Le Razzle en approche

Nouveau Lieu | La fin de l’arlésienne serait-elle proche ? Il semblerait que oui, à l’écoute des indiscrétions filtrant de ci, de là : le Razzle, ce fameux bateau-phare sensé illuminer la nuit lyonnaise, est en approche et bientôt prêt à accoster.

Sébastien Broquet | Mardi 20 septembre 2016

Photo : © Thibault Maurel de Maillé


Si l'on ne sait pas encore où s'installera le Razzle, nouveau phare dans la nuit lyonnaise, ce ne sera pas au pied du musée des Confluences comme initialement évoqué, du moins pour l'instant. Le lieu d'implantation sera dévoilé dans quelques semaines. Ce que l'on sait, c'est qu'une ouverture au public est envisagée pour le jeudi 19 janvier 2017, avec trois jours de mini-festival en guise de lancement jusqu'au samedi 21 janvier.

Les mois nous séparant de ces grands débuts correspondent au temps nécessaire à la mise aux normes de ce vieux bateau qui n'avait plus navigué depuis longtemps, qui est actuellement en travaux au chantier naval de Marseille où il est arrivé début juin, qu'il quittera pour rejoindre Lyon courant décembre prochain. Ce qui laissera le temps à l'équipe en place de finaliser dans les normes les demandes d'autorisation en cours, comme nous l'indique un proche du dossier. Il faudra alors le convoyer au fil du Rhône, et remonter à l'arrivée le phare de 20 mètres de hauteur qui ne passera pas sous les ponts traversés.

Ce bateau de 40 mètres, véritable objet patrimonial, était jusqu'ici basé à Amsterdam où il servait de bureau pour un cabinet d'architectes après avoir été un musée. Inscrit au cadastre, le navire n'était plus sensé voguer… Au moment de sa mise en vente, il fut proposé à l'équipe du Batofar, ce lieu mythique de la nuit parisienne installé au pied de la bibliothèque François-Mitterrand depuis 1999. Mona Von Cocto, le propriétaire, saisit immédiatement l'opportunité : après avoir ouvert un second lieu flottant à Bordeaux en 2011, un ancien ferry desservant l'île d'Yeu renommé l'I-Boat, il ne pouvait louper cette occasion unique, les bateaux-phares étant devenus denrée rare.

Celui-ci, construit en 1939 en Angleterre, devint l'objet d'un nouveau projet imaginé spécifiquement pour Lyon car ici se développe depuis de longues années une scène vivace, des artistes, des labels : tout ce qu'il faut pour faire vivre un tel lieu dont la jauge est de 320 personnes pour la partie concert, 500 pour l'ensemble du site. C'est le DJ Judaah, tête pensante du label en vue Brothers From Different Mothers, qui va prendre en charge la programmation clubbing. Les deux co-directeurs du Razzle, Rihab Hdidou (communication) et Christophe Clément (direction artistique) étant également déjà connus, issus tous les deux de l'aventure Batofar à Paris. Tous deux n'ont pas souhaité s'exprimer pour l'instant.

Depuis trois ans déjà, le projet se construit pas à pas, en concertation avec les pouvoirs publics. Le Razzle est financé à 100% sur fonds privés, dont une partie provenant d'investisseurs lyonnais. Si cinq personnes sont déjà salariées par l'entreprise, à terme ce sont trente emplois qui seront créés pour faire vivre les différentes facettes du lieu : apéros en terrasse chaque jour, avec expositions et concerts ; clubbing la nuit ; concerts en soirée. Esthétiquement, si l'électro dominera dans la lignée des deux autres lieux-frères suscités, il est fort probable que la ligne artistique évolue avec le temps et les propositions d'artistes locaux.

Atout non négligeable et largement bienvenu, un restaurant de nuit fait partie du projet : du jeudi au samedi, 70 couverts seront à disposition des noctambules jusqu'à 3h du matin, avec une cuisine simple basée sur des produits finement choisis, sous la tutelle d'un chef étoilé dont on ne connaît pas encore le nom.

Vous voulez en savoir plus sur ce projet ambitieux mais encore mystérieux ? À la Taverne Gutenberg est organisé le 9 octobre prochain un apéro pour rencontrer l'équipe, que vous soyez public ou artiste, dans une ambiance conviviale comme celle voulue à terme sur le Razzle. Welcome.

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Razzle : les raisons d'un refus

ACTUS | Gérard Collomb s'oppose à l'ouverture du Razzle, qui souhaitait ouvrir une salle de concerts et un restaurant sur un ancien bateau-phare. Si le projet est attirant, tout n'est pas si simple en coulisses.

Sébastien Broquet | Mardi 7 février 2017

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Une pétition ayant dépassé les 10 000 signataires, des réseaux sociaux indignés, des affiches placardées dans la ville : la non ouverture du Razzle a agité le petit monde des cultures alternatives, depuis le mardi 31 janvier et l'annonce sur Facebook et sur notre site de l'abandon de ce projet qui avait fédéré une large part de la scène locale autour de lui. La semaine dernière, l'équipe du bateau-phare, par la voix de sa co-directrice Rihab Hdidou, nous confiait son incompréhension : « Il semble que ça bloque tout en haut, au niveau de Gérard Collomb, qui n'a jamais voulu nous recevoir et s'opposerait à notre projet. On voudrait juste savoir pourquoi. » Le Razzle, c'est ce ba

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Razzle : ça coince !

Clubbing | Le Razzle devait ouvrir le 19 janvier. Il n'en a rien été, et il semble que ce ne sera jamais le cas : l'équipe n'a pas réussi à obtenir d'emplacement où amarrer son bateau-phare à vocation culturelle.

Sébastien Broquet | Mardi 31 janvier 2017

Razzle : ça coince !

« En fait, c'est simple : on ne comprend pas. » déclare, désabusée, Rihab Hdidou, co-directrice du Razzle avec son conjoint, Christophe Clément. Ce bateau-phare devait ouvrir ses portes le 19 janvier dernier, autour d'un projet à haute valeur culturelle ajoutée : du clubbing, des concerts alternatifs, un restaurant de nuit tenu par un chef étoilé lyonnais, une terrasse pour des rendez-vous festifs... La programmation établie sur plusieurs semaines a été entièrement annulée ces derniers jours, à l'exception de deux concerts déplacés à l'Ayers Rock Boat et au Sonic. Après, nada : le bateau est toujours à Marseille, même si les travaux sont terminés. Pour rien ? Aujourd'hui, pour les initiateurs du projet, l'aventure touche à sa fin : « J'ai perdu espoir. Je pense que le Razzle n'ouvrira jamais à Lyon. Nous sommes abattus. » poursuit Rihab. Mais la raison du blocage reste obscure. Ce qui était un atout pour le public est devenu un problème insurmontable : le Raz

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Du mouvement pour les salles de spectacles

Lieux de Culture | Ça bouge du côté des salles de l'agglomération : le CCO s'apprête à déménager tout en insufflant de la créativité à un projet d'envergure, le Razzle repousse son ouverture et le 6e Continent cherche des solutions pour éviter la tourmente.

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

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Le Razzle L'ouverture était prévue le week-end du 20 janvier, un nouveau festival, Transfer, devait s'y dérouler en partie en février et une large part de la programmation était déjà établie : l'on attendait avec impatience de vous en conter plus sur ce lieu qui risque fort de prendre rapidement une place prépondérante dans la vie nocturne (un restaurant de nuit est également prévu sur le bateau) et culturelle de la ville, nombre d'activistes et collectifs locaux ayant déjà été contactés, mais malheureusement, la nouvelle est tombée il y a quelques jours par le biais d'un post sur leur page Facebook : le Razzle repousse son ouverture à une date ultérieure. « Malgré les efforts importants déployés par nos équipes et nos nombreux soutiens, nous faisons face à plusieurs imprévus techniques qui nous empêchent de maintenir l’inauguration aux dates annoncées. Nous sommes évidemment très déçus et nous faisons le maximum pour vous accueillir à bord du Razzle le plus rapidement possible. » est-il communiqué. Certains concerts sont en cours de relocalisation dans d'autres salles de la v

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Une rentrée foisonnante

Les concerts à venir | Une nouvelle salle (le Razzle, dont l'ouverture est repoussée) et un nouveau festival (Transfer) marquent cette rentrée des classes côté concerts, l'agglomération étant dotée d'une offre toujours aussi foisonnante. Faites vos choix !

Sébastien Broquet | Mardi 3 janvier 2017

Une rentrée foisonnante

Du côté des festivals Aux Nuits de Fourvière, l'on a commencé à dévoiler quelques noms : ainsi, c'est Lamomali qui ouvrira les festivités ; si ce nom ne vous dit encore rien, sachez que sont ici réunis deux virtuoses de la kora, Toumani et Sidiki Diabaté, autour de M (Matthieu Chedid) pour un projet dédié au Mali, en compagnie également de la chanteuse Fatoumata Diawara et du rappeur Oxmo Puccino (du 1er au 3 juin au Grand Théâtre). Le transversal Titi Robin sera lui en résidence à l'Épicerie Moderne pour préparer une création donnée live dans le cadre du festival, sur la scène de l'Odéon, le 5 juillet. Enfin, Vianney est annoncé le 24 juillet au Grand Théâtre. Côté Nuits Sonores, l'on peut noter les dates : du 24 au 28 mai. Et le changement de lieu : ce sera dans l’ancienne usine Fagor-Brandt, dans le quartier de Gerland. Les noms viendront plus tard. Plus proche de nous, le Reperkusound (au Double Mixte du 14 au 16 avril) a lâché une grande partie de sa programmation : des cartes blanches prometteuses, dont une à

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