Laurent Gutmann, nouveau directeur de l'ENSATT

Nomination | Le metteur en scène Laurent Guttmann succède à Thierry Pariente à la tête de l'ENSATT.

Nadja Pobel | Mardi 28 août 2018

Photo : © Danica Bijeljac


C'est officiel depuis ce mardi 28 août : Laurent Gutmann a été nommé à la direction de l'École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT, Lyon 5e) pour cinq ans.

Il succède à Thierry Pariente qui aura occupé cette fonction durant neuf ans et qui a célébré cette année les vingt ans d'implantation de cette école (auparavant implantée rue Blanche) à Lyon.

Laurent Gutmann est un metteur en scène, récemment passé au Théâtre de la Croix-Rousse avec Le Prince d'après Machiavel (en 2015) et Victor F d'après Mary Shelley (en 2017).

Depuis la création de sa compagnie, le Théâtre Suranné, en 1994, il a monté plus d'une vingtaine de pièces. En 2004, il prend la direction du Théâtre Populaire de Lorraine qui devient Centre Dramatique de Thionville-Lorraine puis obtient la labellisation CDN en janvier 2009.

Depuis 2009, sa compagnie se nomme La Dissipation des brumes matinales. À l'ENSATT, il avait déjà dirigé, en 2016, la 75e promotion pour le spectacle Égaux d'après De la démocratie en Amérique de Tocqueville. Il a déjà dirigé de nombreux ateliers à l'ERAC (Cannes), à l'ENSAD (Montpellier) ou encore à l'ESAD (Paris).

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Laurent Gutmann met en scène ses élèves

Théâtre | Le directeur qui met en scène les élèves : c'est une première dans l'histoire de l'ENSATT. Laurent Gutmann, aux commandes de l'école qui réunit tous les (...)

Nadja Pobel | Mardi 28 janvier 2020

Laurent Gutmann met en scène ses élèves

Le directeur qui met en scène les élèves : c'est une première dans l'histoire de l'ENSATT. Laurent Gutmann, aux commandes de l'école qui réunit tous les métiers du théâtre depuis l'été 2018, va donc, du 3 au 8 février diriger la 79e promotion, qui termine ses trois ans de formation en juin, dans Billy est parti, un texte de Mathilde Segonds, du département écriture dramatique. Elle questionne l'absence d'un marin-pêcheur qui, à l'instar d'Alain Colas ou Éric Tabarly, n'est jamais revenu.

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Géraldine Mercier quitte les Nuits de Fourvière pour l’ENSATT

Mercato | Depuis dix ans, Géraldine Mercier occupait le poste de secrétaire générale et de conseillère artistique "théâtre et cirque" au festival des Nuits de Fourvière. (...)

Nadja Pobel | Vendredi 19 juillet 2019

Géraldine Mercier quitte les Nuits de Fourvière pour l’ENSATT

Depuis dix ans, Géraldine Mercier occupait le poste de secrétaire générale et de conseillère artistique "théâtre et cirque" au festival des Nuits de Fourvière. Auprès du directeur Dominique Delorme, elle a œuvré à faire connaitre les Belges de Comp. Marius, ou encore Lorraine de Sagazan et Emmanuel Daumas, les troupes de cirque Aïtal et Baro d’Evel ; et bien d’autres. À compter du 1er septembre, elle sera désormais directrice des études et de la production à l’ENSATT, dirigée depuis tout juste une année par le metteur en scène Laurent Gutmann. Précédemment, Géraldine Mercier a été durant plus d’une décennie et dix spectacles la co-fondatrice, l’administratrice, conseillère artistique et conceptrice des costumes de la compagnie du Bloc Opératoire pilotée par Emmanuel Meirieu. Elle est, par ailleurs, rédactrice en chef de de la revue Actualité de la Scénographie.

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Laurent Gutmann : « je suis prêt à l'aventure »

ENSATT | À peine est-il arrivé dans les murs de l'ENSATT qu'il dirigera pendant au moins cinq ans, que le metteur en scène Laurent Gutmann nous accordé le temps d'évoquer ses projets pour cette école nationale supérieure, la seule à réunir tous les métiers du théâtre.

Nadja Pobel | Lundi 10 septembre 2018

Laurent Gutmann : « je suis prêt à l'aventure »

Vous êtes metteur en scène et avez dirigé des ateliers dans différentes écoles nationales de théâtre (Paris, Montpellier, Cannes, Lyon aussi). Qu'est-ce qui vous a poussé à candidater ? Laurent Gutmann : J'ai une activité de metteur en scène depuis 24 ans qui se nourrit depuis une bonne quinzaine d'années d'une activité de pédagogue. Ça s'est fait comme ça. Je n'avais pas vraiment de projet de pédagogie et de fil en aiguille, ça a pris pas mal de place dans ma vie d'artiste et j'ai été amené il y a quelques années à diriger un CDN (centre dramatique national) en Lorraine, à Thionville. J'ai cette expérience de direction de théâtre. C'est très riche mais je n'avais pas le désir de le poursuivre à ce moment de ma vie. Je ne me suis pas dit qu'un jour j'avais envie de diriger une école de théâtre mais il se trouve que je suis intervenu à l'ENSATT (NDLR, en a résulté le spectacle Égaux avec les élèves de 3e année en 2016) ce lieu m'est apparu comme une sorte d'école idéale, de rêve de théâtre et je me suis dit que finalement je pense, qu'en tant que metteur en scène, c'est aujourd’hui plus dans une école de cette nature-là que dan

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Où sont les jeunes compagnies ?

Émergence | Il est parfois difficile de pister la jeune création théâtrale au sein des salles lyonnaises : faut-il s'en inquiéter ?

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Où sont les jeunes compagnies ?

L’ENSATT fête ses vingt ans d’implantation à Lyon en octobre. La ville abrite aussi le Conservatoire d’art dramatique, à rayonnement régional et qui n’a pas à rougir en comparaison de son illustre grande sœur. Mais bien peu de théâtres semblent en mesure d’accueillir l'émergence en étant issue. Si ce travail a été fait avec brio aux Clochards Célestes avec Élisabeth Saint-Blancat et que ce qu’annonce Louise Vignaud est très prometteur, si le Théâtre de l’Élysée fait un travail absolument remarquable de défrichage, cela ne peut suffire à faire grandir des compagnies en devenir dans ces salles aux jauges très réduites. Alors Lyon, la belle institutionnelle s’assoit-elle sur cette phase transitoire indispensable à la croissance des artistes ? Les Célestins, dotés d’une salle bis depuis leur réouverture, abondent en ce sens ; mais ce n’est pas leur rôle, même si c’est là que La Meute a pu donner ses créations

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Le Songe d'une collaboration

SCENES | C'est une première : les deux écoles supérieures d'arts vivants sises à Lyon travaillent de concert. Les musiciens du CNSMD grimpent à l'ENSATT rejoindre les (...)

Nadja Pobel | Mardi 14 février 2017

Le Songe d'une collaboration

C'est une première : les deux écoles supérieures d'arts vivants sises à Lyon travaillent de concert. Les musiciens du CNSMD grimpent à l'ENSATT rejoindre les artistes-techniciens du théâtre pour présenter Songe(s), d'après Shakespeare, sous la houlette de Dominique Pitoiset, qui transpose l'action dans le monde actuel : hôpital, accueil pour réfugiés... Ça, c'est pour la partie théâtre à voir du 13 au 24 février. Dans le même décor, une version opératique sera donnée du 14 au 17 mars de A Midsummer night'sdream.

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Tchekhov enchaîné

Théâtre de l'Élysée | Une jeune compagnie issue de l'ENSATT s'empare de deux courtes pièces de Tchekhov qui ne se valent pas, dans un spectacle inégal.

Nadja Pobel | Mardi 22 novembre 2016

Tchekhov enchaîné

Comme toujours, emprisonnés dans leur vie trop tracée, les personnages tchékhoviens de L'Ours et de Ivanov s'ennuient et étouffent bien avant que le dramaturge ne donnent naissance à Nina (La Mouette) ou Lioubov (La Cerisaie). Mais Platonov et ses excès en tous genres sont déjà passés par là. Dans L'Ours, en un acte, une jeune veuve se retranche dans son chagrin que vient agiter un homme des bois réclamant son dû ; Ivanov, plus longuement, conte la lâcheté et l'hédonisme des petits bourgeois pour détourner les yeux de la douleur. Dans les deux cas, l'homme est rustre. Julie Guichard parvient à créer une atmosphère sèche, avec seulement quelques éléments de décor bien utilisés (dont un tabouret qui se brise sans cesse) mais ses personnages sont trop modeux (ah, le sweat avec perroquet pailleté...), en constante représentation d'eux-mêmes dans un trop-plein de gestes virant presque au one-man-show dans L'Ours, interpellation du public comprise. Il est fort possible que le texte extrêmement répétitif encourage ce pilonnage

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Une Guerre personnelle

Les Clochards Célestes | Sans esbroufe mais avec le goût de la clarté et de la concision, Jérôme Cochet, jeune metteur en scène issu de l'ENSATT rend à Lars Norén son implacable noirceur ainsi que la bribe d'espoir enfouie sous les décombres de Guerre.

Nadja Pobel | Mardi 15 novembre 2016

Une Guerre personnelle

La scénographie de Louise Sari illustre l'efficacité accompagnant ce travail de mise en scène : ne point trop en faire (c'est une petite production, d'une équipe encore très jeune : la cie des Non-alignés) mais suffisamment montrer pour que l'action s'ancre dans le concret. Ainsi, une encadrure de porte doublée d'un recoin pour figurer un intérieur avec trois matelas disséminés au sol et quelques tabourets. Si le lieu n'est pas situé géographiquement, la temporalité est celle d'un homme revenant de la guerre, aveugle. Il souhaite retrouver sa famille et reprendre le cours de son existence. Comme avant. Que le conflit date d’aujourd’hui, d'hier ou de l'Antiquité, cela est impossible à savoir. Sa jeune épouse, mère de leurs deux filles de 11 et 15 ans, est tombée amoureuse d'Ivan, frère du combattant que, par ellipse elle préfère qualifier de « disparu ». En 2003, Norén écrit ce texte qui pourrait faire écho au Anéantis de Sarah Kane, huit ans plus tôt. Le conflit est terminé contrairement à la trame que développe l'écrivaine britannique mais la violence est la même. À la guerre, on mange son chien quan

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À l'ENSATT, trop égaux

Théâtre | Dans l'un de leurs trois travaux annuels de fin d'études, les jeunes acteurs de l'ENSATT livrent, avec leurs camarades des autres départements, un spectacle duquel aucun d'eux n'émerge vraiment, faute de variation du rythme.

Nadja Pobel | Mardi 10 mai 2016

À l'ENSATT, trop égaux

« La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres déjà essayés par le passé. » Quand Churchill déclare cela en 1947, Tocqueville n'est plus là pour l'entendre, lui qui, durant le siècle précédent, a interrogé avec minutie ce mode de fonctionnement, l'auscultant précisément aux États-Unis. Puisque sur le plateau de l'ENSATT, c'est De la démocratie en Amérique qu'il est question, la scénographie est inspirée de facto par les open space : immenses, terriblement propre(t)s avec bureau en bois pour le travail et entassement de poufs pour l'espace détente. Et une coursive en contrebas, fissure bien pensée, pour le préposé à la cuisine. Tour à tour, onze comédiens expliquent à un stagiaire fraîchement débarqué, nommé Alexis et revêtu d'un costume XIXe, comment, au fil des siècles, le clergé a atténué le pouvoir des propriétaires fonciers, comment les roturiers puis les lettrés ont pris place dans la société jusqu'à ce que « le prix de la naissance baisse un peu. » Mais si ce texte choral permet de distribuer à chacun des rôles équivalents, leur immobilisme ne donne pas le souffle nécessaire à leur propos, à l'instar de la scèn

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Chants d’adieu

SCENES | Voilà une pièce de théâtre qui, a priori, ne paie pas de mine mais est extrêmement bien ficelée. Laurent Gutmann, directeur du Centre dramatique de (...)

Nadja Pobel | Vendredi 17 avril 2009

Chants d’adieu

Voilà une pièce de théâtre qui, a priori, ne paie pas de mine mais est extrêmement bien ficelée. Laurent Gutmann, directeur du Centre dramatique de Thionville-Lorraine, met en scène un texte d’Oriza Hirata, l’un des chefs de file du théâtre contemporain japonais. Avec Chants d’adieu (au théâtre de Villefranche ce mercredi), ce dernier évoque l’histoire d’une famille venue pour la première fois au Japon afin d’assister à l’enterrement de leur fille. Ils sont accueillis par leur belle-famille, et le mari japonais de leur défunte fille. Choc des cultures, difficultés de communication, mais aussi entraide, soutien réciproque… Laurent Gutmann, avec une grande économie de moyens, parvient à rendre palpables ces différents sentiments, notamment grâce à trois comédiens japonais et cinq français (la mise en scène joue sur les deux langues) ; le tout sans tomber dans l’humour facile d’un Bienvenue chez les Japonais !

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