Arnaud Meunier nommé à la MC2

Mercato | C’est Arnaud Meunier qui succédera le 1er janvier 2021 à Jean-Paul Angot à la direction de la MC2 — Maison de la Culture de Grenoble, Scène nationale. Il quittera ainsi la Comédie de Saint-Étienne qu’il dirige depuis 2011 ainsi que l’école supérieure afférente.

Nadja Pobel | Jeudi 16 juillet 2020

Photo : © DR


Arnaud Meunier est artiste metteur en scène. Ces dernières années, il a notamment dirigé Didier Bezace et Catherine Hiegel dans Retour au désert, Rachida Brakni (Je crois en un seul Dieu), qu'il a associée à Philippe Torreton dans J'ai pris mon père sur mes épaules de Fabrice Melquiot.

Son travail sur la saga des Lehman Brothers, Chapitres de la chute (écrit par Stefano Massini) avait reçu, en juin 2014, le Grand prix du syndicat de la critique.

Arnaud Meunier avait récemment été candidat malheureux au TNP de Villeurbanne.

À Grenoble, il a été préféré à Christophe Floderer (directeur adjoint de la Comédie de Valence sour l'ère de Richard Brunel), Marie-Pia Bureau (directrice de l'Espace Malraux, Scène nationale de Chambéry Savoie), Jean-François Driant (Scène nationale du Havre, Le Volcan), Marietta Pikenbrock (directrice de la programmation de la Volksbühne de Berlin de 2015 à 2018 sous le mandat de Chris Dercon).

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En bus vers Saint-Étienne

Théâtre | Le 2 mars, les Célestins vous offrent le car pour allez chez nos voisins stéphanois, dans la Comédie flambant neuve où le directeur de ce CDN monte Fore (...)

Nadja Pobel | Mardi 20 février 2018

En bus vers Saint-Étienne

Le 2 mars, les Célestins vous offrent le car pour allez chez nos voisins stéphanois, dans la Comédie flambant neuve où le directeur de ce CDN monte Fore !. Arnaud Meunier a choisi des acteurs inconnus (la moitié de la promo sortante de "son" École et des diplômes de CalArt, école d'art, sorte de Fame californien) et une autrice inconnue (la trentenaire US Aleshea Harris) pour évoquer l'absurdité et la violence du monde actuel. Trump n'est pas loin, les Clytemnestre et Agamemnon du XXIe sont au premier plan de ce plateau à double niveau.

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Rachida Brakni : jouer juste

Théâtre des Célestins | Une mise en scène tout en dentelle d'Arnaud Meunier, au service d'une Rachida Brakni d'une grande justesse : c'est aux Célestins jusqu'au 17 février.

Nadja Pobel | Mardi 7 février 2017

Rachida Brakni : jouer juste

À quoi ça ressemble, 1h40 de monologue ? À tout, sauf à la performance injustement présupposée... Rachida Brakni incarne trois femmes : une professeur juive, une soldat US et une kamikaze palestinienne qui veut comettre un attentat à Tel Aviv, « dans un an, dix jours et huit heures », le 29 mars 2002, elle l'annonce d'emblée. Aucun accessoire ne vient seconder la comédienne (ancienne pensionnaire de la Comédie Française) pour l'aider à incarner ces trois destins mêlés au cours du conflit israélo-palestinien, refrain ensanglanté des décennies passées, plus que jamais d'actualité. Dans un décor d'un gris dégradé, inversement semblable à celui de ses vêtements, encadré par trois portes qui n'ouvrent sur rien, elle avance, sur la moquette, à pas de loup presque comptés sans jamais flirter avec l'illustration ou même la démonstration. Ses cris de détresse sont silencieux, terriblement expressifs. Les explosions donnent lieu à une lumière crue et aveuglante. Arnaud Meunier, qui adapte ici (après Anna Politovskaïa et Chapitres de la chute) sa troisième œuvre de l'écrivain italien

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Arnaud Meunier reconduit

Comédie de Saint-Étienne | Alors que la nouvelle Comédie de Saint-Étienne, ce Centre dramatique national historique qui célèbre ses 70 ans, ouvrira au public sur le quartier de la (...)

Nadja Pobel | Lundi 30 janvier 2017

Arnaud Meunier reconduit

Alors que la nouvelle Comédie de Saint-Étienne, ce Centre dramatique national historique qui célèbre ses 70 ans, ouvrira au public sur le quartier de la Plain Achille en septembre prochain, son directeur Arnaud Meunier (nommé en 2011) vient tout juste d'être reconduit dans sa fonction pour un 3e mandat qui le mènera jusqu'au 31 décembre 2020. Le metteur en scène va pouvoir poursuivre son travail notamment tourné vers l'écriture contemporaine comme en témoigne Je crois en un seul Dieu de Stefano Massini, justement programmé aux Célestins jusqu'au 17 février.

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Un retour au désert trop surligné

SCENES | L’élaboration d’un casting de prestige (Catherine Hiegel, Didier Bezace, Isabelle Sadoyan) ne suffit pas à donner de l’entrain à la dernière création d’Arnaud Meunier. Statique et ankylosée, sa mise en scène du Retour au désert de Koltès ne convainc pas.

Nadja Pobel | Mardi 2 février 2016

Un retour au désert trop surligné

Un an avant sa mort prématurée, juste avant le Zucco qui fera polémique, Bernard-Marie Koltès veut s’essayer à la comédie avec Le Retour au désert, publié en 1988. La trame de fond est pourtant grave : la guerre d’Algérie. Mathilde, mère célibataire, revient du bled au terme de quinze ans d’exil et trouve sa maison occupée par son frère Adrien. Elle vient « récupérer ce qu’elle possède ». Lui a hérité de l’usine familiale. À travers ce duo, la confrontation de la France à son histoire brûlante s’incarne ici, ses fantômes et ses démons, sa nostalgie crasse et son incapacité à regarder ses exactions en face. Le texte ne fait pas dans les nuances pour opposer ces deux univers qui s’affrontent comme sur un ring : féminin et masculin, progressiste et conservateur, voyageur et rivé à sa terre : « la province française est le seul endroit du monde où l’on est bien, le monde entier envie (…) son calme, ses clochers, sa douceur, son vin, sa prospérité » clame Adrien. « Recommençons notre bonjour » Mais de ce monde en mouvement permanent, il ne subsiste sur le plateau qu’une déroutante atonie. Les acteu

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Les locaux de la saison 2015/2016

SCENES | La crème des artistes internationaux (Lepage, Stein, Jarzyna pour une variation sur "Opening Night"...) a beau fouler nos planches cette saison, on aurait tort d'en oublier les pointures rhônalpines. Zoom sur les prochains spectacles de Richard Brunel, Michel Raskine et cie.

Nadja Pobel | Mardi 8 septembre 2015

Les locaux de la saison 2015/2016

Une fois n’est pas coutume, c’est à l’Élysée (quand bien même l’Espace 44 a rattaqué dès le 1er septembre) que débute en fanfare la saison théâtrale : Michel Raskine y adapte Au cœur des ténèbres de Conrad avec l’éternelle Marief Guittier et l’excellent Thomas Rortais qu’il avait déjà mis à l’épreuve dans son (forcément) triomphal Triomphe de l’amour en 2014. Plus tard, il prendra les mêmes et recommencera, cette fois aux Célestins, pour une adaptation de Quartett d’Heiner Müller (6 au 24 janvier) qui lui-même écrivait là sa version des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos – «une comédie» selon les mots du sulfureux écrivain. Le travestissement ne devrait jamais être loin, l’amusement non plus. La nouvelle création de Gilles Pastor s'annonce elle plus caustique que ludique puisque, après avoir brillamment mis en scène l’Affabulazione

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La saison 2015/2016 des Célestins

ACTUS | Toujours plus internationale et comptant 8 créations et 9 co-productions, la nouvelle saison des Célestins, au cours de laquelle sa co-directrice Claudia Stavisky se mesurera au très caustique "Les Affaires sont les affaires" de Mirbeau, s'annonce prometteuse. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Mardi 2 juin 2015

La saison 2015/2016 des Célestins

Belgrade, l'un de leur meilleur spectacle de la saison en cours, n'a pas encore été joué que déjà les Célestins dévoilent déjà leur programmation 2015-2016. Bien que des mastodontes nationaux et internationaux soient à l'affiche, la jeunesse s'y fait une place avec : Piscine (pas d'eau) (du 3 au 13 février), pièce trash de Mark Ravenhill et inspirée de la biographie de la photographe Nan Goldin, récemment passée (plus que furtivement) à Nuits Sonores. La metteur en scène Cécile Auxire-Marmouget travaille par ailleurs avec Claudia Stavisky sur le projet La Chose publique, médiation avec les habitants de Vaulx-en-Velin. Pour Piscine, elle a notamment convié l'excellent David Ayala, l'amant un peu rustre de En roue libre cette année. Un beau ténébreux (du 10 au 13 mars) du très précieux mais pas si populaire Julien Gracq, mis en scène par Matthieu Cruciani, déjà aux manettes de Non réconciliés de François Bégaudeau, vu à la Célestine La fidélité qui caractériste par ailleurs le théâtre permettra cette saison de revoir des artistes particuli

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Regarde les hommes tomber

SCENES | Puisque tout le monde connait la fin - la crise des subprimes de 2008 -, l’auteur Stefano Massini et le metteur en scène Arnaud Meunier racontent avec brio le début et le développement de l’empire des Lehman Brothers. Croisant la petite et la grande histoire, ils signent avec "Chapitres de la chute" une fascinante saga théâtrale. Nadja Pobel

Benjamin Mialot | Mardi 11 février 2014

Regarde les hommes tomber

«Fils d’un marchand de bestiaux, juif, circoncit, une seule valise, debout immobile sur le quai number four du port de New York. Grâce à Dieu d’être arrivé, grâce à Dieu d’être parti, grâce d’être là enfin en Amérique». Nous sommes en 1844 et Henry Lehman vient de poser un pied sur le sol étasunien après un mois et demi de traversée de l’Atlantique. Un gros navire à voile projeté en fond de scène s’efface. Le spectacle vient de démarrer sur le mode du conte, il le tiendra quatre heures durant. Il faut dire que Chapitres de la chute est un épatant récit (écrit à la troisième personne, quitte à parfois manquer de spontanéité), qui embrasse à la fois le destin familial des Lehman et la transformation de l’économie en finance, mais aussi l'histoire politique, avec ce qu'elle charrie de guerres et de paix.  Lorsqu’Arnaud Meunier, directeur de la Comédie de Saint-Etienne découvre ce texte, seul son premier tiers est achevé. Stefano Massini, quadragénaire et déjà bardé de prix d’auteurs dans son pays, l’Italie, vient juste de coucher sur papier l’arrivée des frères Lehmann en Alabama. Arnau

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Jeunes confidences

SCENES | Et si on misait sur la relève en ce début d’année ? Les grands noms du théâtre auront beau être à Lyon tout au long des six mois à venir, c’est en effet du côté des jeunes que nos yeux se tourneront prioritairement. Nadja Pobel

Nadja Pobel | Vendredi 3 janvier 2014

Jeunes confidences

Enfin ! Enfin le théâtre des Ateliers est sorti de son état végétatif. Et la relève est tout un symbole, puisque c'est Joris Mathieu, adepte de la vidéo, qui en a été nommé directeur à la place du fondateur Gilles Chavassieux (lequel ne créera plus dans ce lieu). Autre désignation importante, celle de Sandrine Mini au Toboggan à Décines. D’autres directeurs tireront eux leur révérence : Roland Auzet à la Renaissance, par envie de reprendre son travail de compagnie, et Patrick Penot aux Célestins, pour cause de retraite. C’est d'ailleurs dans ce théâtre qu’il sera possible de découvrir le travail de Mathieu avec Cosmos de Witold Gombrowicz (février). D'une manière générale la jeune génération (disons les moins de quarante ans) fera l'actu de la rentrée avec Mon traître d’Emmanuel Meirieu (voir page 16) au Radiant, Dommage qu’elle soit une putain de John Ford par Marielle Hubert au Radiant encore (plus tard en janvier), qui s’annonce d’une curieuse violence mêlée de douceur, mais aussi l’exceptionnelle venue d’Howard Barker à Lyon, convaincu par la comédienne Aurélie Pitrat du collectif nÖjd de m

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