Le discours et la méthode : un point sur la politique culturelle en Rhône Alpes

Politique Culturelle | Ça coince. Depuis le changement d’exécutif à la tête de la Région en décembre, aucune ligne claire concernant la culture n'a été édictée. Pire : les budgets sont rabotés voire réduits à néant sans concertation. Le milieu culturel s'échauffe.

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Photo : © DR


La culture n'est pas une compétence obligatoire des Régions. Les lycées, la formation professionnelle et les transports régionaux sont bien évidemment des priorités (l'A45 aussi, manifestement). D'où, certainement, le fait que le Plateau, un espace dédié à l'art contemporain, soit aujourd'hui vide ; et que lors de sa conférence de presse sur le budget ce printemps, Laurent Wauquiez ait appris par notre question que la Région était présente au festival d'Avignon via la location d'une péniche où des débats devaient être organisés : location aussitôt annulée.

Voilà pour la méthode : trancher dans le vif en une minute. Exit les commissions d'experts (bénévoles) chargés d'étudier des dossiers très complets de demande de subventions à l'attention des élus. Pourquoi ce système a disparu ? La vice-présidente en charge de la Culture, Florence Verney-Carron nous explique : « C'était un problème de délai sur ce budget : nous n'aurions pas pu réunir les commissions dans les temps. Mais tout a été étudié de très près par nos services et la direction de la culture. Pour l'avenir, nous allons entamer une réflexion sur ces commissions, rien n'a été décidé à ce sujet pour l'instant. » Son homologue de l'époque Queyranne, Farida Boudaoud, analyse cette suppression comme « un fait du prince et une volonté de faire du clientélisme » citant en exemple la hausse de 75 000€ (+100%) accordée à Jazz à Vienne : « même avec Anne-Marie Comparini, il y avait ce travail de médiation ! »

Autre problème, les décisions sont intervenues très tard, lors des commissions permanentes des 26 mai et 7 juillet dernier concernant le budget d'une année déjà passée de moitié. « Quelle entreprise survivrait en apprenant au milieu de l'année qu'on lui retire la moitié de sa dotation ? » s'étrangle un acteur culturel désirant rester anonyme. Le tout dans un cafouillage qui frôle l'amateurisme. La Comédie de Saint-Étienne et son école comme l'École Supérieure d'art et de design n'étaient même pas inscrits à l'ordre du jour en mai. Rectifié en juillet à montant égal, ce versement tardif est pour Farida Boudaoud une sanction de Laurent Wauquiez à l'encontre de l'édile stéphanois Gaël Perdriau, qui aurait le tort de soutenir Bruno Le Maire à la primaire LR et non Nicolas Sarkozy...

Rendre la culture aux acteurs culturels

La baisse globale des subventions est de -10%, avec d'énormes disparités : le festival Sens interdits subit une perte de 40%, alors qu'il ne vit pas majoritairement des financements publics ; la cie Brozzoni enregistre une baisse de -45%. Ces baisses et disparités avec de telles (non) méthodes restent inexpliquées, si ce n'est par l'affaiblissement du financement de l'État envers les collectivités territoriales. Florence Verney-Carron réplique que « rien n'a été supprimé du côté des théâtres et des compagnies, ce sont des réajustements. Certains étaient éligibles à d'autres dispositifs. Concernant Sens interdits, qui se déroule une année sur deux, la subvention a été étalée sur deux ans et je vois bientôt son directeur pour parler avec lui. »

Les contrats de développement durable (CDDRA) qui accompagnaient des projets naissants — notamment culturels — en milieu rural sont également supprimés. Coup de rabot inquiétant aussi, de manière plus globale, sur le milieu associatif, obligé de procéder à une quarantaine de suppressions d'emploi. La culture scientifique (via les CCSTI), est amputée de 200 000€.

Toutes ces demandes de rendez-vous non satisfaites auprès des acteurs culturels, les absences d'explications sur ces chiffres abrupts trouveront peut-être une esquisse de réponse avec l'arrivée depuis cet été d'un nouveau directeur de la culture à la Région. Chargé de travailler avec l'élue Mme Verney-Carron, François Duval, ex-conseiller théâtre à la DRAC Languedoc-Roussillon, est un fin connaisseur du sujet.

Le Syndeac (Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles), réunit en Plateforme avec d'autres réseaux syndicaux de la culture depuis un an, y voit un signe enfin positif : « jusque-là nous avons été mal accueilli voire pas accueilli ; même dans la région des Hauts-de-France cela ne se passe pas comme ça, peut-être parce qu'élu avec les voix de la gauche, Xavier Bertrand veille sur la culture. » Le syndicat rappelle que la concertation avec les acteurs de la création artistique est désormais inscrite dans la loi sur la Liberté de la création de l'architecture et du patrimoine promulguée le 7 juillet.

Dans cette période trouble, la Plateforme appelle a un rassemblement le 10 octobre prochain à 9h30, ouvert à tout acteur de la vie culturelle au cœur de la nouvelle Région augmentée, à Saint-Étienne, dans ce lieu historique de la décentralisation et de la formation qu'est la Comédie (en pleine mutation avec l'ouverture prochaine d'une nouvelle salle).

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Wauquiez et la culture : c'est compliqué (bis)

Covid-19 | Laurent Wauquiez est passé à deux doigts de se remettre l'ensemble du monde culturel à dos. Il est retombé lundi, à peu près, sur ses pattes. Mais comment a-t-il fait pour glisser ainsi sur une peau de banane, après des semaines de mesures concrètes et de com' massive pour s'instaurer en "sauveur" du milieu culturel post-Covid ? On vous raconte.

Sébastien Broquet | Mercredi 9 septembre 2020

Wauquiez et la culture : c'est compliqué (bis)

Dès le début du confinement, la vice-présidente à la Culture Florence Verney-Carron capte l'ampleur de la crise à venir dans son secteur et mobilise ses services. Son président joue le jeu et la com' se met en branle : étonnement dans les milieux culturels, mais c'est bel et bien la Région qui s'affirme comme moteur de l'aide au secteur — avec une communication au cordeau, comme tout au long de la crise. Début mai, Laurent Wauquiez annonce 32 M€ d’aides au secteur culturel. Une élue de gauche nous confie alors : « ça me fait mal de le dire, mais faut avouer qu'ils font le boulot. » C'est d'autant plus flagrant que l'État est alors à la ramasse sur le sujet. Tout n'est pas parfait, certains producteurs pointent la faiblesse du montant maximum de l'aide, mais d'autres lieux non subventionnés apprécient a contrario l'aide exceptionnelle. Sur

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Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Covid-19 | Crash-test : la culture en PLS, en quelques jours, tel est le bilan immédiat de la crise induite par le Covid-19, virus pas très mélomane qui a mis a terre un pan entier de l’économie du pays — et pas n’importe lequel, celui qui donne du sens à nos existences tout en étant trop souvent pris pour partie négligeable, comme l’a montré sa gestion par un ministère de la Culture un brin largué. Du coup, on a questionné ici Florence Verney-Carron, vice-présidence à la Culture de la Région, et Loïc Graber, désormais ex-adjoint en charge du secteur à la Ville de Lyon. Pour savoir comment on réagit face à un tel uppercut quand on est aux commandes. Interview cut-up.

Sébastien Broquet | Mercredi 8 juillet 2020

Florence Verney-Carron / Loïc Graber : gestion de crise

Avant l’effondrement Loïc Graber : Quand j’ai pris mon mandat en 2017, je l’ai dit à plusieurs acteurs culturels : j’espère qu’on n’aura jamais à vivre un nouveau Bataclan. Je pensais alors à un attentat terroriste, susceptible d’entraîner une disparition du public des salles. Au quotidien, en tant qu’adjoint, on voit les budgets, les bilans des lieux : on sait ce qu’ils ont en réserve. Et je me disais, si jamais on doit surmonter quinze jours ou un mois de fermeture — je pensais ça à l’époque —, concrètement, ça va être très complexe. Les salles n’ont pas de réserve suffisante pour tenir plusieurs semaines sans public ! Impact dans… Florence Verney-Carron : Je prend conscience de la crise très tôt, puisque dès début mars on a les premières annulations — notamment Quais du Polar le 13 mars. On se rend compte avec Laurent Wauquiez qu’il faut fai

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Florence Verney-Carron : « Je ne pense pas que Tomorrowland provoque un déséquilibre »

Tomorrowland | Alors qu'une nouvelle tribune, initiée cette fois par les grands festivals de musiques électroniques de tout le pays, demande aux élus d'être plus attentifs à l'écosystème français, Florence Verney-Carron, vice-présidente à la culture de la Région, a tenu à s'exprimer au sujet de la fronde des acteurs culturels locaux face à la subvention accordée au festival belge Tomorrowland.

Sébastien Broquet | Mardi 3 avril 2018

Florence Verney-Carron : « Je ne pense pas que Tomorrowland provoque un déséquilibre »

Au tour des festivals de musiques électroniques de l'ensemble du pays de réagir à l'arrivée de Tomorrowland à l'Alpe d'Huez. Une tribune est parue via le magazine Trax, signée par tous les grands acteurs de la techno et de ses dérivés, parmi lesquels Nuits sonores, Weather Festival, Astropolis, Positive Education à Saint-Étienne, Tapage Nocturne et bien sûr Holocène, directement impacté puisque se déroulant à Grenoble à la même période que l'événement hivernal de la franchise belge. « Si nous voulons faire face à l'hégémonie des multinationales du divertissement qui s'implantent en France et se livrent une guerre à coups de millions d'euros, et préserver notre patrimoine culturel, il serait judicieux que les institutions, au-delà de leurs engagements verbaux, soutiennent le développement de nos acteurs des musiques électroniques qui travaillent d’arrache-pied à créer de la valeur et n’ont pas pour seul objectif le profit et la sati

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Tomorrowland : les acteurs de la culture en Auvergne-Rhône-Alpes interpellent les élus du conseil régional

Tribune Libre | Le vendredi 9 mars, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et son président Laurent Wauquiez ont annoncé fièrement que Tomorrowland, l'un des plus gros festivals du monde basé à Anvers, installerait du 13 au 15 mars 2019 une édition hivernale à l'Alpe d'Huez (Isère). Et ce avec 400 000 euros de subvention. Une décision politique à laquelle ont souhaité réagir de nombreux acteurs culturels régionaux évoluant dans les musiques actuelles par la tribune que voici.

La rédaction | Vendredi 16 mars 2018

Tomorrowland : les acteurs de la culture en Auvergne-Rhône-Alpes interpellent les élus du conseil régional

Nous, acteurs culturels étiquetés "musiques actuelles" de la région Auvergne-Rhône-Alpes, tenons à réagir au communiqué de presse annonçant l’accueil de la première édition du Tomorrowland Winter 2019 à l’Alpe d’Huez, ainsi que la participation financière de la Région à ce projet, pour un montant de 400 000 €. Face aux difficultés rencontrées par un nombre croissant de structures de notre secteur depuis quelques années, nous sommes stupéfaits par cette annonce. Nombre d’équipes ont en effet vu diminuer voire disparaître leurs financements régionaux (essentiellement via la suppression des financements liés aux contrats de développement durable Rhône-Alpes), impactant leur activité, lorsque cela ne l’a pas stoppé net. Les conséquences économiques et culturelles sont lourdes, mais la Région n’a jusqu’alors pas réagi aux conséquences de ses décisions. Nous participons au rayonnement de notre région Parallèlement, nous voyons fleurir la communication autour de la « préférence régionale » partout sur no

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Des châteaux et une coupe franche

Politique Culturelle | Un conseiller de l'ombre, des châteaux régionaux mis en lumière et une subvention revue à la baisse pour l'Opéra de Lyon : dernières nouvelles du front culturel à la Région.

Sébastien Broquet | Mardi 7 novembre 2017

Des châteaux et une coupe franche

D'abord, le Musée des Tissus, sauvé pour la com' mais pas vraiment dans les faits. Ensuite, la présentation du livre blanc pour une politique culturelle régionale, manquant de réelles propositions (d'ailleurs, Laurent Wauquiez ne s'est pas déplacé et a laissé sa vice-présidente Florence Verney-Carron s'en charger). Et dans la foulée, retour de Laurent Wauquiez en personne pour dévoiler devant la presse sa nouvelle marotte : un focus sur les 50 sites régionaux qui font l'Histoire de France. Ou, vu autrement, une plongée dans la grande querelle actuelle de l'Histoire. M. Wauquiez a tranché, pour lui l'Histoire c'est le retour à Ernest Lavisse et son enseignement doit se conformer à un grand roman national au parfum identitaire, tel qu'une partie de la droite et de l'extrême-droite l'entendent : « Qu’est-ce que notre histoire ? S’interroger sur nos origines, notre identité, sur les moments qui ont fait la France et les lieux qui en incarnent son passé est devenu pour certains une transgression, presque un interdit. Cela doit cesser. » On s'étonne ainsi moins du soutien appuyé de Stéphane Bern au sujet de Mus

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La Région dévoile son livre blanc

Politique Culturelle | Après 22 mois, la Région a enfin fini de rencontrer les acteurs culturels et élaboré un "livre blanc" pour réfléchir aux orientations que compte suivre Laurent Wauquiez durant sa mandature.

Sébastien Broquet | Mardi 17 octobre 2017

La Région dévoile son livre blanc

Quand Laurent Wauquiez tweetait le 9 octobre dernier au sujet du Musée des Tissus que « la culture et le patrimoine ne peuvent pas uniquement se résumer à des frais et à des coûts », l'on ne pensait pas que les chiffres étaient à ce point occultés dès lors que l'on parlait de ce sujet à la Région. Car lors de la présentation le jeudi 12 octobre du "Livre blanc pour la construction d'un projet culturel régional", il fût bien difficile pour les journalistes présents face à Florence Verney-Carron, la vice-présidente à la Culture, et Anita Weber, vice-président de l'Observatoire des Politiques Culturelles qui était en charge de cette étude menée ces derniers mois, d'obtenir des précisions sur les 60M€ de budget alloués cette année au secteur (le même qu'en 2016, en baisse par rapport à la mandature socialiste). Comment sont répartis les arbitrages, au profit de quel secteur, de quel territoire ? Combien a coûté cette étude ? Ce fût longtemps le grand flou derrière les bonnes intentions, même si l'on apprendra finalement que le prix de l'étude est intégré à la subvention versée à l'Observatoire et que le budget cul

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Florence Verney-Carron va dévoiler sa feuille de route pour la culture

Politique Culturelle | Florence Verney-Carron, vice-présidente à la Culture, va dévoiler ce jeudi le programme culturel voulu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sébastien Broquet | Mercredi 30 août 2017

Florence Verney-Carron va dévoiler sa feuille de route pour la culture

[Mise à jour : un communiqué de presse de la Région ce mercredi à 17h nous informe que la conférence de presse de Florence Verney-Carron prévue jeudi matin est repoussée à une date ultérieure, non communiquée, « en raison d’un contretemps de dernière minute. »] La Région Auvergne-Rhône-Alpes et la culture, c'est un long fleuve pas tranquille du tout depuis l'élection de Laurent Wauquiez. L'absence de dialogue lors des premiers mois, les coupes franches dans les associations (par exemple, les festivals de cinéma LGBT) sans explication, les soupçons de clientélisme avec l'augmentation des subventions pour les festivals des villes aux maires amis du président (Vienne, Chambéry) ont instillé le doute, voir

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La culture, ce caillou dans la chaussure de Laurent Wauquiez

ACTUS | C’est la compétence sur laquelle une gouvernance de droite est souvent soupçonnée des moins bonnes intentions et, par conséquent, sur laquelle elle n’a pas envie de se vautrer. En matière culturelle, Laurent Wauquiez entretient pour le moment un brouillard épais, promettant de le dissiper d’ici cet été.

Dalya Daoud / Rue89Lyon | Mardi 28 juin 2016

La culture, ce caillou dans la chaussure de Laurent Wauquiez

Avec Rue89Lyon C’est un chiffre quasi officiel qui circule : on estime que la baisse prévue dans le budget dédié à la culture en Auvergne-Rhône-Alpes s’approche de 10%. L’explication générale, on la connaît : la Région se met à la diète et tous les domaines de compétences seront touchés (75 millions d’euros d’économies cette année, et 300 millions d’euros à la fin du mandat). Mais les premières décisions de l’exécutif concernant la culture n’ont pour autant pas toujours été comprises. Si Laurent Wauquiez n’a de cesse de fustiger son prédécesseur socialiste, parfois à raison, il sait que Jean-Jack Queyranne a été apprécié dans le milieu culturel où il a su mener sa barque, reconnu comme un amoureux des arts. Pour l’heure, les nouveaux locataires de la Confluence semblent quant à eux naviguer à vue. Une augmentation de subventions par ici, une coupe par là : les décisions tombent sans explication. Où est Florence ? Florence Verney-Carron, vice-présidente en charge de la Culture, a pris le parti de se taire. Aucune déclaration publ

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Florence Verney-Carron : "Il faut dialoguer avec les artistes"

Florence Verney-Carron | Depuis l'élection de Laurent Wauquiez à la tête de la Région en décembre dernier, le monde de la culture s'est inquiété, parfois offusqué, au minimum s'est posé des questions : d'une déclaration pour le moins malheureuse de son président sur les formations de clowns en pleine campagne, jusqu'au traitement du dossier de la Villa Gillet, c'est peu dire que la vice-présidente en charge de la Culture est attendue. Florence Verney-Carron s'exprime ici pour la première fois sur l'ensemble de ces sujets.

Sébastien Broquet | Mardi 26 avril 2016

Florence Verney-Carron :

En janvier, après l'élection, vous demandiez du temps avant de dévoiler votre feuille de route concernant la culture. Aujourd’hui, pouvez-vous nous dire quels sont les points qui vont être privilégiés ? C’est la première fois qu'une élection se déroulait en décembre. C’était très compliqué de nous atteler à ce budget 2016 en si peu de temps. Durant ces trois premiers mois, j’ai analysé pas mal de choses. On avait un certains nombre de principes, déjà évoqués par Laurent Wauquiez durant la campagne, notamment deux points très forts : d'abord, accompagner évidemment les créateurs culturels de premier plan. Ensuite, encourager l’émergence ; ce qui est l’essentiel pour une collectivité publique. Ça nous a amené à tracer deux grands points de notre politique culturelle : avoir une offre de qualité partout, même dans les endroits les plus reculés du territoire et y apporter beaucoup d’attention : ce peut-être une librairie, un festival, un cinéma. Le second point, ce sera de respecter et d’encourager tous les lieux de création. Ce qui est important pour nous, puisque nous arrivons au moment de la fusion des régions, c'est aussi de faire la conver

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