Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Lyon | Inquiets du devenir du département Arts vivants de la BM de Vaise, les usagers ont interpellé en ce début d'année, via une pétition, l'adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, qui leur répond.

Nadja Pobel | Lundi 18 janvier 2021

Photo : © DR


Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, intervenants, ou usagers "lambdas" — de la médiathèque de Vaise » se mobilisaient au sujet de la restructuration en cours de ce pôle, afin de le « sauvegarder ». Et lançaient une pétition à l'adresse de l'adjointe à la Culture de la Ville de Lyon en décriant notamment la nouvelle organisation du personnel car « la polyvalence sera de mise. C'est donc une accumulation de temps partiels qui va être attribuée à la thématique. En rassemblant ces morceaux, nous arrivons à la moitié du temps de travail initialement dévolue au fonctionnement de l'ancien département ». La pétition a obtenu 1972 signatures au lundi 18 janvier. L'objectif étant d'en récolter 2500.

Contactée à ce sujet, Nathalie Perrin-Gilbert nous a précisé qu'il n'était pas question de « démanteler le pôle Arts vivants, bien au contraire ! » — elle souhaite « rester avec le même nombre de personnes dédiées au pôle » en recrutant un bibliothécaire dédié, suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment ; et faire en sorte que ce poste ne soit plus vacant. L'adjointe assure également que le budget d'acquisition d'ouvrages et de revues spécialisées sera maintenu. « Le fonds restera fourni et actualisé » fait-elle savoir aux pétitionnaires qui exprimaient leur inquiétude, n'ayant alors « aucune certitude sur le maintien du budget d'acquisition, et sur celui des abonnements aux revues. Quelle est la pertinence d'un budget s'il n'est pas géré par des professionnels qui peuvent prendre le temps de s'investir et de s'informer continuellement ? Le budget global des acquisitions pour les médiathèques ne devrait pas baisser, il s'agira donc bien d'un choix de répartition sur les thématiques » questionnaient-ils.

Confortant toutes les activités de la BM (Influx, Guichet du Savoir*), l'adjointe de Grégory Doucet souhaite donner plus « encore d'ambition à l'accueil d'artistes en résidence » et « mettre mieux à profit l'auditorium de la médiathèque », renforçant ainsi la coopération avec les Journées de Lyon d'Auteurs de Théâtre. « Le pôle va non seulement perdurer mais se développer » garantit-elle.

* Influx est la rédaction d'articles, de brèves, de conseils de lecture, de revues de presse et de bibliographies

* Le Guichet du Savoir est un service permettant à chaque usager d'avoir une réponse en 72 heures à toute question posée aux bibliothécaires

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Scènes Découvertes, balle au centre

Politique Culturelle | La Ville de Lyon a décidé de remettre en jeu le label des huit Scènes découvertes de la cité. Pour chacune d'entre elles, l'enjeu est important tant l'aide financière et la mise en réseau bénéficient à ces structures souvent fragiles mais au travail sur l'émergence primordial.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 novembre 2021

Scènes Découvertes, balle au centre

Le dispositif Scènes découvertes est l'une des grandes réussites des mandats successifs de Gérard Collomb et de l'adjoint à la Culture qui a initié ce projet, Patrice Béghain. Initié en 2002, l'opération visait à aider les jeunes artistes à trouver de premières scènes, s'épanouir, répéter mais aussi à se faire repérer par des professionnels sensibilisés à la programmation de ces lieux labellisés. Une sorte de "second palier", après la formation, avant le passage vers une vie d'artiste professionnel. Un sas de transition dont l'autre but était bien évidemment d'offrir au public lyonnais un regard permanent sur les bouillonnantes scènes artistiques locales à moindre coût. Le tout, avec le soutien financier et une aide à la communication de la Ville de Lyon. La Drac abondait aussi financièrement. Au départ, seules les salles de théâtres étaient concernées : Les Clochards Célestes, l'Élysée, l'Esp

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Lyon : deux théâtres remis en jeu

Politique Culturelle | La Ville de Lyon vient de lancer une série d’appels à projets concernant les théâtres des 3e et du 8e arrondissements (actuels Théâtre des Asphodèles et NTH8). Ils seront ainsi peut-être confiés à de nouvelles équipes. Arbitrage prévu en février/mars, pour une mise en application dans ces lieux dès septembre 2022.

Nadja Pobel | Jeudi 4 novembre 2021

Lyon : deux théâtres remis en jeu

Après que les grandes institutions culturelles lyonnaises (Opéra, Subs, Célestins, Villa Gillet, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts, CNSMD, ENSATT, Bibliothèque municipale, Biennales de Lyon, Musée d’Art Contemporain…) ont vu leurs directions renouvelées ces dernières années, c’est au tour de celles de moindre envergure d’être — peut-être — concernées. Si les appels à

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Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Politique Culturelle | L'utilisation temporaire de Fagor-Brandt est prolongée jusqu'en novembre 2023, à la demande des acteurs culturels occupant le lieu. Mais rien n'est résolu pour la suite qui, au contraire, semble se compliquer, la Métropole n'ayant rien anticipé.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Fagor-Brandt, ce sera jusqu'en novembre 2023

Toutes et tous étaient arrivés à la réunion de concertation du lundi 4 octobre au matin avec un mot d'ordre commun : obtenir la prolongation de l'utilisation de Fagor-Brandt jusqu'à fin 2023, et non janvier comme voulu par le président de la Métropole. Histoire de se laisser un peu de temps pour trouver une solution de repli, Bruno Bernard ayant mis tout le monde devant le fait accompli. Tout le monde, c'était : Vincent Carry (Nuits sonores), Émeric Richard (Lyon Street Food Festival), Isabelle Bertolotti (Biennale d'Art Contemporain), Dominique Hervieu (Biennale de la Danse) et le régisseur des Biennales. Du côté de la Métropole, étaient présents trois membres du cabinet du président, mais aucun élu : Julien Rolland (directeur général adjoint du Grand Lyon), Cyrielle Chatelain (conseillère culture) et Ludovic Chambe (conseiller urbanisme et logement au cabinet). La réunion fut cordiale, des excuses fu

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Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

SMAC | Rénové – et même pratiquement reconstruit – de fond en comble sur son site de Confluence, le nouveau Marché Gare ne rouvrira pas avant le printemps 2022 mais l'équipe bénéficiera d'un outil propre à satisfaire de nouvelles ambitions. On a fait le point sur le projet avec Benjamin Petit, son directeur, et Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville qui a fait grimper considérablement l'enveloppe municipale en même temps que la subvention allouée à la SMAC lyonnaise.

Stéphane Duchêne | Mercredi 22 septembre 2021

Benjamin Petit : « atteindre d'ici trois, quatre ans le véritable potentiel du Marché Gare »

Le projet a beaucoup évolué notamment pendant la démolition d'une partie de l'ancien Marché Gare. Comment a-t-il pris forme, avec quel nouvel engagement de la Ville ? Nathalie Perrin-Gilbert : Au départ, on avait une enveloppe Ville de 500 000€, aujourd'hui elle s'est engagée à auteur d'1, 5M€, la Métropole 2M€ : on a un projet de 3, 5M€ mais parce que le projet s'est amélioré au fur et à mesure. Benjamin Petit : C'est vrai qu'il y a eu ce premier programme, ensuite il y a eu une nouvelle ambition portée par la Ville sur cet équipement. Mais il n'y a pas eu une escalade du budget, c'est l'enveloppe qui a été revue à la hausse. C'est à partir de là qu'on a pensé un nouveau projet plus ambitieux dans lequel on a pu faire passer nos idées pour cet équipement. Quel regard portez vous sur le projet tel qu'il est aujourd'hui ? NPG : Sur le projet culturel, je suis ravie d'hériter de cette décision concernant le Marché Gare, qu'une nouvelle salle dédiée aux musiques actuelles se développe comme cela. La Ville de Lyon veut conforter ses deux SMAC, le Marché Gare et le Pér

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Lyon : une Fête de la Musique en modèle réduit

MUSIQUES | Alors, Fête de la Musique ou pas ? Au-delà des errances du ministère de la Culture, de la contre-communication de la Ville de Lyon qui désire s'ériger en défenseur des artistes, entre annulations diverses, lundi soir et jauges vite complètes, il ne va pas être si simple d'écouter de la musique ce soir.

Sébastien Broquet | Lundi 21 juin 2021

Lyon : une Fête de la Musique en modèle réduit

« Nous vous avons invité cet après-midi pour vous informer que, à l'initiative du ministère de la Culture, en étroite coopération avec les grands médias, dans la soirée du 21 juin, soirée du solstice d'été, la musique (...) va prendre possession des trottoirs, des fenêtres, des places, des chaussées, des parcs, des jardins, des cours, des cours de casernes aussi bien que d'autres endroits moins inhabituels. » C'est ainsi que Jack Lang, le 1er juin 1982, annonçait la création de la Fête de la Musique, quelques mois après l'élection de François Mitterrand. 39 ans après sa création en vingt jours, c'est peu dire que l'édition 2021 ne suscite pas grande émotion en comparaison. Il aura fallu attendre le dernier moment pour écrire quoi que ce soit sur cette Fête de la Musique, chaotique à souhait dans son organisation, sa communication, sa validation. Ordres et contre-ordres, annulations et confirmations, reprogrammations et décrets contradictoires, déclarations de plus en plus ahu

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Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

Lyon | L'appel à participation gratuite de musiciens à une scène ouverte estivale au sein du Grand Hôtel-Dieu est restée en travers de la gorge de nombre d'artistes qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux du centre commercial. L'adjointe à la Culture Nathalie Perrin-Gilbert a réagi vertement.

Sébastien Broquet | Jeudi 17 juin 2021

Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

« Une scène ouverte pour célébrer la performance artistique » : c'est ainsi qu'est présentée la programmation estivale et musicale du Grand Hôtel-Dieu, qui a installé dans la cour St-Henri une scène pour des concerts devant se dérouler tout l'été, dès le samedi 19 juin à 20h, jour où est programmée l'artiste folk Thaïs Té. Et c'est gratuit. Pour le public... Mais aussi pour les artistes : aucune rémunération n'est prévue pour eux. Et c'est bien là que se niche le problème. Le gros problème. Car nombre d'entre eux ont vivement réagi sur les réseaux sociaux à l'appel à projets lancé sur Instagram et Facebook. Pour résumer l'avis quasi général, le temps de l'artiste rémunéré en visibilité pour se faire connaître, c'est terminé. Musicien, c'est un travail, comme un autre. Sur Facebook, l'organisation a répondu ainsi : « cette scène ouverte s'adresse essentiellement à des artistes en devenir. Nous souhaitons permettre à de jeunes artistes et groupes locaux de présenter leur talent en mettant à leur disposition une scène et

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

Vincent Raymond | Vendredi 19 mars 2021

Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

Vincent Raymond | Vendredi 5 mars 2021

Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, adjoint à la Culture (2001-2008) de Gérard Collomb : Je n’ai jamais eu l’habitude de juger publiquement les décisions de mes prédécesseurs ou de mes successeurs, que ce fût quand j’étais DRAC ou adjoint. Georges Képénékian, adjoint à la Culture (2008-2017) de Gérard Collomb : Nathalie Perrin-Gilbert dit que ce n’est pas une punition. Mais c’est quand même une punition chez elle : elle a eu une telle hargne pendant toutes ces années au sujet du rapport que l’on avait fait sur les frais de Serge Dorny, malgré la mise au point que j’avais essayé de gérer — en reconnaissant qu’il y avait bien eu des anomalies, j’ai travaillé avec Serge Dorny. Mais elle a quelque chose de vengeur. Loïc Graber, adjoint à la Culture de Georges Képénékian (2017-2018) et Gérard Collomb (2018-2020) : Il y a des problèmes de forme et de fond dans cette annonce. Le premier problème, de forme, c’est la précipitation : la Ville, membre de droit de l’Opéra, ne dit rien en décembre lorsque le budget est voté ; et quelques jours avant le conseil

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

Politique Culturelle | Coup de tonnerre à l'Opéra de Lyon : la Ville, par l'intermédiaire de son adjointe à la Culture, a décidé d'ôter 500 000€ par an de subvention au lieu dirigé par Serge Dorny pour quelques mois encore. Ce dernier a été prévenu il y a trois jours. Nathalie Perrin-Gilbert nous explique la raison de ce choix, qu'Étienne Blanc fustige.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 mars 2021

La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Festivals d'été, faut pas rêver

Situation (sanitaire) : c'est compliqué | Si la ministre de la Culture se montre optimiste dans ses récents propos concernant les festivals d'été, c'est surtout parce qu'elle occulte tout ce qui concerne la jeunesse et les musiques qui se dansent, du rock à la techno en passant par le rap. Une vision "OK boomer" et bourgeoise de la culture qui laisse sur le carreau un pan entier de la création, et les emplois qui vont avec. Et des publics désemparés, à qui l'on fait croire à tort qu'ils pourront vivre normalement cet été. Explications et tour d'horizon des festivals lyonnais.

Sébastien Broquet | Mardi 2 mars 2021

Festivals d'été, faut pas rêver

C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals européens prennent les devants et ont d’ores et déjà annoncé l'annulation de leur édition 2021. D'autres dévoilent comme si de rien n’était leur programmation et mettent en branle leur billetterie. Et Roselyne Bachelot continue de patauger dans une communication illisible, récupérant au passage l'idée des concerts test à Paris et Marseille dont elle n'est pas à l'origine (un écran de fumée pour les festivals : on ne voit pas à quoi les résultats, obligatoirement tardifs, leur serviront, a contrario des scientifiques — car il sera impossible pour la majorité d'entre eux d'appliquer les mêmes process sanitaires que lors de ces concerts soigneusement encadrés et gourmands en personnels ; à quoi bon essayer d'en organiser

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Bibliothèque | Dans nos colonnes, l’adjointe à la culture Nathalie Perrin-Gilbert, interpellée via une pétition des usagers du département Art vivants de la médiathèque de Vaise, affirmait le mois dernier qu’il n’était « pas question de démanteler ce pôle Arts vivants, bien au contraire ! ». Une partie du personnel doute de l’application de cette volonté.

Nadja Pobel | Jeudi 18 février 2021

Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa refonte. Marc Fintzi, délégué syndical SUD, en est « très content » — mais il dit « craindre que l’administration ne bouge pas » et soit sourde aux paroles de l'élue, qui affirme notamment que le « même nombre de personnes dédiées au pôle » serait conservé, notamment en recrutant un bibliothécaire dédié suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment. C’est là que le bât blesse pour le syndicaliste. La fiche de recrutement est selon lui trop vague : « c’est un poste qui s’occupe de coordination transversale et non de la création. Ce n’est pas tellement "arts vivants " ». Plus précisément, il est question d’assurer « la gestion, l’animation et le développement du pôle Arts vivants et Création — Ce pôle couvre les domaines suivants : Littérature

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Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | Pour succéder à l'historique Thierry Téodori, qui prendra sa retraite en juin prochain, c'est Thierry Pilat qui a été choisi par la nouvelle municipalité. Le Lyonnais, qui était jusqu'ici directeur du Fil — la SMAC de Saint-Étienne —, fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de la Halle Tony Garnier, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tourn

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Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Politique | Lyon, ville refuge pour les artistes et intellectuels menacés dans leurs pays : c'est le projet acté par Nathalie Perrin-Gilbert et Grégory Doucet, qui vont faire de notre cité un membre du réseau international ICORN dans les prochaines semaines. Explications.

Sébastien Broquet | Mardi 20 octobre 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

Vous avez pour projet de faire de Lyon une ville accueillant les artistes réfugiés en danger dans leur pays. Pouvez-nous nous expliquer en quoi ça consiste ? Nathalie Perrin-Gilbert : La Ville de Lyon va rejoindre le réseau ICORN, un réseau de villes refuges, prévu notamment pour les demandeurs d'asile, mais pas que. C'est un réseau anglo-saxon au départ, très actif pour la protection des artistes dans le monde. En France, seules Paris et Poitiers font partie de ce réseau. Avec le maire de Lyon, avec l'adjointe en charge des Relations Internationales Sonia Zdorovtzoff et moi-même, on a décidé de rejoindre ce réseau. Barcelone, par exemple, en fait partie : lors de mon voyage dans cette ville, j'avais rencontré la maire Ada Colau, et ce qui m'avait intéressé dans sa politique, c'était sa capacité à affirmer des valeurs et à mettre en adéquation valeurs et actes. Et sur ce sujet de l'accueil, elle l'a fait très vite. En tant qu'adjointe à la Culture, l'accueil des artistes menacés me concerne tout particulièrement. Ça rejoint un autre de mes combats anciens, celui pour les droit

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La Salle Rameau, revue et corrigée

Lyon | Le projet de nouvelle Salle Rameau a pris du retard, pour cause de crise sanitaire, mais son futur était aussi une question au vu des changements à la tête de la Ville : on fait le point.

Sébastien Broquet | Lundi 19 octobre 2020

La Salle Rameau, revue et corrigée

Dans la foulée de l'abandon des Ateliers de la Danse au Musée Guimet, ça aurait pu être l'un des dossiers chauds de la rentrée dans le monde culturel : le devenir de la Salle Rameau, projet désormais porté par le promoteur immobilier La Compagnie de Phalsbourg et pour la partie contenu par Scintillo, la société de Steven Hearn. On sait qu'alors maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert n'avait pas été tendre avec ce choix opéré par l'ancien exécutif. Certaines sources disant même que l'attitude du jury réuni en octobre 2018 avait été plutôt clémente pour ce dossier qui provisionnait une somme conséquente pour les travaux, beaucoup moins avec celui porté par le promoteur Carré d'Or et l'agence Urban Project de Damien Beaufils (le troisième projet, emmené par Les Chevaliers du Fiel, partait de bien

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Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Élections Municipales 2020 | Rien n’est joué, concernant ces élections municipales, en particulier car le très fort taux d’abstention, le contexte particulier du premier tour et le jeu des alliances peuvent encore venir chambouler les pronostics. Reste que lors de ce premier round, Lyon a placé assez largement en tête la liste écologiste menée par Grégory Doucet. Lequel s’est allié depuis avec La Gauche Unie de Sandrine Runel et Lyon en Commun, mené par Nathalie Perrin-Gilbert. Comme dévoilé par Rue89Lyon, c’est la maire du 1er arrondissement qui deviendrait adjointe à la culture — et troisième adjointe — si Grégory Doucet l’emporte, comme elle nous le confirme officiellement pour la première fois, dévoilant ici les grands axes de son programme pour les six années à venir en cas de succès.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 juin 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Si Grégory Doucet est élu maire de Lyon, confirmez-vous que vous seriez son adjointe à la culture ? Nathalie Perrin-Gilbert : Oui, c’est officiel. Il a choisi de dévoiler dans Libération le nom de sa potentielle première adjointe, Audrey Henocque. Je suis ravie de ces éventuelles nouvelles fonctions — il faut parler au conditionnel, je me garde bien de penser que l’élection est gagnée d’avance. Ça fait partie des délégations qui me motivaient considérablement. Par goût personnel, pas forcément la meilleure des raisons, mais ce serait mieux d’avoir un ou une adjointe portée par son sujet. Mais aussi, par conviction. On parle d’un « monde d’après », c’est à la mode, et je pense qu’il va falloir refonder un contrat social et écologique pour la ville de Lyon. La culture va être un pilier

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