Bernard Zekri : « la ville naturelle de Nova, c'est Lyon »

Radio | Bernard Zekri est de retour au bercail : directeur de Radio Nova depuis le rachat de la radio par Matthieu Pigasse en mai 2016, le journaliste ranime la flamme d'une maison bouillonnante où il a débuté, débusqué par Jean-François Bizot qui en avait fait son homme dans le New-York des 80's et un pilier du magazine Actuel. Passé par la case Canal Plus, puis la direction de I-Télé et celle des Inrockuptibles, l'ami de Jamel Debbouze nous dévoile ici pourquoi entre Nova et Lyon, it's a match. Le reste (et c'est palpitant) est à lire dans son autobiographie rédigée à quatre mains avec le grand Michel-Antoine Burnier, Le Plein emploi de soi-même, parue en 2013.

Sébastien Broquet | Mardi 9 janvier 2018

Lyon, c'est la ville de Jean-François Bizot, le défunt fondateur de Nova. J'imagine qu'il y a eu une certaine émotion dans les bureaux à l'annonce de l'obtention de la fréquence lyonnaise ?
Bernard Zekri :
Oui, c'est comme avoir le sentiment de retrouver des racines. Jean-François est originaire de Lyon, moi-même je suis allé m'y balader plusieurs fois avec lui. C'est un retour aux sources, mais surtout ça nous faisait vraiment de la peine de ne pas y être présent : c'est une ville qui a une vocation européenne, qui a toujours eu un amour de l'innovation, du progrès, de la modernité. C'est une ville de circulation. À Nova, on guette les nouveautés, on défriche et on partage ça avec les gens. On s'est toujours dit que la ville naturelle de Nova, c'était Lyon.

C'est un vieux combat, cette fréquence, qui date des années 90 : c'était l'une des toutes premières villes où Nova a voulu émettre en dehors de Paris. Il a même été question un temps d'un projet partagé avec Couleur 3.
Absolument, et même avant : on a très souvent fait dans le magazine Actuel (NdlR : qui faisait partie du même groupe) des suppléments où l'on venait à Lyon pour défendre les lieux et les initiatives culturelles. Il y avait un côté désespérant pour nous de ne pas réussir à émettre ici. L'objectif prioritaire, c'était Lyon. Ça arrive dix ans après la mort de Jean-François Bizot et on sait qu'il le souhaitait ardemment : on est contents d'avoir pu mener à bien son idée. C'est magnifique et ç'a été un grand soulagement.

Vous partagez l'aventure avec l'ancienne équipe de la radio associative RTU, dont vous reprenez la fréquence.
L'idée : ce n'est pas Nova Paris qui débarque. Ce que j'aimerais beaucoup et ce pour quoi je vais me battre, car je pense que c'est une source de succès pour Nova, c'est de mettre en place des tuyaux aller/retour. Je veux enrichir la radio avec ce qui se fait à Lyon. J'aimerais bien qu'une émission qui prenne sa source ici soit diffusée en national : c'est mon ambition secrète. Je suis sûr qu'il y a des gens nouveaux, des jeunes qui ont envie de s'essayer à ce média et que l'on trouvera-là de quoi enrichir notre antenne.

Pour l'instant, un certain nombre d'heures de diffusion sont assurées par le national et il y a neuf heures fabriquées localement. On découvre les gens qui vont assurer ces programmes et s'ils le souhaitent, on va les accompagner un peu.

Qu'avez-vous déjà repéré que vous souhaitez accompagner, à l'instar de Arty Farty et Nuits sonores dont vous êtes déjà proches ?
Ce que l'on veut, c'est s'intégrer à la vie locale en organisant des soirées, en participant à d'autres qui existent. Découvrir des DJs locaux que l'on pourrait mettre en évidence sur notre antenne. Nous sommes au début du processus. J'ai l'intention de me rendre à Lyon de manière régulière. Le premier objectif, c'est d'être lyonnais. À partir de là, on pourra remplir notre rôle d'animateur, de pertubateur.

La particularité du dossier présenté au CSA pour Nova Lyon, c'est un soutien très important des acteurs culturels de la ville pour votre venue.
Nova, ça existe à partir de cette animation de la ville. Le propos de notre radio est de développer des contenus originaux. On n'a pas envie d'être des bouts d'algorithme, de reprendre des infos ailleurs… Notre envie, c'est d'aller chercher. La proximité que l'on aura avec ces acteurs de la ville nous permettra d'atteindre nos objectifs. On espère créer autour de nous une excitation. On fait ce travail à Paris depuis longtemps, on espère arriver à avoir la même résonance à Lyon. Je suis optimiste : ça fait longtemps que l'on attend ce moment. Matthieu Pigasse, qui a racheté la radio il y a un an et demie, a envie de développer Nova. Il nous a donné quelques moyens pour le faire. C'est le bon moment.

Le budget a été augmenté de manière substantielle avec son arrivée ?
Mathieu Pigasse a permis d'installer certaines émissions qui n'existaient pas il y a deux ans et qui ont un certain coût, comme la matinale d'Édouard Baer, qui remporte un gros succès. Plus Près de Toi a remis Nova sur la carte des médias qui bougent, on en a beaucoup parlé, sur les réseaux sociaux ses vidéos cartonnent. Ce que j'apprécie, c'est que c'est le ton, l'humeur de Nova. C'est une radio qui ne passe pas la musique que l'on entend partout ! Les matinales des grandes radios c'est de l'info, découpée, c'est remarquable, mais on voulait de la fraîcheur, quelque chose de très différent. C'est un ton que nous avons toujours développé et qui cette année est celui d'Édouard. On vient avec lui le 11 janvier au restaurant À La Piscine : je suis très excité par l'idée de venir avec lui à Lyon, on a l'intention de répéter cette expérience plusieurs fois cette année. Avec Édouard c'est sûr, mais aussi avec d'autres émissions.

Vincent Carry, directeur de Arty Farty, aimerait beaucoup que vous intégriez le futur Hôtel 71 : c'est toujours en discussion ? Est-ce qu'il y a une participation possible à l'incubateur de médias prévu dans ces locaux ?
Oui, même si c'est peut-être aller un peu vite que de le dire. Oui, car on s'est sentis proche de Vincent et de Arty Farty, on a envie de faire des choses ensemble. Vincent Carry incarne exactement ce genre de partenaires dont je vous parlais.

Qu'est-ce que raconte Radio Nova de notre époque ? Vous avez lancé une émission sur le genre, par exemple.
Vous parlez de l'émission de Géraldine Sarratia, j'en suis ravi : elle existe depuis plus d'un an, c'est vraiment la première à traiter cette problématique frontalement et j'espère que l'Histoire la retiendra. Ce que l'on cherche, c'est une parole qui n'est pas passée avant par le moulin médiatique. Ce sont des éléments qui aident à rapprocher les gens, plutôt que l'hystérie - je sais que tout le monde parle de ça, cette hystérie accentuée par les réseaux sociaux - mais nous vivons dans un pays formidable et on a pourtant l'impression, souvent, que c'est un cauchemar. Les médias couvrent de plus en plus les polémiques… Le prêt à penser est notre ennemi. Prendre le contrepied, c'est très sain et ça permet de créer des pistes pour avancer. Partir en quête de cette parole et de ces musiques, aussi : c'est la fonction première de cette radio. Je suis fier ainsi d'avoir à l'antenne le Nova Club de David Blot : en France aujourd'hui, il y a peu d'émissions qui racontent comment la musique se fabrique, qui sont les gens impliqués. Ça n'existe quasi plus. David Blot nous fait comprendre pourquoi un tube n'est que l'aboutissement d'une longue démarche. Il nous raconte ça : comment une scène se forme, comment les producteurs travaillent. Nova, c'est un choix fait dès le départ : trouver toutes les musiques qui résonnent et qui font vivre des communautés, les musiques de demain. Quand on arrive à les raconter en plus de les faire écouter, c'est formidable.

Quels sont les résultats en terme d'audience après tous ces changements ?
Je suis satisfait. On a rarement vu un directeur de radio dire le contraire (rires) ! Mais il y a des règles de base : quand on change, ça prend du temps. On vient casser les habitudes des auditeurs, ça se manie avec beaucoup de précautions. En terme d'audience, les résultats sont assez satisfaisants. On n'a pas augmenté considérablement, mais on n'a pas perdu.

Et pour Lyon, il y a des objectifs ?
On a de l'ambition. Mais c'est un saut dans l'inconnu. On va faire des efforts cette année en terme de communication. On s'installe, on essaye de s'intégrer. On a en nous chevillée la certitude que Nova et Lyon c'est un joli mariage. Nous sommes sereins et optimistes.

Une action en justice contre l'attribution de la fréquence à Nova Lyon a été intentée par le SIRTI
Je suis absolument serein sur ce que nous avons fait et la façon dont nous l'avons fait. Nous sommes irréprochables. Jean-François Bizot, qui a investi sur cette radio depuis la naissance des radios libres, est probablement le seul de tous ces messieurs ayant acheté des radios, qui a fait un travail de service public : Nova n'est pas un endroit où l'on gagne énormément d'argent, parce que l'on considère que l'on a une mission. Jean-François s'est battu au fil des années avec tous les gens qui travaillent ici pour faire découvrir en France le raï, la musique africaine, la salsa, le rap. On n'a pas fait comme les autres stations qui ont diffusé cette musique pour capter un public adolescent : la réalité, c'est que les gens qui ont fait découvrir cette musique en France, c'est nous et personne d'autre. Il y a une vocation culturelle forte à Nova.

Le monde de la radio est très concurrentiel, et je vois bien le nombre d'années qu'il nous a fallu pour arriver à Lyon. C'est peut-être ça qui gène : nous sommes une petite radio et le CSA a pourtant jugé bon de nous attribuer cette fréquence. À chaque autorisation de fréquence, il y ce type de recours. La justice fera son travail. Mais ce que nous avons fait, nous, je n'ai aucun doute.


Edouard Baer

Plus près de toi : le réveil à Lyon
À la Piscine 8 quai Claude Bernard Lyon 7e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


S3A + Waxist + Lb aka Labat + Patchworks

Après le travail
Le Sucre 49-50 quai Rambaud Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

Médias | Suite à l'article paru sur notre site jeudi 14 janvier, révélant l'annonce de son licenciement début janvier par la direction parisienne de LNEI (le groupe possédant Radio Nova), Alfredo Da Silva — ex-directeur de Nova Lyon et toujours propriétaire de 49% des parts, les 51% restant appartenant à la SAS de Matthieu Pigasse — a souhaité publier un droit de réponse avec ses précisions.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 janvier 2021

Nova Lyon : les précisions de l'ex-directeur, Alfredo Da Silva

« M. Da Silva souhaite démentir les propos avancés dans l'article du Petit Bulletin du 14/01/2021 au sujet de son travail, notamment la gestion dite "légère", les locaux sur la péniche, les résultats d'audience, et préciser : - La gestion budgétaire stricte en respectant le budget établi - La mise en place d'une équipe de professionnels pour l'éditorial avec l'augmentation de l'audience régulière depuis le début (cf. Médiamétrie) - Les nombreux soutiens culturels obtenus localement au moment de l'obtention de la fréquence - L'installation sur une péniche, visitée par la direction du groupe, lieu exceptionnel et emblématique pour une radio, bénéficiant d'un loyer très inférieur au prix du marché dans le quartier de la Confluence - Plus récemment, le travail sur le dossier déposé auprès de la Ville de Lyon ayant permis une aide de 25 000€ au titre du Fonds d'urgence pour la Culture, dans le cadre de la pandémie. »

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Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

Médias | Une nouvelle ère s'ouvre pour Nova Lyon, qui souhaite se relancer avec le licenciement de celui qui en était le directeur et avait opéré en 2017 la fusion avec l'ancienne radio associative RTU, Alfredo Da Silva.

Sébastien Broquet | Jeudi 14 janvier 2021

Le directeur de Nova Lyon, Alfredo Da Silva, licencié

La réorganisation de Radio Nova se poursuit : après l'arrivée à la direction générale du groupe LNEI (la SAS de Matthieu Pigasse possédant la station) de Emmanuel Hoog en mai 2019, puis la nomination de Mélanie Mallet — une historique de la radio fondée par Jean-François Bizot — comme directrice déléguée de Nova, après aussi le départ de Bernard Zekri en janvier 2020, c'est désormais l'antenne locale lyonnaise qui change de tête : le directeur de la station, Alfredo Da Silva, a été licencié en ce début d'année 2021. En cause, une gestion jugée trop légère et l'achat à titre personnel de la péniche amarrée quai Rambaud, où sont situés les locaux loués à la radio depuis quelques mois, sans prévenir la direction parisienne — laquelle n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations. Pour l'instant, aucun remplaçant n'a été nommé à la direct

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Le Nova Mix Club migre au Sucre

Clubbing | C'est une première : l'emblématique Nova Mix Club, l'émission de Nova qui prend le pouls de la scène électronique en prise directe avec sa source, le club, (...)

Sébastien Broquet | Mardi 9 janvier 2018

Le Nova Mix Club migre au Sucre

C'est une première : l'emblématique Nova Mix Club, l'émission de Nova qui prend le pouls de la scène électronique en prise directe avec sa source, le club, s'installe à Lyon pour une mensuelle au Sucre. Jusque-là, seul le Badaboum à Paris accueillait ce before retransmis en direct sur les ondes de 21h à minuit, trois fois par mois. Il n'y en aura plus que deux à Paris, le troisième migrant du côté de Confluence : première le vendredi 12 janvier, avec en guise de headliner le chantre de la house qu'est S3A. Membre du crew Concrete - il est résident de la péniche, Sampling As An Art (de son patronyme complet) se rapproche dans l'esprit d'un MCDE et pérennise l'esprit le plus utopique de la house nation, celui d'une musique chaleureuse, hypnotique et sexy ; pas étonnant que Laurent Garnier lui ait commandé un remix... On guettera aussi Patchworks, le plus connu des inconnus de la ville, producteur stakhanoviste aux multiples projets et mille et une nuits de fête (la dernière en date, c'était vendredi dernier pour l'anniversaire d'une Maison Mère blindée à craquer, sous son alias afro Voilaaa sound-system)

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Édouard Baer en direct à Lyon le 11 janvier

Nova Lyon | Radio Nova installe au Sucre son Nova Mix Club en mensuel et délocalise pour un one shot sa matinale Plus près de toi.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 décembre 2017

Édouard Baer en direct à Lyon le 11 janvier

Premiers effets de l'arrivée de Nova Lyon dès les foulées initiales de 2018 : Édouard Baer délocalise sa matinale à succès au restaurant À La Piscine, le jeudi 11 janvier. L'émission baptisée Plus près de toi, décomplexée et cultivée, se déroulera donc face au public lyonnais de 7h à 9h. Les invités ne sont pas encore connus, le live non plus. Autre nouveauté : le Nova Mix Club déboule au Sucre, une fois par mois. Ce before très clubbing se déroulait jusque-là trois vendredis par mois au Badaboum, club parisien dédié à la house et situé près de Bastille (et anciennement La Scène Bastille, donc un lieu historique pour Nova : c'est là qu'ont été créées les fêtes Nuits Zébrées). Il n'y en aura plus que deux à Paris, la troisième migrant du côté de Confluence. Le concept de l'émission : tro

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Nova Lyon, c'est pour le 7 novembre

Médias | Cette fois, c'est officiel : Radio Nova arrive sur les ondes lyonnaises le mardi 7 novembre prochain. Le CSA en a décidé ainsi lors de sa séance plénière, (...)

Sébastien Broquet | Lundi 23 octobre 2017

Nova Lyon, c'est pour le 7 novembre

Cette fois, c'est officiel : Radio Nova arrive sur les ondes lyonnaises le mardi 7 novembre prochain. Le CSA en a décidé ainsi lors de sa séance plénière, le mercredi 18 octobre, et nous l'a confirmé par la voix de Christine Derville, secrétaire générale du CTA de Lyon, en ce lundi 23 octobre. Les premiers pas de Nova Lyon, fusion de RTU et de Nova, se feront donc en compagnie d'Édouard Baer et de sa matinale dès 7h.

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Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

Clubbing | Trois plans pour vos nuits blanches.

Sébastien Broquet | Mardi 10 octobre 2017

Insomniaque : trois plans pour vos nuits blanches

14.10.17 > TRANSBORDEUR GRAND MIX Une grande fête pour le mariage entre Radio Nova et RTU, à l'image de leur programmation : éclectique. Avec du live (la soul garage de Buttshakers, le hip-hop de Supa Dupa ou encore Joao Selva, Ashinoa et Uto) et des DJ sets des résidents de la plus groove des fréquences lyonnaises (Boolimix, Klaaar, Lotfi...). Comme d'hab', c'est gratuit mais il faut se procurer une invite au préalable sur le Net. Groovy. 14.10.17 > EUREXPO HYPNOTIK Direction Eurexpo pour la grand messe annuelle d'Hypnotik, rave à l'ancienne où l'on pourra se lobotomiser dans la grande salle au rythme démentiel des stars Len Faki et Ben Klock. La salle house est plus passionnante : le génial sud-africain Culoe de Song côtoie Âme, Manoo et Étienne de Crécy. Comme de cout

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Radio Nova débarque à Lyon

Médias | Radio Nova est sélectionnée par le CSA pour émettre à Lyon, en association avec RTU. Rendez-vous à l'automne.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 mars 2017

Radio Nova débarque à Lyon

On connaît l'heureux nouveau locataire de la précieuse fréquence 89.8 de la bande FM, jusqu'ici confiée à la locale RTU : il s'agit de Radio Nova, en association avec RTU. La décision a été prise mercredi 8 mars par le CSA lors de son assemblée plénière et rendue publique le lendemain. C'est à partir de septembre, octobre au plus tard, que la transition devrait être opérationnelle et que RTU devrait se transformer officiellement en Nova Lyon. L'équipe de RTU conservera ainsi ses cinq emplois salariés et assurera plusieurs émissions locales, réalisées à Lyon, tout en récupérant plusieurs émissions phares de Nova, à commencer par la matinale d'Édouard Baer qui n'en finit plus de faire le buzz depuis septembre. Entre dix et douze heures, selon la convention passée avec le CSA, seront réalisées en local, principalement l'après-midi et en soirées où les rendez-vous avec les DJs locaux (James Stewart, etc) seront conservés. « On rassure les auditeurs : l'équipe reste en place et à l'

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Les Nuits Zébrées de Nova au Transbordeur

Plus Loin | Radio Nova investit de nouveau le Transbordeur pour l'une des ses programmations chamarrées qui font tout le charme des fameuses Nuits Zébrées, nées du côté de (...)

Sébastien Broquet | Mardi 24 janvier 2017

Les Nuits Zébrées de Nova au Transbordeur

Radio Nova investit de nouveau le Transbordeur pour l'une des ses programmations chamarrées qui font tout le charme des fameuses Nuits Zébrées, nées du côté de la Bastille pour conquérir le pays tout en étant retransmises en direct sur la FM (et le Net). Le 24 février, seront ainsi réunis le génial angolais Bonga, les groovy locaux The Bongo Hop, ou encore Juniore, Alltta et Neue Grafik. C'est gratuit : pensez à retirer vos places dès le 8 février sur lesnuitszebrees.com.

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Édouard, le réveil malin

Plus près de toi | C'est à Radio Nova qu'Édouard Baer s'est fait un nom. Quand Jean-François Bizot, le maître de maison (à qui Ouvert la nuit est dédié), l'a mis à l'antenne et en (...)

Sébastien Broquet | Mardi 10 janvier 2017

Édouard, le réveil malin

C'est à Radio Nova qu'Édouard Baer s'est fait un nom. Quand Jean-François Bizot, le maître de maison (à qui Ouvert la nuit est dédié), l'a mis à l'antenne et en tandem avec un autre iconoclaste, Ariel Wizman. Les deux durant cinq années mirent le feu à la bande FM avec une émission nommée La Grosse Boule. Façon flipper, la boule : ça remuait dans tous les sens, sans peur du tilt. Culte. Depuis octobre 2016, surprise, Édouard Baer est revenu à la maison, ramené au bercail par Bernard Zekri, lui-même un ancien de la bande d'Actuel / Nova, chargé par Matthieu Pigasse (qui l'avait précédemment embauché puis écarté des Inrockuptibles, au profit d'Audrey Pulvar) de filer un coup de fouet à la radio qu'il a racheté l'an dernier. Zekri a fait ce que l'on n'attendait pas : retourner chercher les vieux. Moustic, pour une hebdomadaire, le samedi à minuit : Ok ok super FM. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, pour une interview politique, chaque vendredi. Solide ! Et donc, Édouard Baer, propulsé sur la mat

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"Ouvert la nuit" : À la Baer étoile !

Critique | Farandole joyeusement erratique à travers un Paris nocturne sublimé, cette déambulation d’un directeur de théâtre aussi fantasque qu’impécunieux signe le retour du cinéaste-interprète Édouard Baer pour un film-synthèse superlatif : la plus mélancolique, hilarante, aboutie et (surtout) réussie de ses réalisations.

Vincent Raymond | Mardi 10 janvier 2017

Inconséquent charmeur jonglant avec les mots et les promesses, épris de l’instant et du talent des autres, Luigi gère depuis vingt ans un théâtre parisien grâce à de l’argent qu’il n’a pas. À la veille d’une première, il doit pourtant en trouver en urgence. Ainsi qu’un singe. Le voici en cavale dans la capitale, escorté par une stagiaire de Sciences-Po au caractère bien trempé. La nuit est à lui ! Accompagner Édouard Baer n’a pas toujours été chose aisée : les délires de ses personnages de dandys logorrhéiques en semi roue libre au milieu d’une troupe de trognes, nécessitaient d’être disposé à l’absurdité, comme à l’humour glacé et sophistiqué cher au regretté Gotlib. Mais de même que Jean-Pierre Jeunet a réussi à cristalliser son univers dans Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, Baer est parvenu à réunir ici la quintessence du sien. Si les deux auteurs partagent, outre la présence d’Audrey Tautou à leur générique, le plaisir d’entretenir une troupe fidèle et une affection certaine pour le Paris d’antan, les similitudes s’arrêtent là : Baer n’aime rien tant que faire voler les contraintes et les cadres, voir j

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La fréquence de RTU attribuée en janvier

FM | On connaîtra bientôt le nom de tous les candidats, jugés recevables par le CSA, à la reprise de la fréquence libérée l'an dernier par RTU ; et avant fin janvier, celui du lauréat.

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

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Un petit cataclysme s'est produit dans le paysage radio lyonnais en mai 2015 : RTU annonçait avoir rendu sa fréquence, ce 89.8 qui enchante encore les mélomanes (la radio continue d'émettre, bien entendu). Une denrée (très) rare dans la ville : la dernière fois que c'était arrivé, c'était en 2010. Le CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel) a mis en concurrence la fréquence libérée et les dossiers ont été déposés cette année. Du côté du CTA (Conseil Territorial de l'Audiovisuel), Christine Derville, la secrétaire générale, nous confirme que ceux-ci sont actuellement en cours d'instruction. Une soixantaine ont été déposé pour les fréquences disponibles en région Rhône-Alpes (Annecy, etc) qui seront prochainement réattribuées, mais l'on ne sait combien exactement concernent la fréquence lyonnaise rendue par RTU. Ce qui est sûr, c'est que l'arrivée de France Bleu, un temps pressentie, n'est pas d'actualité : le ministère de la Culture et de la Communication n'a à ce jour pas préempté la fréquence comme il en a la possibilité, au bénéfice du service public. « Mais c'est encore possi

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Au Transbo, Radio Nova fait sa Nuit Zébrée

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Benjamin Mialot | Mardi 24 novembre 2015

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Au moment où vous lirez ces lignes, les places encore disponibles pour la prochaine Nuit Zébrée (vendredi 27 novembre au Transbordeur), soirée annuelle (auto-)célébrant l’éclectisme bon enfant de Radio Nova, devraient se compter sur les doigts d'une main – voire d'un moignon. Rien de très surprenant à cela quant on sait qu'elles sont à retirer gratuitement auprès des disquaires partenaires de l'événement. D'autant que l'affiche de cette troisième édition lyonnaise brille plus encore que les précédentes par son starpower et son potentiel festif. On pourra en effet y entendre les chansons viscérales et baroques de Mansfield.TYA, prendre une leçon de groove nord-africain avec la diva soudanaise Alsarah et ses Nubatones et voir l'insatiable Joeystarr enfiler son tout nouveau costume de Caribbean Dandee, du nom du projet dancehall (sidekick à dreadlocks et soundsystem inclus) qu'il a mûri au grand air chargé de particules psychotropes de la Jamaïque. Y compris le booty vissé sur son canapé, le tout étant retransmis en direct sur Nova, évidemment, mais aussi sur sa petite sœur locale RTU. Heureux les retardataire

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MUSIQUES | «C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui» affirme Rémi Gaillard, risible émule de Johnny Knoxville dont les impostures font sur (...)

Benjamin Mialot | Mardi 11 mars 2014

Drôles de zèbres

«C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui» affirme Rémi Gaillard, risible émule de Johnny Knoxville dont les impostures font sur Youtube la joie de millions de procrastinateurs – et prouvent depuis le début du mois qu'à l'instar d'un costume, un écran peut être trop grand. L'un des titres les plus représentatifs de Congopunq, tête d'affiche aux côtés, notamment, des so french Mustang, de la prochaine Nuit Zébrée de Radio Nova (au Transbordeur mardi 14 mars), s'intitule N'importe quoi. A raison tant cette licencieuse leçon de groove ne ressemble à rien de sensé. A moins de considérer comme tel un bœuf réunissant l'ensemble tradi-moderne Konono n°1 et The Brian Jonestown Massacre. Pour autant, elle n'est pas l’œuvre d'un simple quidam, ce duo étant mené par Cyril Atef, excentrique et virtuose batteur de Bumcello qui, avec le dénommé Monsieur Cong, colosse pileux aussi inutilement indispensable au projet que le tambouriniste Joel Gion l'est au groupe d'Anton Newcombe, repousse ici et sur deux albums son goût des rythmes panafricains, des postures punk et des tenues de nomade perché – l'équivalent tropical du clochard céleste. As

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