Thierry Pilat, nouveau directeur de la Halle Tony Garnier

Mercato | Pour succéder à l'historique Thierry Téodori, qui prendra sa retraite en juin prochain, c'est Thierry Pilat qui a été choisi par la nouvelle municipalité. Le Lyonnais, qui était jusqu'ici directeur du Fil — la SMAC de Saint-Étienne —, fait son retour sur sa terre natale en prenant en main l'avenir de la Halle Tony Garnier, dans un contexte difficile nourrissant plusieurs questions.

Sébastien Broquet | Jeudi 21 janvier 2021

Photo : © Sébastien Broquet


Elle aura pris son temps, la nouvelle municipalité, pour acter le choix de son candidat. Ou du moins multiplié les étapes. Il faut dire que l'enjeu est de taille : cette Halle Tony Garnier est régulièrement revendiquée comme étant le naviral amiral de la flotte des salles de l'agglomération lyonnaise. Et, bonus, elle rapporte de l'argent à la Ville. Entre 200 000€ et 400 000€ par an, selon les années. Bon, bien sûr, beaucoup moins en 2020 : et cette crise sanitaire qui a plombé les finances et vidé la salle de ses concerts et salons divers, a en plus sérieusement questionné le modèle, déjà interrogé préalablement par l'évolution du secteur du divertissement (la précédente équipe municipale se posait presque les mêmes questions il y a deux ans) : quid de la concurrence de l'Arena ? Quand reprendront les grosses tournées, avec quels artistes ? Auront-elles encore lieu si le pouvoir d'achat baisse suite à la crise économique, si la lutte contre le réchauffement climatique impose moins de mouvements de stars accompagnées de plusieurs semi-remorques remplis de matériel scénographique ? — même s'il vaut bien mieux que ce soit les artistes qui se déplacent vers leur public que l'inverse, n'en déplaise à certains élus écologistes...

Des questions qui ont dû faire cogiter Nathalie Perrin-Gilbert, l'adjointe à la Culture, qui se sait de plus fort attendue sur ce dossier emblématique — elle n'a pas encore fait de réel faux-pas depuis son arrivée sur ce portefeuille de la culture, et l'opposition guette le moment où elle pourra défourailler : que la Halle se mette à perdre de l'argent dans les six ans qui viennent, et c'est sur elle que s'abattront critiques et quolibets. Car du côté du centre-droit collombiste, on envisageait plutôt il y a quelques mois de sous-traiter l'utilisation de la salle à un opérateur privé de type Live Nation...

Un conseil d'administration rafraîchi, NPG présidente

D'autant plus que de la Halle, NPG en est désormais présidente depuis septembre. Succédant ainsi au volubile Jean-Yves Sécheresse, toujours proche de l'ex-maire Gérard Collomb, embarqué l'an dernier par ce dernier dans une candidature perdue pour la mairie du 7e arrondissement (où se trouve la Halle), assortie d'une alliance contre-nature avec la droite. Sécheresse, la Halle, c'était aussi un peu son bébé pour cet immense fan de rock et de musique au sens large. Il pourrait vite se transformer en sniper efficace si ça ne tournait pas dans le bon sens, même s'il fait toujours partie d'un conseil d'administration largement renouvelé. Car du côté du maire Grégory Doucet — épaulé par son cabinet de Lyonnais et de Lyonnaises, a contrario de celui de la Métropole —, la stratégie pour composer le conseil d'administration a été soigneusement réfléchie. Pas question de faire comme du côté de la rue du Lac où le président Bruno Bernard a choisi de placer deux fidèles militants (et ex-salariés) d'EELV à la tête des conseils d'administration d'institutions culturelles (Fanny Dubot pour le Musée des Confluences, Jérôme Bub pour les Nuits de Fourvière) au détriment en particulier de son vice-président à la Culture encarté au PS, Cédric Van Styvendael. Au détriment aussi des précédents élus : l'ancien président David Kimelfeld avait ainsi plaidé pour que Myriam Picot, ex vice-présidente à la Culture de la Métropole, mais aussi ex-présidente de ces deux conseils d'administration, conserve sa place de présidente à celui du Musée des Confluences. Nada pour les perdants, chez Bruno Bernard, même si l'ancienne avocate reste membre de ce conseil.

Son allié à la Ville, lui, a gardé une place pour M. Sécheresse, mais a aussi confié avec l'aval de Nathalie Perrin-Gilbert un fauteuil de vice-présidente du conseil d'administration de la Halle Tony Garnier à son adversaire de droite, Florence Verney-Carron la vice-présidente à la Culture de la Région dirigée par Laurent Wauquiez. Les deux autres vice-présidentes étant son adjointe aux Grands Événements et au Tourisme Responsable, Victoire Goust, et la maire du 7e, Fanny Dubot, formant pour le coup un conseil très féminin. Et équilibré.

De même, un rafraîchissement a été opéré au sein des huit membres de ce conseil d'administration non élus au conseil municipal — dénommés "personnalités qualifiées", des spécialistes des secteurs concernés par les activités du lieu —, de manière à limiter les conflits d'intérêt. Ainsi, exit Thierry Frémaux, juge et partie en tant qu'organisateur du Festival Lumière qui se déroule en partie dans la Halle. Ce dernier est remplacé pour le cinéma par l'estimé Thierry Rocourt, tout jeune retraité et ancien directeur des Pathé de la métropole lyonnaise. Sont aussi nommés : Catherine Chambon (directrice du Musée Urbain Tony Garnier), Olivier Frérot (fondateur de l'agence Philométis), Jean-Brice Lacombe (directeur de l'agence de tour AFX), Frédéric Blanc (référent santé au Synptac) ou encore Sakina Selmi (représentante des habitants et usagers). Valérie Disdier, salariée de l'École Urbaine de Lyon (et créatrice de la librairie spécialisée en architecture à l'Archipel CDCU), en fait également partie : confirmation que Michel Lussault, directeur de cette école et soutien durant la campagne, va être omniprésent dans le paysage Vert durant les six années à venir. Enfin, Pascale Bonniel-Chalier, militante et élue EELV historique, longtemps autoproclamée "voix de la culture" au sein du parti à Lyon, en fait également partie.

Cinq finalistes parmi 22 candidats

22 dossiers de candidature pour ce poste de direction ont été déposés courant octobre. À l'issue de leur examen, comme de la première audition en visio-conférence des huits candidats pré-sélectionnés fin novembre, cinq dossiers retenaient l'attention, dont deux pointant clairement les deux axes très différents entre lesquels il allait falloir choisir pour Nathalie Perrin-Gilbert, épaulée par le directeur des affaires culturelles de la Ville, Xavier Fourneyron. L'un était celui d'un producteur de grosses tournées venu de Belgique, pour un choix conservateur gardant la Halle sur les mêmes rails qu'elle chevauchait jusqu'ici. Conservateur, mais pas sans risque au vu des incertitudes entourant l'avenir de ce secteur — et la concurrence prochaine de l'Arena de Décines pour laquelle la Métropole a voté favorablement le mois dernier a forcément compliqué le choix de l'adjointe. Le second dossier bien accueilli lors de ce premier tour était porté par une directrice de tiers-lieux culturel, qui proposait une refonte du projet sans abandonner les gros concerts, mais privilégiait une ouverture vers le quartier, un lien avec la culture food et d'autres arts que la musique, un verdissement du parvis... Deux regards, deux ambitions différentes. Qui ont passé les étapes jusqu'à être dans les cinq derniers candidats retenus pour un entretien en présentiel, en compagnie d'un ancien de Fimalac (la société de Marc Ladreit de Lacharrière), qui avait aussi dirigé la U Arena lors de son ouverture — autant dire un profil qu'on imaginait mal victorieux, au vu des positions de NPG envers ces grands groupes financiers...

L'outsider venu de Saint-Étienne

Et il y avait un outsider, un cinquième larron qui a grillé tout le monde sur la ligne d'arrivée, après un ultime entretien avec le maire, Grégory Doucet, début janvier : Thierry Pilat. L'actuel directeur du Fil — la SMAC de Saint-Étienne — en poste depuis septembre 2016, après en avoir été le programmateur dès septembre 2007. Qui sans bruit a fait son chemin, symbolisant une sorte de synthèse entre les deux projets suscités, avec en plus l'atout d'être le local de l'étape — donc de connaître déjà tout le monde dans le petit milieu des musiques actuelles lyonnaises. Car Thierry Pilat, né à Lyon, connaît bien la Halle Tony Garnier, mais aussi très bien l'arrondissement dans lequel il va évoluer : il a été de janvier 1999 à août 2007 le programmateur du Ninkasi à Gerland. Après avoir joué (guitare et chant) dans le groupe funk rock Electric Merguez dans sa jeunesse et monté une structure de management et de tour nommée Microcosmos, qu'il mena six ans durant.

Le nouveau directeur que nous avons pu joindre au téléphone nous a expliqué son projet : « premier point, partir de ce qui existe et fait ce lieu. Relancer la dynamique avec ce qui a fonctionné : des producteurs privés qui amènent les grosses tournées. C'est l'édifice. La Halle s'auto-finance à 100% : l'objectif est de retrouver ça pour financer ensuite le projet culturel. Second point : ouvrir le lieu pour qu'il soit plus accessible aux publics et aux acteurs culturels lyonnais. Faire des co-productions avec eux, amener de nouveaux concepts de soirées. Trouver une modularité pour accueillir des événements avec des concerts, des temps de rencontre, avec un peu un esprit de festival : que la Halle soit un lieu où l'on puisse se détendre, se restaurer, voir une expo — avec un esprit de découverte. On peut imaginer faire du cirque, du théâtre, des événements hybridant les esthétiques. Et aider les producteurs locaux : j'ai toujours eu l'envie de fédérer. Tout ça dans un esprit de culture populaire... Troisième point : s'ouvrir sur le quartier, les habitants, avec des temps de gratuité, dans un esprit d'animation de la ville, avec des dimanches sur le parvis par exemple. Et grande nouveauté : la Halle va produire en direct des spectacles, plutôt sur des jauges de 5000 personnes, avec des concepts de soirées se terminant avec un DJ, des espaces différents. J'espère que l'on va pouvoir articuler ça. »

C'est l'équilibre entre ces trois points qui a séduit le jury, équilibre incarné par Thierry Pilat que les autres finalistes n'avaient pas, penchant tous vers l'un ou l'autre de ces axes. Il ne faudra cependant pas pour l'exécutif regretter de ne pas être allé jusqu'au bout d'un projet de grand tiers-lieu pensé dès le départ comme tel — type de structure culturelle qui va faire la décennie à venir, succédant aux SMAC des vingts dernières années et aux MJC des vingt précédentes, deux modèles du passé — ou bien de ne pas avoir assumé le projet de maintenir cette Halle tel un grand Zénith remis au goût du jour par des travaux nécessaires pour accueillir les grosses tournées de demain. Ce choix d'un entre-deux hybride devra faire ses preuves dans un contexte très difficile plombé par les incertitudes et sera scruté de près par l'opposition.

« On aspire à une reprise à l'automne, nous dit le nouveau directeur, mais c'est clair qu'il y aura un avant et un après 2020. Il y aura peut-être moins de dates, mais les gros producteurs ont les reins solides. Il faudra aussi voir avec le Brexit et les problèmes de visas pour les artistes, un autre problème. Il faudra faire avec les contraintes sanitaires, avec les jauges probablement diminuées, comme le pouvoir d'achat du public également. Mais un lieu public se doit de trouver les solutions et d'être moteur : c'est ce que j'ai l'intention de faire. »

Thierry Pilat sera présenté à la presse le 1er février, en compagnie de son prédécesseur, du maire et de Nathalie Perrin-Gilbert. Il prendra ses fonctions début avril, accompagné jusqu'en juin par Thierry Téodori. Il va déjà devoir gérer les reports et annulations dûs à la Covid, avant de pouvoir commencer à imprimer sa marque en 2022. Avec une drôle de responsabilité sur les épaules.

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Grand Hôtel-Dieu : pour NPG, « l'époque des artistes non rémunérés est révolue »

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Denis Trouxe : « une décision courageuse »

Opéra de Lyon | L'ancien adjoint à la Culture de Raymond Barre, Denis Trouxe, donne à son tour son avis sur la décision de flécher une partie — 500 000€ — de la subvention municipale de l'Opéra de Lyon vers de nouveaux projets.

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Dans le dossier de la réattribution d’une fraction de la subvention municipale de l’Opéra vers des nouveaux projets et structures culturels, une voix ne s’était pas faite entendre : celle de Denis Trouxe, qui fut l’adjoint à la Culture de Raymond Barre (1995-2001) — il fut à l’initiative des Subsistances — avant de présider quelques années le Théâtre de la Renaissance à Oullins. Il comprend sans ambiguïté la proposition de Nathalie Perrin-Gilbert, sa lointaine successeure, au nom de la jeune création. Verbatim. « Je la ressens courageuse ! Je mesure toute la difficulté : ça a été mon objectif quand j’étais aux commandes de faire glisser l’argent de certaines institutions vers la création. Parce qu’il y a d’un côté les arguments logiques de l’Opéra qui poursuit des objectifs de rayonnement et qui a besoin de fonds pour y parvenir ; et d’un autre côté la création qui se débat comme elle peut, avec de petits moyens… À

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

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C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Lyon : trois anciens adjoints à la Culture réagissent à la baisse de la subvention de l'Opéra

Patrice Béghain, Georges Képénékian et Loïc Graber | Les trois prédécesseurs de Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture, se prononcent sur l'annonce qui secoue le monde culturel lyonnais depuis quelques heures : la baisse de 500 000€ de la subvention municipale à l'Opéra de Lyon, somme réaffectée à d'autres projets et lieux culturels tels que la CinéFabrique. Magnéto.

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Subvention de l'Opéra de Lyon : Richard Brunel interloqué, Serge Dorny indigné

500 000€ réaffectés vers d'autres structures | Richard Brunel, futur directeur de l'Opéra, et Serge Dorny, l'actuel dirigeant du lieu, ont vivement réagi à l'annonce de la baisse de la subvention de l'Opéra de Lyon.

Sébastien Broquet | Vendredi 5 mars 2021

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Suite à la confirmation dans nos colonnes par Nathalie Perrin-Gilbert de la baisse prochaine de la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000 euros, qui portera la subvention de fonctionnement à 7M€ annuels au lieu de 7, 5M€ dès cette année si la proposition est votée lors du conseil municipal des 25 et 26 mars prochains, les deux directeurs — l'actuel, Serge Dorny, et le futur, Richard Brunel (actuellement en résidence au sein de l'Opéra pour Mélisande), ont réagi vivement — le premier par un communiqué de presse, le second en sortant de répétition ce jeudi soir. « Des impacts conséquents » pour Richard Brunel Richard Brunel nous a ainsi déclaré : « concernant l'annonce de la Ville sur cette baisse de 500 000€, je laisse Serge Dorny réagir au nom de l’Opéra. Ce que je puis dire c'est que je n’ai, moi-même, pas été directement contacté et informé par l'adjointe à la Culture de cette décision qui semble acqu

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La Ville de Lyon supprime 500 000 euros par an de subvention à l'Opéra

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C'est Frédéric Martel, journaliste à France Culture, qui a dévoilé l'information ce jeudi via Twitter et que nous pouvons confirmer : la Ville de Lyon a décidé de réduire la subvention de l'Opéra de Lyon de 500 000€ par an. C'était annoncé durant la campagne, Nathalie Perrin-Gilbert avait alors déclaré dans nos colonnes : « oui, il va y avoir une réorientation au sein de ce budget. Je ne veux pas la présenter comme une punition aux institutions, leur dire qu'ils ont fait du mauvais travail. (...) Je souhaite qu'il y ait un audit indépendant qui soit réalisé, notamment, sur la gestion de l'Opéra de Lyon. » De 7, 5M€ à 7M€ par an Après les paroles de campagne, place aux actes et l'adjointe a donc pris sa décision, qui a été annoncée à

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Festivals d'été, faut pas rêver

Situation (sanitaire) : c'est compliqué | Si la ministre de la Culture se montre optimiste dans ses récents propos concernant les festivals d'été, c'est surtout parce qu'elle occulte tout ce qui concerne la jeunesse et les musiques qui se dansent, du rock à la techno en passant par le rap. Une vision "OK boomer" et bourgeoise de la culture qui laisse sur le carreau un pan entier de la création, et les emplois qui vont avec. Et des publics désemparés, à qui l'on fait croire à tort qu'ils pourront vivre normalement cet été. Explications et tour d'horizon des festivals lyonnais.

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Festivals d'été, faut pas rêver

C’est la pagaille. Euphémisme ! Solidays, Hellfest, Glastonbury, Garorock — ou Foreztival dans notre région : plusieurs des plus gros festivals européens prennent les devants et ont d’ores et déjà annoncé l'annulation de leur édition 2021. D'autres dévoilent comme si de rien n’était leur programmation et mettent en branle leur billetterie. Et Roselyne Bachelot continue de patauger dans une communication illisible, récupérant au passage l'idée des concerts test à Paris et Marseille dont elle n'est pas à l'origine (un écran de fumée pour les festivals : on ne voit pas à quoi les résultats, obligatoirement tardifs, leur serviront, a contrario des scientifiques — car il sera impossible pour la majorité d'entre eux d'appliquer les mêmes process sanitaires que lors de ces concerts soigneusement encadrés et gourmands en personnels ; à quoi bon essayer d'en organiser

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Bibliothèque | Dans nos colonnes, l’adjointe à la culture Nathalie Perrin-Gilbert, interpellée via une pétition des usagers du département Art vivants de la médiathèque de Vaise, affirmait le mois dernier qu’il n’était « pas question de démanteler ce pôle Arts vivants, bien au contraire ! ». Une partie du personnel doute de l’application de cette volonté.

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Au pôle Arts vivants de Vaise, toujours des craintes quant à l’avenir

Le pôle Arts vivants de Vaise est en réorganisation. Nathalie Perrin-Gilbert, adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, a récemment présenté son projet pour sa refonte. Marc Fintzi, délégué syndical SUD, en est « très content » — mais il dit « craindre que l’administration ne bouge pas » et soit sourde aux paroles de l'élue, qui affirme notamment que le « même nombre de personnes dédiées au pôle » serait conservé, notamment en recrutant un bibliothécaire dédié suite au départ à la retraite de la personne qui occupait le poste précédemment. C’est là que le bât blesse pour le syndicaliste. La fiche de recrutement est selon lui trop vague : « c’est un poste qui s’occupe de coordination transversale et non de la création. Ce n’est pas tellement "arts vivants " ». Plus précisément, il est question d’assurer « la gestion, l’animation et le développement du pôle Arts vivants et Création — Ce pôle couvre les domaines suivants : Littérature

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Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Lyon | Inquiets du devenir du département Arts vivants de la BM de Vaise, les usagers ont interpellé en ce début d'année, via une pétition, l'adjointe à la Culture de la Ville de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, qui leur répond.

Nadja Pobel | Lundi 18 janvier 2021

Le pôle Arts vivants de la BM de Vaise ne sera pas démantelé

Le 2 janvier dernier, des « usagers du département Art vivants — amateurs, professionnels du spectacle vivant, étudiants, éditeurs, intervenants, ou usagers "lambdas" — de la médiathèque de Vaise » se mobilisaient au sujet de la restructuration en cours de ce pôle, afin de le « sauvegarder ». Et lançaient une pétition à l’adresse de l’adjointe à la Culture de la Ville de Lyon en décriant notamment la nouvelle organisation du personnel car « la polyvalence sera de mise. C’est donc une accumulation de temps partiels qui va être attribuée à la thématique. En rassemblant ces morceaux, nous arrivons à la moitié du temps de travail initialement dévolue au fonctionnement de l’ancien département ». La pétition a obtenu 1972 signatures au lundi 18 janvier. L’objectif étant d’en récolter 2500. Contactée à ce su

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Nathalie Perrin-Gilbert : « les journalistes, les universitaires, les artistes sont les premiers menacés »

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Vous avez pour projet de faire de Lyon une ville accueillant les artistes réfugiés en danger dans leur pays. Pouvez-nous nous expliquer en quoi ça consiste ? Nathalie Perrin-Gilbert : La Ville de Lyon va rejoindre le réseau ICORN, un réseau de villes refuges, prévu notamment pour les demandeurs d'asile, mais pas que. C'est un réseau anglo-saxon au départ, très actif pour la protection des artistes dans le monde. En France, seules Paris et Poitiers font partie de ce réseau. Avec le maire de Lyon, avec l'adjointe en charge des Relations Internationales Sonia Zdorovtzoff et moi-même, on a décidé de rejoindre ce réseau. Barcelone, par exemple, en fait partie : lors de mon voyage dans cette ville, j'avais rencontré la maire Ada Colau, et ce qui m'avait intéressé dans sa politique, c'était sa capacité à affirmer des valeurs et à mettre en adéquation valeurs et actes. Et sur ce sujet de l'accueil, elle l'a fait très vite. En tant qu'adjointe à la Culture, l'accueil des artistes menacés me concerne tout particulièrement. Ça rejoint un autre de mes combats anciens, celui pour les droit

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Dans la foulée de l'abandon des Ateliers de la Danse au Musée Guimet, ça aurait pu être l'un des dossiers chauds de la rentrée dans le monde culturel : le devenir de la Salle Rameau, projet désormais porté par le promoteur immobilier La Compagnie de Phalsbourg et pour la partie contenu par Scintillo, la société de Steven Hearn. On sait qu'alors maire du 1er arrondissement, Nathalie Perrin-Gilbert n'avait pas été tendre avec ce choix opéré par l'ancien exécutif. Certaines sources disant même que l'attitude du jury réuni en octobre 2018 avait été plutôt clémente pour ce dossier qui provisionnait une somme conséquente pour les travaux, beaucoup moins avec celui porté par le promoteur Carré d'Or et l'agence Urban Project de Damien Beaufils (le troisième projet, emmené par Les Chevaliers du Fiel, partait de bien

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Aucune surprise : c'était annoncé dès la campagne électorale, et Nathalie Perrin-Gilbert l'avait répété dans nos colonnes en juin dernier : pas question de céder la Halle Tony Garnier au privé. Ce lieu emblématique de la ville, considéré par son toujours président Jean-Yves Sécheresse comme le « navire amiral des musiques actuelles à Lyon », restera donc bien dans le giron municipal comme l'a annoncé Grégory Doucet lors du conseil municipal du lundi 28 septembre. C'était l'un des dossiers très chauds pointés par son adjointe à la Culture et le maire savait qu'il ne fallait pas tergiverser plus longtemps : ce dossier traîne depuis de longs mois et Thierry Téodori, son directeur historique, avait déjà repoussé son départ à la retraite pour assurer la transition. Le calendrier est fixé : l'annonce pour le recrutement d'une nouvelle directrice ou directeur sera publiée dans quelques jours dans la presse nationale. Le choix sera fait au plus tard début décembre pour une

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Sébastien Broquet | Mardi 17 avril 2018

La Halle Tony Garnier se cherche une nouvelle voie

À Lyon, point de Zénith, mais une Halle Tony Garnier devenue passage obligé des grosses tournées internationales dans l'agglomération. 115 représentations en 2017, pour 584 188 spectateurs payants et 5M€ de chiffre d'affaire : l'établissement public rapporte entre 200 000 et 400 000 euros chaque année à la Ville de Lyon, à laquelle les bénéfices sont reversés. Voilà un équipement culturel qui rapporte, ce qui n'est pas si courant... Et dont le directeur, Thierry Téodori, veille à respecter l'écosystème local en fermant ses portes en juillet et août, de manière à ne pas concurrencer les festivals (en premier lieu Nuits de Fourvière et Jazz à Vienne) ou en ouvrant ses portes au Festival Lumière. Du côté de la Ville, on parle même d'un « vaisseau amiral » chapeautant l'ensemble des salles du cru, du Kraspek Myzik au Transbordeur. Alors, tout va bien ? Oui, mais pas tout à fait, serait-on tenté de répondre. Téodori sur le départ Déjà, Thierry Téodori se prépare pour la retraite, dans deux ans. Se pose d'ores et déjà la question de sa succession, et remplacer celui qui est une figure incontestable et sans cesse consulté

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La Halle Tony Garnier a 100 ans

MUSIQUES | C'était en 1914, souvenez-vous (mais si, faites un effort) : sur une commande du maire Edouard Herriot, Tony Garnier mettait la touche finale à la fameuse (...)

Benjamin Mialot | Jeudi 2 octobre 2014

La Halle Tony Garnier a 100 ans

C'était en 1914, souvenez-vous (mais si, faites un effort) : sur une commande du maire Edouard Herriot, Tony Garnier mettait la touche finale à la fameuse halle qui porte aujourd'hui son nom, censée abriter abattoirs et marché aux bestiaux. La Première Guerre mondiale en décida temporairement autrement. Réquisitionnée, elle  casernes et usine d'armement avant de retrouver sa fonction. Devenu à terme une salle de spectacles, l'endroit fête donc ses cent ans. Et c'est nous qui sommes bien contents. Déjà parce que la Halle en profitera, comme vous le savez, pour "investir" toutes les salles qui comptent à Lyon (Breton au Marché Gare le 21 novembre, Deltron 3030 au Transbordeur le 27, Owen Pallett à l’Épicerie Moderne le 6 décembre...). Mais aussi parce que la fête se prolongera en 2015 avec l'accueil de belles pointures parmi lesquelles le duo blues-rock The Black Keys (7 mars), les vieilles gloires du nu-metal System of a Down (14 mars, date unique en France qu'on espère plus calme que celle de 2005), Ennio Morricone (18

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Les Queens of the Stone Age à Lyon

MUSIQUES | Attention, événement : Josh Homme et ses Queens of the Stone Age (autrement dit l'un des groupes de rock les plus influents du XXIe siècle) se produiront à (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Les Queens of the Stone Age à Lyon

Attention, événement : Josh Homme et ses Queens of the Stone Age (autrement dit l'un des groupes de rock les plus influents du XXIe siècle) se produiront à la Halle Tony Garnier le 12 novembre prochain. Mise en vente des places le 21 juin - ça c'est de la Fête de la musique - à 10h. Soyez au taquet, il n'y en aura pas pour tout le monde.

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Métal hurlant

MUSIQUES | Musique / Parfois, entre la positive attitude de Lorie et les «coin-coin» de Brian Placebo, la Halle Tony Garnier se purge un peu les écoutilles en (...)

| Mercredi 13 décembre 2006

Métal hurlant

Musique / Parfois, entre la positive attitude de Lorie et les «coin-coin» de Brian Placebo, la Halle Tony Garnier se purge un peu les écoutilles en programmant du metal. Cette semaine, ce sont les monuments Trust et Tool qui viennent, coup sur coup, rappeler le temps où la Halle résonnait de cris de cochons. En plein n'importe quoi pré-présidentielles, les papys de Trust ont jugé utile de venir rebrailler un bon coup leur Anti-social. Et montrer que 26 ans plus tard, il y a toujours une ou deux raisons de perdre son sang froid. Mais si l'énergie et les convictions sont toujours là, les motivations ont changé : moins de coups de pompe dans le cul de la maréchaussée, davantage d'incitation au vote (tout le monde vieillit). Leur live, Soulagez-vous dans les urnes, s'il sonne parfois comme du Johnny, n'en agite pas moins la menace du Sarkoland, une sorte de Disneyland où le petit Nicolas serait à la fois un Mickey et complètement Dingo. Dans un autre genre, Tool a contribué depuis 1990 à polir le metal. Une touche de rock progressif à la King Crimson, un doigt (devinez lequel) de Pearl Jam, il n'en faut pas plus à Maynard James Kennan & Co pour scotcher des wagons de fans à leur metal

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