Voici toute la programmation du festival Nuits de Fourvière

Avec Jack White, Massive Attack, LCD Soundsystem... | Le festival Nuits de Fourvière vient de dévoiler l'ensemble de sa programmation, toujours très attendue : et c'est un bon cru. On note le retour de la danse, la présence de Mourad Merzouki en ouverture, une programmation théâtre de qualité et côté musique, du solide avec LCD Soundsystem, Jain ou encore Massive Attack. Mais aussi une magnifique soirée Éthiopiques.

La rédaction | Mardi 13 mars 2018

Photo : LCD soundsystem © DR


LCD soundsystem et Jack White : du lourd côté rock

Dans ce traditionnel axe de Nuits de Fourvière explorant la scène rock à tendance indie, on notera le grand retour du LCD soundsystem de James Murphy, fer de lance du label DFA, un temps splitté pour la forme mais vite revenu coller des claques magistrales au dancefloor. Le groupe new-yorkais, mariant à merveille esprit rave et guitares électriques, n'a rien perdu de sa superbe et devrait être l'un des temps (très) forts de cette édition. Autre poids-lourd, Massive Attack, éternel survivant de la scène bristolienne du début des 90's, dont le trip hop survit sans une ride aux affres du temps. La rumeur voulant qu'une œuvre de Banksy surgit sur les murs de chaque ville que Massive Attack traverse, il faudra être attentifs les jours suivants le passage des Anglais... Pour ces deux-là, on réserve les yeux fermés.

La pop grandiloquente de Phoenix trouvera aussi son public (13 juin), comme celle psychédélique de MGMT (2 juillet), mais on guettera plutôt un autre come-back, celui d'un Marquis de Sade revenu des limbes, orfèvres d'une new wave très cold à la rennaise, groupe culte du début des années 80 revenu tout récemment et présent ici le 25 juin. Plus rock, plus sauvage, plus roots : Jack White, ex-White Stripes, The Raconteurs & co, s'avance pour une date le 8 juillet qu'il ne faudra pas louper non plus. Le lendemain, on guettera avec un brin de curiosité la présence de Arctic Monkeys mais on se réservera peut-être bien pour le 18 juillet. Ce soir-là, non seulement Belle & Sebastian assureront la tête d'affiche, mais un autre groupe cultissime et vénéré des amoureux de pop, venu d'Amsterdam et actif depuis 1974 : The Nits. Inratable.

Enfin, on jettera une oreille nostalgique à Texas (le 15 juin) doublé d'une œillade amoureuse à Sharleen Spiteri, et on laissera couler une larme attendrie le 19 juillet quand Benjamin Biolay rendra hommage à son grand ami Hubert Mounier, ex-Affaire Louis Trio et dessinateur de bandes dessinées décédé l'an dernier.

En hip hop ? Old-skool !

La scène rap française subit actuellement une plaie qui a déjà fait souffrir le rock ou la techno par le passé : la réinterprétation du répertoire d'un groupe culte avec grand orchestre classique... Ici, c'est IAM qui passe à la moulinette le 14 juin. Bof. MC Solaar sera là le 25 juillet, mais est-ce encore du rap ? Et Bigflo & Oli assurent la caution "jeunesse" le 14 juillet. Ce n'est clairement pas de ce côté-ci que Nuits de Fourvière se montre excitant. Par contre, côté sono mondiale...

Ken Boothe et Mahmoud Ahmed : du miel

Trop peu de tournées de sono mondiale passent durant l'année à Lyon, et Fourvière est souvent l'occasion pour les amateur de se rattraper. Cette édition va les combler : d'emblée (3 juin), la Malienne Fatoumata Diawara (vue avec Lamomali l'an dernier) va faire chavirer les cœurs, d'autant que l'ouverture sera assurée par les géniaux Jupiter & Okwess. Mais le meilleur reste à venir : un all stars Éthipoiques, du nom des compilations de Francis Falceto, est annoncé le 22 juillet avec l'immense crooner Mahmoud Ahmed, mais aussi Girma Bèyènè, Eténèsh Wassié, Akalé Wubé et Alsarah & The Nubatones.

On se régalera aussi du retour par ici de Ken Boothe, l'homme à la voix de velours, le Marvin Gaye du reggae, qui régale à chacune de ses prestations. À guetter aussi : l'indispensable Bachar Mar-Khalifé, Tony Gatlif pour un projet rebetiko (le blues des mauvais garçons grecs, absolument magnifique), l'hommage de Seu Jorge à David Bowie, le retour de Fellag, et une soirée flamenco prometteuse avec Miguel Poveda.


Toute la programmation musique

3 juin à l'Odéon : Fatoumata Diawara, Jupiter & Okwess

5 juin à l'Odéon : Nuit du Hot Club avec Erik Truffaz 4tet & Nya

6 juin au Temple du Change : Raphaël Imbert

11 juin au Grand Théâtre : Étienne Daho

12 juin au Grand Théâtre : LCD Soundsystem

13 juin au Grand Théâtre : Phoenix

14 juin au Grand Théâtre : IAM avec l'Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional

15 juin au Grand Théâtre : Texas

16 juin au Grand Théâtre : Dominique A, Feu ! Chatterton

17 juin à l'Odéon : Her

20 juin au Grand Théâtre : Juliette Armanet

22 juin au Grand tThéâtre : Djam, Tony Gatlif, concert rebetiko suivi de la projection du film

23 juin à l'Odéon : Miguel Poveda

24 juin à l'Odéon : André Minvielle, Babx, Thomas de Pourquery, hommage à Claude Nougaro

25 juin à l'Odéon : Marquis de Sade

30 juin à l'Odéon : Dick Annegarn avec l'Orchestre du Conservatoire à Rayonnement Régional (création), Greg Gilg

1er juillet au Grand Théâtre : Massive Attack, Young Fathers

2 juillet au Grand Théâtre : MGMT

3 juillet au Grand Théâtre : Ben Howard

4 juillet au Grand Théâtre : Julien Clerc

5 juillet au Grand Théâtre : Caetano, Moreno, Zeca, Tom Veloso, António Zambujo

6 juillet au Grand Théâtre : Seu Jorge et l'Orchestre de l'Opéra de Lyon, Life aquatic, tribute to David Bowie

8 juillet au Grand Théâtre : Jack White

10 juillet au Grand Théâtre : Arctic Monkeys

14 juillet au Grand Théâtre, Bigflo & Oli, DJ Fly

15 juillet à l'Odéon : Chants des marins Kabyles, Fellag et Cheikh Sidi Bemol

16 juillet au Grand Théâtre : Charlotte Gainsbourg, Girls in Hawaii

17 juillet au Grand Théâtre : Jane Birkin avec l'Orchestre National de Lyon

18 juillet au Grand Théâtre : Belle and Sebastian, The Nits

19 juillet au Grand Théâtre : Benjamin Biolay rend hommage à Hubert Mounier

20 juillet au Grand Théâtre : Ibeyi, Gaël Faye

21 juillet au Grand Théâtre : Ken Boothe, Havana meets Kingston

22 juillet au Grand Théâtre : soirée Éthiopiques avec Mahmoud Ahmed, Girma Bèyènè, Eténèsh Wassié, Akalé Wubé, Alsarah & The Nubatones

23 juillet au Grand Théâtre : Julien Doré, Vous et Moi

24 juillet à l'Odéon : Trio Joubran, Bachar Mar-Khalifé

25 juillet au Grand Théâtre : MC Solaar

26 juillet au Grand Théâtre : Jain

27 juillet au Grand Théâtre : Bernard Lavilliers, Gaël Faure

28 juillet au Grand Théâtre : Nuit Québec avec Les Charbonniers de l'Enfer, Le Vent du Nord, Vishtèn et De Temps Antan.


La danse de retour, Mourad Merzouki en ouverture

Alors que la danse était absente des dernières Nuits de Fourvière, elle revient en force cette année en faisant même l'ouverture du festival, du 1er au 4 juin avec une création de Mourad Merzouki associé au Concert de l'Hostel-Dieu, Folia. Et un Archipel Flamenco verra le retour de Maria Pagès pour deux spectacles dont la première française de Una Oda al tiempo. Toujours dans ce volet, notons la deuxième venue des étonnants québecois de Patin Libre : de la danse sur glace qui n'a rien à envier techniquement aux athlètes de haut niveau (qu'ils ont été) ajoutée à un talent artistique qui nous avait vraiment bluffé en 2016.

En théâtre, cette édition s'annonce vraiment réjouissante avec des artistes que nous avons déjà largement soutenus comme Emmanuel Meirieu (qui monte le texte de Denis Declerck poignant sur les sans-abris, Les Naufragés à la Halle Debourg), les Comp.Marius (L'Ami commun d'après Charles Dickens) ou l'extraordinaire Yann Frisch, magicien qui dépasse de loin les limites de son art et lorgne du côté de l'étrange. Il vient avec sa nouvelle création, Le Paradoxe de Georges créé en ce mois de mars à Paris.

Du côté des metteurs en scène intrigants et peu vus en France, l'Allemand Jan Christoph Gockel, proposera, à l'ENSATT, sa version de Frankenstein. Enfin, la joie de retrouver le cirque Aïtal est totale. Ils nous avons ému aux larmes avec leur duo Pour le meilleur et pour le pire en 2013 tant ils avaient su allier technicité et sens du récit très personnel. Les revoici avec Saison de cirque ; ils s'ouvrent à d'autres cette fois-ci et présenteront pour la toute première fois ce spectacle de troupe au domaine de Lacroix-Laval du 28 juin au 7 juillet. Ni village ni étoile rouge comme depuis deux ans mais une esplanade à eux tous seuls !


Toute la programmation Théâtre

5 au 23 juin à La Halle Debourg : Les Naufragés, d'après le roman de Patrick Declerck, mise en scène Emmanuel Meirieu

16 juin au 19 juin au Théâtre de la Renaissance : Jabberwocky par Old Trout Puppet

16 juin au 19 juin au Théâtre de la Renaissance : Les géométries du dialogue par la compagnie Juscomama

22 au 24 juin à l'Ensatt : Frankenstein de Mary Shelley, mise en scène Jan Christoph Gockel
26 au 30 juin au Lycée St-Just : L'Ami commun d'après Charles Dickens par Comp. Marius

2 juillet au Lycée St-Just : La chute de la maison, mise en scène Jeanne Candel et Samuel Achache

2 au 3 juillet à l'ENS Théâtre Kantor : Ça ne se passe jamais comme prévu, création de Tiago Rodrigues avec les élèves de la Manufacture de Lausanne

6 au 10 juillet sur l'Esplanade de l'Odéon : Le Paradoxe de Georges, direction artistique Yann Frisch
Yann Frisch sera invité d'honneur de l'édition 2018. Il apparaitra comme interprète dans le cabaret Terabak de Kyiv et il aura comme invités le plasticien JR et le chanteur Patrick Watson qui proposeront, l'un et l'autre, des performances en écho au spectacle Le Paradoxe de Georges

7 juillet au Grand Théâtre : Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart, retransmission de la mise en scène de David Marton à l'Opéra de Lyon


Toute la programmation Danse

1er au 4 juin au Grand Théâtre : Folia, direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki avec le Concert de l'Hostel Dieu, conception musicale Franck-Emmanuel Comte

6 au 7 juin à la Maison de la Danse : Questcequetudeviens ? pièce d'Aurélien Bory

7 au 8 juin au Grand Théâtre : Acosta Danza avec le danseur cubain Carlos Acosta
El cruce sobre el niagara, chorégraphie Marianela, musique Olivier Messiaen
Belle Lettres, chorégraphie Justin Peck, musique César Franck
Mermaid, chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui, musique composée par Woojae Park et Sidi Larbi Cherkaoui avec la musique additionnelle d'Erik Satie
Impondérable, chorégraphie Goyo Montero, musique originale Silvio Rodriguez, musique composée par Owen Belton
Twelve, chorégraphie Jorge Crecis, musique Vincenzo Lamagna

12 au 13 juin à la Maison de la Danse : El Callejón de los pecados, chorégraphie Eduardo Guerrero

14 au 19 juin à la Patinoire Charlemagne : Threshold (Seuil) par la compagnie le Patin Libre

15 au 16 juin à la Maison de la Danse : Dunas spectacle de María Pagés et Sidi Larbi Cherkaoui

18 au 19 juin au Grand Théâtre : Una Oda al tiempo, Compañia María Pagés


Toute la programmation Cirque

28 au 29 juin au Grand Théâtre : Le Sacre du printemps par la compagnie Circa avec l'Orchestre National de Lyon (première mondiale)

28 juin au 7 juillet au Domaine de Lacroix-Laval : Saison de cirque par le Cirque Aïtal (première mondiale)

12 au 13 juillet au Grand Théâtre : Terabak de Kyiv par Stéphane Ricordel & Dakh Daughters

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Célestins : "Skylight" de Claudia Stavisky, bataille rangée

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Célestins :

« T’aurais pu réussir comme moi » lui lance-t-il au visage, le mépris en bandoulière qui ne le quittera pas. Tom, costard-cravate, la cinquantaine, vient de faire irruption chez Kira, vingt ans de moins. Durant six ans, elle fut son amante avant que l’épouse officielle — désormais défunte — du premier, amie de la seconde, ne découvre tout. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle était serveuse puis gérante dans l’un de ses nombreux restaurants, la voici devenue prof auprès des gosses difficiles d’une banlieue londonienne. Elle aime écouter les gens dans son long trajet quotidien en bus pour prendre le pouls de la société post-thatchérienne ; lui s’énerve que ses nouveaux collègues, ces « petits cons formés en école de commerce », portent une Rolex. À chacun sa sensibilité. Jamais l’auteur David Hare ne cite l’ancienne Dame de fer dans ce texte dont la première a eu lieu en 1995 au National Theater de Londres, cinq ans après qu’elle a quitté le pouvoir. À cette époque, l’écrivain a perdu de sa verve passée, sa radicalité s’est émoussée. En 1970, il créé Slag

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Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

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Paris, Bordeaux, Toulouse : des laiteries urbaines éclosent simultanément au cœur des grandes villes de l’hexagone. Souvent dans des quartiers populaires : la Goutte d’Or ou La Chapelle, Saint-Cyprien, Saint-Michel. Souvent ouvertes par de jeunes femmes — c’est le cas à Marseille, à Bordeaux et à Nantes. Et ici ? La Laiterie de Lyon est née à la Guillotière, coté 3e, dans la petite rue Montebello qui joint le tram’ à la Fosse aux Ours. Anaïs Duraffourg l'a montée il y a un an, aidée à l’époque par Jean Bordereau, de la fromagerie des Trois-Jean, à Jean Macé. Dans une autre vie elle travaillait dans l’humanitaire, elle habita en Indonésie. Puis cette enfant de producteurs de Comté a bifurqué : direction Paris et une formation de crémerie-fromagerie. L’un de ses profs s’appelle alors Pierre Coulon, c'est un ancien éleveur de Notre-Dame-des-Landes qui vient d'ouvrir une petite laiterie dans le XVIIIe. Anaïs s’y forme : « Pierre est génial, il a une connaissance assez dingue et en même temps il a un projet social, militant même ». Elle revient dans le Rhône nourrie des mêmes idées : ra

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Louisana, un coffee shop de globe-trotteuses

Coffee Shop | Déco minimaliste, smoothies maison, carte végétarienne, fauteuils moelleux…Louisana, un nouveau coffee shop dans le 7e qui donne envie de buller.

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Green Lab : tout sur le pois chiche

Falafels | Des falafels et du houmous, selon une recette rodée à Montpellier, dans la rue la plus gourmande de la ville — Hippolyte Flandrin : voici Green Lab.

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Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. Mais rien de définitif. L’équipe a saisi l'occasion pour rafraichir l’espace et la carte. Un échantillon en fut dévoilé lors du Lyon Street Food Festival : des baos ! Petites boules de pain cuites à la vapeur et farcies, en tout cas le week-end dernier : d’une viande bœuf s’effilochant, galanga et poivre de kampot, ou d’une farce crevette et volaille, sauce porc-saint-jacques, arrosé de sriracha. Le soir, on devrait retrouver un menu plus éclectique, organisé autour d’une table à partager. La levée de rideau est annoncée pour la fin octobre.

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Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Brasserie | Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 (...)

Louise Grossen | Mercredi 22 septembre 2021

Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 septembre leur première brasserie en plein cœur de Guillotière. La promesse ? Un lieu convivial où l’on déguste... des bières ! Lesquelles ? « Le but, c’est que la carte soit participative » Comment ? Un tableau à l’entrée permettra de voter pour vos bières préférées ou d’en soumettre de nouvelles. À la carte, la lyonnaise Hubster trône fièrement à côté de l’Orbital (Loire) ou de la Yankee Trouble, de Lille. L’Happy Hour ? De 16h à 19h. Côté bouffe, le chef propose une formule entrée + plat à 15€. Ce jour-là : toasts à l’ail et tomates mozza suivi d’un gratin de ravioles du dauphiné et crumble aux fruits rôtis. À déguster dans une ambiance cosy, pierres apparentes, bois et sourires des patrons.

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Lyon Street Food Festival : on a testé

Food | Jeudi 16 septembre s’ouvrait la cinquième édition du Lyon Street Food Festival. On y était, on vous raconte.

Adrien Simon | Vendredi 17 septembre 2021

Lyon Street Food Festival : on a testé

18h, une file commence à se former à l’entrée des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement de Lyon. À l’intérieur, une ribambelle de cheffes et cuistots attendent de pied ferme la première fournée des quelques dizaines de milliers de visiteurs attendus durant le week end. Les formalités expédiées, QR code par ci, QR code par là, système de paiement dématérialisé à créditer, et on s’enfonce dans la halle principale. Voisinant le stand du MOF Joseph Viola, on retrouve l’équipe de Cocotte, bistrot lyonnais aux accents italiens. Sur leur comptoir une meule de parmesan, évidée, attend qu’on y déverse des louches de risotto aux brisures de truffes, liées minute au fromage italien. On engloutit une coupelle en carton et l’on file vers le stand qui devrait faire le buzz lors de cette édition : celui de l’équipe de La Bijouterie. Qui dévoile pour la première

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Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Bons Plans | De l’onirisme, des espaces étranges, de l’art singulier, de l’abstraction… Nous avons sélectionné pour vous cinq expositions à ne pas rater ce mois-ci !

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 17 septembre 2021

Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Johanna Perret et Dorian Feraud La peintre Johanna Perret et le photographe Dorian Feraud exposent leurs œuvres à la galerie Regard Sud, dans un dialogue thématique et formel. Ces deux artistes explorent l’impalpable des ambiances atmosphériques, la dissolution des figures parmi les brumes, les espaces indistincts et évanescents. Une très belle découverte ! Johanna Perret et Dorian Feraud, Ether À la galerie Regard Sud jusqu’au 23 octobre Delphine Balley Pour sa première exposition muséale personnelle, Delphine Balley nous immerge dans le clair-obscur de ses photographies et ses films vidéo, mettant soigneusement et baroquement en scène des rites ancestraux (mariage, funérailles, partie de chasse…). Tout y est silencieux, étrange, onirique, sans oublier ici et là un soupçon d’humour. Parallèlement à cette exposition fort réussie, le MAC

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UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Crémaillère | Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto (...)

Vincent Raymond | Vendredi 17 septembre 2021

UGC Part-Dieu : 18 salles depuis le 18 septembre

Après 46 d’existence à la Part-Dieu, UGC monte en gamme en investissant (dans) la nouvelle extension du centre commercial. Signé par l’architecte Alberto Cattani, ce paquebot flambant neuf de 15 000 m2 appartient à la catégorie “Ciné-Cité” du groupe, à l’instar de la Confluence ou de la Cité Internationale. Doté de 18 salles et de 3101 places sur un site d’un seul tenant (contre deux auparavant), il s’agit clairement d’une “version augmentée“ du premier multiplexe — historiquement parlant — de Lyon. Si le personnel est le même, la programmation va aller vers plus de V.O. et donc faire évoluer la clientèle de ce qui est désormais le plus grand complexe cinéma de la Métropole. Coup double pour UGC qui consolide son avantage numérique avec 51 écrans (contre 39 pour Pathé-Gaumont et 15 pour CGR) dans la grande agglomération lyonnaise. Si UGC ne mise pas sur les attractions techniques (type 4DX, Dolby, ICE, etc.) il innove en dévoilant sur 813 fauteuils des réhausseurs intégrés — malin pour l

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La période du Transfer au Transbordeur

Festival | Faute d'avoir pu correctement reporter son édition du printemps dernier — transbahutée au printemps prochain — le Festival Transfer s'offre un genre d'édition automnale et hors-série, en collaboration avec Cold Fame et sa traditionnelle Messe.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

La période du Transfer au Transbordeur

À l'origine, le Festival Transfer avait envisagé de reporter son édition de mars 2021, fort prometteuse avec des têtes d'affiches de la trempe de Fontaines DC, Shame ou The Wytches, à cette fin de mois de septembre. Mais un nouveau protocole sanitaire s'en étant mêlé à l'été, les organisateurs, Mediatone en tête, ont préféré rebasculer l'ensemble de la chose à mars prochain, sachant qu'avec ce Covid plus personne n'est à un report, ni à deux ans près, c'est une des choses que cette affaire sanito-culturelle nous aura apprise. Restaient ces dates du 24 et 25 septembre initialement choisies et la possibilité d'organiser quelque chose du côté de l'infrastucture estivale du Transbordeur, cet open air qui sert pour les Summer Sessions dès que le soleil estival se pointe — ou quand il ne se pointe pas, comme cette année. Alors voilà, Transfer organiserait donc une sorte d'édition hors-série, avec une programmation repensée pour l'occasion. Et surtout avec le concours de

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Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Musée | Gratuitement durant les week-ends et lors des vacances, le Musée des Confluences convie ses visiteurs dans un nouvel espace permanent : une galerie dédiée à ses donateurs. Logiquement, Émile Guimet est à l’honneur.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Il est loin déjà le temps où Émile Guimet (1836-1918), se joignant au déménagement du Muséum d’Histoire Naturelle, livrait les trésors issus de ses explorations au musée du boulevard des Belges qui, comme à Paris, porta son nom. Celui-ci a fermé mais le Musée des Confluences a englobé ses collections. Presque sept ans après l’ouverture de ce paquebot dont le succès ne se dément pas (autant de visiteurs — presque 100 000 — cet été que lors de l’été 2019, avant le Covid), et après diverses expositions temporaires (Le monde en tête grâce à Antoine de Galbert, Désir d’art grâce au couple Develon), sept vitrines livrent aujourd'hui à nos regards 250 objets de 80 donateurs différents (particuliers ou institutions, fondations…). De nature hétéroclite, d’époques extrêmement diverses, ces objets au soclage désormais aimanté pour être plus mobiles (

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Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Performance | Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 septembre 2021

Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, l’artiste imagine la performance Blank Pancard Dance dans les rues de San Francisco. Une trentaine de danseurs défilent silencieusement en brandissant des pancartes blanches et à la question des curieux « Contre quoi protestez-vous ? », ils répondent : « Contre quoi voulez-vous protester ? ». Ils recueillent alors les mots des passants et les déclament à la fin de la "manifestation". La chorégraphe Anne Collod (en collaboration avec le Musée d'Art Contemporain) réactive cette étonnante performance à Lyon le dimanche 26 septembre (départ à 14h depuis la place des Terreaux pour aller jusqu’au Parc de la Tête d’Or).

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Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Cinéma | À moins d’un mois du début de la 13e édition du Festival Lumière, le programme se dévoile enfin. Conforme aux attentes et à ses habitudes, il convoque des films nouveaux ou en renouveau ainsi qu’un aréopage d’invités de prestige, sans négliger les hommages aux absents.

Vincent Raymond | Jeudi 16 septembre 2021

Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Évidemment, Bertrand Tavernier pour débuter. Rien n’aurait été possible sans l’ancien président de l’Institut Lumière. Sa disparition au printemps dernier se devait d’être marquée d’une célébration, ce sera une soirée hommage le dimanche 10 octobre. Mais aussi des projections de quelques-uns de ses films piochés dans sa considérable filmographie : L’Horloger de Saint-Paul (1973), Autour de minuit (1986), L.627 (1992), L’Appât (1995), Capitaine Conan (1996), La Princesse de Montpensier (2010) et Quai d’Orsay (2013) ont été choisis. Autour de sa figure tutélaire, un vaste menu éclectico-cinéphilique comme il les aimait : de Jane Campion (Prix Lumière 2021) à Gilles

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Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Art Contemporain | Le Musée d’Art Contemporain présente cinq nouvelles expositions dont celle, particulièrement réussie, de la photographe et vidéaste Delphine Balley. Un univers à l’imaginaire hanté et riche, qui se joue des rites, des fantômes et du passé.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 21 septembre 2021

Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Dans ses séries photographiques, depuis 2002, Delphine Balley rêve et fantasme des scènes de la vie familiale, des faits divers tirés d’anciens journaux, des histoires de sorcellerie glanées dans des villages, une lignée aristocratique anglaise… Chacune de ses images est minutieusement construite comme un tableau, avec un soin tout particulier accordé aux lumières, aux décors, costumes, objets. On a parlé à son propos de surréalisme ou d’esprit baroque. Ce n’est pas faux mais, avec le recul, il nous semble surtout que l’artiste se projette dans un non-temps et dans un non-espace : ceux propres à l'imaginaire ou à l’espace du rêve qui brouille et enchevêtre les temporalités et les spatialités. Pour son exposition au MAC, Figures de cire, Delphine Balley propose un parcours où les fenêtres du musée ont été obstruées, rythmé de grands rideaux noirs entre les salles et où il n’est question, fondamentalement, que de clair et d’obscur, de réel et de double… C’est un ch

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Ce qu'il ne faut pas rater côté jazz et sono mondiale cette saison

Jazz & Sono Mondiale | Une bonne grosse saison de jazz (et plus si affinités) comme on les aime à Lyon, faite de mélanges, de jeunes talents, d'expérimentations, de classiques, de stars et d'inconnus du bout du monde, voilà ce que nous proposent à eux tous, les différentes maisons qui l'accueillent.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

Ce qu'il ne faut pas rater côté jazz et sono mondiale cette saison

« Il serait indécent de renoncer au jazz » disait le poète. Sur ce point, la reprise des affaires montre une chose, pas question de renoncer à cette discipline dont le menu de saison s'avère particulièrement copieux que ce soit chez les généralistes ou les spécialistes du genre. Sur ce point l'Opéra Underground n'est pas loin de se montrer le plus éclectique qui peut aussi bien inviter le jazz de chambre d'un Vincent Courtois (c'est tout de suite, ce 22 septembre) pour un hommage à... Jack London qu'un Bachar Mar-Khalifé flirtant avec les musiques du monde. Pour l'Opéra Underground, il n'y a d'ailleurs qu'un pas entre les deux, qui programme également le meilleur de la sono mondiale : d'un Piers Faccini, creuset folk à lui tout seul d'une musique qui fait le tour du monde (26 septembre dans le cadre des Chemins des songwriters, avant un nouveau passage en janvier) au Colorist Orchestra qui accompagne l'inclassable Howe Gelb, errant volontaire entre les genres. La programmation de l'OU s'accompagne

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Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Théâtre | Un ciné-spectacle buissonnier et attachant concocté par La Cordonnerie : à voir au Théâtre de la Croix-Rousse cette quinzaine.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Elle a un corps de sportive (elle est pongiste) qu’on ne voit pas ; il a un corps ramolli par une vie sédentaire arrimée à sa machine à écrire, visible. Ils vivent dans des mondes séparés par un pont à hauban et ne devraient jamais se rencontrer. Pourtant, ils vont s’aimer. Mais ça ne suffira à aboutir à un happy end. Loin de Vérone, au Havre, Romy et Pierre tentent d’aller à l’encontre d’une société hostile voire ségrégationniste. Dans cette nouvelle création de la compagnie La Cordonnerie, née en 1997 — c'est leur huitième ciné-spectacle —, il n’est pas fait de référence explicite à une période historique comme cela avait pu être le cas avec leur Blanche-Neige au temps du Mur de Berlin. Et c’est en partie sa force. Othello, le chat Les personnages qu’ont inventé Samuel Hercule et Métilde Weyergans gagnent à être intemporels et « puisqu’il est trop tard pour êtr

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Xavier Beauvois, les Larrieu et Xavier Giannoli viennent présenter leurs films à Lyon

Avant-Premières | À quoi bon courir les festival quand ceux-ci viennent au public lyonnais ? Trois films issus des sélections officielles de Berlin, Cannes et Venise (...)

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

Xavier Beauvois, les Larrieu et Xavier Giannoli viennent présenter leurs films à Lyon

À quoi bon courir les festival quand ceux-ci viennent au public lyonnais ? Trois films issus des sélections officielles de Berlin, Cannes et Venise s'invitent la même semaine en avant-première à Lyon ! D’abord, le drame policier Albatros de Xavier Beauvois en sa présence et celle de son interprète principal Jérémie Rénier le mardi 28 septembre au Pathé Bellecour à 19h30 ; ensuite Tralala, la comédie musicale écrite par Jeanne Cherhal que les frères Larrieu accompagneront le jeudi 30 à 21h au Cinéma Lumière ; enfin, Illusions perdues, adaptation de Balzac signée par Xavier Giannoli que celui-ci escortera le vendredi 1er octobre à 19h au Comœdia ainsi qu’à 19h45 au Pathé Bellecour. Voilà, votre programme est (quasiment) bouclé.

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L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Ciné-concert | Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous (...)

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

L'Institut Lumière lance un cycle de films muets accompagnés au piano

Depuis le début du mois de septembre, l’Institut Lumière a enrichi sa programmation d’un nouveau rendez-vous patrimonial : des ciné-concerts au piano tous les dimanches à 14h30. Une excellente initiative pérennisant (et transposant à domicile) les “sublimes moments du muet“ — ces grandes séances données dans le cadre du Festival Lumière permettant de (re)découvrir, dans un contexte proche de celui de l’époque, des chefs-d’œuvres classiques. Au menu dimanche 26 septembre, porté par le piano de Denis Fargeat, L'Homme qui rit de Paul Leni (1928) avec dans le rôle-titre Conrad Veidt — hélas un peu oublié aujourd'hui. Bien avant celle de Jean-Pierre Améris, cette adaptation de Victor Hugo eut une étonnante postérité, le rictus grimaçant du héros ayant inspiré la physionomie du Joker. Une semaine plus tard, Fred Escoffier au clavier accompagnera Renée Falconetti, alias la Pucelle d’Orléans sur son chemin de croix dans La Passion de Jeanne d’Arc (19

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Lyon : festivals à gogo !

Cinéma | À peine sort-on des Hallus, avant de se jeter dans Lumière, voici qu’une nouvelle brassée de festivals jaillit, réclamant de notre part attention(s) et ubiquité. Un vrai problème de riche !

Vincent Raymond | Jeudi 23 septembre 2021

Lyon : festivals à gogo !

À tout seigneur, tout honneur : gros morceau de cette quinzaine, les 37e Reflets du cinéma ibérique et latino-américain (du 22 septembre au 5 octobre) se déploient au Zola comme l’an passé en version automnale afin de compenser l’ajournement du mois de mars — donnant, au passage, l’illusion que nous vivons un mois de mars austral. Dotés d’un imposant programme espagnol où les réalisatrices figurent à l’honneur (Icíar Bollaían pour La Boda de Rosa, Pilar Palomero pour Las Niñas, Paula Cons pour La Isla de las Mentiras etc.), nanti de son lot d’inédits et d’avant-premières (la sensation cannoise venue d’Haïti Freda de Gessica Geneus, Sentimental de Cesc Gay…), d’une compétition “premiers films”, de ses savoureux “minutos picantes“ agrémentant les avant-séances et des résonances dans les cinémas de l’agglomération, ces Reflets ne sont en rien l’ombre d’eux-mêmes ! Mais aussi… Engagée depuis le 17 septembre dernier, l’édition

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De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Théma | Pile, la vie qui continue, l’espoir… Face, le néant. Entre les deux, l’exil, la maladie ou le combat, pour abolir le désastre ou précipiter la fin. Refuser de basculer de l’autre côté ou y courir, telle est la question… Où l'on parle de "La Voix d'Aida", "La Traversée", "I Am Greta", "Bigger Than Us", "Tout s'est bien passé" et "After Love".

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Sur le fil, jusqu’au bout : au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22 septembre) aurait pu valoir à la Bosnie-Herzégovine son deuxième Oscar du film international. Voire aurait dû pour sa prescience. Car s’il évoque le passé — en se déroulant durant la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic —, il trouve un stupéfiant écho dramatique avec l’actualité afghane. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Ce film glace les sangs par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22 septembre) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère essayant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches inspirée par l’histo

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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De Jujurieux à la Croix-Rousse, un monde en soie

Ain / Rhône | Entre Jujurieux et Lyon se dessine une histoire autant industrielle que sociale autour de la soie. Balade en deux temps.

Nadja Pobel | Jeudi 23 septembre 2021

De Jujurieux à la Croix-Rousse, un monde en soie

Soieries Bonnet - Jujurieux C’est une extension de ce qui se trame à Lyon, qui se trouve et se visite toujours à Jujurieux dans l’Ain (à 70 km de Lyon) sur les terres de l’écrivain et prix Goncourt de la poésie, Charles Juliet. En 1835, l’entrepreneur Claude-Joseph Bonnet (1786-1867) installe dans son village de naissance un véritable pensionnat-école, le premier du genre en France. Lui-même a appris le métier de tisseur à Lyon avant de devenir fabricant dans le quartier des Terreaux à 24 ans. Dans l’Ain, il va faire travailler jusqu’à 2000 personnes en même temps pour la filature, le moulinage et le tissage. À la fin du XIXe siècle, ce sont 800 ouvriers qui œuvrent de chez eux pour le dévidage des cocons et 1200 sur place — dont 800 jeunes filles dès 12-13 ans, venues l’Ain, de Savoie voire l’Italie du Nord, placées par leur famille ou recueillies à l’orphelinat de l’hôpital lyonnais de la Charité (l'actuelle place Antonin Poncet : il n’en reste que le clocher). Bon

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Erotic Market : « être non-essentiel, c'est super ! »

Pop | Au Périscope pour présenter la version live de Boredoms & Heartstrings, revisite avec quatuor à cordes de Boredoms, Marine Pellegrini revient sur l'évolution d'Erotic Market, la genèse de ce projet mais aussi les difficultés créatives rencontrées ces derniers mois avec le Covid dans le sillage d'une dépression. Et d'un retour aux affaires qui ne va pas de soi pour tous les musiciens.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Erotic Market : « être non-essentiel, c'est super ! »

Tu as poursuivi en solo le projet Erotic Market il y a quelques années, après le premier album du groupe. Pourquoi avoir choisi de continuer sur le même projet ? Marine Pellegrini (Erotic Market) : Quand Lucas [Garnier, autre moitié fondatrice du duo] a décidé d'arrêter en 2016, je n'avais aucune raison esthétique de changer. Pour moi ça restait un contexte que j'aimais, un nom que j'aimais, un style qui me convenait. Je n'avais aucune raison de changer, si ce n'est de jouer le jeu du chat et de la souris avec les programmateurs et les médias, en agitant un nouveau projet. Mais Erotic Market, c'était qui j'étais. Tu t'es mise à travailler différemment ? À la base avec Lucas, je faisais les premières ébauches, texte-musique, et lui étirait tout, il arrangeait. Ça partait toujours d'idées à moi. Aujourd'hui, je travaille un peu de la même façon sauf que je vais peut-être un peu plus loin dans la composition. Mais je fais toujours appel à des gens extérieurs pour arranger, finir de dispatcher les sons. Avoir une vue d'ensemble sur les morceaux, c'est quelque chose que je n'arrive pas à faire. Sur Queend

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Lyon : les 10 concerts à inscrire sur votre agenda cette saison

Bons Plans | Ne nous cachons pas derrière l'euphorie du renouveau, la reprise des festivités en matière de musiques actuelles n'est que progressive et ne sera sans doute complète qu'à partir de janvier, avec le retour massif des internationaux, encore bien timide pour l'heure. Reste quand même quelques beaux moments à savourer.

Stéphane Duchêne | Jeudi 23 septembre 2021

Lyon : les 10 concerts à inscrire sur votre agenda cette saison

Alain Damasio & Yann Péchin On n'aura pas attendu cette soirée pour voir se construire des ponts entre rock et littérature mais la chose — c'est le but assumé de l'événement — n'en demeure pas moins intéressante, qui met aux prises le nouveau pape de la SF Alain Damasio et le guitariste-accompagnateur multi-cartes Yan Péchin. Au menu, une transposition musicale de textes du premier (essentiellement extrait des Furtifs) à la forte résonnance politique. Le spectacle se doublera d'un autre signé par l'auteur Pierre Ducrozet et la Cie Lapsus en un mariage littéraro-circassien autour du vertige, de textes de Ducrozet et de partitions circassiennes. Difficilement transposable en ligne, la soirée aurait dû faire l'ouverture des Chants de Mars au printemps dernier. Après un léger voyage dans le temps la voici enfin sur scène. Au Transbordeur le jeudi 30 septembre à 21h L'Effondras Il y a quelques mois, L'Effondras a engagé dans ses rangs le délicat Raoul Vignal. Que les fans du groupe se rassure, Vignal n'est pas là pour veni

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Au Périscope, Sourdure, vents debout

Musique Traditionnelle | Percutant les musiques traditionnelles auvergnates de ses fulgurances électroniques, Ernest Bergez — alias Sourdure — vient présenter son troisième opus au Périscope, finement accompagné d'une partie des instrumentistes invités sur De Mòrt Viva : c'est le concert de la semaine.

Sébastien Broquet | Jeudi 23 septembre 2021

Au Périscope, Sourdure, vents debout

Conseiller à la programmation du Musée des Confluences, mais aussi journaliste spécialisé en musiques traditionnelles de longue date, féru d'instruments venus de tous horizons et de toutes époques, Philippe Krümm nous affirmait il y a quelques jours : « parmi les espèces en voie de disparition, on oublie les instruments de musique ! » Il est vrai que face à l'invasion du home-studio et des plug-in, du tout digital, plus trop besoin d'aller chercher un thérémine ou un clavecin d'époque, par exemple, pour explorer des sons et vibrations inconnues durant de longues heures... Il reste quelques collectionneurs comme le trop rare Jaron Lanier pour sauvergarder ces "espèces sonores". Ou les explorateurs des musiques traditionnelles, qui à intervalles réguliers remettent au goût du jour d'ancestrales harmonies, langues et danses — dans les seventies, en les parfumant de rock ou de jazz dans le sillage d'Alan Stivell et Malicorne, au début des années 1990 en les confrontant au rap (Fabulous Trobadors et Massilia Sound-System) ou aux musiques électroniques (Denez Prigent), ou depuis quelques années en explorant plus profondément encore l

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Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

Food | Année après année, le Lyon Street Food festival s’est imposé comme l’un des gros événements de la rentrée, pas seulement culinaire. Pour cette cinquième édition, qui s’ouvre ce jeudi, Emeric Richard, l’un des organisateurs, se prépare à accueillir près de 35 000 visiteurs. Entretien.

Adrien Simon | Mercredi 15 septembre 2021

Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

À l’origine de ce festival il y a un duo… Emeric Richard : On a créé cet événement avec Thomas [Zimmermann]. On était amis depuis plusieurs années déjà et on voulait créer notre entreprise pour venir bousculer les codes culinaires lyonnais. On a commencé en intervenant sur des salons et sur des événements de plus en plus grands : un banquet de 4000 personnes à la Halle Tony Garnier ou la fan zone de Bellecour lors de l’Euro de Football. Comment est venue l’idée d’un tel festival ? En voyageant on avait rencontré et apprécié une approche de la cuisine différente de ce qu’on trouve ici. Décomplexée, plus abordable, avec un fort contact chef-public. Je pense à Hong Kong, où on retrouve cette approche qui nous plaît. Ce sont les night market, en pleine rue, avec des plats un peu dingues, une cuisine cosmopolite, avec des nourritures de toute l’Asie. On trouvait étonnant que cette approche ne soit pas plus présente à Lyon. Envisager un événement autour de la street food, c’était un genre de pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise. Ça plait aux chefs, même les plus répu

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Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

ESCAPADES | Avec l’événement Expérience ViaRhôna, l’association 812 vous propose de découvrir les 18 et 19 septembre une petite partie de cet itinéraire cyclable qui relie le lac Léman à la Méditerranée. Au programme : un peu de pédalage et plein de découvertes patrimoniales, naturelles et gastronomiques. L’expérience vous tente ?

Article Partenaire | Mercredi 8 septembre 2021

Expérience ViaRhôna : le cyclisme rêvé

Imaginez : vous avez 25 km ou 45 km à parcourir à vélo (une broutille), et toute la journée pour en profiter sous un soleil généreux (on espère) et presque automnal. Qu’allez-vous faire ? Profiter des points de vue ? Participer aux rencontres organisées pour vous sur les ravitaillements avec des producteurs et des viticulteurs ? Visiter les richesses patrimoniales et naturelles ? Les parcours, tracés par les organisateurs, vous permettront tout cela et plus encore. Vous n’aurez qu’à vous laisser guider et à suivre l’application qui vous indiquera même tous les bons plans en fonction du lieu où vous vous trouvez. Présentée ainsi, comment ne pas résister à l’Expérience ViaRhôna ? Dans les cartons depuis deux ans, l’événement organisé par l’association 812 se concrétisera les 18 et 19 septembre. « Avec les trois parcours proposés, nous voulons toucher le public le plus large, explique Rémi Guyot de l’association, mais l’expert vélo n’est pas notre cible. » Trois parcours de découverte Principe de l’évé

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Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Enquête | Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) signée Oriane Mollaret et publiée par Rue89Lyon. Le pure player révèle qu’une enquête — administrative, celle-là — a été ouverte le 19 avril par l’institution à propos de l’un de ses mandarins, Jacques Gerstenkorn, après que des étudiantes l’ont signalé à la cellule anti-discrimination, harcèlement, violences sexuelles et sexistes créée… un mois plus tôt. Ponte de la filière d’études cinématographiques, par ailleurs fondateur du festival Doc en Courts, l’enseignant se voit reprocher un « comportement abusif » allant « du harcèlement à l’agression sexuelle » par plusieurs victimes présumées témoignant longuement, pour la plupart à visage découvert — également sollicité par

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Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Clubbing | Un samedi aux couleurs africaines se profile au Sucre, sous la férule du label lyonnais Blanc Manioc et du festival d'Abidjan, Maquis Electroniq.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 septembre 2021

Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Drôle d'aventure que celle menée par Dom Peter, batteur du combo dub lyonnais High Tone depuis le mitan des nineties, ayant écumé les salles d'ici et de presque partout ailleurs au fil de tournées incessantes, de concerts dévastateurs et d'albums ayant marqué l'histoire du genre en Europe — surtout les premiers. Lors d'une pause entre deux tours, constatant la baisse d'intensité de la scène dub, la difficulté à se renouveler au sein d'un groupe — Antonin Chaplin, le clavier, a lui quitté la bande après de longues années —, il a décidé de ne pas abandonner, mais de se consacrer en parallèle à un autre projet, très personnel, puisant aux sources de son amour pour les musiques africaines. C'est ainsi que Midnight Ravers est né, superbe projet afro-électro, puis Blanc Manioc avec le dessinateur Emmanuel Prost, label 100% numérique dédié aux découvertes faites au cours de ses visites sur le continent africain, centrées autour de l'effervescente et diversifiée scène électronique locale. Et tout s'est enchaîné, avec la co-création d'un festival à Abidjan, Maquis Electroniq, sur lequel un autre duo lyonnais a

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Visiteurs du jeudi

CONNAITRE | Embarquement immédiat pour la troisième saison du cycle de conférences et de rencontres “Visiteurs du jeudi” : l’évènement hebdomadaire pendant lequel Hôtel71 s’ouvre au public. Et pas avec n’importe qui.

Article Partenaire | Lundi 6 septembre 2021

Visiteurs du jeudi

Chaque semaine - le jeudi donc - un·e professionnel·le de la culture ou des médias vient partager son expérience personnelle mais aussi son expertise. Alors oubliez tout de suite l’image académique et poussiéreuse de la conférence : il s’agit d’une rencontre où le public a toute sa place pour poser ses questions et échanger avec les intervenant·e·s, tous plus intéressant·e·s et pointu·e·s les un·e·s que les autres. Saison 3 avec des tables rondes Après une saison en ligne l’an dernier pour cause de crise sanitaire, l’équipe est vraiment ravie de réouvrir ses portes IRL au public. Avec une nouveauté cette année : deux tables rondes sont programmées en plus des rencontres classiques, avec différent·e·s intervenant·e·s réuni·e·s autour d’une thématique commune. La première sera dédiée à “La Blockchain au service des artistes” le 23 septembre, avec plusieurs acteur·ices du secteur technologique et artistique. La seconde le 25 novembre rassemblera des représentant·e·s de tiers lieux lyonnais pour mieux comprendre leurs fonctionnements et leurs modèles.

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Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Food | Le futur de la Cité de la Gastronomie ? Rendez-vous dans deux ans pour savoir. En attendant, on teste et on resserre le prisme sur l'alimentation pour en faire non plus un musée, mais un « lieu totem de la filière alimentaire ».

Sébastien Broquet | Mardi 7 septembre 2021

Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Toute la presse locale était conviée jeudi dernier au sein de la Cité de la Gastronomie par les services de la Métropole de Lyon, histoire d'en apprendre un peu plus sur l'avenir du lieu, dont la première incarnation voulue par la majorité macroniste d'alors et pilotée par l'opérateur espagnol MagmaCultura s'était soldée, comme le dit très bien Bruno Bernard, par un « fiasco » retentissant, laissant exsangue partenaires, mécènes et équipes. Le président de la Métropole s'est retrouvé dès son élection avec cet innattendu dossier sur les bras et on pouvait espérer au bout d'un an une vraie prise en main pour ce lieu emblématique et historique, situé en plein cœur de Lyon. Or, les idées pour incarner une vision patrimoniale, ce n'est visiblement pas le point fort des écologistes : du côté de la Ville, on ne sait toujours pas trop quoi faire de l'ancienne école des beaux-arts et du Musée Guimet, par exemple. Le projet Fagor-Brandt reste flou. Et pour la Cité de la Gastronomie... Eh bien, ça reste flou aussi. Bruno Bernard, accompagné de son vice-président en charge de l'agriculture et l'alimentation Jérémy Camus,

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Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Shopping | Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du Vintage, première date de ce qui est désormais une tournée française bien établie qui passera également par Paris ou encore Strasbourg. Ce second passage par chez nous est l'occasion de convier près de cent marchands européens, dont une vingtaine se dédiant spécifiquement au design avec la possibilité de trouver des pièces signées Pierre Paulin, Charles & Ray Eames, Gaetano Sciolari, Willy Rizzo... Forcément, côté tarif, ce ne sera pas au prix de la brocante du coin. On trouvera aussi des vinyles et une friperie de luxe, avec des pièces de Courrèges, Yves Saint Laurent ou encore Chanel pour garnir son dressing. L'entrée est à 6€.

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"Les Amours d’Anaïs" de Charline Bourgeois-Tacquet : love, etc.

Comédie | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mercredi 15 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long-métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…). Très Nouvelle Vague revue par Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-p

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Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Food | Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au (...)

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au dimanche 12 septembre pour sa cinquième édition. L'idée ? Des chefs investissent au déjeuner les jardins du fort Saint-Irénée. Après la bistronomie de Table Wei et de Manto ou la street-food du Bistrot Zakka, ce jeudi les Jardins de Vartan ramèneront leurs légumes (bio) pour un repas végétarien, et Philippe Bernachon clôturera la journée par un cocktail dinatoire. Le samedi, c’est Jérémy Galvan, l’étoilé de la rue du Bœuf, qui montera pour proposer un menu gastronomique en piochant dans le potager de l’Institut. Et pour finir : double-brunch le dimanche, confectionné par Ravigote, avec pour les enfants, grâce à La Petite Académie, calligraphie, dessin et même fabrication de dragons ! (Menus de 26€ à 120€).

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Ban, l’épicerie cool et caféinée

Épicerie | Produits sourcés, café bien fait, sandwichs fusion et déco léchée pour une épicerie postmoderne sur les pentes de la Croix-Rousse : Ban.

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Ban, l’épicerie cool et caféinée

Qui fréquente la rue des Capucins, cette ancienne traversante du bas des pentes désormais barrée partiellement à la circulation par la première opération municipale "d’urbanisme tactique"… Qui donc la fréquente a noté qu’on s’agitait depuis quelques mois dans un petit local tout en longueur. Un bouledogue et un Cavalier King Charles surveillaient des travaux qui laissaient imaginer l’ouverture prochaine d’un commerce de bouche branché — après Satriale qui arrose depuis peu, le même tronçon de vin nature. On pariait sur un coffee shop en y apercevant Benoît Nique et Alexandre Paty, deux habitués des lieux caféinés qui à la suite de Mokxa ont colonisé la Presqu’île : Slake, Diploid,

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À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Boucherie | Dans le dernier tronçon de l’ascension de la Croix-Rousse, on trouve ce qui serait la plus vieille boucherie de Lyon : Tête Bech. Elle a pris un coup de jeune cet été.

Adrien Simon | Jeudi 9 septembre 2021

À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Elle aurait plus de 120 ans d’âge et reste contemporaine. Elle a intégré l’idée que la bidoche est, dans le nouveau siècle, sujette à polémique. Avant les travaux, qui l’ont vue cet été faire peau neuve, la devanture de Tête Bech annonçait déjà : « vous n’êtes pas obligés de manger de la viande ! » — si vous le faites, faites-le bien, pour résumer. Il paraît que la consommation de produits carnés a baissé de 13% en France ces dix dernières années, selon une étude du Credoc — ce qui est beaucoup. On peut toujours accuser une idéologie pro-tofu, ça évite de regarder les faits. D’un côté les scandales sanitaires (remember le cheval-gate), la hausse des affections liées à une mauvaise alimentation, la honte des abattoirs, le poids de l’élevage dans la pollution, de l’eau comme de l’air. Et de l’autre cette nouvelle donne : « les 18-24 ans consomment désormais, dans 42% des situations, la viande dans des plats industr

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"Mobylette" de Frédéric Ploussard : grande brêle

Roman | Depuis l'Ardèche, où il vit désormais, l'auteur lorrain Frédéric Ploussard a commis l'un des plus terribles (et sans doute le plus drôle) romans de la rentrée littéraire. Ça s'appelle Mobylette, c'est nourri au mélange et ça pétarade sec.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 septembre 2021

Originaire du Clinquey, qui figure une version fictionnelle de Briey — riante cité de Meurthe-et-Moselle dont les deux plus illustres pensionnaires furent Michel Platini qui en fréquenta le collège (L'Assomption) depuis son Jœuf voisin et Francis Heaulme qui passa son enfance dans la Cité Radieuse tracée par Le Corbusier — Dominique est un homme trop grand, « un mec au-delà », qui aurait dû s'appeler Laurent mais finalement non. Dominique est éducateur spécialisé dans les Vosges, au foyer de la Dent du diable, un nom qui pose le décor. Dominique s'occupe de gamins passablement cintrés : Franck a pour hobby d'étêter des poules (« c'était notre spécimen de la catégorie chasseur-cueilleur, ce garçon. (…) Il avait joué au foot pendant une semaine avec un chat mort avant d'être exclu du club de foot. (…) Il était le seul gosse que j'avais vu mordre un chien »), Cindy aime un peu trop les flammes (« Le psychiatre du secteur n'avait rencontré Cindy qu'une fois depuis son arrivée au foyer. Quatre minutes d'entretien et il avait

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Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Serre Moi Fort | Une femme feint de quitter son mari et ses enfants ; en réalité, ceux-ci ont disparu dans une avalanche et elle préfère leur inventer une vie à part de la sienne. Tel est l’argument du nouveau film réalisé par Mathieu Amalric, kaléidoscope mental et fascinant, où chaque détail compte. Propos rapportés d’une conversation fleuve…

Vincent Raymond | Vendredi 10 septembre 2021

Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Le son de votre film débute non par la Norma de Bellini du distributeur Gaumont, ni les jingles des autres coproducteurs Canal+ et Arte, mais par la musique que vous avez choisie pour votre générique. Est-ce vous qui l’avez imposé ? Mathieu Amalric : Oui oui ! Ils ont eu cette gentillesse. Ça n’a pas été un débat ni un conflit à la force du poignet. Franchement, il ne fallait pas d’autre musique, quoi ! Parfois, quand on est spectateur, il y a des logos tellement sophistiqués qu’on pense que c’est le début et… ah non ! En fait, on ne sait plus quand les films commencent. Là, ça commence par la musique jouée par Marcelle Meyer, la même pianiste qu’au générique final. Comment Je reviens de loin, la pièce que vous adaptez ici, vous est-elle parvenue ? Grâce à un ami, acteur et metteur, Laurent Ziserman. On se connaît depuis toujours : il avait joué dans mon premier court-métrage, Sans rires. C’est lui qui va monter aux Célest

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Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

Art Contemporain | La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore que, s’agissant de Delphine Balley (née en 1974 à Roman-sur-Isère), les Lyonnais ont déjà pu goûter à son univers photographique baroque et surréaliste, en la découvrant notamment il y a quelques années à la Galerie Le Réverbère. Son œuvre, depuis, poursuit dans la même veine, s’inspirant de faits divers, légendes locales, rites et croyances divers, pour en tirer ensuite des "images-tableaux" toujours surprenants, voire extravagants ! Son goût de la mise en scène l’a conduite aussi à produire plus récemment des films. Partageant elle aussi ce goût de la mise en scène, on sera curieux de découvrir l’univers de l’artiste d’origine slovène Jasmina Cibic (née en 1979) qui s’attelle à la mise en scène du pouvoir, à travers notamment une vidéo projetée en triptyque : The Gift. Au

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Une Biennale hors normes

Art Brut et Singulier | La 9e Biennale Hors les Normes propose une multitude d'expositions consacrées à l'art brut et à l'art singulier. Avec des artistes et des lieux hors des sentiers battus.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Une Biennale hors normes

Art des fous, art brut, art singulier… Depuis le début du XXe siècle, les intitulés abondent et se succèdent pour tenter de désigner un art qui différerait de celui issu des écoles, des galeries et des circuits officiels. Avec, conscient ou inconscient, le fantasme de découvrir une forme d’art plus authentique et spontanée que les autres. En 1949, l’artiste Jean Dubuffet définissait l’art brut ainsi : « des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, des artistes qui tirent tout de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. » À l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, on ne voit plus bien qui pourrait être aujourd’hui indemne de quelque poncif esthétique que ce soit, et les artistes dit "bruts" se retrouvent aussi bien dans les plus grands musées (le Centre Pompidou a ouvert récemment une salle permanente consacrée à l’art brut, suite à la donation de la sublime collection de Bruno Ducharme, en juin 2021, réunissant quelque 6 000 œuvres !), que dans les foires d’art contemporain, les galeries cot

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"Boîte noire" de Yann Gozlan : crime en bande réorganisée

Thriller Politique | Un analyste opiniâtre du BEA ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois en enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au milan des années 1970, avant que le

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