La fin pour Mode d'Emploi

Villa Gillet | Suite à la baisse drastique du budget de la Villa Gillet, Guy Walter, son directeur, se voit contraint de mettre fin à Mode d'Emploi, le rendez-vous consacré aux sciences humaines. Avant de probables licenciements.

Sébastien Broquet | Mardi 24 mai 2016

Photo : © Anne Bouillot


Voilà, c'est fini. Mode d'Emploi s'arrête, après quatre éditions seulement. Et la Villa Gillet elle-même est dans la tourmente : probablement avant l'été, un plan social sera mis en place, et une partie des seize salariés de la structure sera licenciée et devra voguer vers d'autres aventures. Ces derniers ont lancé une pétition sur Internet ayant récolté 4177 signatures lundi soir.

Au cours d'une réunion s'étant déroulée le mercredi 18 mai au matin dans le bureau de son directeur Guy Walter, mis en difficulté depuis plusieurs semaines par un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes qu'il conteste ardemment, les différentes parties ont acté une baisse drastique des subventions accordées au lieu l'obligeant à amputer de sa programmation le festival Mode d'Emploi, son rendez-vous annuel consacré aux sciences humaines qui se déroulait en novembre. Les dixièmes Assises Internationales du Roman, qui se déroulent en ce moment-même, n'ont pas été impactées ; mais si la question de leur tenue l'an prochain ne se pose a priori pas, celle de la même exigence dans la programmation le sera inévitablement.

Les trois tutelles (l'État via la DRAC et le Centre National du Livre, la Ville et métropole de Lyon et la Région) ont validé un budget de 900 000 euros pour cette année, contre 1, 5 millions l'année précédente. Et seront plus vigilantes à l'avenir : le rapport de la Chambre Régionale des Comptes met aussi en lumière l'absence de réel contrôle de l'association par ces collectivités la finançant, pointant en outre une légéreté dans la gestion de la Villa Gillet symbolisée par l'augmentation du salaire du directeur sans avenant au contrat, et le budget important de Walls & Bridges, dont cinq éditions furent organisées à New York. Autant de négligences qui mettent aujourd'hui en danger un travail énorme et reconnu, mené depuis 1989 et la création de la Villa Gillet.

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"Nomadland" de Chloé Zhao : une reconquête de l’Ouest

Western | Une année en compagnie d’une sexagénaire jetée sur la route par les accidents de la vie. Un road trip à travers les décombres d’un pays usé et, cependant, vers la lumière. Poursuivant sa relecture du western et des grands espaces, Chloé Zhao donne envie de (re)croire à la possibilité d’un rêve américain. Primé au Tiff, Lion d’Or à Venise, Oscar du meilleur film.

Vincent Raymond | Mercredi 9 juin 2021

L’Ouest, le vrai : frappé par la désindustrialisation. Où les baraques préfabriquées sont ouvertes aux quatre vents et les villes devenues fantômes. Où une partie de la population, victime de maladies professionnelles, dort au cimetière et les survivants… survivent comme ils le peuvent. Certains, comme Fern à bord de son vieux van, ont pris la route et joint la communauté des nomades, enchaînant les boulots saisonniers au gré des latitudes. Loin d’ une partie de plaisir, son voyage sera tel un pèlerinage l’obligeant à se priver du superflu, l’autorisant à se défaire du pesant… Inspiré d’un livre-enquête de Jessica Bruder consacré aux victimes collatérales de la crise des subprimes de 2008 (des sexagénaires privés de toit poussés au nomadisme), Nomadland s’ouvre sur un carton détaillant l’exemple de la ville d’Empire dans le Nevada, passée de florissante à miséreuse, et nous fait suivre sa protagoniste en âge d’être à la retraite, cumulant des petits jobs précaires chez les nouveaux rois de l

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Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Disquaire Day | Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, (...)

Stéphane Duchêne | Mercredi 9 juin 2021

Samedi 12 juin, c'est le D-Day du disque

Le Disquaire Day c'est un peu la version pour adultes du dimanche de Pâques : ayant passé l'âge de traquer les œufs en chocolat dans le jardin de mémé, l'amateur de vinyle se lance dans son annuelle grande chasse à la galette, avec une petite préférence pour les collectors – parfois dispensables, il faut bien l'avouer – édités spécialement pour l'occasion (un 45t live de Ziggy Stardust où Bowie a le hoquet à la fin de Starman ; un split single Adamo / Dinosaur Jr., ce genre). Et histoire de faire de la journée une fête qui ne soit pas que mercantile (on n'est pas des bêtes, enfin pas que), l'événement s'accompagne d'une poignée d'événements. Tels cette année, un showcase de la jeune Claire Days, ancienne finaliste du Ninkasi Musik Lab (dont le Creatures sort le 23 juin), au Village du Disquaire Day (situé à l'Away Hostel, du côté de Croix-Paquet), deux concerts d'After Geography (pop en survêt') et de Midnight Cassette (psyché pop franco-néo Z) au Groom. Ce dernier fera l'objet d'un enregistrement sur vi

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Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Théâtre | « Temps inédits ». Jean Bellorini a pesé ces mots le 20 mai dernier pour parfaire ce numéro d’équilibre qui consistait à présenter la saison 2021-22, lancer le résidu de miettes de 2020-21 et évoquer les occupants sur le site du TNP depuis des semaines. Avec tact et conviction, il est parvenu à tout cela. Résumé de situation et détail de ce qui s’annonce.

Nadja Pobel | Mardi 25 mai 2021

Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Il n’y a eu au TNP que neuf levers de rideaux cette saison. Jean Bellorini lui-même, nommé à la direction de ce centre dramatique national le 1er janvier 2020, n’a jamais présenté ses créations au public villeurbannais. Il ne le connait pas, a-t-il dit à plusieurs reprises ces derniers mois, ajoutant lors de la conférence de presse de la saison 2021-22, le jeudi 20 mai, avoir « le regret de ne pas avoir mené quelque chose de plus fou et franc-tireur comme si j’avais été en terrain connu comme à Saint-Denis [au Théâtre Gérard-Philipe CDN, qu’il a dirigé de 2014 à 2019] ». Comme si le silence était asphyxiant. « Ça fait un an et demi qu’on nous balade » Car, avant de présenter sa très dense saison à venir, il est revenu sur la façon dont cette pandémie a touché son secteur, l’incompréhension face à certaines prérogatives : « des enfants allaient à la piscine sous le TNP, ils pouvaient descendre quelques marches alors pourquoi ne pouvaient-ils pas les monter pour voir un spectacle ? » Dont acte, le TNP ira dans les écoles, lycées, universités avec Onéguine. De même, si l

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Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Littérature Live Festival | Au début du mois mai, la Villa Gillet annonçait le remplacement des Assises Internationales du Roman par le Littérature Live Festival. Un nom et une formule qui, si tout va bien, devraient laisser place au Festival International de Littérature de Lyon en 2022. Lucie Campos, directrice de la Villa Gillet et instigatrice de ces changements, nous explique pourquoi et comment.

Stéphane Duchêne | Mardi 25 mai 2021

Lucie Campos : « trouver les formes d'un retour à une interaction plus forte avec le public »

Après une édition numérique des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet présente cette année le Littérature Live Festival. Pourquoi ce changement d'identité, jamais anodin pour un festival ? Lucie Campos : je suis arrivée l'an dernier en tant que nouvelle directrice de la Villa Gillet avec un projet qui impliquait à la fois de consolider les acquis d'une maison qui a une très grande légitimité à l'international et de changer des choses. La Villa Gillet porte depuis 14 ans un festival de littérature qui s'est appelé depuis 2007 les Assises Internationales du Roman. Elle continuera bien évidemment de porter un festival qui sera pour l'avenir le Festival International de Littérature de Lyon, avec pour domaine d'action et d'interrogation la littérature dans son sens le plus large. C'est là le principal changement : quitter la forme unique du roman qui fais

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Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

Festival | À l'occasion de la nouvelle édition de son festival de littérature internationale, la Villa Gillet en profite pour en changer l'identité en proposant désormais le Littérature Live Festival, un festival hybride qui jongle entre présentiel, duplex et numérique. Parce que les contraintes sanitaires l'exigent et que c'est peut-être l'avenir. Présentation de cette vraie-fausse première édition qui se tiendra du 25 au 30 mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 27 avril 2021

Villa Gillet : Les Assises Internationales du Roman font place au Littérature Live Festival

L'an dernier en plein cœur du marasme sanitaro-culturel que nous appellerons dans quelques années "La Grande Annulation", la Villa Gillet et sa nouvelle directrice Lucie Campos avaient refusé d'abdiquer et profité du confinement pour revoir intégralement la copie présentielle des Assises du Roman et livrer un festival entièrement numérique. Laquelle s'était déroulée à la lisière du déconfinement du 11 au 17 mai. Cette année, la Villa Gillet innove encore un peu plus, quand bien même cela relèverait-il davantage du changement de ligne que de l'adaptation aux circonstances. Car la mutation est d'envergure, qui repose notamment sur un changement de nom du festival qui anime chaque année, depuis quatorze ans et depuis Lyon, la scène littéraire internationale. Le live comme façon de faire En effet, les Assises Internationales du Roman ne sont plus, place au Littérature Live Festi

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La Villa Gillet déroule un Mode d'Emploi 100% Web

Festival des Idées | Faute de pouvoir se tenir en "présentiel", selon l'infâme expression un peu trop consacrée, Mode d'Emploi s'avance donc virtuellement jusqu'au 21 novembre pour ne pas nous sevrer totalement de débats d'idées et de réflexions sur notre espace contemporain, déjà sacrément chamboulé. Comme pour les Assises Internationales du Roman au printemps, l'événement est à retrouver tous les soirs à partir de 19h sur le site de la Villa Gillet. Si vous voulez un conseil — autre que de défense —, faites-y donc un tour. Voici le programme.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 novembre 2020

La Villa Gillet déroule un Mode d'Emploi 100% Web

Confinée au moment des Assises Internationales du Roman, la Villa Gillet en avait livré une version virtuelle sur son site Web. Reconfinée au moment de Mode d'Emploi, son festival des idées, la voici contrainte mais néanmoins enthousiaste de remettre le couvert avec un programme qui, sur la forme, se calque quelque peu sur le couvre-feu et, sur le fond, embrasse les thématiques auxquelles cette drôle d'année 2020 est venue donner davantage de relief. Ainsi chaque jour, sauf exception, Mode d'Emploi proposera un programme en trois temps. À 19h, il sera question de Libertés d'expression, sous la forme de capsules sonores ou vidéo avec des artistes et citoyens engagés. À 19h30 — de 16h à 19h pour la journée, copieuse, du samedi —, on enchaînera avec Les idées sous couvre-feu, soit une heure quotidienne de débats et conversations thématiques avec é

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Trois fois Vivement Dimanche

Librairie | « L'Ainée, la Cadette et la Benjamine », ce n'est pas le titre d'une exégèse des Trois sœurs, ni une version des Quatre filles du Docteur March (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 22 octobre 2020

Trois fois Vivement Dimanche

« L'Ainée, la Cadette et la Benjamine », ce n'est pas le titre d'une exégèse des Trois sœurs, ni une version des Quatre filles du Docteur March amputée d'une des leurs. Mais bien la nouvelle appellation des trois adresses où siège la librairie Vivement Dimanche, suite à une réorganisation de ses espaces. L'Aînée, c'est la librairie historique, le vaisseau amiral de la rue du Chariot d'Or où l'on feuillette littérature, sciences humaines et BD, La Cadette se tient Grande rue de la Croix-Rousse à l'emplacement de l'ancien espace jeunesse et accueille les rayons Beaux-Arts et Vie pratique (vous suivez toujours ?). Quant à la Benjamine, elle est logiquement dévolue à la jeunesse et s'étale sur trois étages. Un coup de jeune qui s'accompagnera d'une nouvelle signalétique et d'enseignes harmonisées. Vous ne viendrez plus chez elle par hasard.

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Au Point du Jour, jouer pour déjouer les mensonges

Théâtre | Pour leur première création au sein du théâtre qu’ils dirigent depuis presque deux ans, Angélique Clairand et Éric Massé ont fait de l’écriture assez fade de Philippe Besson une pièce de théâtre sage.

Nadja Pobel | Jeudi 8 octobre 2020

Au Point du Jour, jouer pour déjouer les mensonges

Au commencement, posé sur une chaise, Philippe Besson est interviewé. Il répond aux questions d’une journaliste chignonée au ton sec et prétentieux ; disserte sur son métier d’écrivain, son homosexualité. Mais ce cadre très formel déjà se distord sous les coups d’une voix-off de l’un et l’autre via laquelle leurs pensées intérieures prennent le dessus et masque les discours convenus. Ce pas de côté va être le squelette de l’adaptation théâtrale que font Angélique Clairand et Eric Massé de Arrête avec tes mensonges, Paru en 2017, le roman est clairement autobiographique puisqu’il relate l’amour de jeunesse de l’auteur, avec un adolescent qui enfouira son identité sexuelle jusqu’à ce que son fils démêle les fils. Ces trois hommes sont l’armature de cette pièce qui se déroule essentiellement en 1984 puis en 2007 et en 2016 pour un épilogue malheureux et les trois acteurs endossent parfois plusieurs fois le même personnage selon son âge. Mieux : le Philippe adolescent et celui devenu écrivain à succès à 40 ans dialoguent, l’un donnant des conseils de couple à l’autre alors à l’aube de sa vie amoureuse. Ainsi le du

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Papa, maman, forbans : "Kajillionaire" de Miranda July

Comédie | Miranda July retrouve la tonalité du cinéma indé US du milieu des années 1980 à 1990.

Vincent Raymond | Jeudi 1 octobre 2020

Papa, maman, forbans :

Un couple d’escrocs semi-clochards et leur fille de 26 ans Old Dolio vivent de combines médiocres en attendant l’arnaque absolue. Attirée par cette famille atypique, une jeune beauté joint le gang. Et c’est le cataclysme intérieur… N’était le générique attestant leur présence à l’écran, on refuserait d’admettre que sous la défroque usée et hagarde des protagonistes se cachent Debra Winger et Evan Rachel Wood. Mais il y a aussi quelque chose de réjouissant à les (non) voir, puisqu’elles s’effacent totalement derrière des personnages, passant leur temps à se faire oublier d’un monde les ayant exclues. Avec ces bras cassés et son absurdité burlesque, Miranda July retrouve la tonalité du cinéma indé US du milieu des années 1980 à 1990 pratiqué par Jarmush, LaBute, DiCillo, Zwigoff voire Wes Anderson… — ne manque ici que Steve Buscemi pour assurer la caution vintage ! Si elle évite le maniérisme, elle ne résiste pas à un p’tit cliché en insistant lourdement sur l’obsession de Old Dolio pour le Big One. La méchanceté pure et la folie de ses parents rattrapent heureusement cette facilité.

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Librairie Michel Descours : plus de galerie... mais des expos

Librairie | Michel Descours lâche sa galerie et recentre son activité de marchand d'art à Paris, mais la librairie affiliée continuera d'organiser des expositions. Explications.

Stéphane Duchêne | Vendredi 11 septembre 2020

Librairie Michel Descours : plus de galerie... mais des expos

En juin dernier, la Librairie Michel Descours, spécialisée dans les arts, a mis un terme à son activité de galerie – entendre par là de vente d'art. Michel Descours ayant ouvert une galerie à Paris sur laquelle il entend recentrer cette activité. C'est donc la librairie, jusqu'ici secondaire, qui va constituer le gros de l'activité lyonnaise, sous l'impulsion de Gwilherm Perthuis, passé de la galerie à la librairie il y a un an en... traversant la rue (comme quoi...). Mais cela ne signifie pas que les expositions vont pour autant déserter le lieu. Comme nous l'explique Gwilherm Perthuis, « pendant au moins un an, le temps d'expérimenter des projets variés, la librairie impulsera des projets d'expositions ». Une manière de prolonger l'activité librairie autour des « liens entre l'image et la littérature ». Chaque mois, Descours proposera un rendez-vous à la galerie qui présentera des formes plastiques, des archives, des documents, des estampes... C'est

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Woods en Air annulé

Covid-19 | On dit (trop) souvent que l'espoir fait vivre mais en ces temps de Covid-19 il semble que rien ne soit moins sûr. En témoigne l'annulation aujourd'hui (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 25 août 2020

Woods en Air annulé

On dit (trop) souvent que l'espoir fait vivre mais en ces temps de Covid-19 il semble que rien ne soit moins sûr. En témoigne l'annulation aujourd'hui du Woods en air du 25 août, l'open air censé consoler les (f)estivaliers de Woodstower de l'absence d'édition 2020 sur les berges du lac de Miribel-Jonage. Et peut-être annoncer le début de la fin de la disette musicale. « Séchez vos larmes, la team Woodstower est de retour fin août ! » lançaient les Woodies avant l'été. Eh bien remouillez-les car en raison de la dégradation de la situation sanitaire et du manque de lisibilité des conditions d'organisation et d'exigences émanant des autorités — n'est pas le Puy-du-Fou qui veut — l'équipe de Woodstower se voit dans l'obligation de renoncer à cet open air désormais bien refermé.

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L’amour en queue de poisson : "Poissonsexe" de Olivier Babinet

Comédie | Un futur inquiétant, où il ne reste qu’une seule baleine. Scientifique dans un institut de recherches maritimes, Daniel s’échine à essayer de faire s’accoupler des poissons et échoue à trouver l’âme sœur. Son existence change lorsqu’il ramasse sur la plage un poisson mutant doté de pattes…

Vincent Raymond | Mercredi 2 septembre 2020

L’amour en queue de poisson :

Initialement prévu le 1er avril sur les écrans, jour ô combien adapté à une fable poissonneuse, ce film avait dû pour cause de confinement rester le bec dans l’eau attendant l’avènement de jours meilleurs. S’il est heureux de le voir émerger, on frémit en découvrant le monde pré-apocalyptique qu'il décrit en définitive aussi proche du nôtre : certains ne prophétisent-ils pas la pandémie comme faisant le lit de la 6e extinction massive ? Guère optimiste, mais comme s’en amusait Gustave Kervern, « je ne joue que dans des films tristes ; je refuse les films gais ». Au-delà de la boutade, Poissonsexe marie les menaces du conte philosophique d’anticipation et la poésie du parcours sentimental de Daniel, colosse au cœur de fleur bleue égarée dans un monde où amour et procréation sont totalement décorrélés ; où les couleurs froides font écho aux relations du même tonneau. Après la parenthèse lumineuse que constituait son documentaire Swagger, Olivier Babinet renoue donc

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Sandrine Bonnaire, sage femme dans "Voir le jour" de Marion Laine

Comédie Dramatique | À l’hôpital de Marseille, Jeanne est auxiliaire dans un service de maternité. Son quotidien, entre les arrivées, les départs, les naissances ; les relations tantôt coulantes, tantôt houleuses avec les collègues ou l’administration… Et puis la vie à côté, avec sa fille de 18 ans, presque autonome…

Vincent Raymond | Vendredi 28 août 2020

Sandrine Bonnaire, sage femme dans

Qu’elles soient documentaires ou fictionnelles, issues d’un long-métrage (comme Hippocrate) ou non, les séries thématiques hospitalières nous ont familiarisé depuis deux décennies avec les couloirs aseptisés et le vocabulaire spécifique ou l’adrénaline qui les parcourent. Faisant partie de la cohorte des films décalés par la pandémie, Sages femmes tombe à point nommé dans la mesure où il s’articule autour des difficultés récurrentes de fonctionnement du service : la continuité des soins, l’usure des personnels, le manque de suivi des stagiaires, les risques, la vétusté sont compensés par l’investissement surhumain des équipes plaçant leur mission au-dessus de leur vie personnelle — ce qui n’empêche pas, hélas, les fautes. L’eût-on vu avant la crise de la Covid-19 (ce qui est le cas pour le public de quelques festivals), qu’on l’eût perçu comme un signal d’alerte ; il n’en prend que plus de valeur aujourd’hui. Et puis, Marion Laine habille son tract

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Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Assises Internationales du Roman | Pour sa première édition en tant que directrice, Lucie Campos essuie avec les Assises Internationales du Roman les plâtres de l'assignation à une "réinvention" culturelle, qui a poussé, Covid-19 oblige, le festival à une formule repensée en format numérique. Un réflexe de survie qui pourrait bien livrer des pistes pour l'avenir de la Villa, les Assises et du festival Mode d'emploi.

Stéphane Duchêne | Lundi 11 mai 2020

Lucie Campos : « ne pas faire silence dans un tel moment d'incertitude »

Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater à la direction de la Villa Gillet ? Lucie Campos : Comme beaucoup de gens je suis depuis longtemps la Villa Gillet, je fais partie du public idéal de cette maison. Je travaille depuis pas mal d'années également et de manières différentes avec les auteurs étrangers et en traduction. D'abord parce que j'ai entamé une carrière de chercheuse en littérature comparée, puis d'enseignante-chercheuse, pour travailler autour des auteurs vivants. Je les ai étudiés à travers leurs livres, puis enseignés dans différentes universités en France. Ce qui conïncidait à une époque où la Villa Gillet était pionnière sur le front de l'invitation d'auteurs étrangers, un domaine vraiment particulier. Mais également sur des thèmes très porteurs qui invitaient les écrivains à s'exprimer comme des acteurs dans la cité. J'ai pu travailler avec la Villa, rencontrer Guy Walter et son équipe, il y a une dizaine d'années, je commençais à travailler pour l'Institut Français. Nous avons alors travaillé côte-à-côte sur des projets différents mais dont l'esprit était similaire. Po

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Les pièges à regard de Claire Vaudey

Peinture | Claire Vaudey nous envoie dans ses décors peints aux couleurs incongrues et osées. Comme autant de petits théâtres où se jouent bien des aventures picturales.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 4 février 2020

Les pièges à regard de Claire Vaudey

Pour sa toute première exposition personnelle, Claire Vaudey (née en 1984 à Vénissieux, diplômée des Beaux-arts de Paris en 2009) ose tout : les roses vifs, les violets obscurs, les verts pâlichons, les jaunes qui phosphorent, et la répétition, de tableau en tableau, de décors intérieurs assez semblables les uns aux autres. À l'origine, il s'agissait de petites maquettes que l'artiste a réalisées à partir de baguettes, de fragments de papiers et de morceaux d'étoffes. Ces petits théâtres, une fois transposés et peints sur toiles, deviennent des espaces à la fois imaginaires et personnels dont les fenêtres n'ouvrent que sur des aplats de couleurs luminescents. Sans crier gare, Claire Vaudey nous entraîne dans le théâtre de la peinture elle-même, constitué de couleurs, d'ombres, de lumières et de surfaces. Son réalisme apparent est comme la mise en scène ou la mise en abyme de l'abstraction. Glissements Ce glissement d'un registre à l'autre, de la figuration vers l'abstraction, résonne av

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Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Food Court | L'institution gastronomique du Vieux Lyon, franchement rajeunie, se transforme en festival permanent de street food.

Adrien Simon | Jeudi 16 janvier 2020

Food Traboule ou la Tour Rose rebootée

Les petits panneaux destinés aux touristes perdus indiquent encore La Tour Rose. Il faudra bientôt rajouter "2.0" : l'institution prestigieuse n'est plus. Depuis le départ de Philippe Chavent, qui fit beaucoup dans les 90's pour ne pas laisser la gastronomie lyonnaise s'encroûter, elle allait de mal en pis. Mais la voilà rénovée ! Et scindée en deux entités : MiHotel gérant 14 suites, à mi-chemin entre l'appart' et l'hôtel, et donc le Food Traboule. Qu'est-ce ? Un food court, une "aire de restauration", comme on en trouve dans la plupart des grandes métropoles (genre le Mercado da Ribeira de Lisbonne ou le Grand Central Market de L.A.), habituellement dans d'anciennes halles ou hangars. Ici c'est un food court "à la Lyonnaise" donc fier de son passé. Notez : on est à la fois en plein cœur du quartier Unesco, dans les murs d'un ancien étoilé Michelin, lui-même dans la rue (du Bœuf) la plus étoilée de France. L'Ovni a été baptisé en grande pompe ce mardi 14 janvier. On aurait dit qu'on inaugurait la Cité de la Gastronomie, la vraie — celle de l'Hô

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La Librairie de la Place, ou le cœur à l’ouvrage

Librairie | Il est de ces lieux dans lesquels on pourrait passer nos journées à penser le temps qui passe. La Librairie de la Place est de ceux-là.

Julie Hainaut | Mercredi 11 décembre 2019

La Librairie de la Place, ou le cœur à l’ouvrage

Il faut parfois des années pour arriver à cette minute qui fait tout basculer. Celle de l’évidence. Celle qui fait réaliser à quel point on était étriqué dans la case où l’on s’était installé depuis tant d’années. Celle de Gaël Guilland et Ingrid Salle, alors respectivement expert-comptable et responsable marketing dans l’humanitaire, s’est jouée autour d’un simple café lors de l’une de leurs discussions quotidiennes. Un SMS reçu, une librairie en vente, une discussion, et voilà la graine plantée. « Ça a été un déclic, on avait enfoui cette idée d’être libraire, tout a ressurgi » expliquent les deux amies. Elles laissent l’idée murir, le temps passer. « On s’est donné un an pour construire le projet, trouver un local. » Un an pendant lequel l’une et/ou l’autre courent les librairies, rencontrent des tas de bouquinistes, deviennent bénévoles dans des festivals (dont Quais du Départ et Lyon BD Festival), travaillent en intérim chez Hachette pour mieux appréhender la chaîne du livre… Un an plus tard, la Librairie de la Place ouvre à Monplaisir. « Nous sommes attentives aux faits de s

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Muscler son cerveau à Mode d'Emploi

Réfléchir | Mode d'Emploi fait son retour dans la programmation de la Villa Gillet : festival des idées regroupant penseurs, économistes, journalistes et auteurs, l'événement accueille Thomas Piketty en guise de headliner. Voici trois conférences qui feront du bien à vos idées.

Sébastien Broquet | Mardi 12 novembre 2019

Muscler son cerveau à Mode d'Emploi

Avant les Municipales Question très intéressante : à quoi doit ressembler un programme politique ? Est-ce une liste de mesures immédiatement applicables, que l'on coche au fur et à mesure de l'avancée du mandat ? Ou bien une utopie qui nous aspire vers un monde plus beau, mais irréalisable en l'état ? C'est à cette interrogation que vont se confronter Vincent Peillon, ancien ministre de l’Éducation nationale et député européen, et Catherine Audard, autrice de plusieurs ouvrages de philosophie politique et traductrice de John Rawls. Pour mieux comprendre la campagne électorale qui s'annonce. La promesse plutôt que le contrat ? À la Villa Gillet le samedi 16 novembre à 16h Avant la Présidentielle Droite et gauche n'existeraient plus, les partis traditionnels seraient dissous dans une baignoire d'acide et seuls resteraient dans le paysage le progressisme et le conservatisme, nous dit-on. Vraiment ? Le journaliste du Figaro Alexandre Devecchio, l'historien Pascal Ory et la docteure en science politique Agathe Cagé

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Eaux profondes au Point du Jour

Théâtre | Après l'avoir créé en début d'année au CDN de Valence, Éric Massé et Angélique Clairand amènent De l'Ève à l'eau sur les planches du Théâtre du Point du Jour : un spectacle très personnel qui ne convainc pas.

Nadja Pobel | Mardi 5 novembre 2019

Eaux profondes au Point du Jour

En français, en anglais, en ch'ti, en wolof, en parlange et même en langue des signes (le 12 novembre), De l'Ève à l'eau est un retour aux origines pour les auteurs, metteurs en scène et acteurs Angélique Clairand et Éric Massé qui se souviennent ainsi « d'où ils viennent » : d'une campagne française, d'où subsiste ce patois local qu'est le parlange dans lequel Ève signifie "eau". Via la figure d'une ancienne agricultrice, en prise à la démence et à des crises de coprolalie, c'est toute la paysannerie malmenée par les pouvoirs publics qui se trouve sur ce plateau, scénographié par Johnny Lebigot qui est allé chercher l'inspiration dans les fermes désormais abandonnées où a grandi le duo de concepteurs du spectacle : l'intime de la chambre au-dedans, la pagaille de la grange au-dehors. Mais cette trame du retour aux origines est envahie et déviée par des artifices inutiles voire dérangeants. Marais poitevin Ainsi dans ce qui est présenté comme une introduction, Éric Massé, en allant du fond de la salle vers la scène et après avoir fait part des odeurs de la campagne et du f

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Pensée commune : "Alice et le maire" avec Fabrice Luchini

Comédie dramatique | Un maire à bout d’idées se régénère grâce aux perfusions intellectuelles d’une philosophe. Levant un coin du voile sur les coulisses de nos institutions, Nicolas Pariser raconte aussi l’ambition, la sujétion, le dévouement en politique, ce métier qui n’en est pas un…

Vincent Raymond | Mardi 1 octobre 2019

Pensée commune :

Usé, fatigué… vieilli ? Paul Théraneau, maire de Lyon, éprouve en tout cas un passage à vide intellectuel incitant son cabinet à recruter une jeune philosophe, Alice Heimannn, pour lui redonner des idées. Dans les arcanes du pouvoir, Alice se fait sa place et devient indispensable… L’époque impose de dénigrer les dirigeants politiques, lesquels donnent bien volontiers le bâton pour se faire battre (dans les urnes). Aussi, chaque film s’intéressant à la chose publique et révélant la réalité d’une gouvernance, loin des fantasmes et des caricatures, est salutaire. Alice et le Maire s’inscrit ainsi dans le sillage de L’Exercice de l’État (2011) de Pierre Schoeller. Sans angélisme non plus puisque les manœuvres d’appareil, les mesquineries et jalousies de cabinet ne sont pas tues — mais n’est-ce pas là le quotidien de n’importe quelle entreprise où grenouillent les ambitieux ? Ce sur quoi Pariser insiste, c’est la nécessité pour le responsable politique d’être animé par une inspiration, un souffle ; de disposer d’un socle philosophique et d’un ou une sparring partner int

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Quand on arrive en Villa

CONNAITRE | Bientôt nantie d'une directrice toute neuve pour succéder à Guy Walter, la Villa Gillet attaque la saison pied au plancher entre littérature, sciences humaines et réflexion contemporaine. En attendant l'avènement des deux navires-amiraux, Mode d'emploi en novembre et les AIR en mai.

Stéphane Duchêne | Mardi 1 octobre 2019

Quand on arrive en Villa

En attendant l'arrivée de sa nouvelle directrice Lucie Campos, début novembre, la Villa Gillet a d'ores et déjà un agenda bien chargé. La saison des rencontres d'automne s'ouvrira le 2 octobre sur le thème À la lisière des Villes pris en main par deux primo romanciers. Moins d'une semaine plus tard, on décortiquera, le 8 octobre, à l'Amphi Fugier de Lyon 2, Le mythe de la virilité autour des derniers ouvrages d'Ivan Jablonka (Des hommes justes, très acclamé) et de la philosophe marocaine Nadia Tazi (Le Genre intraitable. Politiques de la virilité dans le monde musulman). Le l

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Alice et le Maire au Toboggan

Avant-Première | Ksss ksss ! On ne compte plus les salles de la métropole donnant l’impression de se payer le maire de Lyon par écran interposé à l’occasion d’avant-premières (...)

Vincent Raymond | Mardi 24 septembre 2019

Alice et le Maire au Toboggan

Ksss ksss ! On ne compte plus les salles de la métropole donnant l’impression de se payer le maire de Lyon par écran interposé à l’occasion d’avant-premières de l’excellent film de Nicolas Pariser, Alice et le Maire. Pourtant, il s’agit plus d’un film sur la politique que sur l’édile de la capitale des Gaules. Prochaine séance à l’occasion de la rentrée du Ciné-Toboggan, à une heure peu habituelle, mais suivie par le verre de l’amitié. Alice et le Maire Au Toboggan ​le jeudi 26 septembre à 14h

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Mario Vargas Llosa aux Assises du Roman, Thomas Piketty à Mode d'Emploi

Villa Gillet | Pour davantage de détails sur la programmation, il faudra patienter un peu (jusqu'à notre numéro "rentrée littéraire" le 2 octobre) mais on peut d'ores et (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 12 septembre 2019

Mario Vargas Llosa aux Assises du Roman, Thomas Piketty à Mode d'Emploi

Pour davantage de détails sur la programmation, il faudra patienter un peu (jusqu'à notre numéro "rentrée littéraire" le 2 octobre) mais on peut d'ores et déjà annoncer que les Assises internationales du Roman débuteront le 11 mai 2020 avec l'immense écrivain péruvien Mario Vargas Llosa, le festival renouant ainsi avec la tradition d'un prestigieux grand entretien d'ouverture. Plus proche de nous, du 13 au 20 novembre 2019, Mode d'Emploi, le festival des idées de la Villa Gillet, revient avec en guise d'introduction la venue de l'économiste Thomas Piketty qui fait actuellement l'actualité avec son ouvrage Capital et idéologie (Seuil).

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Fin de Quinzaine au Zola

Avant-premières | Comme chaque année, la Quinzaine des Réalisateurs prend ses quartiers de (presque) automne dans quelques salles de France choisies, et notamment au Zola (...)

Vincent Raymond | Mardi 17 septembre 2019

Fin de Quinzaine au Zola

Comme chaque année, la Quinzaine des Réalisateurs prend ses quartiers de (presque) automne dans quelques salles de France choisies, et notamment au Zola pour une série d’avant-premières. Dernière salve cette semaine avec du lourd au programme. Dimanche 22 septembre, deux films : Lillian de Andreas Horvath à 18h et le prometteur The Lighthouse de Robert Eggers à 20h30. Enfin, mardi 24 à 20h30, le nouveau film de Nicolas Pariser, Alice et le Maire, reflet politique dans l’œil d’or de la philosophie, accessoirement tourné à Lyon et primé à Cannes. Quinzaine des Réalisateurs Au Zola jusqu'au mardi 24 septembre

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Fabrice Luchini vient présenter "Alice et le Maire"

Avant-Première | « Toutes ressemblances etc. » N’empêche. Le film de Nicolas Pariser est attendu à Lyon — où il a été tourné — comme le 8 décembre par les touristes : (...)

Vincent Raymond | Mardi 10 septembre 2019

Fabrice Luchini vient présenter

« Toutes ressemblances etc. » N’empêche. Le film de Nicolas Pariser est attendu à Lyon — où il a été tourné — comme le 8 décembre par les touristes : avec une avidité gourmande. Cette série d’avant-premières en présence du réalisateur et des comédiens Anaïs Demoustier et Fabrice Luchini permettra sans doute de lever toute ambiguïté : Alice et le Maire ne parle pas de Bruno Le Maire. Trois séances sont proposées pour vous faire une idée, avant la sortie nationale prévue le 2 octobre. Alice et le Maire Au Pathé Bellecour le ardi 17 septembre à 20h30, au Comœdia à 20h45 et au Lumière Terreaux à 21h

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Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Mercato | Le successeur de Guy Walter à la tête de la Villa Gillet est désormais connu et c'est une femme : il s'agit de Lucie Campos, membre du jury du Booker International Prize et de la revue La Vie des idées. Elle prendra son poste le 1er novembre.

Sébastien Broquet | Jeudi 5 septembre 2019

Lucie Campos nouvelle directrice de la Villa Gillet

Guy Walter, l'historique directeur de la Villa Gillet, a pris sa retraite avant l'été. La question de sa succession était donc posée depuis plusieurs mois, avec d'autant plus d'acuité que les tutelles (Région, Ville, DRAC) réfléchissaient en parallèle à l'évolution du modèle et au projet à défendre dans le futur par ce lieu créé en 1989, le jeune retraité l'incarnant autant qu'un Thierry Frémaux à l'Institut Lumière et l'ayant clairement marqué de son empreinte durant 30 ans, l'imposant comme un spot incontournable des idées et de la littérature en France, à travers en particulier les Assises Internationales du Roman. Un audit a ainsi été commandé à un cabinet extérieur en début d'année, afin d'évaluer les possibles changements comme les désirs et idées de l'équipe en place, fortement réduite après la baisse drastique de subventions faisant suite à un rapport incisif de la Chambre Régionale des Comptes début 2016, qui mettait alo

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Un nouveau Point du Jour avec Angélique Clairand et Éric Massé

Théâtre | Pour leur première rentrée en tant que directeur et directrice à la tête du Théâtre du Point du Jour, Angélique Clairand et Éric Massé s’associent à de jeunes collectifs qui ont le vent en poupe et proposent des entrées très diverses au théâtre (expositions, projets participatifs, immersifs et itinérants).

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Un nouveau Point du Jour avec Angélique Clairand et Éric Massé

Une photo d’un rassemblement spontané dans le parc de Gezi d’Istanbul prise en 2013 par Leonora Baumann, membre du collectif Item, orne la plaquette de cet An 1 du Point du Jour nouvelle ère. Ce cliché en dit long sur la volonté du duo élu de tisser des liens avec le territoire (Item est installé à Lyon), de regarder et considérer ceux qui luttent contre l’oppression (Gezi jouxte la place Taksim) et de s'ouvrir à d’autres arts. Deux fois par saison un journaliste, un photojournaliste, un metteur en scène et un interprète s’empareront d’un sujet d’actualité pendant une semaine. Ce Grand ReporTERRE aura pour thème la radicalisation politique en 2019-20. Par ailleurs, une expérience sensorielle et sonore, Fugueuses (en mai) par une jeune autrice tout juste sortie de l’ENSATT, Judith Bordas, se basera sur une collecte de témoignages des habitants du 5e arrondissement. De nombreux spectacles seront en langue des signes et d’autres nomades, en balade dans les quartiers de l’arrondissement. Passer la 5e Celui qui ouvre la saison sera en appartements : Elle et lui

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Claire Devers : « Le naturel au cinéma n’existe pas »

Pauvre Georges ! | C’est aux Rencontres d’Avignon que la rare Claire Devers avait réservé la primeur de son nouveau long-métrage, "Pauvre Georges !", un film cachant son soufre satirique derrière l’apparente impassibilité de son héros-titre campé par l’impeccable Grégory Gadebois.

Vincent Raymond | Lundi 26 août 2019

Claire Devers : « Le naturel au cinéma n’existe pas »

Avez-vous avez modifié des éléments dans la configuration sociale ou professionnelle du roman de Paula Fox que vous avez adapté ? Claire Devers : Un peu, oui : il date des années 1960, presque 1970, et il était censé se passer dans une banlieue new-yorkaise dans un milieu de profs, d’artistes. C’est moi qui ai inventé la production audiovisuelle mais c’était quand même le même milieu socio-culturel. Et quand j’ai fait mes recherches de décor sur Google Map, très vite j’ai été intéressée par les Laurentides ; j’ai repéré visuellement Saint-Adèle et Saint-Jerôme et je me suis rendue compte que le milieu socio-culturel que je traitais vivait effectivement là-bas. J’avais été au bout d’une recherche assez cohérente entre les décors, la nature, les choix de vie… En fait, ce qui m’intéressait, c’était des bobos ; des gens de gauche, bien-pesants… Tous ces gens qui ont voté Hollande ou Macron dans les Yvelines. Le lieu a donc une place prépondérante dans ce film… En tant que metteur en scène, une fois que j’ai écrit mon hi

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La petite apocalypse : "Pauvre Georges !"

Comédie dramatique | Enseignant français exilé au Québec, Georges le taciturne vit avec son épouse à la campagne. Un jour, il surprend un gamin déscolarisé fouillant leur maison, Zack. Georges va jeter son dévolu sur cet ado un brin pervers et tenter de lui faire raccrocher le lycée, au grand dam de ses proches…

Vincent Raymond | Mardi 2 juillet 2019

La petite apocalypse :

Avec son ambiance de banlieue tranquille peuplée de gens aisés en apparence comme il faut — mais révélant à la première occasion de violentes névroses quand ils n’affichent pas leur ridicule de parvenus — ; avec son protagoniste las d’absorber sans regimber la médiocrité ambiante et saisi par la crise de milieu de vie, cette adaptation-transposition de Paula Fox ne peut qu’évoquer American Beauty (1999) : Georges va faire voler en éclat les conventions qui l’oppressent, dût-il en payer le prix. À la différence du héros de Mendes, c’est davantage au profit des autres que du sien que se déclenche cette petite révolution dont Zack est le catalyseur. Trop rare au cinéma, Claire Devers fait preuve ici d’une délicieuse — et bienvenue — causticité vis-à-vis des ectoplasmes contemporains, en réhabilitant ceux qui passent pour des misanthropes (incarnés par les excellents Stéphane de Groodt et Grégory Gadebois) : leur apparente intransigeance offre quelques repères à la jeunesse désorientée de la génération Y et à leur géniteurs confondant altruisme et nombrilisme.

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La Vie scolaire

Avant-Première | Basketteur devenu slameur à la suite d’un accident, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade, ne cesse depuis de renaître dans de nouvelles disciplines. En (...)

Vincent Raymond | Mardi 18 juin 2019

La Vie scolaire

Basketteur devenu slameur à la suite d’un accident, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade, ne cesse depuis de renaître dans de nouvelles disciplines. En littérature, avec la publication de Patients, qu’il porte ensuite à l’écran et réalise avec Mehdi Idir. Le revoici derrière la caméra pour La Vie scolaire, à nouveau cosigné par Mehdi Idir, que tous deux viennent à point nommé présenter à quelques jours des vacances en compagnie des comédiens Soufiane Guerrab et Liam Pierron. En cas de retard, les mots d’excuses devront être visés par les surveillants. La Vie scolaire Au Pathé Vaise ​le mercredi 19 juin à 20h

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Sylak hisse le drapeau noir

Sylak Open Air | Terre d'accueil du rock dur et cinglant depuis bientôt une décennie, le Sylak Open Air accueille cette année un monument du punk hardcore californien, porte-drapeau des idéaux DIY et contestataires du genre : le très culte Black Flag.

Stéphane Duchêne | Mardi 11 juin 2019

Sylak hisse le drapeau noir

En dépit de l'unanimité faite autour de la bonhomie intrinsèque du fan de hard-rock qui cache derrière ses longs poils, ses tatouages et ses t-shirts appelant à la déchéance du Christ et la démission de Dieu, un cœur de nounours rigolard qui aime son prochain et montrer ses fesses, il ne semblera étonnant à personne qu'au milieu des Severe Torture, Insanity Alert, Burn your Karma, Apocalyptica et Hate – non, la « bienveillance » macronienne n'a pas encore phagocyté l'onomastique des patronymes metalleux, c'est toujours ça de sauvé –, ne flotte pas soudainement un drapeau blanc. C'est même un drapeau noir qui trônera au centre de la programmation 2019 de la messe sonique de Saint-Maurice-de-Gourdans, ce mini Hellfest aindinois. Noir comme l'anarchie, noir comme la piraterie, noir comme le souvenir. Noir comme la musique déchirante de Black Flag, jadis fief de l'icône Henry Rollins, ancien fan ayant mené une OPA hostile sur le micro du groupe en 1981. Entre une date au Jake's Sports Cafe de Lubbck, Texas, et une autre au Howlin' Wolf de la Nouvelle Orléans, Black Flag viendra en effet

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La fabrique des petits soldats : "Le Fils"

Documentaire | Documentaire de Alexander Abaturov (Ru-Fr, 1h11)…

Vincent Raymond | Mardi 28 mai 2019

La fabrique des petits soldats :

Deux trajectoires parallèles : celle du cousin du réalisateur, Dima, soldat d’excellence russe mort au combat, et celle des nouvelles recrues aspirant à rejoindre le corps d’élite des Spetsnaz dont Dima était issu. D’un côté, le deuil sobre ; de l’autre l’exaltation d’une jeunesse ultra patriote… On aimerait que cela fût une fiction et non point un documentaire. Mais Alexandre Abaturov dépeint une réalité crue et froide : celle de super-soldats contemporains interchangeables et soudés au sein d’une unité impatiente de servir la mère Russie. N’étaient leurs marinières rouges, ils pourraient êtres les bidasses de Full Metal Jacket (1987) effectuant leurs classes sous les ordres d’instructeurs les conditionnant psychologiquement et physiquement, sélectionnant les plus solides (environ un quart du contingent), seuls aptes à porter le distinctif béret rouge des Spetsnaz. Entre les parcours dans la boue, les pugilats “pour de rire“ — avec pommettes en charpie et nez explosé —, les cérémonies d’hommage aux aînés tombés pour la patrie, Abaturov

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Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Tremplin | Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 14 mai 2019

Ninkasi Music Lab : le Season Finale

Peu sans doute souscriront à cette affirmation mais il n'y a pas que Game of Thrones dans la vie. Il y a aussi le Ninkasi Music Lab dont l'haletante saison 3 s'achève ce mercredi 15 mai sur la scène du Kao. Un peu comme dans Game of Thrones, ils étaient au commencement près de 150 candidats au trône et douze élus pour les prestations live de décembre à mars. Au final, seulement trois ont survécu (façon de parler) jusqu'à cette ultime étape. Même si ici on ne parle pas de finale ou de lauréat(s), juste de best-of appelé à résumer ce que cette saison a compté de meilleur – le Music Lab se voulant surtout un projet de repérage et d'accompagnement. Ont ainsi été choisis par le jury maison – mélange de programmateurs, de professionnels de la profession et de journalistes –, trois artistes forcément prometteurs : la folkeuse Claire Days (anciennement connue sous le nom de CMK), les surfeurs-rockeurs de Ponta Preta qui font de la nonchalance un sport de haut niveau et le du

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Guillotière : des madeleines, mais surtout des livres

Librairie | La Madeleine, librairie généraliste et indépendante, ouvre ses portes au numéro 16 de la rue du même nom dans le 7e arrondissement.

Nina Roussel | Lundi 6 mai 2019

Guillotière : des madeleines, mais surtout des livres

« Je viens voir la nouvelle librairie ! » clame une dame, sourire aux lèvres. Devant la façade de briques jaunes et les grandes lettres blanches inscrites sur fond noir comme sur un tableau, les passants ralentissent, intrigués par cette devanture au parfum d’école. Bien des curieux ont déjà passé la porte, nous confient les libraires... Voilà plusieurs mois que les habitants du quartier attendaient la réouverture du numéro 16, anciennement occupé par un petit restaurant. C’est désormais chose faite : Alexandra Villon, ancienne libraire, et Juliet Romeo, gestionnaire administrative reconvertie, ont investi les 56m2 pour y établir leur propre librairie. « Tout est allé très vite » révèlent les deux amies, confiantes : « le quartier bouge beaucoup, et repose énormément sur le commerce de proximité, il y a donc une vraie demande de lieux de ce type. » Juliet et Alex parlent en connaissance de cause : elles habitent à proximité. « Nous avions cette envie commune de créer, dans ce quartier qu’on aime, un lieu de partage, où l’on puisse s’installer et se sentir bien. » « Un lieu aussi où les enf

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Nuit cinéma d’horreur japonais

Institut Lumière | « Nuits de chine, nuits calines, nuits d’amouuuur », chantait jadis Louis Lynel. Côté nippon, les nuits sont moins romantiques et, au choix, (...)

Vincent Raymond | Mardi 23 avril 2019

Nuit cinéma d’horreur japonais

« Nuits de chine, nuits calines, nuits d’amouuuur », chantait jadis Louis Lynel. Côté nippon, les nuits sont moins romantiques et, au choix, blanches d’insomnie ou rouge sang. L’Institut Lumière vous propose d’en apprécier toutes les nuances à travers quatre films ayant marqué le cinéma mondial des vingt dernières années — au point de susciter pour les deux premiers des remakes. Début des festivités avec Ring de Hidéo Nakata (histoire d’en finir avec la vidéo), puis Dark Water du même Nakata, avant de s’évaporer dans l’univers de Kaïro de Kyoschi Kurosawa et d’achever par la gourmandise 3 extrêmes de Fruit Chan, Takashi Miike et Park Chan-wook. Bon appétit ! Nuit cinéma d’horreur japonais À l’Institut Lumière ​le samedi 27 avril dès 20h

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Paris est une quête : "Synonymes"

Le Film de la Semaine | Un jeune Israélien rejetant son pays et sa langue s’installe à Paris en guise de protestation et mène une existence de bohème. Un roman d’apprentissage aux faux-airs de Nouvelle Vague et empli de vrais échos du propre parcours de l’auteur. Ours d’Or à Berlin 2019.

Vincent Raymond | Mardi 26 mars 2019

Paris est une quête :

Ex soldat israélien en violent désaccord politique et humain avec son pays, Yoav débarque sac au dos à Paris. Détroussé et entièrement nu à la suite d’un rocambolesque coup du sort, il rencontre Émile et Caroline, un couple aisé de son âge qui va l’aider à rebondir et à se reconstruire… Nadav Lapid ne fait pas mystère de la large inspiration autobiographique de ce film, narrant autant sa rupture d’avec sa patrie de naissance que son désir quasi-amoureux de s’enraciner en France. Un nouveau pays dont le personnage de Yoav aime le “concept“ avant même de l’avoir pratiqué et dont il engloutit avec voracité le lexique, les fondements républicains afin d’en assimiler l’essence. Mais un lien fabriqué présente toujours le risque d’être artificiel. Car même si Yoav repart de zéro à Paris nu comme l’enfant qui vient de naître, s’il apprend à parler le français en refusant de prononcer le moindre mot hébreu ; s’il fait cadeau de ses “histoires“ (c’est-à-dire de ses souvenirs personnels ou familiaux) à Émile qui peine à écrire son roman, il demeure prisonnier de son identité première, profo

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Papa poule, papa coule : "C'est ça l'amour"

Drame | de Claire Burger (Fr, 1h38) avec Bouli Lanners, Justine Lacroix, Sarah Henochsberg…

Vincent Raymond | Mardi 26 mars 2019

Papa poule, papa coule :

Sa femme l’ayant quittée, Mario est tout tourneboulé. S’accrochant à l’espoir de la voir revenir, il tente avec sa maladresse bienveillante de préserver ses filles du cataclysme qui les ronge tous. Mais rien n’est facile dans cette famille de guingois : même l’amour en a pris un coup. Ce portrait-mosaïque d’une famille bohème — très loin d’être bourgeoise — dynamitée par la défection maternelle fait penser à un jeu de billard américain, quand la blanche vient de casser le paquet et que les boules s’échappent en tout sens : Claire Burger s’attache en effet à la trajectoire de chacun des personnages de la famille atomisée, dans l’apprentissage de ses nouveaux repères, si bancals soient-ils. Car Mario n’occupe pas seul les premiers plans (à la différence du père joué par Romain Duris dans Nos batailles, confronté à une situation similaire) : le film ménage de la place aux filles, dans leur émancipation de l’âge d’enfant, leur confrontation aux chamboulements multiples secouant par ailleurs l’adolescence (premières amours, désir d’indépendance).

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Véronique de Viguerie, Yemen la guerre qu'on nous cache

L'Œuvre de la semaine | Rares sont les images de la tragédie humanitaire qui se déroule au Yémen, aussi rares que le sont là-bas l'eau, la nourriture, les médicaments et le pétrole. Au (...)

Sarah Fouassier | Mardi 19 mars 2019

Véronique de Viguerie, Yemen la guerre qu'on nous cache

Rares sont les images de la tragédie humanitaire qui se déroule au Yémen, aussi rares que le sont là-bas l'eau, la nourriture, les médicaments et le pétrole. Au nord, la population subit les frappes de la coalition menée par l'Arabie Saoudite, des bombardements qui pourraient être perpétrés avec des armes achetées à la France. « On meurt de tout au Yémen » rapportait Véronique de Viguerie à France Info le 3 octobre dernier. La photojournaliste venait de remporter le prix prestigieux de Visa pour l'Image, ainsi que le Visa d'or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Pendant un an, Viguerie et sa consœur journaliste Manon Quérouil-Bruneel ont tenté d'accéder au nord pour couvrir « une guerre que l'on nous cache », dont le poids des chiffres est lourd : 15 000 morts civils, 60 000 blessés, trois millions de déplacés et un enfant qui meurt toutes les dix minutes. Les journalistes ne sont pas les bienvenus dans cette partie du globe. L'intégralité du reportage de Véronique de

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Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Food | Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des (...)

Lisa Dumoulin | Mercredi 13 mars 2019

Sapnà et Les Apothicaires récompensés à Omnivore

Le festival Omnivore, dédié à la jeune cuisine, s'est tenu ce week-end à Paris. Résultats du palmarès : deux prix sur les dix ont été attribués à des Lyonnais. Rémy Havetz du tout nouveau restaurant Sapnà a obtenu le prix Pâtissier tandis que le duo à la tête du restaurant Les Apothicaires, Tabata et Ludovic Mey, a obtenu le prix Rebelle. Une belle reconnaissance pour deux tables qui renouvellent la cuisine de la ville.

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Le 7e se fait mousser

Bière | En quelques mois, quatre bars ont ouvert leurs portes dans le nouveau triangle d’or formé par les rues de Marseille et Sébastien Gryphe, dans le 7e (...)

Lisa Dumoulin | Lundi 11 mars 2019

Le 7e se fait mousser

En quelques mois, quatre bars ont ouvert leurs portes dans le nouveau triangle d’or formé par les rues de Marseille et Sébastien Gryphe, dans le 7e arrondissement. 2019 a vu naître : Barcandier, spécialisé en bière et vin nature, qui propose des mousses artisanales à la pression, tandis que son voisin La Plante du Loup, cave à bière, les propose en bouteilles, accompagnées de planches apéro et tartinades. Quelques mètres plus haut, sur la rue de Marseille, en face de L’Amour de Nuit, Le Commerce (pas particulièrement axé sur la bière artisanale) a également ouvert ces dernières semaines. Rue Sébastien Gryphe, Orgao prend le relais pour le quartier d’à côté avec sa beer house. Il vient compléter l’offre déjà offerte par La Bière Angulaire, cave à bière et bar à tapas, en place depuis avril 2018.

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Rêves de sable : "Les Étendues imaginaires"

Thriller | De Siew Hua Yeo (Sing-Fr-P-B, 1h35) avec Xiaoyi Liu, Peter Yu, Jack Tan…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Rêves de sable :

Singapour. Sur l’un des innombrables chantiers participant à l’extension territoriale de la cité-État, Lok, un policier, enquête sur la disparition de Wang, l’ouvrier chargé de convoyer la main-d’œuvre. Insomniaque comme Wang, Lok aboutit vite dans un cybercafé où le disparu avait ses habitudes… À la lisière du fantastique, de l’urbanisme métaphysique et de le la cyber-enquête politique, ce film policier renverse le paradigme veille/songe, faisant fi de linéarité ou du cartésianisme — impedimenta sans doute trop peu lynchéen pour s’aventurer dans de telles contrées. Étrangement liés par une sorte de communication télépathique, les deux héros insomniaques de Siew Hua Yeo semblent prisonniers d’un monde onirique baigné de néons et de lumières au sodium ; ils sont en fait les seuls à demeurer lucides et décillés devant le fantasme collectif ayant contaminé Singapour. Refusant de s’abandonner aux chimères que la réalité alimente, Wang et Lok risquent de connaître le funeste destin des prophètes de mauvais augure : cette terre anthropophage digère avec la même voracit

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Hardy, petit… : " Stan & Ollie"

Biopic | De Jon S. Baird (É-U, 1h37) avec Steve Coogan, John C. Reilly, Nina Arianda…

Vincent Raymond | Mardi 5 mars 2019

Hardy, petit… :

Londres, 1953. Après une dizaine d’années de retrait, le duo Laurel & Hardy se reforme sur scène pour une tournée anglaise, en attendant un hypothétique nouveau tournage. Mais les comiques sont passés de mode, Hardy mal en point, le public peu nombreux. Il leur faudrait un miracle… Depuis quelques mois, John C. Reilly semble avoir pris activement en mains le cours de sa carrière. Second rôle de prestige, il n’a jamais pu briser le plafond de verre le séparant des premiers plans à la Tom Hanks que son visage de carlin pourrait lui valoir ; apprécié par la profession depuis des lustres, il lui manque encore l’onction publique et l’aura individuelle d’un grand prix — en forme de statuette, de préférence. Après avoir eu la bonne idée d’inciter Jacques Audiard à adapter Les Frères Sisters — et à lui réserver au passage l’un des chevaux —, le voici dans un de ces emplois à transformation physique dont l’Académie des Oscar raffole ; d’autant que le personnage est mourant. Hélas pour Reilly, si ses volumineuses prothèses jo

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Une librairie d'art au cœur de la cité

Librairie | Spécialisée dans les arts, la librairie Michel Descours fait peau neuve en projetant de s'ouvrir vers un plus large public et de s'implanter plus fortement dans la vie du Grand Lyon.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 5 mars 2019

Une librairie d'art au cœur de la cité

Sous ses dehors discrets et parfois un peu désuets, la rue Auguste Comte ne cesse, en réalité, de se métamorphoser. Rue traditionnelle des antiquaires, elle accueille aussi de nombreuses galeries d'art, dont certaines se sont très récemment installées, comme la galerie Ories, la galerie Henri Chartier, ou encore la galerie de street art Slika... Des centres culturels, comme le Goethe Institut et la Fondation Bullukian, sont tout proches. Cette situation semble a priori idoine pour une librairie spécialisée dans les arts comme la Librairie Michel Descours, qui fonctionne en osmose avec la galerie du même nom située juste en face. Mais si le lieu est nationalement connu et reconnu par les spécialistes (c'est la première librairie du genre en France, voire peut-être en Europe !), elle reste localement méconnue du grand public. Voire pire : elle fait parfois peur, et les Lyonnais pensent que les livres y sont plus chers qu'ailleurs (malgré un prix unique du livre instauré en

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L'Amour flou de Rodanski

Théâtre | Un grand écart. On avait laissé Georges Lavaudant avec un Hôtel Feydeau pénible, tellement moins fin que le jubilatoire Chapeau de paille d'Italie avec lequel (...)

Nadja Pobel | Mercredi 13 février 2019

L'Amour flou de Rodanski

Un grand écart. On avait laissé Georges Lavaudant avec un Hôtel Feydeau pénible, tellement moins fin que le jubilatoire Chapeau de paille d'Italie avec lequel on fait sa connaissance. Le voici de retour avec Le Rosaire des voluptés épineuses qu'il amène sur les terres lyonnaises de son auteur Stanislas Rodanski. On retrouve d'emblée l'espace scénique mangé par une table allongée, celle de son somptueux La Rose et la hache. Ici, elle est en version rococo car le metteur en scène nous embarque dans une rêverie romantique allemande où l'on croise la rivière Neckar et Heidelberg, bien que Rodanski ne soit en rien contemporain de Hölderlin puisqu'il décède en 1981 (en hôpital psychiatrique où il aura passé la moitié de sa vie). Dans un décor au cordeau, en images, projection et films de son fidèle compagnon Jean-Pierre Vergier, avec son propre travail sculptural des lumières, Lavaudant ne rend pas pour autant ce texte surréaliste lisible, à la lisière de la mort et du vivant dans lequel un dandy disserte avec une femme aux noms multiples. Peut-être n'est-elle qu'une apparition post-mortem. Alambiquées, ces 70 mi

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Re-territorialiser le Point du Jour avec Eric Massé et Angélique Clairand

Théâtre | Nommés début janvier à la tête du théâtre du Point du Jour après un long suspense, Angélique Clairand et Éric Massé précisent leur projet : profondément axé sur le territoire.

Nadja Pobel | Mardi 5 février 2019

Re-territorialiser le Point du Jour avec Eric Massé et Angélique Clairand

Gérard Collomb n’aura finalement pas cédé aux sirènes de Claudia Stavisky qui souhaitait faire du Théâtre du Point du Jour une annexe des Célestins. C’est lui qui, le 31 janvier, a introduit le baptême du feu d’Angélique Clairand et Éric Massé sous les ors de la République adoubé par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes dont le directeur Michel Prosic a rappelé que ce théâtre avait « une ampleur locale, métropolitaine, nationale et internationale » et qu’il était une « marque de fabrique ». Jean-Louis Martinelli, Gwenaël Morin et plus encore Michel Raskine ont effectivement fait l’histoire et la renommée de ce lieu d’une taille intermédiaire rare à Lyon (280 sièges), au croisement des Scènes Découvertes et des grands plateaux. D’où le fait que ce lieu fut l’objet de la convoitise de 51 candidats puis de six "short-listés". Aucune création à l’ordre du jour Les vainqueurs ont, selon M. Prosic, étayé leur propos en quatre mots-clés : la diversité

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Claire obscure : "La Dernière Folie de Claire Darling"

Drame | De Julie Bertuccelli (Fr, 1h35) avec Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Samir Guesmi…

Vincent Raymond | Mardi 5 février 2019

Claire obscure :

Passé et présent se mélangent dans l’esprit de la très chic Claire Darling. Pensant être au seuil de son ultime jour sur terre, la voici qui brade tous ses meubles et bibelots pour une bouchée de pain. Peut-être que sa fille, qu’elle n’a pas vue depuis des années, pourrait remédier à ce chaos ? À chacune de ses réalisations de fiction, Julie Bertuccelli nous prouve qu’elle est décidément plutôt une grande documentariste, surtout lorsqu’elle s’attache à son sujet de prédilection qu’est la transmission, lequel n’est jamais bien loin de la mémoire — son premier long de fiction, Depuis qu’Otar est parti… était d'ailleurs furieusement documentarisant. Racontant la confusion mentale et spatio-temporelle d’une femme visiblement atteinte d’un Alzheimer galopant, ce Claire Darling propose de mettre en résonance le bric-à-brac interne du personnage, le marché aux puces qu’elle organise avec la forme déstructurée du film — façon onirisme à la Resnais, avec échos répétitifs entre passé et présent. L’effet, systématique, se

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Miossec en tête d'affiche

Changez d'Air | En attendant un dévoilement complet de sa programmation, Changez d'Air vient de lâcher les premiers noms de sa 19e édition. Le festival sis entre (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

Miossec en tête d'affiche

En attendant un dévoilement complet de sa programmation, Changez d'Air vient de lâcher les premiers noms de sa 19e édition. Le festival sis entre St-Genis-lès-Ollières et Craponne accueillera ainsi à l'Escale Miossec le 17 mai en compagnie de Laure Briard. Ainsi que Cléa Vincent la veille. Ces trois artistes venant dévoiler sur scène leurs derniers disques en date. Changez d'Air se déroulera du 15 au 18 mai.

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Éric Massé et Angélique Clairand nommés au théâtre du Point du Jour

Nomination | Au terme d'un long suspens et de quelques rebondissements, le duo Angélique Clairand et Éric Massé a été désigné par la DRAC et la Ville de Lyon pour diriger le (...)

Nadja Pobel | Jeudi 24 janvier 2019

Éric Massé et Angélique Clairand nommés au théâtre du Point du Jour

Au terme d'un long suspens et de quelques rebondissements, le duo Angélique Clairand et Éric Massé a été désigné par la DRAC et la Ville de Lyon pour diriger le théâtre du Point du Jour après le départ de Gwenaël Morin cet été. Ils seront en poste pour trois ans renouvable une fois. Ils ont été choisi parmi les six candidats de la short list qui attendaient le verdict depuis leur entretien avec les tutelles en octobre dernier. Recalés donc sont Abdelwaheb Sefsaf, Baptiste Guiton & Pauline Laidet, le collectif X, Olivier Coulon-Jablonka et Thierry Jolivet. Ce dernier était fortement soutenu par les Célestins, au point que le forcing de Claudia Stavisky auprès de Gérard Collomb, redevenu maire depuis le passage devant le jury, a beaucoup ralenti la désignation du candidat vainqueur et semé le trouble chez les candidats. Le comédien et metteur en scène Éric Massé est actuellement associé à la Comédie de Valence-CDN depuis 2010. Ce mois-ci, il y

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Éclipse partielle : "P'tites histoires au Clair de lune"

Animation | de Miyoung Baek, Mohammad Nasseri, Babak Nazari (CdS-Fr-Irn-G-B, 0h39min)

Vincent Raymond | Mardi 29 janvier 2019

Éclipse partielle :

Destiné aux tout-petits dès trois ans, ce programme compile quatre films courts très inégaux et/ou un peu usés ayant en commun l’astre des nuits. Bonne idée sur le papier, qui commence pas trop mal avec Où est la lune ?, sorte de berceuse aux allures de comédie musicale condensée — il s’agit en fait d’un fragment de ciné-concert — accompagnant une élégante partie de cache-cache marine et aérienne à la fois. Les choses se finissent plutôt bien avec P’tit Loup, histoire enlevée de saute-moutons, au graphisme simple mais efficace. C’est entre les deux que cela se gâte : le conte iranien Ma lune, notre lune pourrait revendiquer un prix de médiocrité, s’il n’y avait l’épouvantable Il était une fois… la lune et le renard. Le fait que son auteur Babak Nazari ait quasiment tout fait seul à une époque où l’animation assistée par ordinateur était moins… accessible (2005) n’excuse ni la maladresse poussive du récit, ni la laideur caractérisée de l’ensemble digne des pire jeux vidéos du XXe siècle.

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Arts de la fugue

Panorama Expositions | De manière originale, l'année artistique 2019 s'ouvrira avec un double déplacement des arts plastiques : vers la musique et... vers le Brésil !

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 8 janvier 2019

Arts de la fugue

Récemment nommée à la tête du Musée d'Art Contemporain de Lyon, Isabelle Bertolotti lancera le 8 mars (et jusqu'au 7 juillet) un nouvel ensemble d'expositions sous le signe de la musique. Une thématique qui lui permettra, d'une part, de s'inscrire dans l'histoire longue du MAC qui a toujours été très sensible aux croisements entre création plastique contemporaine et création musicale, via des figures comme La Monte Young, Laurie Anderson, Yoko Ono, David Tudor, Morton Feldman et d'autres (dont des œuvres collectionnées par le MAC seront présentées en mars). Et, d'autre part, de laisser une large place à la jeune création, à laquelle Isabelle Bertolotti a toujours été très attentive. On pourra ainsi découvrir les peintures sur de multiples supports du jeune brésilien Maxwell Alexandre, inspirées à la fois de sa pratique du roller en ville et des formes de composition et

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