Thomas Dossus : « les musiques électroniques ne sont pas acceptées au sein du ministère de la Culture et c'est un vrai problème »

Politique | Un sénateur qui cite Laurent Garnier, qui défend au fil des mois et de ses interventions le monde de la nuit et les musiques électroniques, y compris les raves ? Ce discours est encore peu fréquent. On en discute avec l'intéressé, Thomas Dossus, étiquetté EELV et ancien DJ amateur.

Sébastien Broquet | Mercredi 22 septembre 2021

Photo : © DR


Vous êtes intervenu plusieurs fois ces derniers mois au sujet des musiques électroniques et de la vie nocturne au Sénat, à propos de la crise Covid au départ, mais en allant plus loin ensuite, en défendant l'aspect culturel des clubs. C'est un combat mené en particulier par le collectif Bar-Bars. Qu'est-ce qui vous a amené à les suivre ?
Thomas Dossus : Quand je suis arrivé au Sénat [NdlR : en 2020], j'ai tout de suite dit : on étudie le budget de la culture. On s'est aperçu que nous sommes sur une culture très institutionnelle, que la culture que moi je vis, que je pratique, n'est pas du tout reconnue par le ministère. J'ai trouvé ça décalé. J'ai commencé à creuser le sujet, à me rendre compte qu'il y avait à Lyon et ailleurs une envie de faire reconnaître la culture club, celle des musiques électroniques, je suis tombé évidemment sur la tribune publiée par Laurent Garnier. Je me suis saisi du sujet. Au fur et à mesure des confinements, on s'est rendu compte que ces établissements allaient être les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. Il y avait donc un véritable enjeu pour tout un pan de la culture française, car il y a une effervescence sur ces musiques. J'ai décidé d'investir ce sujet-là au Sénat et de poser plusieurs interventions en commission et en séance. Avec un accueil assez froid de la ministre. Et puis, il s'est passé quelque chose en Allemagne aussi : le Parlement a reconnu d'abord le Berghain puis...

Il faut faire reconnaître cette valeur-là au Sénat

Dès 2016, le Berghain.
Voilà, et le Parlement a reconnu au printemps dernier les clubs qui ont une vocation culturelle. L'idée n'est pas de reconnaître toutes les discothèques comme établissements culturels, certaines sont purement dans des logiques économiques. Mais il y a des clubs qui ont une programmation, qui vont chercher une esthétique, qui font découvrir des artistes : il faut faire reconnaître cette valeur-là au Sénat.

Le premier pas en Allemagne, avant de reconnaître la club culture en mai de cette année, ça a été en 2020 quand la techno a été reconnue officiellement comme une musique à part entière.
C'est ça. Les grilles des différents ministères de la Culture sont forcément un peu similaires : il y a une culture légitime qui a voix au chapitre et une autre considérée comme marginale ou un peu trop alternative pour être une véritable esthétique culturelle. Après, c'est étonnant : on remet la médaille de Chevaliers des Arts et des Lettres à Laurent Garnier et d'autres, mais toute la culture autour d'eux n'est pas reconnue. Du tout. Même s'il faut reconnaître que c'est une culture née dans la clandestinité, parfois contre les autorités, voire dans un rapport de force avec l'État et le ministère de l'Intérieur : il y a donc de la défiance. Mais je trouve qu'on est encore très archaïques en France en ce qui concerne cette culture.

En 2020, malgré tout le chemin parcouru, Roselyne Bachelot déclarait encore au début de la crise du Covid que les musiques électroniques ne dépendaient pas de son ministère mais de celui de l'Intérieur...
Elle disait : allez voir Darmanin ou Griset. Soit chez les flics, soit à l'économie. Mais en aucun cas, ce ne devait être selon elle géré par le ministère de la Culture : et ça, c'est vraiment problématique. C'est un déni. Cette esthétique des musiques électroniques n'est pas acceptée au sein du ministère et c'est un vrai problème.

La nuit dans son ensemble est vue du côté nuisances. On ne parle jamais de l'aspect culturel.
Oui, bien sûr. Ni d'économie. C'est ce qui a bougé en Allemagne : ils ont créé dans les villes des postes d'adjoints délégués à la nuit. Des choses ont été faites politiquement pour investir ce temps-là de la vie des gens et se poser autour de la table pour à la fois régler les problèmes de nuisance et reconnaître ce rôle culturel que peuvent jouer ces clubs et établissements. On le voit aussi ici, ça a été dit par le représentant de l'Umih : ces établissements jouent un rôle d'apaisement de la ville. Quand les bars, les restaurants, les clubs sont ouverts, la nuit en est pacifiée.

On a mis ça sur le plan moral

Vous avez aussi dit pendant la crise sanitaire que si on n'encadrait pas la fête, elle allait redevenir sauvage.
Oui. Ce que j'ai dit au Sénat, c'est que si on ne reconnaissait pas ça, on allait vers la répression. Pour la rave de Lieuron (Ille-et-Vilaine) du 31 décembre 2020, ce que l'on a reproché à ces jeunes, c'est que pendant que tout le monde faisait gaffe durant les fêtes du Nouvel An, eux ont lâché la bride et organisé cette rave. On en a fait quelque chose de moral, de scandaleux parce que tout le reste de la France faisait attention. En réalité, si on avait été sérieux, on aurait vu ça comme un problème sanitaire — c'était vraiment ça l'enjeu, on n'aurait pas envoyé la troupe pour essayer de les arrêter, on aurait dû faire de la prévention et dire aux gens, on va vous suivre au niveau sanitaire, vous tester, vous allez vous isoler. On aurait pu avoir une autre approche que celle employée, même si celle-ci a finalement été modérée. Mais tout de suite on a mis ça sur le plan moral alors que c'était aussi une jeunesse qui avait besoin d'une soupape.

Revenons sur la club culture : que proposez-vous ?
L'idée est de reconnaître ces lieux comme étant culturels, pour qu'ils aient accès à une reconnaissance du ministère et qu'on arrête de leur mettre des fermetures administratives pour des histoires de nuisance alors que les SMAC ont des règles différentes. Il faut réguler et si c'est le ministère de la Culture qui le fait, ça permettrait d'avoir une approche différente sur l'image que peut avoir la nuit sur le grand public : ce n'est pas uniquement un moment de consommation pure, une période de lâchage, c'est aussi un moment où l'on s'enrichit culturellement, où l'on se croise. C'est reconnaître aussi toute la scène des musiques électroniques qui vit derrière ces établissements, la considérer comme un écosystème extrêmement dense et riche en France.

Quels sont les retours politiques, y compris au sein de votre parti, EELV, qui ne s'est pas exprimé sur ces sujets-là ?
Chez EELV on est sur les droits culturels, pas forcément effectivement sur les musiques électroniques — ce n'est pas quelque chose qui a été travaillé au sein du parti. Par contre, on avait un propos notamment au sujet des rave partys et des festivals, sur les zones de prévention en matière de prise de stupéfiants. Nuits sonores par exemple a mis longtemps à se mettre au diapason, à avoir des stands de prévention, où l'on peut faire tester ses produits, etc. Au sein du parti, on l'a beaucoup défendu. Et avec mes interventions régulières au Sénat, grâce au collectif Bar-Bars qui pousse de son côté malgré l'accueil froid, la ministre commence à intégrer l'existence de ces sujets autour des clubs. Politiquement ça a émergé récemment, à la suite des confinements qui l'ont révélé. Le confinement a aussi fait émerger un manque culturel chez certains d'entre nous, avec le fait de ne pas pouvoir aller en festival ou en club. Tout ça nous a fait prendre conscience que l'on peut avoir une approche politique sur ces sujets.

Un club mythique : l'Anfer

Le fait que Lyon soit l'un des épicentres de cette scène a joué ?
Bien sûr, chaque week-end on peut aller voir au moins trois ou quatre soirées électroniques différentes, menées par divers collectifs. On est une ville très riche là-dessus, avec une scène locale importante, forcément ça m'a marqué. C'était naturel pour moi de porter ce combat.

Vous avez même été DJ ici ?
DJ pour moi, c'était anecdotique : j'étais curieux de pouvoir m'exprimer de cette manière à un moment, mais je n'ai pas creusé. Cette culture électronique, je l'ai acquise dès mon adolescence à Dijon, où il y avait un club mythique : l'Anfer. Garnier y était résident. À Lyon j'ai vu tout ça exploser, je suis arrivé peu avant la création de Nuits sonores. J'ai pratiqué en tant que spectacteur, un peu en tant que DJ. C'est une scène intéressante aussi par son côté marginal. Elle est compliquée pour les radios grand public... C'est moins direct que la variété ou la pop, mais une fois qu'on est dedans... J'ai eu pendant quelques années une émission sur Radio Canut le dimanche où je passais des musiques électroniques et du rap des États-Unis. Moi, ça ne m'a jamais lâché. Je continue à en écouter et à découvrir.

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C'est quoi, être rock en 2015 ? Les lecteurs de Rock & Folk ont sans doute leur (fausse) idée sur la question. Les autres, nous sommes au regret de vous le confirmer, ne trouveront pas la réponse à Nuits Sonores cette année – à moins que le "concert spécial", pour l'instant tenu secret, ne vienne nous contredire. Grande absente de la programmation de jour, la musique électrique ne constitue en effet que la portion congrue de son homologue nocturne, bien que l'on se réjouisse des venues du polarisant Jessica93 (de ce côté-ci de l'écran, on adore sa noise pour périphérique), des intransigeants et déjantés Future of the Left, des industrieux industriels de The Soft Moon ou des Saints, a.k.a. les Ramones du pays des kangourous, à l'affiche du Circuit. Circuit d'ailleurs encore en cours de montage mais qui, outre son habituel cortège d'activistes locaux (Flore, Manoo, Kosme...), promet d'ores et déjà pas mal de dilem

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12.07 Le Bal !Au bal masqué, on danse on danse on danse et on ne peut pas s'arrêter, ohé ohé. Au bal du Transbordeur, on fait du hula hoop, on s'adonne à des jeux vidéo au format architectural, on mate les portraits sonores du graphiste lyonnais Francis le Gaucher, on déguste des burgers et on se tord les cervicales au son du rock'n'roll vénéneux et malpropre de Jack of Heart (l'une des figures de proue du renouveau garage made in France, à l'instar de JC Satan et Catholic Spray) et du surf punk cinoque des Cannibal Mosquitos

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La tentation était trop grande, y céder n'a pas été sans conséquences : programmés sur la scène principale des Subsistances, l'illustre Carl Cox (qui se produisait pour la première fois au festival) et le fidèle Laurent Garnier ont vampirisé la quasi totalité du public du premier NS Days, jusqu'à imposer au personnel de sécurité l'improvisation, à l'entrée d'une verrière rapidement devenue impraticable, d'un système de file d'attente. On pourrait le déplorer. On pourrait si ces deux "dinosaures" n'avaient pas d'ores et déjà assuré deux des prestations les plus mémorables de Nuits Sonores 2013, le premier dans le registre fédérateur et bouncy qui a fait sa réputation, le second avec l’œcuménisme et la passion qu'on lui connaît depuis maintenant neuf éditions. On pourrait si ce monopole avait empêché les Bordelais de J.C.Satàn, chefs de file du renouveau garage, de livrer un concert survolté et poisseux, et les Strasbourgeois de Electric Electric de prouver qu'avec ou sans Colonie de vacances, ils comptent parmi les faiseurs de bruit les plus excitants du pays.

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Benjamin Mialot | Jeudi 13 décembre 2012

Hardi Françoise !

Voici bientôt cinquante ans, Charles de Gaulle, président de la République française, et Konrad Adenauer, chancelier fédéral allemand, apposaient leur signature au bas du Traité de l’Élysée, scellant ainsi la réconciliation de leurs pays respectifs. Depuis, l'entente a tenu bon, en tout cas assez pour que soit décrétée au printemps dernier la tenue d'une année de festivités commémoratives. A Lyon, après la Fête des Lumières - dont l'une des installations était le fruit d'une collaboration entre étudiants d'ici et de là-bas -, c'est au tour du Goethe-Institut et d'Arty Farty d'y prendre part. Ceci avec Ich liebe dich, Françoise !, mini-festival visuel et sonore dont le point d'orgue sera la terminaison par l'érudit et imaginatif Laurent Garnier de L.B.S., dispositif semi-live et collaboratif qu'il avait inauguré à Nuits Sonores en 2010. Manque de bol, la soirée affiche complet. Celle du jeudi 20 décembre, programmée au DV1, accessible gratuitement en échange d'un e-mail à ichliebedich@nuits-sonores

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Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

MUSIQUES | Sept lieux, six sessions de 9h de live, trois concerts spéciaux. Il fallait bien ça pour fêter les dix ans de Nuits sonores, fleuron européen de la musique électronique (et plus si affinités). Compte-rendu du jour 4. Benjamin Mialot

Benjamin Mialot | Dimanche 20 mai 2012

Nuits Sonores – Samedi 19 - Report

Trois sur neuf. Nous n'avons deviné les noms que de trois des neuf invités qui, hier, se sont relayés jusqu'au petit jour aux platines de la secret stage des anciennes usines Brossette. Même pas la moyenne. Nulle incompétence derrière ce pronostic de parieur mutuel urbain du dimanche, seulement le reflet du crédit que l'on accorde à Nuits sonores. Quitte à éprouver des regrets là où tout ne devrait être que gratitude.     Stage divin Il faut reconnaître qu'Arty Farty nous a fait un beau cadeau avec ce secret stage, foulé dans l'ordre par Clara Moto, The Hacker, Gesaffelstein, Oxia, Dixon, un Ricardo Villalobos tout juste remis de son examen du très exigeant catalogue du label ECM aux Célestins, Brodinski, Agoria et Laurent Garnier. Reconnaître également que, même si nous étions en attente d'une surprise qui n'est jamais venue, d'un

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Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

MUSIQUES | À quelques heures du coup d'envoi du premier bouquet final de la dixième édition de Nuits Sonore (le second étant, comme vous le savez, le highly anticipated concert de New Order), prenons quelques minutes pour faire le point.

Benjamin Mialot | Samedi 19 mai 2012

Nuits Sonores 2012 - Ten years secret stage - Nos pronos

Des rumeurs plus ou moins folles voire carrément démentes circulent quant à l'identité des mystérieux Dj's qui auront l'honneur/la lourde tâche de tenir la grande scène de Brossette samedi soir pour la Ten years secret stage. Agoria Co-fondateur du festival et poster boy de la musique électronique d'ici, Sébastien Devaud ne peut pas ne pas être du lot. Probabilité : 100% Laurent Garnier Un habitué des lieux qu'on ne présente plus. Il se murmure qu'il mixera en compagnie de son collègue du dessus. En tout cas, il sera forcément là : il n'a plus de place dans son calendrier, sauf, comme par hasard, le 19 mai. Probabilité : 100% Clara Moto L'Autrichienne a droit à un portrait dans le journal frappé du sceau Red Bull qui circule sur le festival... alors qu'elle n'est pas programmée. Coïncidence ? On ne pense pas. Probabilité : 80% Daft Punk Le ouï-dire le plus invraisemblable, à tel point qu'il a depuis sa diffusion été

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Panier Garnier

MUSIQUES | Voilà, c'est fini. Quand retentira la dernière note du set de quatre heures que donnera Laurent Garnier ce mercredi 21 décembre à la Plateforme, les Échos (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 16 décembre 2011

Panier Garnier

Voilà, c'est fini. Quand retentira la dernière note du set de quatre heures que donnera Laurent Garnier ce mercredi 21 décembre à la Plateforme, les Échos Sonores ne seront plus. Faudra-t-il les pleurer ? Non. Car pour une fois, l'argent et la municipalité ne sont pour rien dans cette affaire. Après sept années passées à faire éclore les fines fleurs de la culture électronique (impossible de toutes les citer, il y en a près de 250) aux quatre coins de l'agglomération et au vu de la saine concurrence apparue depuis sur ce créneau (comme les soirées Destructuré et Fantasy du collectif Elektrosystem, ), Arty Farty a estimé qu'il était temps de passer à autre chose. En l'occurrence à des rendez-vous mettant l'accent sur la création numérique, dont on reparlera en temps et en heure. Pour l'heure, quoi de plus censé que de laisser le soin de poser le point final à celui par qui tout a commencé ? Bien sûr, tout a déjà été dit sur Laurent Garnier : sur ses débuts de Dj à la mythique Hacienda de Londres à la fin des années 80, sur sa stature d'ambassadeur de la techno et des rave parties, sur ses qualités sans cesse renouvelées de passeur... Bien sûr, toutes les blagues capillaires ont d

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Échos au crépuscule

ACTUS | Insomniaque / C’est bientôt la fin pour les Échos sonores : arrivés à leur centième rendez-vous, ils couperont définitivement le son… Une dernière salve qui est aussi, pour Arty farty, un moyen de préparer un avenir chargé. Christophe Chabert

Dorotée Aznar | Dimanche 13 novembre 2011

Échos au crépuscule

Créés dans la foulée de la deuxième édition de Nuits Sonores, les Échos sonores ont permis à Lyon de se replacer sur la carte de l’électro et du clubbing hype, et pas seulement le temps d’une semaine de festival. Pensés comme un pendant régulier de ce grand raout annuel, mais aussi comme sa vitrine auprès du public lyonnais, les Échos sonores ont beaucoup navigué durant ces sept années ; si La Plateforme a accueilli la majorité de leurs escales, ils se sont aussi amarrés du côté de Jazz à Vienne, du DV1, de l’Épicerie Moderne à Feyzin, des Subsistances et du Transbordeur, notamment depuis le changement de sa direction. Quant aux artistes invités, ils représentent une histoire fidèle de ce qui s’est passé en matière de musique électronique depuis 2003 : de la déferlante Justice au culte Squarepusher, du phénomène Birdy Nam Nam au vétéran Kevin Saunderson, toutes les esthétiques, des plus fashion aux plus alternatives, sont passées par les Échos. Comme un drôle de présage, un des habitués du rendez-vous, Dj Medhi, n’a pas pu honorer la cinquième date qu’il devait faire à Lyon sous ce label pour cause de chute mortelle, et ce l’année où les Échos sonores ont décidé de baisser le ri

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Sons et Lumière

MUSIQUES | Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus (...)

| Mercredi 14 mars 2007

Sons et Lumière

Festival / Pour sa 5e édition, Nuits Sonores poursuit son travail d'appropriation urbaine sur fond de guérilla musicale. Parmi les lieux les plus improbables investis cette année, en plus de ses fiefs traditionnels, par le festival des cultures (et non plus seulement des musiques) électroniques : le garage Citroën ou l'Institut Lumière qui accueillera l'inauguration de l'événement avec un cinémix de l'inamovible Laurent Garnier. Si Nuits Sonores livre encore une fois une programmation des plus pointues, les grands noms ne s'en bousculeront pas moins au portillon électronique : James Holden, Joakim, Stereo Total, Luke Vibert, pour ne citer qu'eux. On y verra également s'affronter (ou copiner) deux toquées des platines, Ellen Allien et Miss Kittin, et le premier véritable live, en exclusivité interplanétaire, du nouveau roi de Lyon, Agoria… Après Manchester, l'an dernier, la carte blanche 2007 échoit à New-York avec DFA Records (The Juan Maclean entre autres), Little Louie Vega ou le screenplay du musicien-plasticien Christian Marclay, dans un lieu aussi savoureux qu'improbable : la Chapelle de la Trinité. Mais pas de Nuits Sonores sans son plateau rock toujours prompt à rameuter que

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