Stuart A. Staples à la Chapelle de la Trinité

Petit Bulletin Festival | Le Petit Bulletin Festival revient les 26, 27 et 28 octobre en la Chapelle de la Trinité. Au programme, trois concerts uniques en compagnie d'L, Stuart A. Staples et Yael Naim.

Stéphane Duchêne | Mardi 5 juin 2018

Photo : © DR


À peine refermé son volet printanier aux Subsistances, voici déjà que s'annonce les 26, 27 et 28 octobre la nouvelle version automnale du Petit Bulletin Festival. Toujours sis à la Chapelle de la Trinité, le programme propose trois spectacles uniques, tant qualitativement que quantitativement (autrement dit, vous n'aurez pas la possibilité de les voir ailleurs), au croisement de la pop, de la chanson et du classique.

Cela débutera le vendredi 26 octobre avec L (alias Raphaèle Lannadère) dont le premier album, Initiale, armé d'un sens inouï de la poésie, avait charmé la critique en 2011 au point d'en faire un grand espoir de la chanson française. Accompagnée de deux violoncelles et de percussions, elle viendra présenter son troisième long format, Chansons, lui-même uniquement et subtilement habillé d'un quatuor à cordes et d'une harpe.

Le samedi 27, c'est une petite légende de l'indie rock que les spécialistes reconnaîtront en la personne de Stuart A. Staples, ci-devant voix vibrante des Tindersticks, formation rock flirtant depuis 25 ans avec la soul et les envolées classiques, également lancé dans une carrière solo (pour les amateurs de cinéma, ont lui doit bon nombre de BO de films de Claire Denis). Staples qui sort ces jours-ci le très beau et très conceptuel Arrythmia donnera pour le Petit Bulletin Festival son seul concert en solo.

Enfin pour clore l'événement le 28 octobre, Yael Naim, après s'être produite deux fois à la Chapelle de la Trinité en Petit Bulletin Live avec le Quatuor Debussy, invitera cette fois l'ensemble vocal a cappella Les Métaboles à l'accompagner sur une série de titres inédits et quelques classiques. En résumé, une édition automnale bien douce pour les oreilles dans le cocon de la Chapelle, qui avait accueilli l'an dernier Cocoon, Keren Ann et Rover.

Petit Bulletin Festival #3
À la Chapelle de la Trinité les 26, 27 et 28 octobre

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Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Politique | Un sénateur qui cite Laurent Garnier, qui défend au fil des mois et de ses interventions le monde de la nuit et les musiques électroniques, y compris les raves ? Ce discours est encore peu fréquent. On en discute avec l'intéressé, Thomas Dossus, étiquetté EELV et ancien DJ amateur.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Vous êtes intervenu plusieurs fois ces derniers mois au sujet des musiques électroniques et de la vie nocturne au Sénat, à propos de la crise Covid au départ, mais en allant plus loin ensuite, en défendant l'aspect culturel des clubs. C'est un combat mené en particulier par le collectif Bar-Bars. Qu'est-ce qui vous a amené à les suivre ? Thomas Dossus : Quand je suis arrivé au Sénat [NdlR : en 2020], j'ai tout de suite dit : on étudie le budget de la culture. On s'est aperçu que nous sommes sur une culture très institutionnelle, que la culture que moi je vis, que je pratique, n'est pas du tout reconnue par le ministère. J'ai trouvé ça décalé. J'ai commencé à creuser le sujet, à me rendre compte qu'il y avait à Lyon et ailleurs une envie de faire reconnaître la culture club, celle des musiques électroniques, je suis tombé évidemment sur la tribune publiée par Laurent Garnier. Je me suis saisi du sujet. Au fur et à mesure des confinements, on s'est rendu compte que ces établissements allaient être les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. Il y avait donc un véritable enjeu pour t

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Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Écologie | Modèle d'initiative citoyenne, Nettoyons Lyon, association fondée par deux amis — Nicolas Navrot et Maximilien Bouffard-Roupé —, fête sa première année d'actions concrètes, consistant à nettoyer fleuve, parcs ou places de tous leurs déchets. Tout en sensibilisant.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Nettoyons Lyon : « on a sorti 60 tonnes de déchets »

Comment est né Nettoyons Lyon ? Nicolas Navrot : Avec un petit groupe d'amis. On était trois. Au bout de deux semaines, dix. Des potes. On s'est concentrés à la base sur la pêche à l'aimant. Je suis photographe, j'étais souvent dehors. Durant les pauses de midi, quand la lumière n'était pas propice à la photographie, on s'est dit avec mon ami et cofondateur, Maximilien Bouffard-Roupé, tiens qu'est-ce qu'on peut faire ? On avait chacun dans nos placards un aimant, issu d'une petite mode de quelques mois ayant suivi la mise en avant par un YouTubeur de la pêche à l'aimant. Tout le monde s'était dit que ce serait génial de trouver des choses historiques en jetant un aimant dans un fleuve. Nous, ce n'était pas du tout notre cas : on remontait une quinzaine de trottinettes électriques par jour... Des scooters, parfois. Pas ce que l'on attendait, du tout ! Donc, prise de conscience. Au début, on allait ramasser dans les fleuves avec ce petit groupe d'amis, même à la main, sous les ponts : pneus, fours, trottinettes, etc. Moi, réseaux sociaux oblige, j'ai une grosse communauté en tant que photographe

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Le rock en France, par ceux qui n'en jouaient pas

Histoire | Une somme signée Grégory Vieau, auscultant soixante années de presse rock en France, version papier : une certaine vision de la culture.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Le rock en France, par ceux qui n'en jouaient pas

Il n'en existait aucun, alors Grégory Vieau l'a fait. Pas un ouvrage ne traitait jusqu'ici de la presse rock en France, et ce pigiste œuvrant pour Kiblind, pour Arte ou encore New Noise et Vice a décidé de s'atteler à la tâche : Une histoire de la presse rock en France a ainsi vu le jour en cette fin d'été, auscultant chronologiquement cette longue histoire pas si connue en dehors des parcours des titres mythiques — Actuel en tête, qui avait fait l'objet chez le même éditeur, Le Mot et le Reste, d'un excellent ouvrage signé Perrine Kervran et Anaïs Kien en 2010. C'est son premier livre et l'histoire contée est passionnante : ça part du jazz, puisqu'il faut bien un ancêtre déjà contre-culturel mais pas encore rock, où écrit alors un certain Boris Vian, mais ça débute vraiment avec Disco Revue en 1961 — de là prend forme la culture d'une nouvelle classe d'âge auparavant inconnue, désormais bien identifiée car devenue consommatrice à part entière : les adolescents. Gene Vincent et Johnny Hallid

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Célestins : "Skylight" de Claudia Stavisky, bataille rangée

Théâtre | Les acteurs ne peuvent pas tout. Si bons et engagés soient Patrick Catalifo et Marie Vialle dans la dernière création de Claudia Stavisky, Skylight, ils ne parviennent pas à gommer le simplisme du texte de David Hare.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Célestins :

« T’aurais pu réussir comme moi » lui lance-t-il au visage, le mépris en bandoulière qui ne le quittera pas. Tom, costard-cravate, la cinquantaine, vient de faire irruption chez Kira, vingt ans de moins. Durant six ans, elle fut son amante avant que l’épouse officielle — désormais défunte — du premier, amie de la seconde, ne découvre tout. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle était serveuse puis gérante dans l’un de ses nombreux restaurants, la voici devenue prof auprès des gosses difficiles d’une banlieue londonienne. Elle aime écouter les gens dans son long trajet quotidien en bus pour prendre le pouls de la société post-thatchérienne ; lui s’énerve que ses nouveaux collègues, ces « petits cons formés en école de commerce », portent une Rolex. À chacun sa sensibilité. Jamais l’auteur David Hare ne cite l’ancienne Dame de fer dans ce texte dont la première a eu lieu en 1995 au National Theater de Londres, cinq ans après qu’elle a quitté le pouvoir. À cette époque, l’écrivain a perdu de sa verve passée, sa radicalité s’est émoussée. En 1970, il créé Slag

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Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Laiterie | Anaïs Duraffourg a fondé la Laiterie de Lyon il y a un an, dans une ruelle proche de la place du pont. Elle vend désormais ses yaourts et fromages dans une boutique attenante.

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : Le Petit Pont, un fromage de la Guillotière

Paris, Bordeaux, Toulouse : des laiteries urbaines éclosent simultanément au cœur des grandes villes de l’hexagone. Souvent dans des quartiers populaires : la Goutte d’Or ou La Chapelle, Saint-Cyprien, Saint-Michel. Souvent ouvertes par de jeunes femmes — c’est le cas à Marseille, à Bordeaux et à Nantes. Et ici ? La Laiterie de Lyon est née à la Guillotière, coté 3e, dans la petite rue Montebello qui joint le tram’ à la Fosse aux Ours. Anaïs Duraffourg l'a montée il y a un an, aidée à l’époque par Jean Bordereau, de la fromagerie des Trois-Jean, à Jean Macé. Dans une autre vie elle travaillait dans l’humanitaire, elle habita en Indonésie. Puis cette enfant de producteurs de Comté a bifurqué : direction Paris et une formation de crémerie-fromagerie. L’un de ses profs s’appelle alors Pierre Coulon, c'est un ancien éleveur de Notre-Dame-des-Landes qui vient d'ouvrir une petite laiterie dans le XVIIIe. Anaïs s’y forme : « Pierre est génial, il a une connaissance assez dingue et en même temps il a un projet social, militant même ». Elle revient dans le Rhône nourrie des mêmes idées : ra

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Green Lab : tout sur le pois chiche

Falafels | Des falafels et du houmous, selon une recette rodée à Montpellier, dans la rue la plus gourmande de la ville — Hippolyte Flandrin : voici Green Lab.

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Green Lab : tout sur le pois chiche

Un changement dans ce qui est certainement la rue la plus densément alléchante de Lyon, forcément cela interpelle. Rue Hippolyte Flandrin donc, à côté de la boulangerie Antoinette, en face de La Bijouterie (actuellement en travaux) et de la merveilleuse fromagerie de la Martinière, il y avait Hector, un néobistrot plutôt sage qui a mis les voiles. Il vient d’être remplacé par une baraque à falafels, cette spécialité et icône nationale israélienne — que l’on retrouve dans le reste du Proche-Orient, de l’Égypte à l’Iran. Les Lyonnais connaissent déjà la boulette de pois chiche frite grâce à Adonys, historique snack libanais à côté de l’Hôtel de Ville et plus récemment via Yaafa dont le premier magasin fut ouvert de l’autre côté des Terreaux. La chaîne a contribué à déwrapper la boulette de ses atours levantins pour en faire un produit urbain, cool car végétarien, par extension pseudo-healthy. Dans le même esprit, du côté de Montpellier, les enfants de la famille Lévy ouvraient en 2017 Green Lab. Leur père tenait un bouiboui sans nom, non sans goût, de ch

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Dix concerts de classique à réserver

Classique et Contemporain | Dix concerts classiques à ne pas rater cette saison. Une sélection qui fait la part belle aux stars et aux grandes œuvres de répertoire, mais avec une attention particulière portée aux auteurs plus contemporains : Boulez, Grisey, Neuwirth, Glass...

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 septembre 2021

Dix concerts de classique à réserver

Renée Fleming chante Messiaen Composés en 1936-1937, les Poèmes pour Mi d’Olivier Messiaen (1908-1992) est un grand cycle de chant pour soprano et orchestre, dédiée à sa première épouse, Claire Delbos. L’oeuvre narre l’amour conjugal étayé sur une certaine foi religieuse, en une organisation rythmique fort singulière. Elle sera interprétée à Lyon par la diva américaine (considérée comme l’une des plus grandes soprano contemporaines) Renée Fleming et l’orchestre de la Philarmonie de l’Elbe. Le programme de la soirée sera complété par la quatrième symphonie de Anton Bruckner. À l’Auditorium le samedi 23 octobre Pierre Boulez Il est tellement rare de pouvoir entendre une œuvre de Pierre Boulez (1925-2016) à Lyon, que nous sommes ravis que les étudiants du Conservatoire National Supérieur Musique et Danse l’aient au programme

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"Candyman" de Nia DaCosta : double crochet du droit

Horreur | À la fois suite, reboot et extension de l’univers du Candyman originel de Bernard Rose (1992), ce nouveau chapitre signé Nia DaCosta utilise avec intelligence et efficacité les codes du genre pour s’emparer d’un thème toujours d’actualité dans cette Amérique où suffoque George Floyd : la discrimination raciale/sociale, ainsi que les violences associées. Pointu.

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

Chicago, de nos jours. Artiste peintre en mal d’inspiration, Anthony McCoy vient d’emménager dans le quartier de Cabrini-Green autrefois ghetto noir, désormais gentrifié. Découvrant la “légende urbaine” de Candyman, le tueur au crochet ayant jadis sévi dans les environs, il va s’en inspirer pour ses nouvelles toiles… et provoquer la résurrection sanglante de ce vengeur des Noirs opprimés… Un même titre pour une autre histoire ? Disons plutôt une prolongation offrant une lecture politique actualisée, de surcroît par des auteurs afro-américains. En cela, il ne s’agit pas d’une nouveauté : souvenons-nous du précédent récent que constitue l’excellent The Birth of a Nation (2016) de Nate Parker, ce nécessaire contrepoint au sinistre long-métrage homonyme signé Griffith en 1915. Las, Parker et son œuvre primée à Sundance se trouvent actuellement au purgatoire car une

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Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Restaurant | Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. (...)

Adrien Simon | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : la Bijouterie bientôt de retour à l'enseigne Mr Baoshi

Six ans déjà : c’était l’automne, Arnaud Laverdin ouvrait La Bijouterie. Malheur ! Depuis on ne sait plus quel déconfinement, l’échoppe était restée porte close. Mais rien de définitif. L’équipe a saisi l'occasion pour rafraichir l’espace et la carte. Un échantillon en fut dévoilé lors du Lyon Street Food Festival : des baos ! Petites boules de pain cuites à la vapeur et farcies, en tout cas le week-end dernier : d’une viande bœuf s’effilochant, galanga et poivre de kampot, ou d’une farce crevette et volaille, sauce porc-saint-jacques, arrosé de sriracha. Le soir, on devrait retrouver un menu plus éclectique, organisé autour d’une table à partager. La levée de rideau est annoncée pour la fin octobre.

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Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Brasserie | Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 (...)

Louise Grossen | Mercredi 22 septembre 2021

Malto à Guillotière : manger, trinquer, recommencer, ou l’inverse

Malto (au 2 rue Chaponnay dans le 3e), c’est le rêve de deux amis, Stéphane Moullin et Jean-Philippe Lubrano-Lavadera, qui ont inauguré jeudi 18 septembre leur première brasserie en plein cœur de Guillotière. La promesse ? Un lieu convivial où l’on déguste... des bières ! Lesquelles ? « Le but, c’est que la carte soit participative » Comment ? Un tableau à l’entrée permettra de voter pour vos bières préférées ou d’en soumettre de nouvelles. À la carte, la lyonnaise Hubster trône fièrement à côté de l’Orbital (Loire) ou de la Yankee Trouble, de Lille. L’Happy Hour ? De 16h à 19h. Côté bouffe, le chef propose une formule entrée + plat à 15€. Ce jour-là : toasts à l’ail et tomates mozza suivi d’un gratin de ravioles du dauphiné et crumble aux fruits rôtis. À déguster dans une ambiance cosy, pierres apparentes, bois et sourires des patrons.

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Lyon Street Food Festival : on a testé

Food | Jeudi 16 septembre s’ouvrait la cinquième édition du Lyon Street Food Festival. On y était, on vous raconte.

Adrien Simon | Vendredi 17 septembre 2021

Lyon Street Food Festival : on a testé

18h, une file commence à se former à l’entrée des anciennes usines Fagor-Brandt, dans le 7e arrondissement de Lyon. À l’intérieur, une ribambelle de cheffes et cuistots attendent de pied ferme la première fournée des quelques dizaines de milliers de visiteurs attendus durant le week end. Les formalités expédiées, QR code par ci, QR code par là, système de paiement dématérialisé à créditer, et on s’enfonce dans la halle principale. Voisinant le stand du MOF Joseph Viola, on retrouve l’équipe de Cocotte, bistrot lyonnais aux accents italiens. Sur leur comptoir une meule de parmesan, évidée, attend qu’on y déverse des louches de risotto aux brisures de truffes, liées minute au fromage italien. On engloutit une coupelle en carton et l’on file vers le stand qui devrait faire le buzz lors de cette édition : celui de l’équipe de La Bijouterie. Qui dévoile pour la première

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Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Bons Plans | De l’onirisme, des espaces étranges, de l’art singulier, de l’abstraction… Nous avons sélectionné pour vous cinq expositions à ne pas rater ce mois-ci !

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 17 septembre 2021

Cinq expos à voir à Lyon en septembre

Johanna Perret et Dorian Feraud La peintre Johanna Perret et le photographe Dorian Feraud exposent leurs œuvres à la galerie Regard Sud, dans un dialogue thématique et formel. Ces deux artistes explorent l’impalpable des ambiances atmosphériques, la dissolution des figures parmi les brumes, les espaces indistincts et évanescents. Une très belle découverte ! Johanna Perret et Dorian Feraud, Ether À la galerie Regard Sud jusqu’au 23 octobre Delphine Balley Pour sa première exposition muséale personnelle, Delphine Balley nous immerge dans le clair-obscur de ses photographies et ses films vidéo, mettant soigneusement et baroquement en scène des rites ancestraux (mariage, funérailles, partie de chasse…). Tout y est silencieux, étrange, onirique, sans oublier ici et là un soupçon d’humour. Parallèlement à cette exposition fort réussie, le MAC

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Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Musée | Gratuitement durant les week-ends et lors des vacances, le Musée des Confluences convie ses visiteurs dans un nouvel espace permanent : une galerie dédiée à ses donateurs. Logiquement, Émile Guimet est à l’honneur.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Lyon : une nouvelle salle au Musée des Confluences, dédiée aux donateurs

Il est loin déjà le temps où Émile Guimet (1836-1918), se joignant au déménagement du Muséum d’Histoire Naturelle, livrait les trésors issus de ses explorations au musée du boulevard des Belges qui, comme à Paris, porta son nom. Celui-ci a fermé mais le Musée des Confluences a englobé ses collections. Presque sept ans après l’ouverture de ce paquebot dont le succès ne se dément pas (autant de visiteurs — presque 100 000 — cet été que lors de l’été 2019, avant le Covid), et après diverses expositions temporaires (Le monde en tête grâce à Antoine de Galbert, Désir d’art grâce au couple Develon), sept vitrines livrent aujourd'hui à nos regards 250 objets de 80 donateurs différents (particuliers ou institutions, fondations…). De nature hétéroclite, d’époques extrêmement diverses, ces objets au soclage désormais aimanté pour être plus mobiles (

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Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Performance | Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 22 septembre 2021

Manifester, une performance signée Anna Halprin au Parc de la Tête d'Or

Disparue en mai dernier, Anna Halprin (1920-2021) a été l’une des grandes figures de la danse contemporaine et de la performance. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, l’artiste imagine la performance Blank Pancard Dance dans les rues de San Francisco. Une trentaine de danseurs défilent silencieusement en brandissant des pancartes blanches et à la question des curieux « Contre quoi protestez-vous ? », ils répondent : « Contre quoi voulez-vous protester ? ». Ils recueillent alors les mots des passants et les déclament à la fin de la "manifestation". La chorégraphe Anne Collod (en collaboration avec le Musée d'Art Contemporain) réactive cette étonnante performance à Lyon le dimanche 26 septembre (départ à 14h depuis la place des Terreaux pour aller jusqu’au Parc de la Tête d’Or).

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Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Cinéma | À moins d’un mois du début de la 13e édition du Festival Lumière, le programme se dévoile enfin. Conforme aux attentes et à ses habitudes, il convoque des films nouveaux ou en renouveau ainsi qu’un aréopage d’invités de prestige, sans négliger les hommages aux absents.

Vincent Raymond | Jeudi 16 septembre 2021

Lyon : le Festival Lumière dévoile sa programmation

Évidemment, Bertrand Tavernier pour débuter. Rien n’aurait été possible sans l’ancien président de l’Institut Lumière. Sa disparition au printemps dernier se devait d’être marquée d’une célébration, ce sera une soirée hommage le dimanche 10 octobre. Mais aussi des projections de quelques-uns de ses films piochés dans sa considérable filmographie : L’Horloger de Saint-Paul (1973), Autour de minuit (1986), L.627 (1992), L’Appât (1995), Capitaine Conan (1996), La Princesse de Montpensier (2010) et Quai d’Orsay (2013) ont été choisis. Autour de sa figure tutélaire, un vaste menu éclectico-cinéphilique comme il les aimait : de Jane Campion (Prix Lumière 2021) à Gilles

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Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Art Contemporain | Le Musée d’Art Contemporain présente cinq nouvelles expositions dont celle, particulièrement réussie, de la photographe et vidéaste Delphine Balley. Un univers à l’imaginaire hanté et riche, qui se joue des rites, des fantômes et du passé.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 21 septembre 2021

Musée d'Art Contemporain : Delphine Balley, au rythme des rites

Dans ses séries photographiques, depuis 2002, Delphine Balley rêve et fantasme des scènes de la vie familiale, des faits divers tirés d’anciens journaux, des histoires de sorcellerie glanées dans des villages, une lignée aristocratique anglaise… Chacune de ses images est minutieusement construite comme un tableau, avec un soin tout particulier accordé aux lumières, aux décors, costumes, objets. On a parlé à son propos de surréalisme ou d’esprit baroque. Ce n’est pas faux mais, avec le recul, il nous semble surtout que l’artiste se projette dans un non-temps et dans un non-espace : ceux propres à l'imaginaire ou à l’espace du rêve qui brouille et enchevêtre les temporalités et les spatialités. Pour son exposition au MAC, Figures de cire, Delphine Balley propose un parcours où les fenêtres du musée ont été obstruées, rythmé de grands rideaux noirs entre les salles et où il n’est question, fondamentalement, que de clair et d’obscur, de réel et de double… C’est un ch

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Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Théâtre | Un ciné-spectacle buissonnier et attachant concocté par La Cordonnerie : à voir au Théâtre de la Croix-Rousse cette quinzaine.

Nadja Pobel | Mercredi 22 septembre 2021

Au Théâtre de la Croix-Rousse, La Cordonnerie s'empare de Shakespeare

Elle a un corps de sportive (elle est pongiste) qu’on ne voit pas ; il a un corps ramolli par une vie sédentaire arrimée à sa machine à écrire, visible. Ils vivent dans des mondes séparés par un pont à hauban et ne devraient jamais se rencontrer. Pourtant, ils vont s’aimer. Mais ça ne suffira à aboutir à un happy end. Loin de Vérone, au Havre, Romy et Pierre tentent d’aller à l’encontre d’une société hostile voire ségrégationniste. Dans cette nouvelle création de la compagnie La Cordonnerie, née en 1997 — c'est leur huitième ciné-spectacle —, il n’est pas fait de référence explicite à une période historique comme cela avait pu être le cas avec leur Blanche-Neige au temps du Mur de Berlin. Et c’est en partie sa force. Othello, le chat Les personnages qu’ont inventé Samuel Hercule et Métilde Weyergans gagnent à être intemporels et « puisqu’il est trop tard pour êtr

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De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Théma | Pile, la vie qui continue, l’espoir… Face, le néant. Entre les deux, l’exil, la maladie ou le combat, pour abolir le désastre ou précipiter la fin. Refuser de basculer de l’autre côté ou y courir, telle est la question… Où l'on parle de "La Voix d'Aida", "La Traversée", "I Am Greta", "Bigger Than Us", "Tout s'est bien passé" et "After Love".

Vincent Raymond | Mardi 21 septembre 2021

De l’autre côté : les sorties cinéma de la quinzaine (du 22 au 29 septembre)

Sur le fil, jusqu’au bout : au printemps dernier, La Voix d'Aida de Jasmila Žbanić (22 septembre) aurait pu valoir à la Bosnie-Herzégovine son deuxième Oscar du film international. Voire aurait dû pour sa prescience. Car s’il évoque le passé — en se déroulant durant la chute de Srebrenica en 1995, quand l’ONU laisse la ville aux mains de Mladic —, il trouve un stupéfiant écho dramatique avec l’actualité afghane. On y suit la course folle d’Aida, interprète pour les Casques Bleus, tentant d’exfiltrer son mari et ses fils alors que la milice se rapproche. Ce film glace les sangs par son tragique (et hélas historique) suspense, transmettant l’étouffement progressif saisissant Aida. Respectueux des victimes, il rappelle la réalité des épurations ethniques comme la fragilité de la paix. Sur une thématique voisine mais dans un traitement fort différent, La Traversée de Florence Miailhe (22 septembre) relate sous forme de conte atemporel l'exil de Kyona et Adriel, sœur et frère essayant de gagner un pays plus tolérant. Une route semée d’embûches inspirée par l’histo

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

Food | Année après année, le Lyon Street Food festival s’est imposé comme l’un des gros événements de la rentrée, pas seulement culinaire. Pour cette cinquième édition, qui s’ouvre ce jeudi, Emeric Richard, l’un des organisateurs, se prépare à accueillir près de 35 000 visiteurs. Entretien.

Adrien Simon | Mercredi 15 septembre 2021

Lyon Street Food Festival, « un pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise »

À l’origine de ce festival il y a un duo… Emeric Richard : On a créé cet événement avec Thomas [Zimmermann]. On était amis depuis plusieurs années déjà et on voulait créer notre entreprise pour venir bousculer les codes culinaires lyonnais. On a commencé en intervenant sur des salons et sur des événements de plus en plus grands : un banquet de 4000 personnes à la Halle Tony Garnier ou la fan zone de Bellecour lors de l’Euro de Football. Comment est venue l’idée d’un tel festival ? En voyageant on avait rencontré et apprécié une approche de la cuisine différente de ce qu’on trouve ici. Décomplexée, plus abordable, avec un fort contact chef-public. Je pense à Hong Kong, où on retrouve cette approche qui nous plaît. Ce sont les night market, en pleine rue, avec des plats un peu dingues, une cuisine cosmopolite, avec des nourritures de toute l’Asie. On trouvait étonnant que cette approche ne soit pas plus présente à Lyon. Envisager un événement autour de la street food, c’était un genre de pied de nez à la vision classique de la gastronomie lyonnaise. Ça plait aux chefs, même les plus répu

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Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Enquête | Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) (...)

Vincent Raymond | Mardi 7 septembre 2021

Harcèlement : Rue89Lyon dévoile de tristes dessous à l'Université Lyon 2

Alors que s’ouvre la rentrée universitaire, l’Université Lyon 2 se trouve éclaboussée par une affaire sordide dévoilée par une enquête très étayée (et en trois volets) signée Oriane Mollaret et publiée par Rue89Lyon. Le pure player révèle qu’une enquête — administrative, celle-là — a été ouverte le 19 avril par l’institution à propos de l’un de ses mandarins, Jacques Gerstenkorn, après que des étudiantes l’ont signalé à la cellule anti-discrimination, harcèlement, violences sexuelles et sexistes créée… un mois plus tôt. Ponte de la filière d’études cinématographiques, par ailleurs fondateur du festival Doc en Courts, l’enseignant se voit reprocher un « comportement abusif » allant « du harcèlement à l’agression sexuelle » par plusieurs victimes présumées témoignant longuement, pour la plupart à visage découvert — également sollicité par

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Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Clubbing | Un samedi aux couleurs africaines se profile au Sucre, sous la férule du label lyonnais Blanc Manioc et du festival d'Abidjan, Maquis Electroniq.

Sébastien Broquet | Jeudi 9 septembre 2021

Le label Blanc Manioc s'invite au Sucre

Drôle d'aventure que celle menée par Dom Peter, batteur du combo dub lyonnais High Tone depuis le mitan des nineties, ayant écumé les salles d'ici et de presque partout ailleurs au fil de tournées incessantes, de concerts dévastateurs et d'albums ayant marqué l'histoire du genre en Europe — surtout les premiers. Lors d'une pause entre deux tours, constatant la baisse d'intensité de la scène dub, la difficulté à se renouveler au sein d'un groupe — Antonin Chaplin, le clavier, a lui quitté la bande après de longues années —, il a décidé de ne pas abandonner, mais de se consacrer en parallèle à un autre projet, très personnel, puisant aux sources de son amour pour les musiques africaines. C'est ainsi que Midnight Ravers est né, superbe projet afro-électro, puis Blanc Manioc avec le dessinateur Emmanuel Prost, label 100% numérique dédié aux découvertes faites au cours de ses visites sur le continent africain, centrées autour de l'effervescente et diversifiée scène électronique locale. Et tout s'est enchaîné, avec la co-création d'un festival à Abidjan, Maquis Electroniq, sur lequel un autre duo lyonnais a

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Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Food | Le futur de la Cité de la Gastronomie ? Rendez-vous dans deux ans pour savoir. En attendant, on teste et on resserre le prisme sur l'alimentation pour en faire non plus un musée, mais un « lieu totem de la filière alimentaire ».

Sébastien Broquet | Mardi 7 septembre 2021

Cité de la Gastronomie : ça cogite, ça cogite

Toute la presse locale était conviée jeudi dernier au sein de la Cité de la Gastronomie par les services de la Métropole de Lyon, histoire d'en apprendre un peu plus sur l'avenir du lieu, dont la première incarnation voulue par la majorité macroniste d'alors et pilotée par l'opérateur espagnol MagmaCultura s'était soldée, comme le dit très bien Bruno Bernard, par un « fiasco » retentissant, laissant exsangue partenaires, mécènes et équipes. Le président de la Métropole s'est retrouvé dès son élection avec cet innattendu dossier sur les bras et on pouvait espérer au bout d'un an une vraie prise en main pour ce lieu emblématique et historique, situé en plein cœur de Lyon. Or, les idées pour incarner une vision patrimoniale, ce n'est visiblement pas le point fort des écologistes : du côté de la Ville, on ne sait toujours pas trop quoi faire de l'ancienne école des beaux-arts et du Musée Guimet, par exemple. Le projet Fagor-Brandt reste flou. Et pour la Cité de la Gastronomie... Eh bien, ça reste flou aussi. Bruno Bernard, accompagné de son vice-président en charge de l'agriculture et l'alimentation Jérémy Camus,

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Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Shopping | Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du (...)

Sébastien Broquet | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : deuxième édition pour le Salon du Vintage au Palais de la Bourse

Le Palais de la Bourse (place de la Bourse, Lyon 2e) accueillera les samedi 18 et dimanche 19 septembre de 10h à 19h une nouvelle édition du Salon du Vintage, première date de ce qui est désormais une tournée française bien établie qui passera également par Paris ou encore Strasbourg. Ce second passage par chez nous est l'occasion de convier près de cent marchands européens, dont une vingtaine se dédiant spécifiquement au design avec la possibilité de trouver des pièces signées Pierre Paulin, Charles & Ray Eames, Gaetano Sciolari, Willy Rizzo... Forcément, côté tarif, ce ne sera pas au prix de la brocante du coin. On trouvera aussi des vinyles et une friperie de luxe, avec des pièces de Courrèges, Yves Saint Laurent ou encore Chanel pour garnir son dressing. L'entrée est à 6€.

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"Les Amours d’Anaïs" de Charline Bourgeois-Tacquet : love, etc.

Comédie | Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas (...)

Vincent Raymond | Mercredi 15 septembre 2021

Thésarde légère et court vêtue, Anaïs est plus ou moins en couple avec Raoul. Mais voici qu’elle croise Daniel, un quinqua séduit par sa fraîcheur. Anaïs n’est pas indifférente à ses charmes, jusqu’à ce qu’elle découvre la compagne de Daniel, Émilie, une autrice qui va la fasciner… Avec ce premier long-métrage, Charline Bourgeois-Tacquet signe une comédie sentimentale primesautière — mais inégale, le revers de la médaille — cousue main pour l’interprète de son court Pauline asservie, Anaïs Demoustier. Celle-ci endosse avec naturel et piquant ce rôle homonyme de tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse, et se promène de Paris à la Méditerranée ou la Bretagne (malgré ses soucis pécuniaires d’étudiante trentenaire…). Très Nouvelle Vague revue par Podalydès dans la forme et l’esprit, Les Amours d’Anaïs revisite certains motifs du cinéma-chambre-de-bonne (devenu appartement deux-p

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Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Food | Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au (...)

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Baguettes Magiques : on célèbre la cuisine chinoise au Nouvel Institut Franco-Chinois

Le festival culinaire Baguettes Magiques, organisé par le Nouvel Institut Franco-Chinois (2 rue Sœur Bouvier, Lyon 5e), revient jusqu'au dimanche 12 septembre pour sa cinquième édition. L'idée ? Des chefs investissent au déjeuner les jardins du fort Saint-Irénée. Après la bistronomie de Table Wei et de Manto ou la street-food du Bistrot Zakka, ce jeudi les Jardins de Vartan ramèneront leurs légumes (bio) pour un repas végétarien, et Philippe Bernachon clôturera la journée par un cocktail dinatoire. Le samedi, c’est Jérémy Galvan, l’étoilé de la rue du Bœuf, qui montera pour proposer un menu gastronomique en piochant dans le potager de l’Institut. Et pour finir : double-brunch le dimanche, confectionné par Ravigote, avec pour les enfants, grâce à La Petite Académie, calligraphie, dessin et même fabrication de dragons ! (Menus de 26€ à 120€).

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Ban, l’épicerie cool et caféinée

Épicerie | Produits sourcés, café bien fait, sandwichs fusion et déco léchée pour une épicerie postmoderne sur les pentes de la Croix-Rousse : Ban.

Adrien Simon | Mercredi 8 septembre 2021

Ban, l’épicerie cool et caféinée

Qui fréquente la rue des Capucins, cette ancienne traversante du bas des pentes désormais barrée partiellement à la circulation par la première opération municipale "d’urbanisme tactique"… Qui donc la fréquente a noté qu’on s’agitait depuis quelques mois dans un petit local tout en longueur. Un bouledogue et un Cavalier King Charles surveillaient des travaux qui laissaient imaginer l’ouverture prochaine d’un commerce de bouche branché — après Satriale qui arrose depuis peu, le même tronçon de vin nature. On pariait sur un coffee shop en y apercevant Benoît Nique et Alexandre Paty, deux habitués des lieux caféinés qui à la suite de Mokxa ont colonisé la Presqu’île : Slake, Diploid,

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À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Boucherie | Dans le dernier tronçon de l’ascension de la Croix-Rousse, on trouve ce qui serait la plus vieille boucherie de Lyon : Tête Bech. Elle a pris un coup de jeune cet été.

Adrien Simon | Jeudi 9 septembre 2021

À la Croix-Rousse, la boucherie Tête Bech fait peau neuve

Elle aurait plus de 120 ans d’âge et reste contemporaine. Elle a intégré l’idée que la bidoche est, dans le nouveau siècle, sujette à polémique. Avant les travaux, qui l’ont vue cet été faire peau neuve, la devanture de Tête Bech annonçait déjà : « vous n’êtes pas obligés de manger de la viande ! » — si vous le faites, faites-le bien, pour résumer. Il paraît que la consommation de produits carnés a baissé de 13% en France ces dix dernières années, selon une étude du Credoc — ce qui est beaucoup. On peut toujours accuser une idéologie pro-tofu, ça évite de regarder les faits. D’un côté les scandales sanitaires (remember le cheval-gate), la hausse des affections liées à une mauvaise alimentation, la honte des abattoirs, le poids de l’élevage dans la pollution, de l’eau comme de l’air. Et de l’autre cette nouvelle donne : « les 18-24 ans consomment désormais, dans 42% des situations, la viande dans des plats industr

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"Mobylette" de Frédéric Ploussard : grande brêle

Roman | Depuis l'Ardèche, où il vit désormais, l'auteur lorrain Frédéric Ploussard a commis l'un des plus terribles (et sans doute le plus drôle) romans de la rentrée littéraire. Ça s'appelle Mobylette, c'est nourri au mélange et ça pétarade sec.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 septembre 2021

Originaire du Clinquey, qui figure une version fictionnelle de Briey — riante cité de Meurthe-et-Moselle dont les deux plus illustres pensionnaires furent Michel Platini qui en fréquenta le collège (L'Assomption) depuis son Jœuf voisin et Francis Heaulme qui passa son enfance dans la Cité Radieuse tracée par Le Corbusier — Dominique est un homme trop grand, « un mec au-delà », qui aurait dû s'appeler Laurent mais finalement non. Dominique est éducateur spécialisé dans les Vosges, au foyer de la Dent du diable, un nom qui pose le décor. Dominique s'occupe de gamins passablement cintrés : Franck a pour hobby d'étêter des poules (« c'était notre spécimen de la catégorie chasseur-cueilleur, ce garçon. (…) Il avait joué au foot pendant une semaine avec un chat mort avant d'être exclu du club de foot. (…) Il était le seul gosse que j'avais vu mordre un chien »), Cindy aime un peu trop les flammes (« Le psychiatre du secteur n'avait rencontré Cindy qu'une fois depuis son arrivée au foyer. Quatre minutes d'entretien et il avait

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Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Serre Moi Fort | Une femme feint de quitter son mari et ses enfants ; en réalité, ceux-ci ont disparu dans une avalanche et elle préfère leur inventer une vie à part de la sienne. Tel est l’argument du nouveau film réalisé par Mathieu Amalric, kaléidoscope mental et fascinant, où chaque détail compte. Propos rapportés d’une conversation fleuve…

Vincent Raymond | Vendredi 10 septembre 2021

Mathieu Amalric : « notre génération a fait beaucoup de progrès avec l’émotion »

Le son de votre film débute non par la Norma de Bellini du distributeur Gaumont, ni les jingles des autres coproducteurs Canal+ et Arte, mais par la musique que vous avez choisie pour votre générique. Est-ce vous qui l’avez imposé ? Mathieu Amalric : Oui oui ! Ils ont eu cette gentillesse. Ça n’a pas été un débat ni un conflit à la force du poignet. Franchement, il ne fallait pas d’autre musique, quoi ! Parfois, quand on est spectateur, il y a des logos tellement sophistiqués qu’on pense que c’est le début et… ah non ! En fait, on ne sait plus quand les films commencent. Là, ça commence par la musique jouée par Marcelle Meyer, la même pianiste qu’au générique final. Comment Je reviens de loin, la pièce que vous adaptez ici, vous est-elle parvenue ? Grâce à un ami, acteur et metteur, Laurent Ziserman. On se connaît depuis toujours : il avait joué dans mon premier court-métrage, Sans rires. C’est lui qui va monter aux Célest

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Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

Art Contemporain | La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Trois univers singuliers au Musée d'Art Contemporain de Lyon

La semaine prochaine, le Musée d’Art Contemporain ouvre trois expositions monographiques consacrées à trois artistes encore méconnues du grand public. Encore que, s’agissant de Delphine Balley (née en 1974 à Roman-sur-Isère), les Lyonnais ont déjà pu goûter à son univers photographique baroque et surréaliste, en la découvrant notamment il y a quelques années à la Galerie Le Réverbère. Son œuvre, depuis, poursuit dans la même veine, s’inspirant de faits divers, légendes locales, rites et croyances divers, pour en tirer ensuite des "images-tableaux" toujours surprenants, voire extravagants ! Son goût de la mise en scène l’a conduite aussi à produire plus récemment des films. Partageant elle aussi ce goût de la mise en scène, on sera curieux de découvrir l’univers de l’artiste d’origine slovène Jasmina Cibic (née en 1979) qui s’attelle à la mise en scène du pouvoir, à travers notamment une vidéo projetée en triptyque : The Gift. Au

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Une Biennale hors normes

Art Brut et Singulier | La 9e Biennale Hors les Normes propose une multitude d'expositions consacrées à l'art brut et à l'art singulier. Avec des artistes et des lieux hors des sentiers battus.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Une Biennale hors normes

Art des fous, art brut, art singulier… Depuis le début du XXe siècle, les intitulés abondent et se succèdent pour tenter de désigner un art qui différerait de celui issu des écoles, des galeries et des circuits officiels. Avec, conscient ou inconscient, le fantasme de découvrir une forme d’art plus authentique et spontanée que les autres. En 1949, l’artiste Jean Dubuffet définissait l’art brut ainsi : « des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, des artistes qui tirent tout de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. » À l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, on ne voit plus bien qui pourrait être aujourd’hui indemne de quelque poncif esthétique que ce soit, et les artistes dit "bruts" se retrouvent aussi bien dans les plus grands musées (le Centre Pompidou a ouvert récemment une salle permanente consacrée à l’art brut, suite à la donation de la sublime collection de Bruno Ducharme, en juin 2021, réunissant quelque 6 000 œuvres !), que dans les foires d’art contemporain, les galeries cot

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"Boîte noire" de Yann Gozlan : crime en bande réorganisée

Thriller Politique | Un analyste opiniâtre du BEA ayant découvert que les enregistrements d’un crash aérien ont été truqués, se trouve confronté à l’hostilité générale… Yann Gozlan creuse le sillon du thriller politique, lorgnant ici le versant techno-paranoïde et transposant l’esprit du ciné US des années 1970 aux problématiques contemporaines. Brillamment réalisé.

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Après le crash du vol Dubaï-Paris, un jeune analyste prodige détecte que les pistes sonores des boîtes noires ont été trafiquées. Au fur et à mesure d’une enquête qui l’isole de plus en plus et mine son couple, il réalise la compromission de responsables industriels et politiques. Et que sa propre vie paraît, elle aussi, en danger… Toute incursion dans le thriller politique — jadis domaine régalien du cinéma américain, un peu en déshérence depuis une vingtaine d’années — est la bienvenue. À condition évidemment qu’il y ait à la fois en enjeu politique cohérent et un traitement suffisamment rythmé pour répondre aux exigences de ce registre : les barbouzeries et collusions entre officines para-gouvernementales avaient ainsi permis à Coppola (Conversation secrète), Pollack (Les Trois jours du Condor), Pakula (The Parallax View) ou De Palma (Blow Out) de placer haut la barre au milan des années 1970, avant que le

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Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Danse | Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Karavel, 15e édition pour le festival de danse hip-hop

Créé en 2007 à Bron sous la houlette du chorégraphe Mourad Merzouki, le festival Karavel est consacré à la danse hip-hop sous toutes ses formes, dans différents lieux du Grand Lyon. Pour son 15e anniversaire, le festival démarre sur les chapeaux de roue le 26 septembre avec une battle XXL tous styles confondus (break, krump, popping, rock…) à l’Amphithéâtre du Centre de Congrès de Lyon. Et se poursuivra jusqu’au 23 octobre avec une multitude de spectacles, dont une carte blanche à trois figures du krump (mouvement contestataire né à Los Angeles à l’orée des années 2000) au Théâtre des Célestins le 12 octobre et un défilé hip-hop créé par Mourad Merzouki pour quinze danseurs et l’Orchestre National de Lyon, à l’Auditorium le 16 octobre.

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Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Danse | Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Yuval Pick, prolongé au CCN de Rillieux-la-Pape

Nommé à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape en 2011, Yuval Pick a vu son mandat prolongé jusqu’en 2024. Pour une double raison : la crise sanitaire bien sûr, mais aussi un bâtiment du CCN toujours fermé après l’incendie de la fin 2017 (les danseurs travaillent provisoirement au Studio Velette à Rillieux). Actuellement, le chorégraphe travaille sur sa nouvelle création FutureNow, et le CCN lance un nouveau programme dit YuPi, destiné à l’insertion professionnelle et à l’aide à la création de jeunes danseurs. Quelques dates de spectacles de Yuval Pick à retenir aussi cette saison : Pazaz ce 19 septembre à la Chapelle de la Bussière à Rilleux, Hydre au Musée des Confluences le 23 octobre, et une création pour le Ballet de l’Opéra qui sera présentée au Toboggan du 3 au 5 mars.

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Un livre sur Guy Darmet, catalyseur de la danse à Lyon

Danse | Un ouvrage signé de la journaliste Marie-Christine Vernay et consacré à Guy Darmet retrace une certaine histoire de la danse : Danse la vie, danse la ville.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Un livre sur Guy Darmet, catalyseur de la danse à Lyon

D’abord journaliste à Lyon, Marie-Christine Vernay a ensuite rejoint Paris et le quotidien Libération pour lequel elle a été critique de danse. A travers la figure de Guy Darmet (né à Lyon en 1947), son livre Danse la vie, danse la ville, tente, sous forme de petits récits éclatés et kaléidoscopiques, de retracer plus de trente ans d’histoire de la danse à Lyon (et au-delà). « Ce livre est constitué d’une multitudes d’histoires courtes où l’on croise beaucoup de danseurs et de chorégraphes, une équipe de choc autour de Guy, le solitaire, l’exigeant et parfois le colérique » annonce-t-elle dans la préface. Ancien journaliste culturel lui-même, Guy Darmet a pris la direction artistique de la Maison de la Danse à la Croix-Rousse en 1980, avant que celle-ci ne déménage dans le 8e arrondissement en 1992. Il fut aussi à l’initiative de la Biennale de la Danse (première

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Trokson et Bootlegger : Karl Minetto dévoile l'avenir des deux spots rock de Lyon

Rock Bars | Deux ans après l’incendie qui avait ravagé le Trokson, emblématique café-concert des Pentes, et à l’aube de son seizième anniversaire, le repère à rockeurs rouvre ses portes. De l'autre côté de la Saône, son petit frère couche-tard du 5e arrondissement le Bootlegger tire sa révérence et ne reviendra pas post-Covid. Rencontre avec le maître des lieux, Karl Minetto, qui annonce le retour des concerts au Trokson pour fin septembre.

Louise Grossen | Samedi 4 septembre 2021

Trokson et Bootlegger : Karl Minetto dévoile l'avenir des deux spots rock de Lyon

(En fond sonore: R.L. Burnside, See My Jumper Hanging On the Line) L’incendie, puis le Covid et ses confinements… Comment avez-vous traversé ces épreuves ? Karl Minetto : Lors de l’incendie d’octobre 2019, tout a brûlé. Les assurances se sont mises en route très doucement. Ça a été long, d’autant plus avec la pandémie. Tout a été retardé et s’est mal enchainé : les paiements, les artisans, le début des travaux… Si bien qu’ils se sont terminés seulement début juin. Et encore, la salle de concert — en sous-sol — ne sera finie que courant septembre. Maintenant, on a pu rouvrir, le quartier a retrouvé sa terrasse, les copains reviennent, ça fait du bien. Et le Bootlegger ? Je suis en train de vendre le Bootlegger. [NdlR : l'after-club rock du 5e arrondissement, inspiré des lieux clandestins ouverts durant la prohibition aux États-Unis]. Il ne rouvrira pas, du moins, sous ce nom. On av

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10 spectacles à réserver pour la saison à Lyon

Théâtre | Immanquables ? Assurément. Voici 10 pièces de théâtre pour lesquelles il faut absolument réserver cette saison dans la Métropole lyonnaise. Sélection.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

10 spectacles à réserver pour la saison à Lyon

Love Trois ans que l’on attend de revoir ce Love depuis qu’il était passé au CDN de Valence dans la foulée de Paris. Ce travail du Britannique, auteur et metteur en scène Alexander Zeldin nous convie sur le palier d'un étage de logement social. Un quadra y vit avec sa mère incontinente, une famille d'immigrés tente d’y nourrir correctement ses enfants. Des hommes sans papier passent par là. Les langues se mélangent, les corps, dont aucun ne ressemble à celui d'un autre, se frôlent. L'amour déborde mais se heurte à la plaie béante qu'est la pauvreté. Cette grande pièce, déchirante et bouleversante, décalée par le Covid, trouvera enfin sa place à Lyon. Et c’est une joie. Aux Célestins du mercredi 3 au dimanche 7 novembre Pli Il y a eu la tornade de papier sous la verrière des Subs. Et il y a désormais les agrès de la circassienne israélienne Inbal Ben Haim. Tout dans Pli, créé la fois aux Subs et au centre chorégraphique de Grenoble auquel elle est associée, est fait de p

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Alpha Saliou Diallo : « avec LEGROSTASDEZIK, on parle de musique sans complexe »

Hip-Hop | Alpha Saliou Diallo a grandi à Vénissieux, bercé par les sons du Wu-Tang Clan. En 2011, le Lyonnais crée son blog pour parler hip-hop, jazz, soul et funk : LEGROSTASDEZIK. Dix ans plus tard, le site fête sa première décennie avec trois jours de fête à la Maison Mère, au café Rakwé et à l’Obamo. Rencontre.

Lola Mison | Vendredi 3 septembre 2021

Alpha Saliou Diallo : « avec LEGROSTASDEZIK, on parle de musique sans complexe »

Comment en es-tu arrivé à monter ton propre média ? Alpha Saliou Diallo : J’ai commencé tôt la radio, en 2010. J’étais chroniqueur bénévole à Radio-Charpennes-Tonkin (RCT). Ma première émission s’appelait la Blackline, la première consacrée au hip-hop lyonnais, fondée à la fin des années 80 : plusieurs générations d’animateurs et de chroniqueurs s'y sont succédés. Mais en 2009, RCT devient Radio Capsao et se consacre aux musiques latines. LEGROSTASDEZIK est né peu après de cette frustration, du fait que l’émission ait évolué vers le hip-hop latino. Je voulais un blog sur lequel j’avais la liberté de parler de tout, sans filtre. Au début de LGTDZ [NdlR : LEGROSTASDEZIK], je travaillais encore en radio, à RTU (Radio Trait d’Union) devenue ensuite Nova Lyon. Les studios étaient dans les mêmes bureaux, a&#

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Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

Villeurbanne | 100 ans en plein Covid, 101 ans cette année. Enfin le TNP peut convoquer son histoire lors d’un mois de septembre dense et réjouissant. De Paris à Villeurbanne, de Firmin Gémier à Jean Bellorini, l’aventure du théâtre national populaire transcendée par Roger Planchon est aussi l’histoire de la décentralisation. Zoom arrière.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

« À une date [en 1970] où Jacques Duhamel n’est pas encore là et où je n’ai aucun interlocuteur, je prends la décision de faire venir Patrice [Chéreau] à Villeurbanne. Je sais qu’un jour le théâtre va rouvrir et que je ne l’ouvrirai pas seul. » Roger Planchon répond là bien des années plus tard aux questions de Michel Bataillon, son autre acolyte historique. On peut découvrir dans la somme formidable que sont les six volumes du si bien nommé Défi en Province ces échanges, et cette proposition de co-direction offerte à Patrice Chéreau, finalement acceptée par le ministre de la Culture de Georges Pompidou, Jacques Duhamel. Le 19 mai 1972, le Théâtre National Populaire ouvre ses portes pour la première fois à Villeurbanne. Planchon a 38 ans, Chéreau 25. Le premier est un artiste complet, chantre de la décentralis

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Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Théâtre | En tant que directeur du TNP, Jean Bellorini a été en charge d’organiser ce centenaire, il lui incombe d’amorcer le suivant. Voici ses pistes de réflexions à ce sujet.

Nadja Pobel | Vendredi 10 septembre 2021

Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Quelle est votre contribution la plus forte à vos yeux pour amorcer le deuxième siècle de vie du TNP ? La Troupe éphémère ? Jean Bellorini : Le TNP est né il y a cent ans avec l’intuition qu’il fallait amener les œuvres au plus proche des spectateurs. C’était l’enjeu du théâtre national ambulant de Firmin Gémier. De grandes machines à vapeur transportaient un chapiteau/théâtre qui était monté pour accueillir 1650 spectateurs. C’était la décentralisation théâtrale qui commençait. Aujourd’hui la France est dotée de grands équipements culturels et l’enjeu de démocratisation de l’art et de la culture n’est plus uniquement lié à la possibilité d’accéder à un spectacle fini. L’intérêt aujourd’hui, je crois, est de favoriser les espaces de rencontres entre artistes et spectateurs, notamment pendant des phases de recherche et de création. L’art n’est pas un produit, il ne se consomme pas et n’agit pas directement sur le monde. Il diffuse invisiblement un questionnement et laisse apparaître l’idée de la nuance et de la complexité, ou plus simplement la poésie. Je crois à la nécessité d’une porosité entre le monde et l’art. Je crois à la complémentarité entre l’ar

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Lyon : Retour en septembre du festival de science-fiction Les Intergalactiques

Science-Fiction | Il n’y a pas que les Hallus ou les Reflets… du Zola qui aient choisi de se reporter en septembre : idem pour les Intergalactiques avec leur (...)

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Lyon : Retour en septembre du festival de science-fiction Les Intergalactiques

Il n’y a pas que les Hallus ou les Reflets… du Zola qui aient choisi de se reporter en septembre : idem pour les Intergalactiques avec leur programmation cinéma atomisée dans plusieurs lieux, faisant la part belle aux lointains visiteurs. Et ce, dès l’ouverture jeudi 9 septembre avec le kitchissime Rock Aliens (dont fut tiré la scie When the Rain begin to fall) au Rock’n’Eat. Suivront les déambulations d’un extra-terrestre “embarqué” dans le corps d’un junkie pour Fried Barry (le 10 à 21h au Lumière Bellecour) et deux séances de courts-métrages au Lumière Terreaux : les “nationaux“ samedi 11 à 11h et les “animations“ le dimanche 12 à 11h. Épicentre des Intergalactiques, la MJC Montplaisir offrira un double bill samedi soir dès 20h avec deux revenants des années 1980 : l’angoissant The Thing de Carpenter et la série B américano-bavaro-humaniste Enemy Mine. Le Zola accueillera le lendemain à 19h un classique de la science-fiction rare sur grand

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L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Cinéma | Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en (...)

Vincent Raymond | Jeudi 9 septembre 2021

L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en cette rentrée. Notamment rue du Premier-Film, dans un esprit de lointain cousinage : après tout, les anciens CNP jadis créés par Robert Gilbert et Roger Planchon n’ont-ils pas été acquis par l’institut Lumière en 2014 ? Pour marquer le coup, une programmation exceptionnelle propose tous les jeudis un film mettant en vedette quelques-uns des directeurs historiques du théâtre. Après Planchon dans Le Dossier 51, place à Jean Vilar dans Les Portes de la Nuit (jeudi 9 septembre) puis à Une aussi longue absence de Henri Colpi (jeudi 16 à 19h). Palme d’Or 1961, ce mélodrame sur fond d’amnésie, de deuil et d’après-guerre met en scène une patronne de café intriguée par un clochard chantonnant, errant autour de son établissement et ressemblant à son époux disparu. Campé par un Georges Wilson à la fois massif et évanescent, le film capture également une époqu

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Play it again, festival de cinéma de patrimoine, dévoile sa programmation à Lyon

ECRANS | Prenez un fauteuil pour faire un saut dans la passé : grâce au festival Play it Again !, vous allez voir ce que vous allez voir, voire revoir autrement ce que vous avez déjà vu… Le tout dans différentes salles de la Métropole de Lyon.

Vincent Raymond | Jeudi 9 septembre 2021

Play it again, festival de cinéma de patrimoine, dévoile sa programmation à Lyon

« Du passé, faisons salles combles ! » : telle pourrait être la devise de Play it again ! Se déroulant dans les cinémas français membres de l’ADRC (Agence Nationale pour le Développement du Cinéma en Régions), ce festival met chaque année à l’honneur des œuvres du patrimoine fraîchement restaurées afin de leur redonner pleine et entière existence sur grand écran. En cette période post-confinement qui a vu la consommation de films classiques augmenter sur les plateformes, une telle manifestation peut contribuer à ranimer l’appétit et la curiosité de découvrir des “nouveautés anciennes” là où elles s’épanouissent le mieux : dans les salles. Brillant par son éclectisme, le millésime 2021 compte une vingtaines de titres, dont des programmes de courts. Impossible toutefois de déguster l’ensemble du programme — les cinémas piochent dans les sélections mises à disposition — ; il y a de quoi se régaler malgré tout avec les assortiments concoctés par les écrans de l’agglomération lyonnaise. Au menu… Notez qu’il faudra naviguer d’Ouest en Est pour découvrir ces

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Les sorties cinéma de la quinzaine à Lyon

En salles | L’amour donne du cœur au ventre, fait parfois partir sur un coup de tête, et peut convoquer bien d’autres mécaniques corporelles. Comme pas mal de films de la quinzaine. Attention : on ne prend pas toujours son pied…

Vincent Raymond | Mercredi 8 septembre 2021

Les sorties cinéma de la quinzaine à Lyon

Commençons bien évidemment cet inventaire par la tête. Celle qui fait défaut et se vide sous les assauts de la maladie dans Supernova de Harry Macqueen (sortie le 8 septembre). On y suit le road trip d’un couple d’amants sur les traces de leur histoire, initié par le premier (Stanley Tucci en écrivain atteint de démence sénile) sous le prétexte que le second (Colin Firth en pianiste) aille donner un récital. Derrière la balade romantique se profile l’inéluctable question de la maladie, du déclin et du libre choix de sa mort — bientôt évoquée dans le Ozon —, toutes traitées avec élégance et pudeur. Un film parfait pour des débats. Plus léger est Les Amours d’Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet, inégale comédie sentimentale cousue main pour Anaïs Demoustier sur une tête folle irrésolue, charmeuse et agaçante, hésitant entre deux hommes, une femme, sa thèse… C’est très Nouvelle Vague dans la forme et l’esprit — certes, avec parfois de grosses ficelles bien prévisibles — mais empli d’une légèreté solaire et sensuelle ainsi que de quelques (trop rares) éclats burlesques évoquant u

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5 étoiles au Festival Ninkasi

Festival | 7 jours, 33 artistes, 27 événements gratuits, répartis sur un territoire vaste comme son réseau de brasseries, le Festival Ninkasi est ras-la-gueule de festivités musicales. Et blindé d'artistes locaux, conformément à la politique maison menée par le grand mamamouchi Fabien Hyvernaud. On vous aide à y voir plus clair avec une sélection des 5 groupes à voir à Lyon et ses environs.

Stéphane Duchêne | Lundi 6 septembre 2021

 5 étoiles au Festival Ninkasi

Johnnie Carwash, c'est Cali « La Caaaalifoooorniiiie » hululait Julien Clerc. Johnnie Carwash nous la joue depuis Lyon en mode quatuor rock guitare-basse-batterie-coolitude absolue (la coolitude est surnuméraire, en vrai, ils sont trois). Son sec comme une trique, guitares coiffées-décoiffées, chant sans filtre (la voix très 90's de Manon, école Kim Deal/Tanya Donelly), avec trois bouts de ficelles DIY, Johnnie Carwash, auteur d'une belle cavalcade avec le EP Mom is a punk (ils ont donc de qui tenir), recrée une géographie, une époque et s'impose comme la formation lyonnaise la plus excitante du moment. Au bas mot. Mettre une pièce également sur Arabella en première partie, issu du Ninkasi Musik Lab. Au Ninkasi Gerland le jeudi 9 septembre à 20h30 Ulysse Von Ecstasy, psycho-folk

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Villeurbanne : des Invites au zénith

Arts de la Rue | Ces Invites retrouvées (du mercredi 15 au samedi 18 septembre à Villeurbanne) sont d’une densité folle. Et d’une qualité remarquable. Gratuit, as usual pour ce festival des arts de la rue.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Villeurbanne : des Invites au zénith

Il y a les concerts, bien sûr, et c’est plus que jamais un événement étant donné le contexte. Avec la bossanova de Flavia Coelho, le blues créole de Delgres, la sono mondiale de Natacha Atlas, le classique si joyeux du Quatuor Debussy (oui ceux qui accompagnaient Valérie Dréville en Tirésias cet été aux Nuits de Fourvière). Et il y a les arts de la rue, partout dans la ville à l’image du géant Tchangara, marionnette de neuf mètres de hauteur, venue de Côte d’Ivoire et quasi mascotte de cette future Capitale française de la culture en 2022 qu'est Villeurbanne. Il faudrait revoir aussi Zora Snake et son spectacle rageur sur le parcours d’un jeune migrant, Transfrontalier. Sur ce même thème et d’une teneur tout aussi colérique, Continent, la dernière création des locaux du KompleXKapharnaüM est de la dentelle où son et lumière s’entremêlent au texte et la diction puissante de Stéphane Bonnard, qui raconte 18 mois passés avec Nour, Mohamed et 300 autres dans un squat à Lyon. « Ce qui arrive est si gros que ça ne tient pas dans les mots » nous dit-il dans

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Lyon : William Forsythe, trois fois !

Danse | Entre la Maison de la Danse et l'Opéra de Lyon, trois rendez-vous aguicheurs sont proposés cet automne en compagnie du maître néoclassique qu'est William Forsythe.

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 9 septembre 2021

Lyon : William Forsythe, trois fois !

Difficile de résumer l’univers du chorégraphe William Forsythe, tant son œuvre, débutée dans les années 1970, est riche, débordant même parfois les frontières de la danse pour des installations ou des performances dans les musées… Né en 1949 à New York, féru au départ de rock et de comédie musicale, Forsythe émigre en Allemagne où il dirigera bientôt le Ballet de Francfort de 1984 à 2004. Une formation de culture classique avec laquelle il invente son propre style fait à la fois de déconstruction des codes classiques, mais aussi d’une extrême virtuosité technique (vitesse d’exécution ébouriffante, membres sous forte tension…). En 2005, il crée une compagnie indépendante, toujours basée en Allemagne, multipliant les collaborations (dernièrement avec le Ballet de l’Opéra de Paris en 2015). Plusieurs de ses pièces ont été transmises au Ballet de l’Opéra de Lyon, qui se montre souvent brillant dans leur exécution (leur difficulté faisant sans doute aussi partie du plaisir du danseur). L’incroyable One Flat Thing, reproduced Dès la semain

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Il est temps de rire : tour d'horizon de la rentrée cafés-théâtres et humour

Humour | De Tania Dutel à Pablo Mira en passant par Paul Mirabel ou Bérangère Krief, tour d'horizon de l'actualité humoristique de la rentrée.

Louise Grossen | Jeudi 9 septembre 2021

Il est temps de rire : tour d'horizon de la rentrée cafés-théâtres et humour

Commençons par Tania Dutel, en rodage à l’Espace Gerson du 27 au 30 octobre, pour nous rôder, nous aussi. Après le succès de son dernier spectacle en solo, Jonathan Lambert remonte sur les planches avec un one-man-show dans lequel l'acteur évoque l'histoire de son vrai prénom, choisi par son père : Rodolphe, c'est le nom de son nouveau spectacle qu'il jouera les 2, 3 et 4 octobre au Bouib- Boui. Espace Gerson encore : ne pas rater Le Chant des Baleines, jusqu’au 26 octobre. Plus tard dans la saison, les grands Paul Mirabel et Guillaume Meurice seront installés au Radiant, respectivement le 31 janvier et le 28 mai. Mieux vaut vous dépêcher de réserver. Pour les aficionados de la thérapie par le rire, Pablo Mira balance à qui veut l’entendre combien il est beau dans son one-man-s

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Les 10 spectacles de danse à voir absolument cette saison à Lyon

Danse | Dix, seulement dix. Côté danse, voici nos incontournables pour lesquels il faut absolument réserver, au cœur d'une saison hétéroclite dans ses formes esthétiques et marquée par de nombreux grands noms de la danse contemporaine : Pina Bausch, Angelin Preljocaj, Ohad Naharin, Jiří Kylián, Maguy Marin et William Forsythe...

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 10 septembre 2021

Les 10 spectacles de danse à voir absolument cette saison à Lyon

Les dragons pop d’Eun-Me Ahn Pour la troisième fois, la Sud-Coréenne Eun-Me Ahn revient sur la scène de la Maison de la Danse… Avec à nouveau un spectacle un peu déjanté et à l’esthétique pop. Dragons réunit quatorze jeunes danseurs (dont six en hologrammes !) tous nés en 2000 (l’année du dragon pour l’astrologie chinoise), et se propose de dresser un portrait vitaminé et extravagant de l’Asie d’aujourd’hui et de demain. Eun-Me Ahn, Dragons À la Maison de la Danse les mardi 21 et mercredi 22 septembre Vania Vaneau en solo Originaire du Brésil, danseuse pour Maguy Marin ou Wim Vandeykebus (entre autres), Vania Vaneau s’est lancée dans la chorégraphie en 2014

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