subvention finance tout ce qui est hors marché commercial, tout ce qui est gratuit. Il y a un travail fait par ce festival toute l'année, très important pour les Rhône-Alpins. Il est majeur en France et nous avions envie, tout à fait, de l'encourager. Il y a un certain nombre de manifestations sur notre territoire pour lesquelles on donnera un vrai coup de pouce. Absolument. Des manifestations qui ont une vraie qualité en terme de programmation et de reconnaissance. Vous ne me direz pas le contraire sur la qualité de ce qui se passe à Vienne : c'est une très belle manifestation, avec une capacité à se renouveler. La journée avec Ibrahim Maalouf à destination des enfants sera encore un moment très émouvant cette année.

Avez-vous déjà décidé des autres manifestations emblématiques de la Région qui vont bénéficier d'un futur coup de pouce ?
Un certain nombre ont été identifiées sur l'ensemble de cette grande région qui va d'Aurillac à la Haute-Savoie. Mais il y a encore des arbitrages à faire avec Laurent Wauquiez.

Dans quels concert va-t-on vous voir ?
À Calexico, ce soir, à l'Épicerie Moderne (l'interview a été réalisée le vendredi 22 avril). J'y ai vu les Savages récemment, c'était excellent. Je vais beaucoup au spectacle. Au moins trois fois par semaine : déjà car j'aime beaucoup ça, et il me faut aussi aller dialoguer avec les artistes.

entrez votre adresse mail pour vous abonner à la newsletter

Vague d'annulations à Jazz à Vienne

Festival | De Maceo Parker à Jamie Cullum, nombreux sont les artistes internationaux à annuler leurs tournées d'été, comme on pouvait s'y attendre. Ce qui impacte lourdement la programmation de Jazz à Vienne.

Stéphane Duchêne | Mercredi 16 juin 2021

Vague d'annulations à Jazz à Vienne

Finalement il en va des annulations de spectacles comme de la Covid, elles vont par vagues, pour ne pas dire qu'elles volent en escadrille. Ce sont les tournées des différents artistes qui, elles, restent au sol à Jazz à Vienne, comme cela vient d'être annoncé. Qui priveront le festival d'une bonne demi-douzaine d'artistes, chamboulant considérablement le programme. D'abord, c'est Jamie Cullum qui, après Marcus Miller, jette l'éponge. Son concert du 23 juin est donc reporté à 2022 (les billets restent valables pour ceux qui ne craignent pas de les perdre et il est évidemment possible de se les faire rembourser). Ses musiciens, non vaccinés, seraient contraints de passer par une quarantaine avant leur concert, selon les informations du Progrès, d'où l'annulation. Même chose pour Portico Quartet qui devait se produire le 24 juin. La soirée "Cullum" est décalée au 6 juillet (on peut là aussi conserver son sésame ou se faire rembourser, comme pour l'ensemble des soirées) mais avec une programmation modifiée qui aligne : Youn Sun Nah & Ulf Wakenius,

Continuer à lire

Le dernier concert de Miles Davis à Jazz à Vienne édité en vinyle

Jazz | Quelques mois avant sa mort le 28 septembre 1991, le grand Miles Davis était sur la scène du Théâtre Antique, pour un quatrième passage à Jazz à Vienne. C'était un (...)

Sébastien Broquet | Vendredi 11 juin 2021

Le dernier concert de Miles Davis à Jazz à Vienne édité en vinyle

Quelques mois avant sa mort le 28 septembre 1991, le grand Miles Davis était sur la scène du Théâtre Antique, pour un quatrième passage à Jazz à Vienne. C'était un 1er juillet, il y avait foule, et l'ambiance était au beau fixe : le trompettiste et son groupe étaient en osmose. La prestation avait alors été enregistrée, et refait surface par la grâce d'une collaboration entre le festival français et le label Rhino, spécialiste des rééditions, qui annoncent conjointement la publication d'un double vinyle et l'apparition sur les plateformes de ce live baptisé Merci Miles ! pour le 25 juin. Ashley Kahn a rédigé les notes de pochette et Bruno Tilley réalisé le design. Deux compositions de Prince avait été jouées ce soir-là et sont sur le disque, Penetration et Jailbait. Collector.

Continuer à lire

Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Festival | Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 21 mai 2021

Jazz à Vienne : les deux dates de Marcus Miller annulées

Ce devait être l'un des moments phares de cette édition forcément un peu spéciale de Jazz à Vienne : deux concerts programmés les 4 et 6 juillet de celui qui est l'un des grands habitués du festival, Marcus Miller. Malheureusement, le bassiste américain a pris la décision d'annuler sa tournée estivale en Europe dont évidemment les deux dates viennoises, invoquant notamment les difficultés liée à la circulation internationale dans le contexte de la Covid – qui a quasiment éradiqué la présence d'artistes américains dans les festivals ayant choisi de se produire cet été. Jazz à Vienne réfléchit à des solutions de remplacements qui devraient être annoncées dans les prochains jours.

Continuer à lire

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

Continuer à lire

Jazz à Vienne : les derniers noms dévoilés

Festival | Jazz à Vienne complète sa programmation avec quatre nouvelles soirées de choix.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Jazz à Vienne : les derniers noms dévoilés

Bien décidé à se tenir à peu près normalement, à partir de fin juin Jazz à Vienne avait annoncé la majeure partie de sa programmation début avril. La voici désormais complète avec l'ajout de quelques noms et non des moindres, qui avancent le début des festivités au 23 juin. Le festival allobroge vient en effet d'annoncer la tenue de quatre nouvelles soirées au théâtre antique. Le 24 juin d'abord, une soirée New Generation en compagnie du Portico Quartet et du Tigran Hamasyan trio (plus les talents Adami Jazz Gauthier Toux et Nils Petter Molvaer). Le 26 juin ensuite pour une soirée Brésil avec deux amis de longue date Seu Jorge & Rogê, enfin sur scène ensemble, et une carte blanche à Lucas Santana. Le samedi 3 juillet sera lui consa

Continuer à lire

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

Continuer à lire

Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

Festival | Et si le monde d'après commençait le 25 juin en l'antique théâtre de Vienne avec pour bande-son un peu (beaucoup) de jazz ? Alors que sonne la débandade au royaume des festivals estivaux, Jazz à Vienne veut y croire en dévoilant une programmation à l'ancienne avec de vrais musiciens à présenter à un public en chair et en os. Les promesses n'engageant que ceux qui y croient, eh bien on y croit. Un peu.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 avril 2021

 Jazz à Vienne dévoile sa programmation 2021, malgré les incertitudes

18 soirées, trois hommages, huit cartes blanches, voilà ce que nous promet Jazz à Vienne pour son édition 2021 placée sous le signe de la « relance », du « combat », et de la « générosité ». Il faudra au moins ça pour que le festival débute bien le 23 juin (prochain, pas 2022) et se termine comme une fleur le 10 juillet. Ça, de bonnes doses de vaccins et accessoirement de chance aussi. Car quand on dit « voilà ce que nous promet Jazz à Vienne », il faut bien admettre qu'il s'agit davantage d'un vœu pieu déguisé en promesse de la part d'un événement malgré tout conscient du caractère incertain de l'avenir quand on se trimballe un présent pareil. Mais enfin bon puisque programmation il y a, alors parlons de programmation sans nous attarder, ça nous changera, sur les moyens de la mettre sur scène cet été et devant un public avec ça. Tout commencerait donc le 23 juin avec une soirée qui commence à trouver le temps long puisque déjà prévue pour l'an dernier : celle de l'ouverture qui accueillera le petit fiancé de Jazz à Vienne, Jamie Cullum, et

Continuer à lire

Jazz à Vienne 2021, premiers noms

Festival | Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 8 décembre 2020

Jazz à Vienne 2021, premiers noms

Armés de notre plus solide perche d'espoir (et bientôt peut-être d'un vaccin) sautons par dessus la crise sanitaire comme Armand Duplantis efface 6m à l'entraînement et projetons nous vers l'été prochain. C'est à cette date que Jazz à Vienne gonflé d'optimisme nous propose d'atterrir aux alentours du 23 juin en dévoilant, comme si de rien n'était (ou ne sera), les premiers noms de son édition 2021, sise du 23 juin, donc, au 10 juillet prochain. à commencer par l'ami Jamie Cullum qui se verra ce jour précédé sur scène par la batteuse et chef d'orchestre Anne Paceo. Deux jours plus tard, se tiendra une soirée délicieusement africanisante avec la légende Salif Keita, le prince (et Dorian Gray) du blu-funk Keziah Jones et la mezzo-soprano Julia Sarr qui viendra livrer un message de paix à l'occasion de Sénégal en Isère 2021. On continue les 28 juin et 05 juillet avec d'autres habitués de la scène allobroge parce que furieusement incontpurnables d'abord les trompettistes Ibrahim Maalouf et Erik Truffaz en un double plateau d'envergure, puis le contrebassist

Continuer à lire

Wauquiez et la culture : c'est compliqué (bis)

Covid-19 | Laurent Wauquiez est passé à deux doigts de se remettre l'ensemble du monde culturel à dos. Il est retombé lundi, à peu près, sur ses pattes. Mais comment a-t-il fait pour glisser ainsi sur une peau de banane, après des semaines de mesures concrètes et de com' massive pour s'instaurer en "sauveur" du milieu culturel post-Covid ? On vous raconte.

Sébastien Broquet | Mercredi 9 septembre 2020

Wauquiez et la culture : c'est compliqué (bis)

Dès le début du confinement, la vice-présidente à la Culture Florence Verney-Carron capte l'ampleur de la crise à venir dans son secteur et mobilise ses services. Son président joue le jeu et la com' se met en branle : étonnement dans les milieux culturels, mais c'est bel et bien la Région qui s'affirme comme moteur de l'aide au secteur — avec une communication au cordeau, comme tout au long de la crise. Début mai, Laurent Wauquiez annonce 32 M€ d’aides au secteur culturel. Une élue de gauche nous confie alors : « ça me fait mal de le dire, mais faut avouer qu'ils font le boulot. » C'est d'autant plus flagrant que l'État est alors à la ramasse sur le sujet. Tout n'est pas parfait, certains producteurs pointent la faiblesse du montant maximum de l'aide, mais d'autres lieux non subventionnés apprécient a contrario l'aide exceptionnelle. Sur

Continuer à lire

Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Covid-19 | Crash-test : la culture en PLS, en quelques jours, tel est le bilan immédiat de la crise induite par le Covid-19, virus pas très mélomane qui a mis a terre un pan entier de l’économie du pays — et pas n’importe lequel, celui qui donne du sens à nos existences tout en étant trop souvent pris pour partie négligeable, comme l’a montré sa gestion par un ministère de la Culture un brin largué. Du coup, on a questionné ici Florence Verney-Carron, vice-présidence à la Culture de la Région, et Loïc Graber, désormais ex-adjoint en charge du secteur à la Ville de Lyon. Pour savoir comment on réagit face à un tel uppercut quand on est aux commandes. Interview cut-up.

Sébastien Broquet | Mercredi 8 juillet 2020

Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Avant l’effondrement Loïc Graber : Quand j’ai pris mon mandat en 2017, je l’ai dit à plusieurs acteurs culturels : j’espère qu’on n’aura jamais à vivre un nouveau Bataclan. Je pensais alors à un attentat terroriste, susceptible d’entraîner une disparition du public des salles. Au quotidien, en tant qu’adjoint, on voit les budgets, les bilans des lieux : on sait ce qu’ils ont en réserve. Et je me disais, si jamais on doit surmonter quinze jours ou un mois de fermeture — je pensais ça à l’époque —, concrètement, ça va être très complexe. Les salles n’ont pas de réserve suffisante pour tenir plusieurs semaines sans public ! Impact dans… Florence Verney-Carron : Je prend conscience de la crise très tôt, puisque dès début mars on a les premières annulations — notamment Quais du Polar le 13 mars. On se rend compte avec Laurent Wauquiez qu’il faut fai

Continuer à lire

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Assises Internationales du Roman | Pour sa première édition en tant que directrice, Lucie Campos essuie avec les Assises Internationales du Roman les plâtres de l'assignation à une "réinvention" culturelle, qui a poussé, Covid-19 oblige, le festival à une formule repensée en format numérique. Un réflexe de survie qui pourrait bien livrer des pistes pour l'avenir de la Villa, les Assises et du festival Mode d'emploi.

Stéphane Duchêne | Lundi 11 mai 2020

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater à la direction de la Villa Gillet ? Lucie Campos : Comme beaucoup de gens je suis depuis longtemps la Villa Gillet, je fais partie du public idéal de cette maison. Je travaille depuis pas mal d'années également et de manières différentes avec les auteurs étrangers et en traduction. D'abord parce que j'ai entamé une carrière de chercheuse en littérature comparée, puis d'enseignante-chercheuse, pour travailler autour des auteurs vivants. Je les ai étudiés à travers leurs livres, puis enseignés dans différentes universités en France. Ce qui conïncidait à une époque où la Villa Gillet était pionnière sur le front de l'invitation d'auteurs étrangers, un domaine vraiment particulier. Mais également sur des thèmes très porteurs qui invitaient les écrivains à s'exprimer comme des acteurs dans la cité. J'ai pu travailler avec la Villa, rencontrer Guy Walter et son équipe, il y a une dizaine d'années, je commençais à travailler pour l'Institut Français. Nous avons alors travaillé côte-à-côte sur des projets différents mais dont l'esprit était similaire. Po

Continuer à lire

Jazz à Vienne, à son tour, annulé

Covid-19 | Le festival de jazz a annoncé l'annulation de sa 40e édition ce mardi matin, faisant suite au discours du président de la République.

Sébastien Broquet | Mardi 14 avril 2020

Jazz à Vienne, à son tour, annulé

Après d'autres grands festivals nationaux, comme les Eurockénnnes de Belfort ou le Festival d'Avignon, c'est au tour de Jazz à Vienne de tirer les conséquences du discours d'Emmanuel Macron tenu le lundi 13 avril : il n'y aura pas d'édition 2020, qui devait accueillir Jill Scott (photo), Nas ou Jamie Cullum. Jouant sur les mots, utilisant l'euphémisme "report" plutôt que l'évident "annulation", la direction a communiqué ce mardi matin : « c’est avec beaucoup d’émotion mais avec conscience et responsabilité que nous vous informons du report à l’été 2021 de notre 40e édition qui devait se tenir du 25 juin au 11 juillet prochain. Cette décision fait suite à l’annonce du président de la République Emmanuel Macron lundi 13 avril interdisant la tenue de grands événements tels que les festivals avant mi-juillet. » Le coup est rude pour un festival qui avait su se réinventer et dynamiser sa programmation depuis trois ans, par la grâce d'un rajeunissement de l'équipe et d'un soutien financier accru de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Les conséquences seron

Continuer à lire

Nas, Jill Scott et Michael Kiwanuka à Jazz à Vienne

MUSIQUES | Alors que l'été approche à grands pas, Jazz à Vienne (du 25 juin au 11 juillet) continue de saupoudrer sa programmation déjà connue de nouveaux noms. Et pas (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 19 février 2020

Nas, Jill Scott et Michael Kiwanuka à Jazz à Vienne

Alors que l'été approche à grands pas, Jazz à Vienne (du 25 juin au 11 juillet) continue de saupoudrer sa programmation déjà connue de nouveaux noms. Et pas n'importe lesquels. Après Wynton Marsalis, Julia Sarr, Hugh Coltman & Juanjo Guarnido, voici que le festival allobroge annonce les venues de trois pointures : le légendaire rapper Nas (The Message, If I ruled the world, souvenez-vous), la soulissime Jill Scott qui vient fêter les 20 ans de son Who's Jill Scott et la star mondiale Michael Kiwanuka. Peut-être davantage un bombardement qu'un saupoudrage, cette annonce.

Continuer à lire

Jazz à Vienne : les premiers noms et un album Panini

Festival | Comme chaque année, les festivités estivales de Jazz à Vienne commencent à être dévoilées à l'approche de l'hiver. En plus des premiers noms, le festival innove cette fois un drôle de projet anniversaire : un album Panini.

Stéphane Duchêne | Mercredi 4 décembre 2019

Jazz à Vienne : les premiers noms et un album Panini

Non content d'accueillir, pour donner forme à l'identité visuelle de sa quarantième édition, les talents graphiques de Juanjo Guarnido (connu et multiprimé pour le culte Blacksad, également décorateur et animateur), Jazz à Vienne innove cette année en confiant au dessinateur habité par la grande vitalité du festival les rênes visuelles du concert dessiné monté en partenariat avec le festival d'Angoulême et qui réunira donc l'Espagnol et le plus Français des bluesmen anglais, Hugh Coltman. Autre britannique habitué de JAV, Jamie Cullum, passé au fil des ans et des disques de petit fiancé rebelle du jazz à celui de mètre-étalon. Cette année, Jazz à Vienne mettra surtout le cap sur l'Afrique avec le projet pluridisciplinaire Africa2020 étalé sur l'ensemble de l'année et du territoire français à la remorqu

Continuer à lire

Quand on arrive en Villa

CONNAITRE | Bientôt nantie d'une directrice toute neuve pour succéder à Guy Walter, la Villa Gillet attaque la saison pied au plancher entre littérature, sciences humaines et réflexion contemporaine. En attendant l'avènement des deux navires-amiraux, Mode d'emploi en novembre et les AIR en mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand on arrive en Villa

En attendant l'arrivée de sa nouvelle directrice Lucie Campos, début novembre, la Villa Gillet a d'ores et déjà un agenda bien chargé. La saison des rencontres d'automne s'ouvrira le 2 octobre sur le thème À la lisière des Villes pris en main par deux primo romanciers. Moins d'une semaine plus tard, on décortiquera, le 8 octobre, à l'Amphi Fugier de Lyon 2, Le mythe de la virilité autour des derniers ouvrages d'Ivan Jablonka (Des hommes justes, très acclamé) et de la philosophe marocaine Nadia Tazi (Le Genre intraitable. Politiques de la virilité dans le monde musulman). Le l

Continuer à lire

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Mercato | Le successeur de Guy Walter à la tête de la Villa Gillet est désormais connu et c'est une femme : il s'agit de Lucie Campos, membre du jury du Booker International Prize et de la revue La Vie des idées. Elle prendra son poste le 1er novembre.

Sébastien Broquet | Jeudi 5 septembre 2019

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Guy Walter, l'historique directeur de la Villa Gillet, a pris sa retraite avant l'été. La question de sa succession était donc posée depuis plusieurs mois, avec d'autant plus d'acuité que les tutelles (Région, Ville, DRAC) réfléchissaient en parallèle à l'évolution du modèle et au projet à défendre dans le futur par ce lieu créé en 1989, le jeune retraité l'incarnant autant qu'un Thierry Frémaux à l'Institut Lumière et l'ayant clairement marqué de son empreinte durant 30 ans, l'imposant comme un spot incontournable des idées et de la littérature en France, à travers en particulier les Assises Internationales du Roman. Un audit a ainsi été commandé à un cabinet extérieur en début d'année, afin d'évaluer les possibles changements comme les désirs et idées de l'équipe en place, fortement réduite après la baisse drastique de subventions faisant suite à un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes début 2016, qui mettait alo

Continuer à lire

Loustal : pour ceux qui aiment le jazz

Portrait | Après Brüno en 2018, c’est lui qui donne des visages et des images au Festival Jazz à Vienne. Rencontre avec un illustrateur prolifique associant depuis plus de trente ans musiques et couleurs : Jacques de Loustal.

Vincent Raymond | Mardi 18 juin 2019

Loustal : pour ceux qui aiment le jazz

Droit comme un i, vêtu avec une élégance non ostentatoire, il saute prestement de sa bicyclette, semblant surgir d’un album de ses confrères Dupuy & Berbérian. Quelques volées d’escalier plus haut, on pénètre dans son atelier d’artiste ; les murs confirment sans l’ombre d’une hésitation son identité. Outre quelques peintures accrochées ici ou là, et quelques travaux en cours, une bibliothèque chargée jusqu’à la gueule d’albums et d’ouvrages mêlant jazz, cinéma, littérature et illustration, voisine avec des piles de CD. L’atmosphère studieuse de cet antre du XIXe arrondissement parisien ne la rend pas moins accueillante : le canapé, guère éloigné de la table à dessin, ne semble pas avoir pour seule vocation de décorer les lieux. Jacques de Loustal s’y octroie une poignée de minutes de sieste chaque jour, dit-on. On raconte aussi qu’il aurait un autre studio dans les Monts d’Or quand il se déplace en région lyonnaise. Car l’homme aime les voyages, autant qu’il est passionné de musique. La faute à ses grands frères, qui l’ont initié au jazz, au blues et ensuite au rock :

Continuer à lire

John Zorn, marathon man

Jazz à Vienne | Pour sa venue à Jazz à Vienne, le protée musical John Zorn ne fait pas les choses à moitié : cinquante œuvres tirées de ses Bagatelles, quatorze groupes sur scène et quatre heures de concert. Un marathon immobile à courir absolument.

Stéphane Duchêne | Mardi 11 juin 2019

John Zorn, marathon man

Inclassable, voilà sans doute le seul terme qui permette de définir (et donc de ne pas définir) le travail du musicien d'avant-garde John Zorn. Saxophoniste alto, clarinettiste, pianiste influencé par la musique de compositeurs comme Charles Ives et John Cage, on pourrait dire que le New-Yorkais de 65 ans a touché à tout. Mais en réalité, il a fait plus que cela, ce qu'il a touché, il l'a creusé en profondeur, déconstruit et remodelé, comme lorsqu'il s'est attaqué à une relecture d'Ennio Morricone, encensée par le compositeur lui-même, a appliqué les trouvailles cinématographiques de Godard à la musique, réinterprété Ornette Coleman sous un angle punk hardcore, testé les limites « du format habituel du groupe de rock » au sein d'un combo comprenant notamment le guitariste Bill Frisell et le chanteur Mike Patton, puis avec Bill Laswell. Zorn a ainsi ratissé tous les genres possibles, de la country au grindcore, en passant plus tard par la musique klezmer, avec son groupe Masada, et les musiques classiques et mystiques. S'inspirant en grande partie des techniques de John Cage et du free jazz qui, chacun à leur manière, laisse

Continuer à lire

Jazz en cascade : le programme de Jazz à Vienne

Jazz à Vienne | Une semaine après Fourvière, c'est au tour de Jazz à Vienne d'annoncer un programme d'autant plus touffu qu'il ne s'étale que sur une quinzaine du 28 au 13 juillet. En voici les grandes et incontournables lignes.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 mars 2019

Jazz en cascade : le programme de Jazz à Vienne

16 jours, 250 concerts (dont les trois-quarts sont gratuits) et 1000 artistes. Voilà trois chiffres qui suffisent à résumer le force de frappe démultipliée de Jazz à Vienne. Impossible donc d'en faire la recension complète. Mais pour ce qui est de sa vitrine principale, le Théâtre Antique, le festival ouvrira comme chaque année les portes imaginaires par un concert destiné aux enfants des classes primaires, confié cette fois à Raphaël Imbert. Qui livrera une version de son très américain Music is my hope, primé aux Victoires du Jazz 2018 et qui déambule avec bonheur sur les traces de la soul et du gospel. Une belle entrée en matière dès 10h du matin, le 28 juin, qui précédera... Raphaël Imbert le soir-même mais au sein du projet Up Above My Head réunissant Camille, Sandra Nkaké et son initiateur Raphaël Lemonnier, qui revisite les black convict songs entonnés jadis dans les prisons du Sud des États-Unis par les repris de justice durant leurs travaux forcés.

Continuer à lire

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Journalisme | Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Florence Aubenas et Ted Conover à la Villa Gillet

Outre la programmation du festival d'idées La Chose Publique qui commence à se dévoiler, la Villa Gillet continue sa programmation de rencontres et conférences. Le jeudi 29 novembre seront ainsi conviés autour du thème de l'enquête et de l'immersion Florence Aubenas et Ted Conover. Grand reporter pour Le Monde, Florence Aubenas est l'une des journalistes les plus en vue en France actuellement. L'Américain Ted Conover est lui un spécialiste de l'immersion au long cours, s'étant fait embaucher comme gardien de prison à Sing Sing pour l'ouvrage Newjack. La rencontre aura lieu au Grand Amphi de l'Université de Lyon.

Continuer à lire

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

La Chose Publique | L'ancienne ministre Christiane Taubira est conviée au festival des idées La Chose Publique, qui se déroulera en novembre prochain et dont le thème est "L'invention démocratique : la place du citoyen en démocratie".

Sébastien Broquet | Jeudi 30 août 2018

Christiane Taubira invitée à Lyon par la Villa Gillet

On se souvient que sa dernière venue à Lyon en mars 2017 avait provoqué des remous en pleine campagne pour la présidentielle : Gérard Collomb, alors maire de la ville, avait refusé la salle des Rancy à l'ancienne ministre qui venait présenter son livre, Nous sommes sur Terre, à l'invitation de la librairie du Tramway. La préfecture avait pourtant donné son accord. Mais le maire avait utilisé l’interdiction pour une collectivité de faire bénéficier un candidat d’avantages avant une élection pour justifier sa décision, considérant que l'écrivaine était un soutien actif de Benoît Hamon. La rencontre avait finalement pu avoir lieu dans l'enceinte de l'université Lyon 2. Christiane Taubira sera donc de retour dans la ville du désormais ministre de l'Intérieur le vendredi 23 novembre prochain, conviée par la Villa Gillet et Res Publica, les concepteurs du festival des idées La Chose Publique : rendez-vous est pris pour un Grand Entretien, à 21h, dans le grand amphithéâtre cet

Continuer à lire

Jazz (en) fusion

Jazz à Vienne | Avec Magma, Christian Vander a opéré dès la fin des années 60 une petite révolution musicale dont beaucoup ne se sont jamais remis et dont lui-même n'est jamais sorti. Toujours au front, le légendaire batteur aux étranges glossolalies sera à Vienne pour opérer la fusion du Théâtre Antique.

Stéphane Duchêne | Mardi 19 juin 2018

Jazz (en) fusion

À ce jour, en quasiment 50 ans de carrière, Magma a enregistré plus de live que d'albums studio et de fait, il est peu de personnes qui, pour s'être trouvées un jour à un concert de Magma, toutes époques confondues, n'en ont pas gardé de sérieuses séquelles, plaçant là le groupe parmi les expériences musicales les plus intenses qui puissent exister. Les plus sérieusement vrillées aussi car comme "venues d'ailleurs" : un concert de Magma ne ressemble, encore aujourd'hui, à aucun autre. Sans doute parce que Magma ne ressemble à personne. C'est que son fondateur Christian Vander a été à bonne école, grandissant, grâce à un père musicien, dans le giron direct de grands batteurs tels qu'Elvin Jones (frappeur de Coltrane) et Kenny Clarke, des amis de la famille à l'esprit libre comme l'air. Et quand on se fait offrir sa première batterie par le maverick de la trompette Chet Baker, c'est que l'on est promis à un destin particulier. Plus grand que la vie et au-delà du raisonnable, c'est ainsi

Continuer à lire

Florence Verney-Carron : « Je ne pense pas que Tomorrowland provoque un déséquilibre »

Tomorrowland | Alors qu'une nouvelle tribune, initiée cette fois par les grands festivals de musiques électroniques de tout le pays, demande aux élus d'être plus attentifs à l'écosystème français, Florence Verney-Carron, vice-présidente à la culture de la Région, a tenu à s'exprimer au sujet de la fronde des acteurs culturels locaux face à la subvention accordée au festival belge Tomorrowland.

Sébastien Broquet | Mardi 3 avril 2018

Florence Verney-Carron : « Je ne pense pas que Tomorrowland provoque un déséquilibre »

Au tour des festivals de musiques électroniques de l'ensemble du pays de réagir à l'arrivée de Tomorrowland à l'Alpe d'Huez. Une tribune est parue via le magazine Trax, signée par tous les grands acteurs de la techno et de ses dérivés, parmi lesquels Nuits sonores, Weather Festival, Astropolis, Positive Education à Saint-Étienne, Tapage Nocturne et bien sûr Holocène, directement impacté puisque se déroulant à Grenoble à la même période que l'événement hivernal de la franchise belge. « Si nous voulons faire face à l'hégémonie des multinationales du divertissement qui s'implantent en France et se livrent une guerre à coups de millions d'euros, et préserver notre patrimoine culturel, il serait judicieux que les institutions, au-delà de leurs engagements verbaux, soutiennent le développement de nos acteurs des musiques électroniques qui travaillent d’arrache-pied à créer de la valeur et n’ont pas pour seul objectif le profit et la sati

Continuer à lire

Jazz à Vienne : toute la programmation

Avishai Cohen, Jeff Beck, Melody Gardot, Marcus Miller... | Le festival Jazz à Vienne a dévoilé ce soir l'intégralité de sa programmation, avec de nombreuses soirées thématiques (Afrique, Brésil, hip-hop, funk, blues...) et quelques valeurs sûres. Voici tout le programme.

Sébastien Broquet | Mardi 20 mars 2018

Jazz à Vienne : toute la programmation

Jeudi 28 juin Al McKay’s Earth Wind & Fire Experience ouvre les festivités. Du bon gros funk à l'ancienne, à la façon 80's, pour lancer une soirée ? C'est facile, mais ça marche à chaque fois. On prend. D'autant que d'autres grands anciens, la Malka Family, émules d'un Funkadelic à la française ayant marqué le début des 90's s'invite aussi sur ce plateau. Pour faire le plein de bonne humeur. Côté club ? On ira voir Forq. Vendredi 29 juin Melody Gardot à l'affiche : le côté le plus pop du jazz, forcément vocal, pour continuer l'aventure. Consensuel, voire familial, puisque l'on découvrira aussi l'expérience Jazz love Disney, avec Hugh Coltman, China Moses, Sarah McKenzie et Myles Sanko... Curiosité. Au Club, le trio jazz punk venu de São Paulo Metá Metá invite quelques amis. Assurément l'un des grands moments du festival, on vous l'annonce de suite ! Sam

Continuer à lire

Tomorrowland : les acteurs de la culture en Auvergne-Rhône-Alpes interpellent les élus du conseil régional

Tribune Libre | Le vendredi 9 mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont annoncé fièrement que Tomorrowland, l'un des plus gros festivals du monde basé à Anvers, installerait du 13 au 15 mars 2019 une édition hivernale à l'Alpe d'Huez (Isère). Et ce avec 400 000 euros de subvention. Une décision politique à laquelle ont souhaité réagir de nombreux acteurs culturels régionaux évoluant dans les musiques actuelles par la tribune que voici.

La rédaction | Vendredi 16 mars 2018

Tomorrowland : les acteurs de la culture en Auvergne-Rhône-Alpes interpellent les élus du conseil régional

Nous, acteurs culturels étiquetés "musiques actuelles" de la région Auvergne-Rhône-Alpes, tenons à réagir au communiqué de presse annonçant l’accueil de la première édition du Tomorrowland Winter 2019 à l’Alpe d’Huez, ainsi que la participation financière de la Région à ce projet, pour un montant de 400 000 €. Face aux difficultés rencontrées par un nombre croissant de structures de notre secteur depuis quelques années, nous sommes stupéfaits par cette annonce. Nombre d’équipes ont en effet vu diminuer voire disparaître leurs financements régionaux (essentiellement via la suppression des financements liés aux contrats de développement durable Rhône-Alpes), impactant leur activité, lorsque cela ne l’a pas stoppé net. Les conséquences économiques et culturelles sont lourdes, mais la Région n’a jusqu’alors pas réagi aux conséquences de ses décisions. Nous participons au rayonnement de notre région Parallèlement, nous voyons fleurir la communication autour de la « préférence régionale » partout sur no

Continuer à lire

Jazz à Vienne... à Val Thorens

Festival | En attendant l'été, et pour la première fois, Jazz à Vienne a décidé de prendre du 10 au 12 avril ses quartiers de printemps là où l'hiver dure un peu plus (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 13 février 2018

Jazz à Vienne... à Val Thorens

En attendant l'été, et pour la première fois, Jazz à Vienne a décidé de prendre du 10 au 12 avril ses quartiers de printemps là où l'hiver dure un peu plus longtemps qu'ailleurs : à Val Thorens à 2300 m d'altitude. Le forfait, très éclectique, comprendra non seulement apéro-jazz, JazzMix, conférence, projection, spectacle jeune public, exposition 10 ans de photos de Jazz à Vienne mais aussi concerts jusqu'en bas des pistes, sis entre 13h et 2h du matin. Avec au programme ; des étoiles telles que le Kyle Eastwood Quintet, China Moses, Foehn trio, le trio funk lyonnais Da Break, Dowdelin et DJ Harry Cover... Et très logiquement, ça s'appelle Jazz à Val Thorens.

Continuer à lire

Gregory Porter à Jazz à Vienne

Festival | Trois premiers artistes excitants, un changement radical de charte visuelle : Jazz à Vienne s'offre une cure de jouvence.

Sébastien Broquet | Mardi 21 novembre 2017

Gregory Porter à Jazz à Vienne

Jazz à Vienne poursuit sa mue et ce de manière radicale en ce qui concerne le visuel : exit l'illustrateur historique Bruno Théry qui avait réalisé les 35 précédentes, bonjour Brüno, dessinateur nantais de BD ligne claire remarqué pour son travail avec le scénariste Appollo (Biotope), importé dans le cadre d'un partenariat noué avec le festival de bande dessinée d'Angoulême et amené à se renouveler : chaque année, un dessinateur différent choisi par Angoulême réalisera ainsi l'affiche de Vienne. C'est peu dire que le visuel de cette année, au personnage inspiré de Miles Davis, insuffle un sacré coup de jeune bienvenu... Outre l'affiche, pour chaque édition, un concert dessiné sera partagé entre les deux événements : débuts de grande classe avec une collaboration entre la chanteuse malienne Rokia Traoré côté musique et Rubén Pellejero côté dessin, à qui l'on doit le retour de Corto Maltese. Une date à cocher sans plus attendre (le 26 janvier à Angoulême et le 5 juillet au Théâtre Antiq

Continuer à lire

Des châteaux et une coupe franche

Politique Culturelle | Un conseiller de l'ombre, des châteaux régionaux mis en lumière et une subvention revue à la baisse pour l'Opéra de Lyon : dernières nouvelles du front culturel à la Région.

Sébastien Broquet | Mardi 7 novembre 2017

Des châteaux et une coupe franche

D'abord, le Musée des Tissus, sauvé pour la com' mais pas vraiment dans les faits. Ensuite, la présentation du livre blanc pour une politique culturelle régionale, manquant de réelles propositions (d'ailleurs, Laurent Wauquiez ne s'est pas déplacé et a laissé sa vice-présidente Florence Verney-Carron s'en charger). Et dans la foulée, retour de Laurent Wauquiez en personne pour dévoiler devant la presse sa nouvelle marotte : un focus sur les 50 sites régionaux qui font l'Histoire de France. Ou, vu autrement, une plongée dans la grande querelle actuelle de l'Histoire. M. Wauquiez a tranché, pour lui l'Histoire c'est le retour à Ernest Lavisse et son enseignement doit se conformer à un grand roman national au parfum identitaire, tel qu'une partie de la droite et de l'extrême-droite l'entendent : « Qu’est-ce que notre histoire ? S’interroger sur nos origines, notre identité, sur les moments qui ont fait la France et les lieux qui en incarnent son passé est devenu pour certains une transgression, presque un interdit. Cela doit cesser. » On s'étonne ainsi moins du soutien appuyé de Stéphane Bern au sujet de Mus

Continuer à lire

La Région dévoile son livre blanc

Politique Culturelle | Après 22 mois, la Région a enfin fini de rencontrer les acteurs culturels et élaboré un "livre blanc" pour réfléchir aux orientations que compte suivre Laurent Wauquiez durant sa mandature.

Sébastien Broquet | Mardi 17 octobre 2017

La Région dévoile son livre blanc

Quand Laurent Wauquiez tweetait le 9 octobre dernier au sujet du Musée des Tissus que « la culture et le patrimoine ne peuvent pas uniquement se résumer à des frais et à des coûts », l'on ne pensait pas que les chiffres étaient à ce point occultés dès lors que l'on parlait de ce sujet à la Région. Car lors de la présentation le jeudi 12 octobre du "Livre blanc pour la construction d'un projet culturel régional", il fût bien difficile pour les journalistes présents face à Florence Verney-Carron, la vice-présidente à la Culture, et Anita Weber, vice-président de l'Observatoire des Politiques Culturelles qui était en charge de cette étude menée ces derniers mois, d'obtenir des précisions sur les 60M€ de budget alloués cette année au secteur (le même qu'en 2016, en baisse par rapport à la mandature socialiste). Comment sont répartis les arbitrages, au profit de quel secteur, de quel territoire ? Combien a coûté cette étude ? Ce fût longtemps le grand flou derrière les bonnes intentions, même si l'on apprendra finalement que le prix de l'étude est intégré à la subvention versée à l'Observatoire et que le budget cul

Continuer à lire

Florence Verney-Carron va dévoiler sa feuille de route pour la culture

Politique Culturelle | Florence Verney-Carron, vice-présidente à la Culture, va dévoiler ce jeudi le programme culturel voulu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sébastien Broquet | Mercredi 30 août 2017

Florence Verney-Carron va dévoiler sa feuille de route pour la culture

[Mise à jour : un communiqué de presse de la Région ce mercredi à 17h nous informe que la conférence de presse de Florence Verney-Carron prévue jeudi matin est repoussée à une date ultérieure, non communiquée, « en raison d’un contretemps de dernière minute. »] La Région Auvergne-Rhône-Alpes et la culture, c'est un long fleuve pas tranquille du tout depuis l'élection de Laurent Wauquiez. L'absence de dialogue lors des premiers mois, les coupes franches dans les associations (par exemple, les festivals de cinéma LGBT) sans explication, les soupçons de clientélisme avec l'augmentation des subventions pour les festivals des villes aux maires amis du président (Vienne, Chambéry) ont instillé le doute, voir

Continuer à lire

Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Jazz à Vienne | Quoi de plus normal que de célébrer les 50 ans de la disparition du géant du sax ténor John Coltrane dans un festival de jazz ? Qui de plus qualifié pour cela que le vénérable Archie Shepp pour dire son suprême amour de celui qu'on appelait "Trane" ?

Stéphane Duchêne | Mardi 20 juin 2017

Jazz à Vienne rend hommage à John Coltrane avec Archie Shepp

Il y a des rencontres et des figures qui vous changent une vie. En ce qui concerne Archie Shepp, ce sera celle de John Coltrane. Shepp a 23 ans lorsqu'il voit Coltrane sur scène un soir de 1960, au Five Spot à New-York. Le jeune homme est déjà musicien (piano, clarinette, sax alto), jazzman, mais Coltrane est, lui déjà un poids lourd, comme on dirait en boxe et, plus que ça, un génie. La révélation est telle qu'elle pousse Shepp à passer, comme lui, au sax ténor. Rapidement, il fait partie avec des musiciens comme Cecil Taylor, Don Cherry et Ornette Coleman de ces pionniers, inspirés par quelques travaux remontant aux années 40 déjà, qui, las des conventions du be-bop ou du hard-bop décident d'en briser les conventions, d'en casser le tempo et d'en libérer les improvisations. Ce sont les débuts du free-jazz. Coltrane est lui aussi en train d'emprunter ce virage qui donnera lieu à quelques classiques du genre tels que A Love Supreme. La route des deux hommes n'a alors de cesse de se recroiser. Ascension C'est par l'entremise de Coltrane que Shepp signe chez Impulse ! où il

Continuer à lire

A Night with Nicolas Jaar annulé

Clubbing | La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 9 juin 2017

A Night with Nicolas Jaar annulé

La Nuit avec Nicolas Jaar prévue mercredi 14 juin au théâtre antique de Vienne est annulée pour des raisons logisitiques. L'évènement organisé par Jazz à Vienne et Nuits Sonores devait rassembler Pan Daijing, Bill Kouligas, Show me the body, Amnesia Scanner, Hvad et Helado Negro autour du génial Nicolas Jaar. Les possesseurs d'un billet peuvent se faire rembourser auprès de leur point de vente.

Continuer à lire

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

Réfléchir | Politologue, spécialiste de la délinquance et de la police, Sébastian Roché vient présenter à la Villa Gillet De la Police en démocratie (Grasset), dans lequel il examine la dégradation des rapports police/population à l'œuvre en France depuis des décennies, à la recherche de solutions pour restaurer une confiance mutuelle garante de l'équilibre de la démocratie.

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mars 2017

Villa Gillet : police partout, confiance nulle part

La police française aurait-elle oublié sa mission première ? À savoir, produire de la confiance en défendant des valeurs supérieures, comme l'égalité, et ainsi contribuer à la cohésion sociale. C'est la question que se pose dans De la police en démocratie, Sébastian Roché, politologue spécialiste de la délinquance et de la police, directeur de recherche au CNRS à Sciences Po Grenoble et expert pour les Nations Unies, déjà auteur de Police de proximité et Violences urbaines et banlieues. Elle résonne d'autant plus fortement quelques semaines après la surréaliste "affaire Théo", mais resterait tout aussi pertinente sans elle. Car c'est ici un problème de fond et quotidien que tente d'analyser Sébastian Roché, partant du constat que si toute démocratie a besoin d’une police, celle-ci a besoin que les citoyens la soutiennent, qu’ils la considèrent comme « leur police. » Mauvais élève Dans cet ouvrage, il s'agit d'abord de mesurer la confiance d’une part, et l’égalité devant les contrôles d’identité en France et en Allemagne, d’autre part. Et le constat est plutôt accablant

Continuer à lire

Remettre le monde à l'endroit

Villa Gillet | Michel Lussault vient débattre à la Villa Gillet de son regard de géographe singulier sur le monde contemporain et de son dernier ouvrage explorant en particulier les hyper-lieux.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 31 janvier 2017

Remettre le monde à l'endroit

Depuis le début des années 2000, Michel Lussault met au centre des sciences sociales la géographie, une géographie très humaine en l'occurrence. Après les philosophies de l'histoire du 19e siècle, l'objectivité anti-humaniste et structurale des sciences humaines au 20e siècle (psychanalyse, sociologie, anthropologie...), le géographe défend une approche du contemporain à partir des vécus physiques, de la subjectivité des expériences individuelles ou collectives au sein d'espaces et de lieux particuliers. « Avec l'anthropologue Tim Ingold, l'historien Patrick Boucheron, le philosophe Guillaume Leblanc, le sociologue Richard Sennett, Peter Sloterdijk et bien d'autres, on pense que l'espace n'est pas seulement un décor, un théâtre, mais une dimension explicative de la vie. Il y a là peut-être même un tournant spatial des sciences sociales. » nous confiait Michel Lussault dans un entretien.

Continuer à lire

L’affiche de Jazz à Vienne dévoilée

MUSIQUES | Le nouveau visuel pour l’édition 2017 du festival Jazz à Vienne est dévoilé : pour la trentième année consécutive, elle est signée Bruno Théry. Cette fois elle (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 25 novembre 2016

L’affiche de Jazz à Vienne dévoilée

Le nouveau visuel pour l’édition 2017 du festival Jazz à Vienne est dévoilé : pour la trentième année consécutive, elle est signée Bruno Théry. Cette fois elle représente un personnage hybride, mêlant peinture, photographie et matière, qui traduit la richesse culturelle du festival. Rendez-vous du 29 juin au 13 juillet 2017 !

Continuer à lire

La Villa Gillet a de la repartie

Penser le monde | Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 13 octobre 2016

La Villa Gillet a de la repartie

Certains annonçaient la Villa Gillet moribonde après ses déboires des derniers mois. Visiblement, le directeur Guy Walter et son équipe, réduite de moitié juste avant l'été suite à la baisse drastique de ses subventions, ont de la repartie : on n'attendait pas si rapidement l'arrivée d'un nouveau rendez-vous, en l'occurrence La Chose Publique, qui se tiendra du 21 au 26 novembre dans les locaux de la Villa Gillet. Prenant la place laissée vacante par Mode d'Emploi, cette nouvelle semaine de débats d'idées s'articulera « autour de l'actualité française en philosophie, en sciences humaines et sociales. La Villa Gillet en assurera le commissariat scientifique » nous explique-t-on du côté de l'équipe. C'est l'arrivée d'un mécène qui permet la tenue de cet événement, en l'occurrence l'association Res Publica, basée à Lyon - et au Burkina Faso via son ONG - et

Continuer à lire

Le discours et la méthode : un point sur la politique culturelle en Rhône Alpes

Politique Culturelle | Ça coince. Depuis le changement d’exécutif à la tête de la Région en décembre, aucune ligne claire concernant la culture n'a été édictée. Pire : les budgets sont rabotés voire réduits à néant sans concertation. Le milieu culturel s'échauffe.

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Le discours et la méthode : un point sur la politique culturelle en Rhône Alpes

La culture n'est pas une compétence obligatoire des Régions. Les lycées, la formation professionnelle et les transports régionaux sont bien évidemment des priorités (l'A45 aussi, manifestement). D'où, certainement, le fait que le Plateau, un espace dédié à l'art contemporain, soit aujourd'hui vide ; et que lors de sa conférence de presse sur le budget ce printemps, Laurent Wauquiez ait appris par notre question que la Région était présente au festival d'Avignon via la location d'une péniche où des débats devaient être organisés : location aussitôt annulée. Voilà pour la méthode : trancher dans le vif en une minute. Exit les commissions d'experts (bénévoles) chargés d'étudier des dossiers très complets de demande de subventions à l'attention des élus. Pourquoi ce système a disparu ? La vice-présidente en charge de la Culture, Florence Verney-Carron nous explique : « C'était un problème de délai sur ce budget : nous n'aurions pas pu réunir les commissions dans les temps. Mais tout a été étudié de très près par nos services et la direction de la culture. Pour l'avenir, nous all

Continuer à lire

La culture, ce caillou dans la chaussure de Laurent Wauquiez

ACTUS | C’est la compétence sur laquelle une gouvernance de droite est souvent soupçonnée des moins bonnes intentions et, par conséquent, sur laquelle elle n’a pas envie de se vautrer. En matière culturelle, Laurent Wauquiez entretient pour le moment un brouillard épais, promettant de le dissiper d’ici cet été.

Dalya Daoud / Rue89Lyon | Mardi 28 juin 2016

La culture, ce caillou dans la chaussure de Laurent Wauquiez

Avec Rue89Lyon C’est un chiffre quasi officiel qui circule : on estime que la baisse prévue dans le budget dédié à la culture en Auvergne-Rhône-Alpes s’approche de 10%. L’explication générale, on la connaît : la Région se met à la diète et tous les domaines de compétences seront touchés (75 millions d’euros d’économies cette année, et 300 millions d’euros à la fin du mandat). Mais les premières décisions de l’exécutif concernant la culture n’ont pour autant pas toujours été comprises. Si Laurent Wauquiez n’a de cesse de fustiger son prédécesseur socialiste, parfois à raison, il sait que Jean-Jack Queyranne a été apprécié dans le milieu culturel où il a su mener sa barque, reconnu comme un amoureux des arts. Pour l’heure, les nouveaux locataires de la Confluence semblent quant à eux naviguer à vue. Une augmentation de subventions par ici, une coupe par là : les décisions tombent sans explication. Où est Florence ? Florence Verney-Carron, vice-présidente en charge de la Culture, a pris le parti de se taire. Aucune déclaration publ

Continuer à lire

Jazz : ils re-Vienne

Jazz à Vienne | Quel est le comble pour un festival de jazz ? De faire du classique. Ce pourrait être une blague récurrente du côté du Théâtre antique de la cité allobroge, mais c'est aussi la formule qui fait de Jazz à Vienne un incontournable de l'été. Où, en sus, il reste toujours quelque chose à découvrir.

Stéphane Duchêne | Mardi 21 juin 2016

Jazz : ils re-Vienne

Toi aussi joue chaque année avec Jazz à Vienne au bingo des noms — c'est un peu comme compter les ponts ou les Peugeot rouge sur l'autoroute avec papa et maman lors des départs en vacances. Qui est venu ? Qui revient ? Quand l'a-t-on vu pour la dernière fois ? Qui opère son baptême du feu ? Et toi, dis, quand reviendras-tu ? Reste qu'un festival qui parvient à ce point à fidéliser ses invités ne peut être qu'un événement où l'on a envie de revenir, y compris en tant que spectateur. Il y a ce travail de défrichage de l'ombre avec les scènes dites annexes, depuis tant d'années, qui laisse aux jeunes pousses le temps de fleurir et de revenir en tête d'affiche (on pourrait appeler cela la jurisprudence Cecile McLorin Salvant / Chromb / Gregory Porter). Il faudra donc compter cette année, outre les précités, sur les présences de Diana Krall, l'immense guitariste John McLaughlin, l'incontournable Erik Truffaz, la désormais pop star internationale Ibrahim Maalouf, invité dans les plus grands raouts planétaires (cf. Cannes),

Continuer à lire

La fin pour Mode d'Emploi

Villa Gillet | Suite à la baisse drastique du budget de la Villa Gillet, Guy Walter, son directeur, se voit contraint de mettre fin à Mode d'Emploi, le rendez-vous consacré aux sciences humaines. Avant de probables licenciements.

Sébastien Broquet | Mardi 24 mai 2016

La fin pour Mode d'Emploi

Voilà, c'est fini. Mode d'Emploi s'arrête, après quatre éditions seulement. Et la Villa Gillet elle-même est dans la tourmente : probablement avant l'été, un plan social sera mis en place, et une partie des seize salariés de la structure sera licenciée et devra voguer vers d'autres aventures. Ces derniers ont lancé une pétition sur Internet ayant récolté 4177 signatures lundi soir. Au cours d'une réunion s'étant déroulée le mercredi 18 mai au matin dans le bureau de son directeur Guy Walter, mis en difficulté depuis plusieurs semaines par un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes qu'il conteste ardemment, les différentes parties ont acté une baisse drastique des subventions accordées au lieu l'obligeant à amputer de sa programmation le festival Mode d'Emploi, son rendez-vous annuel consacré aux sciences humaines qui se déroulait en novembre. Les dixièmes Assises Internationales du Roman, qui se déroulent en ce moment-même, n'ont pas été impactées ; mais si la question de leur tenue l'an prochain ne se pose a priori pas, celle de la même exigence dans la programmation le sera inévitablement. Les trois tutelles (l'État via la DRAC et le Centre Nati

Continuer à lire

Joann Sfar, croqueur en série

Bande Dessinée | Convier Joann Sfar pour évoquer son dernier ouvrage paru exige de se tenir à la page : il en a peut-être sorti un ou deux nouveaux depuis la semaine dernière…

Vincent Raymond | Mardi 19 avril 2016

Joann Sfar, croqueur en série

On ne dira rien ici du nouvel opus de Joann Sfar, Tu n’as rien à craindre de moi — la bande dessinée dont la récente parution chez Rue de Sèvres est prétexte à l’organisation de cette causerie-rencontre aux Célestins à l’invitation de la Villa Gillet — pour la simple raison qu’on ne l’a pas encore lue. Pardonnez cet aveu coupable, mais il faut bien reconnaître que le stakhanoviste auteur place ses lecteurs-spectateurs dans une situation compliquée : à peine a-t-il achevé un album qu’il publie un roman, juste avant la sortie d’un long-métrage, lequel précède un film d’animation ou une collaboration à quelque aventure collective… Et en marge (ou dans les marges) des Donjons, du Chat du Rabbin ou de Grand et Petit Vampire, l’ubiquiste hypergraphe dévoile avec une générosité rare ses notes intimes et travaux préparatoires dans des carnets ou des recueils parfois volumineux — voir le pavé de dessins et d’aquarelles inspirés durant la conception de son Gainsbourg… Cette somme ne compose pourtant qu’un fragment de son œuvre multimédiatique. Sfar est aussi, au risque que certains s’en étranglent, un chronique

Continuer à lire

Gil & Veloso : amicalement vôtre

MUSIQUES | «Deux amis, un siècle de musique», c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène avec (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 1 juillet 2015

Gil & Veloso : amicalement vôtre

«Deux amis, un siècle de musique», c'est ainsi qu'est baptisée la tournée qui réunit Caetano Veloso et Gilberto Gil. Et qui les verra monter sur scène avec chacun une guitare et un répertoire immense. Caetano & Gil se sont un peu les Brett Butler et Danny Wilde de la musique brésilienne, aux trajectoires individuelles marquées mais dont le destin restera irrémédiablement lié pour l'Histoire, l'esprit indissociable malgré les désaccords et les différences. Nés la même année, en 1942, et tous deux grandis à Salvador de Bahia, l'un est blanc issu d'un milieu modeste, l'autre noir et fils de médecin, les deux sont très engagés politiquement mais quand Gil est nommé ministre de Lula (premier président de gauche depuis leurs propres tribulations tropicalistes), Veloso est dubitatif avant de se raviser. Leurs caractères aussi sont rigoureusement opposés – Veloso est un hyperactif et bon vivant, Gil un gros dormeur (et c'est lui qui sera ministre) et quasiment maître zen – mais ils se complètent comme se complétaient Lennon et Macca et se sont trouvés comme on trouve l'amour, chacun vouant à l'autre une admiration sans bornes et jamais envieuse.

Continuer à lire

Jazz à Vienne - Du 26 juin au 11 juillet à Vienne (38)

MUSIQUES | Entre éternels retours et renouvellement forcenés des talents, Jazz à Vienne continue pour sa 35e édition de puiser aux sources du jazz tout en se posant en laboratoire de la musique de demain. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Mercredi 24 juin 2015

Jazz à Vienne - Du 26 juin au 11 juillet à Vienne (38)

On pourrait dire cela de chacune des éditions de Jazz à Vienne, mais c'est particulièrement vrai pour celle-ci : elle marque un retour aux sources, et même plusieurs. D'abord avec une ouverture en forme d'hommage et de déclaration d'amour à la ville-mère du jazz, La Nouvelle Orléans. Où l'on croisera entre autres Dee Dee Bridgewater, mais aussi la fascinante Leyla McCalla, et dont le point d'orgue sera la présence, peu commune, du pianiste, chanteur, auteur-compositeur et surtout producteur de R'n'B originel Allen Toussaint. Comme chaque année, c'est un retour aux sources en chaîne qui s'opère derrière. Retour un peu permanent avec l'éternel comeback de figures comme George Benson ou Didier Lockwood, mais aussi de genres oubliés, avec le légendaire Golden Gate Quartet, qui prêche le gospel depuis 80 ans, et Gilberto Gil et Caetano Veloso, ce couple inspiré qui mit le feux aux poudres de la musique brésilienne (et de la musique tout court) à la fin des années 60 pour accoucher d'un mouvement qu'on appela tropicalisme. Dans le genre all-stars, ne pas manquer n

Continuer à lire

Allen Toussaint lance Jazz à Vienne

MUSIQUES | En 2005, le terrible ouragan Katrina, outre les dégâts humains et catastrophiques qu'il a infligés à la Nouvelle Orléans, a commis un crime de lèse-majesté. (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 23 juin 2015

Allen Toussaint lance Jazz à Vienne

En 2005, le terrible ouragan Katrina, outre les dégâts humains et catastrophiques qu'il a infligés à la Nouvelle Orléans, a commis un crime de lèse-majesté. Détruisant son studio et sa maison, il a mis à la porte l'une des légendes locales, pilier de la culture musicale et donc de la Culture avec un grand C d'une Big Easy qui l'était soudain beaucoup moins, easy : Allen Toussaint. Mais s'il est "aisé" d'abattre d'un coup de brise un monumental chêne Quercus Virginia, il est plus compliqué d'en effacer l'ombre tentaculaire et infinie. Car Allen Toussaint, c'est à lui tout seul près de 60 ans de musique néo-orléanaise, l'incarnation des mélanges constitutifs de l'art musical local par sa manière de revisiter le R'n'B originel à sa sauce et sa volonté toujours farouche de mêler son talent à celui des autres, quitte à rester volontairement dans l'ombre. Sa carrière solo, pourtant brillante, n'ayant jamais été sa priorité, Toussaint a toujours pris davantage de plaisir a écrire, composer, produire pour les autres dans à peu près tous les styles imaginables, au point de devenir une référence très demandée, y compris par les géants de la pop (Macca, Costello, Joe Coc

Continuer à lire

Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

CONNAITRE | Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 29 avril 2015

Gagnez votre entrée aux Asisses du roman

Comme chaque année, le Petit Bulletin et la Villa Gillet s'associent pour vous faire gagner votre entrée aux Assises Internationales du Roman. Petit twist cette année : ce n'est pas un texte que nous attendons de vous, mais un selfie. Plus précisémment, un selfie sur lequel vous brandissez le livre que vous auriez rêvé d'écrire et qu'il vous faudra poster sur Twitter et/ou Facebook avec le hashtag #AIRselfie. Vous avez jusqu'au 22 mai à 12h pour trouver l'inspiration. Trois gagnants seront ensuite tirés au sort (ce qui ne vous interdit pas, au contraire, de faire preuve de fantaisie dans votre mise en scène). Ils remporteront chacun un pass pour les Assises.

Continuer à lire

Interview de Jean-Noël Orengo

CONNAITRE | Ville-paradoxe, royaume de la prostitution et, pour Jean-Noël Orengo, « capitale invisible de l'humanité », Pattaya est au cœur de "La Fleur du Capital", roman polyphonique d'une poésie folle qui, à travers la description fouillée et crue d'un endroit unique au monde, fait aussi le portrait en creux d'un Occident qui s'effondre sur lui-même. Amorce d'une discussion à poursuivre à la Villa Gillet. Propos recueillis par Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Lundi 30 mars 2015

Interview de Jean-Noël Orengo

Á la lecture de La Fleur du Capital, on se débat, comme ses personnages, avec le mystère de Pattaya sans jamais parvenir à le résoudre. Avant de se dire que, peut-être, le mystère de cet endroit c'est justement d'être une énigme insolvable. Une énigme intrinsèque... Jean-Noël Orengo : Oui, absolument. Pattaya, c'est un avis partagé par la plupart de ceux qui sont allés là-bas, est unique. L'architecture, la culture des corps, des êtres même, le mélange des peuples, celui du tourisme familial et du tourisme sexuel, même si je récuse ce terme... C'est à la fois infiniment sordide et infiniment beau. Et puis Pattaya pose, via la prostitution, la question du sexe par rapport au puritanisme ambiant. Pattaya est, comme le disait Lowry du Mexique à une époque, le lieu de rendez-vous de l'humanité, et plus que ça, la capitale invisible d'une humanité inquiète qui a l'impression d'être conditionnée. C'est Babel réconciliée dans la nuit et dans la fête. Ce qui est paradoxal, et cette ville n'est qu'une suite de paradoxes, d'ailleurs pleine d'êtres paradoxaux, c'est qu'on vient à Pattaya pour oublier, s'immerger dans la

Continuer à lire

Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

CONNAITRE | "Désastre, chaos et réalité", ce sera le thème plus réjouissant qu'il n'y paraît de la rencontre qui se tiendra à la Villa Gillet mardi 31 mars en compagnie d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Loïc Merle et Jean-Noël Orengo, autour de trois romans forts, entropiques et incroyablement vivants. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Orengo, Merle et Bayamack-Tam à la Villa-Gillet

On dit souvent – et c'est malheureusement trop souvent vrai – que la réalité dépasse la fiction. Mais que quand cette-même fiction s'empare de la réalité dans ce qu'elle a de plus chaotique ce peut-être aussi beau que violent. Comme une loupe aveuglante plaquée sur notre monde, nous le rendant à la fois insupportable – ne l'est-il pas déjà trop souvent ? – mais surtout fascinant. Et soudain éclairé. En partie du moins. C'est l'un des points commun que l'on peut trouver aux romans Je viens d'Emmanuelle Bayamack-Tam (qui reconvoque pour l'occasion l'un de ses personnages favoris, Charonne, à la fois guerrière et bouc émissaire du monde), Seul, invaincu, deuxième roman tendu, serré du lyonnais Loïc Merle et La Fleur de Pattaya de Jean-Noël Orengo, récits d'existence voués à l'entropie d'une réalité rarement arrangeante. Dans ce dernier roman, La Fleur du Capital, on part à Pattaya, capitale mondiale de la prostitution et de la fête – et si l'on y part, on y reste, ou du moins y laisse-t-on une partie de soi – pour changer sa vie et transformer son monde, selon le mot d'ordre de Breton, fusionné de Marx et Ri

Continuer à lire

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

ACTUS | La programmation de Jazz à Vienne ? Du classique jamais trop classique, des habitués qui prennent le temps de se changer, des têtes d'affiches de tous ordres. Bref, Vienne tel qu'en lui même : ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 24 mars 2015

Jazz à Vienne 2015 : la programmation

Après un premier vrai-faux départ sous forme d'Extra Night avec Pharrell Williams, c'est en mode pas moins happy que va débuter cette année Jazz à Vienne le 26 juin avec un week-end aux accents carnavalesques de la Nouvelle Orléans : de la légendaire figure locale Allen Toussaint au Dirty Dozen Brass Band et à la fascinante et prometteuse Leyla McCalla. En passant, on serait tenté de dire "bien sûr", par Dee Dee Bridgewater qui, après avoir gratifié Vienne de tout le spectre esthétique de la black music, revient en compagnie du New Orleans Jazz Orchestra. Et puisqu'on en est à parler des habitués du festival – ceux dont on a l'impression qu'ils sont là même quand ils ne le sont pas, comme Jean-Jacques Milteau, Éric Bibb, Didier Lockwood ou Éric Truffaz – on ne peut faire l'économie d'un Marcus Miller qui, en compagnie de l'ONL, dirigé pour l'occasion par Damon Gupton, retourne aux sources musicales et géographiques du jazz – un projet au départ discographique baptisé Afrodeezia et première in

Continuer à lire

Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

CONNAITRE | Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les (...)

Stéphane Duchêne | Lundi 19 janvier 2015

Villa Gillet : annulation de la rencontre du jeudi 22 janvier.

Initialement prévue ce jeudi 22 janvier en partenariat avec le Petit Bulletin, la rencontre autour du thème "Désastre, chaos et réalité" qui devait réunir les auteurs Jean-Noël Orengo, Emmanuelle Bayamack-Tam et Loïc Merle ne pourra malheureusement pas se tenir, pour des raisons indépendantes de notre volonté et de celle de la Villa Gillet. Nous vous tiendrons informés d'un éventuel report.

Continuer à lire

Pharrell Williams à Jazz à Vienne

MUSIQUES | Après Stevie Wonder l'an passé, Jazz à Vienne reconduira en 2015 sa doublement bien nommée Extra Night en accueillant dans le Théâtre antique l'auteur du tube (...)

Benjamin Mialot | Mardi 23 décembre 2014

Pharrell Williams à Jazz à Vienne

Après Stevie Wonder l'an passé, Jazz à Vienne reconduira en 2015 sa doublement bien nommée Extra Night en accueillant dans le Théâtre antique l'auteur du tube interplanéntaire Happy (et, pour ce qui nous concerne, l'un des trois cerveaux de N.E.R.D.). A la différence de la légende soul, c'est toutefois en amont du festival que se produira Pharrell : mardi 23 juin, soit trois jours avant le début officiel des réjouissances (qui se poursuivront jusqu'au 11 juillet). Les places seront en vente à partir du mardi 6 janvier (pour des prix allant de 65 à 79€). Pensez à doubler le noeud à votre mouchoir : il n'y aura certainement pas pour tout le monde.

Continuer à lire