Collège Truffaut : Lyon BD au tableau d'honneur

Bande Dessinée | Parmi les futurs locataires du Collège Truffaut réhabilité figure Lyon BD Organisation, l’association à la tête du festival homonyme depuis quinze ans et à la manœuvre d’une foultitude d’événements en lien avec les univers graphiques tout au long de l’année. Son projet ? Le Collège Graphique.

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Photo : Mathieu Diez (directeur de Lyon BD) et Grégory Doucet (maire de Lyon) © VR


Un (presque) retour aux sources géographiques pour Lyon BD Organisation. À l'origine créée sur le plateau de la Croix-Rousse, où s'étaient tenues les premières édition du festival, l'association avait dévalé la colline pour trouver refuge sur les quais du Rhône. La manifestation initiale a depuis pris l'ampleur que l'on sait, travaillé avec tous les lieux culturels de la Métropole ou presque, coproduit des spectacles, des expositions ; édité des ouvrages, tendu des passerelles entre Lyon et le monde, en tissant des liens entre auteurs, autrices, lecteurs, lectrices… Actrice incontournable du paysage — de l'écosystème — BD lyonnais, Lyon BD Organisation se positionne également comme un partenaire économique de nombreux artistes et membres de la filière BD locale (scénaristes, coloristes, illustrateurs, éditeurs…), tout particulièrement auprès des talents émergents. L'équipe ne pouvait être qu'intéressée par le cahier des charges du Collège Truffaut.

Tout en un !

Le Collège Graphique qu'elle souhaite y installer constitue à la fois une synthèse et une phase de développement permise par ce lieu, la faisant passer de neuf à douze permanents en ETP. Outre ses bureaux, Lyon BD Organisation disposera d'un lieu d'accueil pour recevoir des auteurs en résidence — et ainsi accroître les déjà fructueuses dynamiques d'échanges internationales — ainsi que des salles d'exposition temporaires pour valoriser ses productions. LyonBD travaille également à l'installation d'un gigantesque atelier d'artistes, une sorte de super coworking qui pourrait permettre à quelques jeunes pousses sorties d'école (telles qu'Émile-Cohl) de faire leurs premiers pas professionnels, et surtout d'héberger L'Épicerie Séquentielle — association qui édite le mensuel BD Les Rues de Lyon.

Plusieurs “étages“ donc, et surtout une évidente cohérence dans la complémentarité des approches que le maire de Lyon semble avoir appréciée. Lors de la présentation du chantier, Grégory Doucet, en évoquant la future présence des « artistes, dessinateurs, scénaristes de BD » a d'ailleurs souligné « l'envie d'investir dans le festival Lyon BD, parce que c'est une branche du secteur culturel qui se développe, qui foisonne [et] on a aussi besoin de le donner à voir. »

Reste qu'il demeure un flou dans la faisabilité globale du projet : l'attribution définitive des lots est suspendue à plusieurs décisions politiques, dont celle de la mairie du 1er arrondissement dirigée par Yasmine Bouagga*, qui étudierait un autre dossier…

* Sollicitée, cette dernière n'a pour le moment pas donné suite à nos sollicitations

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David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Fagor-Brandt | L'ancien président de la Métropole, David Kimelfeld, désormais dans l'opposition, ne digère pas la décision de son successeur Bruno Bernard de mettre fin à l'expérience Fagor-Brandt, lui qui a initié un véritable élan métropolitain autour de l'urbanisme transitoire.

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

David Kimelfeld : « il est encore temps de revenir sur votre décision ! »

Comment avez-vous pris la décision de Bruno Bernard de mettre fin à l'aventure Fagor-Brandt ?David Kimelfeld : D'abord, ce que je ne comprends pas dans cette décision, c'est cette façon de fouler au pied ce qu'est l'urbanisme transitoire. Sur certaines choses, j'ai été dans la continuité de ce que faisait Gérard Collomb ; mais l'urbanisme transitoire, c'est un dossier qui n'existait pas quand je suis devenu président de la Métropole, en 2017. On le met alors au-dessus de la pile. Et s'il y a un dossier sur lequel je n'étais pas inquiet pour sa continuité avec les Verts, c'était bien celui-là ! Je me disais au moins, l'urbanisme transitoire — je ne me faisais aucune illusion sur l'attractivité par exemple —, ils vont s'en saisir et ils vont même l'intensifier. Résultat : le premier acte qu'ils posent, c'est pour fermer un lieu. Pour le transformer, en plus, en quelque chose qui n'amène pas de service, pas de vie, pas de mixité : qui n'amène rien aux habitants. Quelle vision le présiden

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Grégory Doucet : « je trouve ça très bien que la ville se réinvente en permanence »

Fagor-Brandt | Grégory Doucet ne s'était jusqu'ici pas exprimé au sujet de la transformation du site Fagor-Brandt en entrepôt TCL, voulue par son allié écologiste Bruno Bernard, président de la Métropole. Voici sa vision de la situation. 

Sébastien Broquet | Lundi 18 octobre 2021

Grégory Doucet : « je trouve ça très bien que la ville se réinvente en permanence »

Que pensez-vous de la décision de Bruno Bernard de transformer le site Fagor-Brandt en local TCL, ce qui laisse quatre structures culturelles SDF en 2023 ?Grégory Doucet : Alors, rappelez-vous que l'utilisation de ce site a toujours été posée comme étant transitoire. Le site sera utilisable jusqu'en 2023 par les acteurs culturels, pour moi c'est une garantie, ça donne de la visibilité et c'est très bien. Et sur le fait que ce site industriel devienne un site Sytral pour lui permettre d'opérer notamment les tramways et les bus : ça répond aussi à un besoin de la collectivité. Il faut trouver le bon équilibre. Moi, pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas encore la copie définitive. Donc il faut voir ce qui va pouvoir encore être fait sur l'emprise, car elle est assez importante. Et on va commencer à réfléchir avec les acteurs culturels pour trouver d'autres endroits. De toute façon, je trouve ça très bien que la ville, et que ce qui se passait pré

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Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Bande Dessinée | Officiellement, la 16e édition du Lyon BD Festival se tient les 12 et 13 juin. Mais chacun sait que, dans les faits, le rendez-vous de la bande dessinée a commencé depuis une septaine déjà. Rien à voir avec quelque éviction prophylactique : entre le off et le in, c’est tout le mois de juin qui est contaminé par le 9e art. Et aussi, surtout, l’ensemble de la vi(ll)e de Lyon…

Vincent Raymond | Vendredi 11 juin 2021

Lyon BD Festival : là où les dessins s'animent

Les éditeurs feront sans doute un peu grise mine cette année du fait de l’absence de barnum place des Terreaux accueillant les stands à leurs couleurs — et leurs auteurs. Mais le pragmatisme l’emportant toujours sur la déception, ils se consoleront vite en considérant le verre rempli à ras-bord : la tenue en présentiel d’un des plus grands festival de bande dessinée de France, avec un programme conforme en ambition, en diversité et propositions, avec ceux déployés lors des éditions précédentes — on imagine les trésors d’inventivité qu’il aura fallu mettre en œuvre ! Fidèle à sa philosophie, Lyon BD poursuit en effet cette politique du “décloisonnement“ qui a fait son succès en révélant l’infini extraordinaire des interactions potentielles entre, d’une part, un art séquentiel lui-même multiple dans ses modes d’expression, et de l’autre toutes les disciplines culturelles et/ou les lieux les abritant dans la cité. En gagnant de nouveaux à sa cause chaque année, telle la Biennale de la Danse pour cette édition. Ça repart en live ! Au-delà des dédicaces (lesquelles ont toujours cour

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Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Mercato | À la tête du festival Lyon BD depuis sa création en 2006, Mathieu Diez annonce son départ pour de nouveaux horizons… Il laisse une enviable place vacante pour une institution culturelle riche de projets, solidement amarrée dans le paysage lyonnais, contribuant à son rayonnement international et produisant un festival réputé, à l’édition 2021 prometteuse…

Vincent Raymond | Mardi 13 avril 2021

Mathieu Diez, directeur de Lyon BD : « il est temps pour moi de me redéfinir »

Nous sommes à trois mois de la prochaine édition du Lyon BD Festival. Alors que les annulations de manifestations pleuvent, le festival est-il bien maintenu ? Mathieu Diez : Il est maintenu et confirmé aux 11-12-13 juin pour le cœur de la manifestation. Tous les partenaires du festival sont à nos côtés parce qu'on pense qu’il y a un espace raisonnable et de bonnes chances. Bien sûr, cela tient à la réouverture des lieux culturels à la mi-juin (et donc de l’Hôtel de Ville, qui n'est pas vraiment un lieu culturel mais il faut qu'il puisse nous accueillir, de concert avec les institutions culturelles), ce qui est assez crédible. Et si elle s’accompagnait de contraintes fortes, on a montré qu'on savait faire lors de la Saison d’automne l’an dernier — notamment le concert Acid Arab. On saura faire, autant pour pour le week-end que durant tout le mois de juin. Parce que ce ne sera pas un “mini“ Lyon BD : on a quand même un programme important. Même si on doit supprimer les stands éditeurs, intenables pour des raisons sanitaires, le festival se tiendra sur 60 lieux dans la ville, ave

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Après la Fête des Lumières, bientôt une Fête de l'Eau

Lyon | Grégory Doucet l'a affirmé ce jeudi matin en préambule du conseil municipal : il veut créer à Lyon une Fête de l'Eau, avec un carnaval, dès l'été 2022.

Sébastien Broquet | Jeudi 25 mars 2021

Après la Fête des Lumières, bientôt une Fête de l'Eau

S'adressant à la presse ce jeudi matin avant que le conseil municipal ne débute, Grégory Doucet, maire de Lyon, a confirmé une information dévoilée par Le Progrès mercredi : la Ville va créer une nouvelle fête dans l'esprit de celle des Lumières se déroulant en décembre, cette fois avec pour thème l'eau, célébrant en particulier le Rhône et la Saône, avec un carnaval et le retour de joutes fluviales. L'édile a déclaré ce matin « vouloir une grande fête populaire, en été, que j'espère joyeuse ». Au Progrès, il déclarait hier au sujet de cette Fête de l'Eau : « dans un temps de l’histoire où l’on doit penser rafraîchissement, célébrer l’eau et lui redonner une importance et une valeur symbolique a du sens. Il m’importe que la transition écologique se fasse en s’appuyant sur l’histoire de la ville, sa géographie, sa culture ; sur ce que Lyon a comme atouts : la Saône

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Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

Urbanisme | Presqu’une décennie après sa désaffection, le Collège Truffaut (Lyon 1er) attaque la seconde grande phase des travaux qui lui permettra d’enfin rouvrir ses portes. Et d'élargir le spectre de ses visiteurs en changeant d’affectation : en 2022, le vénérable bâtiment accueillira notamment une crèche, des logements étudiants, un hostel et un prometteur pôle piloté par Lyon BD Organisation, le Collège graphique…

Vincent Raymond | Lundi 22 mars 2021

Collège Truffaut : en 2022, la rentrée sera très classe…

C’est la fin d’une histoire, ou plutôt d’une parenthèse, et le début d’une autre qui se profilent au Collège Truffaut. D’abord école de filles et de garçons à son ouverture en 1887, puis collège jusqu’à sa désaffection en novembre 2013, l’imposant édifice aura ensuite occupé bien des conversations et des esprits : la question de sa reconversion cristallisant les différences de visions politiques, urbanistiques et sociales entre les élus de la mairie du 1er arrondissement, de la mairie centrale et de la Métropole — propriétaire du site. Occupé, le Collège l'aura d’ailleurs été durant cette longue phase, de façon temporaire à plusieurs reprises : dès décembre 2013 par un collectif citoyen pour reloger des familles à la rue (l’affaire avait valu à la maire du 1er d’alors, Nathalie Perrin-Gilbert qui avait participé au mouvement, d’être placée en garde à vue) ; puis en mai 2016 par des opposants à la Loi Travail ayant laissé de leur passage force slogans tagués.

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Efix, le type à la typo

Bande Dessinée | Graphiste, illustrateur polyvalent, spécialiste en « petits mickeys et lettrages », mais aussi expert en battles dessinées, Efix a fêté il y peu vingt ans de BD… ce que sa juvénile silhouette ne laisse pas supposer. Un bonheur ne venant jamais seul, il va investir sous peu la ville de Givors à l’initiative du Lyon BD Festival pour une intervention qui a des airs de rétrospective…

Vincent Raymond | Vendredi 5 février 2021

Efix, le type à la typo

« Bonjour messieurs-dames… Oh ! Pardon messieurs ! » De sa voix douce, Efix s’empresse de rassurer la vieille dame confuse de sa méprise : « c'est pas grave, j’ai l’habitude… Et puis, avec le masque, hein… » Déambuler avec Efix et sa longue crinière au vent (…enfin, quand il y a du vent) vous permet de confirmer deux de ses traits de caractère soulignés par Mathieu Diez, le directeur du Lyon BD Festival : la bienveillance — « l’un des types les plus foncièrement gentils dans le sens le plus noble du terme que j’ai rencontrés en quinze ans » — et la volubilité — « chaque fois qu’il m’écrit, je dois bloquer une demi-heure car il ne sait pas faire un mail de moins de 2000 signes, même pour dire juste bonjour, mais je le fais avec plaisir parce qu’à chaque fois je me plonge avec ses mots dans son âme de poète et il me fait rire comme personne. » Allons au-delà des qualités humaines. L’illustratrice Sandrine Deloffre voit en lui « le BG du 9

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Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

Lyon | On pourrait vous la faire courte en recopiant trois phrases du communiqué de presse de la Métropole annonçant en quoi consiste la grande "rébellion" de Bruno Bernard contre la décision du gouvernement de laisser les lieux de culture fermés. On a préféré laisser un peu de suspens et vous conter dans le détail la surréaliste conférence de presse qui s'est déroulée mardi 16 décembre au musée Lugdunum.

Sébastien Broquet | Mercredi 16 décembre 2020

Musée des Confluences : Bruno Bernard, droit dans le fémur

On allait voir. Le combat était annoncé et la potion magique bouillait déjà dans la marmite de la petite capitale provinciale. Après la tournée des médias pendant le week-end — Le Progrès à défaut d'Uderzo —, Bruno Bernard allait passer en mode Gaulois réfractaire. Et ouvrir le Musée des Confluences et Lugdunum dès samedi ? Engager la baston avec le centurion Jean Castex ? Oui. Enfin... pourquoi pas. Déjà, il fallait mettre les services — culturel et juridique, on imagine — au boulot lundi pour trouver comment, puisque comme l'a dit lui-même le président de la Métropole avant le conseil

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Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Lyon | Face à l'annonce brutale faite par Jean Castex jeudi 10 décembre, intimant aux lieux culturels de rester fermés alors que beaucoup avaient préparé activement leur réouverture pour ce mardi 15 décembre, les élus EELV de Lyon et socialiste de Villeurbanne, emmenés par le président de la Métropole Bruno Bernard, lancent la fronde. Ce dernier se dit même prêt à ouvrir sans accord gouvernemental le Musée des Confluences dès samedi. Bluff ?

Sébastien Broquet | Lundi 14 décembre 2020

Lieux culturels : Bruno Bernard entame un bras de fer avec Castex

Il y a une ironie certaine à découvrir Bruno Bernard se faire soudainement le champion de la "libération" des lieux de culture, quitte à prendre la tête d'une fronde locale et à vouloir ouvrir dès samedi deux musées dont sa collectivité a la charge — le Musée des Confluences et Lugdunum — sans l'autorisation de l'État. Verra-t-on un président de Métropole faire face à la police nationale et à la préfecture pour maintenir ses musées ouverts ? La question peut se poser : il faudra bien assumer le coup d'éclat médiatique du week-end. Et l'ironie, donc, veut que le meneur de la fronde soit celui qui s'est le plus totalement désintéressé des questions culturelles jusqu'ici. Bruno Bernard, alors candidat EELV, n'a pas eu un mot pour ce secteur durant sa campagne et n'avait pas de programme culturel à mettre en application. Une fois élu, il a nommé vice-président en charge de ce portefeuille son allié socialiste,

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Pendant le confinement, Grégory Doucet veut ouvrir les bibliothèques pour les étudiants

Covid-19 | Première conférence de presse de confinement pour Grégory Doucet. Le stationnement sera toujours payant et la bibliothèque pourrait peut-être être ouverte aux étudiants. La mairie en a fait la demande au Préfet. Détails.

La rédaction | Vendredi 30 octobre 2020

Pendant le confinement, Grégory Doucet veut ouvrir les bibliothèques pour les étudiants

Soumis aux injonctions gouvernementales, Grégory Doucet a précisé ce vendredi les mesures adaptées à la Ville de Lyon, mettant en avant les solidarités et la coopération. Concernant la culture, les lieux fermés au public seront bien ouverts aux artistes pour des répétitions, avec éventuellement des captations de leur pratique, pouvant être diffusées sur le Web. Les modalités restent à définir. La Bibliothèque Municipale fermée depuis ce vendredi 30 octobre pourrait faire l’objet d’une dérogation. « Avec d’autres maires de la Métropole, j’ai demandé au préfet une dérogation pour les ouvrir aux étudiants, car les universités sont désormais fermées et les bibliothèques universitaires ne sont pas ouvertes à toutes et tous, car leur fréquentation est sur rendez-vous pour respecter la distanciation physique » a déclaré Grégory Doucet. La réponse devrait être rendue dans quelques jours. Le stationnement ne sera pas rendu gratuit comme au printemps. Les mairies d’arrondissement seront ouvertes pour les services d’état civil et l'accès aux droits. Toutes seront fermées de 12h30 à 13h30. Les marchés couvert

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Lyon : le retour de la piétonnisation ce week-end

Urbanisme | C'est le grand retour de la piétonnisation dans la Métropole de Lyon, déjà initiée par l'ancien président David Kimelfeld sur la Presqu'île lors de son mandat. (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 24 septembre 2020

Lyon : le retour de la piétonnisation ce week-end

C'est le grand retour de la piétonnisation dans la Métropole de Lyon, déjà initiée par l'ancien président David Kimelfeld sur la Presqu'île lors de son mandat. Malgré les dénégations de son successeur écologiste, Bruno Bernard, qui déclare à tort que « ça n'a rien à voir », il s'agit de toute évidence d'une suite logique s'appuyant sur les différentes études et bilans faits lors des précédentes éditions auprès des citoyens par les service de la Métropole. Résultat : deux jours (samedi 26 et dimanche 27 septembre) au lieu d'un, un périmètre élargi (principalement la Presqu'île jusqu'à Perrache, mais des petits tests dans les autres arrondissements et Villeurbanne en sus) et surtout, la bonne nouvelle : une volonté de pérenniser l'expérience.

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Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Élections Municipales 2020 | Rien n’est joué, concernant ces élections municipales, en particulier car le très fort taux d’abstention, le contexte particulier du premier tour et le jeu des alliances peuvent encore venir chambouler les pronostics. Reste que lors de ce premier round, Lyon a placé assez largement en tête la liste écologiste menée par Grégory Doucet. Lequel s’est allié depuis avec La Gauche Unie de Sandrine Runel et Lyon en Commun, mené par Nathalie Perrin-Gilbert. Comme dévoilé par Rue89Lyon, c’est la maire du 1er arrondissement qui deviendrait adjointe à la culture — et troisième adjointe — si Grégory Doucet l’emporte, comme elle nous le confirme officiellement pour la première fois, dévoilant ici les grands axes de son programme pour les six années à venir en cas de succès.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 juin 2020

Nathalie Perrin-Gilbert : « la politique culturelle doit irriguer l’ensemble du projet municipal »

Si Grégory Doucet est élu maire de Lyon, confirmez-vous que vous seriez son adjointe à la culture ? Nathalie Perrin-Gilbert : Oui, c’est officiel. Il a choisi de dévoiler dans Libération le nom de sa potentielle première adjointe, Audrey Henocque. Je suis ravie de ces éventuelles nouvelles fonctions — il faut parler au conditionnel, je me garde bien de penser que l’élection est gagnée d’avance. Ça fait partie des délégations qui me motivaient considérablement. Par goût personnel, pas forcément la meilleure des raisons, mais ce serait mieux d’avoir un ou une adjointe portée par son sujet. Mais aussi, par conviction. On parle d’un « monde d’après », c’est à la mode, et je pense qu’il va falloir refonder un contrat social et écologique pour la ville de Lyon. La culture va être un pilier

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Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Bande Dessinée | Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du (...)

Vincent Raymond | Mardi 9 juin 2020

Lyon BD Festival 2020 : finalement, si !

Par un ironique coup du destin, 2020 estampillée “Année nationale de la BD” par le Ministère de la Culture rend tristement compte d’une vérité profonde du secteur : sa souffrance — ce n’est pourtant pas faute de la hurler aux oreilles des tutelles ou du législateur ! Après la remise du rapport Racine en début d’année (et la “réception” du chef de l’État à Angoulême), le coronavirus n’a pas amélioré la précarité des autrices et auteurs, annulant toutes les manifestations publiques. Toutes ? Il en est une, entre Rhône et Saône qui, résiste encore et toujours : le Lyon BD Festival. Il organise même du 12 au 14 juin un « joyeux non-festival » en ligne, mise en bouche de la célébration de ses quinze ans, histoire de patienter jusqu’à l’automne. Au programme, des jeux et des expositions ! L’une consacrée à l’auteur de l’affiche 2020, le protéiforme Mathieu Sapin (aussi à l’aise dans l’univers jeune public que l’heroic fantasy ou la chronique politique) ; l’autre aux mouvements de contestations à l’échelle du globe vus par l

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L'Afrique et le reportage à l'honneur

Lyon BD Festival | Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon (...)

Sébastien Broquet | Mardi 7 janvier 2020

L'Afrique et le reportage à l'honneur

Le Ministère de la Culture l'a décidé : 2020 sera l'année de la bande dessinée. C'est aussi l'année de l'Afrique, côté culture. Et donc, une année chargée pour le Lyon BD Festival emmené par Mathieu Diez, qui fait feu en tous lieux, des Subsistances accueillant Cy à l'Auditorium lançant des concerts dessinés. Mais le gros morceau reste les 15 ans du festival, les 13 et 14 juin prochain. Parmi la dizaine d'auteurs africains conviés, notons Elyon's, Barly Baruti, Didier Kassaï et Marguerite Abouet. Baruti va aussi participer à un projet croisé avec la Biennale de la Danse, croquant le défilé en compagnie de Benjamin Flao. Autre focus : la BD reportage. Et pour les premiers noms que l'on peut dévoiler, voici les confirmés : Trondheim, Pénélope Bagieu, Mathieu Sapin, Emmanuel Guibert, Bezian, Anne Goscinny, Julie Rocheleau, Lisa Mandel, Guy Delisle ou encore Judith Vanistandel. Lyon BD Festival En divers lieux les 13 et 14 juin

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L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

Bande Dessinée | Et donc, la bande dessinée s'empare même des théâtres ! Et autres news du neuvième art, pour vous préparer à une année 2020 où il sera partout, partout, partout, partout (et souvent sous le patronnage du Lyon BD Festival).

Sébastien Broquet | Mardi 1 octobre 2019

L'Afrique à l'honneur du prochain Lyon BD Festival

L'année sera dessinée ou ne sera pas. Depuis la prise de pouvoir du Lyon BD Festival, qui a tissé sa toile tel un Spiderman dans toute la ville, attirant nombre de dessinateurs venus s'installer par ici, poussant les musées à se pencher sur cet art — la formidable exposition Corto Maltese au Musée des Confluences — ou encore à l'exportation avec une virée à la Foire du Livre de Francfort, la cause est désormais entendue. Ainsi, le Théâtre des Célestins à son tour cède aux sirènes de la ligne claire et confie une carte blanche au festival du 18 au 29 décembre prochain avec le spectacle Zaï Zaï Zaï Zaï adapté de Fabcaro et mis en scène par Paul Moulin pour huit comédiens et comédiennes (également au Théâtre de Vénissieux le mardi 15 octobre), l'exposition Badass — Les Nouvelles Héroïnes avec en point d'orgue une journée (le lundi 23 décembre) dédiée au genre a

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Grégory Doucet sera le candidat des Verts à la mairie

Municipales | Chez EELV, on choisissait ce jeudi soir parmi trois prétendants celui qui irait concourir pour la mairie de Lyon. Et c'est Grégory Doucet qui l'a emporté, (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 12 septembre 2019

Grégory Doucet sera le candidat des Verts à la mairie

Chez EELV, on choisissait ce jeudi soir parmi trois prétendants celui qui irait concourir pour la mairie de Lyon. Et c'est Grégory Doucet qui l'a emporté, avec 61% des voix au premier tour, face à Étienne Tête (4%) et Bruno Charles, vice-président de la Métropole (35%). Il mènera la liste lors des Municipales en mars 2020. L'objectif pour les Verts est désormais de fédérer à gauche autour de cette candidature après avoir rompu avec l'allié de ces dernières années, Gérard Collomb : Yannick Jadot l'a rappelé ces derniers jours, même au second tour, il n'y aura pas d'alliance avec l'ancien ministre de l'Intérieur. Et ainsi de surfer sur le succès des Européennes.

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Tant de temps forts

La Programmation | « Il faut que tout change pour que rien ne change » disait le prince de Lampedusa. Certes, les travaux de la place des Terreaux contraignent (...)

Vincent Raymond | Samedi 8 juin 2019

Tant de temps forts

« Il faut que tout change pour que rien ne change » disait le prince de Lampedusa. Certes, les travaux de la place des Terreaux contraignent le festival à ranger son chapiteau et à réintégrer le Palais de la Bourse pour sa librairie et une partie des rencontres, mais les autres lieux (Hôtel de Ville, Comédie Odéon, Opéra, Musées, etc.) demeurent dans le dispositif. Nouveauté majeure : une ouverture accessible au public vendredi 7 juin à 20h sous forme de concert dessiné au Transbordeur (en présence de tous les invités et du duo Charlie Adlard/Julien Limonne). Pour le reste, deux jours de spectacles, expositions, rencontres, dédicaces avec plus 150 autrices et auteurs internationaux dont : Pénélope Bagieu, Cy., Baudoin, Bill Morrison, Aurélie Neyret, Guillaume Long, Boulet, Tronchet, Bastien Vivès, Davodeau, Deloupy, B-Gnet, Marion Cluzel, Aurélien Maury, Alexandre Kha, Jibé, Alexis Nesme, Fabien Toulmé… De substantiels changements sont en revanche à attendre quand Lyon BD intégrera son nouveau site des Pentes l’an prochain, en 2020 qui se trouvera être l’année nationale

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Marc-Antoine Mathieu : « sans convention, pas de transgression »

Lyon BD Festival | En invitant Marc-Antoine Mathieu à créer une exposition dans le parking de la Fosse aux Ours, Lyon BD Festival accueille pour la première fois un auteur fascinant dont l’œuvre entre Kafka, Borges et les Monty Python ne cesse d’ouvrir de nouvelles voies narratives, ludiques et théoriques. Attention, événement !

Vincent Raymond | Samedi 8 juin 2019

Marc-Antoine Mathieu : « sans convention, pas de transgression »

Jeu de contraintes, mises en abyme, réflexivité, modification de la structure de l’objet-livre… D’où vous vient ce besoin de “défaire“ la bande dessinée pour, paradoxalement “faire de la bande dessinée“ — et ce depuis L’Origine, si l’on ose ce jeu de mots ? Marc-Antoine Mathieu : La catastrophe, l’incongru, le “disruptif” (pour employer un mot à la mode) me viennent toujours à l’esprit à un moment ou à un autre, au cours des rêveries qui précèdent l’écriture d’une histoire. Ces rêveries forment un terrain singulier, où l’on ne contrôle pas tout et d’où émergent nos penchants, nos inclinations ; chez moi, ils s’appellent décalage, cassure, brisure de symétrie, différences d’échelles... Parfois quelque chose survient, qui nous étonne nous-mêmes : alors le travail commence. Est-ce sa “potentialité” qui vous a séduit dans le gris, couleur plurielle et universelle ? Sa potentialité et sa contrainte — mais ce sont peut-être une seule et même chose... Quand j’utilise le noir et blanc de manière radicale, j’aborde la lumière comme signe, comme concept, au même titre

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Viens dans mon comics trip

Lyon BD Festival | Lyon accueillera les 8 et 9 juin la 14e édition du Lyon BD Festival. Dévoilée lundi matin, la programmation réunit une cinquantaine de grands noms internationaux parmi lesquels Pénélope Bagieu, Étienne Davodeau, ou encore Charlie Adlard…

Nina Roussel | Mardi 30 avril 2019

Viens dans mon comics trip

Cette année, le grand rendez-vous BD du mois de juin retourne au Palais de la Bourse, travaux sur la place des Terreaux obligent. Aux côtés dudit Palais et de l’Hôtel de Ville, qui formeront le “centre névralgique de l’événement”, le festival et ses quelques 200 artistes s’inviteront dans une dizaine de lieux de la Presqu’île lyonnaise. Étienne Davodeau, auteur de Lulu femme nue, Catherine Meurisse (Les Grands Espaces), Bill Morrisson, l’illustrateur des Simpsons ou encore le Britannique Charlie Adlard, dessinateur de la fameuse série The Walking Dead figurent au rang des invités. Une exposition sera consacrée à ce dernier au Musée d’Art Contemporain. Marc-Antoine Mathieu, qui a cette année “carte blanche”, Aurélie Neyret (Les Carnets de Cerise) et Pénélope Bagieu, à qui une exposition était consacrée lors de la dernière édition, seront également au rendez-vous. La soirée d’ouverture aura lieu au Transbordeur le 7 juin. Grande première : elle sera désormais ouverte au public. Cette “Lyon BD Festival Party” en partenariat avec Media

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Charlie Adlard, dessinateur de Walking Dead, invité au Lyon BD Festival

Bande Dessinée | Ce festival n'en finit plus de grandir et d'attirer les grands noms : ainsi, sont déjà confirmés des pointures comme le forcément très attendu Charlie Adlard (...)

Sébastien Broquet | Mardi 8 janvier 2019

Charlie Adlard, dessinateur de Walking Dead, invité au Lyon BD Festival

Ce festival n'en finit plus de grandir et d'attirer les grands noms : ainsi, sont déjà confirmés des pointures comme le forcément très attendu Charlie Adlard (Walking Dead) et Catherine Meurisse (ex-Charlie Hebdo), mais aussi Marc-Antoine Mathieu, Chloé Cruchaudet, Reinhard Kleist, Alfred, Aude Picault et Cyril Pedrosa... Autant d'auteurs et autrices qui dédicaceront au Palais de la Bourse (le retour !) et à l'Hôtel de Ville, mais comme l'ADN de Lyon BD, c'est aussi de ne pas se focaliser sur les signatures, des recontres et spectacles auront lieu à la Comédie Odéon et à l'Opéra. On note en terme de « production maison » dixit Mathieu Diez, le directeur : « une grande exposition qui parcourera le renouveau de la BD franco-belge, désormais emblématique d’une Europe francophone de la bande dessinée moderne et rayonnant sur le monde avec une centaine d’auteurs exposés, construite en co-production avec la Suisse et la Belgique. Côté spectacle vivant, on retrouvera Charlie Adlard, le dessinateur de Walking Dead à l’Opéra de Lyon, une création autour du travail d’Edmond Baudoin, un spectacle m

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Réfugiés : la migration en BD

Bande dessinée | Avec la série Réfugiés d’Arte Reportage et à travers les témoignages d’une quarantaine d’auteurs et autrices de bande dessinée sur les grandes crises migratoires, l’exposition explore la manière dont le 9e art se fait porte-voix et miroir d’une époque.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 juin 2018

Réfugiés : la migration en BD

2016 : la série multimédia d’Arte Reportage s’achève à Calais et Grande-Synthe. Le projet : envoyer des groupes d’artistes (cinéaste, photographe, écrivain et illustrateur) raconter les camps de réfugiés et ramener leur vision, différente de celle d’un journaliste, forcément décalée par rapport au prisme ordinaire de l’information. Cinq terres d’exil ont été abordées : Beldangi au Népal, Kawergosk en Irak, Burj el-Barajneh au Liban, Breidjing au Tchad ainsi que Calais et Grande-Synthe en France. Résultat : cinq documentaires, un livre, et un site Internet qui regroupe et présente tous les travaux. 2018 : la “jungle” de Calais est démantelée, un nouveau chapitre s’écrit, le Lyon BD Festival s’associe à Arte et envoie une nouvelle équipe. Dont la dessinatrice Lucie Castel qui réalise la bande-dessinée Nurah. La première partie de l’exposition présente en détail le projet d’Arte Reportage, tandis que la deu

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Wonder Women

Lyon BD Festival | 250 autrices et auteurs invités pour plus de 170 évènements à travers 50 lieux. Par son histoire et son écosystème, Lyon s’impose comme l’une des capitales européennes de la bande-dessinée. Et sans doute comme la plus féministe.

Lisa Dumoulin | Mardi 5 juin 2018

Wonder Women

« Cette année, plus de la moitié des projets sont réalisés par des autrices » indique Mathieu Diez, directeur du Lyon BD Festival. Une parité que l’on peut applaudir, d’autant plus qu’elle existe depuis le début, sans que l’organisation ne s’astreigne à des considérations genrées. Le festival est depuis toujours axé sur la jeune création, et la jeune génération compte beaucoup de femmes. Sandrine Deloffre, coordinatrice générale explique : « C’est une problématique à laquelle on fait attention, par exemple nous avons travaillé avec HF Rhône-Alpes sur la place des autrices dans la BD, nous avons aussi créé l’exposition Héro(ïne)s il y quatre ans avec JC Deveney, qui questionne la place de la femme dans les personnages de bande-dessinée en inversant les genres. » Les héros deviennent des héroïnes, les rôles et les situations s’inversent. Tintin devient Tintine, Gaston devient Gastonne, aux côtés de Supermeuf, la femme d’acier, Lucky Lucy qui se coltine un fiancé colla

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Coquilles vides en mutation

Friches provisoires | On passe devant chaque jour, mais à l'intérieur il n'y a plus rien. Quelle est (ou va être) leur mutation ?

La rédaction | Mardi 3 avril 2018

Coquilles vides en mutation

ENSBA Le 12 mai 2016, Gérard Collomb annonçait à nos confrères du Progrès le projet prévu pour l'ancienne École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (ENSBA) situé rue Neyret dans le 1er arrondissement et délaissée depuis une dizaine d'années. Le maire de l'époque prévoyait alors la vente des 6000m2 du bâtiment au Crédit Agricole pour 3, 5 millions d'euros. Au programme : des appartements autour de 6000 à 7000 euros du m2, une place-belvédère et des restaurants. Cette annonce avait alors suscité la mobilisation d'une pétition d'habitants s'opposant au projet, pour préférer celui qui était alors porté par la mairie d'arrondissement de transformer le lieu en une coopérative culturelle et artistique. Depuis, rien. Collège Truffaut La vie devrait bientôt reprendre dans cet ancien collège, abandonné depuis plusieurs années. Une réhabilitation est effectivement prévue pour transformer le lieu en une auberge de jeunesse nouvelle génération, une cour intérieure ouverte au public, une résidence étudiante et un accueil d'activités liées à l'économie sociale et solidaire. Reste à savoir si la

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Mathieu Diez : « œuvrer pour décloisonner la bande dessinée »

Lyon BD Festival | Déjà douze ans d'existence, et une influence sans cesse grandissante : le Lyon BD Festival initié par Mathieu Diez n'en finit plus d'aimanter le meilleur de la bande dessinée sous toutes ses formes, surtout celles qui innovent, vers notre ville. On en parle avec le directeur.

Sébastien Broquet | Mardi 6 juin 2017

Mathieu Diez : « œuvrer pour décloisonner la bande dessinée »

#Topo L'idée de ce nouveau prix réunissant Lyon BD, Le Monde et Sofia, c'était de remettre à plat notre système : il n'avait pas évolué, ne correspondait plus au festival. On voulait un prix qui nous ressemble, ouvert aux nouveaux modes d'expression, aux nouveaux terrains explorés. On s'est associé au Monde, qui a beaucoup d'initiatives allant dans le même sens que nous, comme récemment le blog de Lisa Mandel. C'est un prix pour un projet protéïforme, qui vient œuvrer pour décloisonner la bande dessinée : il va être remis cette année à la revue Topo. Les nommés sont à ce titre tout aussi intéressants que le primé. C'était dur de trancher, mais Topo, c'est un gros coup de cœur et ça répond à un enjeu important pour la BD : les enfants en lisent, les ados aussi, les adultes peuvent l'assumer, mais au lycée ça reste un peu caché, ce n'est pas encore admis, et Topo répond à ce public-là. #Allemagne Ça découle de l'invitation qui m'a été faite d'œuvrer à la représentation de la bande dessinée française lors de la prochaine Foire du Livre de Francfort : c'est une opportunit

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La bulle est dans votre camp

CONNAITRE | Du côté de Sainte-Foy-lès-Lyon, se poursuit la toute première édition de Sainte-Foy-lès-Bulles, qui s'intéresse aux liens de plus en plus noueux qui unissent la BD (...)

Benjamin Mialot | Mardi 17 mars 2015

La bulle est dans votre camp

Du côté de Sainte-Foy-lès-Lyon, se poursuit la toute première édition de Sainte-Foy-lès-Bulles, qui s'intéresse aux liens de plus en plus noueux qui unissent la BD et le cinéma. Au programme notamment : une expo consacrée à Johnny Jungle, l'impayable biographie – à mi-chemin du Livre de la jungle et d'Aviator – de Johnny Weissmuller par Jean-Christophe Deveney et le couple Jouvray, et une ciné-conférence à l'Institut Lumière autour des Petits ruisseaux de Rabaté – émouvante échappée belle du troisième âge qu'il a lui-même adaptée. Puisqu'on parle d'échappée belle, un mot sur la quatrième Échappée Bulle de Rilleux, où échangeront sur le thème du voyage, entre autres, Damien Vidal (Lip, un combat ordinaire), Jonathan Muñoz (Un léger bruit dans le moteur) et Didier Tronchet – qui a compilé l'été dernier ses Vertiges de Quito, de cocasses et néanmoins passionnantes chroniques d'un séjour en Amérique du Sud initialement publiées dans la revue XXI. Enfin, on vous rappelle que du 12 au 14 juin le Lyon BD Festival fêtera son dixième anniversaire. Même s'il s'en chargera très bien lui-mêm

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