Musiques actuelles : légende d'automne

Covid-19 | Sans aucune visibilité quant à leur conditions d'ouverture pour la rentrée, les diffuseurs de musiques actuelles, pour la plupart désœuvrés, oscillent entre optimisme mesuré, méthode coué et pessimisme radical, y compris à long terme. Un tableau guère réjouissant.

Stéphane Duchêne | Vendredi 10 juillet 2020

Photo : Cyrille Bonin © Benoît Gomez-Kaine


Pour savoir ce que les amateurs de musiques dites actuelles auront à se mettre sous la dent en cette ère pré-"post-Covid", on pourrait se contenter de jeter un œil aux agendas des différentes salles, où l'on trouve ça et là quelques dates (Épicerie Moderne, Transbordeur), parfois beaucoup (Radiant).

Problème, ces agendas, en grande partie constitués de reports du printemps, sont pour Cyrille Bonin qui gère le Transbordeur : « un cache-misère ». Un trompe-l'œil même. Car si les discours et les réalités varient en fonction des modèles économiques et d'accueil, une réalité semble inéluctable, qu'énonce Benjamin Petit, coordinateur du Marché Gare : « rouvrir les salles dans les conditions de mesures sanitaires actuelles, c'est inenvisageable. Point. »

Alors chacun bricole un peu. Le Ninkasi a maintenu son festival — en plein air du 5 au 13 septembre — et promet quelques concerts de groupes locaux et éventuellement nationaux si les conditions, comme nous le précise son DG musiques Fabien Hyvernaud, sont assouplies vers « un simple port du masque sans distanciation sociale ». Bénéficiant d'une économie diversifiée avec la réouverture de son offre de restauration et la manne de sa brasserie, le réseau « a la capacité d'appuyer sur le bouton assez vite pour remettre les choses en marche. »

Discours similaire à celui tenu dans nos pages par le Sonic qui n'attend lui aussi que le feu vert, mais... dans un esprit de survie et d'urgence bien plus prononcé pour ce pur indépendant au bord du gouffre. Du côté des SMAC, subventions et missions d'actions culturelles liées à ce statut ont permis au Périscope et l'Épicerie Moderne de réaccueillir des artistes en résidence. Le Périscope entend, nous dit Benjamin Kohler, chargé de communication du lieu, se « mobiliser davantage sur ces questions », sans d'ailleurs avoir attendu les injonctions présidentielles sur ce drôle « d'été apprenant » né, sous les yeux d'une Culture sidérée, entre le jambon et le fromage.

Si le Marché Gare, concerné par ce statut mais actuellement hors-les-murs pour travaux jusqu'en septembre 2021, ne peut accueillir ce genre d'activités, il envisage de se tourner à la rentrée vers « de petites formes, en extérieur pourquoi pas ? Et des projets originaux de médiation. » Les trois salles, affairées chacune à sa survie, continuent aussi de travailler main dans la main à la recherche de solutions communes faites de bouts de ficelle et d'imagination. Quant au fait de ne pouvoir accueillir de concert, « l'absence de frais engagés compense le manque de recette » nous dit Benjamin Kohler. Une réalité propre au modèle SMAC, loin de la panacée.

Rendez-vous en janvier ?

Pour le Transbordeur, indépendant en délégation de service public, pour encore au moins cinq ans, les choses sont plus tranchées ainsi que l'a toujours clamé un Cyrille Bonin « sur la ligne dure de la non réouverture. Les autres m'ont convaincu de revenir sur la ligne plus optimiste du "on verra bien", mais j'ai peur que ma ligne ne l'emporte. Me concernant, en termes de protection des employés, du public, des artistes, même une réouverture en janvier 2021 me paraît hypothétique. » Lui, comme plusieurs de ses confrères évoquent une reprise possible des activités « à plein régime », c'est-à-dire avec des "internationaux", en... septembre 2021.

Et lorsqu'on lui demande pourquoi il figure tout de même quelques dates au calendrier automnal du Transbo, Cyrille Bonin explique qu'outre des procédures d'annulations lourdes et un dialogue compliqué avec les billetteries comme la Fnac (qui traîne des pieds pour rembourser), leur maintien est une manière d'espérer et de tenir pyschologiquement ! Preuve avec les mots d'un Fabien Hyvernaud, ajoutant qu'il a « besoin de voir la lumière au bout du tunnel » que les choses dépassent la sphère économique. Le secteur, déjà passablement « traumatisé par les attentats de novembre 2015 », traversant également une véritable crise existentielle.

Si Cyrille Bonin, également du bureau du Prodiss (syndicat national du spectacle musical et de variété), se réjouit que le modèle économique (un centre culturel subventionné) et la configuration (une jauge modulable et assise) d'un Radiant puisse proposer une programmation soutenue – « je préfère que Biolay se fasse chez eux plutôt que nulle part » –, il met néanmoins en garde : « il faut faire attention de ne pas donner le sentiment qu'en dépit des contraintes sanitaires, tout est rentré dans l'ordre. Au risque que le ministère du Travail décrète qu'on peut sortir tout le monde du chômage partiel. »

Car c'est bien comme cela que tout le monde tient à peu près debout, sous perfusion façon « communisme hardcore » (Cyrille Bonin toujours), du chômage partiel et de PGE qu'il va bien falloir rembourser un jour. Très considérées au début de la crise quand il s'est agit... de les fermer, les salles de musiques actuelles se sont senties quelque peu à la remorque au moment du redémarrage. Impression renforcée par les tombereaux d'injonctions paradoxales du gouvernement à l'image de la gestion, calamiteuse, d'une Fête de la Musique dont on est bien en peine de dire si elle a eu lieu ou non. Comme il est impossible de dire si la rentrée musicale se fera autrement que sous la forme d'un mirage.

Reste encore la solution de se montrer philosophe face à une situation qui frôle la catastrophe. Tel Benjamin Petit : conscient que cette crise n'est sans doute pas la dernière, le capitaine du Marché Gare suggère qu'elle soit au moins l'occasion de repenser l'économie du live dans les musiques actuelles, notamment son impact en CO2 – réflexion déjà conduite par un certain nombre d'artistes – comme l'Arka Kinari de Filastine, dont nous vous parlions il y peu ici. « D'un point de vue personnel, dit-il, cela impliquerait de mettre davantage encore en avant la scène locale, même si nous le faisons déjà beaucoup. » Bref, de plus en plus de circuit court mais aussi, ajoute Benjamin Petit, envisager « la fin de ces exclusivités ridicules à l'échelle régionale et même nationale » qui voient des artistes étrangers (mais pas toujours) faire des sauts de puce d'un bout à l'autre de l'Europe et parfois en dépit de tout bon sens géographique, pour une ou deux dates dans un seul pays ou région. Un vœu pieu, comme à peu près tout le reste mais qui mérite d'être entendu.

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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Feyzin : le musicien Alexandre Rochon nommé directeur de l'Épicerie Moderne

Mercato | François Jolivet s'en va, Alexandre Rochon arrive : l'Épicerie Moderne vient de changer de tête.

Stéphane Duchêne | Mercredi 7 juillet 2021

Feyzin : le musicien Alexandre Rochon nommé directeur de l'Épicerie Moderne

Pour ceux qui ont suivi de près l'essor de la scène clermontoise entre la deuxième moitié de la décennie 2000 et du début de la suivante, le nouveau directeur de l'Épicerie Moderne n'est certainement pas un inconnu. En 2006, Alexandre Rochon avait fondé avec un collectif d'artistes le label artisanal et indépendant Kütü Folk spécialisé dans le revival folk (St. Augustine, Leopold Skin...). Un label sur lequel on retrouvait logiquement son propre groupe The Delano Orchestra, drôle de vaisseau aux frontières du folk et du post-rock avec lequel il publia pas moins de cinq albums et multiplia les collaborations, discographique comme sur le Babel de Jean-Louis Murat, ou scénique avec la conception musicale de l'adaptation du cycle de Marie de l'auteur belge Jean-Philippe Toussaint (M.M.M.M). En parallèle, également vidéaste, le Clermontois a beaucoup œuvré à la réalisation de

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Marché Gare : lancement de la deuxième phase des travaux

Lyon | Le Marché Gare, qui fête ses 15 ans dans le contexte que l'on sait, entre ce printemps dans la deuxième phase de ses importants travaux de rénovation. On en sait désormais un peu plus sur ce lifting qui devrait s'achever en début d'année prochaine pour une réouverture de la salle au printemps 2022.

Stéphane Duchêne | Mardi 30 mars 2021

Marché Gare : lancement de la deuxième phase des travaux

Voilà un an et demi que le Marché Gare est fermé. Non pas à cause du Covid-19 mais parce qu'à la rentrée 2019, la salle labellisée Smac en 2018 a commencé de subir d'importants travaux de rénovation afin d'offrir un plus bel écrin à ses différentes activités. En attendant, jusqu'à la crise sanitaire, le Marché Gare investissait les scènes de ses confrères pour des concerts hors-les-murs labellisés "L'Équipée sauvage". La démolition des "ailes" du bâtiment-porche étant achevée, les travaux entrent désormais dans leur seconde phase pour une livraison du bâtiment au printemps 2022. Conduit par la SPL Lyon Confluence pour le compte de la Métropole et de la Ville de Lyon, cette seconde phase de travaux comprend notamment une mise aux normes du bâtiment, entrée historique de l'ancien Marché de Gros, dont le projet a choisi de conserver l'identité pour faire le lien entre le quartier historique de Perrache / Sainte-Blandine et le Quartier du Marché en cours de construction. Deux scènes, de l'ambiance Au programme, notamment, une rénovation énergétiq

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Les salles de concerts se résignent

Covid-19 | Qu'on a été naïf de penser que peut-être la rentrée musicale se ferait sans trop de dégâts : en raison du passage du Rhône en zone rouge et des obligations (...)

Stéphane Duchêne | Dimanche 6 septembre 2020

Les salles de concerts se résignent

Qu'on a été naïf de penser que peut-être la rentrée musicale se ferait sans trop de dégâts : en raison du passage du Rhône en zone rouge et des obligations sanitaires liées au Covid-19 — notamment "la distanciation d’un siège [qui] doit être observée entre le siège occupé par chaque personne ou chaque groupe de 9 personnes au plus" — le Sonic annule toutes ses dates prévues en septembre. Comme Le Farmer. De son côté le Transbordeur a reporté deux dates ces jours derniers (Zoufris Maracas le 4 septembre, Meute le 8) et redoute d'avoir à faire de même avec les dates à venir. Enfin, l'Épicerie Moderne et le Marché Gare ont été contraints de re-reporter la date d'Andy Shauf du 23 octobre, le chanteur américain ayant annulé sa tournée européenne. Le concert de Lara Fabian est aussi annulé. Quelque chose nous dit, comme Francis Cabrel, que c'est que le début.

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« Le jour où l'on a le droit, il y aura direct un concert programmé »

Le Sonic | Cette péniche est l'emblème des nuits rock et underground de Lyon, le lieu d’accueil des artistes exigeants d'une certaine scène indie lors de leurs tournées dans l'hexagone : le Sonic incarne l’indépendance et toutes les difficultés inhérentes quand on choisit cette voie, aujourd’hui démultipliées par les crises sanitaire et économique contre lesquelles les deux patrons, Stéphane Bony et Thierry Vignard, luttent pour faire survivre une autre vision de la culture. État des lieux.

Sébastien Broquet | Mercredi 17 juin 2020

« Le jour où l'on a le droit, il y aura direct un concert programmé »

Vous avez réouvert le 2 juin : comment faire en l’absence de concerts ? Thierry : On ouvre sur une autre activité, sur d’autres horaires : c’est compliqué. En mode bar, le soir, mais sur un emplacement pas du tout adapté pour ça. On rame, dans notre coin. Stéphane : On a changé 100% de notre modèle économique. Avant, c’était 75% club et 25% concert pour les rentrées d’argent. Là, on est sur… autre chose. Du bar. Terrasse et intérieur en mode dinner. Sans offre de bouffe, pour le moment, mais on travaille pour changer ça : on va le faire nous même, avec les moyens du bord. C’est pas folichon : on a du monde un peu le week-end. Thierry : On est un peu victime de notre modèle économique, basé sur l’indépendance. Déjà avant c’était chaud, et ça fait longtemps que l’on demande à changer l’emplacement de la péniche, parce qu’ici commercialement parlant, c’est terrifiant. On survit bon gré mal gré du fait de notre activité particulière. Mais le moindre grain de sable… Et là c’est un gros caillou dans la machine, pas un grain de sable : c’est très co

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Hérisson carré contre Carrey hérissant : "Sonic le film"

Aventure | Exilé sur la planète Terre, le hérisson bleu Sonic vit heureux caché dans une petite ville, jusqu’au jour où il déclenche accidentellement une gigantesque décharge énergétique. Le gouvernement dépêche un savant fou, le Dr Robotnik, pour tirer les choses au clair…

Vincent Raymond | Mercredi 12 février 2020

Hérisson carré contre Carrey hérissant :

La nostalgie n’ayant pas d’âge, chacun éprouve une douce mélancolie à la remembrance des décors de sa jeunesse. Quand les septuagénaires susurrent Âmes fifties, les quinqua beuglent L’Île aux enfants et les trentenaires s’emparent de leur console pour se taper des parties de Sonic. Point commun à tous ces comportements innocents : la recherche d’un plaisir régressif et irénique ; le retour à ce fameux paradis perdu à l’âge adulte, auquel ils accèdent par saccades lors de ces plongées dans le bleu des souvenirs… ou du logo Sega, en l’occurrence. Sonic le film illustre bien cette quête sans fin (n’est-ce d’ailleurs pas le propre d’un jeu vidéo d’être construit en quête ?) en révélant le désir un brin réactionnaire des fans de tout retrouver intact — la polémique sur l’évolution morphologie de leur personnage fétiche née de la première bande-annonce en témoigne. Le scénario également suit cette idée, puisqu’on y voit un policier de bourgade rêver de s’épanouir à San Francisco… avant d’y renoncer parce que le home town de son enfance est plus taillé à ses dimensio

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Un pas en avant, un pas en arrière

Danse | La deuxième partie de la saison danse s'annonce tout à la fois sous le signe de la découverte et des reprises. Et aussi du retour à Lyon de grands chorégraphes comme Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Kahn, Eun-Me Ahn...

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 7 janvier 2020

Un pas en avant, un pas en arrière

Maintenant bien ancrés dans le paysage culturel lyonnais, deux festivals de danse ouvrent l'année avec des chorégraphes méconnus ou cheminant hors des sentiers battus. À partir du 23 janvier, le Moi de la Danse aux Subsistances nous invitera à découvrir un solo de Youness Aboulakoul (danseur pour Christian Rizzo, Olivier Dubois...) autour de la violence, le travail de la compagnie Dikie autour de l'oppression et du soulèvement, et une pièce du chorégraphe lyonnais Alexandre Roccoli. Un peu plus tard (à partir du 9 mars à la Maison de la Danse), la huitième édition de Sens Dessus Dessous rassemblera pêle-mêle la compagnie espagnole La Veronal qui navigue entre danse, théâtre, cinéma et arts plastiques ; Rianto, un jeune artiste javanais ; la dernière création du collectif (La) Horde ; le travail entre écriture et danse de Pierre Pontvianne avec David Mambouch... On retrouvera d'ailleurs le chorégraphe stéphanois Pierre Pontvianne avec le Ballet de l'Opéra qui, du 28 au 30 avril au Toboggan, s'offre un bain de jouvence en invitant trois chorégra

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Gérard Collomb choisit Transmission jusqu'en 2025 pour le Transbordeur

Transbordeur | On connaît le choix de la mairie de Lyon concernant la prochaine délégation de service public du Transbordeur : il s'agit des sortants, en place depuis dix ans, à savoir la société Transmission et l'actuel directeur Cyrille Bonin.

Sébastien Broquet | Mercredi 20 novembre 2019

Gérard Collomb choisit Transmission jusqu'en 2025 pour le Transbordeur

Comme révélé dans notre numéro 972 paru le mercredi 13 novembre, c'est bien la société Transmission qui a été choisie par Gérard Collomb pour la délégation de service public du Transbordeur jusqu'en 2025. Cette décision sera proposée au vote du conseil municipal du 27 janvier 2020. Le maire de Lyon explique ainsi son choix dans un communiqué : « l’équipe de la société Transmission s’appuie sur un projet solide financièrement et reconnu artistiquement, participant ainsi à la politique culturelle ambitieuse menée par la Ville et à l’attractivité de notre territoire. Avec environ 160 concerts par an et pas moins de 150 000 spectateurs accueillis, Le Transbordeur est un lieu incontournable de la vie lyonnaise et les cinq années à venir permettront de poursuivre et d’enrichir le projet engagé ». Deux sociétés avaient candidaté : Transmission d'un côté, et Hors-Bord de l'autre. Le choix, toujours selon le communiqué de la mairie, s'est porté sur la première nommée, dirigée

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Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Transbordeur | La délégation de service public du Transbordeur, la salle de concerts située à Villeurbanne, prend fin le 30 juin 2020. Deux candidats se sont positionnés : les actuels délégataires Transmission, et un nouveau venu, Hors-Bord, dont nous vous dévoilons en exclusivité le projet.

Sébastien Broquet | Lundi 14 octobre 2019

Harout Mekhsian associé à Cartel Concerts, candidats à la reprise du Transbordeur

Les deux candidats à la prochaine délégation de service public (DSP) du Transbordeur ont été auditionnés la semaine dernière : vendredi en ce qui concerne les sortants, Transmission, représentés par l'actuel directeur Cyrille Bonin dont nous avons évoqué le projet, qui s'aligne dans la continuité de l'actuel fonctionnement, dans notre édition du mercredi 18 septembre dernier. Et un jour plus tôt, jeudi, pour le second projet porté par Harout Mekhsian. Ce dernier est basé à Lyon, où il est né en 1974 et l'on en sait un peu plus sur le dossier qu'il a présenté au jury : sous le nom de Hors-Bord, une SAS créée pour l'occasion dont il serait le PDG, il propose de s'associer avec la société de billetterie lyonnaise créée en 2011 Yurplan (à hauteur de 40% du capital de 50 000€), le producteur de concerts Cartel (30% du capital, il s'agit d'une agen

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Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Villeurbanne | Dans quelques jours seront auditionnés les candidats pour la prochaine Délégation de Service Public du Transbordeur : deux dossiers ont été déposés, dont celui des sortants mené par l'actuel directeur Cyrille Bonin.

Sébastien Broquet | Mardi 17 septembre 2019

Seulement deux candidats pour le Transbordeur

Surprise : la salle culte du Transbordeur, à Villeurbanne, n’est cette fois pas l’objet d’une lutte acharnée entre producteurs de spectacles ; seuls les sortants, emmenés par l’actuel directeur Cyrille Bonin (par ailleurs chroniqueur au Petit Bulletin), et un second candidat ont déposé leurs dossiers début juin dernier pour obtenir la DSP (délégation de service public) de la Ville de Lyon, dont l'actuelle convention prendra fin le 30 juin 2020. Fimalac a flairé Exit, déjà, les figures locales : en 2010, Frédéric Gangneux (ancien programmateur de la salle) ou encore l'actuel directeur du Fil à Saint-Étienne, Thierry Pilat, avaient porté des dossiers de candidature. En 2015, trois dossiers avaient été présentés : outre le vainqueur Transmission, le producteur Les Derniers Couchés et la société Bellevue dirigée par le fondateur de la salle Victor Bosch avaient candidatés. Pour 2020, aucune de ces figures locales ni leurs successeurs

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Trois nuits et une seule mort : "Face à la nuit"

Policier | Durant une nuit d’un XXIe siècle avancé, un homme assassine un ministre hospitalisé, en finit avec son épouse, renoue avec un amour passé via une créature cybernétique. Ses actes trouvent leur justification bien des années en amont, durant d’autres nuits. Et ainsi de suite, jusqu’à l’enfance…

Vincent Raymond | Mardi 9 juillet 2019

Trois nuits et une seule mort :

En dire trop serait criminel sur ce film à chapitres et énigme aux faux-airs de matriochka : plus on avance dans cette histoire à rebours, plus on en découvre le cœur sensible, la clef secrète. Une telle construction réveille le souvenir de l’uppercut provoqué par Peppermint Candy (2000) de Lee Chang-dong, autre fresque dramatique conditionnée par un traumatisme initial que l’on découvre en fin de film. Wi Ding Ho se distingue en repoussant les frontières de son récit : un mode de narration non orthodoxe autorise de plonger d’emblée dans l’anticipation. Et sa vision du futur, sans être ”bladerunnerienne”, constitue une très plausible extrapolation du présent, grisaille urbaine, cybermenaces et noirceur politique incluses. Le cinéaste malais a d’autres surprises dans sa besace, à commencer par la présence pour le moins inattendue de la comédienne française Louise Grinberg, cristallisant les désirs du jeune héros. Tragique et captivant, Face à

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Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

Danse | La Maison de la Danse fêtera en 2020 ses quarante ans d'existence. Et propose dès cet automne une saison pour le moins alléchante.

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 14 mai 2019

Maison de la Danse : quarante balais et du panache !

La quarantième saison de la Maison de la Danse a du panache : toujours ouverte aux divers courants de la création chorégraphique (nouveau cirque, hip-hop, classique, contemporain...), et riche en grandes figures de la danse contemporaine (Anne Teresa de Keersmaeker, Sidi Larbi Cherkaoui, Akram Kahn, Jean-Claude Gallotta...). On y décèle, aussi, avec joie, une certaine veine lyrique avec la chorégraphie de l'album mythique de John Coltrane, A Love Supreme, signée par Anne Teresa de Keersmaeker et Salva Sanchis (du 1er au 3 octobre). Une pièce d'une grande précision et qui laisse aussi à ses quatre interprètes une part d'improvisation, en écho au free jazz de Coltrane. Le Ballet de Montréal et trois chorégraphes s'emparent quant à eux du répertoire de Leonard Cohen à travers la danse virtuose de quinze interprètes (du 5 au 13 novembre). Enfin, cerise ou légume sur le gâteau lyrique : Gallotta reprend, dix ans après sa création, L'Homme à tête de ch

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SMAC : les musiques actuelles voient triple

ACTUS | En décembre dernier, trois salles de l'agglomération lyonnaise, L'Épicerie Moderne, le Périscope et le Marché Gare ont obtenu de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) le statut de SMAC (Scène de Musiques Actuelles), une première dans le Rhône – et une bonne nouvelle – qui s'inscrit dans la suite logique de la S2M, projet collectif de préfiguration lancé il y a quatre ans.

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

SMAC : les musiques actuelles voient triple

«C'est un peu notre cadeau de Noël », s'enthousiasme François Jolivet, directeur de l'Épicerie Moderne de Feyzin, au sujet d'une décision qui a été annoncée à la veille du 25 décembre. Celle de la labellisation SMAC de trois salles de l'agglomération par la DRAC : l'Épicerie Moderne donc, mais aussi à Lyon le Marché Gare et le Périscope. Cela fait donc trois SMAC d'un coup dans un département, le Rhône, qui n'en comptait jusque-là aucune. La fin d'une anomalie en quelque sorte que Benjamin Petit, administrateur et programmateur du Marché Gare, tempère néanmoins : « le modèle originel du dispositif était surtout dédié à des territoires bénéficiant de très peu d'offre culturelle. On ne s'est intéressé aux grandes villes que dans un second temps, ce modèle ne pouvant alors pas correspondre à un territoire comme Lyon ». « La particularité d'un département comme le Rhône, c'est la diversité des acteurs et il n'y a pas trop de trois SMAC pour tenter de répondre par leur singularité et leur complémentarité aux attentes et au besoin du secteur. On n'oublie d'ailleurs pas

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Pour ses treize ans, le Sonic s'affiche

Vernissage | Cette année, le Sonic fête ses treize ans et la chose devrait se traduire par une série d'événements qui restent à définir. Pour l'heure, la désormais célèbre péniche (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 29 janvier 2019

Pour ses treize ans, le Sonic s'affiche

Cette année, le Sonic fête ses treize ans et la chose devrait se traduire par une série d'événements qui restent à définir. Pour l'heure, la désormais célèbre péniche rock du quai des Étroits (mais pas d'esprit, en dehors de quelques voisins par le passé) entend inaugurer la chose par une exposition baptisée 13 ans de concerts en affiches qui se tiendra en sa cale pendant tout le mois de février et rendra hommage aux concerts mythiques accueillis par le Sonic mais aussi aux nombreux artistes-graphistes ayant œuvré à la promotion alternative desdits concerts. Une exposition visible durant les soirées et concerts, présentée dans le cadre du programme 40 ans de musiques actuelles à Lyon. Vernissage le 31 janvier à 19h.

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Décret son : The sound of silence ?

Salles de concerts | Alors qu'un nouveau "décret son" impose depuis octobre dernier aux diffuseurs de musique (salles de concerts, clubs, festivals) des mesures toujours plus drastiques en matière de régulation du niveau sonore, beaucoup, à commencer par les petits lieux, s'inquiètent de ses conséquences artistiques, techniques et économiques sur leur activité. Petit tour d'horizon de la question avec quelques-uns des acteurs lyonnais emblématiques de la musique live.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 janvier 2019

Décret son : The sound of silence ?

« Hello darkness my old friend... I've come to talk with you again ». C'est un peu l'ouverture du The Sound of silence de Simon & Garfunkel qui semble courir dans les têtes des différents diffuseurs de musique actuelle depuis octobre dernier, date de la mise en application du nouveau décret son n°2017-1244 du 7 août 2017. Un décret dont la plupart des mesures pourraient bien réduire ces diffuseurs au silence, ou en tout cas à quelque chose qui, pour une salle de musiques actuelles (et donc la plupart du temps amplifiées), s'en rapproche dangereusement. Parmi ces mesures, qui concernent également les festivals, y compris en plein air, l'obligation de « ne pas dépasser des niveaux de pression acoustique continus équivalents à 102 décibels pondérés A (...) et 118 décibels pondérés C [en gros, les basses, NdlR] sur 15 minutes », quand le niveau sonore à respecter était jusqu'ici de 105 db. Si sur le papier la différence paraît infime, en réalité, elle est énorme. Stéphane Bony et Thierry Vignard, co-gérants du Sonic, expliquent : « Le son c'est

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Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Marché Gare | Repoussé hors-les-murs par des travaux conséquents, le Marché Gare s'offre le temps de cette parenthèse "Une Échappée sauvage", à coups de concerts, de projections et d'animations dans toute la ville. L'occasion de mener une réflexion sur les projets de la salle. Le point avec Benjamin Petit, coordinateur et programmateur du lieu.

Stéphane Duchêne | Lundi 24 septembre 2018

Benjamin Petit : « améliorer les conditions d'accueil du public »

Il était question un temps que vous déménagiez, le bâtiment étant censé être détruit, finalement il va être largement rénové et le Marché Gare pérennisé. Benjamin Petit : En effet, la salle a toujours été en sursis du fait de sa situation et du projet Lyon Confluence. Ç'a laissé cours à des rumeurs de déménagement, de destruction mais il n'y a jamais eu de projet alternatif concret. En revanche, il y a toujours eu un flou et cet avenir incertain a beaucoup conditionné le développement du Marché Gare. On a eu la confirmation qu'on resterait il y a quatre ans mais le projet définitif, on ne l'a entrevu qu'il y a deux ans. Comment expliquer cette décision ? C'est forcément une volonté politique. Si la ville de Lyon et la SPL en viennent à se dire que la salle doit rester, c'est qu'elle représente des enjeux politiques forts. Ce n'est pas non plus anodin que la labellisation SMAC soit en cours, ça veut dire que la Ville, le ministère de la Culture et la Région croient en notre travail : avec des petits moyens, on a réussi à bâtir une activité de qualité, saine, avec une fréquentation de 1500

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Takao Takano : « une fois que j'ai réceptionné mes produits, mon travail s'arrête »

Rencontre | L'ancien second de Nicolas Le Bec, désormais installé à son compte dans le 6e, a reçu cet hiver sa seconde étoile Michelin. Rencontre, repas.

Adrien Simon | Mardi 22 mai 2018

Takao Takano : « une fois que j'ai réceptionné mes produits, mon travail s'arrête »

On rejoint Takao Takano sur son lieu de travail, à l'heure dite – 8 heures. Il est déjà aux fourneaux, en t-shirt et tablier bleu de commis. On est loin de l'image qu'on pourrait se faire d'un cuistot doublement macaroné : en habit blanc immaculé, haute toque, dirigeant d'une main de fer toute une brigade. Derrière lui, est posée une plaque à rôtir garnie de morceaux de volaille déjà dorés (depuis quelle heure travaille-t-il ?), devant lui, des morceaux de viande qu'il est en train de découper (du veau peut-être ?). Le lendemain, à la faveur d'un déjeuner (à l'improviste et à nos frais, of course), on verra l'autre côté de la porte battante : la salle-à-manger, blanche et noire, cachée de la rue par de grands rideaux, les quatre serveurs effectuant le fameux ballet gastronomique (pain servi à la pince, remplissage automatique des verres, détail des assiettes ingrédient par ingrédient). En attendant, c'est dans cette même pièce, vide (il est 8h05) que l'on s'entretient avec Takao Takano. Il raconte son parcours : après avoir abandonné l'idée de faire carrière dans le droit, il ambitionne de devenir cuisinier. Il entre chez Masahiro Mori

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Ces Japonais qui ruent dans les marmites lyonnaises

Food | Depuis une dizaine d'années, des cuisiniers nippons formés à la cuisine française s'installent à Lyon et décrochent les étoiles.

Adrien Simon | Mardi 22 mai 2018

Ces Japonais qui ruent dans les marmites lyonnaises

Si l'on en croit la rumeur culinaire et la presse spécialisée, le plus épatant des nouveaux restos lyonnais, cuvée 2018, se trouve du côté de la cathédrale Saint-Jean. La Sommelière est un micro-bistrot, douze places assises, où l'on sert un unique menu dégustation, en huit parties. On parle à son propos d'une grande « maîtrise », de « grâce » aussi, et de distinctions qui ne devraient pas tarder à pleuvoir. À sa tête on trouve deux jeunes gens. L'une, côté bouteilles, s'est formée chez Antic Wine et dans un établissement gastronomique d'Indre (Saint-Valentin). L'autre a affuté ses couteaux à La Rochelle (au Japon) puis dans un double-étoilé du Beaujolais (à Saint-Amour). Ils revendiquent de pratiquer une gastronomie « française », dans une version certes « simplifiée » – il faut comprendre "sans esbrouffe", pure. Takafumi Kikuchi et Shoko Hasegawa sont pourtant arrivés en France il y a quelques années seulement, en provenance du Japon. Les Lyonnais, logiquement, ne doivent plus s'étonner de voir un chef nippon maîtriser à ce point la cuisine française (l'inverse : qu

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Au Périscope, le kif des apprentis hip-hopers

Atelier Graffiti | Non content d'être un fourmillant lieu de défrichage musical, le Périscope - lieu de culture dans le 2e arrondissement – s'occupe admirablement bien des pré-ados.

Antoine Allègre | Mardi 3 avril 2018

Au Périscope, le kif des apprentis hip-hopers

Le service médiation des publics a encore fait du chouette boulot pour cette salve de jours loin de l'école en concoctant un cycle progressif de trois jours d'ateliers participatifs ayant comme colonne vertébrale les arts urbains. Progressif ? Le premier jour entre 14h30 et 16h30 (lundi 16 avril), les kids à partir de douze ans s'initieront à la pratique du dessin préparatif sous le patronage de deux artistes reconnus dans la scène graff du cru : Krea et Marco. Si le plus-si-enfant-que-ça a encore du mal avec l'art pictural, il pourra en parallèle se former au breakdance en compagnie d'Atom, membre émérite du Differents Crew. Les choses commencent à devenir gentiment sérieuses le lendemain – mardi 17 avril. En effet, exit les crayons de couleurs, bonjour les craies et la devanture métallique attenant à l'entrée du Périscope, toujours avec Krea et Marco. L'atelier en extérieur ne pouvant compter que six à sept enfants en simultané, les autres pourront attendre leur tour en réalisant des light-graph avec Vincent Delesvaux, photographe de métier et bidouilleur de l'extrême. Le mercredi 18 avril,

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Les nuits raccourcies du Sonic

Politique Culturelle | Au Sonic, on ne navigue toujours pas en eaux calmes : l'autorisation d'ouverture tardive a été momentanément retirée au bateau rock. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 12 décembre 2017

Les nuits raccourcies du Sonic

Le Sonic a encore défrayé la chronique ces derniers jours. L'autorisation de nuit de la péniche la plus rock de la ville, à la programmation impeccable, lui a en effet été retirée suite à un avis défavorable des services de l'écologie urbaine de la Ville de Lyon. Coup dur : si les concerts en début de soirée attirent du monde, c'est surtout l'activité clubbing de nuit qui permet de faire tourner le lieu (représentant 65% de l'économie de la salle selon ses responsables). Comme de coutume, les réseaux sociaux ont été prompts à s'indigner. Et un concert de soutien est organisé ce vendredi 15 décembre, avec Abschaum et Pratos, fleurons de la scène locale. Stéphane Bony, le directeur du Sonic, nous confirme les faits : « Nous avons reçu un courrier des services de l'écologie urbaine : on nous reproche un non respect de la législation actuelle sur le niveau sonore des concerts. Nous devons aussi recalibrer notre limiteur, qui était devenu obsolète. C'est en cours. » Le limiteur en question enregistre à la fois le niveau sonore et l'amplitude horaire de l'activité. Il avait déjà été la cause de préc

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Les prédateurs de la nuit : "La Belle et la Meute"

ECRANS | de Kaouther Ben Hania (Tu-Fr-Sue-No-Lib-Qa-Sui, 1h40) avec Mariam Al Ferjani, Ghanem Zrelli, Noomane Hamda…

Vincent Raymond | Mardi 17 octobre 2017

Les prédateurs de la nuit :

Étudiante à Tunis, Mariam participe à une soirée de bienfaisance durant laquelle elle rencontre Youssef. Leur idylle naissante est dramatiquement interrompue par une patrouille de police et Mariam violée par ces prétendus “représentants de l’ordre”. Son enfer ne fait que débuter… Révélée par le documenteur incisif Le Challat de Tunis (2015), Kaouther Ben Hania poursuit dans la même veine tranchante, dénonçant encore et toujours le sort réservé aux femmes en Tunisie — un Printemps arabe, pas plus qu’un Prix Nobel de la Paix ne suffisent hélas à balayer des années de machisme ni de patriarcat. La cinéaste use ici d’une forme de narration radicale, mais appropriée : de longs plans-séquences montrent la victime en proie à une cascade de violences psychologiques, ajoutant à son traumatisme. Chacun figure l’une des insoutenables étapes de son interminable calvaire intime, aggravé par des mentalités étriquées et une barbarie administrative (à l’hôpital, au commissariat) rappelant par instants l’excellent I am not Madame Bovary de Feng Xiaogan

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La Belle et la Meute

Avant-Première | Le souffle du Printemps arabe n’a pas débarrassé les Tunisiens des oppressions, ni purgé certaines mentalités de ses réflexes archaïques. Réalisatrice du (...)

Vincent Raymond | Mardi 3 octobre 2017

La Belle et la Meute

Le souffle du Printemps arabe n’a pas débarrassé les Tunisiens des oppressions, ni purgé certaines mentalités de ses réflexes archaïques. Réalisatrice du documenteur Challat de Tunis (2013), Kaouter Ben Hania signe avec La Belle et la Meute une glaçante fiction montrant le sort peu enviable d’une jeune femme violée par des policiers. Un film en quasi temps réel, à découvrir en avant-première. La Belle et la Meute Au Lumière Terreaux ​le lundi 9 octobre à 20h30

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Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Direction Artistique | À Charlie Chaplin comme au Toboggan, voici venir deux directeurs pas si nouveaux : Mourad Merzouki et Victor Bosch, déjà à la tête d’autres salles. Cette concentration des pouvoirs menace-t-elle la diversité de l’offre ?

Nadja Pobel | Mardi 5 septembre 2017

Côté salles : à l’Est, rien de nouveau

Poussée vers la sortie avec force par la mairie de Décines, Sandrine Mini, qui a eu à cœur de défendre au Toboggan une programmation exigeante, a pris du galon : elle fait sa rentrée à la tête de la scène nationale de Sète. Fin de la belle histoire. Denis Djorkaeff, l’adjoint à la Culture, a fait appel à « une référence, à même de faire une programmation dans un temps record » comme il nous le confiait en mars dernier, en même temps qu’il annonçait la venue de Victor Bosch. Depuis, le directeur du Radiant à Caluire a vu sa mission se préciser. Il est officiellement directeur artistique et programmateur du Toboggan pour une durée de trois ans. Soucieux « de ne rien casser de ce qui a été précédemment fait », il garde sa recette éclectique, tentant de répondre aux besoins de sa nouvelle tutelle de faire un théâtre de proximité avec

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François Jolivet prend les rênes de l’Épicerie Moderne

SMAC | Après treize ans de bons et loyaux services dont trois à la direction, Damien Debard n'est plus à la tête de l’Épicerie Moderne. C'est François Jolivet qui a repris la direction de la salle feyzinoise : nous sommes allés à sa rencontre.

Corentin Fraisse | Mardi 13 juin 2017

François Jolivet prend les rênes de l’Épicerie Moderne

Racontez-nous votre parcours ? François Jolivet : J’ai démarré comme coordinateur dans un réseau régional du Nord-Pas-de-Calais en 2005, le RAOUL (Réseau Associatif des Organisateurs et Utilisateurs de Lieux). C’est l’équivalent de Grand Bureau. Ensuite, j’ai dirigé les 4 Écluses à Dunkerque : une salle de concerts, plus petite que l’Épicerie Moderne. C’est un lieu comparable dans sa gestion, un projet citoyen à la dimension culturelle très forte, avec des activités pour différents publics. Et surtout un soutien à la création et aux porteurs de projets artistiques. D’autres similitudes entre les 4 Écluses et l’Épicerie Moderne ? Les programmations sont à la fois voisines et différentes. La salle est plus petite à Dunkerque, avec un bassin de population de 200 000 habitants ; alors qu’ici, on est sur la troisième métropole de France. La salle des 4 Écluses est vraiment axée sur du jeune projet… mais voisine de l’Épicerie Moderne dans son éclectisme et dans sa volonté de porter des esthétiques "indé", de découverte et de diversité. La grande similitude entre les deux salles, ce sont les projets d’action cul

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"Fractus V" de Cherkaoui

Danse | Tant dans sa gestuelle que dans ses modes de collaboration et de création, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui fait montre d'une exceptionnelle souplesse. (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 16 mai 2017

Tant dans sa gestuelle que dans ses modes de collaboration et de création, le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui fait montre d'une exceptionnelle souplesse. Sa pièce Fractus V (présentée du 16 au 19 mai à La Maison de la Danse) s'inspire de la critique des médias de Noam Chomsky et rassemble des musiciens et des danseurs d'horizons très divers (hip-hop, flamenco, nouveau cirque...). Soit neuf artistes au total pour un entre-tissage s'annonçant fluide et intense !

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« Que les enfants voient ce que font leurs parents au concert »

L'Épicerie Moderne | Non contente de délivrer l'une des plus belles programmations de musiques actuelles dans l'agglomération, l'Épicerie Moderne est, depuis son ouverture en 2005, à la pointe d'une programmation jeune public qui s'est fait une spécialité de proposer aux enfants les mêmes musiques qu'aux parents. Explications avec Karine Fage, en charge des relations avec les publics et de l'action culturelle.

Sébastien Broquet | Mardi 11 avril 2017

« Que les enfants voient ce que font leurs parents au concert »

L'Épicerie Moderne a sans doute été la première salle de musiques actuelles à proposer des concerts rock pour les enfants. Aviez-vous dans votre convention à l'égard de la municipalité une incitation à faire du jeune public ? Karine Fage : Rien dans la convention ne stipulait que l'on devait mener une programmation à destination des enfants, des familles ou des scolaires. Mais l'idée de l'Épicerie étant d'avoir un projet artistique et culturel le plus ouvert possible, le choix s'est imposé, dès la première année, de faire une proposition à destination des familles, depuis les tout-petits à la fin de l'élémentaire. On l'a intitulé "Les Petites gourmandises". L'idée c'était de proposer des choses sur les différents temps de leur vie : en plus du temps scolaire et du temps de loisir, qui sont des outils pour permettre à des enfants de faire des sorties culturelles qu'ils ne feraient pas avec leurs parents, il fallait aussi privilégier les temps en famille. Les toutes premières saisons, c'était assez discret, mais très vite, on a créé une vraie plaquette dédiée à ces programmes. Aujourd'hui, on a vraiment pris le parti

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Victor Bosch : « remplir le Toboggan »

Politique Culturelle | Reconduit à la tête du Radiant pour cinq nouvelles années, dépêché par la mairie de Décines pour assurer la programmation du Toboggan après le limogeage de Sandrine Mini, Victor Bosch a longuement pris le temps de nous raconter ses missions. Avec enthousiasme et verve. Digest.

Nadja Pobel | Mardi 4 avril 2017

Victor Bosch : « remplir le Toboggan »

Vous étiez le seul en lice pour briguer cette délégation de service public (753 000€ de subvention de la ville, en légère baisse) du Radiant après votre arrivée en 2012. Quels axes avez-vous mis en avant ? Victor Bosch : La continuation de ce que nous avions fait jusque là : ouvrir à 360 degrés et être très éclectique, car aujourd'hui Lyon a suffisamment de structures nobles (TNP, Maison de la Danse, Célestins, Opéra...) et la ville est fournie en culture de type "élitiste". C'est un terme que je n'aime pas... disons une culture plus en recherche, et je pense que c'est très bien d'avoir des endroits plus fédérateurs et en résonance avec ces institutions. Même si de plus en plus, j'essaye d'élargir à des créations pour amener le public à d'autres découvertes. On se meurt des clivages dans ce milieu. Quant à la subvention, elle se justifie avec les nombreuses actions de terrain que nous faisons. Elle représente 20% des 3 M€ de chiffre d'affaire. Y'a-t-il des tendances entre la répartition concert/spectacle vivant/one man show ? C'est très aléatoire. Il n'y a pas d’algorithme. Le Radiant reflète la société d

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Le spectacle d'Alex Lutz reporté

Humour | Alex Lutz étant tombé malade, le spectacle prévu ce jeudi 12 janvier au Radiant-Bellevue est reporté au vendredi 19 mai 2017 à 20h30. Encore quelques mois à (...)

Lisa Dumoulin | Mercredi 11 janvier 2017

Le spectacle d'Alex Lutz reporté

Alex Lutz étant tombé malade, le spectacle prévu ce jeudi 12 janvier au Radiant-Bellevue est reporté au vendredi 19 mai 2017 à 20h30. Encore quelques mois à attendre pour voir et écouter le blondinet juvénile qui se grime en secrétaire dans La revue de presse de Catherine et Liliane sur Canal +. Les billets du 12 janvier donneront directement accès au spectacle le 19 mai. En cas d'impossibilité, le Radiant propose un échange avec un autre spectacle de la saison 2016/2017. Pur tout renseignement complémentaire, contactez le 04 72 10 22 19.

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Danse, un nouvel élan

La Rentrée Danse | L'année chorégraphique 2017 commencera tambour battant avec la deuxième édition du Moi de la Danse (du 26 janvier au 12 février, aux Subsistances), festival (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mardi 3 janvier 2017

Danse, un nouvel élan

L'année chorégraphique 2017 commencera tambour battant avec la deuxième édition du Moi de la Danse (du 26 janvier au 12 février, aux Subsistances), festival visant à déplier la diversité de nos identités à travers le mouvement. Carolyn Carlson y présentera, par exemple, trois soli inspirés par les éléments naturels (vent, vagues...), le suisse Thomas Hauert une mise à nu de l'ambivalence des sentiments humains sur un madrigal de Monteverdi, et Maud Le Pladec une création à forte teneur autobiographique... Au même moment (du 25 janvier au 3 février), la Maison de la Danse consacrera un "archipel" à l'une des figures les plus connues de la danse contemporaine française, Angelin Preljocaj. Avec trois pièces au programme de cette mini-rétrospective : la reprise du ballet Roméo et Juliette dans des décors d'Enki Bilal créé à Lyon en 1996, une "soirée de duos" traversant plusieurs pièces de Preljocaj, et une création inspirée d'un conte médiéval chinois où le réel et l'imaginaire viennent à se confondre.

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Le Périscope ou la grande famille du jazz

Un lieu pour les vacances | Au Périscope, durant les vacances, les kids aussi ont leur place : zoom sur l'un de ces lieux de culture ayant infusé sa programmation d'effluves family friendly.

Antoine Allègre | Mardi 18 octobre 2016

Le Périscope ou la grande famille du jazz

Cela fait neuf ans que le Périscope instille dans nos oreilles nécessiteuses des vapeurs de jazz plus ou moins improvisé, de hip-hop mutant, d'électro vrillée et autres chouettes bizarreries. Un haut lieu des ondes expérimentales intercalé entre gare de Perrache, cours Charlemagne et faculté catholique qui, à chaque salve, accueille entre 100 (assises) et 200 (debouts) âmes. En somme, des esthétiques censées passer au dessus du seuil de tolérance d'un public non averti, juvénile ou, encore pire, les deux. Pourtant, en parallèle à ce fourmillement sonique, s'est développée une offre jeune public qui réapparaît comme par enchantement (pour les parents) à chaque session de vacances scolaires. « Nous nous efforçons de toujours leur préparer des événements qui soient en résonance avec la programmation adulte » lance Pierre Dugelay, directeur du Périscope et responsable de la programmation. Et ceci « quelle que soit la proposition artistique : de la séance d'écoute sur vinyles, de la lecture de contes, des sets DJ où toute la famille peut danser à 15 heures l'après-midi, du théâtre, des balances commentées par notre régisseur général » ajou

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Daniel Romano : La Métamorphose

Country & Pop | Ex-punk rocker, devenu plus countryman que la country, le cow-boy canuck Daniel Romano a opéré une nouvelle mue musicale avec Mosey, grand œuvre de westernades pop folk fait d'arrangements grandioses et de croisements esthétiques.

Stéphane Duchêne | Mardi 6 septembre 2016

Daniel Romano : La Métamorphose

On a connu le dénommé Daniel Romano s'affichant en photo ou en pochette d'albums — son Come Cry with me en tête — en costumes tissés façon tapisserie à motifs floraux, complet de countryman d'un autre âge (sans doute dérobés en douce dans la garde-robe épileptique de Porter Wagoner), surplombé d'un Stetson, d'une moustache et d'une lavallière rose hésitant par politesse entre le fuchsia et le bonbon. Ainsi attifé comme le fantôme de l'Opry (Nashville, Tennessee), le Canadien (il n'est même pas Américain) déroulait une country ad hoc, entre clonage d'Hank Williams et meta-country en ratatouille, et fameuse avec ça, de George Jones, Merle Haggard, Johnny Cash et many consorts. Et à l'aquoibonisme possiblement généré par cette démarche d'antiquaire musical, Romano répondait d'abord par son sens aigu du songwriting. Peu importe le style, le but c'est de mettre dans le mille, dit le cow-boy.

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Le Transbo prend l'air

Summer Sessions | Le Transbordeur métamorphose son espace extérieur pour la 5e édition des Summer Sessions, du 29 juin au 29 juillet. Un mois de fêtes outdoor sous toutes ses formes : des apéros graphiques au clubbing, voici notre sélection.

Maïté Revy | Mardi 28 juin 2016

Le Transbo prend l'air

Kiblind en mode psyché Ce magazine multimédia permet de découvrir les artistes émergents du monde de l'édition, du design graphique ou encore de la mode : pour cette ouverture des Summer Sessions, l'on profitera de l'exposition Le Passage (psychédélisme visuel avec tentures d'A. Eckart, A. Laffond ou Lasse & Russe) et on laissera parler son esprit créatif grâce aux ateliers "à faire soi-même". Tout ça accompagné des jolies trouvailles musicales du label AB Records. Mercredi 29 juin à 19h Quantic, latin vibes Will Holland, alias Quantic, revient secouer le Transbo en version live band avec son style mêlant les sonorités latines et jazz avec l'électro. Une recette spéciale qui sera servie par le plus colombien des artistes anglais, précédée d'un apéro plancha avec The Bongo Hop et Mr Day aux platines. Pour ravir papilles et oreilles. Dimanche 3 juillet à 17h Clips sur grand écran Faire découvrir à un large public les clips rhônalpins su

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Tenue de soirée estivale au Transbordeur

Summer Sessions | On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son (...)

Vincent Raymond | Mardi 28 juin 2016

 Tenue de soirée estivale au Transbordeur

On peut compter sur le Transbordeur pour être rock’n’roll en toute saison. Y compris en été où, grâce à ses Summer Sessions, la salle de concerts étend son périmètre d’intervention jusqu’aux projections en plein air. Mais pas n’importe lesquelles : des Ciné Drive-in à l’ancienne, dans d’authentiques voitures américaines mises à disposition par le Club V8 Forever (ou dans la vôtre, si vous préférez votre confort habituel), devant un film à la bande originale bien chargée, avec pour ajouter à l’ambiance, un foodtruck histoire de diffuser des odeurs de burgers et de frites — et aussi d’en vendre. Le premier film proposé résonne singulièrement avec l’actualité tragique d’Orlando : Priscilla, folle du désert (1995) de Stephan Elliott. Cette traversée de l’Australie dans un bus piloté par trois exubérants travestis confronte ceux-ci à la défiance, l’agressivité ou l’homophobie des habitants de l’Outback. Malgré tout empli de fantaisie désinvolte (la faute à la musique disco et aux déhanchés de ses comédiens vêtus en drag queen), Priscilla… marqua l’une des nombreuses résurrections de Terence Stamp, ina

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Le Ninkasi Kao remet la pression

Musiques Actuelles | La vie des salles lyonnaises est animée ces derniers mois : c'est désormais le Ninkasi Kao qui fait l'actualité en relançant son activité de production de concerts mais pas seulement, comme nous l'explique Christophe Moulin, tout nouveau directeur de la partie musicale, venu de Caen où il avait fondé le festival Nördik Impakt.

Sébastien Broquet | Mardi 10 mai 2016

Le Ninkasi Kao remet la pression

Pourquoi le Ninkasi relance l'activité de concerts au Kao maintenant ? La raison est lointaine et dépasse de très loin mon arrivée, le 1er mars dernier. Les concerts s'étaient arrêtés depuis 2009, quand les pouvoirs publics ont décidé de ne plus verser de subventions à l'association Kao Connection, qui portait alors cette activité. Nous avons décidé de relancer un projet culturel fort, pas seulement des concerts qui n'en sont qu'une partie, mais aussi de développer un soutien aux groupes émergents, de l'accompagnement, des résidences, un soutien en communication... La production de concerts va faire partie d'un ensemble cohérent, utilisant les différents espaces du lieu. C'est une envie de mettre le pilier musique au cœur du projet avec Christophe Fargier, le directeur, au delà du simple concert : le Ninkasi est un ensemble formidable, on ne se refusera rien. Pour quelle direction artistique ? Nous n'avons aucune subvention aujourd'hui, donc nous sommes dans une économie toujours précaire. Mais nous voulons un projet ambitieux, pertinent, au cœur de la ville et collaboratif avec les différentes associations lyonnaises, c

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Michel Cloup, debout

Rock | C'était en mode plus qu'intime que Michel Cloup avait en solo (en forme de duo, mais marqué pour la première fois de son vrai nom) fini par « recycler (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 26 avril 2016

Michel Cloup, debout

C'était en mode plus qu'intime que Michel Cloup avait en solo (en forme de duo, mais marqué pour la première fois de son vrai nom) fini par « recycler cette colère » qui a toujours été la sienne, lui le bâtisseur d'hymnes à la moue. Le deuil marquait ainsi puissamment, indélébile, l'immense Notre silence, avant que la meurtrissure du couple blessé ne vienne remuer Minuit dans tes bras. Et voilà que pour son déjà troisième album solo (même remarque que précédemment, même si le batteur Patrice Cartier laisse place à Julien Rufié), Ici et là-bas, investit le terrain d'une révolte on ne peut plus en phase avec la période. À l'heure où le peuple, ou ce qu'il en reste, se lève la nuit à la recherche d'une solution, Cloup acte la disparition de la classe ouvrière (La classe ouvrière s'est enfuie) et la difficulté à dire nous (Nous qui n'arrivons plus à dire nous). Les deux titres étaient annonciateurs de ce disque où Cloup retrouve quelque chose de sa jeunesse énervée et éternelle, qui plus est mûrie et nourrie d'un travail sur ses origines (là encore des chansons qui s'ancrent toutes seules dans la chair de l'actualité).

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La préfecture ferme le Sonic pour 15 jours

ACTUS | Sale période pour le Sonic, club rock emblématique de la ville, qui doit fermer pour quinze jours à compter de ce soir suite à un arrêté préfectoral pour tapage nocturne.

Sébastien Broquet | Vendredi 15 avril 2016

La préfecture ferme le Sonic pour 15 jours

L'histoire sans fin des clubs et bars faisant vivre l'économie nocturne mais victimes de l'incompréhension des services publics vient de se noircir d'une page supplémentaire. C'est le Sonic qui subit ce nouveau chapitre : la préfecture du Rhône lui a signifié ce jeudi 14 avril une fermeture administrative de quinze jours, sans possibilité de recours. Six concerts et soirées sont annulés. Celui très attendu de Michel Cloup et Matt Elliott est déplacé au Transbordeur, au même prix et en soutien au Sonic. Cette date, ironie du sort, fêtait les dix ans de programmation de ce lieu emblématique et fondamental de l'écosystème culturel comme de la vie nocturne lyonnaise. Triste anniversaire. La raison ? Le vendredi 29 janvier (soir où jouait DJ SoFa) la police est intervenue après la fermeture du lieu. Stéphane Bony, patron de la péniche amarrée quai des Étroits, raconte : « Ils sont arrivés en mode "on va se payer le Sonic", à 4h15. Le bar était fermé, le personnel faisait le ménage dans la salle vide. Mais il y avait encore quelques personnes sur le pont, on laisse partir les gens au compte-gouttes justement pour éviter le tapage nocturne qui nous était reproché par les

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Lyon, reine de la nuit mais...

ACTUS | Alors que Lyon vient d'être récompensée pour la qualité et le dynamisme de sa vie nocturne, on apprend que l'un des discrets et néanmoins essentiels artisans de cette réussite, le Sonic, est sous la menace d'une fermeture. Pas glop.

Benjamin Mialot | Jeudi 26 novembre 2015

Lyon, reine de la nuit mais...

Il y a deux jours, à Paris, se déroulait la 21e édition des Trophées de la nuit, sortes de 7 d'Or du noctambulisme (dans tant la forme que dans la représentativité). Surprise, c'est Lyon qui a remporté cette année le titre de "Ville nocturne", propulsée au sommet, on l'imagine, par le succès de Nuits Sonores et de son bras bétonné, Le Sucre. Comme un signe, ce sont les adjointes au développement économique (Fouziya Bouzerda) et au tourisme (Sandrine Frih) qui se sont félicitées de la chose : «La reconnaissance des professionnels au niveau national renforce la pertinence de la démarche lyonnaise fondée sur la concertation et le dialogue avec les acteurs locaux de la nuit et son rôle dans le rayonnement et l’attractivité du territoire. En quelques années, Lyon s’est imposée comme une ville moteur en matière d’attractivité nocturne.» Car la réalité est un peu moins glamour, en tout cas pour les acteurs se faisant fort de proposer une alternative à la Sainte Trinité col blanc/mojito/EDM, à laquelle sont dévoués les "professionne

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Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

MUSIQUES | 03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif (...)

Benjamin Mialot | Mercredi 30 septembre 2015

Les soirées du 30 septembre au 6 octobre

03.10 Encore Tel Van Pelt, le chasseur qui voulait faire de Robin Williams une descente de lit dans Jumanji (chacun ses classiques), le collectif Encore n'aura visiblement de répit que le jour où il aura accroché à son tableau de chasse toutes les figures historiques de la techno. Cette semaine, c'est ainsi au tour de Kevin Saunderson de voir sa tête placardée au-dessus de la cheminée, en l'occurrence celle du Petit Salon, en sa qualité d'originator, à égalité avec Juan Atkins et Derrick May, du "nouveau son pour danser de Detroit" – il paraît qu'on utilise trop d'anglicismes, alors voilà, enjoy (oups).

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Sufjan Stevens, dans tous ses États

MUSIQUES | Pour la première fois en concert à Lyon, le génie baroque 'n' folk Sufjan Stevens crée aussi l'événement en revenant clandestinement, et au détour d'un magnifique album de deuil maternel, à son grand projet : mettre sur disque son autre mère – patrie celle-là –, les États-Unis d'Amérique.

Stéphane Duchêne | Mardi 22 septembre 2015

Sufjan Stevens, dans tous ses États

Peut-être notre perception est-elle légèrement biaisée par cette chanson qu'il consacra au tueur en série John Wayne Gacy Jr. et dans laquelle il confiait «And in my best behavior / I am really just like him / Look beneath the floorboards / For the secrets I have hid», mais on ne peut s'empêcher de penser que Sufjan Stevens est affublé de certains travers du tueur en série moyen. Un caractère obsessionnel, une enfance difficile (un classique) et une tendance à la collectionnite : ici, philatélie des souvenirs, réels ou fantasmés, tordus par la mémoire ; des figures, des lieux, mythiques ou anecdotiques. Pour Sufjan Stevens, il n'y a que par cette forme d'entomologie, pour laquelle il se nourrit de recherches poussées, que l'on peut conter et comprendre l'Histoire américaine, cette géographie : «Ne possédant pas l'Histoire des Européens, nous tirons notre fierté des détails» répète-t-il à l'envi. Au lieu de collectionner les cadavres comme Gacy, Stevens en fait d'exquis en déterrant ses fétiches de la Grande Amérique, enfouis sous le tapis avec ses propres secrets.

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Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

MUSIQUES | Mi-août, Ostgut Ton fêtait ses dix ans à domicile. Cette semaine, c'est au Transbordeur et au Sucre que la (panzer) division discographique du célèbre Berghain poursuit les hostilités. Petites natures s'abstenir.

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Ostgut Ton, 10 ans de purisme techno

«Don't forget 2 go home !» N'oubliez pas de rentrer à la maison. Dans la file d'attente grillagée qui mène au Berghain, couloir de la (petite) mort à l'entrée duquel mieux vaut abandonner tout espoir – de passer le contrôle au faciès de Sven Marquardt, l'iconique et impénétrable physionomiste qui sépare le bon grain électromane de l'ivraie party animalière à l'autre extrémité –, voilà le seul conseil qui vaille. Tagué sur un bout de mur du temple berlinois de la culture électronique, il en est même devenu le slogan officieux. Et pour cause : réincarnation de l'Ostgut, haut lieu de la culture queer dont les agents actifs de la gentrification firent table rase début 2003, cette ancienne centrale de l'est convertie un an plus tard en club (techno au Berghain à proprement parler, house au Panorama Bar à l'étage, musique contemporaine à la Kantine, installée dans une aile) / spot de parachutisme (vous voyez très bien de quoi on parle) / boîte à cul (gay au Berghain, hétéro au Panorama) a fait de la désorientation sa marque de fabrique. Pénombre quasi-permanente, sets-marathons (du jeudi soir au l

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Solids, droit dans le mur du son

MUSIQUES | Inaugurée par une belle insomnie collective en creux du onzième anniversaire de Grrrnd Zero, la cinquième édition du Humanist SK Festival atteindra en théorie (...)

Benjamin Mialot | Mardi 15 septembre 2015

Solids, droit dans le mur du son

Inaugurée par une belle insomnie collective en creux du onzième anniversaire de Grrrnd Zero, la cinquième édition du Humanist SK Festival atteindra en théorie son seuil critique les 25, 26 et 27 septembre prochains. En pratique, c'est toutefois dès cette semaine que cette émérite kermesse alterno-bruitiste – organisée par les labels parisien et lyonnais du même demi-nom – pourrait défrayer la chronique (ici au sens de "douleur chronique", mettons aux tympans), à l'occasion du concert de Solids, duo saturation-martellement canadien qui fait de la musique comme d'autres font rouler des pierres. Mais attention, pas de la caillasse format intifada hein. Plutôt un bon gros rocher chouré sur le set de quelque film d'aventure en milieu tropical, qui dévale en ligne droite et à grande vitesse l'histoire récente de la musique très amplifiée, des power pop songs gavées de coups d'éclat guitaritstiques de Built to Spill au classic rock réduit en miettes de The Men – et écrase au passage les comparaisons trop évidentes avec No Age ou Japandroids, autres duos portés sur l

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Django Django, les maîtres de l'univers pop

MUSIQUES | Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Django Django, les maîtres de l'univers pop

Il y a un moment, à 4'30'' de Giant, le premier morceau de Born Under Saturn, l'album que vient nous présenter Django Django, où le monde semble s'ouvrir en deux sur un changement de ton. Et où, sur fond de claviers quasi carpenteriens, sous un empilement de "ouh ouh" et perdu dans une rythmique space funk, un chœur chante «Take it back if you really, really wanna take it to the stars». Là commence un voyage qui n'est que changement de direction dans l'espace-temps (d'où sans doute la référence à Saturne, planète géante, donc, et dieu du temps du panthéon romain). Car Born Under Saturn est plein de fausses cassures de rythme (le "sax" de Reflections) qui sont autant de passages semblables à ces trous de vers qui permettraient en théorie d'accéder d'un bout du cosmos à l'autre ; plein de sauts quantiques musicaux qui ne sont pas sans rappeler, en plus sophistiqué, la manière qu'avaient en concert leurs aînés du Beta Band de s'échanger les instruments en plein milieu d'un morceau ; plein de ces digressions dignes, tant pis, on les cite, des contrepoints chers aux Be

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Metz ou le hardcore sidérurgique

MUSIQUES | Affublé d'un blase de préfecture de Moselle, Metz a taillé dans le vif pourtant déjà très à vif de son premier album pour livrer "II", transformation d'essai rageuse et tranchante qui semble droit sortie du fracas et de la chaleur infernale des hauts-fourneaux lorrains. Tout cela depuis le Canada.

Stéphane Duchêne | Mardi 15 septembre 2015

Metz ou le hardcore sidérurgique

Ah, Metz ! Ville fleurie tri-millénaire, préfecture du département de la Moselle, citée romaine sous le nom de Divodorum, ancienne capitale d'Austrasie, importante ville de l'Empire Carolingien, du Saint-Empire romain germanique et, par intermittence, de la première division du championnat de France de football. Ville libre et souvent assaillie, Metz vainquit par la main de Saint-Georges le maléfique Graoully et par les pieds de Tony Kurbos et Jules Bocandé le FC Barcelone au Camp Nou en Coupe des Coupes 1984-85. Elle connut aussi des défaites avec l'annexion par l'Allemagne et la perte du championnat de France de football 1998 à la différence de but aux dépens du RC Lens – deux épisodes que les Messins préfèrent oublier... Bien, ouh là, stop, soyez sympas, rembobinez : on s'égare, Metz n'étant pas le sujet de cet article. Ou plutôt si, mais le Metz canadien, groupe hardcore de son état, baptisé ainsi suite à un concert lorrain visiblement marquant de deux de ses membres en 2006 – le hors-sujet n'est donc pas total, même si au contraire de la ville, Metz le groupe présente une diversité architecturale assez

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L'éternelle jeunesse de Thurston Moore

MUSIQUES | Est-ce par atavisme onomastique ou toponymique? Toujours est-il que Thurston Moore, ci-devant leader éternel devant l'éternel de Sonic Youth, adore le (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 19 mai 2015

L'éternelle jeunesse de Thurston Moore

Est-ce par atavisme onomastique ou toponymique? Toujours est-il que Thurston Moore, ci-devant leader éternel devant l'éternel de Sonic Youth, adore le Sonic. On parle de ce bateau accolé aux quais du Rhône d'où s'envolent effluves punks et autres entreprises... soniques de tout type, avec une nette préférence pour la dissonance et l'expérimentation. Voilà une autre des raisons pour laquelle Thurston est si enclin à faire étape en ce lieu chaque fois qu'il vient à Lyon. Homme avisé et attentionné, c'est un "concert secret" et donc un peu surprise que vient livrer l'ancien petit gars du Connecticut monté à New-York pour redonner ses lettres de noblesse à la profession d'ORL à la fin des années 70. Et c'est accompagné d'un super groupe qu'il entend (car lui entend encore) le faire : le fidèle Steve Shelley, Deb Googe (la fille et la basse dans My Bloody Valentine, autre grand générateur d'acouphènes) et James Sedwards dont John Peel disait qu'il était le seul non footballeur dont il était jaloux en tant que personne. Ensemble, les quatre ont produit dernièrement The Best Day, première saillie de Moore post-divorce youthien et grand album solo

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Sidi Larbi Cherkaoui au nirvana

SCENES | Fruit de l'improbable rencontre entre le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui et des moines du temple Shaolin, "Sutra" donne à voir les puissants contrastes de la Chine dans un grand et beau geste martial. Et arrive enfin à Lyon, sept ans après son triomphe en Avignon. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 31 mars 2015

Sidi Larbi Cherkaoui au nirvana

Quand ils ne sont pas occupés à se forger un corps et un mental d'acier, les pensionnaires du monastère Shaolin se donnent en spectacle aux quatre coins du monde, dans des démonstrations d'arts martiaux où leur virtuosité est employée à mauvais escient :comme une couverture d'un trafic de bracelets porte-bonheur, là où elle devrait être pur véhicule de leur pensée bouddhiste. Elle l'est toutefois dans Sutra, une pièce pour une vingtaine de moines guerriers et un danseur imaginée en 2007 par Sidi Larbi Cherkaoui lors de séjours au dit temple, perché au sommet de l'une des cinq montagnes sacrées que compte la Chine – le mont Song, à l'est du pays. Fan de Bruce Lee et alors en quête d'une sérénité ravie par l'accueil mitigé réservé à son précédent travail (Myth), le chorégraphe y a fait l'expérience d'une discipline de vie plus raccord avec ses aspirations – il est végétarien et indifférent à l'alcool depuis l'adolescence – que celle de sa Belgique natale. Et rencontré des jeunes gens mus par «une véritable envie de s’exprimer, de tendre une main». A fond la caisse Sa belle idée est de les avoir laissé le faire à l

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Sublimissito

SCENES | Formée dans son Japon natal, où elle a étudié le ballet classique dès ses cinq ans avant de partir poursuivre sa formation aux États-Unis, (...)

Aurélien Martinez | Mardi 17 mars 2015

Sublimissito

Formée dans son Japon natal, où elle a étudié le ballet classique dès ses cinq ans avant de partir poursuivre sa formation aux États-Unis, Kaori Ito est une danseuse d'exception, qui illumine même les plateaux les plus bancals de sa présence et de sa technique. De Philippe Decouflé à Angelin Preljocaj en passant par Alain Platel ou James Thierée, de nombreux chorégraphes européens renommés ne s'y sont pas trompés. C’est dire si, en décidant de dresser son portrait chorégraphique, le touche-à-tout Aurélien Bory (dont a récemment pu redécouvrir l'excellent Plan B), avait toutes les cartes en main pour créer un très beau spectacle. C’est justement ce qu’il a fait : son Plexus (littéralement «réseau de filets nerveux ou de vaisseaux») est un hommage sublime à la danseuse et à son corps, qui n'a de frêle que l'apparence au vu de ce qu’elle en fait, elle qui a été «soumise à des influences contraires, tiraillée entre des choix artistiques». «Ces tensions l'ont traversée» explique Aurélien Bory en note d’intention. Dans une scénographie très visuelle, faite de milliers de fils en nylon, Kaori Ito est ainsi tour à tour f

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Faites un geste, renflouez un sous-marin

MUSIQUES | En musique peut-être plus encore qu'ailleurs, l'innovation n'est généralement pas rentable. Sept ans après son ouverture et malgré son dynamisme (résidences, (...)

Benjamin Mialot | Mardi 16 décembre 2014

Faites un geste, renflouez un sous-marin

En musique peut-être plus encore qu'ailleurs, l'innovation n'est généralement pas rentable. Sept ans après son ouverture et malgré son dynamisme (résidences, festivals, accueils en tous genres...), Le Périscope, haut lieu de l'expérimentation sonore s'il en est, en fait toujours les frais. Au point de mettre à profit son anniversaire pour souligner la fragilité de sa situation économique et vous inviter, l'espace de trois soirées de soutien, à écoper la flotte qui s'infiltre par ses écoutilles sous les harangues de fidèles du lieu. Trois ambiances de travail sont proposées : anxiogène ce mercredi 17 décembre avec, notamment, le post-punk en niveaux de gris de Rank, le hardcore jusqu'au-boutiste de Alabaster et un DJ set fatalement impétueux des Too Girly DJs – rassemblés par un aréopage d'activistes de bruit, en tête les labels Gaffer et Bigoût ; détendue le lendemain, carte blanche au supa funky Grolektif (par ailleurs co-fondateur du Périscope) oblige ; et enfin euh... eh ben jazzy le 19, avec le Lyon Jazz Collectif. A vos écuelles. Benjamin Mialot

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Annulation de la guinguette de l'épicerie moderne

MUSIQUES | Cet après-midi, l'Epicerie Moderne devait tenir sa traditionnelle guinguette, sa familiale fête de clôture en plein air. En raison de l'alerte orange aux (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 4 juillet 2014

Annulation de la guinguette de l'épicerie moderne

Cet après-midi, l'Epicerie Moderne devait tenir sa traditionnelle guinguette, sa familiale fête de clôture en plein air. En raison de l'alerte orange aux orages lancée sur le Rhône pour cet après-midi, la salle et son partenaire, le Centre Social Mosaïque, ont décidé par prudence de tout annuler.

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Les moments forts de la saison danse 2013/2014

SCENES | Un Toboggan dont on ne connaît pas encore la programmation, un Ballet de l'Opéra qui reprend un génial mais énième opus de William Forsythe, une Maison de la Danse qui ouvre sa saison avec Benjamin Millepied... Le début de l'année chorégraphique n'est pas des plus fous. Les choses devraient toutefois s'arranger par la suite. La preuve en dix rendez-vous. Jean-Emmanuel Denave et Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Mardi 10 septembre 2013

Les moments forts de la saison danse 2013/2014

Limb's Theorem Créé en 1990, transmis au Ballet de l'Opéra en 2005, «le théorème des limbes» (limb pouvant aussi désigner le bord ou le membre, polysémie dont joue le chorégraphe) est l'une des pièces phares du grand William Forsythe. Inspiré par l'architecte Daniel Libeskind et les écrits du philosophe Wittgenstein, il y plonge ses interprètes dans des jeux de pénombre et de clair-obscur parmi un dispositif spatial et "machinique" complexe et parfois infernal. Le tout baigné de la bande sonore de son complice Thom Willems, oscillant entre musique et drones assourdissants. Une pièce aussi folle que réglée au cordeau, qui se tisse d'oppositions entre l'humain et la technique, la forme et le chaos, la danse et l'enfer mécanique.A l'Opéra, du 13 au 19 septembre  

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Le Radiant, nouveau radar

SCENES | C'est tel un Monsieur Loyal qui aurait emprunté sa chevelure à Krusty le Clown que le sémillant Victor Bosch a, en juin dernier,  lancé la saison 2013/2014 du (...)

Nadja Pobel | Mercredi 4 septembre 2013

Le Radiant, nouveau radar

C'est tel un Monsieur Loyal qui aurait emprunté sa chevelure à Krusty le Clown que le sémillant Victor Bosch a, en juin dernier,  lancé la saison 2013/2014 du Radiant-Bellevue, bousculant au passage la cartographie culturelle de l’agglomération - et les habitudes de communication, avec une plaquette originale, dédiée autant au public, en photo à chaque page, qu'aux artistes. Car non content d’être avant tout une salle de concerts éclectique (d’Axelle Red à Johnny Clegg en passant par SKA-P, Brigitte Fontaine ou du classique), le lieu, rouvert en janvier, autorise à son directeur tous les grands écarts théâtraux. Le public est là pour se divertir, nous dit-il, alors il aura droit à sa dose de comédie (Le Jeu de la vérité avec les "vus-à-la-télé" Vanessa Demouy et David Brécourt) et de grandes stars (Delon père et fille dans Une journée ordinaire). Ainsi considéré, le public (à 30% des habitants de Caluire) a toutes les raisons de faire confiance à ce grand manitou au carnet d’adresses conséquent, donc de répondre à ses invitations appuyées à applaudir «la nouvelle découverte que vous ne pouvez pas manquer», en l

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