Louvre et Lugdunum : une voie romaine à double sens

Jean-Emmanuel Denave | Vendredi 11 juin 2021

« Le Louvre est un musée national et pas un musée parisien » insiste Jean-Luc Martinez président-directeur général du Musée du Louvre, en déplacement à Lyon. « Quelque 35 000 œuvres des collections du Louvre sont actuellement prêtées à des musées dans toute la France. Soit autant que le nombre d'oeuvres exposées entre les murs du Louvre ».

On connaît aussi l'existence du Louvre Lens, et l'on apprend que des conventions partenariales ont été signées avec les villes de Nîmes et d'Arles. Ce vendredi 11 juin 2021, à Lugdunum – Musée et Théâtres romains, c'est un partenariat scientifique et culturel entre la Métropole de Lyon et le Louvre qui est signé par Jean-Luc Martinez, Bruno Bernard (président de la Métropole de Lyon) et Cédric Van Styvendael (vice-président chargé de la culture).

Ce partenariat ouvre à un travail en commun entre le Louvre et le Musée d'antiquité romaine lyonnais, avec l'idée, par exemple, d'expositions communes possibles et d'échanges d'œuvres. Dithyrambique sur le musée lyonnais — « l'un des plus beaux musées de France », Jean-Luc Martinez insiste aussi sur l'importance des musées sur l'antiquité où l'on peut voir « comment les hommes du passé ont pu régler des problèmes que nous connaissons aussi aujourd'hui ».

D'ores et déjà, deux œuvres du Louvre sont visibles au musée Lugdunum (dont une statue de Diane datant du IIe-IIIe siècles), et, à l'automne, à l'occasion d'une exposition thématique sur "le pouvoir", deux autres prêts du Louvre sont prévus.

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Musée Lugdunum : à la table des Romains

Histoire | Dans cette capitale mondiale de la gastronomie qu’est Lugdunum, immersion dans ce que mangeaient et cultivaient nos ancêtres les Romains et qui est toujours le socle de notre alimentation. Captivant !

Nadja Pobel | Mercredi 26 mai 2021

Musée Lugdunum : à la table des Romains

Puisqu’en archéologie, on ne voit que ce qui reste, cette exposition propose des amphores (ce qui a été le plus retrouvé sur les sites fouillés), des moules en terre cuite (pour contenir le lait caillé), des ossements (prouvant que les Gaulois consommaient beaucoup de porc et que les Romains introduisent le bœuf), des ustensiles de cuisine et même un bas-relief de l’amphithéâtre voisin de l’Odéon représentant une abeille illustrant que la seule source de sucre (et élément de conservation) à l’époque était le miel. À partir de ces éléments épars et colonne vertébrale du parcours, c’est un passionnant récit qui surgit de l’espace urbain d’antan reconstitué. Au marché, il est rappelé que les Romains consommaient local et qu’ils étaient connus pour leur charcuterie et les fromages, que l’huile d’olive était déjà abondamment produite dans ce qui est aujourd’hui l’Espagne, que l’on inventait le pain levé avec l’utilisation du froment, que manger des œufs était très usuel et que les Romains ont introduit dans la nourriture les poissons de la Méditerranée (et les huitres pour les plus fortunés !) quand jusque-là seuls ceux d’eau douce étaient pêchés. C’est dans les

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