Le Périscope ou la grande famille du jazz

Un lieu pour les vacances | Au Périscope, durant les vacances, les kids aussi ont leur place : zoom sur l'un de ces lieux de culture ayant infusé sa programmation d'effluves family friendly.

Antoine Allègre | Mardi 18 octobre 2016

Photo : © DR


Cela fait neuf ans que le Périscope instille dans nos oreilles nécessiteuses des vapeurs de jazz plus ou moins improvisé, de hip-hop mutant, d'électro vrillée et autres chouettes bizarreries. Un haut lieu des ondes expérimentales intercalé entre gare de Perrache, cours Charlemagne et faculté catholique qui, à chaque salve, accueille entre 100 (assises) et 200 (debouts) âmes. En somme, des esthétiques censées passer au dessus du seuil de tolérance d'un public non averti, juvénile ou, encore pire, les deux.

Pourtant, en parallèle à ce fourmillement sonique, s'est développée une offre jeune public qui réapparaît comme par enchantement (pour les parents) à chaque session de vacances scolaires. « Nous nous efforçons de toujours leur préparer des événements qui soient en résonance avec la programmation adulte » lance Pierre Dugelay, directeur du Périscope et responsable de la programmation. Et ceci « quelle que soit la proposition artistique : de la séance d'écoute sur vinyles, de la lecture de contes, des sets DJ où toute la famille peut danser à 15 heures l'après-midi, du théâtre, des balances commentées par notre régisseur général » ajoute Alice Rouffineau, attachée aux relations publiques, à la médiation culturelle et fervente défenseur du programme pour les minots.

Justement, la Toussaint dans tout ça ? Le lundi 31 octobre, le jeune public (à partir de 7 ans) pourra participer à un atelier participatif d'expérimentations sonores concocté par l'association Kogumi. Un trio de luthiers à tendance électronique viendra sensibiliser les chicos à la fabrication d'instruments, à leur manipulation. Une initiation ludique, fun et bon enfant à la musique acousmatique. On adore.

Le Périscope — en collaboration avec le festival de cinéma Les Toiles des Mômes — accueillera le mercredi 2 novembre un ciné-concert de la compagnie Les Lézards Dorés en hommage au plus éternel des amuseurs : Charlie Chaplin (à partir de 5 ans). Deux courts-métrages du maître seront ambiancés à grand renfort de piano et de beatbox. Chacune de ces sessions sera suivie d'un goûter offert par la maison. Le tarif d'inscription ? Modique : 5€. Attention, les lieux peuvent accueillir 70 enfants dans un format théâtre et 25 dans le cadre d'ateliers DIY. Soyez sur le coup.

Son premier concert

Les enfants seront servis. Mais ceux qui se sentent de moins en moins bambins, de plus en plus adolescents et veulent suivre papa-maman en concert, ont-ils leur place dans la programmation dite "adulte" ? « Clairement » assure Pierre Dugelay. « On peut amener son enfant de 10 ans voir un spectacle pendant les vacances ou le samedi. Nous disposons d'une politique de protection auditive et il ne faut pas hésiter à nous contacter pour demander la limite d'âge. »

Le directeur conseille aux familles d'aller jeter une oreille le vendredi 28 octobre au concert du chanteur-performer palestinien Tamer Abu Ghazaleh, fer de lance de la nouvelle scène culturelle du monde arabe.

À voir également le vendredi 11 novembre le Tribute To An Imaginary Folk Band de Bedmakers, une façon virtuose de faire découvrir aux enfants la rugosité du blues, la magie du folk irlandais et de l'improvisation musicale. Attenant à la salle de concert, le "Péri" dispose d'un café culturel où les dimanches (gratuits) sont consacrés à la poésie contemporaine (à partir de 10 ans).

Le Périscope
13 rue Delandine, 2e
04 78 38 89 29


Tamer Abu Ghazaleh


Le Périscope 13 rue Delandine Lyon 2e
ce spectacle n'est pas à l'affiche actuellement


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Papa anyways : "A Perfect Family" de Malou Leth Reymann

Drame | Mari et père aimant de deux adolescentes, Thomas est contraint de divorcer quand son épouse apprend qu’il mène une transition de genre, devenant Agnethe. Si leur aînée Caro réagit bien, la cadette Emma vit mal cette double révolution intime. Avec le temps, les choses évolueront…

Vincent Raymond | Jeudi 27 août 2020

Papa anyways :

Le glorieux été du cinéma danois se poursuit avec ce qui, il y a un siècle, serait passé pour un conte surréaliste à dormir debout mais devient aujourd’hui une histoire *presque* ordinaire, traitée comme sont traitées habituellement les histoires de séparations : de manière hyperréaliste, en montrant les incidences sur le couple et les enfants. Sauf qu’ici, originalité, l’un des parents se sépare en sus de son ancienne identité de genre. Il y a donc une “couche“ qui s’ajoute au brusque déséquilibre ressenti par Emma, accentué par son propre état de jeune adolescente, sensible non seulement aux ragots et médisances environnants (à cet âge, on aspire au conformisme, pas forcément à la singularité), sans doute décontenancée également de vivre sa puberté de jeune femme au moment où son père vit la sienne. Un cas d’école ! Malou Leth Reymann tournant à hauteur d’Emma, tout est montré sans ce terrifiant sirop du politiquement correct qui voudrait déjà faire croire à la banalité d’une telle situation. Une recombinaison familiale, quelle qu’elle soit, n’est jamais anodine : il aura ainsi fallu plusieurs gén

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Fat White Family : affreux, sales et méchants

La Messe de Minuit | Au festival La Messe de Minuit, la tête d'affiche aura une gueule d'atmosphère. Celle d'une Angleterre au bord de la rupture et de son plus beau symbole rock : l'affreuse et magnifique Fat White Family, pour la première fois à Lyon.

Stéphane Duchêne | Mardi 17 septembre 2019

Fat White Family : affreux, sales et méchants

De la même manière que le thatchérisme a en son temps involontairement dopé la créativité du rock british, le misérable coupe-gorge socio-politique où se trouve rendu la Grande-Bretagne depuis le début de la campagne pro-Brexit a largement contribué à accoucher de quelques monstres, tout aussi terrifiants que Boris Johnson. Mais plus bien enthousiasmant sur le plan musical. On pense à Sleaford Mods, déjà évoqué dans ces pages, à Idles aussi. Mais la créature la plus positivement effrayante, le Demogorgon propre à donner des leçons de perfidité à une Albion exsangue, le croque-mitaine d'une société qui se nourrit de peur, reste sans doute la Fat White Family découverte en 2014 avec Champagne Holocaust où l'esprit punk se manifestait davantage dans l'attitude (consommation excessive de produits exaltants, allure dégueu, dentition parcellaire et glaviot au bord des lèvres) et des paroles finies au napalm que dans une facture musicale résolument lancinante tartinée du je-m’en-foutisme d'aristocrates de la déglingue. Un truc à re

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Une messe en famille avec Fat White Family

Festival | Ça devait bien finir par arriver : à force de développer ses activités (booking, label, organisation de concerts), Cold Fame, l'entité créée par les (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 28 mai 2019

Une messe en famille avec Fat White Family

Ça devait bien finir par arriver : à force de développer ses activités (booking, label, organisation de concerts), Cold Fame, l'entité créée par les rockeurs mulhousiens de Last Train et menée de main de maître par leur chanteur Jean-Noël Scherrer, modèle rare de rockeur-entrepreneur, allait bien finir par dégainer son festival. C'est chose faite puisqu'en parallèle des concerts mensuels baptisés La Messe et sis dans différentes salles rock de la ville, voici qu'arrive les 19, 20 et 21 septembre La Messe de Minuit. On prévient les aficionados du petit Jésus, c'est ici davantage le Dieu rock qui sera célébré entre l'Épicerie Moderne, le Périscope et le Transbordeur. Comme le démontrent les trois premiers noms annoncés : Last Train, forcément, mais aussi leurs cousins britons de Bad Nerves. Et surtout, événement, pour la première fois à Lyon, ces grands malades de Fat White Family, forcément très attendus.

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Notorious Family, nouvelle cantine à la Guill'

Restaurant | Une nouvelle enseigne rue Montesquieu, presqu'en face de l'Épicerie Équitable : une poignée de tables, un plat du jour à 11 balles, une fondatrice experte ès charcut' et un ex-gamer comme cuistot.

Adrien Simon | Mardi 21 mai 2019

Notorious Family, nouvelle cantine à la Guill'

Marie Lachal, son père avait pour drôle de hobby d'importer à Lyon des charcuteries rares. Par exemple du pata negra, qualité bellota – un jambon de porc de race ibérique, ayant paturé des glands (bellota). Abandonnant une toute autre carrière, elle a fondé, à partir du réseau d'importation paternel, sa boîte : Notorious Pig, « fournisseur et traiteur en lard contemporain ». De fil en aiguille, de buffet de charcut' en banquet-broche, elle eut des envies de diversification alimentaire : fini le 100% cochon. « Quand on a commencé à faire des événements, on nous a demandé de proposer des alternatives au porc, notamment de la cuisine végétarienne, on a commencé à faire intervenir d'autres gens, un ostréiculteur. » Notorious Pig s'est allié à quelques cousins du sud-ouest, spécialistes d'autres viandes, tels Bœuf Daddy ou Snoop Duck. Alors on a fini par gommer le "pig", et c'est devenu la Family. Entre-temps Marie a rencontré Jean-Luc Damieux-Verdeau. Ce dernier était directeur artistique pour le studio Ivory Tower, prop

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Street art : cuvée d’automne

Street Art | Après les murs de la ville et ceux des galeries d'art, le street art s'invite cet automne sur les pavés, au centre commercial et au stade !

Lisa Dumoulin | Jeudi 6 décembre 2018

Street art : cuvée d’automne

Après la vague d’expositions de street art à la rentrée dont on vous parlait ici, l’automne regorge encore de projets artistiques dédiés à cet art urbain. Du côté du crew décidément superactif de Superposition, plusieurs projets d’envergure ont vu le jour. Comme la fresque peinte à même le sol de la rue Victor Hugo et de la place Ampère, un projet mené en partenariat avec la Taverne Gutenberg, Maison G et l’association My Presqu’île. Onze artistes ont mis la main à la pâte : Azed, Bambi, Alex Beretta, Laurent Claveau, Khwezi, Masta, Koey, Osru, Quetzilla, Sphinx et Yandy. Le résultat filmé en vidéo est bluffant. Autre projet ambitieux : la réunion d’une trentaine d’artistes lyonnais et internationaux sur les murs d’un magasin du centre commercial Confluence. Une “coque” vide dans le jargon, en attente avant l’emménagement prochain d’une nouvelle marque. La boutique est transformée en galerie ép

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Pâques en salle sombre

Cinématokids | Avec son récurrent programme Cinématokid, l'Institut Lumière soigne les mirettes de notre progéniture en leur donnant accès au meilleur de l'animation internationale.

Antoine Allègre | Mardi 3 avril 2018

Pâques en salle sombre

Le rendez-vous est pris. Faisons chauffer le pop-corn. Pendant les vacances d'avril, les enfants (à partir de 6 ans) auront droit à un programme aux petits oignons du côté de l'Institut Lumière. Tout débute le samedi 7 avril – dans le cadre du festival Quais du Polar – avec la projection du Secret de la pyramide, prequel imaginaire où Watson rencontre Sherlock Holmes sur les bancs de l'école. Produit par le maître du divertissement (comprendre Steven Spielberg), ce film est la plus parfaite des mises-en-jambe pour les 7-8 ans dans le monde merveilleux et accidenté de l'intrigue policière. Les mardis 10 et vendredis 20 avril, partons à la rencontre d'Horton, pachyderme tête en l'air et touché par la graisse, dans une aventure tutoyant l'absurde bon enfant (ça tombe bien). Le goûter est offert Attention chef d'œuvre intergénérationnel : Le Roi et l'oiseau. D'une beauté à couper le souffle, la merveille signée Paul Grimault est un must-see (projection les mercredi 11, samedi 14 et mercredi 25 avril). À découvrir également, une perle de l'animation made in France :

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Portrait de famille : "The Last Family"

Biopic | de Jan P. Matuszynski (Pol, 2h03) avec Andrzej Seweryn, Dawid Ogrodnik, Andrzej Chyra…

Vincent Raymond | Mercredi 17 janvier 2018

Portrait de famille :

Principalement connu des amateurs d’art et de faits divers, Zdzisław Beksiński (1929, assassiné en 2005) est un peintre polonais dont la singulière existence, au moins aussi atypique que ses toiles (classées “surréalistes”), méritait a minima un coup de projecteur. Créant de l’étrangeté par son hypernaturalisme, ce biopic propose une approche astucieuse des trente dernières années de ce plasticien vivant quasi reclus avec sa famille — comptant un fils bancal et suicidaire —, en faisant se succéder de longues séquences empruntées à leur quotidien. L’acte créatif ne figure pas au centre du propos de Jan P. Matuszynski, c’est bien la vie privée — ce ferment de l’imaginaire — qui l’intéresse. Beksiński y apparaît comme exagérément stable dans des situations requérant des émotions chez des individus lambda (comme la maladie ou la mort de ses proches), doublé d’un authentique maniaque enregistrant tout, jusqu’aux conversations domestiques. Imperméable à ce qui se passe hors de son pâté de maison, il l’est aussi aux chamboulements considérables rencontrés par la Pologne durant ces trois décennies : c’est le monde qui doit faire des inc

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Watching You à Fourvière : Merci Marie

Street Art | L’exposition Watching You au Musée d’Art Religieux de Fourvière invite le street art dans une ancienne chapelle du monument religieux le plus important de Lyon. Rencontre au sommet.

Lisa Dumoulin | Mardi 9 janvier 2018

Watching You à Fourvière : Merci Marie

Un grand chantier de réhabilitation du site de Fourvière va débuter cette année. La Basilique restera bien sûr ouverte, mais le Musée d’Art Religieux de Fourvière va fermer ses portes pour de grands travaux de restauration et d’agrandissement. Et la Fondation Fourvière a eu une idée de génie. À l’instar de la Tour Paris 13, de Rehab à la Cité Universitaire de Paris et de nombreux autres lieux qui, de plus en plus, confient leurs murs à des street artistes pour une exposition éphémère avant travaux ou démolition, le Musée d’Art Religieux de Fourvière à pris le parti d’inviter des artistes à repeindre ses murs avant le début des travaux - à priori début février, mais aucune date fixe n’a encore été précisée. Un contraste détonnant qui traduit l’ambition de la Fondation d’être en phase avec l’actualité culturelle et urbaine de Lyon, d’attirer des nouveaux publics, de moderniser son image… Et c’est réussi ! Vitraux coquins L’ancienne chapelle désacralisée est passée à la peinture fraîche, parfois sur des

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La Malka Family, retour de funk

That's All Funk Festival | La Malka Family, fraîchement reformée, et l'inoxydable Juan Rozoff sont conviés par le That's All Funk Festival qui prend place à la MJC Ô Totem trois jours durant.

Sébastien Broquet | Lundi 20 novembre 2017

La Malka Family, retour de funk

On va pas se mentir : c'est un festival pour les anciens, qui se présente là. Un riff cuivré de nostalgie, réminiscences d'un temps que les millenials ne connaissent pas. Quand le funk était propriété d'une Amérique pas encore orpheline de James Brown, que l'Angleterre était en pleine effusion acid jazz portée par Gilles Peterson, et que la France se décomplexait du bodjo sur les cendres encore chaudes d'un rock alternatif qui avait brisé les carcans (le groove des Satellites) et ouvert des utopies comme l'Hôpital Éphémère, grand squat où FFF - la Fédération Française de Funk - posa ses fly-cases au milieu de fêtes dantesques et (très) mélangées. C'est sur ce terreau qu'un maître de la guitare, qui fut très longtemps surnommé le Prince français, émergea : Juan Rozoff. C'est lui qui défricha le chemin pour tous les autres, resta intègre (Sinclair puis M compostant leur billet pour le train du succès), enregistra si peu mais donna, des années durant, des concerts d'anthologie : la scène, c'est là que Rozoff marque, encore aujourd'hui, les esprits.

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Pec, un grand enfant

Portrait | Vous connaissez tous Pec : c’est le créateur des Birdy Kids. Ces oiseaux ronds et colorés, vous n’avez pas pu passer à côté. Mais ces gentils volatiles ne sont que la face émergée de l’iceberg.

Lisa Dumoulin | Mardi 29 août 2017

Pec, un grand enfant

Souriant, grand, svelte, jean et tee-shirt gris chiné assorti à sa barbe et perles en bois au poignet. Il s’est cassé la main, il n’en parle pas tout de suite, mais finira par lâcher qu’il bout intérieurement à cause de ce chômage technique. Un artiste lyonnais a priori lambda. Si ce n’est cette précision de son collègue et ami d’enfance Cart’1 : « Il faut savoir que Pec est l’un des plus anciens graffeurs lyonnais. C’est la deuxième génération, mais c’est l’un des plus anciens aujourd’hui. Et c’est celui, personne ne dira le contraire, qui a le plus défoncé le périph’ à Lyon. Les gens le respectent pour ça. » On ne sait pas trop pourquoi, on avait imaginé un mec aussi bariolé et insouciant que ses peintures. S’il y a une chose qui définit son œuvre, c’est bien la couleur. Un univers enfantin, rond, joyeux et coloré. « On venait de banlieue, d’un univers gris, et on avait juste envie de foutre de la couleur sur ces putains de murs gris » poursuit Cart’1. Pas de revendication politique, chose que Pec revendique : « Je pars du principe que tu es suffisamment matraqué avec toutes les p

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La mécanique bien huilée du cirque Eloize

Cirque | Quatre ans après sa création, Cirkopolis du cirque Eloize débarque à Lyon avec force acrobaties et le sens du grandiose. Triomphe garanti grâce à des artistes-athlètes rodés et sacrément soudés.

Nadja Pobel | Mardi 18 octobre 2016

La mécanique bien huilée du cirque Eloize

De toute évidence, avant même la qualité individuelle de chacun, le collectif est leur force. Les dix membres du casting de Cirkopolis font alliance pour ce spectacle qui, plus que Nebbia, est narratif. Au cœur d'un monde futuriste passé (une sorte de Métropolis), des jeunes gens, tous semblables en costard gris, s'agitent, traversent de long en large le plateau. Ils sont affairés. Comme si le monde industriel, représenté par des images de machines des temps modernes, allait céder le pas à celui de la finance. Wall Street balbutie. Un travail vidéo prolonge cette brume des villes qu'une circassienne de la roue Cyr défie, robe rouge voluptueuse collée à la peau. Ses homologues masculins de la (double) roue allemande se mettront jusqu'à cinq pour pousser leur engin. C'est la force du cirque Eloize : à défaut d'émouvoir, ils maîtrisent mieux que personne leurs agrès et en font une utilisation plus technique que les autres, comme ce mât chinois en fin de spectacle sur lequel deux circassiens tête-bêche progressent verticalement pieds contre pieds. Dix pour un Autre trait de cette création :

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Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

MUSIQUES | Lorrain exilé à Paris, on a connu furtivement Kidsaredead sur ses terres il y a bien longtemps, presque dans une autre vie. Le plaisir de retrouver ce jeune gars bourré de pop pour un album et un concert lyonnais, nous ne pouvions que tenter de le partager. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Mardi 17 février 2015

Kidsaredead, fils prodigue de la pop lorraine

Un jour de l'été 2000, en convalescence chez papa-maman à Clouange, Moselle, pour cause d'explosion du coude consécutive à une bagarre molle sur le parvis du mythique McDo Guillotière, votre serviteur s'est retrouvé dans la cave d'une maison de la vallée sidérurgique dite de l'Orne, à écouter les bandes enregistrées chez lui par un tout frais bachelier, ami du frère d'un ami d'enfance. Là, on découvrait déjà l'influence criante de Pavement, des Beach Boys, de Stevie Wonder, de Neil Young, de Fleetwood Mac. Et pas mal de génie aussi – faisant regretter que le dénommé Vincent Mougel, que l'on avait déjà perçu fasciné par la figure du loser magnifique, ne s'en aille suivre quelque prépa, littéraire si on se souvient bien, à Strasbourg. Après quoi on ne l'a plus jamais revu. Pas autrement du moins qu'en suivant à distance et bien plus tard sa progression de musicien touche-à-tout finalement débarqué à Paris, aux côtés notamment du Variety Lab de Thierry Bellia – comme sur l'excellent Team Up ! – Orval Carlos Sibelius, Herman Düne ou Zombie Zombie. Quelles étaient les chances de se retrouver un jour à écrire sur cette rencontre et ce musicien qui sor

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Les enfants du folk

MUSIQUES | Quelque part entre son compatriote Rufus Wainwright pour la voix de crooner un rien affectée, le Vandaveer originel pour ce timbre si particulier et cet (...)

Stéphane Duchêne | Mardi 1 avril 2014

Les enfants du folk

Quelque part entre son compatriote Rufus Wainwright pour la voix de crooner un rien affectée, le Vandaveer originel pour ce timbre si particulier et cet art de la richesse dans le dépouillement et Tom Waits pour ce sens du swing éthylique, David Simard est en train de se poser petit à petit comme un parangon d’élégance folk (et folle – le jeune homme porte plutôt beau, il faut bien le reconnaître). La simplicité biblique de ses morceaux et de ses arpèges hypnotiques n’a d’égale que leur efficacité à vous prendre dans leurs filets (Be Mine, The Guitar Player, Good Friend...). Et quand il les parsème de quelque arrangement doucement percussif ou de cuivres chaleureux, c’est carrément le paradis (le splendide single The Aegean Sea). Cet énième Canadien gagnant à être connu sera sur la scène du Kraspek ce mercredi 2 avril en compagnie des Viennois de Kentuckids. Rangé des guitares à moteur, le duo Miss Tanchou / Mister Mat officie lui aussi dans un registre folk qualifié d’«into the wild», et l’on comprend assez rapidement pourquoi. Leur EP éponyme (EP-onyme donc) donnant immédiatement envie de s’installer dans un bus dégl

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Jeux d'enfants

ARTS | Invader a ses envahisseurs pixelisés, héritiers de faïence de ceux que massacra toute une génération d'early gamers au début des années 80. Thomas Vuille a M. (...)

Benjamin Mialot | Mardi 11 mars 2014

Jeux d'enfants

Invader a ses envahisseurs pixelisés, héritiers de faïence de ceux que massacra toute une génération d'early gamers au début des années 80. Thomas Vuille a M. CHAT, matou rigolard et ailé dont on s'étonnera toujours qu'il n'ait pas fait des petits dans le comté de Cheshire. Les Birdy Kids, eux, ont de tout aussi identifiables volatiles au plumage acidulé et atteints de strabisme divergent, dont ils recouvrent éléments de mobilier urbain (comme les bowls du skate park des berges du Rhône) et produits dérivés depuis vingt-cinq ans. Initiée dans la clandestinité et devenue au gré de son expression à travers l'Europe un gagne-pain légitime, cette démarche de réenchantement du béton est pour le moins salutaire.  Elle trouve toutefois sa limite dans la revendication de sa vacuité : là où Invader se présente comme un hacker et pense son art comme une contamination et où Vuille, avant de se rapprocher des collectivités territoriales, définissait sa mascotte autant comme un vecteur d'optimisme que comme un défi lancé à l'autorité, ce trio parisiano-lyonnais avoue n'avoir d'autre

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Trouver la voix

MUSIQUES | Si l'on excepte Woodkid et Fauve qui ont fait sauter la banque en quelques heures et ne sont plus à présenter – pour cela il faudrait que leurs fans (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 15 novembre 2013

Trouver la voix

Si l'on excepte Woodkid et Fauve qui ont fait sauter la banque en quelques heures et ne sont plus à présenter – pour cela il faudrait que leurs fans laissent un peu de places aux autres –, Nouvelles Voix est, comme son nom l'indique et avec la même régularité que le Beaujolais Nouveau, voué à la découverte d'artistes en devenir. Le tout étant de savoir où exactement est placé le curseur du "devenir". Pour le reste, Nouvelle Voix étend cette raison sociale à un champ toujours plus élargi d'esthétiques : chanson bien sûr avec Maissiat, Barcella et Sophie Maurin, rock (celui pour enfants de The Wackids et celui qui leur fait peur par Darko), pop(s) (Edward Barrow, Pegase, Puggy) et même country-folk québécois avec Lisa Leblanc, quelque part entre Linda Lemay (non, ne partez pas !) et Mama Rosin. Sans oublier la place laissée à la scène locale avec le duo du bayou jurassien Catfish, les propositions indécentes d'Erotic Market, l'inépuisable catch & shoot de Taïni & Strongs et Victor, le régional de l'étape

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Un été bœuf

MUSIQUES | Ça alors ! Comme le temps passe vite. L'hiver a peine terminé voici venir le 21 juin, l'été et la Fête de la Musique. Ah ! Comme l'envie de tout voir est grande ! Mais comme c'est impossible, voici notre sélection rock-pop-jazz-variété, totalement subjective et non exhaustive. «100 % pur bœuf» assure l'organisateur, mais garantie sans flûte à bec. Stéphane Duchêne

Benjamin Mialot | Vendredi 14 juin 2013

Un été bœuf

Cette année à Lyon, la fête de la musique est, nous dit-on, garantie «100 % pur bœuf» et sera entièrement financée par Findus et la fratrie Spanghero (l'une de ces deux informations est fausse, l'autre contient un merveilleux jeu de mots). Surtout, le credo de cette année, c'est matin, midi et soir – ce qui fait beaucoup de bœuf, on vous l'accorde. Il faudra donc par exemple prendre une RTT ou profiter de sa pause de midi pour aller voir le joli plateau composé du prometteur folkeux Adam Wood et du plus pop... Poppy (en duo avec Silène) au Musée des Beaux-Arts entre 12h et 14h. Pour ceux dont la pause sandwich est trop courte, Adam Wood rejouera en fin de journée place Johannès Ambre, en groupe cette fois. Rappelons en tout cas que chaque année, le 21 juin est l'occasion de découvrir certains nouveaux talents. Remember Joe Bel l'an dernier et le chemin parcouru depuis. Elargis ton monstre Parmi les scènes emblématiques de l'événement, celle de Lerockepamort – associé au Marché Gare, au Périscope, à Thou Bout

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Plug In : semaine 2

MUSIQUES | Où l'on revient en deuxième semaine se brancher sur le Plug & Play festival avant que lui même ne débranche tout jusqu'à l'année prochaine. Stéphane Duchêne

Stéphane Duchêne | Jeudi 21 février 2013

Plug In : semaine 2

Si elle est toujours endeuillée par l'annulation de Fauve (on ne s'en remet pas, c'est tellement ballot), la deuxième semaine de Plug & Play (en vertu du calendrier Petit Bulletin où la semaine démarre donc le mercredi) débute très fort. Dès ce jeudi avec Vialka & Friends. De la même manière que le café Mocamba de notre enfance était «la rencontre de l'Afrique et du Brésil» – c'était du moins ce qu'on en disait dans une mythique réclame à la télé –, Vialka est à la croisée du punk rock européen et de la world music (les clichées post-colonialistes en moins). Un peu à la manière des bataves de The Ex mais avec une capacité à débrancher les amplis doublée d'une couverture géographico-musicale du territoire mondial plus importante. Pour l'occasion, ils seront accompagnés de Sathönay, comme la place du même nom mais avec un tréma, dont les recherches musica

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In your face

SCENES | Passer le théâtre au shaker. Voilà le programme du festival Sang Neuf des Ateliers. L'occasion de contredire quelques jours durant l'inhospitalité et le (...)

Nadja Pobel | Jeudi 24 janvier 2013

In your face

Passer le théâtre au shaker. Voilà le programme du festival Sang Neuf des Ateliers. L'occasion de contredire quelques jours durant l'inhospitalité et le manque de dynamisme de Lyon envers les jeunes créateurs en arts vivants. Quatre spectacles devraient y dynamiter les codes et les propos. Car ici, tout est empreint de politique ou d’acidité sur le monde contemporain, et les arts de la musique, de la vidéo et de la photo sont convoqués pour ce qui peut être catalogué comme du théâtre «in your face realism», du nom de ce théâtre du réalisme social dont les britanniques Anthony Neilson ou Sarah Kane sont les chantres. Dennis Kelly, élu meilleur auteur dramatique 2009 par la très sérieuse revue allemande Theater Heute, narre sans détour, dans Débris, la vie de deux ados frère et sœur se confrontant tel des coqs de combat pour déterminer lequel des deux a l’histoire la plus passionnante, le tout sur fond de paupérisme et de toute-puissance de la télévision. L'image en tant que média est aussi une constante de Jérusalem plomb durci, premier spectacle du duo franco-israélien Winter Family. Cette création radiophonique diffusée sur France Cu

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Friends With Kids

ECRANS | De Jennifer Westfeldt (USA, 1h47) Avec Adam Scott, Jennifer Westfeldt, Maya Rudolph

Jerôme Dittmar | Vendredi 13 juillet 2012

Friends With Kids

Dans l'enfer moderne de la comédie romantique, Friends With Kids sort étonnamment son épingle du jeu. Tout en reprenant la tendance lourde actuelle (l'amour sécuritaire, le non-engagement, le zéro risque), le film de Jennifer Westfeldt en sape tranquillement les impasses. Le sujet du jour : comment faire un enfant hors couple, entre amis, pour fuir les aléas du mariage, se voit ainsi traité avec une intelligence que la première bobine, un peu manichéenne, ne présumait pas. Embrassant la question avec sensibilité et humour, le film surprend graduellement à force d'étoffer son classicisme. La moralité est toujours la même : nul ne peut se préserver des sentiments, mais Westfeldt l'impose en quelques scènes clés où les idées s'entrechoquent avec une étonnante lucidité. Contre l'arrogance de ceux qui croient gérer leur vie amoureuse comme leur carrière professionnelle, le film balance des vérités nuancées comme ses personnages. C'est tendre, démocratique, et assez réussi.Jérôme Dittmar  

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Hail ! Hail ! Rock'n'roll

MUSIQUES | Rock / Nous sommes en 2011 après Jésus-Christ, et toute la Gaule vibre au rythme d'un rock'n'roll surproduit, poseur et inoffensif. Toute ? Non ! Car des (...)

Benjamin Mialot | Vendredi 28 octobre 2011

Hail ! Hail ! Rock'n'roll

Rock / Nous sommes en 2011 après Jésus-Christ, et toute la Gaule vibre au rythme d'un rock'n'roll surproduit, poseur et inoffensif. Toute ? Non ! Car des îlots peuplés d'irréductibles bad boys à rouflaquettes (et des bad girls à la crinière arrosée à l'eau oxygénée) résistent encore et toujours à l'envahisseur. Dans le Grand Lyon, le Trokson et le Clacson sont de ces poches de résistance et le secret de leur endurance tient en un festival : le Big Tinnitus qui, une fois l'an depuis 2008, permet à leur population de faire le plein de décibels, d'aérer sa collec' de boucles de ceinture ornées de cartes à jouer et de humer d'inimitables parfums de bière chaude et de cuir ruisselant de condensation. Mais laissons-là les clichés. Car avant d'être le défenseur d'une certaine idée du rock, le Big Tinnitus est un événement à la programmation modèle, au sens où s'y mêlent le starpower, la découverte et l'insolite. Les 3, 4 et 5 novembre, on pourra ainsi prendre la mesure du petit culte entourant les

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Kids are easy

ACTUS | Clément Darlix et Clément Fermaud ont monté l’association Inked kids pour promouvoir le punk-rock et l’easy-core à Lyon.

Dorotée Aznar | Dimanche 25 septembre 2011

Kids are easy

Ils s’appellent tous les deux Clément, ont tous deux 21 ans, se sont rencontrés au collège et partagent aujourd’hui une même passion musicale et un même projet : l’association Inked Kids. Clément Darlix, le plus prolixe des deux, a d’abord fait trois mois à l’Université Lyon 3 avant d’intégrer l’EAC (Economie Art et Communication), une école d’ingénierie en arts du spectacle qui prépare à devenir médiateur culturel. Clément Fermaud, lui, vient de passer un an à l’IDRAC, une école de commerce. « Mais je n’ai pas validé mon année, précise-t-il, alors je me demande si je vais continuer dans une branche plutôt économique ou si je m »oriente vers quelque chose de clairement culturel. » Il y a un an, les deux Clément créent Inked kids, avec une troisième personne, Lou, qui se charge de la direction artistique et du site web de l’association (elle fait des études en infographie).Core à core« J’avais un groupe qui s’appelait At last you can fall, explique Clément Darlix, et l’association devait servir à promouvoir les concerts du groupe. On a fait la première date le 6 décembre 2010 au Warm Audio à Décines, mais ça a aussi été notre dernière date ! Ça ne m’a pa

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Enfants soldés

MUSIQUES | Musique / Ce doit être dans l'ADN américain, l'atavisme d'un peuple fou de sport, mais nombreux sont ces groupes indé US (The Killers, Kings of Leon, on en (...)

Dorotée Aznar | Vendredi 29 avril 2011

Enfants soldés

Musique / Ce doit être dans l'ADN américain, l'atavisme d'un peuple fou de sport, mais nombreux sont ces groupes indé US (The Killers, Kings of Leon, on en passe) dont les chansons batailleuses et mal peignées n'ont pas pu s'empêcher au fil des albums de se muer en monstrueux hymnes pour superdomes à toit ouvrant. Réussir un touchdown ou un home-run devant les 60 000 personnes hurlantes d'une arena pleine comme un Big Mac, pour un Américain, ça doit être irrésistible. Mais pour ça, il faut soit porter une armure et un casque et peser 300 kilos (touchdown), soit accepter de faire du sport en pyjama moulant en agitant un bâton (home-run). Tout ça alors qu'on peut très bien obtenir le même résultat avec une guitare, une bonne chanson qui résonne et peut-être quelques concessions artistiques. «Tentant», ont dû se dire les Cold War Kids à leur de préparer Mine is yours, album au titre innocemment mélenchonien. Car ces Cold War Kids ne sont plus tout à fait les gamins turbulents de Long Beach des deux premiers albums. Impression nous est donnée que le chanteur Nathan Willett, déjà suffisamment extraverti vocalement pour mériter des beignes de temps à autres, s'est pris de passion pour

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Tout va bien, The Kids are all right

ECRANS | De Lisa Cholodenko (ÉU, 1h46) avec Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo…

Christophe Chabert | Lundi 4 octobre 2010

Tout va bien, The Kids are all right

Au croisement de deux sujets forts (l’homoparentalité et la question de l’insémination artificielle du point de vue des enfants), "The Kids are all right" s’avère un film incroyablement normé, rabattant tous les enjeux possibles de son scénario sur un vaudeville prévisible. C’est sans doute le but de Cholodenko : montrer que des questions comme la famille, le couple ou la recherche de son identité sont universelles, non réductibles à la sexualité des parents ou à l’origine biologique des enfants. Il y aurait même matière à en rire, mais le film est si standardisé, dans sa forme comme dans ses péripéties, que la comédie s’avère poussive et attendue. Baigné dans le rock branché, estampilllé à chaque plan cinéma indépendant Sundance, "The Kids are all right" étonne par son manque d’envergure, sa transparence cinématographique et le cabotinage un peu lourd de son casting (Moore et Ruffalo, notamment, on fait beaucoup mieux). CC

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Family business

MUSIQUES | Folk / Comment une scène éloignée de Lyon de plusieurs kilomètres, peut-elle espérer, un soir de Ligue des Champions faire le plein avec deux types quasiment (...)

Stéphane Duchêne | Vendredi 6 novembre 2009

Family business

Folk / Comment une scène éloignée de Lyon de plusieurs kilomètres, peut-elle espérer, un soir de Ligue des Champions faire le plein avec deux types quasiment inconnus du grand public et pas forcément formatés pour les charts ? En pariant sur le pouvoir d’attractivité du talent fou des deux types en question, soit Fredo Viola et Patrick Watson qui ont fait un gentil carton plein mercredi dernier. C’est justement ce qui fait la force de la programmation de l’Épicerie Moderne (ici aidée par les gens du festival Just Rock ?) : tenter des paris auxquels peu se risqueraient. On est même prêts, nous aussi, à parier que l’Épicerie peut rééditer ce genre de belle opération avec Akron/Family, l’un des concerts très attendus de cette saison. Qui d’autre pourtant, à part peut-être les foufous de Grnd Zero, risquerait sa chemise ou même son maillot de corps sur cette famille qui ne compte que trois membres et n’est même pas originaire d’Akron, Ohio (ce qui sent un peu l’arnaque) ? Pas forcément soucieux de toucher une large audience, Akron/Family défriche, sur une base folk et en une sorte de transe euphorique, tout un pan de musique américaine : country traditionnelle, rock 70’s, psychédélisme

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À découvrir absolument

MUSIQUES | Focus / Parmi les concerts de la rentrée, trois petits événements à surtout ne pas rater.

Stéphane Duchêne | Vendredi 18 septembre 2009

À découvrir absolument

Camera Obscura Trop méconnu, le groupe écossais Camera Obscura existe depuis 1996 et a sorti son premier album en 2001. Depuis, menés par la jolie Tracyanne Campbell, les glaswegiens alignent les albums remplis de tubes qui, ne payant pas de mine, s’accrochent à vos basques comme des chewing-gums dont on ne voudrait jamais se débarrasser. Si pour certains, l’esprit originel de l’indie rock est mort depuis le «retour du rock» des années 2000, Camera Obscura en perpétue l’héritage et l’esthétique. À Grnd Zero Gerland, le 15 octobre Fredo ViolaIl approche de la quarantaine et pourtant il vient de faire sa grande et belle entrée au petit panthéon de la pop mondiale. La faute à The Turn, un album particulièrement bien troussé et à une maîtrise vocale exceptionnelle. Choriste professionnel à l’adolescence, un temps cinéaste (voir ses clips, étonnants), Fredo Viola est aussi un maniaque du «je fais tout moi-même et je le fais bien». Mais pour donner une seconde vie scénique à ces petites cathédrales d’harmonies vocales, Fredo Viola se fera accompagner des Mancuniens d’I am Your Autopilot et, surtout, de notre Scalde national. Un mariage transatlantique évident d

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