Décret son : The sound of silence ?

Salles de concerts | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concerts, clubs, festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup, à commencer par les petits lieux, s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs lyonnais emblématiques de la musique live.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Photo : © Sarah Fouassier


« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement.

Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db.

Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent :

Le son c'est exponentiel. À 50 db c'est quasiment le silence, à 125, c'est un avion qui décolle à côté de vous. 102 db par rapport à 105, c'est à peu près deux fois moins de pression acoustique. La loi à 105 était déjà difficile à tenir, là pour une salle comme le Sonic ça devient techniquement impossible.

De l'avis général des acteurs concernés qui, pour la plupart, ne remettent pas en cause son principe, c'est un peu le problème de cette loi : elle est difficilement applicable (« le flou et l'anarchie règnent dans l'application du décret et la gestion de sa mise en place » confie Cyrille Bonin, directeur du Transbordeur). Et pour certains c'est un euphémisme, devant lequel tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Au Transbordeur, qui a dépensé 9000 euros en étude d'impact sonore et en mesures techniques pour enregistrer dans tous les points de diffusion de la salle (une obligation au dessus de 300 places) et au Kao, qui vient de se doter d'une nouvelle façade son à l'automne, le problème est relatif : « On va perdre en qualité sonore et en sensation, c'est certain, avance Fabien Hyvernaud, directeur de Ninkasi Musiques, mais on a une jauge et un matériel qui vont nous permettre de tirer quelque chose de satisfaisant. »

Un son dégueulasse

En revanche, pour les petits lieux, type Sonic, Périscope ou cafés-concerts, ce n'est pas tout à fait la même chanson. « L'un des problèmes, explique Benjamin Petit, coordinateur et programmateur du Marché Gare, c'est le contrôle en tout point de la salle accessible au public ». Car, comme le souligne Thierry Vignard, dans un lieu comme le Sonic, « la partie accessible au public se confond quasiment avec le plateau. Chez nous les prises de mesures sont faites à 80 cm de l'enceinte. On a donc le son du plateau plus celui de l'enceinte. On a beau faire ce qu'on veut, quand on a un batteur qui est déjà à 100 pendant les balances, il reste 2 db pour rajouter guitares, voix et basse. Du coup on se retrouve avec un concert de batterie, et des guitares dans le fond avec une vague voix. On peut toujours gagner un peu en travaillant sur l'acoustique de la salle, en mettant de la multidiffusion, mais ce sont des coûts monstrueux, de l'ordre de 50 000 euros pour gagner 2 db et encore... »

De fait, le Sonic, qui est régulièrement contrôlé et voit ses obligations accrues du fait de son statut de club lié aux autorisations d'ouverture tardive, parvient tant bien que mal à être dans les clous mais au prix « d'un son dégueulasse » et surtout de la disparition d'un certain nombre d'esthétiques de sa programmation : « de la noise, on n'en faisait déjà plus, le hardcore et le métal n'en parlons pas, et là on ne programme plus de rock, même la pop c'est compliqué, regrette Stéphane Bony. Quand les associations avec qui on travaille en programment, on leur demande de faire attention. »

Voilà bien l'un des principaux risques de cette mesure : la disparition de tout un pan des esthétiques de musiques actuelles, particulièrement celles qui génèrent beaucoup de basses dont les fréquences sont expressément visées :

le dub, la techno, la bass music vont devenir compliquées à programmer. Pour les organisateurs de dub, ça sonne la fin de l'esthétique

déplore Cyrille Bonin. Ce que confirme Fabien Hyvernaud du Ninkasi : « pour le dubstep, qui est un peu le nouveau punk, un courant où ça joue très fort, il faut faire attention à demander aux artistes de s'adapter. »

C'est là l'une des grandes questions posées par les diffuseurs : comment faire accepter ces contraintes à des artistes venus de pays où de telles réglementations n'existent pas, sans aller au bras de fer. « Va demander à des mecs comme Dinosaur Jr. ou Sebadoh de baisser le volume... » ironise Cyrille Bonin. Le Sonic a ainsi vu passer des groupes qui jouaient en balance à exploser le record de l'afficheur de décibels: « ça les amusait, rigole Stéphane Bony, nous moins. On a même un groupe qui a arrêté un concert parce qu'on lui demandait de jouer moins fort ». Un autre groupe américain vient d'annuler sa date au Sonic. « Ma hantise, avance de son côté Fabien Hyvernaud, c'est que tout ça aille à l'encontre des fiches techniques des groupes. »

Ingénieur du son, Pierre Desenfant y voit carrément une atteinte à la liberté artistique : « Tout cela démontre le peu de considération pour les musiques amplifiées. C'est comme aller dans un musée et dire : "Monsieur Klein votre bleu n'est pas conforme, il faut en changer" ». Surtout, comme le souligne Benjamin Petit, « ce type de concert, s'adresse avant tout à un public averti à tous les sens du terme », la prévention étant un souci partagé par l'ensemble des diffuseurs.

Vers la fermeture des petits lieux

Pour Pierre Desenfant, toujours, cette loi est injuste à bien des égards : « en prenant en compte les fréquences graves on enlève le côte percussif du son pour ne laisser que les fréquences qui font mal. » L'ingénieur du son souligne aussi une autre réalité : « je le vois quand je me déplace en France, tout le monde n'est pas fliqué de la même façon. Il y a des villes où les salles ont carrément débranché les limiteurs. Pour moi, cette loi est une mesure de répression : on demande à des gens dont ce n'est pas le métier et qui ne savent même pas lire les courbes de son de vérifier des installations qui les dépassent. »

Tous ne partagent pas ce sentiment d'une loi répressive et agressive mais le constat final reste le même pour tout le monde. Pour Benjamin Petit « cette application en local expose tout le monde à des risques potentiels, n'importe qui pourra se faire fermer pour une raison ou pour une autre ». « Je ne suis pas du tout complotiste dans ce domaine, poursuit Cyrille Bonin, et on ne peut pas balayer une question de santé publique d'un revers de main, mais le fait est que les petits lieux se sentent attaqués et que tout ça pourrait arranger l'écologie urbaine pour radicaliser les volontés politiques. Et si cette loi n'a pas pour but la fermeture des petits lieux, elle peut la provoquer. »

Une conséquence qui serait dramatique pour la scène alternative, l'underground et l'émergence, parent déjà bien pauvre selon Thierry Vignard du paysage musical français. « Ce serait catastrophique pour l'ensemble de la chaîne musicale » regrette Benjamin Petit. « Et très dommage pour tout un tas de groupes, selon Stéphane Bony, beaucoup d'entre eux qui ont ensuite explosé ont fait leur première scène lyonnaise au Sonic. Il y a besoin de salles comme ça. » Pour les lieux « à la jauge inférieure à moins de 200 », le co-gérant du Sonic ne voit guère d'alternative à « l'abrogation d'une loi qui concerne aussi bien un festival comme le Hellfest qu'une micro salle comme le Kraspek et ne prend pas en compte les spécificités de chacun. C'est insensé. »

Les propositions en ce sens ayant été rejetées au moment de l'élaboration d'un décret sur lequel ils ont été peu consultés et pas entendus (que ce soit en matière artistique, technique ou économique), les différents "professionnels de la profession" réclament aujourd'hui, comme l'explique un appel du Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de variété, « la réouverture d'une concertation et l'instauration d'une période transitoire afin de permettre la mise au point des outils adéquats et faciliter l'équipement des lieux de diffusion. »

Dans l'intervalle, les solutions sont à chercher au niveau local : « En attendant que le décret soit requestionné, explique Benjamin Petit, il nous faudra aussi trouver un endroit de dialogue avec l'écologie urbaine qui sera chargée de faire appliquer le décret. Je suis peut-être un peu naïf, mais ça me semble plutôt bien parti. » Il vaudrait mieux car si les différents diffuseurs souhaitent continuer à prévenir les risques auditifs ils aimeraient autant le faire sans avoir à faire sortir de leurs consoles le « son du silence ».


Les principales mesures du nouveau décret son

Art. R. 1336-1

I. Les dispositions du présent chapitre s'appliquent aux lieux ouverts au public ou recevant du public, clos ou ouverts, accueillant des activités impliquant la diffusion de sons amplifiés dont le niveau sonore est supérieur à la règle d'égale énergie fondée sur la valeur de 80 décibels pondérés A équivalents sur 8 heures.

II. L'exploitant du lieu, le producteur, le diffuseur qui dans le cadre d'un contrat a reçu la responsabilité de la sécurité du public, ou le responsable légal du lieu de l'activité qui s'y déroule, est tenu de respecter les prescriptions suivantes :

1° Ne dépasser, à aucun moment et en aucun endroit accessible au public, les niveaux de pression acoustique continus équivalents 102 décibels pondérés A sur 15 minutes et 118 décibels pondérés C sur 15 minutes (…)

2° Enregistrer en continu les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé et conserver ces enregistrements

3° Afficher en continu à proximité du système de contrôle de la sonorisation les niveaux sonores en décibels pondérés A et C auxquels le public est exposé (...)

6° Créer des zones de repos auditif ou, à défaut, ménager des périodes de repos auditif, au cours desquels le niveau sonore ne dépasse pas la règle d'égale énergie fondée sur la valeur de 80 décibels pondérés A équivalents sur 8 heures

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SMAC : les musiques actuelles voient triple

ACTUS | En décembre dernier, trois salles de l'agglomération lyonnaise, L'Épicerie Moderne, le Périscope et le Marché Gare ont obtenu de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) le statut de SMAC (Scène de Musiques Actuelles), une première dans le Rhône – et une bonne nouvelle – qui s'inscrit dans la suite logique de la S2M, projet collectif de préfiguration lancé il y a quatre ans.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

SMAC : les musiques actuelles voient triple

«C'est un peu notre cadeau de Noël », s'enthousiasme François Jolivet, directeur de l'Épicerie Moderne de Feyzin, au sujet d'une décision qui a été annoncée à la veille du 25 décembre. Celle de la labellisation SMAC de trois salles de l'agglomération par la DRAC : l'Épicerie Moderne donc, mais aussi à Lyon le Marché Gare et le Périscope. Cela fait donc trois SMAC d'un coup dans un département, le Rhône, qui n'en comptait jusque-là aucune. La fin d'une anomalie en quelque sorte que Benjamin Petit, administrateur et programmateur du Marché Gare, tempère néanmoins : « le modèle originel du dispositif était surtout dédié à des territoires bénéficiant de très peu d'offre culturelle. On ne s'est intéressé aux grandes villes que dans un second temps, ce modèle ne pouvant alors pas correspondre à un territoire comme Lyon ». « La particularité d'un département comme le Rhône, c'est la diversité des acteurs et il n'y a pas trop de trois SMAC pour tenter de répondre par leur singularité et leur complémentarité aux attentes et au besoin du secteur. On n'oublie d'ailleurs pas

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Pour ses treize ans, le Sonic s'affiche

Vernissage | Cette année, le Sonic fête ses treize ans et la chose devrait se traduire par une série d'événements qui restent à définir. Pour l'heure, la désormais célèbre péniche (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

Pour ses treize ans, le Sonic s'affiche

Cette année, le Sonic fête ses treize ans et la chose devrait se traduire par une série d'événements qui restent à définir. Pour l'heure, la désormais célèbre péniche rock du quai des Étroits (mais pas d'esprit, en dehors de quelques voisins par le passé) entend inaugurer la chose par une exposition baptisée 13 ans de concerts en affiches qui se tiendra en sa cale pendant tout le mois de février et rendra hommage aux concerts mythiques accueillis par le Sonic mais aussi aux nombreux artistes-graphistes ayant œuvré à la promotion alternative desdits concerts. Une exposition visible durant les soirées et concerts, présentée dans le cadre du programme 40 ans de musiques actuelles à Lyon. Vernissage le 31 janvier à 19h.

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Un nouveau Ninkasi à la Part-Dieu

Brasserie | Ce mardi 18 décembre, le 17e établissement de la famille Ninkasi ouvre ses portes dans le 3e arrondissement de Lyon. 170 mètres carrés, agrandis d'une (...)

Lisa Dumoulin | Vendredi 14 décembre 2018

Un nouveau Ninkasi à la Part-Dieu

Ce mardi 18 décembre, le 17e établissement de la famille Ninkasi ouvre ses portes dans le 3e arrondissement de Lyon. 170 mètres carrés, agrandis d'une terrasse en été. Les dix-sept variétés de bière de l'enseigne seront disponibles, ainsi que les burgers, bagels et frites traditionnels. La musique sera aussi au rendez-vous avec des concerts chaque mois et des blindtests le lundi. Last but not least, le tout nouveau whisky sera à la carte, avec le reste de la gamme de spiritueux (vodka et gin) du Ninkasi.

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Ninkasi in the UK

Britpop | Pour ceux qui aiment les réveillons à thèmes très fréquentés et déguisés, le 31 décembre à Lyon passe forcément par le Ninkasi, devenu en quelques années un spécialiste du (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 11 décembre 2018

Ninkasi in the UK

Pour ceux qui aiment les réveillons à thèmes très fréquentés et déguisés, le 31 décembre à Lyon passe forcément par le Ninkasi, devenu en quelques années un spécialiste du genre au savoir-faire inégalé. Après la plongée dans le passé l'an dernier au cœur des années 90 et de leurs looks douteux, le Ninkasi a décidé cette année de nager à contre-courant du Brexit et de consacrer une année à l'actualité finalement très anglaise marquée, outre le divorce européo-britannique, par le mariage princier d'Harry et Meghan, la célébration du groupe Queen a travers le biopic Bohemian Rapsody, la reformation des Spice Girls et – on se permet d'ajouter – le sublime parcours européen du Liverpool FC, digne de la grande époque des Reds des années 70-80. Surtout, le brasseur-distilleur entendait marquer le coup de la sortie du premier gin labellisé Ninkasi. Alors voilà une soirée 100 % british pour laquelle le dress code conseillé sera estampillé famille royale – c'est le moment de sortir les tailleurs jaune poussin ou lavande façon Elisabeth. Pour ce qui est de l'ambiance, on nous pro

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Brassage de talents au Ninkasi Music Lab

Concours | Créé en 2016, le Ninkasi Music Lab – qui récompensa l'an dernier le hip-hop de Kikesa – a battu des records d'affluence cette année. Sur les 189 (!) (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 27 novembre 2018

Brassage de talents au Ninkasi Music Lab

Créé en 2016, le Ninkasi Music Lab – qui récompensa l'an dernier le hip-hop de Kikesa – a battu des records d'affluence cette année. Sur les 189 (!) candidats régionaux, douze ont été retenus – neuf par un jury de professionnels, trois par le public sur une plate-forme dédiée – pour les soirées de sélection qui se dérouleront au Ninkasi Kafé, les 4 décembre, 8 janvier, 5 février et 5 mars. Ponta Preta (surf rock), Blade (hip-hop), Effigie (électro), Bear's Tower et CMK (folk), Brume (new wave), Micromega et TV Party (indie pop), Zacharie (chanson), Cramble (pop), The Mood's Trip et Wandering Stream (rock alternatif) rendront ainsi compte de la richesse et de la diversité d'Auvergne-Rhône Alpes en matière de musiques actuelles. Les trois artistes les plus prometteurs officieront le 15 mai lors d'une soirée de clôture "Best of the Lab" où sera désigné le ou les lauréats de l'année, bénéficiaire(s) d'un accompagnement artistique et financier du

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Fabien Hyvernaud : « on fait quelque chose qui a du sens »

Ninkasi | Programmateur, directeur de production et administrateur de Ninkasi Musiques de 2008 à 2015, Fabien Hyvernaud y revient pour occuper le poste de directeur général. Il nous parle de son rôle, de programmation et de l'évolution du Ninkasi Music Lab.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 septembre 2018

Fabien Hyvernaud : « on fait quelque chose qui a du sens »

Après trois ans passés au Sucre comme directeur de production, vous revenez en cette rentrée dans le groupe Ninkasi en tant que directeur général de Ninkasi Musiques. En quoi consiste ce poste exactement ? Fabien Hyvernaud : Mon travail, c'est de manager l'équipe de Ninkasi Musiques qui s'est enrichie d'une administratrice, d'un régisseur, d'un chef de produit musique, et d'incarner la direction artistique du groupe, du Ninkasi Kafé à l'ensemble des quinze établissements actuels, sachant qu'il en ouvre environ trois par an et que chaque nouvel établissement est désormais équipé d'une scène pour accueillir des concerts. Ça représente combien de concerts par an sur l'ensemble des enseignes ? Plus de mille. À Gerland, il y a quasiment une date tous les jours rien que sur le live. Et ça se développe constamment avec les enseignes et le champ animation. Pour combien de spectateurs ? 66 000 pour le Kao l'an dernier et 62 000 pour le Kafé. On est à pratiquement 130 000 sur Gerland. Sur les lieux Ninkasi il est plus difficile d'avoir des estimations, comme ce sont des lieux de vie, c'est compliq

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Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Marché Gare | Repoussé hors-les-murs par des travaux conséquents, le Marché Gare s'offre le temps de cette parenthèse "Une Échappée sauvage", à coups de concerts, de projections et d'animations dans toute la ville. L'occasion de mener une réflexion sur les projets de la salle. Le point avec Benjamin Petit, coordinateur et programmateur du lieu.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 septembre 2018

Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Il était question un temps que vous déménagiez, le bâtiment étant censé être détruit, finalement il va être largement rénové et le Marché Gare pérennisé. Benjamin Petit : En effet, la salle a toujours été en sursis du fait de sa situation et du projet Lyon Confluence. Ç'a laissé cours à des rumeurs de déménagement, de destruction mais il n'y a jamais eu de projet alternatif concret. En revanche, il y a toujours eu un flou et cet avenir incertain a beaucoup conditionné le développement du Marché Gare. On a eu la confirmation qu'on resterait il y a quatre ans mais le projet définitif, on ne l'a entrevu qu'il y a deux ans. Comment expliquer cette décision ? C'est forcément une volonté politique. Si la ville de Lyon et la SPL en viennent à se dire que la salle doit rester, c'est qu'elle représente des enjeux politiques forts. Ce n'est pas non plus anodin que la labellisation SMAC soit en cours, ça veut dire que la Ville, le ministère de la Culture et la Région croient en notre travail : avec des petits moyens, on a réussi à bâtir une activité de qualité, saine, avec une fréquentation de 1500

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Grandmaster Flash à la Ninkasi Urban Week

hip-hop | Le festival de la culture urbaine de la Ninkasi Urban Week revient à Lyon pour sa 4e édition, du 21 au 27 mai, avec un programme fort rythmé. Préparez-vous à danser, mais pas que.

Margaux Rinaldi | Mercredi 23 mai 2018

Grandmaster Flash à la Ninkasi Urban Week

Sur la liste des artistes invités, seront présents : Rémy, Dinos, Telep, Biffty & DJ Weedim, Kikesa ou encore Dooz Kawa. Même le parrain du hip-hop Joseph Saddler, plus connu sous le nom de Grandmaster Flash, sera là pour enflammer la piste : ceux qui ont récemment lu la bande dessinée d'Ed Piskor, Hip-Hop Family Tree, savent à quel point cet homme a marqué l'histoire du genre. N’oubliez pas non plus de vous inscrire à la battle de danse, un contre un, au Ninkasi de la Guillotière. Quant à ceux qui hésitent, peut-être que le rap défendu par le label Galant Records, toute nouvelle entité lancée par Jarring Effects, qui invite le Rouennais Vîrus, ou encore celui de Eurêka, parviendront à vous convaincre. Mutafukaz et une piste de skate À la Ninkasi Urban Week, personne n’est mis de côté. Surtout pas les fans de BD, qui pourront assister à la projection du film Mutafukaz

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Les nuits raccourcies du Sonic

Politique Culturelle | Au Sonic, on ne navigue toujours pas en eaux calmes : l'autorisation d'ouverture tardive a été momentanément retirée au bateau rock. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 12 décembre 2017

Les nuits raccourcies du Sonic

Le Sonic a encore défrayé la chronique ces derniers jours. L'autorisation de nuit de la péniche la plus rock de la ville, à la programmation impeccable, lui a en effet été retirée suite à un avis défavorable des services de l'écologie urbaine de la Ville de Lyon. Coup dur : si les concerts en début de soirée attirent du monde, c'est surtout l'activité clubbing de nuit qui permet de faire tourner le lieu (représentant 65% de l'économie de la salle selon ses responsables). Comme de coutume, les réseaux sociaux ont été prompts à s'indigner. Et un concert de soutien est organisé ce vendredi 15 décembre, avec Abschaum et Pratos, fleurons de la scène locale. Stéphane Bony, le directeur du Sonic, nous confirme les faits : « Nous avons reçu un courrier des services de l'écologie urbaine : on nous reproche un non respect de la législation actuelle sur le niveau sonore des concerts. Nous devons aussi recalibrer notre limiteur, qui était devenu obsolète. C'est en cours. » Le limiteur en question enregistre à la fois le niveau sonore et l'amplitude horaire de l'activité. Il avait déjà été la cause de préc

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Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

Clubbing | L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous (...)

Sarah Fouassier | Mardi 12 décembre 2017

Roy Davis Jr au Ninkasi ou Garçon Sauvage au Sucre ?

L’éternelle question revient telle un mantra chaque année : que faire le 31 décembre ? Et surtout, où aller ? Si vous êtes prêts à braver froid et foule pour vous réchauffer sur le dancefloor, direction les péniches : musiques afro, disco, house et décor tropical prendront le contrôle de La Marquise dans une ambiance concoctée par la joyeuse team d’Art Feast, habituée des lieux. Sur le bateau Bellona, c’est encore la fièvre du disco associée aux tubes mythiques des années 90 qui transportera joyeusement ses passagers vers 2018. Quant à La Plateforme, des résonances latines prendront possession de l’embarcation avec une soirée organisée par la radio lyonnaise Capsao. Pour les amateurs de house, c’est du côté du Ninkasi et du Groom qu’il faudra vous rendre. À Gerland, le dresscode sera résolument tourné vers les nineties avec un invité de marque : Roy Davis Jr, venu tout droit de Chicago pour nous délivrer house, disco et techno. Si vous êtes adepte d'un club plus intimiste, on vous conseille le Groom qui invite un DJ et producteur français à suivre de près, Aleqs Notal, qui se plier

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Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Ninkasi | Pour ses vingt ans, le Ninkasi s'est offert un lifting : rendez-vous le 16 octobre pour un lieu multiple repensé autour d'une programmation toujours plus éclectique où se croiseront jusqu'en décembre Arrested Development, The Stranglers ou encore Tété. On en parle avec Christophe Moulin, le programmateur.

Sébastien Broquet | Mardi 19 septembre 2017

Christophe Moulin : « Le brassage, c'est aussi mixer food, bières et musiques »

Quel retour feriez-vous de votre première année de programmateur du Ninkasi ? Christophe Moulin : Il y a un an, nous avons commencé les travaux, dont nous ne récoltons pas encore les fruits. C'était une année de transition, mais aussi de complication pour le public, pour les artistes - les backstages étant en travaux. On s'en excuse encore ! C'était une année d'expérimentation, sans pouvoir aller au bout du geste. Ça va vraiment démarrer le 16 octobre : là on va commencer à dérouler la machine telle qu'on l'a réfléchie il y a deux ans. Je garde de très bons souvenirs comme The Game, ou encore la Ninkasi Urban Week où l'on a pu investir l'espace urbain, notre travail sur le Mur7 avec Birdy Kids. C'est ma touche personnelle, cette porosité entre la salle et le quartier. J'ai du mal à rester en place ! C'est normal que les habitants n'entrent pas obligatoirement dans une salle de concerts qui reste un cube fermé. Mais le concert doit sortir à l'extérieur, lui.

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Franchir le cap avec Juan Atkins

Clubbing | Pour les amateurs de musique électronique, le réveillon se passera du côté de Gerland, dans l'antre du Ninkasi où est convié le géant Juan Atkins, l'un des (...)

Sébastien Broquet | Mardi 13 décembre 2016

Franchir le cap avec Juan Atkins

Pour les amateurs de musique électronique, le réveillon se passera du côté de Gerland, dans l'antre du Ninkasi où est convié le géant Juan Atkins, l'un des fondateurs de ce mouvement que l'on nomme tout simplement techno. C'est à Détroit, avec ses compères du lycée de Belleville que sont Derrick May et Kevin Saunderson qu'il a posé les bases de ce son qui a renversé les clubs du monde de longues années plus tard. Petit retour sur son parcours : dès 1981, Atkins fonde avec Rick Davis un duo nommé Cybotron qui reste séminal dans l'histoire des musiques électroniques, et sort l'année suivant un premier album sur lequel on retrouve l'anthem électro qu'est Clear, qui marquera des générations de DJs. L'année suivante, la paire fait entrer le mot techno dans le champ lexical des musicologues avec le track Techno City. S'ensuivra l'aventure Model 500, en solo mais tout aussi culte et prolifique, avant un premier album sous son nom, Deep Space en 1995. Son projet Infiniti, où il déroule une techno des profondeurs, mélodique et hypnotique (écoutez l'immense Postcard from the Future), fascine tout autant par sa spiritualité éloignée d

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Le Ninkasi brasse local

19e Anniversaire | Point d'énorme fête avec têtes d'affiches ni de rétrospective, pour ce 19e anniversaire du Ninkasi qui pointe le bout de la truffe la semaine prochaine, mais (...)

Sébastien Broquet | Mardi 6 septembre 2016

Le Ninkasi brasse local

Point d'énorme fête avec têtes d'affiches ni de rétrospective, pour ce 19e anniversaire du Ninkasi qui pointe le bout de la truffe la semaine prochaine, mais une volonté de s'afficher brasseur de musiques autant que de houblon avec deux soirées mettant en avant les artistes locaux accueillis durant la pause estivale en résidence de création, l'un des axes forts que le lieu veut impulser depuis sa reprise en main artistique par l'échappé du Cargo, Christophe Moulin. Culottes Courtes, Scampi (photo) et Mary seront ainsi à l'affiche le mardi 13, et Honest, Segfault et XI le lendemain. Jeudi, les DJ résidents Maggy Smiss et Oskar Lewel gardent la main. Avant, surtout, une party sous l'égide du label Embrace le vendredi 16 : UK house toute la nuit avec l'esthète Clément Bazin (déjà repéré aux côtés de Woodkid), mais aussi Crayon, The Geek & VRV et surtout Daze, le tout en live dans la salle du Kao. À noter que

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Daniel Romano : La Métamorphose

Country & Pop | Ex-punk rocker, devenu plus countryman que la country, le cow-boy canuck Daniel Romano a opéré une nouvelle mue musicale avec Mosey, grand œuvre de westernades pop folk fait d'arrangements grandioses et de croisements esthétiques.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 septembre 2016

Daniel Romano : La Métamorphose

On a connu le dénommé Daniel Romano s'affichant en photo ou en pochette d'albums — son Come Cry with me en tête — en costumes tissés façon tapisserie à motifs floraux, complet de countryman d'un autre âge (sans doute dérobés en douce dans la garde-robe épileptique de Porter Wagoner), surplombé d'un Stetson, d'une moustache et d'une lavallière rose hésitant par politesse entre le fuchsia et le bonbon. Ainsi attifé comme le fantôme de l'Opry (Nashville, Tennessee), le Canadien (il n'est même pas Américain) déroulait une country ad hoc, entre clonage d'Hank Williams et meta-country en ratatouille, et fameuse avec ça, de George Jones, Merle Haggard, Johnny Cash et many consorts. Et à l'aquoibonisme possiblement généré par cette démarche d'antiquaire musical, Romano répondait d'abord par son sens aigu du songwriting. Peu importe le style, le but c'est de mettre dans le mille, dit le cow-boy.

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Le Ninkasi Kao remet la pression

Musiques Actuelles | La vie des salles lyonnaises est animée ces derniers mois : c'est désormais le Ninkasi Kao qui fait l'actualité en relançant son activité de production de concerts mais pas seulement, comme nous l'explique Christophe Moulin, tout nouveau directeur de la partie musicale, venu de Caen où il avait fondé le festival Nördik Impakt.

Sébastien Broquet | Mardi 10 mai 2016

Le Ninkasi Kao remet la pression

Pourquoi le Ninkasi relance l'activité de concerts au Kao maintenant ? La raison est lointaine et dépasse de très loin mon arrivée, le 1er mars dernier. Les concerts s'étaient arrêtés depuis 2009, quand les pouvoirs publics ont décidé de ne plus verser de subventions à l'association Kao Connection, qui portait alors cette activité. Nous avons décidé de relancer un projet culturel fort, pas seulement des concerts qui n'en sont qu'une partie, mais aussi de développer un soutien aux groupes émergents, de l'accompagnement, des résidences, un soutien en communication... La production de concerts va faire partie d'un ensemble cohérent, utilisant les différents espaces du lieu. C'est une envie de mettre le pilier musique au cœur du projet avec Christophe Fargier, le directeur, au delà du simple concert : le Ninkasi est un ensemble formidable, on ne se refusera rien. Pour quelle direction artistique ? Nous n'avons aucune subvention aujourd'hui, donc nous sommes dans une économie toujours précaire. Mais nous voulons un projet ambitieux, pertinent, au cœur de la ville et collaboratif avec les différentes associations lyonnaises, c

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Michel Cloup, debout

Rock | C'était en mode plus qu'intime que Michel Cloup avait en solo (en forme de duo, mais marqué pour la première fois de son vrai nom) fini par « recycler (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 avril 2016

Michel Cloup, debout

C'était en mode plus qu'intime que Michel Cloup avait en solo (en forme de duo, mais marqué pour la première fois de son vrai nom) fini par « recycler cette colère » qui a toujours été la sienne, lui le bâtisseur d'hymnes à la moue. Le deuil marquait ainsi puissamment, indélébile, l'immense Notre silence, avant que la meurtrissure du couple blessé ne vienne remuer Minuit dans tes bras. Et voilà que pour son déjà troisième album solo (même remarque que précédemment, même si le batteur Patrice Cartier laisse place à Julien Rufié), Ici et là-bas, investit le terrain d'une révolte on ne peut plus en phase avec la période. À l'heure où le peuple, ou ce qu'il en reste, se lève la nuit à la recherche d'une solution, Cloup acte la disparition de la classe ouvrière (La classe ouvrière s'est enfuie) et la difficulté à dire nous (Nous qui n'arrivons plus à dire nous). Les deux titres étaient annonciateurs de ce disque où Cloup retrouve quelque chose de sa jeunesse énervée et éternelle, qui plus est mûrie et nourrie d'un travail sur ses origines (là encore des chansons qui s'ancrent toutes seules dans la chair de l'actualité).

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La préfecture ferme le Sonic pour 15 jours

ACTUS | Sale période pour le Sonic, club rock emblématique de la ville, qui doit fermer pour quinze jours à compter de ce soir suite à un arrêté préfectoral pour tapage nocturne.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 avril 2016

La préfecture ferme le Sonic pour 15 jours

L'histoire sans fin des clubs et bars faisant vivre l'économie nocturne mais victimes de l'incompréhension des services publics vient de se noircir d'une page supplémentaire. C'est le Sonic qui subit ce nouveau chapitre : la préfecture du Rhône lui a signifié ce jeudi 14 avril une fermeture administrative de quinze jours, sans possibilité de recours. Six concerts et soirées sont annulés. Celui très attendu de Michel Cloup et Matt Elliott est déplacé au Transbordeur, au même prix et en soutien au Sonic. Cette date, ironie du sort, fêtait les dix ans de programmation de ce lieu emblématique et fondamental de l'écosystème culturel comme de la vie nocturne lyonnaise. Triste anniversaire. La raison ? Le vendredi 29 janvier (soir où jouait DJ SoFa) la police est intervenue après la fermeture du lieu. Stéphane Bony, patron de la péniche amarrée quai des Étroits, raconte : « Ils sont arrivés en mode "on va se payer le Sonic", à 4h15. Le bar était fermé, le personnel faisait le ménage dans la salle vide. Mais il y avait encore quelques personnes sur le pont, on laisse partir les gens au compte-gouttes justement pour éviter le tapage nocturne qui nous était reproché par les

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Lyon, reine de la nuit mais...

ACTUS | Alors que Lyon vient d'être récompensée pour la qualité et le dynamisme de sa vie nocturne, on apprend que l'un des discrets et néanmoins essentiels artisans de cette réussite, le Sonic, est sous la menace d'une fermeture. Pas glop.

Benjamin Mialot | Jeudi 26 novembre 2015

Lyon, reine de la nuit mais...

Il y a deux jours, à Paris, se déroulait la 21e édition des Trophées de la nuit, sortes de 7 d'Or du noctambulisme (dans tant la forme que dans la représentativité). Surprise, c'est Lyon qui a remporté cette année le titre de "Ville nocturne", propulsée au sommet, on l'imagine, par le succès de Nuits Sonores et de son bras bétonné, Le Sucre. Comme un signe, ce sont les adjointes au développement économique (Fouziya Bouzerda) et au tourisme (Sandrine Frih) qui se sont félicitées de la chose : «La reconnaissance des professionnels au niveau national renforce la pertinence de la démarche lyonnaise fondée sur la concertation et le dialogue avec les acteurs locaux de la nuit et son rôle dans le rayonnement et l’attractivité du territoire. En quelques années, Lyon s’est imposée comme une ville moteur en matière d’attractivité nocturne.» Car la réalité est un peu moins glamour, en tout cas pour les acteurs se faisant fort de proposer une alternative à la Sainte Trinité col blanc/mojito/EDM, à laquelle sont dévoués les "professionne

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Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

MUSIQUES | 03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

MUSIQUES | Hasard du calendrier, trois hauts lieux des musiques dites actuelles fêtent leur dixième anniversaire cette saison : l’Épicerie Moderne, le Marché Gare et le Trokson. Et en fanfare s'il vous plaît.

Benjamin Mialot | Mardi 22 septembre 2015

Épicerie Moderne, Marché Gare et Trokson : 30 ans à eux trois

Il est aussi vain de vouloir donner du sens à un anniversaire que de chercher à justifier un mariage : dans un cas comme dans l'autre, l'événement est surtout prétexte à faire la chouille avec les copains. Reconnaissons toutefois à l’Épicerie Moderne ses efforts : pour marquer le coup de ses dix ans d'existence, elle s'est mise en quatre pour éditer un livre et un vinyle live commémoratifs. Le premier verra le jour le 17 octobre, dans le cadre d'une journée d'animations (tatouage, photo call, papertoys...) ponctuée par un concert du brass band à tout faire The Soul Rebels. Le second sera prêt pour celui du mètre-étalon (et étalon tout court) rock Jon Spencer (voir page 4). Deux habitués des lieux verront également leurs prestations "pimpées" pour l'occasion : d'un côté les Melvins (le 2 octobre), de l'autre Patrick Watson. Les parrains malgré eux du grunge se produiront au sortir d'une dégustation de vin en compagnie des œnologues with an attitude de Wine&Noise, tandis que l'élégant songwriter baroque le fera en parallèle d'un débarras de goodies

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Solids, droit dans le mur du son

MUSIQUES | Inaugurée par une belle insomnie collective en creux du onzième anniversaire de Grrrnd Zero, la cinquième édition du Humanist SK Festival atteindra en théorie (...)

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Solids, droit dans le mur du son

Inaugurée par une belle insomnie collective en creux du onzième anniversaire de Grrrnd Zero, la cinquième édition du Humanist SK Festival atteindra en théorie son seuil critique les 25, 26 et 27 septembre prochains. En pratique, c'est toutefois dès cette semaine que cette émérite kermesse alterno-bruitiste – organisée par les labels parisien et lyonnais du même demi-nom – pourrait défrayer la chronique (ici au sens de "douleur chronique", mettons aux tympans), à l'occasion du concert de Solids, duo saturation-martellement canadien qui fait de la musique comme d'autres font rouler des pierres. Mais attention, pas de la caillasse format intifada hein. Plutôt un bon gros rocher chouré sur le set de quelque film d'aventure en milieu tropical, qui dévale en ligne droite et à grande vitesse l'histoire récente de la musique très amplifiée, des power pop songs gavées de coups d'éclat guitaritstiques de Built to Spill au classic rock réduit en miettes de The Men – et écrase au passage les comparaisons trop évidentes avec No Age ou Japandroids, autres duos portés sur l

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Django Django, les maîtres de l'univers pop

MUSIQUES | Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Django Django, les maîtres de l'univers pop

Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir en deux sur un changement de ton. Et où, sur fond de claviers quasi carpenteriens, sous un empilement de "ouh ouh" et perdu dans une rythmique space funk, un chœur chante «Take it back if you really, really wanna take it to the stars». Là commence un voyage qui n'est que changement de direction dans l'espace-temps (d'où sans doute la référence à Saturne, planète géante, donc, et dieu du temps du panthéon romain). Car Born Under Saturn est plein de fausses cassures de rythme (le "sax" de Reflections) qui sont autant de passages semblables à ces trous de vers qui permettraient en théorie d'accéder d'un bout du cosmos à l'autre ; plein de sauts quantiques musicaux qui ne sont pas sans rappeler, en plus sophistiqué, la manière qu'avaient en concert leurs aînés du Beta Band de s'échanger les instruments en plein milieu d'un morceau ; plein de ces digressions dignes, tant pis, on les cite, des contrepoints chers aux Be

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Metz ou le hardcore sidérurgique

MUSIQUES | Affublé d'un blase de préfecture de Moselle, Metz a taillé dans le vif pourtant déjà très à vif de son premier album pour livrer "II", transformation d'essai rageuse et tranchante qui semble droit sortie du fracas et de la chaleur infernale des hauts-fourneaux lorrains. Tout cela depuis le Canada.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Metz ou le hardcore sidérurgique

Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, importante ville de l'Empire Carolingien, du Saint-Empire romain germanique et, par intermittence, de la première division du championnat de France de football. Ville libre et souvent assaillie, Metz vainquit par la main de Saint-Georges le maléfique Graoully et par les pieds de Tony Kurbos et Jules Bocandé le FC Barcelone au Camp Nou en Coupe des Coupes 1984-85. Elle connut aussi des défaites avec l'annexion par l'Allemagne et la perte du championnat de France de football 1998 à la différence de but aux dépens du RC Lens – deux épisodes que les Messins préfèrent oublier... Bien, ouh là, stop, soyez sympas, rembobinez : on s'égare, Metz n'étant pas le sujet de cet article. Ou plutôt si, mais le Metz canadien, groupe hardcore de son état, baptisé ainsi suite à un concert lorrain visiblement marquant de deux de ses membres en 2006 – le hors-sujet n'est donc pas total, même si au contraire de la ville, Metz le groupe présente une diversité architecturale assez

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2 Bal, toujours aussi efficace

MUSIQUES | Deux de perdus, deux de retrouvés. Alors que La Cliqua (ou du moins ce qu'il en reste) devait se produire dans le cadre du 18e anniversaire du Ninkasi, (...)

Benjamin Mialot | Mardi 8 septembre 2015

2 Bal, toujours aussi efficace

Deux de perdus, deux de retrouvés. Alors que La Cliqua (ou du moins ce qu'il en reste) devait se produire dans le cadre du 18e anniversaire du Ninkasi, ce sont finalement d'autres MCs habitués des rubriques "Que sont-ils devenus ?" qui viendront souffler les bougies : 2 Bal, alias G-Kill et Doc TMC, rescapés d'un temps révolu où la rue n'était pas un terrain de workout comme les autres et où le beatmaking consistait à convaincre son prochain de rouler du bassin plutôt que des mécaniques. On parle bien sûr des années 90, âge d'or du rap français en général et francilien en particulier (Scred Connexion, ATK, X-Men...) dont, selon l'histoire officielle, les jumeaux de Seine-et-Marne écrivirent les prémices dès la sixième. Celle avec un grand H retiendra leur contribution à la mythique BO de Ma 6té va crack-er (La Sédition, 1996) et l'album 3 x plus efficace (même année), classique instantané de boom bap gaillard et néanmoins décontracté – Poètes de la mort sample le jeu Mortal Kom

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L'éternelle jeunesse de Thurston Moore

MUSIQUES | Est-ce par atavisme onomastique ou toponymique? Toujours est-il que Thurston Moore, ci-devant leader éternel devant l'éternel de Sonic Youth, adore le (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 mai 2015

L'éternelle jeunesse de Thurston Moore

Est-ce par atavisme onomastique ou toponymique? Toujours est-il que Thurston Moore, ci-devant leader éternel devant l'éternel de Sonic Youth, adore le Sonic. On parle de ce bateau accolé aux quais du Rhône d'où s'envolent effluves punks et autres entreprises... soniques de tout type, avec une nette préférence pour la dissonance et l'expérimentation. Voilà une autre des raisons pour laquelle Thurston est si enclin à faire étape en ce lieu chaque fois qu'il vient à Lyon. Homme avisé et attentionné, c'est un "concert secret" et donc un peu surprise que vient livrer l'ancien petit gars du Connecticut monté à New-York pour redonner ses lettres de noblesse à la profession d'ORL à la fin des années 70. Et c'est accompagné d'un super groupe qu'il entend (car lui entend encore) le faire : le fidèle Steve Shelley, Deb Googe (la fille et la basse dans My Bloody Valentine, autre grand générateur d'acouphènes) et James Sedwards dont John Peel disait qu'il était le seul non footballeur dont il était jaloux en tant que personne. Ensemble, les quatre ont produit dernièrement The Best Day, première saillie de Moore post-divorce youthien et grand album solo

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Gloire à l'art de rue

MUSIQUES | Devenu en quelques «coups de cœur» bien sentis la place forte du rap haut du front, le Ninkasi passe la démultipliée en consacrant une semaine entière de sa (...)

Benjamin Mialot | Mardi 3 mars 2015

Gloire à l'art de rue

Devenu en quelques «coups de cœur» bien sentis la place forte du rap haut du front, le Ninkasi passe la démultipliée en consacrant une semaine entière de sa programmation aux cultures urbaines. Débutée pendant le bouclage de ce numéro, la Ninkasi Urban Week, c'est le nom de l'événement, se poursuit jusqu'au 8 mars avec notamment deux soirées musicales qui s'annoncent lourdes de fou (désolé). D'un côté (le 6 au Kao), un concert donnant à entendre le rap francophone dans toutes ses nuances : méditerranéen et mature chez Demi Portion, aboulique et finaud chez l'atypique Beny le Brownies (le Earl Sweatshirt de la Haute-Savoie, pour le dire vite) et bondissant et revenu de tout dans le cas du pionnier du Seine-Saint-Denis Style Busta Flex – il n'a d'ailleurs jamais aussi bien kické que sur Sexe, violence, rap et flooze (2000), son deuxième album. De l'autre (le lendemain au Kafé), un plateau tentaculaire de platinistes du cru emmené par DJ Format, vétéran britannique du frottage de vinyle et camarade de chambre, au sens moqueur du terme, de Jurassic 5 – et auteur de deux albums à la belle patine 70

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L'âge de déraison

MUSIQUES | «- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 9 septembre 2014

L'âge de déraison

«- Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, / Vous demandez des bocks ou de la limonade... / - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans / Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.» écrivait Arthur Rimbaud du haut de sa fringante et géniale précocité. Bon, pour les tilleuls sur la promenade on n'est pas sûr. Mais pour le reste, le café éclatant, les bocks, la limonade maison, et l'envie de faire les foufous, on peut penser qu'on tient là une description assez fidèle de ce que pourraient être les 17 ans du Ninkasi. A ceci près qu'il y aura aussi un bœuf – musical, s'entend – pour ouvrir des festivités qui dureront pas moins de cinq jours (du 10 au 14 septembre). Et qui comprendront l'un de ces fameux et surréalistes blind tests d'Harry Cover et DJ Stéphane – champions du monde de rébus – une journée enfants à la Guitoune, la présence de la résidente Maggy Smiss et de la référence hip-hop DJ Sly. Mais aussi, et surtout, un concert qu'on annonce assez dingue avec les électro-rocko-classieux marseillais de Nasser et une révélation pop multicolore lyonnaise, An

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La rentrée des clubs

MUSIQUES | Un ravalement par-ci, un partenariat par-là : le Sucre a beau monopoliser toute l'attention médiatique, les autres repaires à noctambules de la ville ne sont pas en reste question nouveautés. Tour des propriétaires. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Vendredi 20 septembre 2013

La rentrée des clubs

Si le milieu électro a longtemps déploré l'absence d'un club au sens berlinois du terme, il n'a pas attendu l'ouverture du Sucre pour se doter de lieux de vie nocturne où poser ses valises de vinyles. Rien que sur l'année écoulée, ils sont deux à avoir ouvert leurs portes pour la première fois. D'un côté le Platinium, qui après une première saison aux mains de Doop Event est aujourd'hui géré par Touche Française. Un passage de relais sans incidence sur la ligne artistique (prédominance de la house, notamment lors de nouvelles soirées mensuelles baptisées Club Sofa) et pour cause : Touche Française assurait déjà sa direction artistique. De l'autre le Terminal, propriété de Doop Event justement, qui a souhaité se consacrer pleinement à cette intime et modulable boîte noire dévolue à la techno et à la house. Ils sont rejoints cette saison par un troisième lieu, le Distrikt XII, situ

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Le Ninkasi a 16 ans

MUSIQUES | Le Ninkasi soufflera prochainement sa seizième bougie. L'occasion pour le tentaculaire brasseur de lancer sa saison musicale, avec cinq jours de (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 30 août 2013

Le Ninkasi a 16 ans

Le Ninkasi soufflera prochainement sa seizième bougie. L'occasion pour le tentaculaire brasseur de lancer sa saison musicale, avec cinq jours de festivités (du 11 au 15 septembre, au Kafé et au Kao) durant lesquels se produiront, entre autres, ses DJs maison, les groupes les plus convaincants des scènes ouvertes qui ont jalonné la saison précédente (on avoue un faible pour le garage atrabilaire de Little Garçon) et surtout les Uzual Suspektz et le S-Crew (un satellite de L'Entourage), deux collectifs rapologiques des plus prometteurs. Programme complet ici : http://www.ninkasi.fr

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Old Field

MUSIQUES | Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 14 juin 2013

Old Field

Amateurs d'old time music, cette discipline qui plante ses racines dans les collines des Appalaches, collectionneurs de 78 tours, de murder ballads et de cavalcades de banjo, réjouissez-vous : voici venir Frank Fairfield au Sonic. Certes l'intéressé n'est en rien originaire des montagnes de Virginie de l'Ouest ou de quelque élevage de poulets du Kentucky, mais de Los Angeles, là où l'old time est autant à sa place que le crunk à Saint-Dié-des-Vosges. Mais Fairfield n'est pas à une contradiction près : alors qu'à l'entendre, on imagine un hillbilly édenté et calleux, c'est un jeune homme bien mis et gominé qui se présente. Redoutable joueur de banjo, de guitare et de violon, Fairfield fait voyager l'auditeur dans le temps avec une virtuosité et une authenticité qui tuent dans l'oeuf tout procès en singerie. Preuve que quand la musique ne fait pas du jeune avec du vieux, elle fait du vieux avec des jeunes, renversement dont Fairfield est un digne représentant, chevillé à une tradition

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Love à Moore

MUSIQUES | Lorsqu’il s’agit de déterminer qui diable fut le parrain du grunge, on pense, privilège de l’âge, à Neil Young, mais on a tendance à oublier Thurston Moore - (...)

Stéphane Duchêne | Jeudi 16 mai 2013

Love à Moore

Lorsqu’il s’agit de déterminer qui diable fut le parrain du grunge, on pense, privilège de l’âge, à Neil Young, mais on a tendance à oublier Thurston Moore - qui d’ailleurs avait quelque peu relancé la carrière du "Loner", en lui permettant, inspiré par un feu nourri de larsens, d'enfanter les albums Ragged Glory et Arc. En 1991 (en témoigne le documentaire The Year Punk Broke) Moore était persuadé, sans qu’on sache s’il faisait œuvre de prétention, de foi ou de potacherie (en fait un peu des trois) que Sonic Youth et son entourage, les Dinosaur Jr. Gumball, Babes in Toyland et autres Nirvana, étaient les étincelles qui allumeraient une révolution. Celle d’une Génération X embourbée dans son mal-être au faîte du règne conservateur des Reagan-Bush. Le fait est que Sonic Youth, s’il anticipa de très loin le grunge et en livra les prémices, fit davantage que lui survivre, faisant entrer la noise dans la pop et la pop dans la musique expérimentale et vice-versa. Hasard du calendrier, voilà que Moore se pointe à Lyon la veille d

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