Les deux initiateurs de l'apéro sur les quais de Saône se sont rendus à la police

Lyon | Les deux initiateurs de l'apéro de mardi sur les quais de Saône se sont rendus ce matin au commissariat de police de leur plein gré pour assumer les conséquences de leur appel. La préfecture a de son côté interdit la consommation d'alcool dans les parcs et la Presqu'île jusqu'au 2 mai.

Sébastien Broquet | Vendredi 2 avril 2021

Photo : © DR


Mardi 30 mars, un apéro sur les quais de Saône, au niveau du quai de la Pêcherie, avait réuni plusieurs dizaines de personnes qui avaient fini par danser quelques minutes avant le couvre-feu, déclenchant une énième polémique stérile remontant jusqu'au sommet de l'État via Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté.

Les deux initiateurs de cet apéro, deux frères qui pensaient juste regrouper quelques amis via Instagram, mais n'avaient pas prévu que les quais seraient déjà bondés en ce jour de grand soleil et veille de nouveau demi-confinement, et n'avaient donc pas anticipé la possibilité de regroupement spontané et bien trop important autour d'eux en pleine crise sanitaire, ont décidé et d'assumer les conséquences de cet événement, et de s'expliquer sur les circonstances qui ont amené ces jeunes à se regrouper et à danser quelques instants avant le couvre-feu — tout s'arrêtant de leur fait à 19h15 sans intervention de la police. Ils ont découvert en rentrant chez eux la polémique et appris ainsi qu'une enquête était en cours — le préfet a saisi le procureur sur ces faits, les rassemblements de plus de six personnes étant interdits depuis le décret du 29 octobre 2020 ; de plus, les gestes barrière n'étaient pas respectés.

Tous deux se sont rendus au commissariat de police à Lyon ce vendredi matin à 8h30 et ont été placés en garde à vue. Et nous ont préalablement communiqué ce message audio afin de commencer à expliquer les faits.

Par ailleurs, la préfecture a réagi hier en suivant les consignes données par le premier ministre au niveau national par une mesure aussi privative qu'infantilisante pour l'ensemble de la population, en interdisant la consommation d'alcool dans les parcs de la métropole : de midi à 19h, jusqu'au 2 mai inclus, il sera donc interdit de partager une bouteille de rosé en famille lors d'un pique-nique dans tous les parcs, espaces verts et jardins de la Métropole de Lyon. Idem sur une large zone de la Presqu'île, incluant évidemment les berges de la Saône et du Rhône — la vente d'alcool à emporter étant ici également interdite.

S'il n'est nullement question de nier l'ampleur de la crise sanitaire et le drame qui se déroule dans les hôpitaux depuis de longs mois, refuser de lire que cette crise se joue à plusieurs niveaux et que la détresse et les atteintes psychologiques atteignent une large part de la population, à commencer par une jeunesse laissée à l'abandon et perpétuellement stigmatisée par une partie de la classe politique qui s'absout ainsi de ses propres responsabilités, est tout aussi dangereux pour l'avenir de notre société.

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Antonin Peretjatko : « je suis prêt à remettre le couvert avec Josiane Balasko »

La Pièce rapportée | Une guichetière épouse un fils de famille et éprouve l’hostilité continue de la revêche “Reine Mère” déçu par cette mésalliance. Tel est le point de départ de la nouvelle comédie burlesque du Grenoblois Antonin Peretjatko, en partie tournée à Lyon avec Josiane Balasko. Rencontre…

Vincent Raymond | Mercredi 24 novembre 2021

Antonin Peretjatko : « je suis prêt à remettre le couvert avec Josiane Balasko »

Était-ce facile pour vous de composer un personnage aussi détestable que celui de cette “Reine Mère” ? Josiane Balasko: Oh, c’est amusant ! Faire “semblant de”, comme les enfants qui jouent au gendarme, ou au théâtre où l’on gueule sur scène, c’est pas pour de vrai… Entrer dans un personnage qui n’est pas le mien et jouer ce qu’il y a à jouer, c’est ça que j’aime. Mais il faut qu’on ait l’impression que c’est pour de vrai ! Le truc amusant en plus ici, c’est que c’est un personnage de bourgeoise, très riche, avec des bijoux, qu’elle vit dans une maison incroyable. Justement, cette maison, plus qu’un décor, est un élément central du film… Antonin Peretjatko : On l’a trouvée vers Lyon, après une recherche basée autour de l’époque. Et ce n’était pas du tout ce que j’imaginais au départ — à savoir un intérieur un peu haussmannien, plus classique comme on peut s'y attendre dans la bourgeoisie. Elle contournait un peu le cliché de ce qu’on pouvait attendre et surtout ses coursives m’on très vite inspiré des idées de mise en scène. En plus, quand on a visité des immeubles hau

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Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

Festival | C'est un mélange d'habitués et d'artistes reportés des précédentes éditions que propose Jazz à Vienne avec les premiers noms de son édition 2022, déjà alléchante, qui dévoile également sa nouvelle identité visuelle.

Stéphane Duchêne | Mardi 23 novembre 2021

Jazz à Vienne 2022, les premiers noms

Voilà le genre d'annonces qui donne comme un avant-goût d'été en plein mois de novembre et au beau milieu d'une vague de froid (et d'une cinquième vague de Covid) : les premiers noms de la programmation de Jazz à Vienne. Bon, on se garde sous le coude l'idée qu'une programmation dévoilée à huit mois de l'événement ne mange plus beaucoup de pain depuis deux ans, mais quand même, il ne s'agirait pas d'être trop fataliste. Alors voilà, comme chaque année depuis que Bruno Théry a passé la main, c'est par le dévoilement de l'auteur de l'affiche de la future édition que commence l'annonce. En l'occurrence une autrice puisque c'est Audrey Spiry qui a été désignée pour une touche, enfin, féminine qui a travaillé sur l'idée de vibration. Le dessin, et son mariage avec la musique, sera encore au centre le vendredi 8 juillet pour un concert dessiné – en partenariat avec le Festival d'Angoulême – où un line-up premium réunissant Laurent Bardainne, Thomas de Pourquery et Fabrice Martinez se confrontera à l'univers onirique de Fanny Michaëlis.

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La Japan Touch et le Salon de l’Asie, les cultures asiatiques à l'honneur

Salon | Le rancard des Japan lovers est de retour à Eurexpo. 30 000 m² dédiés à la culture asiatique les 27 et 28 novembre, à travers un archipel de stands et animations.

Louise Grossen | Vendredi 26 novembre 2021

La Japan Touch et le Salon de l’Asie, les cultures asiatiques à l'honneur

Les temps forts du Salon de l'Asie ? Les spécialités culinaires, évidemment, avec l'événement Asian Kitchen (21 restaurants et bars asiatiques qui en font le plus grand food court asiatique de France) mais aussi une ribambelle d’activités. Cette année, focus sur les arts martiaux pour lesquels un espace géant est dédié : tatamis, musée des arts martiaux, aire de sumos, reconstitution d'un dojo et de deux campements féodaux japonais et coréen avec tir à l’arc, tambours, calligraphie et sabre. Côté Japan Touch, la culture nippone sera mise à l’honneur au travers d’animations pour toute la famille. Mangas, jeux vidéo et concours de cosplay pour certains, rencontre avec des stars de l’anime pour d’autres (la comédienne Stéphane Excoffier doubleuse de la célèbre Monkey D Luffy dans l'anime One Pièce, ou Bruno Méyère, qui interprète Livaï dans l’Attaque des Titans). À ne pas louper pour les fans de Kpop : le premier

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Les stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon

ESCAPADES | Envies de chocolat chaud, de raclette et de plaid douillet : les signes ne trompent pas, l’hiver approche à grands pas. La neige a commencé à tomber sur les sommets et voilà qu’on a déjà envie de programmer des sorties au ski ! Voici une sélection des stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon.

Article Partenaire | Vendredi 19 novembre 2021

Les stations de l’Isère pour skier à deux pas de Lyon

Les paysages du Vercors © Focus Outdoor Falaises, sommets escarpés, gorges vertigineuses, forêts, étendues sauvages, villages authentiques… Le massif du Vercors offre une diversité de paysages et d’activités. Ses stations sont idéales pour toute la famille et pour conjuguer toutes les glisses : ski nordique ou alpin, snowboard, luge, raquettes sont disponibles à Villard-de-Lans, Autrans-Méaudre-en-Vercors et Gresse-en-Vercors. Sa proximité avec le parc naturel régional du Vercors - les panoramas à Lans-en-Vercors / Saint-Nizier-du-Moucherotte et les pistes sur domaine forestier à

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Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Vin Nature | Voici venu le troisième jeudi de novembre — aka "le Beaujolais nouveau". Cette année, la procession est annulée. On ne percera pas à minuit les tonneaux, pour cause de Covid. Mais quand le soleil se lèvera, on pourra voir ce que les vins primeurs (ceux tout juste fermentés, pas très élevés !) ont dans le ventre. Le beaujo nouveau est synonyme d’excès. Par exemple, ceux d’un vignoble ivre de chimie et de tripatouillages — les fameuses levures qui donnent la banane ! Mais il pourrait aussi bien signifier autre chose. Après tout, le beaujolais est l'une des patries du vin dit "naturel", lequel a souvent mis à son service la macération carbonique — technique de vinification beaujolaise qui sied aux primeurs, on vous laisse wikipédier. Alors pourquoi pas cette année miser sur un beaujo nouveau non épris de chimie ? Suivez le guide.

Adrien Simon | Mercredi 17 novembre 2021

Neuf spots où fêter le beaujolais nouveau à Lyon ce jeudi

Jaja Cave C’est l’une des fonctions de cette cave/galerie fraîchement ouverte dans le Vieux-Lyon par Antoine Kochen et Chloé Courbière que d’accueillir des événements. Sans surprise, Jaja se saisit de l’occasion pour étendre ses horaires (jusque 22h) et faire goûter une demi-douzaine de primeurs, ceux de Romain Zordan, vers Fleurie, ou des frères Soulier, dans.. le Gard. 5 quai Fulchiron, Lyon 5e Vercoquin Le pionnier du vin nat’ lyonnais n’allait tout de même pas faire l’impasse sur un 17e beaujo' nouveau. Frédéric Lignon fera goûter jeudi en journée quelques primeurs, par exemple ceux de Fabien Forest ou des Dufaitre — à glouglouter avec une tranche de saucisson. À emporter, il y a de quoi s’amuser, et si ce n’est pas en beaujolais ce sera dans une autre région proposée par cette cave sans fond. 33 rue de la Thibaudière, Lyon 7

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Tardi et Grange dédicacent chez Expérience

Bande Dessinée | Certes, c'est loin d’être la première fois qu’ils collaborent sur un projet, qu’il soit personnel, politique ou artistique, mais chacun d’entre eux mérite (...)

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Tardi et Grange dédicacent chez Expérience

Certes, c'est loin d’être la première fois qu’ils collaborent sur un projet, qu’il soit personnel, politique ou artistique, mais chacun d’entre eux mérite d’être considéré. Et leur venue d’être signalée : Jacques Tardi, l’un des très rares auteurs français de BD à figurer au Temple de la renommée Will Eisner — lui qui ne prise guère les honneurs, ça pose quand même son bonhomme — et sa compagne Dominique Grange, à la fois scénariste, chanteuse et militante historique font en effet une escale à la librairie Expérience ce lundi 22 novembre de 17 à 19h pour présenter leur nouveau rejeton, après notamment les albums livre/CD N’effacez pas nos traces et Le Dernier Assaut. Baptisé Elise et Les Nouveaux Partisans, il raconte le parcours d’une jeune chanteuse découvrant l’engagement politique durant les événements de mai-1968. Toutes ressemblances avec une certaines Dominique G. ne seraient que non fortuites…

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"Oranges Sanguines" de Jean-Christophe Meurisse : pas de quartier !

Comédie | Deuxième incursion du maître de La Compagnie des Chiens de Navarre au cinéma après le bancal Apnée, Oranges Sanguines rectifie le tir pour viser juste dans plusieurs directions à la fois : politique, économie, famille, adolescence… Un tableau acerbe et féroce de la société française, façon puzzle.

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Pendant qu’un ministre des Finances tente de gérer en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique (en clair, ses fraudes fiscales), un couple de vieillards surendettés essaie de se sortir de sa mouise en participant à un concours de rock. Et une adolescente rêve à sa première fois. Mais, méfiance, dans la campagne profonde, un frappadingue attend son heure pour commettre des agressions sexuelles. La France, en 2021… Passer des planches à la caméra est rarement une sinécure pour les metteurs en scène, qui doivent apprendre à changer de dimensions : réduire les trois dimensions de la scène à deux pour l’écran, et puis dompter le temps à coup d’ellipses et de montage. Jean-Christophe Meurisse avait sans doute besoin d’ajustements à l’époque d’Apnée, objet peu mémorable aux faux-airs de prototype ; il en a tiré de vertigineuses leçons pour ces Oranges

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Villeurbanne prend la lumière

Politique Culturelle | La première partie du programme de Villeurbanne, Capitale française de la culture a été dévoilée par le maire, Cédric Van Styvendael.

Sébastien Broquet | Mercredi 17 novembre 2021

Villeurbanne prend la lumière

Passé l'exaltation de la victoire, il a fallu pour les équipes de la Ville et des structures culturelles de Villeurbanne se remettre au boulot et faire d'un dossier une réalité. Ce qui, bien sûr, est beaucoup plus complexe. L'avantage, c'est que le maire et ses équipes de campagne avaient planché sur un programme culturel dense et dépourvu de nouvel événement type festival pour mieux viser le maillage du territoire et le long-terme, hormis un festival du numérique abandonné en cours de route face aux critiques et finalement ressorti du chapeau pour l'occasion sous le noms Les IRréels. Bref, il y avait les fondations, il y avait les idées pour construire, il a fallu charpenter l'ensemble et même si ce n'est pas fini, on commence à mieux saisir tout ce qui se déroulera au fil de cette année 2022. Les IRréels Il y a donc ces IRréels, un festival du numérique qui se déroulera du 7 au 10 juillet et sera porté par le Pôle PIXEL, où seront croisées expériences personnelles des Villeurbannais et œuvres d'artistes, avec du jeu vidéo, de la réalité virtuelle, des performances audiovisuelles. Même si c'est encore trè

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Les ombres et les lumières de Vania Vaneau

SCENES | La danseuse et chorégraphe Vania Vaneau présente du 30 novembre au 4 décembre sa création Nebula, solo pour aller au plus près de la nature. Elle nous explique comment elle extrait, avec son corps, un peu d’espoir dans ce monde atomisé.

Article Partenaire | Lundi 15 novembre 2021

Les ombres et les lumières de Vania Vaneau

Nebula de Vania Vaneau, 2021, Passages Transfestival, Metz © Raoul Gilibert-3147 Vous avez travaillé en trio pour Ora (Orée) (2019), en duo pour Ornement (2016), vous allez livrer un solo. Est-ce que cela a été décisif au moment de penser Nebula ? Comment c’est arrivé ? L’expérience du trio est un partage duquel je sortais pour regarder et maitriser la forme de l’extérieur. Et pour Nebula, j’ai eu envie de revenir à un solo car c’est plus personnel. J’avais besoin de travailler dans un élan plus intuitif, une impulsion un peu plus consciente. C’est plus simple d’être seule pour cela. C’est parce que vous avez l’intuition de travailler en solo que vous êtres allée vers ce sujet de la nature que vous dites « déjà détruite » ou c’est ce sujet qui vous conduit à la forme du solo ? C’était les deux en même temps. Il y a un état d’urgence de quelque chose qui est fini, détruit et le devoir de répondre à ce sentiment apocalyptique avec un élan, une action, le jeu. Le solo est le plus approprié pour cela mais je travaille étroitement avec les compositeu

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La mélancolie de Léonie Pernet à l'Opéra Underground

Pop Électronique | Infiné n'en finit plus d'assouvir nos passions mélomanes pour les chemins de traverse, œuvrant aux confins des musiques électroniques, du contemporain et de (...)

Sébastien Broquet | Jeudi 18 novembre 2021

La mélancolie de Léonie Pernet à l'Opéra Underground

Infiné n'en finit plus d'assouvir nos passions mélomanes pour les chemins de traverse, œuvrant aux confins des musiques électroniques, du contemporain et de la sono mondiale, constituant un laboratoire fort pertinent de la création actuelle. Un labo accueillant depuis trois ans en collaboration avec le label Crybaby les pas de côté d'une jeune artiste auparavant repérée par le label Kill the DJ de Fany Corral, épatante tête chercheuse. Cette jeune femme, c'est Léonie Pernet, autrice d'un premier album baptisé Crave en 2019 qui l'avait d'emblée posée sur la carte des productrices les plus influentes du pays. Son successeur, Le Cirque de Consolation, paraît ce vendredi 19 novembre — la veille de son passage à l'Opéra Underground qui devrait rayonner de ses volutes électroniques couplées à des influences africaines ou orientales, développées au fil d'un disque où elle chante aussi beaucoup plus : c'est forcément pop, aussi. Femme de goût, Léonie Pernet a confié son dernier clip en date, Hard Billy, à l'épatant réalisateur Jean-Gabriel Périot — expert en cut-up d'mages d'archives

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Yuval Pick : « la pratique physique sculpte notre expressivité dans le lien avec l’autre »

Danse Contemporaine | Le chorégraphe Yuval Pick crée actuellement une nouvelle pièce et son mandat à la direction du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape a été exceptionnellement prolongé. Une double occasion de nous entretenir avec l’artiste.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 17 novembre 2021

Yuval Pick : « la pratique physique sculpte notre expressivité dans le lien avec l’autre »

Votre mandat à la tête du Centre Chorégraphique National de Rillieux-la-Pape (CCNR) a été prolongé exceptionnellement… Pourquoi ? Yuval Pick : Mon mandat a été prolongé de trois ans, jusqu’à la fin de l’année 2024. La raison principale c’est que, suite à un incendie criminel, nous sommes hors les murs du CCNR depuis quatre ans. Je suis chargé d’imaginer la réouverture du bâtiment à l’horizon de l’automne 2023, de défendre ce lieu important pour la danse en France. Avec toutes les tutelles (commune de Rillieux, État, Métropole…), nous avons constaté que le CCNR en l’état, construit en 2002, doit être amélioré, pour le rendre plus accessible et plus ouvert à l’extérieur. Avec notamment tout un travail à effectuer sur le parvis que l’on souhaite plus poreux au voisinage, plus ouvert aux Rilliards. À l’intérieur du bâtiment, il y aura aussi un nouveau studio dédié au travail de médiation, en lien avec le tissu associatif de la commune. Quel est le projet global du CCNR aujourd’hui ? À Rillieux, le CCNR est l’un des principaux lieux culturels de la vil

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Marie-Julie Michel, dessins-vertiges à la Galerie 1111

Dessin | En quelques dessins seulement, Marie-Julie Michel nous plonge dans l’infini. Rien moins ! Exigeant chacun plusieurs centaines d’heures de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 novembre 2021

Marie-Julie Michel, dessins-vertiges à la Galerie 1111

En quelques dessins seulement, Marie-Julie Michel nous plonge dans l’infini. Rien moins ! Exigeant chacun plusieurs centaines d’heures de travail, ses dessins sont composés de minuscules motifs répétés indéfiniment, et évoquant plus globalement (quand on les regarde avec un peu de recul) quelques formes abstraites (cercles, ondulations, etc.). De près, on s’immisce dans un champ de particules, une carte de l’infini, un monde aussi simple que foisonnant… Une magie hypnotique opère, le regard se prend de vertiges… Pourtant, il y a dix ans encore, rien ne destinait Marie-Julie Michel (née en 1979, vivant à Lyon) à un tel travail créatif, elle n’était pas encore artiste. C’est après une grave maladie pulmonaire que la jeune femme se met à dessiner, pour exorciser son mal au début, de manière plus délibérée ensuite. Proches du monde cellulaire, de l’infiniment petit comme de l’infiniment grand (on pense parfois à des cartographies de constellations), ses œuvres se déclinent en dessins et aussi en sculptures. Au 1111, elles dialoguent avec deux

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Au TNP, les parts d'ombres de Christiane Jatahy

Théâtre | Christiane Jatahy, brésilienne, surestimée star du théâtre en France, vient au TNP avec sa dernière création en date, très aboutie. Dans Entre chien et loup, variation sur le film Dogville, elle parvient à mêler avec virtuosité ce que jusqu'ici elle scindait en deux : témoigner de la déliquescence de son pays et explorer toujours plus l'outil vidéo. Avec des acteurs parfaits.

Nadja Pobel | Mercredi 17 novembre 2021

Au TNP, les parts d'ombres de Christiane Jatahy

Gracia vient de fuir son pays totalitaire, le Brésil, et débarque, sans papier, dans une communauté qu'elle pense protectrice. Ce sera sans compter avec la perversité de ses membres de vouloir jauger l'étrangère et observer, comme des apprentis chimistes, les réactions que son arrivée peut générer sur ses composantes. Dogville se déroulait aux États-Unis et Lars von Trier, après Les Idiots et Breaking the Waves, posait sa caméra sur une boite noire et des traits blancs au sol pour délimiter les espaces. Il faisait du théâtre avec Nicole Kidman. Cinéaste et metteuse en scène, Christiane Jatahy explore la jonction de ces deux arts depuis 2003 avec plus ou moins de bonheur. Sa Julia, qui l'a fait connaître (et triompher) dans nos contrées, n'est rien moins qu'une mauvaise tentative de subversion. En grossissant le trait de Mademoiselle Julie de Strindberg et en faisant une poussive démonstration des rapports de domination au sein d'une famille bourgeoise via une scène sexuelle filmée derrière un paravent et diffusée en live en quatre par trois mètres, elle a surtout montré que sa systéma

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Les sorties cinéma à Lyon du 17 au 24 novembre

En salles | C'est la clef, dit-on, du succès d’un film. Bien plus que les critiques — voilà pourquoi on les cite pour l’alimenter. Mais le bouche à oreille peut aussi évoquer des histoires de bouches… et d’oreilles…

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Les sorties cinéma à Lyon du 17 au 24 novembre

Voix et parole vont souvent de pair, en particulier dans le vocable politique. En pleine précampagne électorale, Jean-Christophe Meurisse des Chiens de Navarre sort avec Oranges sanguines (17 novembre) un bijou corrosif évoquant (notamment) la figure du politique et son usage de la langue de bois à travers un ministre gérant en coulisses l’étouffement d’un scandale médiatique. Volontairement “impur” dans sa forme — une construction de saynètes rend le fil de sa narration discontinu, mais l’effet mosaïque en résultant sert admirablement le propos — ce film choral restitue l’impureté de la chose publique, les arrangements boiteux, les masques sociaux et l’hypocrisie ambiante dont, pourtant, personne n’est dupe. Dialogue, distribution, jeu sont impeccables, et si l’on rit devant ces polaroïds du cynisme contemporain érigé en norme, c’est jaune : qui est le plus monstrueux ? Chacun fabrique le monstre de son prochain. Tragiquement drôle ! Oh, ouïe, encore ! À la même date, mais plus près des tympans, une rom’-com’ charmante, cocasse et touchante de et avec

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Le Troquet des Sens, rénové

Bar à Vin | L’historique bar à vin naturel sort du confinement rénové : les murs et les assiettes ont changé. La cave, c'est heureux, reste toujours bien garnie.

Adrien Simon | Jeudi 18 novembre 2021

Le Troquet des Sens, rénové

Il y a dix ans à Lyon, le vin naturel n’était pas encore à la mode. Mais le Troquet des Sens, bar-restaurant du quartier d’Ainay avait déjà deux ans d’âge. Le rouge, le blanc, ont coulé sous les ponts… Des bouteilles de Ganevat, de Lapierre, de Dard & Ribo : les historiques. Qu’on retrouve toujours à la carte d’un Troquet qui s’est rénové : « ça n’avait pas de sens d’ouvrir à demi-jauge [NdlR : ce qu’imposaient alors les mesures sanitaires], alors Matthieu et Florian [NdlR : les fondateurs] ont préféré fermer [en octobre 2020]. Et quitte à fermer ils ont tout refait » explique Jean, le sommelier, qu’on croisait ces derniers mois du côté d’Odessa (sur les Pentes). « Tout refait », c’est-à-dire l’intérieur, que l’on doit au studio Johany Sapet (dont le travail fut remarqué au Bistrot du Potager Gerland), les assiettes (signées par la céramiste Inès Levézier) et ce qu’il y a dedans : le midi un menu bistrotier, le soir des assiettes à partager, comme de sympathiques poireaux-vinaigrette, à l’ail noir, deux belles poignées de coques juteuses relevées de gingembre et citronnelle, d’une toute simple ass

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La Bijouterie, enfin le retour

Restaurant | Le restaurant multi-primé La Bijouterie s’est offert un lifting de rentrée. Son chef Arnaud Laverdin en profite pour proposer un menu du soir toujours plus élaboré, alors qu’au déjeuner il se transforme en Mr Baoshi, avec une courte carte de brioches vapeurs à emporter.

Adrien Simon | Mercredi 17 novembre 2021

La Bijouterie, enfin le retour

L’histoire commence en 2015. En remontant la rue Hippolyte-Flandrin, on avait vu sur le trottoir la longue silhouette d’Arnaud Laverdin penchée au-dessus d’un fumoir : il préparait le chocolat de son dessert. C’était devant son tout nouveau, tout premier, restaurant : La Bijouterie. Avec des couverts dorés, on y bectait le midi des "bijoux", des dim sums enluxés ; et le soir ? une succession de petites assiettes, à l’accent un peu provocant. Deux mois après son ouverture, La Bijouterie accrochait déjà un prix, celui du guide du Fooding. L’histoire se répétera pour Sapnã que Laverdin ouvrira quelques années plus tard, à quelques mètres. Depuis, il semble avoir brassé dans le succès, toujours cité par la presse nationale dans les listes des "tables qui font bouger Lyon". On fut surpris de constater qu’en pleine rentrée post-Covid, La Bijouterie restait fermée, sa vitrine barrée d’une affiche noire annonçant un retour, un jour. Du fait de la crise s

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Vania Vaneau, un corps phénix

Danse | Originaire du Brésil, formée à la danse dans son pays puis à Bruxelles, Vania Vaneau a été interprète pour certains des plus aventureux des chorégraphes (...)

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 17 novembre 2021

Vania Vaneau, un corps phénix

Originaire du Brésil, formée à la danse dans son pays puis à Bruxelles, Vania Vaneau a été interprète pour certains des plus aventureux des chorégraphes contemporains : Wim Vandekeybus, Christian Rizzo, Maguy Marin… En 2014, elle crée à Lyon sa première pièce, le solo Blanc, puis ce sera un duo, Ornement, en 2016 avec Anna Massoni, et un trio en 2019. Fruit d’une résidence aux Subsistances, sa nouvelle création Nebula revient au dispositif en solo, et poursuit les questionnements de l’artiste sur les liens entre psychique et physique, intérieur et extérieur, gestes ancestraux et danse contemporaine. Le point de départ de la pièce est un paysage post-apocalyptique, jonché de matériaux bruts, au sein duquel Vania Vaneau propose une sorte de rituel de guérison visant à construire ou à reconstruire un corps. Une grande partie de la pièce a été travaillée en extérieur, au milieu de la campagne (la pièce se

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Le corps féminin, aliénations et résistances

Féminisme | Réussie tant sur le plan historique qu’artistique, l’exposition En corps elles propose à la bibliothèque de la Part-Dieu une traversée des aliénations et des émancipations à travers la place et les représentations du corps des femmes.

Jean-Emmanuel Denave | Mercredi 17 novembre 2021

Le corps féminin, aliénations et résistances

Depuis belle lurette (l’Antiquité et Aristote nous dit-on), les femmes ont été et sont encore souvent assujetties à… leur corps : corps reproducteur, corps domestique, corps séducteur, corps tentateur… Et c’est parfois à partir de ce "lieu" d’aliénation que des mouvements de contestation et de résistance prendront leur source. Le corps se révolte, se dissémine, sort de ses gonds et de ses limites imposées. Tel est le point de vue proposé par l’exposition proposée par la bibliothèque de la Part-Dieu et la commissaire Anne-Laure Collomb : une exposition qui a « pour but de montrer le regard porté sur le corps des femmes et d’insister sur les luttes féministes qui ont participé et participent toujours à cette déconstruction ». Le parcours, simple et riche (en documents d’archives, objets, affiches, œuvres d’art), se subdivise en trois grandes sections : "On ne naît pas femme, on le devient", "Nos désirs font désordre", "Les femmes dans la rue, pas dans la cuisine". Passer par l’art Basée s

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Nacre, bain d’iode à Saint-Paul

Bar à Huitres | « J’adore les huîtres : on a l’impression d’embrasser la mer sur la bouche » disait le poète Léon-Paul Fargue. On a testé Nacre, fraîchement ouvert à Saint-Paul : tout un poème.

Louise Grossen | Jeudi 18 novembre 2021

Nacre, bain d’iode à Saint-Paul

Ces cinq dernières années, Martin Bagne travaillait dans le bassin de Marennes-Oléron chez l’ostréiculteur Les Claires d’Arceau. Les huîtres, il connaît ça par cœur. Avec deux de ses amis, Mathieu Ryon et Matthieu Julliat, ils ont fait le pari d’ouvrir Nacre, une petite huîtrerie située au 14 rue Lainerie. « Je m’occupais de la vente, mais je m’intéressais forcément au produit. J’allais parfois en mer, et j’en ai appris un rayon. On s’est dit que c’était une bonne idée d’en proposer ici » explique Martin. Quelques tables, de quoi accueillir une quarantaine de couverts en intérieur, poutres et pierres apparentes, guirlandes style guinguette et une fresque bleue habillée de mouettes, un trompe l’œil imaginant Lyon en bord de mer. Ici, l’huître trône en reine des lieux autour des "à-côtés" : crustacés, fromages de la crèmerie Saint-Antoine ou de la Mère Richard et charcuterie de chez Bobosse. Pour les huitres, Martin détaille : « on se fournit directement chez le producteur — Les Claires d’Arceau et Yves P

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"L'Evénement" de Audrey Diwan : la peur au ventre

Drame | Mûrie de longues années par Audrey Diwan, cette adaptation d’Annie Ernaux saisit l’ascèse et la précision de l’autrice, pour la transmuter en portrait dépourvu de pathos d’une éclaireuse engagée malgré elle dans une lutte à la fois intime et secrète. Un souffle de vivacité autour d’un sujet toujours brûlant — l’avortement. Un Lion d’Or à Venise à la clef.

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Brillante élève, Anne ambitionne de suivre des études de lettres et de devenir écrivaine. La découverte d’une grossesse totalement inattendue menace ses plans, mais dans la France provinciale de 1963, avorter est un crime passible de prison pour qui le commet et qui le facilite. Entre secret, honte, et résolution, Anne tente de trouver des informations, de l’aide, des solutions… Tout pour que son avenir ne soit pas obéré par un événement non désiré… Trente-trois ans plus tard, un même regard. Qui interpelle et prend à témoin le public. Deux femmes, comme deux faces d’une même pièce, liées par leur “condition” et singulièrement par une postérité comparable. Deux affiches de films distingués à Venise qui se répondent en nous tendant un miroir. Et résonne en sourdine la terrible mise en garde de Simone de Beauvoir : « n’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » En 1988, Une affaire de femmes de Claude C

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Audrey Diwan : « ce que je voulais, c’est être à l’épure »

L’Événement | Parmi les invités d’honneur du 30e festival de Sarlat, la réalisatrice Audrey Diwan tout juste laurée de son Lion d’Or à la Mostra de Venise pour le coup de poing L’Événement — est au centre de toutes les attentions depuis que Bac Nord (qu’elle a coscénarisé) triomphe au box-office. L’occasion de reprendre avec elle le fil d’une conversation entamée en 2019 entre Avignon et Gérardmer…

Vincent Raymond | Mercredi 17 novembre 2021

Audrey Diwan : « ce que je voulais, c’est être à l’épure »

Lors de notre précédente discussion, à l’époque de Mais vous êtes fou, vous évoquiez déjà votre travail sur l’adaptation de L’Événement… Audrey Diwan : J’avais déjà commencé il y a deux ans ? Au bout d’un moment on ne sait plus : comme les livres, les films et les histoires d’écriture nous portent, c’est difficile de circonscrire la période de travail. Quand j’ai commencé à écrire, je pensais au livre depuis longtemps — je l’avais lu quelques années avant. L’angle que vous avez choisi, c’est raconter l’histoire dans le film au présent alors que le récit par Annie Ernaux dans le livre est au passé… Je crois que c’est la clé que je cherchais. D’abord, c’est toujours complexe de mettre en scène l’auteur cherchant son œuvre — mais ça peut se faire. Ensuite, ce qui me plaisait moins dans cette idée, et la raison pour laquelle j’ai élagué cette partie du texte, c’est que si j’avais montré Annie Ernaux en train de regarder cette histoire, je l’aurais mise dans le rétroviseur, donc j’en aurais fait une histoire passée. Or ce qui m’intéressait, c’éta

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Le Réverbère, 40 ans d’images

Photographie | Depuis 40 ans, à Lyon, Le Réverbère défend la photographie en général et certains photographes en particulier. Pour fêter cela, la galerie a proposé à plusieurs de (...)

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 18 novembre 2021

Le Réverbère, 40 ans d’images

Depuis 40 ans, à Lyon, Le Réverbère défend la photographie en général et certains photographes en particulier. Pour fêter cela, la galerie a proposé à plusieurs de ses (anciens ou actuels) assistants et assistantes de présenter, chacun sur une cimaise, leur florilège d’images produites par la galerie. L’exposition est prolifique, variée, et ce n’est pas sans une certaine émotion que l’on redécouvre des photographies vues dans d'anciennes expositions du lieu : quelques chefs d’œuvre coups de poing de William Klein, quelques éclats poétiques de Bernard Plossu, des portraits émouvants d’Arièle Bonzon, des jeux de reflets en abyme du Canadien Serge Clément, des compositions au cordeau de Pierre Canaguier… La sélection la plus osée et la plus troublante est signée Aurélie Sannazzaro qui met en avant le corps : corps érotique, corps pornographique, corps fragile et blessé, corps fragmenté… On y revoit l’un des plus beaux diptyque de Denis Roche, quelques nus de Jacques Damez, et ces genoux photographiés par

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À la Librairie Descours, les passagers de la nuit signés Perrine Lamy-Quique

Littérature | Livre-enquête, cold case littéraire, récit choral, c'est dans une forme singulière que la professeure de lettres et de cinéma lyonnaise Perrine Lamy-Quique rouvre, avec Dans leur nuit, le dossier du drame de Passy. Une avalanche qui en 1970 emporta une partie d'un sanatorium haut-savoyard et une cinquantaine d'enfants. Aussi suffocant qu'édifiant.

Stéphane Duchêne | Jeudi 18 novembre 2021

À la Librairie Descours, les passagers de la nuit signés Perrine Lamy-Quique

Il y a des années comme ça, qui ressemblent à un calendrier de l'avent : où que l'on pioche, une catastrophe. C'était l'année, 1970, où la France perdit le 10 novembre son timonier, le grand Charles, rangé des affaires politiques un an plus tôt. Surtout, l'année où le pays sembla immoler sa jeunesse dans des catastrophes dictées par le sort. Le 10 février, une avalanche emporte le centre UCPA de Val d'Isère et fait 39 morts. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, un incendie ravage le 5-7, une boîte de nuit iséroise – la proximité du drame avec le décès de De Gaulle inspirera la célèbre épitaphe de Charlie Hebdo « Bal tragique à Colombey : un mort ». Avant cela, le 16 avril, un glissement de terrain emporte une partie du sanatorium du plateau d'Assy, en Haute-Savoie, où l'on soigne la tuberculose par le grand air parce que 1970 c'est déjà un autre temps. On déplore 71 morts, dont 56 enfants. C'est ce drame, partiellement tombé dans l'oubli – une stèle digne de ce nom n'y a été érigée qu'en 2019 – dont Perrine Lamy-Quique a choisi de raviver la mémoire. En convoquant le réel sans absolument aucune afféterie.

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Au tour du Lou Rugby de lancer son festival avec Vivendi

Stadium de Gerland | Après l'OL de Jean-Michel Aulas qui a annoncé s'associer à Live Nation pour produire les événements de son Arena à Décines, c'est au tour du Lou Rugby d'Olivier Ginon de se lancer dans la production de concerts dans son stade en compagnie d'Olympia Production, filiale de Vivendi : la bataille du divertissement est déclarée à Lyon.

Sébastien Broquet | Mercredi 10 novembre 2021

Au tour du Lou Rugby de lancer son festival avec Vivendi

La programmation sera dévoilée le mardi 12 novembre, les dates aussi. Ce jour-là, Yann Roubert, le président du Lou Rugby, sera accompagné de Christophe Sabot, président d'Olympia Production. Tous deux annonceront la création d'un festival en 2022 devant se dérouler au Stadium de Gerland, mais pas seulement, puisque l'association entre les deux entités concerne également de « futurs grands événements musicaux » en plus de ce festival. Quelques semaines après l'annonce de la collaboration entre la multinationale du divertissement Live Nation et l'Olympique Lyonnais pour la future Arena de Décines devant sortir de terre en 2023, c'est donc un nouveau coup de tonnerre qui s'annonce dans le paysage des concerts et festivals à Lyon. Déjà, car une deuxième multinationale du divertissement s'installe en ville — Oly

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Festival du Film Court de Villeurbanne : Level 42

Court-métrage | Dans H2G2, la bible de Douglas Adams, 42 était la réponse à la « question ultime sur le sens de la vie ». Peut-on alors parler hasard si le millésime 2021 du Festival du film court correspond à sa 42e édition ? Non point, puisqu’il a été créé en 1980. Tout se tient !

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Festival du Film Court de Villeurbanne : Level 42

Depuis sa réouverture mi-mai, le Zola n’a pas chômé : il a rattrapé au printemps l’édition “40+1” du festival du film court (confiné l’an passé), animé un Summer Camp, reprogrammé début septembre ses Reflets du cinéma ibérique hivernaux, transformé en week-end son Ciné O’clock, et s’est mis en chasse d’un nouveau directeur ! Sans transition, il embraie avec l’édition “normale” de son historique rendez-vous du court. Comme d’habitude, le programme abonde de friandises (dont une carte blanche à Rafik Djoumi sur “Le monde d’après vu d’avant”, une longue nuit du cinéma bis) autour du cœur de la machine : la compèt’ animation et européenne. Quoi de neuf ? Doc ! Au vu de cette dernière, on comprend pourquoi après trois décennies d’éclipse l’Académie des César a décidé pour 2022 de réactiver un trophée pour le court-métrage documentaire : quasi inexistan

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Les Écrans du Doc : la passe de 10 au Toboggan

Documentaire | Mois du documentaire, suite, avec la très riche programmation concoctée par l’écran décinois, à l’avenant de la vitalité du genre, lequel reflète les préoccupations (...)

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Les Écrans du Doc : la passe de 10 au Toboggan

Mois du documentaire, suite, avec la très riche programmation concoctée par l’écran décinois, à l’avenant de la vitalité du genre, lequel reflète les préoccupations flottant dans l’air du temps. Ainsi, on ne s’étonnera pas de voir les thématiques environnementales (Animal, I Am Grata, Bigger Than Us, Douce France, Une fois que tu sais, La Panthère des neiges…) et sociale (dans l’acception la plus large) s’adjuger la part du lion. Mais comme toujours dans le doc, ce n’est pas le militant qui fait le film, c’est la caméra — ou, plus précisément, l’art de voir et de donner à voir — voilà pourquoi il faut notamment découvrir Un peuple de Emmanuel Gras (en sa présence), formidable récit sociologique “autour” d’un groupe de Gilets jaunes qui confirme le talent hors normes de l’auteur du captivant Makala. Mais ce qui fait l'intérêt de ce festival — outre l’abondante qualité des films et des avant-premières —, c’est la densité des échanges qui leur sont associés : le documentaire se prêtant à la réflexion, il l

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Alice Guy à l'Institut Lumière

Matrimoine | Imaginez la migraine pour les Anglo-saxons : la première cinéaste de l’histoire s’appelait Guy — bon, d’accord de son nom de famille, Alice (1873-1969) (...)

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Alice Guy à l'Institut Lumière

Imaginez la migraine pour les Anglo-saxons : la première cinéaste de l’histoire s’appelait Guy — bon, d’accord de son nom de famille, Alice (1873-1969) étant son prénom. Tombée dans l’oubli pendant près d’un siècle, cette pionnière est pourtant réputée avoir signé les premières fictions scénarisées dès l’âge de… 23 ans en 1896, parmi lesquelles La Fée aux choux. Créatrice et volontariste, celle qui débuta comme secrétaire chez Gaumont devint même patronne de studio aux États-Unis, avant de tout perdre — à cause de son époux. Un destin hors du commun, tardivement réhabilité, qui bénéficie d’un double éclairage grâce à Catel & Bocquet. Après leurs albums consacrés à Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges ou Joséphine Baker, les deux auteurs ajoutent un nouveau chapitre à leur superbe série de biographies de grandes figures féminines/féministes. Ils la présenteront à l’Institut Lumière lors d’une conférence à 18h30 le jeudi 25 novembre puis lors d’une dédicace à la librairie La BD le lendemain. Les insc

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Deux fois Cronenberg au Lumière Terreaux

Midnight Movie | Grand Prix au printemps dernier lors du festival de Gérardmer, Possessor de Brandon Cronenberg n’a pas eu la chance de rencontrer son public dans les (...)

Vincent Raymond | Jeudi 18 novembre 2021

Deux fois Cronenberg au Lumière Terreaux

Grand Prix au printemps dernier lors du festival de Gérardmer, Possessor de Brandon Cronenberg n’a pas eu la chance de rencontrer son public dans les salles : il est directement sorti en ligne et en DVD. Profitez donc de ce Midnight Movie pour être dérangés par cette histoire d’infiltration organique, où une officine secrète de tueurs à gages prend corporellement et mentalement le contrôle d’individus afin d’exécuter ses contrats sans laisser de traces ; savourez ses expérimentations visuelles à la limite de l’abstraction hypnotique. Et doublez la mise avec un film du daron de Brandon, David, Chromosome 3 (1979, interdit aux -16 ans). Si grâce à ça vous ne sortez pas de la salle un brin paranoïaque… Au cinéma Lumière Terreaux le samedi 20 novembre à 20h

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Au Théâtre de la Croix-Rousse, Philippe Quesne à la ferme

Théâtre | Des épouvantails ont surgi sur Terre à la place des humains disparus ! Philippe Quesne revient enfin à Lyon mettre son esthétique si singulière au service de la fin du monde.

Nadja Pobel | Jeudi 18 novembre 2021

Au Théâtre de la Croix-Rousse, Philippe Quesne à la ferme

De l’œuvre de Philippe Quesne, il reste des années après leur vision la trace d'une flamme qui s'éteint. Ses spectacles sont à la fois lumineux et crépusculaires, une sorte d'accompagnement vers une belle mort. C'était le cas de La Mélancolie des dragons (2008) et ses hard-rockers errants dans la neige autour de leur caravane figée pour l’éternité. Le mouvement n'est pas la force du travail de celui qui, avant d'être metteur en scène, est scénographe. Ses installations ou morceaux de décor trouvent même place dans les lieux muséaux, au Centre Pompidou ou dans les Biennales d'Art Contemporain de Lyon. En 2017 il livrait à La Sucrière une grotte de plastique noir (Bienvenue à Cleveland) et, deux ans plus tard à Fagor-Brandt, un élément de sa pièce Crash Park, un bout d'île abandonnée. En 2018, Gwenaël Morin lui offrait de présenter au Point du Jour trois de ses créations — certaines très anciennes car Quesne jouit de son répertoire comme le font les Allemands notamment, sur une très longue durée. C'était l’occas

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Aux Clochards Célestes, l'enfance des genres par Jeanne Garraud

Théâtre | Quel rôle la société assigne à une mère fût-elle féministe et consciente des enjeux ? Pour son deuxième spectacle, Jeanne Garraud écrit sans faux-semblants, et pour quatre voix, une histoire autobiographique qui ne cesse de lorgner vers l'étrange.

Nadja Pobel | Jeudi 18 novembre 2021

Aux Clochards Célestes, l'enfance des genres par Jeanne Garraud

En février, Jeanne Garraud laissait le soin à ses quatre comédiens (tous de très haut vol !) le soin de dire ce qu'elle avait écrit quelques mois après la naissance de sa fille, en l'absence d'un père accaparé par le travail. Ce qui n'aurait pu être qu'une énième variation sur la découverte de la charge d'une mère ou, pire, un règlement de compte n'est rien de tout cela. Car celle qui fut chanteuse et qui a fondé sa compagnie de théâtre en 2018 avec un délicat spectacle de transition entre deux métiers — On entend les oiseaux lorsqu’on les écoute —, a eu l'intelligence de replacer cette situation, somme totale banale, dans un contexte plus global. Un soir Johanna reçoit avec son conjoint, pour la première depuis son accouchement, un autre couple : son propre frère et sa compagne qui est aussi la meilleure amie de cette jeune mèr

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Mode d'emploi : la vie des idées à la Villa Gillet

Festival | Nouveau brassage d'idées pour cette édition de Mode d'Emploi, porté par la Villa Gillet, autour des enjeux liés au journalisme et à la démocratie. En vedette : le journaliste américain William Finnegan, l'Historien Pierre Rosanvallon et une pléiade d'auteurs méditerranéens.

Stéphane Duchêne | Jeudi 18 novembre 2021

Mode d'emploi : la vie des idées à la Villa Gillet

Avec la venue de Richard Powers en préambule du festival, c'est sans doute le point d'orgue de Mode d'Emploi que la venue d'un autre prix Pulitzer en la personne de William Finnegan (le journaliste-surfeur a obtenu le prestigieux prix pour son autobiographie Jours Barbares). La plume du New Yorker, entre autres, y animera les journées du mercredi 17 et jeudi 18 novembre. D'abord, au Club de la Presse devant des étudiants en journalisme pour évoquer les nouvelles formes de récit long à l'œuvre dans le journalisme d'investigation – outre Jours Barbares, Finnegan a publié des ouvrages sur ses enquêtes en Afrique du Sud, au Mozambique, ou sur la pauvreté aux États-Unis —, ensuite lors de deux conversations-tables rondes à la Villa Gillet en compagnie d'

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Fête des Lumières 2021 : une nouvelle ère à bas-bruit

Fête des Lumières | Du 8 au 11 décembre la Fête des Lumières version élus EELV ressemblera aux précédentes avec les mêmes sites éclairés. Mais elle renouvelle en revanche grandement les artistes conviés pour plus de proximité et s'adresse aux petits dans le parc Sergent Blandan.

Nadja Pobel | Lundi 8 novembre 2021

Fête des Lumières 2021 : une nouvelle ère à bas-bruit

Il se dit « tellement content de pouvoir enfin parler de la Fête des Lumières ». Après y avoir cru jusqu'au bout l'an dernier et avoir dû l'annuler pour cause de crise sanitaire, Grégory Doucet présente enfin sa première Fête en tant qu'édile, le « premier grand événement culturel et festif gratuit et dans l’espace public de l'ère post-Covid » dit-il avec des pincettes sachant que les contaminations font encore des vagues — oubliant en route que le Tour de France (culturel en un sens) est déjà passé par Lyon en 2020. À première vue, cette Fête ne diffère pas des éditions menées sous les mandatures de Gérard Collomb et pilotées de main de maître par Jean-François Zurawik, dont le nom n'a pas été prononcé ce lundi matin lors de la conférence

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Participez au nouveau Grand Lyon

ACTUS | Vous souhaitez vous informer et dialoguer à propos des projets de la Métropole ? Rendez-vous à la première Assemblée du Conseil de développement organisée le 20 novembre.

Article Partenaire | Lundi 8 novembre 2021

Participez au nouveau Grand Lyon

Le Conseil de développement, c’est quoi ? C'est une assemblée d’habitant.e.s engagés pour penser l’avenir de la métropole. Concrètement, c’est un outil de dialogue entre les élu.e.s et les habitant.e.s à propos des projets de la Métropole, basé sur le principe de participation citoyenne. Des associations sont également invitées. L’objectif est d’organiser des grandes assemblées ouvertes à toutes et tous pour proposer des débats sur le devenir de la métropole. C’est un lieu d’expression et d’expertise citoyenne pour écouter la diversité des points de vue, développer un débat public de qualité et enrichir la décision publique. Tous les grands lyonnais et les grandes lyonnaises peuvent participer aux Assemblées, et devenir ainsi membre du Conseil de développement. Il est possible de participer aux assemblées que l'on souhaite, en fonction des thèmes qui nous intéressent.

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Les punchlines de Waly Dia à la Bourse du Travail

Humour | Le roi de la punchline et chroniqueur sur France Inter Waly Dia sera à l'affiche de la Bourse du Travail le vendredi 26 novembre avec son dernier spectacle, Ensemble ou Rien : 1h20 de one-man-show bien rodé, dynamique et incisif.

Louise Grossen | Mercredi 17 novembre 2021

Les punchlines de Waly Dia à la Bourse du Travail

Après ses prouesses inaugurales en 2011 dans On n’demande qu’à en rire, l'émission de Laurent Ruquier puis au Jamel Comedy Club l'année suivante, Waly Dia a sillonné la France avec un premier spectacle, produit par Jamel et baptisé Garde la pêche ! : un succès. Pour son deuxième one-man, Ensemble ou rien, l'humoriste n'hésite pas à appuyer là où ça fait mal. Résultat ? Un spectacle juste, rythmé et brûlant d’actualité, qui se penche sur le vivre-ensemble et la diversité de la France. Celui qui était défini comme « l'étoile montante » du stand-up il y a quelques années impose désormais sa plume parmi les grands de l’humour. Premier constat : un public très hétéroclite. Entre les quadras fan de ses billets hebdo sur France Inter, les nerds amateurs d’Osmosis — série futuriste sur Netflix dans laquelle Waly tint un rôle récurrent, lui qui fait l'acteur par ailleurs —, quelques jeunes (ou moins jeunes) en date, le natif de Grenoble fait salle comble. Et fédère. Réfléchir À en juger par son entrée sur

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Black Lips à l'Épicerie Moderne : country for old kids

Alt-country | Après quelques reports, les Black Lips se pointent enfin à l'Épicerie Moderne pour livrer sur scène leur réjouissant Sing in a world that's falling apart, collection de cavalcades et de ballades country exécutées dans un monde finissant, publiée l'an dernier, cinq minutes avant la pandémie de Covid.

Stéphane Duchêne | Jeudi 18 novembre 2021

Black Lips à l'Épicerie Moderne : country for old kids

Depuis qu'on connaît ces gamins mal élevés – et d'ailleurs plus si jeunes pour des gamins – de Black Lips, on a eu le temps de s'apercevoir qu'ils étaient bien du genre à danser sur les décombres – y compris après avoir eux-mêmes causé ces décombres à coups de déflagrations punk et psychobilly. Alors quand en 2020, ils sortent un album intitulé Sing in a world that's falling apart, on ne peut que faire semblant d'être étonné. Ce qui n'empêche pas de saluer un sens consommé du timing – et même, la chose s'offrant aux bacs au mois de janvier, une certaine propension à la prescience, dans ce moment où le monde entre en toussotant dans une ère de panique sanitaire pas piquée des pangolins qui clouera 9 milliards d'êtres humains dans leur canapé, ou ce qui en fait office. C'est d'ailleurs évidemment avec une certaine bonne humeur que le groupe du sémillant Cole Alexander se livre à l'exercice, non pas à la mode garage-punk-éparpilleur façon puzzle mais en revisitant à la truelle l'univers country, alt-country

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Old Time Relijun au Sonic : l'évanjile selon Dionyso

Indie Rock | C'est un monument d'indie rock tordu et libre comme l'air qui s'apprête à fouler la scène du Sonic en la personne d'Old Time Relijun et de son leader Arrington de Dionyso, artiste d'avant-garde, persécuté par l'arrière-garde crypto-fasciste.

Stéphane Duchêne | Jeudi 18 novembre 2021

Old Time Relijun au Sonic : l'évanjile selon Dionyso

Si l'on veut bien considérer le rock comme un monothéisme, alors sans doute dans les années 90, l'État de Washington en fut-il une terre sainte et la ville de Seattle, la Mecque fugace. Flanquée à quelques encablures de la Space Needle d'une autre ville sainte plus modeste. Car à une soixantaine de kilomètres de Seattle-la-Grunge, se trouve Olympia-l'indie, modeste bourgade de même pas 50 000 habitants, fief d'un label tout aussi sacré que le mythique Sub Pop : K records, fondé par Calvin Johnson (Beat Happening, Dub Narcotic Soundsystem), d'un autre pas moins célébré (Kill Rock Stars) mais aussi berceau du mouvement riot grrls et siège social de groupes comme Bikini Kill, Sleater-Kinney, The Go Team, The Gossip. Et d'un groupe légèrement plus underground, Old Time Relijun, fondé en 1995 par Arrington de Dionyso, chanteur, saxophoniste et plasticien, tout à fait dans l'esprit du coin. La musique d'Old Time Relijun figure un mélange entre les éructations fondues du

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À la découverte des abordables Monts du Lyonnais

Rhône | Plus discrets, moins rutilants que les Monts d'Or, les Monts du Lyonnais se prêtent au jeu trouble de l’automne (ok c'est joli ces feuilles orangées, mais on se caille, non ?). Balade au-dessus de Mornant sur la ligne des crêtes entre le col de la Luère et Riverie, à une demi-heure de Lyon.

Nadja Pobel | Jeudi 18 novembre 2021

À la découverte des abordables Monts du Lyonnais

Le grenier de Lyon À regarder la carte des Monts du Lyonnais, surgissent les mêmes noms de communes que sur les étals des marchés de producteurs de Lyon : Rontalon, Thurins, Taluyers, Orliénas... C'est que cette zone coincée entre Rhône (le fleuve) et Loire (le département) à l'est et l'ouest — et le Parc naturel régional du Pilat et le Beaujolais au sud et au nord —, est essentiellement agricole comme en témoignent les serres qui parsèment (sans défigurer) les champs à perte de vue. C'est aussi un lieu d'élevage qui donne à ses légumes (et fraises, framboises, pommes, poires, pêches...), viandes, volailles, charcuterie et produits laitiers (ah, les fromages de chèvre de Rontalon qu'on retrouve sur la place Carnot le mercredi !) une marque : Le Lyonnais Monts et Coteaux. Et le vignoble des Coteaux du Lyonnais est une AOC/AOP, celui des Collines rhodaniennes une IGP. Depuis les années 1950-1970, le territoire a été adapté pour notamment favoriser l’irrigation et pérenniser l’agriculture. Cela se fait dans le respect de l’env

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Les mercredis de l'Anthropocène, saison 6

ACTUS | Place à la sixième saison des Mercredis de l'Anthropocène ! Le cycle de rencontres et dialogues proposé par l'Ecole urbaine de Lyon invite à mieux comprendre les mondes urbains anthropocènes du 27 octobre 2021 au 31 décembre 2021.

Article Partenaire | Jeudi 4 novembre 2021

Les mercredis de l'Anthropocène, saison 6

Tour d’horizon de ces rendez-vous hebdomadaires devenus incontournables où chercheurs et spécialistes de tous horizons croisent leurs paroles, pointent des problématiques et mettent au jour des solutions. L'objectif : faire dialoguer chercheurs et société civile sur les thématiques emblématiques de l'urbainanthropocène, du numérique à l'économie sociale et solidaire en passant par le changement climatique… La programmation NB : Tous les rendez-vous durent environ 1h, de18h30 à 19h30. Rendez-vous à Hôtel71, sauf le 10 novembre au Collectif Item. Voilà déjà deux mois qu’économistes, sociologues ou ingénieurs agronomes se réunissent à l’Hotel71 pour dialoguer autour des solutions de demain et la programmation de Décembre ne sera pas moins fournie. En décembre ? Trois rendez-vous immanquables : Tandis qu’artistes et scientifiques se saisissent des grands enjeux du siècles (le 1er décembre), deux expertes, Natacha Gondran et Valérie

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Chloé Zhao : « on se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels | Auréolée de son triomphe aux Oscar pour Nomadland, Chloé Zhao est la véritable vedette des Éternels. Une première pour un film Marvel depuis Ang Lee (et son Hulk, si injustement mésestimé). Rencontre à l’occasion de sa visite parisienne.

Vincent Raymond | Vendredi 5 novembre 2021

Chloé Zhao : « on se place dans le feu pour pouvoir renaître »

Les Éternels propose à la fois une continuité de l’univers Marvel et le développement d'une nouvelle mythologie. Comment avez-vous trouvé l’équilibre entre ce que vous vouliez apporter de nouveau et ce qui était déjà installé ? Chloé Zhao : Le film se déroule immédiatement après le moment où la moitié de la population revient sur Terre. Pour moi, c’est un événement écologique très important. C’est extraordinaire d’avoir une histoire qui se passe à ce moment, et l’influence que ça a sur notre planète. Sachant cela et que nous allions explorer l’origine de l’univers cinématographique de Marvel (et que ça aurait des répercussions sur le futur), j’ai été très encouragée à faire un film un peu “unique“, sans imaginer Nick Fury au milieu. On m’a dit : « non non, ce sont de nouveaux personnages, c’est une nouvelle histoire » Vous revendiquez, parmi vos influences, celles issues du manga, et votre désir de combiner les cultures de l’Occident et de l’Orient. Comment avez-vous fait ? Le manga a été une grande partie de ma vie ! Dans le manga,

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"Les Éternels" de Chloé Zhao : combat land

Marvel | Après Thanos, une nouvelle menace s’abat sur la Terre. Mais pas de panique, un autre groupe de super-héros va faire le job. Ni Dune, ni dieux, Chloé Zhao adapte le premier volet de la série signée par l’alter ego de Stan Lee, le dessinateur Jack Kirby. Et ça fonctionne plutôt bien si l’on excepte quelques concessions à l’air du temps…

Vincent Raymond | Vendredi 5 novembre 2021

En “sommeil” depuis des siècles, les Éternels — un groupe d’êtres surnaturels envoyés par une entité cosmique sur Terre pour la protéger des Déviants, de féroces prédateurs — se réactive et se reforme lorsque une escouades de monstres qu’ils croyaient exterminés, se met à les attaquer, prenant la vie de leur cheffe, Ajak. Commence une implacable traque autour du monde, ainsi qu’un compte rebours dont le déclenchement s’est lancé à leur insu des millénaires plus tôt… Nouvel aiguillage dans le MCU : après Avengers : Endgame (2019) se soldant par la défaite de Thanos, les Éternels relèvent le gant — expliquant au passage pourquoi ils n’ont jamais interféré dans les affaires du réducteur de populations de l’univers : bons petits soldats, il devaient s’en tenir à la mission assignée par leurs boss, Arishem. Comme dans chacune des branches marvelliennes, il s’agit donc pour une poignée de super-veilleurs de sauver notre planète d’une entité résolue à l’asservir ou la détruire ; les humains “ordinaires” (c’est-à-dire non mutants) étant à nouveau des sous-produits narratifs : tout

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Scènes Découvertes, balle au centre

Politique Culturelle | La Ville de Lyon a décidé de remettre en jeu le label des huit Scènes découvertes de la cité. Pour chacune d'entre elles, l'enjeu est important tant l'aide financière et la mise en réseau bénéficient à ces structures souvent fragiles mais au travail sur l'émergence primordial.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 novembre 2021

Scènes Découvertes, balle au centre

Le dispositif Scènes découvertes est l'une des grandes réussites des mandats successifs de Gérard Collomb et de l'adjoint à la Culture qui a initié ce projet, Patrice Béghain. Initié en 2002, l'opération visait à aider les jeunes artistes à trouver de premières scènes, s'épanouir, répéter mais aussi à se faire repérer par des professionnels sensibilisés à la programmation de ces lieux labellisés. Une sorte de "second palier", après la formation, avant le passage vers une vie d'artiste professionnel. Un sas de transition dont l'autre but était bien évidemment d'offrir au public lyonnais un regard permanent sur les bouillonnantes scènes artistiques locales à moindre coût. Le tout, avec le soutien financier et une aide à la communication de la Ville de Lyon. La Drac abondait aussi financièrement. Au départ, seules les salles de théâtres étaient concernées : Les Clochards Célestes, l'Élysée, l'Esp

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Au Bal des Ardents, Christophe Siébert : chroniques criminelles

Littérature | Avec Feminicid, Christophe Siébert poursuit son grand œuvre autour des Chroniques de Mertvecgorod, république post-soviétique imaginaire où le pire est toujours certain. Une nouvelle claque de l'auteur auvergnat, entre roman très noir et dystopie violente.

Stéphane Duchêne | Mercredi 3 novembre 2021

Au Bal des Ardents, Christophe Siébert : chroniques criminelles

Il y a un an et demi l'auteur auvergnat Christophe Siébert frappait très fort avec le premier volet de ses Chroniques de Mertvecgorod, Images de la fin du monde, nommé au Grand prix de l'Imaginaire. Une habitude chez lui depuis ses premières publications dont il avait dans un premier temps enfoncé le clou rouillé avec Métaphysique de la Viande qui réunissait dans une réédition Au Diable Vauvert, deux romans déjà édités et épuisés, Nuit noire et Paranoïa, en son temps récompensé par le Prix Sade. Le style Siébert est, il faut le dire pour ceux qui n'en seraient pas familiers, du genre coup de poing, foutraque et comme disent les Américains larger than life, le plus souvent violent et parfois gore. Pas vraiment de la littérature de salon, à moins que votre salon ait été bombardé nucléairement et attaqué au gaz sarin dans la foulée. Ses Chroniques prennent place dans le futur proche d'une république post-soviétique imaginaire mais fort réaliste dont le sport national est le trafic (de drogues, d'ordures, d'organes), une sorte de "comédie

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Folamour, le bob s'éclaire

House | Troisième album et passage à la maison, au Transbordeur, pour le Lyonnais Folamour, king de la house music élargissant le spectre de ses influences via son dernier album.

Sébastien Broquet | Jeudi 4 novembre 2021

Folamour, le bob s'éclaire

L'homme au bob a fait du chemin depuis ses soirées house concoctées avec les collectifs Touche Française puis Moonrise Hill Material, au Petit Salon en particulier, où il tâte alors des platines et convie les références du genre que sont Kerri Chandler, Moodymann et affine ainsi sa vision d'un genre profondément imprégné de gospel, de soul et de disco. Folamour, c'est lui dont on parle, débute alors une carrière de DJ et bientôt de producteur qui va le mener haut puisqu'on le retrouve les années suivantes sur les line-ups de festivals comme de clubs — Concrete, Rex Club, Machine du Moulin Rouge par exemple — partout autour de la planète. L'oreille éduquée jeune au groove sous toutes ses formes, il en a d'autant mieux assimilé les racines de cette house music dont il fait le cœur battant de DJ sets finement ciselés. Le label manager de For Heaven Use Only, après tant de dates et deux albums (Umami en 2017, Ordinary Drugs en 2019, tous deux conçus comme des concept albums sur le thème de l'équilibre puis du voyage intérieur), une Boiler Room — ce The Voice des Djs — remarquée, était en pleine ascension quand vint l'année 2020 qui, évide

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Au Palais de la Bourse, le retour de Sous les pavés, la vigne

Vin Nature | Joli plateau de vigneronnes et vignerons 100% naturel pour cette septième édition du salon des vins porté par Rue89Lyon, Sous les pavés la vigne.

Sébastien Broquet | Mercredi 3 novembre 2021

Au Palais de la Bourse, le retour de Sous les pavés, la vigne

C'est aussi le retour pour Sous les pavés, la vigne. Le salon des vins naturels porté par Rue89Lyon et Nouriturfu débarque les samedi 6 et dimanche 7 novembre au Palais de la Bourse, pour une septième édition. Au programme : des dégustations, bien sûr, mais pas seulement. Près de 70 vigneronnes et vignerons sont attendus, où l'on notera quelques habitués comme le Domaine de Pélissols (Languedoc), le retour du Château Gombaude-Guillot (Bordelais) à qui l'on doit aussi un savoureux Pom'n'Roll ou encore le fabuleux Domaine Achillée, pour amateurs de vins d'Alsace, aux étiquettes aussi stylées que ses gewurztraminer. Côté beaujolais, la présence d'un Romain Zordan rassure : il y aura bien un morgon de compétition à déguster. Installé près de Belleville, celui qui a repris le domaine familial sort aussi un fleurie "cuvée spatiale" de très belle allure. Voilà pour nos valeurs sûres, mais le but, c'est aussi de découvrir ses nouveaux chouchous et/ou des destinations plus rares : ainsi, on proposera à nos gosiers un voyage en Arménie, représentée cett

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Belin et La Féline à la carte à l'Opéra de Lyon

Carte Blanche | En plein mois de novembre, Bertrand Belin et Agnès Gayraud aka La Féline prennent d'assaut l'Opéra Underground pour une carte blanche musicale dont la diversité le dispute à l'exigence, au point de transformer la chose en semaine de la découverte.

Stéphane Duchêne | Jeudi 4 novembre 2021

Belin et La Féline à la carte à l'Opéra de Lyon

Comme l'a souligné Richard Robert lors de la présentation de l'événement, on n'a pas souvent l'occasion de demander « tu fais quoi mi-novembre ? » ou, à cette question, de répondre quelque chose d'intéressant. C'est désormais le cas avec la Carte blanche offerte à (et offerte par) Bertrand Belin et Agnès Gayraud (que les amateurs de pop connaissent sous le nom de La Féline) du 13 au 21 novembre. Laquelle constitue sans doute l'événement, par sa qualité et sa durée, d'une saison de l'Opéra Underground déjà fort savoureuse. Le chanteur et romancier et la chanteuse et philosophe débarquent donc avec une malle au trésor dans laquelle le grand public ne reconnaîtra peut-être pas grand monde mais pourra satisfaire des monceaux de curiosité. Histoire de commencer en grande pompe et d'introduire comme il se doit les intéressés, Belin et La Féline vont essuyer les magnifiques plâtres de l'Opéra (comprendre : de sa grande salle), le samedi 13 novembre à 20h. Belin en so

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Gabiodiv fait renaitre la biodiversité sur les quais du Rhône

Association | Le projet Gabiodiv — contraction de gabion et biodiversité — initié en 2019 par Victorine De Lachaise et Quentin Brunelle est désormais ancré dans le paysage. Mais si, vous savez... La libellule métallique près du Pont de la Guillotière ! Deux ans après le début de l’aménagement, 200 espèces dont un castor sont revenues sur les berges. Le co-créateur de l’association Des Espèces Parmi’Lyon tire les premières conclusions.

Louise Grossen | Vendredi 5 novembre 2021

Gabiodiv fait renaitre la biodiversité sur les quais du Rhône

En quoi consiste Gabiodiv ? Quentin Brunelle : C’est un projet innovant. Un aménagement qui vise à restaurer l'habitat des espèces en milieu aquatique, là où toutes les berges sont complètement bétonnées. Il se manifeste par l’installation de modules végétalisés sur les quais de la Métropole lyonnaise, en faveur du cadre de vie des citadins et de la biodiversité urbaine. On s'est aperçu qu'il y avait de grosses lacunes en ville concernant la prise en compte de la biodiversité. Pour nous, il y a un véritable enjeu de sensibilisation des habitants. On ne sauvera pas le monde concernant les espèces, mais commençons par travailler à notre échelle, impliquons durablement les habitants, le reste suivra. Deux ans après le lancement de l'initiative, quels sont les résultats ? L’expérimentation est terminée. 200 espèces animales et végétales — protégées ou menacées — ont refait surface. Le castor, par exemple, vient souvent sur l’aménagement. C’est une espèce mobile qui a besoin de saules et de peupliers pour s'alimenter. Pour lui, c'est un casse-croûte à emporter. Les hérons, les bergeronnettes, le brochet — qui se reproduit à no

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Dans l’œil et l'oreille des Micro Mondes au TNG

Théâtre | Dix ans que le festival Micro Mondes bouscule le spectateur en l’immergeant dans des dispositifs scéniques non conventionnels. Avec un casque, souvent loin des gradins, place à un imaginaire débridé.

Nadja Pobel | Jeudi 4 novembre 2021

Dans l’œil et l'oreille des Micro Mondes au TNG

Fondatrice de ce festival des arts immersifs en 2011 avant qu’elle ne soit directrice adjointe du TNG, Céline Le Roux croit d’autant plus à la nécessité de laisser leur chance à des formes éloignée d’un rapport scène-salle traditionnel que la crise sanitaire a secoué notre rapport à l’autre, à la proximité. Elle fait simplement le constat que ce qui est proposé cette année relève d’une pratique plus numérique et individuelle que précédemment lorsque par exemple, Chiara Guidi invitait cinquante personnes à prendre place dans les dortoirs d’une maisonnée de bois pour ressentir Le Petit Poucet (Buchettino). C’est en revanche l’occasion de retrouver des artistes-chercheurs doués déjà croisés, notamment dans cette manifestation comme le collectif Invivo. Avec Les Aveugles de Maeterlink, ils convient douze spectateurs dans une forêt, équipés de casques audio et réalité virtuelle pour « découvrir un univers parallèle photogrammétrique, fait de microparticules noires et blanches en apesanteur et

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Maria Joao Pires, pianissimo à l'Auditorium

Classique | Artiste associée à l’Auditorium cette saison, la pianiste Maria João Pires se produira sur scène deux fois (en concert symphonique puis en récital), avec ses compositeurs fétiches : Mozart, Beethoven, Schubert…

Jean-Emmanuel Denave | Jeudi 4 novembre 2021

Maria Joao Pires, pianissimo à l'Auditorium

Chaque être humain est naturellement créatif selon la célèbre pianiste Maria Joāo Pires. « Les artistes sont ceux qui ont échappé à la destruction de la créativité humaine, imposée par le quotidien et le besoin de compétition » déclarait-t-elle dans des entretiens à France Musique en 2019. On mesure ici tout ce que Pires entend de spontanéité créative, de simplicité, d’humilité. Qualités qui se retrouvent dans son touché et sa manière d’interpréter les œuvres des grands auteurs dont elle ne se départ jamais : Mozart, Beethoven, Schumann, Schubert, Chopin. Il s’agit chaque fois pour la pianiste, à l’instar d’un acteur, de se mettre dans la peau de l’auteur sans trop ajouter de soi… Voire en tentant au maximum de disparaître, de s’absenter, d’effacer toute trace de subjectivité. Une quête impossible bien sûr, mais que la pianiste se fixe comme horizon, avec une modestie qui tient lieu chez elle, paradoxalement, de s

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Beurre, Oeuf, Fromage s’installe côté Part-Dieu

Fromagerie | Un nouveau B.O.F vient d’ouvrir. Il est dit « de la Part-Dieu », et refourgue ses laits-crus à deux pas de Guichard.

Adrien Simon | Mercredi 3 novembre 2021

Beurre, Oeuf, Fromage s’installe côté Part-Dieu

Elle, on la connaît. Son fromage garnit toujours les meilleures tables — catégorie jeune, tout du moins. Le brin du maquis au regretté Palégrié, il venait de chez elle, le pélardon du Café Sillon, idem, la tomme au foin du Jeu de Quilles, pareil. Elle, c’est Sophie Martinez, qui embaume depuis dix ans le quartier de la Martinière — d’abord aux Halles, puis à l’enseigne Beurre, Œuf, Fromage, qui font B.O.F. Elle fut rejointe il y a quelques années par Matthieu Saupin, formé… en Angleterre — hé oui, l’île produit treize AOP, le cheddar fermier et les stilton en tête. La paire fromagère confectionne une sélection qui a de l’allure, qui ne court pas derrière l’exhaustivité, qui au contraire fait tourner : selon les saisons, selon leurs envies. La dernière fois, en attendant le retour de l’Aveyron (dont un brebis-chèvre, moitié-moitié, pardon, mieja-mieja), on s’est rué sur les derniers pélardons (rendez-vous au printemps !), mais on aurait pu regarder par delà les frontières, du côté de la Grèce, de l’Espagne ou d'un incroyable parmesan de vache r

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Rakwé, du grain à moudre

Coffee Shop | Elias torréfie depuis cinq ans dans le bas des pentes, sous l’étiquette Rakwé. Il s’est associé avec Jonathan, le Vagabond, dont on croise le triporteur et les espressos sur les marchés des quais. Ça donne un nouveau coffee shop sur Lyon. Un énième ? L’un des meilleurs.

Adrien Simon | Mercredi 3 novembre 2021

Rakwé, du grain à moudre

On en connait tous un : un geek de l’arabica ! Souvent un "créatif" sans bureau fixe, squatteur de coffee shop, pris au dépourvu quand le Covid fut venu. Il peut expliquer des heures durant pourquoi il a resserré son moulin d’un cran, ou comment il a survécu à la pénurie, celle des filtres Chemex. Il n’est pas seul. On peut même dire que cette tendance, disons la nouvelle passion française pour le café de spécialité, ne fait que commencer. Tenez, encore un nouveau coffee shop ! À l’entrée du cours Lafayette, le long de la voie du C3. Juste fait de quelques tables, une machine, un moulin, une clientèle à l’accent américain (nord et sud). En vérité, on a envie de s’enthousiasmer, car c’est l’œuvre de deux garçons un peu à part dans le monde du café lyonnais, le monde post-Mokxa (le torréfacteur des années 10 qui, le premier, nous convertit au café-filtre). Le premier c

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