Le TNP remodelé avec l'arrivée de Jean Bellorini

Mercato | Christian Schiaretti laisse sa place à Jean Bellorini à la tête du Théâtre National Populaire.

Nadja Pobel | Mardi 10 septembre 2019

Photo : © Jean-Baptiste Millot


En cet alignement historique des planètes où les institutions culturelles de la métropole lyonnaise changent de visages (Subsistances, Point du Jour, Célestins pour moitié à l'hiver dernier, mais aussi Villa Gillet, École des Beaux-Arts, bientôt l'Opéra…), la nouvelle direction du TNP n'est pas la moins scrutée. Au terme d'un long processus de recrutement, c'est Jean Bellorini qui prendra les manettes de ce paquebot de la décentralisation et mettra ainsi un terme à dix-huit années d'occupation des lieux par Christian Schiaretti – quoiqu'il soit encore missionné par le ministère de la Culture pour célébrer le centenaire de la création du TNP (alors parisien) en novembre prochain.

Jean Bellorini, 38 ans, est depuis 2014 à la tête du CDN Gérard-Philipe de Saint-Denis. Comédien de formation, metteur en scène, créateur lumières, il est aussi scénographe (à l'instar de Marc Lainé au CDN de Valence ou Stéphane Braunschweig à l'Odéon). Au TNP, il a pour projet d'associer les artistes Joël Pommerat, Tiphaine Raffier, André Markowicz, Thierry Thieû Niang et Lilo Baur et d'en faire « un théâtre de création d'envergure, privilégiant les grandes formes, les grands plateaux, montrant une ambition internationale, tout en cultivant un ancrage territorial fort ». Sa première saison sera en 2020-21.

Pour l'heure, ses créations de 2018 passent par là : Un instant, d'après Marcel Proust est programmée au Théâtre de la Croix-Rousse – où il avait déjà donné Paroles gelées et La Bonne Âme de Se-Tchouan et Vie et mort de mère Hollunder (à Villefranche, en novembre). Fidèle aux grands auteurs qu'il sert avec un sens du plateau indéniable, il pourra aussi s'emparer des semaines de "bienvenue" laissées vacantes au TNP en juin prochain. Et en juillet, il sera dans la Cour d'honneur du Palais des Papes d'Avignon avec Orfeo, d'après la fable du 15e siècle d'Ange Politien.


Un instant

D'après Marcel Proust, ms Jean Bellorini
Théâtre de la Croix-Rousse Place Joannès Ambre Lyon 4e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


Vie et mort de Mère Hollunder

Ms Jean Bellorini, 1h
Théâtre de Villefranche Place des Arts Villefranche-sur-Saône
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

Villeurbanne | 100 ans en plein Covid, 101 ans cette année. Enfin le TNP peut convoquer son histoire lors d’un mois de septembre dense et réjouissant. De Paris à Villeurbanne, de Firmin Gémier à Jean Bellorini, l’aventure du théâtre national populaire transcendée par Roger Planchon est aussi l’histoire de la décentralisation. Zoom arrière.

Nadja Pobel | Mercredi 8 septembre 2021

Villeurbanne : le TNP, un centenaire en pleine forme

« À une date [en 1970] où Jacques Duhamel n’est pas encore là et où je n’ai aucun interlocuteur, je prends la décision de faire venir Patrice [Chéreau] à Villeurbanne. Je sais qu’un jour le théâtre va rouvrir et que je ne l’ouvrirai pas seul. » Roger Planchon répond là bien des années plus tard aux questions de Michel Bataillon, son autre acolyte historique. On peut découvrir dans la somme formidable que sont les six volumes du si bien nommé Défi en Province ces échanges, et cette proposition de co-direction offerte à Patrice Chéreau, finalement acceptée par le ministre de la Culture de Georges Pompidou, Jacques Duhamel. Le 19 mai 1972, le Théâtre National Populaire ouvre ses portes pour la première fois à Villeurbanne. Planchon a 38 ans, Chéreau 25. Le premier est un artiste complet, chantre de la décentralis

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Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Théâtre | En tant que directeur du TNP, Jean Bellorini a été en charge d’organiser ce centenaire, il lui incombe d’amorcer le suivant. Voici ses pistes de réflexions à ce sujet.

Nadja Pobel | Vendredi 10 septembre 2021

Jean Bellorini : « donner aux citoyens de demain la capacité d’avoir un regard critique »

Quelle est votre contribution la plus forte à vos yeux pour amorcer le deuxième siècle de vie du TNP ? La Troupe éphémère ? Jean Bellorini : Le TNP est né il y a cent ans avec l’intuition qu’il fallait amener les œuvres au plus proche des spectateurs. C’était l’enjeu du théâtre national ambulant de Firmin Gémier. De grandes machines à vapeur transportaient un chapiteau/théâtre qui était monté pour accueillir 1650 spectateurs. C’était la décentralisation théâtrale qui commençait. Aujourd’hui la France est dotée de grands équipements culturels et l’enjeu de démocratisation de l’art et de la culture n’est plus uniquement lié à la possibilité d’accéder à un spectacle fini. L’intérêt aujourd’hui, je crois, est de favoriser les espaces de rencontres entre artistes et spectateurs, notamment pendant des phases de recherche et de création. L’art n’est pas un produit, il ne se consomme pas et n’agit pas directement sur le monde. Il diffuse invisiblement un questionnement et laisse apparaître l’idée de la nuance et de la complexité, ou plus simplement la poésie. Je crois à la nécessité d’une porosité entre le monde et l’art. Je crois à la complémentarité entre l’ar

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L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Cinéma | Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en (...)

Vincent Raymond | Jeudi 9 septembre 2021

L'Institut Lumière fête le centenaire du TNP

Fatalement mis à mal par la crise sanitaire, le centenaire du TNP en 2020 n’aura pas été célébré comme prévu ; ce sont donc ses 101 ans que l’on commémore en cette rentrée. Notamment rue du Premier-Film, dans un esprit de lointain cousinage : après tout, les anciens CNP jadis créés par Robert Gilbert et Roger Planchon n’ont-ils pas été acquis par l’institut Lumière en 2014 ? Pour marquer le coup, une programmation exceptionnelle propose tous les jeudis un film mettant en vedette quelques-uns des directeurs historiques du théâtre. Après Planchon dans Le Dossier 51, place à Jean Vilar dans Les Portes de la Nuit (jeudi 9 septembre) puis à Une aussi longue absence de Henri Colpi (jeudi 16 à 19h). Palme d’Or 1961, ce mélodrame sur fond d’amnésie, de deuil et d’après-guerre met en scène une patronne de café intriguée par un clochard chantonnant, errant autour de son établissement et ressemblant à son époux disparu. Campé par un Georges Wilson à la fois massif et évanescent, le film capture également une époqu

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Théâtre : sujets, verbes et compléments

Au Théâtre ce semestre | Après 18 mois d’arrêt ou de hoquet, les salles de théâtre s’ouvrent enfin en grand avec une saison plus remplie que jamais, faisant face à un défi immense : appâter de nouveaux spectateurs avec des spectacles toujours plus haut de gamme. Qui ne sont jamais aussi pertinents que lorsqu’ils collent au réel, ou au contraire prennent totalement la tangente. Débroussaillage.

Nadja Pobel | Jeudi 9 septembre 2021

Théâtre : sujets, verbes et compléments

Neuf spectacles de plus cette saison au Théâtre de la Renaissance par rapport à la précédente (de 32 à 41 levers de rideaux), cinq de plus au TNG, quasi vingt supplémentaires aux Célestins… Une « saison folle » débute, comme la qualifiait Jean Bellorini, arrivé au TNP en janvier 2020, qui attend à Villeurbanne 115 000 spectateurs contre 80 000 habituellement. Pour que les fidèles multiplient les spectacles et que le nouveau public sorte de son confinement (avec masque et passe sanitaire obligatoires), les équipes de directions ont cravaché, jonglant entre les reports et les annulations, sans condamner les spectacles qui se créaient derrière les portes fermées des théâtres l'an dernier. Et, surtout, les artistes — comme la bonne cuvée d’Avignon cet été a pu en témoigner — ont des ressources, lorgnant vers le réel ou vers l’étrange. C’est le cas de l’uppercut du festival, Pinocchio (live)#2, (au TNP en avril 2022) de la scénographe Alice Laloy, soit un ballet d’adultes muets, transformant mécaniquement des enfants en marionnettes. Vertige devant ce renversement des codes et une standardisation qui annihile l’

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Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Théâtre | « Temps inédits ». Jean Bellorini a pesé ces mots le 20 mai dernier pour parfaire ce numéro d’équilibre qui consistait à présenter la saison 2021-22, lancer le résidu de miettes de 2020-21 et évoquer les occupants sur le site du TNP depuis des semaines. Avec tact et conviction, il est parvenu à tout cela. Résumé de situation et détails de ce qui s’annonce.

Nadja Pobel | Mardi 25 mai 2021

Le TNP, l’occupation, la reprise et la saison à venir

Il n’y a eu au TNP que neuf levers de rideaux cette saison. Jean Bellorini lui-même, nommé à la direction de ce centre dramatique national le 1er janvier 2020, n’a jamais présenté ses créations au public villeurbannais. Il ne le connait pas, a-t-il dit à plusieurs reprises ces derniers mois, ajoutant lors de la conférence de presse de la saison 2021-22, le jeudi 20 mai, avoir « le regret de ne pas avoir mené quelque chose de plus fou et franc-tireur comme si j’avais été en terrain connu comme à Saint-Denis [au Théâtre Gérard-Philipe-CDN, qu’il a dirigé de 2014 à 2019] ». Comme si le silence était asphyxiant. « Ça fait un an et demi qu’on nous balade » Car, avant de présenter sa très dense saison à venir, il est revenu sur la façon dont cette pandémie a touché son secteur, l’incompréhension face à certaines prérogatives : « des enfants allaient à la piscine sous le TNP, ils pouvaient descendre quelques marches alors pourquoi ne pouvaient-ils pas les monter pour voir un spectacle ? » Dont acte, le TNP ira dans les écoles, lycées, universités avec Onéguine. De même, si l

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Jean Bellorini : « nous ne disons pas assez Égalité »

TNP Villeurbanne | En salle, à quelques encablures de la cour d’honneur où il l’avait rêvé, Jean Bellorini a enfin donné naissance à son émouvant "Jeu des ombres" dans la Semaine d’art en Avignon, sous couvre-feu avant d’être amputée de sa fin. Hors du temps, flirtant avec vie et mort dans la langue ciselée, lunaire, exigeante et évaporée de Valère Novarina, il a pris de la hauteur sur ce bas-monde secoué par un virus. Dans ses habits de directeur du TNP, il nous a confié, au lendemain de l’intervention présidentielle annonçant le reconfinement, comment il aborde cette crise au sein du centre dramatique national de Villeurbanne qu’il dirige depuis le début de l’année.

Nadja Pobel | Vendredi 30 octobre 2020

Jean Bellorini : « nous ne disons pas assez Égalité »

Comment vous organisez-vous au TNP en cette crise sanitaire qui se durcit ? Jean Bellorini : J’aurais voulu tout mettre en œuvre pour que l’activité du théâtre ne s’arrête pas. Nous imaginions jouer très tôt, même le matin s'il nous avait été possible d’accueillir du public. Nous avions même évoqué la gratuité pour les étudiants par exemple afin qu’ils puissent venir assister au spectacle de Joël Pommerat, Ça ira. À l’instant présent nous attendons les directives ministérielles en espérant pouvoir maintenir au moins l’utilisation des plateaux. Si c’est possible, nous allons imaginer des temps de travail en mettant à disposition le TNP et ses équipes au service des artistes. Est-ce que la crise sanitaire hypothèque déjà les saisons futures ? Oui, cela va commencer à être le cas. Jusqu’à présent nous avions réussi à reporter, ou au moins à honorer, nos engagements afin de programmer comme nous l’avions prévu et de ne pas créer l’embouteillage redouté. Avec ce

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Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Rentrée Culturelle | Lyon, en zone rouge : les théâtres rouvrent de façon trompeuse avec des jauges réduites à 60%. Heureux de revoir le public, les directeurs des grande salles font le point sur ce moment fragile. Et sans date de fin.

Nadja Pobel | Jeudi 24 septembre 2020

Les théâtres ouverts, mais en trompe l’œil

Il y a les mesures visibles (les masques obligatoires, l’espacement d’un fauteuil entre différents groupes). Et ce que l'on voit moins. Tout va bien ? Pas tant que ça : « on n’avait pas envie de faire comme si rien ne s’était passé » dit Stéphane Malfettes. D’où ces « premières nécessités » que le directeur des Subs a imaginées cet été : des concerts allongés (Christina Vantzou, un membre des divins Ez3kiel…), des balades avec les Femmes de Crobatie. Gratuites ou peu chères, ces propositions sont à la portée de toutes les bourses — sous conditions de réserver fissa. Peu seront servis et « on n’a pas envie de faire toute la saison comme ça ». Tout n’est pas reporté sur cette même saison, car l’hiver est peu sûr : « c’est un cauchemar pour les artistes, surtout avec des créations » dit-il. Exit Clédat & PetitPierre et Nina Santes : « en deuxième partie de son spectacle, les gens devaient venir sur scène, on ne peut plus le faire. Elle est la première à être soulagée de ce décalage d’un an. » La crainte est grande chez les directeurs de voir la rentrée prochaine totalement encombrée. Et mêm

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Jean Bellorini : « pour Avignon, il y a eu plein de scenarii possibles »

Théâtre | Directeur du TNP depuis janvier, Jean Bellorini devait présenter une création cet été dans la Cour du Palais des Papes d'Avignon. Il nous a accordé un entretien. De l'influence des rayons du corona sur le comportement d'un artiste.

Nadja Pobel | Vendredi 17 avril 2020

Jean Bellorini : « pour Avignon, il y a eu plein de scenarii possibles »

Vous deviez faire une création dans la Cour d'honneur du festival d'Avignon cet été (Le Jeu des ombres de Valère Novarina, réinterprétation du mythe d'Orphée). Or le festival a été annulé lundi soir (le 13 avril), immédiatement après qu'Emmanuel Macron, dans son allocution télévisée, ait annoncé que « les grands festivals et événements avec un public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu’à la mi-juillet ». Vous attendiez-vous à cette décision avant même qu'elle ne soit prise ? Jean Bellorini : Olivier Py [NdlR : le directeur du festival d'Avignon] était dans une forme de sincérité quand il disait avoir l'espoir que ça ait lieu encore et on avait quand même imaginé des formes, des formats, des restructurations multiples. C'est ce qui nous faisait tenir. J'étais évidemment dans la compréhension de se dire que tant que

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Jean Bellorini : « redonner conscience de l'exception »

TNP Villeurbanne | À 38 ans, Jean Bellorini vient tout juste de prendre la tête du TNP avec une chaleur humaine et la conscience du monde qui l'entoure pour en faire la maison de tous.

Nadja Pobel | Mardi 21 janvier 2020

Jean Bellorini : « redonner conscience de l'exception »

Qu'est-ce que le TNP à vos yeux ? C'est « l'élitaire pour tous ». National et populaire : ce grand écart fait pour moi tout le sens de mission de service public. National car on est entièrement subventionné par l’État et les collectivités locales et populaire car on a une mission concrète, objective — qui devrait pouvoir être palpable — de rendre meilleur notre monde, de participer d'une manière ou d'une autre à notre société pour compenser et amener un peu de richesse autres que matérielle. Vous reconnaissez-vous dans l'héritage de Roger Planchon ? Je serai bien prétentieux de dire que je le connais très bien. Évidemment que depuis quelques années, et même en étant au TGP (NDLR : Théâtre Gérard-Philipe CDN qu'il a dirigé de 2014 à 2019), j'ai regardé son histoire de plus près mais je suis arrivé un peu trop tard. Il a été un grand homme de théâtre et un animateur en tant que directeur de théâtre. Cette folie des grandeurs, cette audace et en même temps cette rigueur... j

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Bellorini, 2e acte

Théâtre | Pour découvrir le travail de Jean Bellorini avant qu'il ne prenne la direction du TNP le 1er janvier prochain, une deuxième chance se présente, après Un (...)

Nadja Pobel | Mardi 15 octobre 2019

Bellorini, 2e acte

Pour découvrir le travail de Jean Bellorini avant qu'il ne prenne la direction du TNP le 1er janvier prochain, une deuxième chance se présente, après Un instant au Théâtre de la Croix-Rousse début octobre. Il faudra aller au Théâtre de Villefranche (ou dans deux villes alentour) du 5 au 8 novembre pour voir Vie et mort de Mère Hollunder, pièce d'une heure pour un acteur et qui s'attache, comme pour le travail sur Proust, à une vieille dame, cette fois-ci véhémente.

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Les cinq candidats et candidates en lice pour la direction du TNP

Politique Culturelle | Cinq candidats et candidates ont été retenus pour succéder à Christian Schiaretti à la tête du TNP. Choix final : courant juin.

Nadja Pobel | Mercredi 20 mars 2019

Les cinq candidats et candidates en lice pour la direction du TNP

La short list des candidats retenus pour succéder à Christian Schiaretti à la tête du TNP est désormais connue. Tous – ou presque – dirigent actuellement d’autres centres dramatiques nationaux : - Arnaud Meunier (Comédie de Saint-Étienne) - Jean Bellorini (Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis) - Richard Brunel (Comédie de Valence) - Séverine Chavrier (CDN Orléans Val de Loire) - Élise Vigier (CDN Caen-Normandie). Elle serait rejointe par son acolyte directeur de ce CDN, Marcial Di Fonzo Bo, elle-même étant « artiste associée au projet de direction ». Le résultat définitif sera connu début juin. Dans une tribune publiée dans Libération le 3 mars, la metteure en scène Catherine Anne rappelait qu’il n’y avait « pas de candidature féminine légitime fin 2018, et [la] décision du ministre de la Culture de prolonger la possibilité de faire acte de candidature jusqu’au 17 février.

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Absence de parité dans la course au TNP

Théâtre | Le ministère de la Culture relance la consultation pour le poste de direction à la tête du TNP de Villeurbanne car, selon son communiqué, « au regard du (...)

Nadja Pobel | Vendredi 1 février 2019

Absence de parité dans la course au TNP

Le ministère de la Culture relance la consultation pour le poste de direction à la tête du TNP de Villeurbanne car, selon son communiqué, « au regard du très faible nombre de candidatures féminines reçues, l’État et les collectivités territoriales ne sont pas en mesure de proposer une pré-sélection équilibrée en termes de parité ». Et « ce déséquilibre ne reflète pas la création d’aujourd’hui dans la diversité de ses talents, et qu’un tel recrutement doit nécessairement inclure l’examen de candidatures féminines au même titre que masculines ». En conséquence, Franck Riester, ministre de la Culture, en plein accord avec Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne, Myriam Picot, vice-présidente à la culture de la Métropole de Lyon et Florence Verney-Carron, vice-présidente à la culture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, prolongent jusqu’au 17 février le délai pendant lequel des artistes peuvent faire part de leur candidature à la direction du TNP. La première clôture des dépôts de dossiers de candidatures était fixée au 30 décembre dernier. Dix-sept personnes se sont manifestés. Quasiment aucune femme. Cependant les

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Lectures de saison

TNP | Voilà une autre façon de faire une présentation de saison. Les comédiens de la troupe du TNP lisent ce vendredi 23 septembre à la Maison de l'Image du livre et (...)

Nadja Pobel | Mardi 20 septembre 2016

Lectures de saison

Voilà une autre façon de faire une présentation de saison. Les comédiens de la troupe du TNP lisent ce vendredi 23 septembre à la Maison de l'Image du livre et du son à 19h de nombreux textes qui seront à l'affiche du théâtre villeurbannais cette année, à commencer par celui dans lequel ils joueront : La très excellente et lamentable histoire de Roméo et Juliette d’après William Shakespeare mise en scène par l'une d'entre eux, Juliette Rizoud, extraordinaire dans le rôle de la Jeanne de Delteil il y a quelques temps. Tous les autres écrits, très éclectiques, seront montés et interprétés par des personnes extérieures : La Boîte de Jean-Pierre Siméon, Bella Figura de Yasmina Reza, Gonzoo – Pornodrame de Riad Gahmi, Meurtres de la princesse juive d’Armando Llamas, Le Temps et la chambre

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Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

De Stavisky à Lacornerie | Inchangés depuis des lustres pour la plupart, les directeurs des grandes scènes de Lyon creusent scrupuleusement leur sillon, en montant des textes attendus.

Nadja Pobel | Mardi 6 septembre 2016

Théâtre made in Lyon : Tour d'horizon des créations maison

Incroyable ! Christian Schiaretti aura l'honneur d'imaginer le centenaire du TNP en 2020 : en poste depuis 2002, il a été reconduit à la tête de l'établissement jusqu'à fin 2019 ; son contrat arrivait à échéance en décembre. En cette rentrée, il revient, après un Bettencourt Boulevard bancal, à l'auteur qu'il a le mieux transposé à la scène depuis son arrivée : Aimé Césaire. Il reprend Une saison au Congo (du 2 au 10 décembre), créé en 2013 puis signera La Tragédie du roi Christophe (du 19 janvier au 12 février). Dans la première, il avait su organiser clairement la conquête de l'indépendance de ce pays et la chute de son héros pacifiste Lumumba grâce à une alchimie entre sa troupe habituelle du TNP et des comédiens du collectif burkinab

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Liliom, un manège endiablé

Théâtre National Populaire | Souvent m'as-tu-vu, le théâtre de Bellorini ne fait ici, avec Liliom, pas exception mais trouve avec cette fable cruelle et lunaire un sujet qui sied parfaitement au goût assumé du spectacle de ce jeune metteur en scène. Une agréable surprise.

Nadja Pobel | Mardi 17 mai 2016

Liliom, un manège endiablé

Jusque-là, Jean Bellorini nous a donné l'impression de faire un théâtre vieillot : jouer à sauter dans l'eau, chanter à n'en plus finir, éclabousser le plateau de couleurs (Paroles gelées d'après Rabelais, La Bonne-Âme du Se-Tchouan), totalement dégagé de la fureur qui aurait pu être le corollaire de sa jeunesse. En créant Liliom au Printemps des Comédiens (Montpellier) en 2013, rien n'a changé. Il livre un divertissement oscillant entre mélo et burlesque. Et ça marche ! Certainement que le choix du sujet — un jeune homme mi-voyou mi-tendre, travaillant dans les fêtes foraines, est jugé au tribunal céleste après un meurtre — y est pour beaucoup. Écrite en 1909 par le hongrois Ferenc Molnár, cette pièce que Fritz Lang a adapté pour son seul film "français" ressemble au Casimir et Caroline de Von Horváth qui sera publiée 23 ans plus tard. Bellorini n'a pas lésiné sur le décor qui mange tout l'espace scénique : un plateau d'auto-tamponneuses, une grande roue faite d'ampoules à l'arrière et deux carrioles à cour et jardin (pour le

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Isabelle Sadoyan : la Bonne-Âme

Portrait | Comédienne phare de Roger Planchon des années 50 à 70, Isabelle Sadoyan, 87 ans, continue à arpenter les plateaux de théâtre avec la vitalité d’une jeune fille. Rencontre chez elle, à Villeurbanne, au moment où elle lègue au Rize les archives de son immense carrière.

Nadja Pobel | Jeudi 30 juin 2016

Isabelle Sadoyan : la Bonne-Âme

À quelques encablures du TNP, Isabelle Sadoyan nous accueille dans l’appartement qu’elle occupe depuis plusieurs décennies et qui résume son existence : peu a peu, elle a fait tomber les cloisons pour en faire un espace unique peuplé de joyeux trésors (des livres essentiellement) avec partout la présence de son époux, décédé en 1989, le comédien Jean Bouise dont brille encore le César du meilleur acteur dans un second rôle reçu en 1980 pour Coup de tête. Les magnifiques meubles en bois qu’il a confectionné sont là, dont une table de couture rappelant qu’Isabelle Sadoyan ne s’est jamais départie de ce qui fut son premier métier, celui de sa mère aussi : couturière. Quand elle naît le 12 mai 1928, rien ne la prédestine à plonger dans la marmite du théâtre. «Mon premier rôle est muet, c’est l’enfant Jésus dans une pension catholique. Ça tombait bien, car je bégayais. Cela durera jusqu'à mes 45 ans» se souvient cette athée convaincue. Son père arménien brocanteur, sa maman bulgare n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le "milieu culturel". Mais dans les pentes de la Croix-Rousse, où elle habite enfant, et où dit-on même la police n’osait pas all

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La saison 2015/2016 du TNP

ACTUS | 22 spectacles dont 9 émanant de sa direction ou de ses acteurs permanents : la saison prochaine, le Théâtre National Populaire fera la part belle aux talents maison, à commencer par la création très attendue de "Bettencourt Boulevard" par Christian Schiaretti. Autre temps fort : "Ça ira", fable plus que jamais politique du maître Joël Pommerat. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mercredi 20 mai 2015

La saison 2015/2016 du TNP

L’an dernier à la même époque, Christian Schiaretti pouvait encore rêver de devenir patron de la Comédie Française, tandis que l’État et le Département supprimaient respectivement 100 000€ et 150 000€ de dotation à ce Centre National Dramatique majeur (sur un budget de presque 10M€). Depuis, le Ministère comme le Rhône ont rendu ce qu’ils avaient pris, le TNP peut rouler sur des rails paisibles. Quoique : la troupe permanente de 12 comédiens a été réduite à 6. Le coût de la vie augmentant, il faut bien faire des économies et puisqu’il n’est pas possible de baisser les frais de fonctionnement de cet énorme paquebot, ce sont les artistes qui trinquent. Mais de cette contrainte nait de l’inventivité. Le TNP proposera ainsi neuf spectacles dans lesquels des comédiens de la mini-troupe se feront metteur en scène, tout le monde travaillant de fait à flux constant. Julien Tiphaine portera à la scène La Chanson de Roland, Clément Carabédian et Clément Morinière s’attèleront au Roman de Renart, Damien Gouy au Franc-Archer de Bagnolet d’un anonyme du XVe siècle et Juliette Rizoud

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Âme damnée

SCENES | Figure montante du jeune théâtre français, Jean Bellorini présente la toujours nécessaire "Bonne Âme du Se-Tchouan" en version bal de village. Séduisant. Et après ? Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 25 février 2014

Âme damnée

En fait de figure montante du théâtre français, Jean Bellorini est depuis ce début d'année une personnalité établie. À trente-deux ans, il vient en effet de se voir confier la direction du Centre Dramatique National Gérard Philipe de Saint-Denis, après que sa compagnie Air de Lune y a été accueillie en résidence en même temps qu’il était artiste invité du Théâtre National de Toulouse piloté par Laurent Pelly. Ces deux metteurs en scène partagent d'ailleurs un même goût affiché pour le spectacle et la joie de divertir avec intelligence et exigence. Pourtant, l’empreinte que nous laisse Bellorini n’est pas aussi vivace que celle du premier. Peut-être parce que les costumes signés (siglés ?) Macha Makeïeff font éternellement penser aux Deschiens et n’aident de fait pas à pénétrer dans un univers personnel. Ou peut-être parce que, par ailleurs, tous les acteurs sur le plateau ne sa valent pas. Il faut en tout cas reconnaitre que cette fois-ci, contrairement à Paroles gelées, dont le propos - d’après Le Quart-livre de Rabelais - paraissait noyé au sens propre comme au figuré dans un décor tape-à-l’œil, Bellorini donne toute la mesure de La Bonne

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Le Palais du travail

ARTS | Autres lieux / La Ville de Villeurbanne a de la suite dans les idées. Pendant que le TNP flambant neuf va être inauguré ce week-end du 11 novembre, le Rize, (...)

Nadja Pobel | Vendredi 4 novembre 2011

Le Palais du travail

Autres lieux / La Ville de Villeurbanne a de la suite dans les idées. Pendant que le TNP flambant neuf va être inauguré ce week-end du 11 novembre, le Rize, espace culturel “mémoires et société”, rappelle dans une sobre et belle exposition (jusqu’au 25 février) que ce lieu ne fut pas qu’un théâtre mais un Palais du travail aux multiples fonctions né en 1934 en même temps que les Gratte-ciels et la colossale mairie. Vaste projet architectural, proche des maisons du peuple (celles de Pierre-Bénite et Vénissieux voient le jour en 1934 aussi), le Palais du travail répond aux idées politiques claires du maire Lazare-Goujon : offrir un lieu pratique et festif aux ouvriers et développer l’éducation populaire. Dans ce bâtiment, construit selon les plans de Morice Leroux, se trouvent donc un dispensaire hygiéniste (pour faciliter l’accès aux soins), une salle de spectacle (des opérettes essentiellement), une brasserie, des bureaux pour les syndicats et même une piscine au sous-sol qui existent toujours. D’admirables photos noir et blanc, des plans, des affiches bigarrées de spectacles et des extraits vidéo de pièces retracent cette fascinante

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L’art populaire du théâtre

ACTUS | Story / Ce n’est pas une superstition qui se cache derrière le 11.11.11, date de réouverture du TNP de Villeurbanne, mais un hommage à son passé : le lieu a été inauguré le 11 novembre 1920 au Trocadéro, à Paris. Depuis 1972, l’un des plus importants théâtres français est implanté à Villeurbanne. Récit de ce «défi en province». Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 4 novembre 2011

L’art populaire du théâtre

Il y a plusieurs histoires du Théâtre National Populaire. Celle de cette appellation-même née à Paris au Trocadéro et confiée à Firmin Gémier, acteur et metteur en scène. Au sortir de la guerre, après bien des changements de noms, le TNP est aussi l’histoire de Jean Vilar, qui en prend la direction de 1951 à 1963, toujours à Chaillot, puis de Bob Wilson. Parallèlement, à Lyon, un jeune metteur en scène-acteur-auteur crée le théâtre de la Comédie en 1952 (aujourd'hui théâtre des Marronniers). Rapidement à l’étroit dans cette salle de cent places, il veut plus grand mais Lyon ne lui offre rien (Pradel est moins accommodant qu’Herriot) et c’est chez le voisin villeurbannais qu’il trouve hospitalité. Le maire Étienne Gagnaire lui permet de diriger (à 26 ans !) le Théâtre municipal de la Cité. Contrairement à ses missions, Roger Planchon ne poursuit pas la programmation d’opérettes, mais continue à faire ses spectacles dans un lieu de mille places au cœur du Palais du travail. En quinze ans, après avoir monté des classiques, des contemporains (Vinaver dès son premier texte, Aujourd’hui ou les coréens), après des anicroches avec le maire SFIO qui prend Planchon pour un «g

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Ciel, mon théâtre !

SCENES | Changements de direction à la tête des théâtres, nouvelles infrastructures, orientations artistiques différentes pour les lieux existants… Ces bouleversements vont-ils modifier en profondeur le paysage théâtral lyonnais ? Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Lundi 5 septembre 2011

Ciel, mon théâtre !

Rarement les institutions culturelles lyonnaises, et notamment les théâtres, auront connu de tels bouleversements. Dans un milieu dans lequel les directeurs ont la réputation (et souvent l’habitude) de rester en fonction autant que faire ce peut, parfois bien au-delà du raisonnable, on a assisté la saison dernière à des changements profonds. À l’échelle locale, le plus médiatique fut sans doute celui occasionné, en juillet 2010, par le décès de Philippe Faure, directeur du Théâtre de la Croix-Rousse depuis 1994 et dont la succession a été le révélateur d’un malaise profond chez les metteurs en scène de la région. Dans les semaines qui ont suivi l’annonce de la disparition de Philippe Faure, dix-sept candidats ont fait connaître leur volonté de prendre la direction du lieu. Une grande partie d’entre eux était composée de metteurs en scène à la recherche d’un lieu dans lequel établir leur compagnie, un lieu dans lequel créer leurs spectacles et, finalement, un moyen de sortir d’une forme de précarité. Et le tollé provoqué par la décision de la Ville de Lyon (propriétaire du théâtre) de ne pas lancer d’appel à candidatures pour le recrutement d’un nouveau directeur ne dit pas autre ch

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Max Schoendorff

ARTS | Artiste, fondateur de l'URDLA, participant aux débuts du Théâtre national populaire. Propos recueillis par JED

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 3 décembre 2010

Max Schoendorff

Petit Bulletin : Depuis 1997, qu'est-ce qui vous a marqué dans la vie culturelle à Lyon ?Max Schoendorff : J'ai l'impression qu'elle va s'appauvrissant plutôt que s'enrichissant. Aucun événement particulier ne me vient spontanément à l'esprit. Il se passe beaucoup d'événements ponctuels ici et là (telle biennale, tel défilé...) mais je ne perçois plus d'effervescence de groupe. L'une des choses positives depuis 97 c'est la nouvelle direction du Musée des beaux-arts qui fait référence en Europe. Je me réjouis moins des rétrospectives Keith Haring, Warhol ou Ben au Musée d’art contemporain. Qu'est-ce qui a changé par rapport au passé ?Dans les années 1950, 60, 70, on a inventé quelque chose. Lyon était un trou de province qui a accédé à la modernité. On croyait alors à la modernité, c'est-à-dire à la nouveauté, à la transgression. Cette modernité a été jetée aux oubliettes au profit d'une gestion d'événements pulvérulents. Depuis 97, je ne vois pas d'événement du calibre des premières du Berliner Ensemble, de Bob Wilson, de nos débuts au TNP avec Planchon, Chéreau, Bataillon... Quels sont les atouts et les défauts de Lyon ?Ses atouts sont imm

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La nouvelle Nada

SCENES | Après avoir frôlé la mort sur scène lorsqu'elle chantait Brecht l'an dernier, la comédienne Nada Strancar revient au théâtre et inaugure le petit théâtre du TNP avec une mise en scène de 'La Fable du fils substitué' de Pirandello. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 23 octobre 2009

La nouvelle Nada

Elle dit avoir eu une passion à l'adolescence pour «La» Callas, elle pourrait bien un jour être nommée «La» Strancar. Comme la diva, Nada Strancar est reconnaissable entre toutes : une voix grave, une silhouette élancée, les pieds bien arrimés au plancher des théâtres depuis qu'elle a croisé la route d'Antoine Vitez. Née à Ljubjana, elle quitte à l’âge de sept ans ce qui est encore la Yougoslavie unifiée pour Paris et adopte le français si bien qu'elle a aujourd'hui oublié le slovène. Avec une mère ouvrière et un beau-père boucher, elle ne baigne pas dans un environnement culturel, mais aime l'école, s'inscrit au club d'art dramatique de son collège. Le premier rôle qui lui est confié est celui... d'un garçon ! Elle est Arnolphe de ‘L'École des femmes’. Au lycée, Nada Strancar poursuit son apprentissage, découvre le chant lyrique mais, après le bac, faute de pouvoir suivre des cours de chant trop onéreux, elle entre au Conservatoire d'art dramatique et rencontre Antoine Vitez, son professeur qui la dirigera dans une dizaine de pièces. «Il a été un révélateur, dit-elle. J'ai découvert un espace où le corps et la voix étaient en liberté, je n'avais jamais vu cela ailleurs. J'étais su

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Le TNP nouveau-né

CONNAITRE | Lundi 12 octobre dernier, Isabelle Sadoyan était très émue d'essuyer les plâtres du petit théâtre du Théâtre National Populaire qui porte le nom de son époux, le (...)

Nadja Pobel | Lundi 19 octobre 2009

Le TNP nouveau-né

Lundi 12 octobre dernier, Isabelle Sadoyan était très émue d'essuyer les plâtres du petit théâtre du Théâtre National Populaire qui porte le nom de son époux, le comédien Jean Bouise. Situé juste derrière la salle historique du TNP qui sera flambant neuf début 2011, ce nouveau lieu comprend une salle de spectacle de 250 places et deux salles de répétitions. Jusqu'au 1er novembre, Nada Strancar y présente une adaptation radicale et très picturale de 'La Fable du fils substitué' de Pirandello.

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Le nouveau-né du TNP

SCENES | Lundi 12 octobre, Christian Schiaretti, directeur du Théâtre National Populaire de Villeurbanne, a inauguré le petit théâtre Jean Bouise, en attendant la fin des travaux de la grande salle en 2011. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 13 octobre 2009

Le nouveau-né du TNP

À la mi-temps des travaux, le Théâtre National Populaire renaît déjà avec l'ouverture d'une salle flambant neuve, rue Louis Becker, au dos de la grande salle encore éventrée. Sous terre, un espace de présentation pouvant accueillir jusqu'à 250 spectateurs a été aménagé et servira de lieu de jeu dès ce jeudi pour la création de ‘La Fable du fils substitué’ mis en scène par Nada Strancar. Dans les étages, plusieurs salles de répétitions et de formations ont été conçues pour que les artistes puissent résider sur de longues périodes au TNP. Les représentants de la Région, du département, de la Ville de Villeurbanne et l'État, via le directeur de la DRAC Rhône-Alpes, étaient tous présents à cette inauguration rappelant leurs souvenirs et anecdotes de spectateurs au théâtre de la Cité puis du TNP. Ces quatre contributeurs publics ont financé les 7, 2 millions d'euros de coûts de cet ouvrage et subventionnent aussi les 17, 3 millions d'euros de la refonte de la grande salle qui devrait être livrée en janvier 2011. Pour cette remise des clés symbolique à Christian Schiaretti, Isabelle Sadoyan et Didier Bezace se sont livrés à l'exercice de la lecture d'une pièce qu'ils ont joué 150 fois :

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Changement de décor

SCENES | En chantier / Si vous n'avez jamais mis un pied au Théâtre National Populaire de Villeurbanne, cette saison est celle de la dernière chance pour le voir en l'état. Dès le printemps 2008, le TNP déménagera pour retrouver un théâtre plus neuf, plus beau, plus grand. Dorotée Aznar

Dorotée Aznar | Mercredi 12 septembre 2007

Changement de décor

Un goût certain pour les assertions tragiques pourrait nous inciter à parler de la «dernière saison du Théâtre National Populaire», mais économisons-nous. Il s'agit certes de la dernière saison dans le théâtre tel qu'on a pu le connaître jusqu'ici, mais le TNP ne cessera pas de programmer jusqu'à la fin des travaux, prévue en 2010. Le chantier ne devrait en effet pas entraîner d'interruption des spectacles, grâce à une seconde salle-relais de 250 places, construite à l'arrière du TNP, rue Louis-Becker qui accueillera les activités du théâtre et des ateliers de répétition à partir du printemps 2008. Une fois le grand plateau rouvert, cette salle permettra, selon Christian Schiaretti, «de présenter des travaux plus alternatifs et des longues séries». Les problèmes actuels que connaît le théâtre, pointés du doigt par le directeur du TNP (concentration de l'outil sur le grand plateau, absence d'une petite salle, de lieux de répétition et d'espaces alternatifs), devraient tous être résolus grâce à un investissement de plus de 18 millions d'euros (financé par la Ville de Villeurbanne, l'État, la Région et la Communauté urbaine). Le TNP pourra alors affirmer son «ambition internationale»,

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